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COMATEX-SA
A la UneÉconomie

COMATEX : le rapport du Vérificateur général pointe de graves dysfonctionnements

by Sahel Tribune 14 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a rendu public son rapport de vérification de performance sur la gestion de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX) pour la période allant du 1er avril 2023 au 16 août 2024. Ce document fait constater plusieurs faiblesses structurelles et organisationnelles qui freinent la relance de cette industrie clé pour l’économie malienne.

Créée en 1968, la COMATEX, fierté industrielle de Ségou et du Mali dans son ensemble, est aujourd’hui entièrement détenue par l’État malien. Malgré un appui financier de 922 millions de FCFA en 2023, à l’occasion de sa relance après trois ans d’arrêt de travail, elle peine à retrouver son souffle. Le rapport révèle que « l’exercice 2023 s’est soldé par une perte de plus de 300 millions de FCFA » tandis que la consommation énergétique absorbe plus de 80 % des charges décaissables.

Un Conseil d’administration inefficace

Le rapport souligne un sérieux dysfonctionnement dans la gouvernance : « Le Conseil d’administration ne fonctionne pas efficacement en matière de prise de décisions ». Sur les cinq sessions tenues durant la période sous revue, seuls deux procès-verbaux ont été adoptés. En outre, les états financiers de 2023 n’étaient toujours pas validés au 2 septembre 2024, soit au-delà du délai réglementaire de six mois.

L’organisation interne souffre également d’irrégularités. Des postes clés ont été supprimés ou fusionnés sans validation du Conseil d’administration. À titre d’exemple, « le chef du service audit cumule deux fonctions incompatibles : l’audit et la planification ». Ces dérives, selon les experts du BVG, compromettent la répartition optimale des tâches et nuisent à la performance globale de l’entreprise.

Un outil de production vétuste

Le Bureau de Samba Alhamdou Baby met aussi le doigt sur des pratiques d’approvisionnement peu orthodoxes. Il note que « 15 opérations d’achats de carburant ont été effectuées sans expression préalable des besoins des services utilisateurs ». Pire encore, sur 30 achats analysés, aucun n’a été soumis à une mise en concurrence, violant ainsi les principes de transparence et de bonne gestion des ressources.

La vétusté des équipements est un autre point noir. Les ateliers fonctionnent avec des machines obsolètes, certaines datant de 1966. Les quatre groupes électrogènes sont hors service depuis 1995, et le système de ventilation est à l’agonie. En 2023, la COMATEX n’a réalisé que 59,43 % de sa production prévue, soit 1 277 675 mètres de tissus sur une cible de 2 150 000.

Des recommandations pour sauver la COMATEX

Face à ces constats alarmants, le BVG a formulé plusieurs recommandations :

  • Au Conseil d’administration : adopter rapidement les procès-verbaux en retard et valider l’organigramme.
  • Au directeur général : établir un plan annuel de performance et formaliser les procédures d’achats.
  • Au ministre de l’Industrie et du Commerce : allouer les ressources nécessaires à la rénovation des équipements vétustes.

Malgré les failles relevées, les experts du BVG reconnaissent que la COMATEX, grâce au soutien de l’État, affiche des « résultats fort appréciables au niveau de la production ». Toutefois, une restructuration urgente est indispensable pour que cette entreprise retrouve sa place de fleuron de l’industrie textile malienne.

Alassane Diarra 

14 février 2025 0 comments
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Demande en Mariage romantique à lagos avec des roses rouges.
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Saint-Valentin : amour véritable ou simple opportunité commerciale ?

by Cheickna Coulibaly 14 février 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Chaque 14 février, des millions de couples célèbrent la Saint-Valentin en s’échangeant cadeaux, fleurs et mots doux. Mais au-delà de cette tradition romantique, certains y voient surtout une fête commerciale poussée par les marques et les commerçants. Alors, la Saint-Valentin est-elle une véritable célébration de l’amour ou un simple coup marketing ?

