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Des avions de combats
ActuSécurité

Opération militaire à Ségou : les FAMa frappent une base terroriste

by Chiencoro 15 mars 2025
written by Chiencoro 1 minutes read

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une frappe aérienne ciblée contre une base terroriste de la Katibat Macina, le 14 mars 2025, à Gueledje, dans la région de Ségou. L’opération a permis de neutraliser plusieurs combattants, de détruire des véhicules et des stocks d’explosifs, portant un coup dur aux groupes armés.

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené, dans l’après-midi du vendredi 14 mars 2025, une opération aérienne d’envergure contre un sanctuaire terroriste, dissimulé sous une épaisse couverture végétale, à 15 km au nord de Gueledje, dans le cercle de Togueré-Koumbé, région de Ségou.

Le renseignement, précis et minutieux, a permis d’identifier ce repaire comme étant sous le commandement de Cheikh Oumar, figure de premier plan de la Katibat Macina. Un coup majeur porté à l’ennemi dans une zone où la menace djihadiste impose son diktat depuis plusieurs années.

Une riposte implacable

Après une longue surveillance et un ciblage chirurgical, l’aviation malienne a déclenché une offensive dont le bilan est qualifié de significatif par l’État-Major :

• Trois pick-ups et plusieurs motos, savamment cachés sous les arbres, ont été détruits.

• Dépôts de carburant et matériels explosifs, soigneusement dissimulés, ont été pulvérisés, provoquant d’énormes déflagrations qui ont embrasé une grande partie du refuge.

• Un nombre important de combattants neutralisés, plusieurs fuyards pris en chasse par les hélicoptères de combat et abattus avant de pouvoir se disperser.

L’État-Major prévient que toute personne collaborant avec ces groupes terroristes sera traquée et traitée avec la même rigueur. La guerre contre les sanctuaires djihadistes se poursuit sans relâche.

Le ton est donné. La traque se poursuit. L’armée resserre l’étau.!

Chiencoro Diarra 

15 mars 2025 0 comments
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Mory Soumano
Billet d'humeurSeko ni Donko

Billet.Mory Soumano : et si on éteignait la télé ce mardi ?

by Fousseni TOGOLA 15 mars 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Mory Soumano s’en est allé, emportant avec lui une voix, une mémoire, un pan entier de l’âme malienne. Animateur emblématique de Terroir, il a consacré sa vie à tisser le lien entre les générations, à rappeler aux Maliens d’où ils viennent et ce qui les unit. À l’heure où le pays revendique sa souveraineté, sa disparition sonne comme un rappel.  L’indépendance n’est pas qu’une affaire de politique, elle est aussi culturelle. Et sans mémoire, il n’y a pas d’avenir.

C’était un rituel immuable. Chaque mardi soir, le téléviseur du salon changeait de propriétaire. Mon père, accro au journal télévisé, abdiquait sans discuter face à ma mère, qui, avec un sourire complice, lançait : « C’est aujourd’hui Mory Soumano. » La sentence était irrévocable. À l’époque, je trépignais, attendant impatiemment que l’écran m’appartienne pour une dose de films d’action. Mais non, c’était Terroir, cette émission qui, pour moi, n’était qu’un écran de chants et de danses, loin de mon univers d’enfant.

Terroir, plus qu’un programme

Je n’avais pas encore saisi la portée de ce rendez-vous hebdomadaire. Pas encore compris que Mory Soumano, en nous emmenant dans les tréfonds de la culture malienne, tissait un lien invisible entre les citadins et leurs racines. Ce n’est qu’au lycée, en découvrant la négritude de Césaire, Damas et Senghor, que j’ai commencé à écouter, à voir autrement. Et ce qui, autrefois, n’était qu’une simple émission est devenu un trésor.

Mory Soumano, ce griot des ondes, s’en est allé, le jeudi 13 mars 2025, à l’âge de 73 ans. L’homme à la voix chaleureuse, le passeur de mémoire, l’enseignant devenu animateur, celui qui a consacré près de quarante ans de sa vie à faire résonner l’âme du Mali sur les ondes de l’ORTM.

Originaire de Kokofata, dans le cercle de Kita, il était de cette lignée qui fait de la parole un art, un patrimoine vivant. Après avoir quitté l’enseignement, il s’est installé à Radio Mali, devenue ORTM, où il a écrit l’histoire d’une émission culte. Mais Terroir était plus qu’un programme. C’était un voyage, une immersion dans les traditions, une déclaration d’amour à ce Mali pluriel.

