Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
jeudi,7 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Des mineurs sur un site d'orpaillage au Burkina Faso en 2013.
A la UneÉconomie

Orpaillage artisanal au Mali : un défi sécuritaire sous-estimé ?

by Sahel Tribune 16 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les récents éboulements mortels dans les mines artisanales de Daban et de Dabia, au Mali, soulèvent de vives inquiétudes sur la sécurité de ces sites artisanaux. Ces drames touchent principalement des populations vulnérables. Une situation qui appelle à des mesures urgentes et à un contrôle renforcé.

Quelques semaines après la mort d’une dizaine de personnes dans la mine artisanale de Daban, située dans la zone de Kangaba (région de Koulikoro), le 29 janvier 2025, un nouveau drame vient de frapper une dizaine d’autres orpailleurs, majoritairement des femmes, dans la commune de Dabia, cercle de Kéniéba (région de Kayes), à la suite de l’éboulement d’une mine artisanale. Le gouvernement semble avoir reçu des instructions fermes pour éviter que ces drames se répètent indéfiniement.

Des accidents délibérément orchestrés

Ces tragédies successives interrogent de plus en plus sur la sécurité dans les sites d’orpaillage illégal. Les autorités doivent pourtant accentuer davantage la surveillance de ces sites artisanaux qui exploitent les richesses de l’État sans que celui-ci profite véritablement des retombées. En effet, parmi les grands chantiers ouverts par les autorités de la transition figure la réforme du secteur minier, qui a conduit à l’adoption d’un nouveau Code minier et de son contenu local, augmentant ainsi les revenus de l’État et des communautés. Cette réforme a engendré un véritable bras de fer avec les sociétés minières étrangères évoluant dans le pays, désormais appelées à se conformer au nouveau Code minier.

Dans cette dynamique de réformes, les sites d’orpaillage artisanaux semblent être les grands oubliés. Pourtant, ces zones sont susceptibles de devenir des foyers d’insécurité. Selon certains rapports, des groupes terroristes y opèrent régulièrement : ils y achètent ou vendent de l’or, se procurent du carburant, etc. En d’autres termes, les sites d’orpaillage artisanaux figurent parmi les sources potentielles de financement du terrorisme.

Ces éboulements amènent à s’interroger sur les dessous de ces tragédies récurrentes. Ces accidents pourraient-ils être délibérément orchestrés pour détourner l’attention des autorités compétentes de certaines pratiques illicites sur ces sites ? D’où la nécessité d’ouvrir des enquêtes approfondies pour en identifier les causes réelles et prendre les mesures qui s’imposent.

Source de financement du terrorisme 

Le rapport 2013 du GAFI, intitulé « Financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest », met en lumière des éléments inquiétants :

« Le phénomène [terrorisme] est soutenu par plusieurs facteurs, y compris l’existence de vastes économies informelles basées sur les espèces, l’instabilité politique, la violence ethnique et communautaire, la corruption endémique, la pauvreté galopante, le taux élevé de chômage et le sous-emploi. Encore plus important, des groupes terroristes et leurs financiers tirent des fonds à la fois d’activités licites et illicites et les déplacent à travers des canaux formels et informels pour soutenir leurs activités. »

En 2019, Crisis Group alertait déjà sur ce phénomène :

« Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le boom aurifère représente une nouvelle source de financement, voire un terrain de recrutement pour divers groupes armés, y compris jihadistes. Les États sahéliens devraient rétablir leur présence aux abords des mines d’or et mieux formaliser l’exploitation aurifère artisanale. »

Le Courrier international, dans une analyse de 2023, évoquait également ce danger :

« La production aurifère, en constante augmentation dans les pays du Sahel, aiguise l’appétit des groupes terroristes, qui y trouvent une source de financement et un moyen de recruter parmi les populations civiles. »

Ces éboulements pourraient donc, au-delà de leur caractère accidentel, être liés à des actes terroristes isolés. Quelles qu’en soient les causes, ces drames méritent d’être pris très au sérieux et doivent inciter les autorités à redoubler de vigilance sur ces sites sensibles.

A.D

16 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
38ème sommet de l'UA
A la UneAnalyses

Analyse. Sommet de l’UA : les dessous d’une exclusion qui fait débat

by Chiencoro 16 février 2025
written by Chiencoro 7 minutes read

Le 38 ᵉ sommet annuel de l’Union africaine s’est tenu ce week-end du 15 au 16 février 2025, à Addis-Abeba, en Éthiopie. La succession à la tête de l’organisation, ainsi que les autres débats sur l’avenir du continent, ont eu lieu en l’absence des pays de la Confédération des États du Sahel (AES).

