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Des élèves dans une salle de classe.
A la UneÉducation

Éducation en crise : les autorités maliennes sanctionnent les absences prolongées des enseignants

by Chiencoro 14 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Face à l’absentéisme prolongé des enseignants dans les régions de Ménaka et Kidal, les autorités ont décidé de sévir. À travers des décisions officielles, elles annoncent la suspension des salaires des enseignants en abandon de poste et fixent des ultimatums pour leur retour. Une mesure qui vise à garantir la continuité de l’éducation dans ces zones touchées par l’insécurité.

Face à la crise persistante du secteur éducatif dans les régions de Ménaka et Kidal, marquée par l’absence prolongée de nombreux enseignants, les autorités administratives ont décidé de frapper fort. À travers des décisions officielles, le gouverneur de Ménaka et l’Académie d’Enseignement de Kidal ont pris des mesures coercitives allant jusqu’à la suspension des salaires des enseignants concernés.

Une crise éducative dans un contexte sécuritaire dégradé

Depuis 2012, le nord du Mali fait face à une insécurité chronique qui a fortement impacté l’accès à l’éducation. À Ménaka, la situation s’est aggravée depuis mars 2022, avec une série d’attaques terroristes dans plusieurs localités, dont Tamalet, Inchinane, Agazragane, Inekar et Anderamboukane. Ces violences ont provoqué un déplacement massif des populations et la fermeture de plus de 140 écoles. Pour maintenir l’offre éducative, plusieurs établissements ont été relocalisés dans la commune urbaine de Ménaka, où des conditions de sécurité plus favorables permettent encore la tenue des cours.

Cependant, malgré les efforts des autorités pour assurer une continuité pédagogique, l’absentéisme de certains enseignants a continué d’affecter le système scolaire. Faute de personnel suffisant, certaines écoles doivent gérer des classes surchargées, atteignant parfois jusqu’à 200 élèves.

Suspension des salaires des enseignants absents

Face à cette situation préoccupante, l’Académie d’Enseignement de Ménaka a dressé un état des lieux des enseignants en abandon de poste, conformément aux signalements des Centres d’Animation Pédagogique (CAP) de la région. Malgré un dernier appel lancé le 22 février 2025 par le gouverneur, les enseignants absents n’ont pas regagné leur poste avant la date butoir du 3 mars.

En conséquence, le 10 mars 2025, une décision administrative (N°2025-000079-GR-MKA-CAB) a été prise pour suspendre, à compter du 1er avril 2025, les salaires des enseignants toujours en situation d’abandon.

Kidal, un ultimatum avant sanctions

Dans la région voisine de Kidal, la situation est similaire. Par un communiqué officiel daté du 12 mars 2025 (N°2025-001/AE-KI), l’Académie d’Enseignement de Kidal a exhorté les enseignants absents à reprendre leur poste d’ici le 27 mars à 7h30. Passé ce délai, des sanctions conformes à la réglementation en vigueur seront appliquées.

Ce communiqué a été diffusé en plusieurs langues (français, tamasheq, sonhrai, bambara) afin de toucher le maximum d’enseignants concernés et éviter toute ambiguïté.

Des mesures exceptionnelles pour un secteur en détresse

À travers ces décisions, les autorités locales envoient un signal fort. La crise sécuritaire ne saurait justifier l’abandon prolongé des salles de classe. En mettant en place ces sanctions, elles entendent responsabiliser les enseignants et garantir aux enfants de ces régions un accès à l’éducation, même dans un contexte difficile.

Si ces mesures sont perçues comme nécessaires pour assurer la continuité du service public, elles posent aussi la question des conditions de travail des enseignants en zone à risque. Le défi demeure donc double : restaurer l’autorité de l’État tout en créant un environnement propice à l’exercice de la mission éducative.