L’indépendance ne se mesure pas qu’en batailles politiques ou économiques

Et aujourd’hui, alors que le pays affirme haut et fort sa souveraineté, alors qu’il revendique son identité face aux vents contraires de la mondialisation et des ingérences extérieures, quelle meilleure boussole que celle de Mory Soumano pour ne pas perdre le Nord ?

Dans un Mali qui se reconstruit, qui cherche à se réapproprier son histoire et sa culture pour bâtir un futur solide, la disparition de ce passeur de mémoire est une perte immense. Car Terroir n’était pas qu’un divertissement. C’était un rappel hebdomadaire de ce que nous sommes, un antidote à l’oubli, une école du soir où défilaient les griots, les chasseurs, les artisans, les détenteurs d’un savoir ancestral que la modernité menace d’effacer.

Comment parler de souveraineté si l’on ignore d’où l’on vient ? La véritable indépendance ne se mesure pas qu’en batailles politiques ou économiques. Elle se mesure aussi à notre capacité à préserver notre essence, à raconter notre propre histoire, à valoriser nos coutumes plutôt que de singer celles des autres. Mory Soumano l’avait compris avant tout le monde.

Une nation qui oublie ses racines ne fait que marcher à reculons

En 2014, il avait pris sa retraite, médaillé du Mérite national. Mais l’appel des projecteurs était trop fort. Il était revenu, avec AW, une émission mensuelle qui prolongeait son engagement pour la culture. Puis, le silence. Définitif, cette fois.

Ses obsèques ont eu lieu le 14 mars, en plein ramadan, à Garantiguibougou, dans une atmosphère de recueillement et de reconnaissance. Une page se tourne, mais l’écho de sa voix, lui, résonnera encore longtemps dans la mémoire de ceux qui, comme moi, ont appris à l’écouter.

Dans ce Mali qui cherche à se tenir debout, à regarder le monde dans les yeux sans baisser la tête, l’héritage de Mory Soumano doit être une boussole. Car une nation qui oublie ses racines ne fait que marcher à reculons.

F. Togola

15 mars 2025 0 comments
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Hamadoun Bah, secrétaire général.
A la UneÉconomie

Banques contre État : le SYNABEF déclare la guerre

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Syndicat national des assurances, banques et établissements financiers et commerce du Mali (SYNABEF) a tenu une assemblée générale extraordinaire, ce jeudi 13 mars 2025, pour dénoncer l’inculpation de plusieurs employés d’Ecobank-Mali dans l’affaire qui oppose la Société Énergie du Mali (EDM-SA) à l’institution bancaire. Face à la presse, son secrétaire général, Hamadoun Bah, a fermement exprimé son « indignation », annonçant la possibilité d’un préavis de grève.

Deux agents d’Ecobank ont été placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2025 par le Pôle économique et financier, dans le cadre d’une enquête sur la transmission de messages SWIFT liés à des garanties financières. Selon le SYNABEF, cette mise en cause repose sur une mauvaise interprétation des faits. Hamadoun Bah a rappelé que la banque s’était contentée de « transférer de bonne foi un message reçu par télex à EDM-SA », sans être en mesure d’en vérifier l’authenticité.

L’affaire concerne des garanties financières liées à un marché public. Pour le syndicat, Ecobank ne peut être tenue responsable des irrégularités constatées, car elle ne détient ni les fonds ni les originaux des documents en question. « Un message SWIFT mentionne les garanties, mais ne remplacera jamais les originaux envoyés par DHL », a insisté Hamadoun Bah, soulignant qu’Ecobank n’a pas connaissance des détails du marché et ne peut donc être impliquée dans une fraude.

Mobilisation syndicale et premières actions

Face à cette situation, le SYNABEF a immédiatement lancé une série d’actions pour protester contre l’arrestation de ses membres. Dès le 6 mars, un sit-in a été organisé devant plusieurs agences bancaires. Le 10 mars, les agents des banques et établissements financiers ont entamé une grève partielle sous forme de sit-ins de deux heures, de 8h à 10h, devant toutes les banques du pays, y compris les bureaux, agences et sièges des institutions financières.

