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Pr. Boureima Kansaye, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
A la UneÉducation

Université de Tombouctou : le ministre Boureima Kansaye promet l’opérationnalisation dans le bref délai 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 1 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Boureima Kansaye, a effectué, en début de semaine, une visite de travail dans la ville historique de Tombouctou. Cette mission s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’ouverture prochaine de l’Université de Tombouctou. Un projet d’envergure qui suscite beaucoup d’espoir auprès des populations locales.

Lors de son déplacement, le ministre a présidé le conseil d’administration de l’Institut des hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba (IHERI-ABT). Une institution académique renommée qui fait partie intégrante de la future université. En marge de cette rencontre, l’Institut a également célébré la sortie de sa cinquième promotion. Un événement marquant pour la communauté universitaire de Tombouctou.

Dans son discours, Pr. Kansaye a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accélérer le processus de mise en place de l’Université de Tombouctou. Il a notamment insisté sur le retour de l’IHERI-ABT dans son environnement naturel après avoir été contraint de déménager à Bamako en raison de la crise sécuritaire. « L’Institut fait partie de l’université de Tombouctou, comme d’autres grands établissements universitaires du pays. Nous travaillerons dans les jours et semaines à venir pour que son retour s’effectue dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré.

Un projet ambitieux mais complexe

Toutefois, le ministre a tenu à rappeler que la mise en place d’une université ne se fait pas en un jour. Il a souligné que même avec un État doté de tous les moyens nécessaires, un projet d’une telle envergure demande plusieurs années pour être pleinement opérationnel. Il a pris l’exemple de l’Université du Mali, créée en 1993 et qui n’a véritablement commencé à fonctionner qu’en 1996.

Ce délai s’explique par les nombreux défis à relever, notamment la mise en place des infrastructures, le recrutement du personnel enseignant, l’élaboration des programmes académiques et la mise en place des partenariats avec d’autres institutions. L’Université de Tombouctou devra également tenir compte du contexte sécuritaire et des besoins spécifiques de la région afin d’assurer un fonctionnement optimal dès son ouverture.

Un moteur de développement pour la région

Au-delà de son rôle éducatif, le ministre a insisté sur l’impact économique et social qu’aura cette université sur la région. « Une université est une opportunité de développement. Chaque établissement universitaire dynamise son territoire et crée de nouvelles activités économiques », a-t-il souligné.

En effet, la présence d’une université à Tombouctou pourrait favoriser l’émergence de nombreux secteurs : le logement, le commerce, les services et même la recherche appliquée. À travers des collaborations avec des entreprises locales, les enseignants-chercheurs et étudiants pourront contribuer à l’innovation et au développement économique. Dans d’autres pays, les universités jouent un rôle central en apportant des solutions aux problématiques des entreprises et en favorisant l’entrepreneuriat.

Un espoir pour la jeunesse de Tombouctou

Pour la population locale, ce projet est une avancée majeure. Depuis des années, les jeunes de Tombouctou doivent se déplacer vers d’autres villes, voire à l’étranger, pour poursuivre leurs études supérieures. L’ouverture de cette université leur offrira la possibilité de suivre une formation de qualité sans quitter leur ville natale, réduisant ainsi les coûts liés aux déplacements et facilitant l’accès à l’enseignement supérieur.

De plus, la présence d’une université dans la région contribuera à renforcer la recherche scientifique et à préserver le riche patrimoine intellectuel et historique de Tombouctou. Connue pour ses manuscrits et son rôle central dans la transmission du savoir en Afrique de l’Ouest, la ville retrouvera ainsi une place de choix dans le paysage universitaire malien.

Une visite hautement symbolique pour Tombouctou

Lors de cette visite, le gouverneur de la région de Tombouctou, le contrôleur principal de la police Bakoun Kanté, a exprimé sa satisfaction et celle de la population face aux engagements du gouvernement.

Il a rappelé que cette mission ministérielle répond aux préoccupations majeures des forces vives de la région, notamment l’opérationnalisation de l’université et le retour des manuscrits de Tombouctou. « L’université de Tombouctou va permettre à de nombreux jeunes de poursuivre leurs études après le baccalauréat sans être obligés de partir à Bamako dans des conditions difficiles », a-t-il insisté.

