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Mozambique
A la UneAnalyses

Les violences post-électorales : une maladie chronique de la démocratie en Afrique

by Chiencoro 24 décembre 2024
written by Chiencoro 4 minutes read


Les violences post-électorales continuent de secouer le continent africain, comme en témoignent les récents troubles au Mozambique ayant fait plus de 130 morts. Entre fraudes électorales, fractures identitaires et institutions fragiles, ces crises mettent en lumière les défis majeurs de la démocratie en Afrique. À travers des cas emblématiques du Sahel, du Kenya, de la Côte d’Ivoire et du Togo, nous explorons les causes profondes de ces tragédies et les pistes pour y mettre fin.

L’Afrique, berceau de l’humanité et continent d’un potentiel inexploité, continue de se heurter à une réalité tragique : celle des violences post-électorales. Ces convulsions politiques, telles qu’observées récemment au Mozambique, témoignent non seulement des fractures profondes qui traversent de nombreuses nations africaines, mais aussi des limites des institutions démocratiques. La victoire controversée de Daniel Chapo, ratifiée par un Conseil constitutionnel déjà discrédité, a embrasé un pays divisé, offrant une énième illustration de cette maladie chronique.

L’ingérence des groupes armés pour asseoir leur influence

Le Mozambique, pays marqué par une longue domination du Frelimo depuis 1975, a été plongé dans la tourmente après les élections générales d’octobre 2024. La victoire controversée de Daniel Chapo, validée par un Conseil constitutionnel perçu comme partial, a exacerbé les tensions. Les manifestations violentes à Maputo et dans les provinces du nord — Nampula, Zambezia, Cabo Delgado — ont fait plus de 130 morts en deux mois. Ces violences traduisent une méfiance profonde envers des institutions accusées de servir l’élite au pouvoir. Les accusations de fraude portées par l’opposition ont renforcé une polarisation déjà exacerbée par des divisions ethniques et régionales. Le gouvernement, malgré ses appels au calme, n’a pas su désamorcer cette crise.

Les violences post-électorales ne se limitent pas à l’Afrique australe. Dans le Sahel, une région déjà fragilisée par l’insécurité et les conflits, les élections deviennent souvent des déclencheurs de violences. Au Mali, les élections législatives de 2020 ont conduit à des manifestations massives dénonçant des fraudes et des ingérences politiques. Ces tensions ont culminé avec le coup d’État d’août 2020, révélant une instabilité structurelle. Au Niger, en 2021, l’élection de Mohamed Bazoum a été marquée par des manifestations violentes à Niamey et ailleurs, exacerbées par des accusations de fraude et des tensions identitaires. Quant au Burkina Faso, les élections de 2015, bien que cruciales après la chute de Blaise Compaoré, ont mis en lumière des fractures profondes, notamment dans les régions marginalisées du nord. Dans ces contextes, les violences électorales sont souvent amplifiées par l’ingérence des groupes armés, qui exploitent les périodes d’instabilité pour asseoir leur influence.

Les crises post-électorales, symptômes d’un mal plus profond 

D’autres crises post-électorales emblématiques marquent l’histoire récente de l’Afrique. Au Kenya, en 2007-2008, les élections présidentielles ont déclenché des violences politico-ethniques d’une rare intensité, faisant environ 1 300 morts et plus de 600 000 déplacés. Cette crise a révélé l’exploitation des divisions ethniques à des fins électorales. En Côte d’Ivoire, entre 2010 et 2011, le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara a plongé le pays dans une guerre civile ayant causé plus de 3 000 morts. Le Togo a également connu des drames similaires : en 2005, les violences post-électorales ont entraîné la mort de près de 500 personnes, dont des enfants, selon Amnesty International. Ces exemples montrent que les processus électoraux peuvent, en l’absence de mécanismes crédibles, dégénérer en crises humanitaires.