Le syndicat a également décrété l’arrêt immédiat de tout transfert de garanties financières impliquant EDM-SA et d’autres structures publiques et parapubliques jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure pourrait avoir des conséquences sur le fonctionnement des finances publiques, particulièrement en cette période de Ramadan, où l’activité économique est généralement plus intense.

Un bras de fer avec la justice

Selon des sources judiciaires, six personnes, dont deux cadres d’Ecobank-Mali, un coordinateur de projet et deux ressortissants indiens impliqués dans des projets énergétiques, ont été placées sous mandat de dépôt. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la constitution de fausses garanties bancaires, dans le cadre de projets énergétiques liés à EDM-SA. Les accusations incluent « faux et usage de faux », « blanchiment de capitaux » et « complicité », des infractions passibles de lourdes peines.

Cependant, le SYNABEF rejette catégoriquement ces accusations, affirmant que les banquiers n’ont fait que suivre la réglementation bancaire. « Nos camarades n’ont pas fauté. Ils ont simplement transmis des messages SWIFT conformément aux procédures d’Ecobank », a martelé Hamadoun Bah. Le syndicat a également sollicité le soutien de la Direction générale d’Ecobank, du Groupe Ecobank et de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), qui ont tous confirmé la conformité des opérations en question.

Un conflit qui pourrait s’enliser

Cette crise pourrait raviver de vieux différends entre l’État et le secteur bancaire malien. Le SYNABEF menace d’intensifier ses actions, allant jusqu’à un arrêt total des activités bancaires si la situation ne se débloque pas rapidement.

Cette situation rappelle une autre crise survenue en 2024, lorsque le placement sous mandat de dépôt du secrétaire général de la section syndicale des banques avait paralysé le secteur bancaire durant une semaine, contraignant la justice à revoir sa position. Après cette grève, plusieurs employés du secteur des hydrocarbures avaient été licenciés, et le SYNABEF souhaite aujourd’hui profiter de cette nouvelle crise pour relancer ces revendications.

Si le bras de fer se poursuit, le Mali pourrait être confronté à une nouvelle crise économique et sociale, à quelques semaines de la fin du Ramadan, une période cruciale pour les transactions financières. 

Ibrahim K Djitteye

15 mars 2025 0 comments
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Le drapeau du Mali et celui de la Suisse.
ActuÉconomie

Ambassade du Mali à Genève : entre irrégularités financières et gestion opaque

by Chiencoro 14 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

La gestion de l’Ambassade du Mali à Genève est entachée d’irrégularités financières et d’avantages indus, révélant un déficit de caisse massif et une administration opaque, désormais sous la menace d’une action judiciaire.

La diplomatie malienne vacille sous le poids des scandales. La récente vérification financière menée par le Bureau du Vérificateur général (BVG) sur la gestion de l’Ambassade du Mali à Genève entre 2021 et 2024 dresse un constat implacable : irrégularités administratives, dépenses injustifiées, avantages indus et un déficit de caisse abyssal. Dans un contexte de restrictions budgétaires, cette gestion chaotique met en lumière les dérives d’une administration qui peine à rendre des comptes.

La première anomalie relevée est d’ordre administratif. Le Secrétaire Agent Comptable (SAC), pourtant en charge de la gestion financière, ne tenait pas les registres et documents comptables exigés par la réglementation. « La non-tenue de l’ensemble des registres et documents comptables ne permet pas d’avoir un aperçu fiable et exhaustif de la situation financière et patrimoniale de l’Ambassade », souligne le rapport du BVG. Pire encore, les dépenses ne suivaient pas la chronologie requise et étaient enregistrées de manière irrégulière, compromettant la transparence des opérations.

Des avantages indus distribués à la pelle

Au fil des années, l’Ambassade est devenue une vache à lait pour certains de ses cadres. Le rapport révèle que l’Ambassadeur et le Secrétaire Agent comptable ont octroyé des sommes d’argent considérables sous des prétextes discutables. « Ils ont payé au personnel diplomatique sans base légale et sans pièce justificative des sommes en numéraire qualifiées de “perte aux changes” pour un montant total de 41 359 544 FCFA », détaille le BVG. Ajoutons à cela des dotations forfaitaires en téléphone et carburant non prévues par la réglementation (70 564 339 FCFA), ainsi que des prises en charge abusives des frais d’internet et de télévision de la résidence de l’Ambassadeur.