Le gouverneur a également salué la tenue du conseil d’administration de l’IHERI-ABT sur place, un événement qui ne s’était pas produit depuis la crise de 2012. Il a félicité les efforts des autorités et des acteurs de l’éducation qui ont œuvré pour rendre cette rencontre possible.

Ibrahim K Djitteye 

1 mars 2025 0 comments
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Sissoko Abdoulaye, directeur pédagogique de L’EGI-SUP.
ExclusifTaabolow ani Tabiaw

Abdoulaye Sissoko, directeur de L’EGI-SUP : « Les entreprises gagneraient à offrir plus de flexibilité »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 février 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le mois de Ramadan est une période de forte spiritualité qui influence les habitudes de vie, y compris dans le cadre professionnel. Entre adaptation des horaires, gestion de la fatigue et maintien de la productivité, les travailleurs maliens doivent jongler entre leurs obligations religieuses et leurs responsabilités professionnelles. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons rencontré M. Sissoko Abdoulaye, directeur pédagogique de L’EGI-SUP, qui partage son expérience sur l’impact du jeûne sur le quotidien des travailleurs et les mesures d’accompagnement à privilégier en entreprise.

Sahel Kunafoni : Depuis combien de temps pratiquez-vous le jeûne pendant le Ramadan et quelles sont vos motivations à le faire ?

Abdoulaye Sissoko : Je pratique le jeûne du Ramadan depuis les années 2004-2005. Mes motivations sont avant tout religieuses, avec une quête spirituelle de rapprochement avec Dieu. Cette période est pour moi une occasion de purification physique et mentale, mais aussi un exercice de discipline et d’introspection. En plus de l’aspect religieux, le jeûne est un moyen de renforcer ma patience, ma résilience et ma gratitude envers les bienfaits quotidiens que nous avons tendance à négliger.

Comment le jeûne pendant le Ramadan affecte-t-il votre niveau d’énergie pendant la journée de travail ?

Le jeûne modifie inévitablement le niveau d’énergie, notamment en milieu et fin de journée. Pour y faire face, j’adopte une approche méthodique en organisant mes tâches en fonction de mes pics de vitalité. J’accorde la priorité aux activités les plus exigeantes le matin, quand je suis encore en pleine possession de mes moyens. L’après-midi, je me concentre sur des tâches plus légères pour éviter toute baisse soudaine de productivité.

Les horaires de travail sont-ils ajustés pendant le Ramadan dans votre établissement ? Si oui, comment ces ajustements vous aident-ils à mieux gérer votre journée de travail ?

Oui, notre établissement adapte les horaires pendant le Ramadan. Par exemple, les femmes terminent à 15 h au lieu de 17 h, et les hommes à 16 h. Ces ajustements nous permettent d’être plus efficaces sur une période plus courte et d’éviter une accumulation excessive de fatigue. Cela favorise une meilleure concentration et une meilleure organisation des tâches essentielles avant la baisse d’énergie de fin de journée.

Si vous avez constaté une baisse de votre productivité, comment gérez-vous cette situation au travail ?

Lorsque je ressens une baisse de productivité, je réorganise mes priorités. J’accomplis en priorité les tâches les plus exigeantes le matin et reporte celles qui demandent moins d’effort mental aux moments où l’énergie est plus faible. Si possible, j’adapte aussi mon emploi du temps pour inclure des pauses stratégiques qui me permettent de récupérer et d’éviter le stress accumulé.

Ressentez-vous des effets négatifs sur votre santé pendant le Ramadan, comme de la fatigue, des maux de tête ou des difficultés de concentration ?

La fatigue est inévitable, surtout en raison du manque d’hydratation et du rythme de sommeil modifié. Cependant, je n’ai jamais ressenti d’effets négatifs majeurs. Au contraire, je considère le jeûne comme un moyen de régénération du corps. En m’assurant une bonne hydratation et une alimentation équilibrée lors du sahur et de l’iftar, je parviens à minimiser les désagréments et à maintenir un niveau de concentration correct.

Comment gérez-vous le stress et la pression professionnelle pendant le Ramadan ? Avez-vous des stratégies pour maintenir un équilibre ?

Pour gérer le stress, j’adopte une organisation rigoureuse, je planifie mes journées avec des objectifs clairs et atteignables. J’évite la surcharge de travail en anticipant les tâches et en les répartissant de manière équilibrée. Lorsque la pression devient plus forte, je prends quelques instants pour respirer et me recentrer, ce qui m’aide à garder un bon équilibre entre mes obligations professionnelles et mon état physique et mental.