Le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, 59 ans, a été élu, samedi 15 février, à la tête de la Commission de l’Union africaine (UA) avec 33 voix sur 49 pays votants. Ancien ministre des Affaires étrangères de son pays pendant vingt ans, le diplomate s’est imposé face à l’opposant kényan Raila Odinga. Il succède ainsi au Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui vient de boucler son second mandat à la présidence de l’organisation africaine.

« Un moment de fierté pour Djibouti et l’Afrique. J’adresse ma sincère gratitude aux chefs d’État pour leur confiance et leur soutien. Son leadership servira l’Afrique avec dévouement et vision », a réagi le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh sur le réseau social X.

Départ de la CEDEAO et naissance de l’AES.

Cependant, à ce grand rendez-vous avec l’histoire du continent, le Mali, le Burkina Faso et le Niger (formant depuis le 6 juillet 2024 la Confédération des États du Sahel), sont les grands absents. Cette non-représentation de l’AES à ce sommet des chefs d’État de l’UA donne l’impression d’une volonté des leaders de l’organisation africaine de mettre en exécution les consignes de leurs « maîtres occidentaux » qui souhaitent, dans les faits, voir les pays de l’AES isolés.

Cette absence pourrait également être interprétée comme l’expression d’une solidarité de l’Union africaine avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de laquelle les pays de l’AES se sont retirés depuis le 29 janvier 2025. Toutefois, des négociations devraient se poursuivre jusqu’en juillet prochain pour les convaincre d’y rester.

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont pris la décision souveraine de quitter la CEDEAO après les sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines » qui leur ont été imposées à la suite des changements de régime intervenus en leur sein. Mais cette décision a également été motivée par les menaces d’intervention militaire brandies par la CEDEAO contre le Niger après le renversement du président Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023.

En janvier 2025, devant les Forces vives de la nation venues lui présenter leurs vœux de nouvel an, le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a comparé la CEDEAO aux groupes terroristes dans leur manière d’agir. Pour les populations de l’AES, cette organisation ne défendrait que les intérêts de ses dirigeants et non ceux de leurs peuples.

Toutes ces frustrations ont conduit à la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, avant que ne soit proclamée, lors de leur premier sommet, la Confédération des États du Sahel en juillet 2024.

Une absence qui interroge la cohésion de l’UA

L’absence de l’AES à ce sommet pourrait donc paraître incompréhensible et susceptible de compromettre la politique d’unité et de cohésion de l’organisation africaine, qui se veut une institution pour tous les États africains, sans exclusion.

Dans un entretien avec la chaîne Télé Sahel, samedi 8 février, le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a dénoncé l’isolement imposé à son pays. Il a aussi mis en avant des « manœuvres hostiles » qui, selon lui, ont visé le Niger, notamment lors d’un sommet de l’Union africaine à Brazzaville. Il a expliqué que la délégation nigérienne avait été exclue sous la pression de Moussa Faki Mahamat, président sortant de la Commission de l’UA.

Le diplomate nigérien a également indiqué que c’est la raison pour laquelle le Niger et ses alliés de l’AES ont décidé de ne plus participer à certains forums internationaux où leur présence est ignorée ou non respectée. « Nous avons interdit que l’on parle de nous en notre absence. », a-t-il précisé.

Nécessité de réformes profondes de l’UA

L’article 30 de l’Acte constitutif de l’Union africaine stipule clairement : « Les gouvernements qui accèdent au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels ne sont pas admis à participer aux activités de l’Union. »

Ainsi, cette non-représentation de l’AES au 38e sommet de l’UA n’est qu’une suspension provisoire en attendant le retour de ces pays à un « ordre constitutionnel ».

Faut-il pour autant blâmer les pays de l’AES ? Cette question se pose d’autant plus que, lors de ce sommet, d’autres tensions ont éclaté. Selon certaines sources, une partie de la délégation de la RDC a été empêchée d’accéder au sommet par les services de sécurité éthiopiens, le 15 février au matin. L’ambassadeur de la RDC en Éthiopie, représentant permanent auprès de l’UA, Jean-Léon Ngandu Ilunga, faisait partie des personnes bloquées.