La Saint-Valentin trouve ses origines dans une ancienne fête romaine, les Lupercales, qui se célébrait en février pour garantir fertilité et prospérité. Cependant, c’est au IIIe siècle, avec l’histoire de Saint Valentin de Terni, un prêtre chrétien, que la fête a pris une tournure plus romantique. Face à l’interdiction de l’empereur Claude II, qui interdisait le mariage des jeunes soldats, Valentin continuait à marier des couples en secret. Cela lui coûta la vie, un 14 février, et il devint ainsi le saint patron des amoureux.

Au Moyen Âge, on croyait que le 14 février marquait le début de la saison des amours chez les oiseaux, renforçant encore l’idée que cette journée était associée à l’amour romantique. Ce n’est qu’au XIXe siècle que la fête s’est transformée en une occasion commerciale, avec l’échange de cartes et de cadeaux. Une tradition qui perdure aujourd’hui, un peu partout dans le monde.

On ne doit pas se contenter de cette fête pour montrer notre amour 

À Bamako, comme ailleurs, les opinions sur la Saint-Valentin sont partagées. Certains, comme Salif Cissé, vendeur aux Halls de Bamako, voient dans cette journée une occasion unique de célébrer l’amour. Selon lui, la période de la Saint-Valentin est particulièrement vivante, avec des clients (homme et Femme) cherchant le cadeau parfait pour leur partenaire. Pour lui, cette fête n’est pas seulement une affaire de commerce, mais un moment où l’on cherche à faire plaisir à ceux qu’on aime. 

M. Cissé raconte : « La Saint-Valentin, c’est une période vraiment spéciale ! Dès que février commence, je vois l’ambiance changer. Les clients viennent, certains hésitent longtemps, d’autres arrivent en courant au dernier moment : “Salif, trouve-moi un beau cadeau, vite !”. » 

Dans la boutique de Salif, nous pouvons y trouver un peu de tout : des poupées pour les jeunes amoureux, des montres élégantes pour ceux qui veulent marquer le coup, des bijoux. « J’aime voir les gens fouiller, chercher le cadeau parfait, poser mille questions… Ce que j’aime le plus, c’est quand un client revient me voir après la fête et me dit : “Salif, elle a adoré !” Là, je me dis que j’ai fait mon travail. » Après tout, la Saint-Valentin, ce n’est pas juste un jour de cadeaux… c’est un jour où on essaie tous de faire plaisir à quelqu’un qu’on aime. Et ça, c’est ce qui la rend spéciale ! 

L’avis de Aïcha Sidibé, mère de famille, ne diffère pas assez : « Je pense que la Saint-Valentin, c’est avant tout une belle occasion de marquer un moment spécial avec son partenaire. Personnellement, je ne crois pas qu’on doive uniquement se contenter de ce jour-là pour montrer notre amour. » Pour elle, l’amour, c’est un engagement au quotidien, des petites attentions qui ne nécessitent pas forcément de grandes dépenses. « Mais il faut aussi reconnaître que la Saint-Valentin peut être un moyen de raviver une flamme, de rappeler à l’autre qu’il ou elle compte énormément. », reconnait-elle en fin de compte. 

« Ce ne sont pas les cadeaux, mais les moments qu’on partage »

De son côté, Mari Souleymane Diarra a une vision plus critique de cette fête : « Aujourd’hui, on cherche à exprimer nos sentiments avec des cadeaux, des objets parfois très chers. Mais est-ce que c’est vraiment ça, l’amour ? » Pour lui, l’amour ne devrait pas se résumer à un jour de célébration ni à des objets coûteux. Ce qui compte, c’est avant tout le temps passé ensemble et les souvenirs partagés. Il raconte une anecdote de son enfance, lorsqu’il avait offert des fleurs à sa copine, mais qu’elle ne les avait pas appréciées. « Depuis, j’ai compris que ce qui compte le plus, ce ne sont pas les cadeaux, mais les moments qu’on partage », explique-t-il.