Le jeûne affecte-t-il votre humeur et vos interactions avec vos collègues ?

Le manque d’énergie peut parfois influencer l’humeur, notamment en fin de journée. Cependant, j’essaie de rester conscient de cela et d’adopter une approche plus tolérante dans mes interactions. J’évite les discussions trop intenses ou stressantes et privilégie une communication calme et posée. En étant attentif à mon état et à celui des autres, il est possible de maintenir une bonne ambiance au travail malgré la fatigue.

Selon vous, quels aménagements ou soutiens pourraient être mis en place dans les entreprises pour améliorer l’expérience des travailleurs pendant le Ramadan ?

Les entreprises gagneraient à offrir plus de flexibilité dans les horaires et à réduire le volume de travail sur les tâches les plus énergivores. L’ajout de pauses stratégiques et la possibilité de télétravail pour certaines missions pourraient aussi être bénéfiques. Ces aménagements montreraient une prise en compte du bien-être des employés, ce qui renforcerait leur engagement et leur motivation.

En tant que travailleur, quels conseils donneriez-vous à vos collègues pour mieux concilier le jeûne et les exigences professionnelles pendant le Ramadan ?

Je leur conseillerais d’être stratégiques dans la gestion de leur temps et de leurs efforts. Il est important de prioriser les tâches exigeantes le matin et d’utiliser l’après-midi pour des missions plus légères. De plus, il faut bien s’hydrater et manger équilibré lors du sahur et de l’iftar pour éviter les coups de fatigue. Enfin, il ne faut pas hésiter à communiquer avec ses collègues et son employeur pour ajuster les conditions de travail si nécessaire.

Interview réalisée et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye 

28 février 2025 0 comments
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Afrique-France
ActuAnalyses

Tribune. Quand l’Afrique ferme ses portes, Paris cherche la clé.

by Fousseni TOGOLA 28 février 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

La France voit son influence en Afrique s’effriter sous l’élan des nouvelles souverainetés. Cette reconfiguration des rapports de force entre l’ancienne puissance coloniale et ses ex-partenaires stratégiques trace le destin de ces deux anciens alliés.

La politique française en Afrique est-elle en train de mourir de sa belle mort ? En tout cas, les relations de coopération entre l’Hexagone et l’Afrique ne sont plus au beau fixe comme elles l’étaient durant la période du « béni oui oui » ou du « oui, Maître ».

La rupture de la coopération militaire, à travers la dénonciation des accords de défense entre la France et les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi que la fermeture des bases militaires françaises au Tchad, au Sénégal et en Côte d’Ivoire rappellent l’époque des indépendances africaines.

Une nouvelle tendance dans les relations internationales

Après l’accession à l’indépendance, la France a été exhortée à retirer ses militaires des pays désormais souverains et capables d’assurer leur propre sécurité. C’est pourquoi, au Mali, bien que l’armée nationale ait été créée le 1er octobre 1960, il a fallu attendre le 20 janvier 1961 pour voir le dernier soldat français quitter le territoire malien, une date désormais célébrée comme la fête de l’Armée nationale.

Ces départs récents rappellent donc cette période des indépendances, où le colonisé a tordu le bras de son ancien maître et l’a forcé à accepter sa volonté. Les nouvelles souverainetés africaines constituent un véritable coup dur pour la France, qui se complaisait dans une relation de dominant-dominé. Cependant, parler d’une inversion totale du rapport de force entre l’Afrique et la France semble exagéré. Plutôt qu’un renversement, il s’agit davantage d’une reconfiguration des rapports de puissance. Les pays africains cherchent aujourd’hui à s’affranchir d’une tutelle jugée trop pesante, tandis que la France peine à redéfinir son rôle sur le continent.

Toutefois, sur le plan géopolitique, une nouvelle tendance émerge dans les relations internationales. Certes, une troisième guerre mondiale n’est pas imminente, mais les relations politiques, diplomatiques et économiques entre les États sont plus que jamais tendues. Les conflits territoriaux, jadis monnaie courante à l’époque des empires en Afrique de l’Ouest et ailleurs, refont aujourd’hui surface. La crise à l’est de la RDC (République démocratique du Congo) avec les rebelles du M23, soupçonnés d’être soutenus par le Rwanda — bien que Kigali réfute ces allégations —, en est une illustration frappante. On a également vu cette dynamique au Mali avec les indépendantistes touaregs. Plus loin du Sahel, la guerre opposant la Russie et l’Ukraine depuis plusieurs années s’inscrit dans cette même logique expansionniste. Toutefois, comparer ces conflits à la situation entre l’Afrique et la France pourrait bien être hasardeux, pour des observateurs. 