D’après la délégation congolaise, entre cinquante et soixante personnes auraient été concernées.

Une organisation dont la vocation est de « promouvoir l’unité, la solidarité, la cohésion et la coopération entre les peuples d’Afrique, et entre les États africains » devrait-elle prendre des décisions majeures en l’absence de certains de ses membres ?

Même si ses principes fondent ces suspensions, cette situation plaide pour une réforme profonde de l’organisation sous la nouvelle administration.

Un président face à d’importants défis

Bien que l’UA soit opposée aux « changements anticonstitutionnels de gouvernement », le nouveau président de la Commission aura du pain sur la planche s’il souhaite atteindre les objectifs d’unité et d’intégration.

Mahamoud Ali Youssouf devra travailler avec tous les États membres, sans aucune autre considération politique, afin de restaurer la confiance et préserver la cohésion de l’organisation. Il devra également éviter les erreurs de Bola Tinubu, président en exercice de la CEDEAO, sous la présidence duquel l’organisation sous-régionale a perdu trois membres fondateurs.

Travailler à la participation de l’AES

Le nouveau président de l’UA devra donc rapidement rétablir le dialogue avec les pays de l’AES afin de mieux comprendre leur vision et leurs orientations. Celles-ci, rappelons-le, ne diffèrent pas fondamentalement de celles de l’Union africaine, qui prône « une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale ».

Ces démarches pourraient se concrétiser par l’invitation des dirigeants de l’AES aux prochains événements majeurs de l’organisation.

Toute position radicale à leur égard risquerait d’accentuer la fracture et d’encourager ces États à prendre davantage de distance avec l’UA, comme cela a été le cas avec d’autres organisations et États.

Les États de l’AES sont attachés à leur souveraineté et à des principes d’égalité et de non-ingérence dans leurs affaires intérieures. Ces principes se retrouvent dans les trois piliers de l’action publique au Mali, qui préside actuellement l’AES : le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenariats opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.

Un chantier continental à relancer

Au-delà de la question de l’AES, le nouveau président de la Commission devra également s’attaquer à d’autres défis majeurs qui continuent d’alimenter les tensions et de fragiliser la stabilité du continent africain.

Parmi ces défis, la situation en République démocratique du Congo (RDC) demeure préoccupante. Le pays reste en proie à des violences persistantes, notamment dans sa partie orientale, où des groupes armés sèment l’insécurité et compromettent les efforts de développement.

Le conflit interne au Cameroun constitue également une problématique cruciale. Les tensions dans les régions anglophones nécessitent une médiation efficace et des solutions durables pour éviter une escalade de la violence.

La crise persistante en Libye reste un autre point d’attention. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays peine à retrouver la stabilité et à instaurer un gouvernement d’unité nationale. Les rivalités entre factions continuent d’entraver la reconstruction et d’alimenter les trafics transfrontaliers.

Le succès de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente un enjeu majeur pour l’intégration économique du continent. La mise en œuvre effective de ce projet nécessite une harmonisation des politiques commerciales, des infrastructures adaptées et une coopération renforcée entre les États membres.

Sans une réforme institutionnelle d’envergure et un dialogue inclusif, l’UA pourrait perdre en crédibilité et s’exposer à un risque de fragmentation. Le défi est de taille, mais il reste à la portée d’une organisation unie et déterminée à bâtir un avenir commun pour l’Afrique.

Chiencoro Diarra

16 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
Actu

Exploitation de l’or au Mali : adoption d’un décret pour une nouvelle convention avec la société Nampala-S.A.

by Sahel Tribune 15 février 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien a adopté un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation avec la Société Nampala-S.A., le mercredi 12 février 2025. Cette décision, prise sur la base du rapport du ministre des Mines, s’inscrit dans la continuité des réformes engagées dans le secteur minier malien.

Les autorités maliennes et la société ressource Robex Mali-Sarl avaient signé, le 27 décembre 2011, une Convention d’établissement pour la recherche et l’exploitation de l’or ainsi que des substances minérales du groupe 2 sur le périmètre de Mininko, situé dans la région de Sikasso. Les recherches géologiques menées par cette société ont révélé un gisement important, dont les réserves minérales sont estimées à 17 351 000 tonnes, avec une teneur moyenne en or de 0,70 gramme par tonne.