Mahamar Attaher Touré va encore plus loin en affirmant : « Pour moi, chaque jour est une occasion de célébrer l’amour. Pas besoin de Saint-Valentin pour offrir des cadeaux. Quand on aime, on devrait le faire sentir tous les jours. Les cadeaux sont des petits détails importants, mais moi, je préfère juste lui offrir mon amour. C’est largement suffisant comme cadeau. »

La Saint-Valentin reste une fête populaire, mais elle est incontestablement influencée par le commerce. Cette journée permet à chacun de manifester son affection à sa manière, que ce soit par un geste symbolique, un cadeau ou simplement un moment partagé avec l’être cher. La Saint-Valentin est ce que l’on en fait : une célébration authentique de l’amour, ou un simple jour de consommation.

Cheickna Coulibaly 

Djénéba Yalcouyé, stagiaire 

14 février 2025 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UnePolitique

L’AES annonce la mise en place d’une Centrale d’achat commune

by Ibrahim Kalifa Djitteye 13 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La réunion du comité de pilotage du Comité national de la Confédération des États du Sahel (Confédération AES) s’est tenue le lundi 10 février 2025. Au centre des discussions, l’état d’avancement de la mise en œuvre de la feuille de route de la présidence malienne de l’organisation, articulée autour de trois piliers majeurs : Défense, Diplomatie et Développement.

Présidant la rencontre, le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a salué les actions entreprises par le Président de la Confédération, le Général d’armée Assimi Goïta, en collaboration avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger. Il a exprimé sa satisfaction quant aux progrès réalisés et aux résultats obtenus sur le terrain, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le renforcement de l’intégration sous-régionale.

Ce bilan à mi-parcours met en lumière plusieurs actions stratégiques engagées sous la présidence malienne. Sur le plan sécuritaire, la Confédération mène une lutte active contre les groupes armés terroristes, avec un renforcement de la coopération militaire entre les trois États membres. En matière diplomatique, l’AES s’attèle à renforcer sa présence et sa reconnaissance sur la scène internationale, notamment en menant des discussions avec les instances régionales et mondiales.

Des initiatives structurantes pour le développement

Au-delà des enjeux sécuritaires et diplomatiques, la Confédération des États du Sahel met un accent particulier sur le développement socio-économique. Parmi les initiatives phares présentées lors de cette réunion, figurent la création d’une force unifiée de l’AES pour assurer une défense collective efficace, ainsi que l’élaboration d’une stratégie de négociation avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dans un contexte de reconfiguration des relations régionales.

Sur le plan économique et social, des projets ambitieux sont en cours de mise en œuvre. Le lancement de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement vise à soutenir les secteurs clés de l’économie et à financer les infrastructures stratégiques. Par ailleurs, la Confédération a initié la réalisation de 1 000 forages afin d’améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones rurales et semi-urbaines.

Des réformes pour une intégration économique et sociale accrue

D’autres initiatives ont été annoncées, à l’instar de la mise en place d’une Centrale d’achat commune, destinée à faciliter l’approvisionnement en produits de première nécessité, et du lancement imminent d’une télévision et d’une radio AES pour promouvoir l’information et la culture des États membres. Enfin, la mise en circulation du passeport AES constitue une avancée majeure vers une libre circulation renforcée au sein de l’espace confédéral.

Cette réunion du comité de pilotage a permis de réaffirmer la volonté des trois États membres de poursuivre la consolidation de l’AES en tant qu’entité souveraine et intégrée. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a exhorté l’ensemble des parties prenantes à intensifier leurs efforts pour concrétiser les ambitions de la Confédération et garantir un avenir stable et prospère aux populations du Sahel.

Ibrahim K. Djitteye 

13 février 2025 0 comments
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Centre de dialyse
A la UneSanté

Santé et énergie : une avancée pour les patients en dialyse à Bamako

by Chiencoro 13 février 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, dote des Centres de dialyse du district de Bamako d’installations solaires. Une initiative qui garantit une prise en charge continue des patients et affirme l’engagement du chef de l’État pour un Mali souverain et solidaire.