Les violences post-électorales en Afrique trouvent leurs racines dans des problèmes structurels communs. Les élections sont souvent perçues comme inéquitables, alimentant un sentiment d’injustice. Les divisions ethniques et régionales, exacerbées par des politiques clientélistes, deviennent des lignes de front lors des scrutins. La faiblesse des institutions électorales et judiciaires empêche la résolution pacifique des différends, tandis que les groupes armés profitent des périodes de trouble pour étendre leur influence. Ces dynamiques montrent que les crises post-électorales ne sont pas simplement des accidents, mais des symptômes d’un mal plus profond.

La démocratie comme pacte social, ancré dans le respect et la tolérance

Pour éviter que les élections ne deviennent des champs de bataille, il est urgent de mettre en œuvre des réformes. Renforcer la transparence électorale, en assurant l’indépendance des organes de supervision et la présence d’observateurs internationaux crédibles, est une priorité. Il est également essentiel de promouvoir une éducation civique valorisant le dialogue et la résolution pacifique des conflits. Les gouvernements doivent intégrer les populations marginalisées dans leurs projets de gouvernance pour réduire les frustrations. Enfin, la création de mécanismes institutionnels solides pour arbitrer les différends électoraux est indispensable.

Les exemples du Mozambique, du Sahel et des crises passées montrent que les violences post-électorales ne sont pas une fatalité. Elles sont le produit d’institutions faibles et de fractures sociales mal gérées. Pour construire un avenir démocratique apaisé, l’Afrique doit réinventer ses processus électoraux, promouvoir une gouvernance inclusive et renforcer la confiance dans ses institutions. La démocratie, loin d’être un simple rituel électoral, doit devenir un véritable pacte social, ancré dans le respect et la tolérance.

Chiencoro Diarra 

24 décembre 2024 0 comments
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Le siège de la Banque nationale de développement agricole du Mali.
Économie

410 milliards injectés : quand la BNDA fait battre le cœur de l’économie malienne

by Chiencoro 24 décembre 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

En 2024, la BNDA a injecté 410 milliards de francs CFA dans l’économie malienne. Ce qui renforce son rôle clé dans le développement national. Malgré les défis économiques, la banque prévoit pour 2025 une transformation digitale accélérée et l’ouverture d’un nouveau siège. Elle affirme ainsi sa vision d’un avenir résilient et innovant.

La Banque Nationale de Développement agricole (BNDA) du Mali a joué un rôle crucial en 2024, injectant 410 milliards de francs CFA dans l’économie nationale. Cette performance, annoncée par le directeur général Badara Aliou Coulibaly le 23 décembre 2024, témoigne de la résilience et de l’engagement de la BNDA malgré un contexte économique mondial et régional difficile.

Une injection financière significative

L’investissement de 410 milliards de francs CFA par la BNDA en 2024 représente une augmentation notable par rapport aux années précédentes. En 2023, la banque avait déjà démontré sa solidité avec un total d’actifs passant de 776 milliards de francs CFA en 2022 à 881,8 milliards de francs CFA, soit une progression de plus de 13 %. Cette croissance est principalement attribuée à l’augmentation des placements dans des titres souverains et à des investissements stratégiques dans les immobilisations corporelles.

Malgré cette dynamique positive, la BNDA a connu une baisse de son résultat net en 2023, passant de 11,8 milliards de francs CFA en 2022 à 5,1 milliards de francs CFA. Cette diminution s’explique par divers facteurs, notamment les défis économiques et les investissements accrus pour soutenir l’économie malienne. Néanmoins, la banque demeure l’un des principaux acteurs financiers du pays, se classant parmi les trois premières banques maliennes en termes de total de bilan.

Perspectives pour 2025

Regardant vers l’avenir, la BNDA prévoit plusieurs initiatives pour renforcer sa présence et son efficacité. Parmi les projets annoncés pour 2025 figure l’ouverture d’un nouveau siège et d’une agence VIP, visant à améliorer l’expérience client et à attirer une clientèle diversifiée. De plus, la banque entend accélérer sa transformation digitale pour répondre aux besoins croissants de sa clientèle en matière de services bancaires en ligne et mobiles. Cette orientation stratégique est en phase avec les tendances mondiales du secteur bancaire, où la digitalisation est devenue un impératif pour rester compétitif.