Un protocole d’accord pour renforcer la participation de l’État

Le potentiel de production du site a été évalué à 1,439 tonne d’or par an, pour une durée d’exploitation estimée à huit ans. Afin de permettre le démarrage des activités minières, un permis d’exploitation a été attribué à la Société Ressources Robex Mali-Sarl par le Décret n° 2012-190/PM-RM du 21 mars 2012.

Dans le cadre des réformes engagées pour une meilleure gouvernance du secteur minier, le 12 septembre 2024, l’État du Mali a signé un protocole d’accord avec les sociétés Ressources Robex INC et Nampala-S.A. Ce protocole consacre une augmentation des parts détenues par l’État dans le capital de la société, les transformant en participations non contributives et non diluables. Ce mécanisme garantit à l’État des dividendes prioritaires. Ce qui renforce les retombées financières de l’exploitation aurifère pour le pays.

Une nouvelle convention d’établissement adoptée

Le décret adopté par le Conseil des ministres vise à approuver une nouvelle Convention d’établissement entre l’État malien et la Société Nampala-S.A. Cette convention prend en compte les changements intervenus dans le cadre du protocole d’accord du 12 septembre 2024.

Avec cette mesure, le gouvernement entend assurer une meilleure intégration des réformes minières en cours, tout en garantissant que l’exploitation des ressources aurifères bénéficie davantage à l’économie nationale. L’adoption de ce décret marque ainsi une nouvelle étape dans l’optimisation du secteur minier malien, qui constitue un levier stratégique pour le développement du pays.

Ibrahim K. Djitteye 

15 février 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
cour-des-comptes
ActuÉconomie

Audit des finances publiques : des irrégularités énoncées, des réformes engagées et des enquêtes ouvertes

by Sahel Tribune 15 février 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La Cour des comptes a levé le voile sur de graves irrégularités dans la gestion des finances publiques du Sénégal, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024, sous l’ex-président Macky Sall. Ce rapport d’audit, transmis au Chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye, met à nu des anomalies budgétaires, des déficits sous-estimés et des pratiques financières douteuses. Face à une telle calamité budgétaire, l’administration Faye a annoncé l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur de possibles délits financiers.

Les conclusions sont accablantes. La Cour révèle des rattachements irréguliers de recettes, où certaines recettes ont été artificiellement imputées à des exercices antérieurs. Ces manipulations ont masqué l’ampleur réelle du déficit budgétaire, faussant la présentation des comptes publics. Le déficit, officiellement annoncé à 12,30 % du PIB en 2023, pourrait être encore plus important si toutes les opérations étaient correctement comptabilisées.

Le camp Macky Sall dénonce une « machination politique »

Par ailleurs, le rapport relève des dépenses financées sur ressources extérieures non retracées dans les comptes publics. Ce qui crée des écarts importants et expose un grave déficit de transparence. À cela s’ajoutent des anomalies dans la gestion de l’endettement, avec des emprunts contractés en excès et utilisés en partie pour des dépenses hors budget. Cette mauvaise gestion a contribué à faire exploser la dette publique, passée de 65,59 % du PIB en 2019 à 99,67 % en 2023. Une situation qui a placé le pays dans une position critique.

Face à ces manquements, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur de possibles infractions pénales. Selon lui, les faits relevés par la Cour pourraient constituer des délits graves, notamment des « détournements de deniers publics, escroqueries portant sur des deniers publics, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, complicité et recel », des chefs d’accusation pouvant impliquer d’anciens ministres.

Cette annonce suscite une vive réaction du camp de l’ex-président Macky Sall. Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse, dénonce une « machination politique ». Ils accusent les nouvelles autorités de chercher à détourner l’attention : « Ousmane Sonko est dans la fuite en avant. Il a toujours trouvé des prétextes fallacieux pour ne jamais faire face à ses responsabilités. Les promesses de rupture et de transformations systématiques ayant fondu comme neige au soleil, lui et son président délégué cherchent par la manipulation à se défausser sur les fonctionnaires de l’État ».

Basssirou Diomaye Faye réagit et prend des mesures 

De leur côté, les nouvelles autorités affichent leur détermination à rétablir l’ordre budgétaire. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Économie s’est engagé à mettre en œuvre des réformes rapides pour garantir « la soutenabilité budgétaire du pays ». Ce qui envoie un signal fort aux bailleurs internationaux et au Fonds Monétaire international (FMI).

Dans le même élan, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a ordonné une série de mesures correctives immédiates pour restaurer la transparence et assainir les finances publiques.