Quand un chef d’État fait du bien-être de son peuple une priorité absolue, les actes parlent d’eux-mêmes. Le 10 février 2025, à travers ses œuvres sociales, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a encore posé un geste fort en faveur des Maliens les plus vulnérables. Le Centre de dialyse de l’hôpital du district de la Commune IV de Bamako a été équipé d’installations solaires. Une initiative qui garantit désormais une autonomie énergétique totale à ce centre de soins essentiel. Selon nos informations, d’autres centres de dialyse voire d’aires sanitaires bénéficieront de ce soutien du chef de l’État, bientôt. 

Cette assistance sanitaire est une avancée majeure, portée par la vision d’un Mali souverain, où la solidarité et la prise en charge des populations occupent une place centrale.

L’énergie solaire pour une indépendance sanitaire

La cérémonie de remise officielle de ces infrastructures s’est tenue en présence des plus hautes autorités du pays, signe de l’importance accordée à cette action. Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, Lieutenant-colonel Cheick Mohamed Chérif Tounkara, Directeur administratif et financier de la Présidence, et plusieurs chargés de mission étaient aux côtés du ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré.

Pour Aguibou Dembélé, l’objectif reste clair : « Nous sommes ici pour garantir aux malades une prise en charge continue, sans interruption. Le Président de la Transition, à travers ses œuvres sociales, veille à ce que chaque Malien, quelle que soit sa condition, ait accès à des soins de qualité. Cette initiative est une réponse directe aux défis énergétiques qui limitaient les services de dialyse. Aujourd’hui, grâce aux installations solaires, ce problème appartient au passé. »

Une réponse aux préoccupations du peuple

L’énergie est un enjeu stratégique pour le Mali en pleine transformation. Jusque-là, le centre de dialyse fonctionnait essentiellement grâce à un groupe électrogène, avec des soins limités de 7 h à 18 h. Passé ce délai, plus aucune prise en charge n’était possible, exposant les patients aux pires risques.

Mais avec cette transition énergétique vers le solaire, ce centre peut désormais fonctionner 24 h/24. Ce qui constitue une garantie dans la prise en charge continue des urgences médicales. C’est aussi un soulagement majeur pour les malades du rein, leurs familles et le personnel médical.

Le Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, n’a pas caché son enthousiasme : « Ces centres de dialyse disposaient déjà de groupes électrogènes et d’un forage, mais le problème énergétique persistait. Chaque jour, les dialyses se font de 7 h à 18 h, mais essentiellement sur groupe électrogène. Une fois le groupe éteint à 18 h, les urgences ne pouvaient plus être prises en charge. Avec ces nouvelles installations solaires, ce problème appartient au passé. Nous pouvons désormais effectuer des dialyses d’urgence à tout moment. C’est une avancée considérable qui allège le quotidien des patients et du personnel soignant. »

Des œuvres sociales au cœur de la refondation nationale

Cet acte n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures sanitaires, voulue et portée par le Président Assimi Goïta. Depuis son accession à la tête du pays, le Chef de l’État s’emploie à soulager les souffrances de son peuple, avec des actions concrètes et durables.

Les œuvres sociales du Président de la Transition ont déjà permis :

✅ La construction et l’équipement de plusieurs centres de dialyse à travers le pays.

✅ La distribution d’ambulances médicalisées pour renforcer le transport des patients en zones reculées.

✅ La mise en place de plus de 400 forages pour alimenter en eau potable les structures hospitalières, éducatives, les mosquées, les églises ainsi que d’autres lieux publics.

✅ L’amélioration des équipements médicaux, avec l’acquisition de matériels modernes pour divers hôpitaux et centres de santé de référence.

Cette approche patriotique et pragmatique repose sur un principe simple mais fondamental : le Mali doit prendre en main son propre destin, sans dépendre d’aucune aide extérieure.

Un appel à la responsabilité collective

En offrant l’autonomie énergétique aux centres de dialyse, le Président Assimi Goïta indique qu’un Mali fort est un Mali qui prend soin de ses citoyens, avec des solutions adaptées et durables. Mais pour que cette avancée profite pleinement aux générations futures, chacun doit jouer sa partition.

C’est dans cet esprit que Aguibou Dembélé a exhorté le personnel médical et les patients à veiller à l’entretien et à la préservation de ces infrastructures : « Ces équipements appartiennent aux Maliens. Il est de notre responsabilité à tous de l’entretenir et d’en assurer la longévité. »

Le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, ne se contente pas de diriger depuis son bureau. Il agit, il écoute, il répond aux besoins de son peuple.