Fidèle à sa mission première, la BNDA continue de soutenir le secteur agricole, pilier de l’économie malienne. Elle demeure le partenaire financier de plus de 6 000 organisations paysannes et collabore avec une vingtaine de systèmes financiers décentralisés au Mali. En injectant annuellement plus de 60 milliards de francs CFA dans le secteur agricole, la BNDA contribue significativement au développement rural et à la sécurité alimentaire du pays.

Défis et opportunités

La BNDA évolue dans un environnement marqué par des défis sécuritaires, climatiques et économiques. Cependant, sa capacité à mobiliser des ressources, à innover et à s’adapter aux besoins changeants de sa clientèle lui permet de transformer ces défis en opportunités. L’accent mis sur la digitalisation, l’expansion du réseau d’agences et le renforcement des fonds propres sont autant de stratégies qui devraient consolider sa position sur le marché bancaire malien.

Pour rappel, le 18 décembre 2024, le Conseil des ministres a adopté un décret officialisant le rachat des actions détenues par la Société allemande d’Investissement et de Développement (DEG) et le Crédit coopératif. Ces deux institutions détenaient respectivement 21,43 % et 9,70 % du capital de la BNDA. Cette acquisition porte la participation de l’État malien à 77,33 %, lui conférant une position majoritaire au sein de l’institution financière. Ce renforcement du contrôle national s’inscrit dans une stratégie de recentrage des orientations de la banque sur les priorités nationales.

Chiencoro Diarra 

24 décembre 2024 0 comments
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Noël
ActuTaabolow ani Tabiaw

Comment expliquer Noël aux enfants dans un contexte sahélien ?

by Sahel Tribune 24 décembre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Comment expliquer Noël à des enfants dans un contexte sahélien où traditions locales et diversité culturelle se rencontrent ? Entre spiritualités, symboles adaptés et valeurs universelles, cette fête offre une occasion unique de transmettre des messages de partage et de tolérance.

Noël est une fête profondément enracinée dans les traditions chrétiennes, mais son universalité dépasse souvent ses origines religieuses pour devenir un moment de partage, de solidarité et de célébration. Dans un contexte sahélien, où les cultures, les croyances et les réalités sociales varient considérablement, expliquer Noël aux enfants nécessite une approche sensible, contextualisée et inclusive.

Relier Noël à la foi et à la culture locale

Pour les familles chrétiennes vivant au Sahel, Noël peut être présenté comme la célébration de la naissance de Jésus-Christ, un moment de joie et de gratitude. Les parents pourraient expliquer cette fête en soulignant des valeurs partagées universellement, telles que l’amour, la paix et l’espoir.

Cependant, dans des communautés où différentes croyances coexistent, il est essentiel de montrer que Noël, tout en étant une fête religieuse, porte aussi des valeurs humaines communes. Par exemple, les contes et les récits adaptés à la culture locale, comme les paraboles mettant en avant la solidarité ou le partage, peuvent rendre l’histoire de Noël plus accessible aux enfants.

Adapter les traditions

Les symboles classiques de Noël, comme le sapin, les cadeaux ou les lumières, peuvent sembler éloignés de la réalité sahélienne. Il est alors utile de contextualiser ces symboles ou de les réinterpréter. Par exemple :

  • Le sapin de Noël : Dans une région où les arbres verts sont rares, il peut être remplacé par un arbre local, décoré de manière créative avec des matériaux disponibles.
  • Les cadeaux : Mettre l’accent sur l’acte de donner plutôt que sur la valeur matérielle du présent. Des cadeaux faits main ou des gestes simples, comme partager un repas, peuvent illustrer l’esprit de Noël.
  • Les chants et prières : Intégrer des chants dans les langues locales ou des prières mettant en avant les réalités sahéliennes peut rendre la célébration plus pertinente.