Tout d’abord, il a exigé l’arrêt des rattachements irréguliers de recettes et le retour à une comptabilité rigoureuse, conforme aux normes en vigueur. Cette décision vise à éviter toute manipulation comptable pouvant masquer la réalité budgétaire.

Ensuite, le Chef de l’État a ordonné un audit approfondi des dépenses financées par des ressources extérieures, afin d’identifier et de corriger les écarts constatés dans les rapports budgétaires. Cet audit permettra de renforcer la traçabilité des financements étrangers.

Dans une démarche de transparence accrue, il a également décidé de réformer la gestion des comptes spéciaux du Trésor. L’objectif est d’assurer un suivi plus strict des transferts budgétaires, souvent épinglés pour leur manque de traçabilité.

Rompre avec les pratiques du passé et instaurer une gestion exemplaire 

Par ailleurs, le Président a appelé à un encadrement strict de la politique d’endettement, avec un suivi rigoureux des emprunts contractés par l’État. Cette mesure vise à prévenir tout surendettement et à garantir que chaque emprunt soit utilisé conformément aux besoins réels du pays.

Enfin, il a insisté sur la nécessité de publier chaque année les rapports sur les dépenses fiscales, en conformité avec les directives de l’UEMOA. Cette publication régulière permettra d’évaluer l’impact des exonérations fiscales et de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques.

Par ces mesures, Bassirou Diomaye Diakhar Faye entend marquer une rupture claire avec les pratiques passées et instaurer une gestion financière exemplaire au service des citoyens.

Pour Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ces réformes ne sont pas seulement une nécessité financière, mais une réponse aux attentes citoyennes. « Nous devons montrer l’exemple en instaurant une gestion exemplaire des finances publiques », a-t-il affirmé en clôture du Conseil des ministres.

Alassane Diarra 

15 février 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mahmoud Dicko
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Mali : l’exil de l’imam Dicko se poursuit après le report de son retour annoncé

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Depuis plusieurs jours, le retour de l’imam Mahmoud Dicko à Bamako alimente les débats et suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. L’influent leader religieux, qui a passé plus d’un an en Algérie pour des raisons médicales selon ses partisans, devait initialement regagner la capitale malienne ce vendredi 14 février 2025. Toutefois, la Commission des soutiens de l’Imam Dicko a annoncé le report de son retour. Elle invoque des impératifs liés à l’unité nationale et à la préservation de la stabilité du pays.

Dans un communiqué, la Commission des soutiens de l’Imam Mahmoud Dicko explique que plusieurs personnalités ont sollicité un report du retour du leader religieux. Cette demande survient dans un contexte marqué par un important déploiement militaire à Bamako, officiellement pour des « raisons de sécurité ». Une lettre confidentielle, datée du 13 février 2025 et attribuée à la direction régionale de la police nationale du district de Bamako, indique que les autorités perçoivent cette arrivée comme une « tentative de déstabilisation de la transition ».

Face à cette situation, les soutiens de l’imam ont déclaré avoir pris la décision « en toute responsabilité » de reporter l’arrivée de leur leader. Ils affirment que leur priorité demeure l’intérêt supérieur du Mali. Dans un souci d’éviter toute confrontation avec les forces de l’ordre, ils ont demandé à Mahmoud Dicko de différer son voyage. Cette annonce a immédiatement suscité de nombreuses réactions, notamment parmi ses partisans qui espéraient un retour triomphal.

Un précédent qui interroge

La Commission des soutiens de l’Imam Mahmoud Dicko rappelle que ce n’est pas la première fois que l’influent religieux est contraint de reporter une initiative sous la pression. En octobre 2023, la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) dissoute, qui était alors sous sa direction, avait annulé une marche prévue pour exiger une transition civile, afin de préserver la stabilité du pays, souligne le communiqué. « Cette décision, loin d’apaiser la situation, avait conduit à la dissolution de la CMAS, à l’exil de l’imam et à l’incarcération de son coordinateur, Youssouf Daba Diawara », expliquent les partisans de l’imam dans leur communiqué, tout en dénonçant une « manœuvre visant à affaiblir leur mouvement ». 

Les autorités sur leurs gardes

À la veille de l’arrivée prévue de l’imam Dicko, les forces de sécurité ont renforcé leur dispositif dans la capitale. Selon un ordre de service ayant fuité sur les réseaux sociaux, les autorités soupçonnent l’ex-leader du Haut Conseil Islamique du Mali d’activités subversives. Son retour coïncide avec un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par des opérations militaires contre les groupes armés dans plusieurs régions du pays.