Avec cette initiative, il démontre une fois de plus que le développement du Mali passe par des solutions locales, adaptées aux réalités du terrain. Dans un contexte où l’autosuffisance et la souveraineté sont au cœur du projet national, ces œuvres sociales incarnent une vision forte et résolument tournée vers l’avenir.

Chiencoro Diarra 

13 février 2025 0 comments
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Le président francais Emmanuel Macron assiste depuis l'Elysée a Paris au sommet sur le climat organise par visioconference le 22 avril 2021
Politique

Influence en chute libre : la France peut-elle encore inverser la tendance ?

by Sahel Tribune 12 février 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

L’histoire de la relation entre la France et l’Afrique est celle d’un cycle perpétuel de refondations annoncées et d’occasions manquées. Depuis 2017, la volonté affichée par l’Élysée de redéfinir cette relation a pris plusieurs formes : diversification des partenariats, mise en avant des sociétés civiles africaines, restitution du patrimoine culturel, appui à l’entrepreneuriat, et promotion des droits humains. Pourtant, le bilan reste mitigé, et la France voit son influence décliner au profit de nouveaux acteurs, notamment la Russie, la Chine, la Turquie et les pays du Golfe.

Les faits sont là. Les régimes du Sahel ont tourné la page française, chassant l’armée tricolore, dénonçant les accords de coopération et se tournant vers d’autres alliés, plus pragmatiques, moins donneurs de leçons. L’onde de choc dépasse le Sahel : Dakar prend ses distances, Abidjan temporise, et Alger verrouille ses positions.

Ce constat est au cœur du rapport d’information n° 288 du Sénat, intitulé « Voir l’Afrique dans tous ses États », présenté par trois sénateurs français, Ronan Le Gleut (LR), Marie-Arlette Carlotti (groupe socialiste, écologiste et républicain) et François Bonneau (Union Centriste). Ce document met en lumière les paradoxes de la stratégie française sur le continent : une diplomatie verticale, perçue comme arrogante, une présence militaire de plus en plus contestée, et une coopération économique freinée par une perte de confiance. Il s’agit donc de repenser le logiciel français en Afrique, en intégrant une réalité simple : « le continent a changé plus vite que la politique africaine de la France ».

Un agenda transformationnel inabouti

La France a cherché ces dernières années à rompre avec les pratiques héritées de la « Françafrique » en mettant l’accent sur des secteurs non militaires, tels que la culture, l’innovation et l’entrepreneuriat. Une approche qui aurait pu porter ses fruits, mais qui a été rattrapée par des maladresses diplomatiques, des initiatives mal perçues et une lenteur d’exécution qui ont sapé la crédibilité de Paris.

Ainsi, malgré la volonté affichée de rapprocher les sociétés civiles, les actions menées ont souvent donné l’impression d’un paternalisme renouvelé. La restitution des œuvres d’art spoliées a avancé à pas comptés, laissant aux autres pays européens le soin de prendre les devants. L’approche dite « 3D » (Diplomatie, Défense, Développement), censée intégrer une réponse globale aux crises sahéliennes, a échoué à stabiliser durablement la région.

Sur le plan politique, les relations avec l’Algérie se sont envenimées, celles avec les États du Sahel ont viré à l’affrontement, tandis que les nouveaux partenaires anglophones (Nigéria, Kenya, Ghana) n’ont pas été la manne économique espérée.

La grande désillusion sécuritaire

L’un des constats les plus cinglants des sénateurs est l’échec de la stratégie militaire française en Afrique. L’opération Barkhane, déployée pendant huit ans pour lutter contre le terrorisme au Sahel, s’est soldée par un retrait précipité des forces françaises sous la pression des nouveaux régimes de Bamako, Ouagadougou et Niamey. « L’approche trop focalisée sur la menace terroriste a négligé les dynamiques locales : marginalisation des populations, conflits ethniques, fragilité des États », note le rapport.