Les fêtes religieuses n’étaient pas en reste. Des gratifications indues à hauteur de 10 462 964 FCFA ont été distribuées au personnel diplomatique à l’occasion du ramadan et de la Tabaski. Au total, ce sont près de 126 millions FCFA qui ont été versés en avantages sans aucune justification légale.

Un gouffre financier non justifié

L’opacité ne s’arrête pas là. L’enquête a mis au jour un déficit de caisse de 76 175 967 FCFA, un trou béant dont les gestionnaires de l’Ambassade n’ont pu fournir d’explication satisfaisante. Par ailleurs, des remboursements de frais médicaux ont été effectués alors que les bénéficiaires étaient déjà couverts par une assurance complète. « Ils ont pris en charge 100 % des frais dentaires au lieu des 50 % prévus par la réglementation », souligne encore le rapport. Le montant total de ces remboursements indus s’élève à 9 674 292 FCFA.

Si les irrégularités sont nombreuses, certaines frisent le scandale. L’Ambassade a justifié une dépense de 7 831 119 FCFA par une facture falsifiée pour des travaux d’entretien. Problème : l’entreprise censée avoir réalisé ces travaux avait cessé ses activités bien avant la date indiquée sur la facture.

Autre révélation troublante. L’ancien Ambassadeur a disparu avec des équipements achetés pour sa résidence. « Aucun des équipements acquis après 2015 ne figurait dans l’inventaire de 2023 », affirme le rapport. Valeur totale des équipements disparus : 10 354 333 FCFA.

Vers une action judiciaire ?

Face à ces dérives, le Vérificateur général a décidé de transmettre le dossier au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République du Pôle national économique et financier. Une enquête judiciaire pourrait être ouverte, avec des sanctions potentielles contre les responsables de ces détournements présumés.

Alors que le Mali traverse une crise financière et sécuritaire, cette affaire illustre les failles du contrôle budgétaire dans les représentations diplomatiques. Si les sanctions ne suivent pas, le sentiment d’impunité risque de perdurer, sapant encore un peu plus la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Chiencoro Diarra 

14 mars 2025 0 comments
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Une femme en train de cuisiner.
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Les plats traditionnels du ramadan au Mali : immersion dans les cuisines familiales

by Cheickna Coulibaly 14 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Le ramadan est un mois sacré pour les musulmans du monde entier, et au Mali, il est marqué par des traditions culinaires riches et variées. Dans les foyers maliens, la rupture du jeûne, appelée « sountikai » est un moment de partage et de convivialité où des mets savoureux et nourrissants sont préparés avec soin.

Pendant le mois de ramadan, au coucher du soleil, les familles maliennes commencent généralement par rompre le jeûne avec des dattes et de l’eau, suivant la tradition prophétique. Ensuite, un porridge de mil ou de maïs, appelé « moni » ou « bouilli de mil », est souvent servi. Ce plat, légèrement sucré et parfois agrémenté de lait, permet de redonner rapidement de l’énergie après une longue journée de jeûne.

Kadia Coulibaly témoigne : « Chez nous, nous faisons la rupture avec de la bouillie de mil, du kinkeliba, des dattes, des beignets et des galettes. Nous préparons un peu de tout pour que chacun puisse choisir ce qu’il veut. Notre spécialité, c’est le couscous de mil, un plat traditionnel transmis de génération en génération. Pour le rendre encore plus savoureux, parfois nous changeons de sauce tantôt c’est la sauce à base d’oignons, sauce à de feuilles vertes ou sauce de pattes ou poudres d’arachides. »

Aïcha Pléa, de son côté, ajoute : « Notre rupture du jeûne commence toujours par la bouillie de mil, le café noir et des beignets. Notre spécialité, c’est le tô, préparé avec du maïs, du mil ou du sorgho. Il est souvent accompagné de soupe de poisson, de viande ou de poulet. Pour la sauce, nous utilisons de la poudre de gombo et des condiments variés comme le poisson séché et les légumes. »

Des plats copieux pour reprendre des forces

Si la rupture du jeûne commence en douceur avec des mets légers, elle se poursuit avec des plats plus consistants qui permettent de recharger les forces après une longue journée de privation. La cuisine malienne regorge de recettes savoureuses et nutritives, transmises de génération en génération et adaptées aux besoins énergétiques du ramadan. Après cette première collation, place aux plats plus consistants. Parmi les incontournables, on retrouve : le riz gras, le tô, le haricot, les beignets de haricot, le jus de gingembre et le jus de bissap. Ces boissons rafraîchissantes sont essentielles pour s’hydrater et accompagner les plats.