La France confrontée à une crise de gestion de ses ressources humaines

Certes, l’Afrique n’a jamais historiquement dominé la France, ce qui pourrait remettre en question l’idée d’un retour cyclique des rapports de force. Mais il y a une première fois à tout, dit-on, et chaque fait a un point de départ. Si la domination coloniale n’a jamais été inversée, l’apport des Africains à l’histoire française reste indéniable. Lors des deux guerres mondiales, l’Afrique a apporté un soutien déterminant à la France, en lui fournissant des troupes et des ressources essentielles.

Durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), près de 200 000 combattants africains, principalement issus des régiments de tirailleurs sénégalais, ont été envoyés sur le front occidental, subissant de lourdes pertes dans des batailles décisives comme celles de Verdun et de la Somme. Lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l’apport africain fut tout aussi crucial, permettant à la France de soutenir son effort de guerre et de remporter des victoires stratégiques. Ces faits historiques rappellent que l’Afrique n’a jamais été un simple spectateur de l’histoire française, mais un acteur clé dans certaines de ses heures les plus critiques.

Avec la fermeture progressive de ses bases militaires en Afrique, la France pourrait, dans un futur proche, être confrontée à une véritable crise dans la gestion de ses ressources humaines, notamment celles qui vivaient de la présence française sur le continent. Par ailleurs, son soutien affiché à l’Ukraine contre la Russie pourrait également lui coûter cher, à la fois sur le plan économique et diplomatique. La France devra jongler entre ses engagements internationaux et la nécessité de repenser ses liens avec l’Afrique, sous peine de voir son influence s’éroder encore davantage.

F. Togola

28 février 2025 0 comments
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Macron et Tebboune
A la UnePolitique

Accords de 1968 : la France veut rompre, l’Algérie promet des représailles

by Chiencoro 28 février 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Les tensions entre la France et l’Algérie s’intensifient autour des accords migratoires, des restrictions diplomatiques et des enjeux politiques, dans un climat où surenchères et répliques diplomatiques compliquent toute issue apaisée.

Le thermomètre des relations franco-algériennes est au rouge. Migrants, diplomatie, mémoire coloniale. Les sujets de friction s’accumulent, au point de faire craindre un durcissement durable entre Paris et Alger. D’un côté, une France empêtrée dans ses querelles internes, où l’extrême droite pousse à la surenchère migratoire. De l’autre, une Algérie qui, forte de son rôle stratégique en Afrique et sur le marché de l’énergie, refuse d’être traitée comme un simple partenaire subalterne.

Accords de 1968, la menace française

Le point de crispation du moment ? Les accords bilatéraux de 1968, ces textes qui offrent aux Algériens un statut migratoire privilégié en France. Un vestige des liens post-coloniaux, que François Bayrou, le Premier ministre français, menace aujourd’hui de revoir. Officiellement, Paris accuse Alger de ne pas coopérer sur l’expulsion des clandestins, notamment après l’attaque de Mulhouse, perpétrée par un Algérien en situation irrégulière.

Mais la manœuvre a une autre lecture. En pleine montée des tensions identitaires en France, le gouvernement cherche un bouc émissaire et trouve, comme souvent, l’Algérie. L’extrême droite applaudit, la diplomatie algérienne s’indigne.

Réplique immédiate d’Alger. Les restrictions françaises visant les passeports diplomatiques algériens sont une « atteinte aux intérêts nationaux ». Si Paris persiste, Alger menace de mesures réciproques. Ce qui ouvre la voie à un bras de fer dont nul ne peut prédire l’issue.

L’ombre de l’extrême droite sur les relations franco-algériennes

Mais au-delà du choc des chancelleries, cette crise révèle une dynamique plus profonde. La place de l’Algérie dans le débat politique français. Depuis des années, le spectre de l’immigration algérienne sert d’épouvantail aux droites françaises, et le RN de Jordan Bardella en fait un argument électoral permanent.