Plus grave encore, le départ des troupes françaises n’a pas été compensé par une diplomatie efficace, laissant le champ libre à d’autres partenaires plus respecteuux, selon ses États, de leur souveraineté, et aux réseaux terroristes qui s’étendent désormais vers le Golfe de Guinée.

Pendant ce temps, la réduction des bases militaires françaises en Afrique de l’Ouest s’est faite « dans la confusion et sans réelle anticipation ». À Dakar, à N’Djamena et à Abidjan, les autorités locales ont progressivement pris leurs distances avec Paris, poussant la France à une réduction forcée de son empreinte militaire.

La montée des compétiteurs stratégiques

Le recul français en Afrique ne signifie pas une prise d’indépendance totale des États africains, mais plutôt un changement d’alliances. Les nouveaux acteurs économiques et sécuritaires du continent ne sont plus ceux de l’après-guerre froide. « La Russie […] se positionne comme un allié militaire des régimes en rupture avec l’Occident », analysent les sénateurs.

Pendant ce temps, « la Chine, premier créancier du continent, avance par le biais d’investissements massifs et de contrats d’infrastructure ». À cela s’ajoutent les Émirats arabes unis et la Turquie, qui jouent la carte de la coopération militaire et économique, tandis que l’Inde et le Brésil s’invitent dans le jeu commercial.

Face à cette recomposition, la France peine à trouver une posture adaptée : « Faut-il rivaliser avec ces nouveaux acteurs ou bien s’engager dans une coopération plus équilibrée, moins marquée par l’héritage colonial ? »

Quel avenir pour la relation France-Afrique ?

Le rapport sénatorial insiste sur plusieurs pistes pour redresser la situation :

✅ « Passer d’une approche globale à une approche bilatérale », en traitant chaque pays africain selon ses spécificités.

✅ « Développer une diplomatie plus horizontale », moins centralisée autour de l’Élysée.

✅ « Renforcer la coopération économique et universitaire », en mettant l’accent sur la jeunesse africaine.

✅ « Défendre une politique migratoire plus cohérente », évitant les restrictions brutales sur les visas qui alimentent le ressentiment.

✅ « Ne pas se désintéresser du Sahel », mais y revenir avec une approche plus humble et concertée.

La France a encore des atouts en Afrique : un réseau diplomatique dense, des entreprises dynamiques, une influence culturelle forte. Mais ces atouts ne suffiront pas si la perception négative de Paris ne change pas.

« Dans un monde multipolaire, l’Afrique n’attend plus de “modèle” à suivre : elle choisit ses partenaires en fonction de ses intérêts. La France doit en prendre acte et apprendre à composer avec cette nouvelle donne. »

A.D

12 février 2025 0 comments
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Poutine et Assimi Goita
A la UneSécurité

Terrorisme au Sahel : la Russie monte au créneau pour défendre l’Alliance des États du Sahel

by Sahel Tribune 12 février 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La guerre contre le terrorisme au Sahel prend une nouvelle tournure sur la scène diplomatique. Un rapport, accusant les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger — d’avoir facilité l’expansion du groupe Daech dans la région, a provoqué une vive réaction de la Russie, qui a dénoncé un document « scandaleux et infondé ».

Lors de cette session du 10 février 2025, les conclusions du rapport ont fait bondir la délégation russe. Selon Moscou, il est inacceptable de blâmer des États qui mènent un combat acharné contre le terrorisme, au prix d’immenses sacrifices humains et matériels.

« Comment peut-on accuser ces gouvernements de favoriser Daech alors qu’ils sont en première ligne dans la lutte contre ce fléau ? », s’est insurgé le représentant russe. Pour Moscou, ces allégations visent à discréditer les régimes de l’AES, qui ont choisi de rompre avec la présence militaire occidentale pour assurer leur propre sécurité.

Une guerre qui se joue sur plusieurs fronts

Le rapport de l’ONU met en avant une expansion vers l’Est de l’État islamique dans le Grand Sahel, imputant cette progression aux opérations militaires menées par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Un raisonnement jugé absurde par la Russie, qui rappelle que ces États ont, au contraire, démantelé plusieurs bases terroristes et sécurisé des zones jusque-là incontrôlables.