Nana Traoré partage son expérience : « Le café noir et le jus de bissap sont les éléments primaires pour notre rupture. Parfois, nous préparons des sandwichs composés de salade, de pain, de frites et de viande sautée. Notre spécialité, c’est le poisson : bien mariné et grillé, il est toujours très apprécié. Pour la soupe de poisson, que nous réservons souvent aux anciens de la famille, nous utilisons des oignons, des légumes et un peu de piment pour relever le goût. »

Une touche de modernité dans les cuisines familiales

Si les plats traditionnels dominent les repas du ramadan, certaines familles intègrent aussi des recettes plus modernes. Kadia Coulibaly confie : « Le plat moderne que je cuisine, c’est la pizza. Je prends mes recettes sur YouTube ou TikTok pour varier les plaisirs. » De son côté, Nana Traoré apprécie les nems : « Tant qu’on a la pâte, on peut les garnir avec de la viande et des condiments, puis les rouler et les frire. Nous les accompagnons de salade et de frites. »

La dimension sociale et spirituelle du ramadan

Le ramadan est un moment de forte cohésion sociale, aussi bien au sein des familles que dans la communauté. Fatoumata Traoré, gérante du restaurant « La Lumière de Bamako », explique : « Notre restaurant se transforme pour répondre aux attentes des familles et des communautés qui rompent le jeûne ensemble. Nous avons élaboré un menu spécial mettant en avant des plats traditionnels comme le riz au gras, le tô et des soupes. Ce mois sacré renforce notre engagement à offrir non seulement une expérience gustative authentique, mais aussi un espace de partage et de solidarité. »

Enfin, Abdoulaye Diarra, mari et chef de famille, résume l’importance du repas du soir : « Pour moi, la rupture du jeûne, ce n’est pas juste manger, c’est savourer ! Après une longue journée sans rien avaler, je veux me faire plaisir avec des plats bien préparés. J’aime quand ma femme nous prépare un bon poulet, du poisson ou même des beignets croustillants. C’est le moment où je prends vraiment le temps de déguster chaque bouchée, et franchement, ça donne encore plus de sens au ramadan. »

Le ramadan au Mali est bien plus qu’un simple mois de jeûne : c’est un moment de solidarité, de générosité et de partage, où la cuisine occupe une place centrale. 

Cheickna Coulibaly, 

Djénéba Yalcouyé, stagiaire

14 mars 2025 0 comments
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Le Président de la transition réunis avec des ministres pour faire le point de la présidence malienne de l'AES.
A la UneÉconomie

Banque Confédérale de l’AES : avec 500 milliards de capital initial, début d’une révolution économique pour le Sahel !

by Sahel Tribune 14 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La Confédération des États du Sahel (AES) franchit une étape clé avec la création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA. Cet instrument financier ambitieux vise à renforcer l’autonomie économique de l’AES, à financer des projets structurants et à stimuler l’intégration régionale.

C’est un Assimi Goïta en chef de guerre et en stratège économique qui a convoqué, ce jeudi 13 mars 2025, une réunion de haut niveau au palais de Koulouba. À quelques mois de la fin de la présidence malienne de la Confédération des États du Sahel (AES), le général-président a réuni autour de lui l’état-major de son gouvernement : huit ministres, dont les poids lourds de la Défense, de la Diplomatie et de l’Économie. Objectif : dresser le bilan d’un projet qui, en moins d’un an, a réécrit les règles du jeu géopolitique en Afrique de l’Ouest.

Depuis le sommet inaugural de l’AES, en juillet 2024 à Niamey, les lignes ont bougé, et Assimi Goïta entend bien le faire savoir. Trois axes stratégiques, martelés comme un triptyque idéologique : Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement, ou pour faire simple les « trois D ».

Une architecture militaire en construction

Sur le premier front, celui du combat contre les groupes armés terroristes, le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, ne cache pas sa satisfaction. La force conjointe de l’AES, regroupant les armées malienne, burkinabè et nigérienne, est désormais opérationnelle. L’opération Yéréko, menée dans la zone des trois frontières, en est l’illustration la plus flagrante. Des bastions terroristes neutralisés, des arsenaux saisis, un terrain reconquis.