Noël et les défis sahéliens 

Le contexte sahélien est souvent marqué par des défis tels que la pauvreté, l’insécurité alimentaire ou les conflits. Noël peut être l’occasion d’enseigner aux enfants des valeurs comme l’entraide et la résilience. Par exemple :

  • Organiser des activités caritatives en famille ou avec la communauté, comme offrir de la nourriture à ceux dans le besoin.
  • Encourager les enfants à réfléchir sur des moyens concrets d’apporter du bonheur à leur entourage, même avec peu de moyens.

Cette approche montre que Noël peut transcender les cadeaux matériels pour devenir un moment de réflexion et d’action solidaire.

Respecter les différences

Dans des communautés multiculturelles et multiconfessionnelles, il est crucial d’expliquer Noël sans exclure ou marginaliser ceux qui ne le célèbrent pas. Noël peut ainsi être présenté comme un moment d’ouverture où les différences sont respectées. Cela aide les enfants à comprendre que, même si tous ne fêtent pas Noël de la même manière (ou pas du tout), les valeurs sous-jacentes peuvent unir les individus.

Les enfants comprennent souvent mieux à travers des histoires et des activités pratiques. Voici quelques idées :

  • Raconter une version adaptée de la Nativité, en incorporant des éléments culturels locaux pour mieux capter leur attention.
  • Organiser des ateliers de création, comme fabriquer des décorations à partir de matériaux recyclés.
  • Proposer des jeux et chants traditionnels, tout en expliquant leurs liens avec l’esprit festif.

Expliquer Noël aux enfants dans un contexte sahélien est une opportunité unique d’associer tradition, foi et modernité. En valorisant les réalités locales et les valeurs universelles, cette fête peut devenir une source d’inspiration pour bâtir des ponts entre les générations, les croyances et les cultures.

Oumarou Fomba  

24 décembre 2024 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

[Chronique] Pourquoi la médiation de la CEDEAO auprès de l’AES s’enlise-t-elle ?

by Chiencoro 24 décembre 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

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Père noël
ActuTaabolow ani Tabiaw

Fêtes de fin d’année : comment le Sahel peut transformer Noël en un levier culturel et économique

by Sahel Tribune 23 décembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UnePolitique

AES : la souveraineté au cœur de l’engagement

by Ibrahim Kalifa Djitteye 23 décembre 2024
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans une déclaration, le 22 décembre 2024 par le président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Assimi Goïta, le Collège des Chefs d’État a vivement dénoncé la décision « unilatérale » de la CEDEAO de prolonger de six mois le retrait définitif du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Considérant cette initiative comme une tentative d’entraver leur dynamique d’émancipation, l’AES réaffirme le caractère irréversible et immédiat de son retrait de l’organisation.

La Confédération des États du Sahel (AES) se trouve, aujourd’hui, à un tournant décisif de son histoire. En proclamant la « mise en état d’alerte maximale » de ses forces de défense et en dénonçant des manœuvres déstabilisatrices orchestrées par une poignée de chefs d’État au sein de la CEDEAO, l’alliance Burkina-Mali-Niger affirme une fois de plus sa volonté inébranlable de préserver sa souveraineté et l’intégrité de ses territoires.

Cette déclaration illustre une méfiance croissante envers certains acteurs régionaux accusés de servir des agendas étrangers. La dénonciation explicite des « manœuvres de déstabilisation initiées par une “junte française impérialiste”, soutenue par des supplétifs africains », expose les rivalités sous-jacentes qui minent les efforts d’émancipation de la région.