La population malienne reste divisée sur ce retour. Tandis que ses partisans saluent un leader soucieux du devenir du Mali, d’autres estiment que sa présence pourrait fragiliser davantage la transition. Certains observateurs y voient une tentative d’ingérence dans le processus politique en cours, alors que les autorités actuelles poursuivent leurs réformes dans un climat déjà marqué par de fortes tensions.

Il convient de rappeler au passage le rôle prépondérant qu’a joué l’imam Mahmoud Dicko en 2020, dans la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), à travers le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Un mouvement émietté en plusieurs tendances aujourd’hui en raison des désaccords entre ses leaders. Imam Dicko est donc connu pour ses capacités de rassemblement et donc de déstabilisation. Surtout que depuis l’étranger, il tient des propos défavorables aux autorités de la transition. 

Ibrahim K. Djitteye 

15 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
ministre de la réconciliation
A la UneSécurité

DDR-I au Mali : une stratégie pour désarmer les cœurs et reconstruire la nation

by Bakary FOMBA 14 février 2025
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le Mali, pays en proie à des décennies de conflits, s’engage dans un programme ambitieux d’intégration des ex-combattants. Est-ce la voie vers une paix durable, ou un pari risqué ?

Malgré les multiples défis auxquels le Mali est confronté, la détermination des autorités de la transition à instaurer la stabilité et la paix est sans équivoque. Dans cette optique, le programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I) des groupes armés s’impose comme un pilier essentiel pour reconstruire un pays meurtri par des décennies de conflits.

Une approche foncièrement humaine

Engagé dans une dynamique de retour à la paix et la stabilité, l’État malien amorce une étape cruciale dans ce processus en lançant un vaste programme de recrutement visant à intégrer 3000 ex-combattants des mouvements alliés. Cet acte témoigne d’une volonté manifeste de pacification et de réconciliation nationale de la part des autorités en place. Mais cette vision n’est pas qu’une décision, elle incarne une vision ambitieuse pour un avenir meilleur pour ce pays sahélien.

Loin d’être une simple mesure conjoncturelle, ce programme de DDR-I s’inscrit dans une stratégie à long terme pour sécuriser le Mali tout en fournissant une voie vers une vie civile digne pour ceux qui ont pris les armes. En intégrant ces anciens combattants, le gouvernement malien prouve qu’il prône une approche foncièrement humaine, axée sur la réinsertion sociale et économique.

Créer un climat de confiance entre les acteurs

Lors de la présentation des vœux de Nouvel An des Forces de Défense et de Sécurité au président de la transition, le 6 février 2025, le général d’Armée Assimi Goïta, a souligné l’importance de la cohésion entre l’État et la population. « La cohésion et l’unité d’action, tant à l’intérieur des Forces armées et de Sécurité que dans notre chaine de commandement, constituent les gages de nos succès », a-t-il affirmé.

Au regard de la situation actuelle qui prévaut dans le pays, ces propos du président de la transition résonnent comme un écho à l’engagement du Mali à mettre en œuvre des politiques inclusives qui favorisent l’unité nationale. Pour le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, le DDR-I va au-delà de l’intégration des ex-combattants. « Il s’agit aussi de créer un climat de confiance entre les acteurs et de favoriser une réconciliation sincère et durable ».

De son côté, le chef d’état-major général des armées, le général de Division Oumar Diarra, a évoqué, avec une clarté précieuse, le rôle crucial de l’armée dans ce processus. Il s’agit de protéger les citoyens, sécuriser les facilités de réinsertion et garantir que le retour à la paix se fasse dans un cadre de dignité et de respect des droits humains. Toutefois, il est impératif que les efforts déployés ne soient pas uniquement concentrés sur l’aspect sécuritaire. Ils doivent englober des initiatives de développement socio-économique, afin de prévenir le retour à la violence.

Un processus qui nécessite un suivi rigoureux

Ce chemin vers une stabilité durable est semé d’embûches, mais la volonté manifeste des autorités à intégrer des ex-combattants offre une lueur d’espoir.