C’est un tournant militaire assumé. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les régimes de transition ont définitivement tourné la page des interventions étrangères. Finie l’époque des coalitions sous perfusion occidentale. Désormais, les règles sont celles de la souveraineté retrouvée, des alliances redéfinies et des rapports de force imposés par les armes.

Une diplomatie de rupture

Sur le terrain diplomatique, l’AES avance ses pions. Un drapeau, un passeport, un logo. Autant de symboles qui traduisent une ambition bien réelle. « Nous parlons désormais d’une seule voix », se félicite Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et chef d’orchestre de cette nouvelle géopolitique du Sud global. Exit la CEDEAO, marginalisée et contestée. Place à un axe Bamako-Ouagadougou-Niamey, qui façonne sa propre identité régionale.

En coulisses, les tractations vont bon train. L’AES cherche ses alliés naturels. La Russie, la Turquie, l’Iran, des partenaires arabes et asiatiques. L’Afrique de l’Ouest, elle, observe. Entre fascination et inquiétude.

Un projet économique encore embryonnaire

Mais la confédération des États du Sahel ne peut se contenter d’être un projet sécuritaire et diplomatique. Il lui faut une colonne vertébrale économique. Là encore, Assimi Goïta affiche ses ambitions.

Sur ce terrain, le ministre de l’Économie, Alhousseini Sanou, joue les maîtres d’œuvre. Deux avancées majeures : la mise en place d’un taux de prélèvement confédéral, destiné à financer les projets de développement, et la création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement de l’AES, dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA.

La dynamique est lancée, même si tout reste à faire. Dans les tiroirs du ministère des Finances, un code des douanes AES est en préparation. Un espace commercial unique se dessine. Mais surtout, les grands chantiers logistiques — chemin de fer transsahélien, compagnie aérienne confédérale — figurent en bonne place dans les plans stratégiques. Un pari audacieux, mais qui soulève une question : où trouver les financements ?

Une présidence Goïta entre pragmatisme et incertitudes

D’ici trois mois, la présidence malienne de l’AES prendra fin. Assimi Goïta laissera-t-il derrière lui une Alliance solidement ancrée ou un projet encore fragile ?

Les chantiers lancés sont titanesques, mais les obstacles restent nombreux : financements incertains, pressions diplomatiques, dissensions internes. Bamako, Niamey et Ouagadougou affichent leur unité, mais des tensions subsistent, notamment sur la mise en place de certaines structures économiques.

L’histoire retiendra néanmoins que sous la présidence Goïta, l’AES aura cessé d’être une simple déclaration politique pour devenir une réalité tangible.

Une confédération naissante, un laboratoire géopolitique, un défi historique. Et une question qui demeure : l’AES sera-t-elle un modèle de rupture durable ou une parenthèse dans l’histoire mouvementée du Sahel ?

A.D

14 mars 2025 0 comments
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Umaro Sissoco Embalo
ActuPolitique

Umaro Sissoco Embalo : « Ce ne sont pas des petits fonctionnaires qui vont venir nous dicter ce qu’on doit faire »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 14 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Dans une interview accordée le mercredi 5 mars 2025 à For You MEDIA AFRICA, Umaro Sissoco Embalo, le président de la Guinée-Bissau, a exprimé une critique sévère à l’encontre de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en particulier à propos de ses récentes actions dans son pays. Le président Embalo n’a pas hésité à souligner « les erreurs de la CEDEAO », tout en réaffirmant son engagement pour un respect absolu de la loi et des principes qui régissent son pays.

Selon le président Embalo, la Commission de la CEDEAO a commis une « très grande erreur » en agissant en contradiction avec les principes de souveraineté nationale. Dans une déclaration sans ambiguïté, il a insisté sur le fait qu’un pays souverain ne peut pas être soumis à des diktats extérieurs, même de la part d’une organisation à laquelle il appartient. « On ne peut pas avoir une feuille de route et violer cette dernière », a-t-il affirmé. Pour lui, les décisions au sein de la CEDEAO doivent être prises par les chefs d’État, et non par des fonctionnaires non élus qui ne sont pas responsables devant les populations des États membres.