Une réponse à des décennies de domination néocoloniale

L’AES, fruit d’une alliance stratégique entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est née d’une volonté commune de se libérer des pratiques néocoloniales et des ingérences extérieures. Depuis sa création en septembre 2023, cette confédération s’est affirmée comme un modèle alternatif de gouvernance, priorisant la souveraineté et l’unité des peuples sahéliens. Pourtant, cette quête d’autodétermination a été confrontée à des obstacles majeurs, notamment des tentatives de déstabilisation orchestrées à l’échelle internationale.

Le retrait des trois pays de la CEDEAO en janvier 2024, suivi de la formation officielle de l’AES en juillet, a marqué le début d’une rupture avec des politiques jugées inefficaces et souvent imposées de l’extérieur. Mais cette posture n’a pas tardé à susciter des réactions hostiles. Selon l’AES, des opérations de regroupement de groupes terroristes dans des zones stratégiques et un soutien logistique extérieur viseraient à miner la stabilité de la confédération.

Des mesures radicales face à la menace sécuritaire

Face à cette situation, le Collège des chefs d’État a opté pour des mesures sans précédent, notamment la transformation de l’espace confédéral en un théâtre unique d’opérations militaires et un appel pressant à la vigilance des populations. Ces initiatives traduisent la détermination des leaders de l’AES à défendre leur souveraineté face à des menaces multiformes.

Portée par une vision claire et une détermination sans faille, l’AES incarne un espoir renouvelé pour la souveraineté et l’émancipation des peuples sahéliens. La cohésion entre ses membres, malgré les défis, témoigne d’une volonté commune de surmonter les pressions économiques, diplomatiques et militaires. Ce projet ambitieux, soutenu par des populations sahéliennes prêtes à se mobiliser, pourrait devenir un modèle de résilience et de solidarité face aux adversités.

Un combat pour la dignité et l’émancipation

Le défi auquel l’AES fait face est immense, mais il est également porteur d’espoir. La quête de souveraineté véritable et d’émancipation des peuples sahéliens, portée par des leaders comme Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani, marque une rupture salutaire avec des décennies de soumission. C’est un combat pour la dignité, mais aussi pour un avenir où les nations africaines pourront, enfin, tracer leur propre destin.

Ce combat, loin d’être terminé, exige non seulement une solidarité infaillible entre les membres de l’AES, mais aussi une mobilisation sans précédent des populations sahéliennes. Dans une synergie renouvelée, ces acteurs doivent prouver que l’indépendance n’est pas seulement une aspiration, mais une réalité à conquérir et à préserver. L’histoire retiendra cette lutte, si elle aboutit, comme un tournant dans l’émancipation des peuples africains.

Ibrahim K. Djitteye 

23 décembre 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

[Éditorial] Une page déchirée dans le livre de l’intégration régionale

by Bakary FOMBA 23 décembre 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO au profit de l’AES marque une rupture historique. Il témoigne de la divergence des vues sur la souveraineté, la sécurité et la gouvernance en Afrique de l’Ouest, tout en posant les bases d’un nouvel ordre régional.

La fracture entre l’Alliance des États du Sahel (AES) — composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger — et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une divergence fondamentale dans la vision de la gouvernance, de la souveraineté et de l’avenir des relations régionales. Actée pour le 29 janvier 2025, cette sortie officielle des trois États de l’AES de la CEDEAO, comme le rappelle le dernier sommet d’Abuja, le 15 décembre 2024, est un tournant majeur dans l’histoire de l’Afrique de l’Ouest.

« Une décision irréversible pour la souveraineté »

Dans une déclaration ferme, le 22 décembre 2024, les chefs d’État de l’AES ont souligné que leur retrait de la CEDEAO vise à « poser les bases d’une souveraineté pleine et entière ». Ils dénoncent une organisation qu’ils jugent éloignée de ses principes fondateurs d’intégration économique et de coopération régionale. À leurs yeux, la CEDEAO est devenue un « instrument d’ingérence extérieure », au service d’intérêts qui ne reflètent pas les priorités des populations sahéliennes.