L’Algérie, de son côté, ne voit plus la France comme un partenaire incontournable. Son influence grandit en Afrique, sa coopération avec la Russie se renforce, et ses hydrocarbures restent une arme diplomatique puissante. Le temps où Alger encaissait les coups sans broncher est révolu.

Les conséquences d’une rupture prolongée

Le refroidissement des relations pourrait peser lourd sur plusieurs secteurs-clés, mettant à mal des intérêts stratégiques des deux côtés de la Méditerranée.

L’Algérie, principal fournisseur de gaz de la France après la Norvège, dispose d’un levier de pression majeur. Une réduction des exportations vers Paris serait un coup dur pour l’approvisionnement énergétique français, d’autant plus que l’Europe cherche à diversifier ses sources face à la crise ukrainienne. Avec un marché asiatique de plus en plus demandeur, Alger pourrait privilégier d’autres partenaires. Ce qui compliquerait davantage la transition énergétique européenne.

Sur un tout autre plan. Un durcissement des accords de 1968 freinerait l’accès des Algériens à la France, mais l’impact ne serait pas à sens unique. De nombreuses entreprises françaises opérant en Algérie bénéficient de dispositions avantageuses grâce à ces accords. En cas de restriction, les expatriés français pourraient à leur tour voir leur situation fragilisée. Une situation qui compliquerait les investissements et la présence économique française dans un pays qui reste l’un de ses principaux partenaires commerciaux en Afrique.

Sur le plan sécuritaire, alors que la France perd du terrain en Afrique de l’Ouest, notamment avec le retrait de ses troupes du Mali, du Burkina et du Niger, peut-elle se permettre une rupture avec Alger ? L’Algérie joue un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en raison de sa position géographique et de son expérience en matière de renseignement. Une détérioration des relations affaiblirait la coopération sécuritaire, à un moment où Paris cherche à redéfinir son influence sur le continent face à l’expansion de la Russie et d’autres acteurs internationaux.

Les tensions actuelles pourraient donc avoir des conséquences bien au-delà des déclarations diplomatiques, affectant des secteurs stratégiques qui lient encore étroitement la France et l’Algérie.

Dans ce bras de fer, ni la France ni l’Algérie n’ont intérêt à une escalade durable. Les liens économiques et historiques sont trop profonds, et les deux pays savent qu’ils devront, tôt ou tard, renouer. Mais tant que les surenchères verbales primeront sur la diplomatie, la tension restera vive.

En attendant, les coups pleuvent. Et l’orage diplomatique continue de gronder.

Chiencoro Diarra 

28 février 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Ramadan et 8 mars : ascèse et combat, la double épreuve du mois de mars

by Chiencoro 27 février 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Le calendrier a parfois des ironies troublantes. Mars 2025, un mois où l’ascèse du corps et la révolte des consciences s’entremêlent. D’un côté, le Ramadan, mois de jeûne, d’introspection et de discipline spirituelle pour plus d’un milliard et demi de croyants. De l’autre, le 8 mars, journée des droits des femmes, ce rappel que l’émancipation ne se décrète pas et que, pour des millions de femmes, la justice demeure un combat quotidien. Foi et revendication, ascèse et lutte : deux chemins, une même quête.

Dans les rues poussiéreuses de Bamako, Niamey ou Ouagadougou, où les traditions millénaires s’entrechoquent avec les revendications d’une modernité en marche, ce croisement interroge. Comment conjuguer l’épreuve du jeûne avec celle de la lutte sociale ? Comment trouver, dans l’abstinence imposée par la religion, un écho aux privations structurelles subies par celles qui, dès l’aube, préparent le repas des autres avant de penser au leur ?

Car si le Ramadan et la Journée des droits des femmes ont un point commun, c’est bien la résilience. Le dépassement de soi.

Le poids du jeûne, le fardeau du quotidien

Le jeûne est une épreuve spirituelle, une école de patience qui enseigne que la privation peut être une voie d’élévation, un retour à l’essentiel dans un monde saturé de superflu. Mais il serait naïf d’ignorer qu’il pèse d’un poids plus lourd sur certaines épaules.