Par ailleurs, ce processus d’intégration nécessite un suivi rigoureux, une formation adaptée et des ressources suffisantes pour garantir leur insertion effective dans la société. Les autorités doivent également veiller à ce que ce processus ne soit pas perçu comme une simple amnistie, mais comme une opportunité pour ces individus de redevenir des citoyens à part entière, contribuant positivement à la reconstruction nationale. Il est également essentiel que la communauté internationale et les partenaires régionaux continuent de soutenir ces initiatives d’autant plus que la paix au Mali ne peut être durable que si elle est portée par un engagement collectif des acteurs locaux, régionaux et internationaux.

Le Mali, tel un phénix renaissant de ses cendres, se relève de la violence et se tourne vers un horizon où la paix et l’espoir s’entrelacent. Le programme DDR-I représente un rayon de lumière dans un ciel longtemps obscurci par les conflits, mais aussi un pari risqué, un défi immense.

Bakary Fomba                                      

14 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
COMATEX-SA
A la UneÉconomie

COMATEX : le rapport du Vérificateur général pointe de graves dysfonctionnements

by Sahel Tribune 14 février 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a rendu public son rapport de vérification de performance sur la gestion de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX) pour la période allant du 1er avril 2023 au 16 août 2024. Ce document fait constater plusieurs faiblesses structurelles et organisationnelles qui freinent la relance de cette industrie clé pour l’économie malienne.

Créée en 1968, la COMATEX, fierté industrielle de Ségou et du Mali dans son ensemble, est aujourd’hui entièrement détenue par l’État malien. Malgré un appui financier de 922 millions de FCFA en 2023, à l’occasion de sa relance après trois ans d’arrêt de travail, elle peine à retrouver son souffle. Le rapport révèle que « l’exercice 2023 s’est soldé par une perte de plus de 300 millions de FCFA » tandis que la consommation énergétique absorbe plus de 80 % des charges décaissables.

Un Conseil d’administration inefficace

Le rapport souligne un sérieux dysfonctionnement dans la gouvernance : « Le Conseil d’administration ne fonctionne pas efficacement en matière de prise de décisions ». Sur les cinq sessions tenues durant la période sous revue, seuls deux procès-verbaux ont été adoptés. En outre, les états financiers de 2023 n’étaient toujours pas validés au 2 septembre 2024, soit au-delà du délai réglementaire de six mois.

L’organisation interne souffre également d’irrégularités. Des postes clés ont été supprimés ou fusionnés sans validation du Conseil d’administration. À titre d’exemple, « le chef du service audit cumule deux fonctions incompatibles : l’audit et la planification ». Ces dérives, selon les experts du BVG, compromettent la répartition optimale des tâches et nuisent à la performance globale de l’entreprise.

Un outil de production vétuste

Le Bureau de Samba Alhamdou Baby met aussi le doigt sur des pratiques d’approvisionnement peu orthodoxes. Il note que « 15 opérations d’achats de carburant ont été effectuées sans expression préalable des besoins des services utilisateurs ». Pire encore, sur 30 achats analysés, aucun n’a été soumis à une mise en concurrence, violant ainsi les principes de transparence et de bonne gestion des ressources.

La vétusté des équipements est un autre point noir. Les ateliers fonctionnent avec des machines obsolètes, certaines datant de 1966. Les quatre groupes électrogènes sont hors service depuis 1995, et le système de ventilation est à l’agonie. En 2023, la COMATEX n’a réalisé que 59,43 % de sa production prévue, soit 1 277 675 mètres de tissus sur une cible de 2 150 000.

Des recommandations pour sauver la COMATEX

Face à ces constats alarmants, le BVG a formulé plusieurs recommandations :

  • Au Conseil d’administration : adopter rapidement les procès-verbaux en retard et valider l’organigramme.
  • Au directeur général : établir un plan annuel de performance et formaliser les procédures d’achats.
  • Au ministre de l’Industrie et du Commerce : allouer les ressources nécessaires à la rénovation des équipements vétustes.

Malgré les failles relevées, les experts du BVG reconnaissent que la COMATEX, grâce au soutien de l’État, affiche des « résultats fort appréciables au niveau de la production ». Toutefois, une restructuration urgente est indispensable pour que cette entreprise retrouve sa place de fleuron de l’industrie textile malienne.

Alassane Diarra 

14 février 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : le gouvernement lance un concours inter-écoles pour promouvoir l’hygiène et l’assainissement
Sénégal : stratégie énergétique face à la hausse du pétrole et réforme de la...
Madagascar : la justice face à l’ombre d’Andry Rajoelina

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close