La déclaration réaffirme que cette sortie n’est pas une fuite en avant, mais un choix stratégique : « Nous sommes résolus à bâtir une confédération qui incarne nos valeurs, nos priorités et notre volonté de sécurité et de prospérité. » Une posture qui reflète une ambition claire : construire un avenir indépendant, loin des contraintes imposées par une CEDEAO souvent perçue comme une organisation des élites plutôt que des peuples.

La CEDEAO entre médiation et stratégie de contingence

Face à cette décision, la CEDEAO a opté pour une réponse double : la prolongation des médiations avec les États sahéliens et l’élaboration d’un plan de contingence pour gérer les implications du retrait. Lors de son sommet à Abuja, elle a fixé une période de transition jusqu’au 29 juillet 2025, laissant « les portes ouvertes » à un éventuel retour.

Cependant, l’approche de la CEDEAO semble trop tardive. La rigidité dont elle a fait preuve par le passé, notamment à travers des sanctions économiques et financières sévères, a contribué à creuser un fossé profond avec l’AES. Malgré les médiations confiées à Faure Gnassingbé et Bassirou Diomaye Faye, les États de l’AES restent clairs : « Notre décision est irréversible. »

Un modèle alternatif en construction

L’AES n’a pas seulement quitté la CEDEAO, elle propose une vision nouvelle pour la région. Dans un communiqué en date du 13 décembre 2024, l’AES a mis en avant des initiatives concrètes visant à renforcer l’intégration entre leurs trois nations. La libre circulation des personnes et des biens, l’harmonisation des documents de voyage et l’opérationnalisation d’une force militaire unifiée sont autant de projets qui traduisent une ambition pragmatique et souveraine.

« La satisfaction des aspirations profondes de nos peuples est notre priorité absolue, » affirment les gouvernants de l’AES. Cette vision s’inscrit dans un esprit panafricain, cherchant à montrer qu’il est possible de concilier autonomie régionale et développement partagé.

La sécurité, une priorité divergente

Sur le plan sécuritaire, la divergence entre l’AES et la CEDEAO est flagrante. Alors que la CEDEAO mise sur des mécanismes multilatéraux, comme son Plan d’action 2020-2024 pour l’éradication du terrorisme, l’AES privilégie une approche coordonnée et autonome.

Les succès enregistrés par les forces unifiées du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont salués par leurs dirigeants comme des preuves de l’efficacité de cette stratégie. « Notre collaboration sur le terrain démontre que la sécurité de nos peuples peut être garantie par nos propres moyens, » déclarent-ils, en réponse aux critiques sur leur capacité à assurer la stabilité.

Maintenir des relations bilatérales pour protéger les populations

Malgré cette rupture, les États de l’AES insistent sur leur engagement à préserver des relations bilatérales avec les membres restants de la CEDEAO. Leur récente réunion ministérielle à Niamey a mis en avant l’importance de la libre circulation des biens et des personnes.

Ce pragmatisme est essentiel pour éviter que cette séparation ne se traduise par des souffrances inutiles pour les populations. Comme le rappelle la déclaration des chefs d’État : « Nos actions doivent toujours refléter notre responsabilité envers nos peuples. »

La CEDEAO, longtemps perçue comme une organisation rigide et éloignée des réalités locales, doit tirer les leçons de cette crise. Si elle persiste dans son approche actuelle, elle risque de perdre encore davantage de membres et de pertinence. « Nous espérons que notre démarche inspirera une refonte des relations régionales, » déclarent les dirigeants de l’AES, laissant entendre que leur décision pourrait être le début d’un bouleversement plus large en Afrique de l’Ouest.

Ce divorce, bien qu’amer, pourrait être une chance de redéfinir l’avenir de la région. Si les deux blocs parviennent à privilégier le dialogue et les intérêts des populations, ce moment de crise pourrait devenir le point de départ d’une nouvelle ère pour l’Afrique de l’Ouest.

23 décembre 2024 0 comments
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