Dans le Sahel, où les économies informelles dictent le rythme des journées, où l’eau et l’électricité sont des denrées aléatoires, où la subsistance passe souvent par le travail de rue, les femmes portent en silence la logistique du Ramadan. Elles sont dans les marchés, dans les cuisines, dans les champs, dans les administrations, toujours en première ligne, toujours invisibles. Dans bien des foyers, les hommes rompent le jeûne d’un geste assuré, tandis que leurs épouses, leurs sœurs ou leurs mères s’affairent encore autour des plats fumants.

Et pourtant, il n’y a pas de spiritualité authentique sans justice, pas d’élévation sans équité.

Un héritage de luttes oubliées

L’histoire africaine regorge de femmes combattantes, trop souvent effacées des récits officiels. Funmilayo Ransome-Kuti, pionnière du féminisme nigérian, qui fut la première femme à conduire une voiture et à mener une insurrection contre le colonialisme britannique. On la surnommait souvent la « Lionne de Lisabi ». Aoua Keïta, première femme députée du Mali indépendant, qui dénonçait déjà dans les années 1960 le poids des coutumes sur l’émancipation des femmes sahéliennes. 

Le 8 mars, au-delà des slogans et des discours officiels, devrait être un hommage à ces femmes de l’ombre qui, du Sénégal au Tchad, ont façonné l’histoire malgré les carcans imposés par la société, la famille, parfois même par la religion.

Foi et engagement : l’un ne va pas sans l’autre

Les théologiens progressistes l’affirment : le message du Ramadan n’a jamais été celui de la soumission, mais celui du partage, de la fraternité, de l’effort pour bâtir un monde plus juste. Et que réclament les femmes du Sahel, sinon ces mêmes valeurs ?

Cette année, alors que le mois sacré du Ramadan commence sous le signe du 8 mars, et s’achèvera avec l’Aïd al-Fitr, il serait bon de se souvenir que la prière n’exempte pas du combat, que la foi ne saurait être une résignation.

Les pays sahéliens, longtemps influencés par des lectures rigoristes de la religion importées du Golfe, voient émerger une nouvelle génération d’intellectuelles musulmanes, qui défendent un Islam du juste équilibre, entre spiritualité et progrès social.

À l’heure où les nations du Sahel aspirent à une autonomie politique et militaire avec la Confédération AES, pourquoi ne pas revendiquer aussi une autonomie intellectuelle, où la modernité ne serait pas vue comme une menace, mais comme une évolution naturelle de la société ?

Un Sahel en quête de justice

Le 8 mars 2025, dans les mosquées, dans les rues, dans les réunions d’associations, dans les radios communautaires, les femmes du Sahel rappelleront que leur combat n’est pas un caprice occidental, mais une nécessité africaine.

Elles rappelleront aussi que le véritable renoncement n’est pas celui du jeûne, mais celui d’une conscience qui détourne le regard des injustices.

Que ce mois soit donc celui du double engagement : celui du cœur et celui de l’esprit.

Car si la foi est un refuge, elle ne doit jamais être un prétexte à l’oubli.

Chiencoro Diarra

27 février 2025 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UneSécurité

Mali, Burkina, Niger : la peur a changé de camp

by Chiencoro 27 février 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Face aux djihadistes, l’AES est à l’offensive. Entre condamnations judiciaires, ripostes militaires et arrestations de chefs rebelles, le Mali, le Burkina et le Niger imposent une nouvelle donne sécuritaire au Sahel.

L’année 2025 s’annonce comme un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Justice implacable, ripostes militaires fulgurantes, traque des chefs rebelles : les nouveaux maîtres de Bamako, Ouagadougou et Niamey ont mis en œuvre une stratégie sans concession. Les djihadistes ne sont plus les chasseurs, mais les proies.

Au Burkina Faso, la fin de l’impunité pour les assaillants de 2018

2 mars 2018. Une détonation secoue le centre de Ouagadougou. Un véhicule bourré d’explosifs vient de pulvériser une partie de l’état-major des armées burkinabées. Quelques rues plus loin, des assaillants prennent d’assaut l’ambassade de France. Huit soldats burkinabés tombent, 85 personnes sont blessées. Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), filiale d’Al-Qaida au Sahel, revendique l’attaque.

Six ans plus tard, le Burkina Faso referme ce dossier brûlant. Le 25 février 2025, la justice a tranché :

  • Trois terroristes condamnés à la perpétuité pour leur rôle actif dans l’attaque.
  • Trois complices écopent de peines de 10 à 21 ans de prison ferme pour financement et soutien logistique.
  • Deux prévenus relaxés faute de preuves suffisantes.