Le président bissau-guinéen s’est rappelé des circonstances entourant l’envoi de la mission en Guinée-Bissau. « Lors de notre sommet, il a été décidé d’envoyer une mission de la CEDEAO pour observer la situation dans le pays, et c’est normal », a expliqué Embalo. Toutefois, il a précisé qu’il avait donné son accord sous une condition fondamentale : « le respect de la loi et de la Constitution de la Guinée-Bissau ». En conséquence, lorsqu’il a estimé que cette condition n’avait pas été respectée, il n’a pas hésité à renvoyer les observateurs de la CEDEAO, affirmant que la Constitution de son pays devait primer sur toute intervention extérieure.

Un refus catégorique de toute sanction

Concernant d’éventuelles sanctions de la CEDEAO contre la Guinée-Bissau, le président Embalo a exprimé une confiance totale en la souveraineté de son pays. Il a affirmé qu’il n’avait « aucune crainte » de sanctions, soulignant que celles-ci n’étaient « ni possibles, ni envisageables ». Il a réaffirmé que tout ce qu’il faisait, était en accord avec les principes de la CEDEAO, et a insisté sur le fait que la Guinée-Bissau, en tant que pays membre fondateur, avait toute légitimité à prendre ses propres décisions.

 « La CEDEAO, c’est nous, les chefs d’État, ce ne sont pas des petits fonctionnaires qui vont venir nous dicter ce qu’on doit faire », a-t-il martelé, dans une déclaration ferme qui reflète sa position de résistance face à toute forme d’ingérence.

Le président a aussi rappelé que la souveraineté des États membres est primordiale et qu’aucune institution internationale, pas même les Nations Unies, ne saurait imposer une décision contre la volonté des pays concernés. Il a ajouté que les décisions au sein de la CEDEAO devaient être prises en collégialité, au niveau des chefs d’État et de gouvernement, et non par une commission détachée de la réalité politique et des impératifs locaux.

La CEDEAO face à une crise de leadership

Embalo n’a pas seulement critiqué les actions récentes de la Commission de la CEDEAO. Il a également abordé les difficultés internes que traverse l’organisation régionale. Selon lui, l’absence de respect des limites des pouvoirs au sein de la CEDEAO a conduit à une crise de leadership et à l’aliénation de certains membres importants, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ces pays ont récemment quitté l’organisation, une décision que le président bissau-guinéen considère comme « vraiment dommage ». Mais, malgré cette situation, il reste optimiste sur la possibilité de renouer des liens avec ces nations et d’éviter une fracture irréparable au sein de l’union régionale.

Il a souligné que ces pays n’auraient peut-être pas quitté la CEDEAO si l’organisation avait su mieux gérer les crises au Mali, au Burkina Faso et au Niger. « C’est vraiment dommage qu’ils soient partis, mais je pense qu’on peut encore les retrouver », a déclaré Embalo. Toutefois, il reconnaît que la création de la Confédération des États du Sahel (AES) pourrait compliquer cette réconciliation.

Un appel à une réforme de la CEDEAO

Dans son intervention, Embalo a exprimé une volonté de réformer profondément la CEDEAO. Il a critiqué la présence d’« activistes » au sein de la Commission, soulignant que cela était « inacceptable ». Pour lui, l’organisation doit être « totalement refondée ». Il a expliqué que la CEDEAO, malgré son histoire et son rôle fondamental dans la sous-région, est aujourd’hui en train de s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions et d’une gestion inefficace.

Il a conclu son intervention en appelant à une révision des approches de la CEDEAO face aux crises politiques en Afrique de l’Ouest, notamment en ce qui concerne l’intervention militaire au Niger. Selon Embalo, l’annonce de cette intervention était une erreur stratégique, et l’organisation aurait dû envisager d’autres solutions. Mais, au lieu de se laisser piéger par les erreurs du passé, il a exhorté les dirigeants de la CEDEAO à regarder vers l’avenir pour restaurer la crédibilité de l’organisation. « Il faut aller de l’avant pour sauver la CEDEAO », a-t-il affirmé.

L’interview du président Umaro Sissoco Embalo illustre la position de plus en plus tranchée de la Guinée-Bissau vis-à-vis de la CEDEAO et met en lumière les tensions croissantes au sein de l’organisation régionale. 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

14 mars 2025 0 comments
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