Pique à l’encontre de certaines puissances occidentales, qui jouent le double jeu dans la lutte contre le terrorisme dans cet espace. Ce rapport oublie de mentionner les complicités et financements occultes qui permettent aux groupes terroristes de se maintenir dans la région.

L’AES face à une campagne de déstabilisation ?

Depuis leur retrait de la CEDEAO et leur choix de s’appuyer sur de nouveaux partenaires stratégiques, les pays de l’AES font face à une montée des pressions diplomatiques et économiques. Ce rapport controversé s’ajoute à une série de critiques qui visent à remettre en question leur capacité à gérer seuls leur sécurité.

Plutôt que d’accabler ces États, l’ONU devrait interroger les raisons pour lesquelles le terrorisme s’est autant enraciné dans la région malgré des années de présence militaire étrangère.

La session du Conseil de sécurité a mis en lumière une fracture grandissante entre les puissances occidentales et leurs adversaires sur le dossier sahélien. Pendant que certains dénoncent une dérive sécuritaire de l’AES, d’autres y voient une tentative d’indépendance face aux anciens modèles d’intervention étrangère.

Pour les dirigeants de l’AES, la priorité est de se battre contre le terrorisme tout en préservant leur souveraineté. 

Alassane Diarra

12 février 2025 0 comments
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Attaque terroriste à Bamako
ActuSécurité

Attaque terroriste entre Gao et Ansongo : la CNDH exprime son indignation

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé, le lundi 10 février 2025, son indignation face aux attaques meurtrières survenues le vendredi 7 février entre Gao et Ansongo. Ciblant les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que des populations civiles et leurs biens, ces violences ont entraîné plusieurs pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

Dans un communiqué officiel, la CNDH a rendu un vibrant hommage à la mémoire des victimes et a adressé ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. Elle a également rappelé le caractère « inacceptable » de telles attaques qui violent les principes fondamentaux du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

Un appel à la protection et à la justice

Se fondant sur la Constitution du 22 juillet 2023, le Pacte international relatif aux Droits civils et politiques, la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ainsi que les Conventions de Genève, la CNDH a formulé une série de recommandations aux autorités maliennes.

Tout d’abord, elle a condamné avec la plus grande fermeté ces actes criminels et a rappelé à l’État sa responsabilité première de garantir la sécurité des populations et de leurs biens. Dans ce sens, elle a exhorté le gouvernement à intensifier les mesures de défense et de sécurité, en particulier sur les axes routiers, afin d’assurer la libre circulation des personnes et des biens.

Par ailleurs, la CNDH a invité les autorités à identifier, rechercher et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces actes de violence, qu’elle qualifie d’abus graves aux droits humains et au droit international humanitaire. Cette démarche vise à lutter contre l’impunité et à renforcer l’État de droit au Mali.

Soutien aux Forces armées maliennes et appel à la collaboration

La Commission a réitéré son soutien aux Forces de Défense et de Sécurité du Mali, soulignant leur rôle central dans la lutte contre les groupes terroristes. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité pour ces forces d’agir dans le strict respect des droits de l’Homme et des principes du droit international humanitaire.

Dans un contexte sécuritaire tendu, la CNDH a également lancé un appel pressant aux populations pour qu’elles collaborent davantage avec les FDS. Une meilleure synergie entre les forces de sécurité et les citoyens pourrait permettre d’anticiper les menaces et de renforcer la protection des civils contre les attaques des groupes armés.

Un engagement pour la défense des droits humains

Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Elle appelle ainsi toutes les parties prenantes, y compris les institutions étatiques, les organisations de la société civile et la communauté internationale, à redoubler d’efforts pour garantir un environnement sécurisé et respectueux des droits fondamentaux.

Face aux défis sécuritaires persistants, cette prise de position de la CNDH souligne une nouvelle fois l’urgence d’une réponse coordonnée et efficace contre les violences qui continuent d’endeuiller le Mali.

Ibrahim K. Djitteye 

12 février 2025 0 comments
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