Si Ibrahim Traoré a un message à faire passer, il est limpide : les terroristes ne trouveront plus ni refuge ni clémence dans le Burkina Faso de l’AES.

Au Mali, une armée en reconquête

Pendant que les juges frappent fort au Burkina, les Forces armées maliennes (FAMa) ripostent sur le terrain. Samedi 22 février 2025, aux premières lueurs du jour, un groupe armé tend une embuscade à une patrouille malienne près de Macina, dans la région de Ségou. L’attaque tourne court.

Neuf terroristes sont neutralisés sur place, plusieurs autres blessés s’évanouissent dans les forêts. Les FAMa ne sont plus une armée de garnison, elles traquent, frappent et sécurisent le terrain.

Depuis le départ des troupes étrangères, dont française ainsi celles des Nations unies, Bamako a changé de doctrine. Plus de reliance aveugle à des partenaires occidentaux : la guerre contre le terrorisme se mène désormais par et pour les Sahéliens.

Un engagement qui s’est concrétisé fin janvier 2025 avec la création de la force conjointe de l’Alliance des États du Sahel (AES). 5 000 soldats du Mali, du Burkina et du Niger sont désormais engagés dans une coalition militaire propre à la région, sans tutelle étrangère.

Au Niger, un chef rebelle hors d’état de nuire

Pendant que les terroristes tombent devant les balles et les tribunaux, les services de renseignement achèvent de traquer leurs alliés politiques. Mahamoud Sallah, fondateur du Front Patriotique de Libération (FPL), mouvement armé opposé aux autorités nigériennes de la transition, a été arrêté en Libye par les forces du maréchal Khalifa Haftar.

Depuis son exil en Libye après le renversement du régime de Mohamed Bazoum en 2023, Sallah rêvait d’un retour en force. Son FPL a revendiqué plusieurs attaques contre l’armée nigérienne et même le sabotage d’un oléoduc stratégique reliant Agadem au Bénin.

Mais en février 2025, sa cavale prend fin à Al-Qatroun, bastion de trafics en tout genre. L’opération a été menée par l’unité 87 de l’Armée nationale libyenne, l’une des forces spéciales du maréchal Haftar, allié des autorités nigériennes de la transition.

Le Niger réclamera-t-il son extradition ? Rien n’est exclu, mais une chose est sûre : les soutiens armés de Bazoum n’ont plus d’espace pour conspirer.

Vers une souveraineté sécuritaire totale dans l’AES

Avec la montée en puissance de l’AES, le Sahel bascule dans une nouvelle ère. Le retrait des troupes françaises, la fin du G5 Sahel, le départ de la MINUSMA ainsi que des autres présences militaires étrangères et les tentatives d’isolement croissant des régimes sahéliens par leurs ennemis sur la scène internationale ont conduit Bamako, Ouagadougou et Niamey à prendre en main leur propre destin sécuritaire.

La force conjointe de 5 000 soldats, opérationnelle depuis janvier, est l’outil militaire de cette ambition. Mais l’autonomie sécuritaire sahélienne repose aussi sur de nouveaux partenaires stratégiques :

  • La Russie, qui fournit armement et formation aux troupes locales.
  • La Turquie, avec laquelle l’AES négocie des drones et du matériel de surveillance.
  • Certains pays du Golfe, qui voient d’un bon œil une coopération renforcée avec ces régimes en rupture avec l’Occident.

Le narratif victimaire appartient désormais au passé. Le Burkina juge, le Mali combat, le Niger traque.

Les États sahéliens, longtemps dépendants des forces étrangères, prouvent aujourd’hui qu’ils peuvent imposer leur propre tempo. Le Sahel ne subit plus la guerre, il la mène. Et dans ce nouveau rapport de force, les terroristes ne sont plus que des cibles en sursis.

Chiencoro Diarra

27 février 2025 0 comments
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Mali-Chine : polémique autour des visas, l’Ambassade rétablit la vérité

by Chiencoro 26 février 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Face aux rumeurs sur un prétendu refus de visas aux Maliens, l’Ambassade de Chine à Bamako dément catégoriquement et réaffirme son engagement en faveur d’un partenariat stratégique solide avec le Mali.

Ces derniers jours, une rumeur tenace s’est propagée sur les réseaux sociaux maliens : la Chine aurait décidé de ne plus reconnaître le nouveau passeport malien (passeport AES entrée en vigueur depuis le 29 janvier dernier à la suite du retrait des pays de cet espace de la CEDEAO) et de refuser systématiquement des visas aux ressortissants du pays. Une allégation aussitôt balayée d’un revers de la main par l’Ambassade de Chine à Bamako, qui a tenu à rétablir les faits par un communiqué officiel.

Un partenariat stratégique à l’épreuve des rumeurs

Pékin et Bamako ne sont pas liés par de simples échanges diplomatiques. Depuis le sommet Chine-Afrique de Pékin, les 3 et 4 septembre 2024, sous l’impulsion du président Xi Jinping, le partenariat sino-malien a été « élevé à un niveau stratégique », un positionnement qui traduit la profondeur des relations entre les deux pays. Dès lors, voir la coopération sino-malienne fragilisée par des accusations jugées infondées relève, pour l’Ambassade, d’une campagne de désinformation visant à semer le doute sur une relation historiquement solide.

Dans un communiqué sans ambiguïté, les autorités chinoises ont rappelé plusieurs points essentiels : la Chine reconnaît pleinement le nouveau passeport malien, n’a jamais pratiqué un refus systématique de visa et maintient une attitude positive envers les échanges entre les deux nations.

Un cadre strict mais ouvert

Cependant, l’Ambassade rappelle que toute demande de visa chinois doit respecter les réglementations en vigueur, une précision qui souligne la rigueur administrative appliquée par Pékin en matière de mobilité internationale. Un contrôle qui ne vise pas spécifiquement le Mali, mais qui s’inscrit dans une politique migratoire globale.

Dans un contexte où l’influence chinoise ne cesse de croître en Afrique, notamment à travers de grands projets d’infrastructures et de coopération économique, les relations avec Bamako revêtent un intérêt particulier. Pékin, qui a massivement investi dans les secteurs clés du développement malien, ne saurait ainsi se permettre une crispation inutile.

La mise en garde de Pékin

Loin de se limiter à un simple démenti, l’Ambassade de Chine au Mali adopte un ton ferme face à ce qu’elle qualifie d’actes de calomnie. Elle condamne toute tentative de manipulation visant à nuire aux relations sino-maliennes et se réserve le droit de prendre des mesures contre les auteurs de ces campagnes de désinformation.

Une mise en garde qui en dit long sur la détermination chinoise à préserver une relation construite sur des décennies de coopération. Pour Pékin, il n’est pas question de laisser planer le doute sur un partenariat qui, bien au-delà des visas, s’inscrit dans une dynamique de confiance mutuelle et d’intérêts convergents.

Loin des polémiques, l’Ambassade se veut rassurante. La Chine demeure engagée à travailler avec tous les acteurs maliens pour assurer un partenariat sain et durable ; un partenariat gagnant-gagnant, respectueux des principes constitutionnels en République du Mali. Un message clair qui vise autant à répondre aux inquiétudes du moment qu’à réaffirmer la place du Mali dans la vision chinoise d’une coopération africaine renforcée.

La CCIM réagit et dément

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) a fermement démenti les accusations selon lesquelles l’Ambassade de Chine au Mali rejetterait les passeports AES des opérateurs économiques maliens dans le cadre des demandes de visas d’affaires. En réaction à un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux par l’Association des Commerçants Voyageurs du Mali et de la Diaspora (ACOVMADIA), la CCIM a précisé n’avoir reçu aucune notification de refus de visa fondée sur la détention d’un passeport AES.

Après consultation avec le Consulat chinois, ce dernier a également réfuté ces allégations, précise la CCIM dans son communiqué du 26 février. La CCIM rappelle que, rien que le 25 février 2025, une dizaine de demandes de visas d’affaires ont été adressées au consulat sans qu’aucune n’ait été rejetée. Soulignant la bonne coopération avec les services diplomatiques chinois, elle appelle les acteurs économiques maliens à éviter la propagation d’informations infondées pouvant nuire aux relations bilatérales.

Cette affaire de visas, vite éteinte par Pékin, rappelle que dans un monde où la guerre de l’information est permanente, la solidité d’un partenariat se mesure aussi à sa capacité à résister aux vents contraires.

Chiencoro Diarra

26 février 2025 0 comments
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