Chiencoro Diarra

14 mars 2025 0 comments
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Couverture du rapport
ActuÉconomie

Le PNUD au Mali : un partenaire clé pour la résilience et le développement durable

by Sahel Tribune 13 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face aux défis sécuritaires, économiques et climatiques, le PNUD renforce son engagement au Mali en soutenant la gouvernance, l’inclusion financière, l’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi que la résilience environnementale.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et climatiques croissants, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a poursuivi en 2024 son engagement aux côtés du gouvernement malien pour renforcer la résilience des populations et promouvoir un développement durable et inclusif. À travers divers programmes, l’agence onusienne a contribué à l’amélioration des conditions de vie des Maliens tout en soutenant les réformes politiques et économiques essentielles à la stabilité du pays.

Une priorité : le renforcement de la résilience économique et sociale

Face à une conjoncture difficile, le PNUD a mis en œuvre plusieurs initiatives pour soutenir l’économie malienne. En 2023, le taux de croissance du pays a atteint 4,9 %, contrastant avec la contraction de -1,2 % en 2020. Toutefois, la pauvreté monétaire a légèrement augmenté, passant de 41,9 % en 2020 à 43,9 % en 2023. Dans ce contexte, le PNUD a intensifié ses actions pour améliorer l’accès au financement des entreprises, notamment à travers le Programme pour le Développement à l’Exportation de la Viande du Mali (PROVEDIM), explique l’agence onusienne.

En matière d’inclusion financière, l’appui du PNUD a permis d’augmenter le taux de bancarisation, qui est passé de 48,6 % en 2020 à 76,1 % en 2023. Ces efforts ont facilité l’accès au financement pour plus de 2 500 jeunes entrepreneurs et permis à 1 134 PME/PMI de maintenir leurs activités malgré un environnement économique incertain.

Bonne gouvernance et stabilisation : une implication active

Conscient que le développement ne peut être dissocié de la gouvernance, le PNUD a soutenu le gouvernement dans la mise en œuvre de réformes politiques et institutionnelles majeures. L’adoption d’une nouvelle Constitution et d’une loi électorale, accompagnée par une assistance technique du PNUD au Conseil National de Transition (CNT), a posé les bases d’un processus électoral plus inclusif et transparent.

Dans le domaine sécuritaire, le PNUD a renforcé la coopération transfrontalière et encouragé le dialogue intercommunautaire, souligne l’agence onusienne. La redynamisation des commissions foncières dans 173 communes a permis de résoudre plus de 430 conflits liés à la gestion des terres et des ressources naturelles, des enjeux souvent à l’origine des violences intercommunautaires.

Un soutien fort à l’autonomisation des femmes et des jeunes

L’un des piliers des interventions du PNUD au Mali en 2024 a été la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation économique des femmes. Le programme a appuyé la révision de la Politique nationale genre 2025-2034 et facilité l’accès des femmes à des opportunités économiques. Grâce à ces initiatives, la part des emplois occupés par des femmes dans les programmes de financement a progressé de 18,8 % en 2020 à 31,2 % en 2023.

Par ailleurs, les jeunes ont bénéficié de plusieurs initiatives favorisant leur insertion professionnelle et leur autonomisation. Le Programme Entrepreneuriat Jeunesse a permis de former 146 jeunes en gestion et marketing digital, tandis que 2 765 jeunes ont été insérés sur le marché de l’emploi, avec un accent particulier mis sur les jeunes femmes et les personnes en situation de handicap.

Environnement et résilience climatique, des actions concrètes

Les effets du changement climatique ont exacerbé les défis humanitaires au Mali, en particulier à travers des inondations dévastatrices en 2024. Pour faire face à ces enjeux, le PNUD a soutenu l’élaboration d’une stratégie nationale de sécurité climatique et a contribué à la mise en place d’un système d’alerte précoce couvrant désormais plus de 2 millions de personnes.

L’organisation a également encouragé des pratiques durables avec la réhabilitation de 10 hectares de forêt dégradée et la protection de 38 000 hectares de pâturages. De plus, 4 215 personnes ont bénéficié de l’amélioration de l’accès à l’eau potable grâce à la réhabilitation de 14 points d’eau.

Vers un développement durable et inclusif

Malgré la diminution des ressources allouées au développement, le PNUD a accompagné le Mali dans la mise en place d’un cadre national de financement intégré pour assurer une mobilisation plus efficace des fonds nécessaires à la réalisation des objectifs de développement durable.

Alors que le gouvernement malien met en œuvre sa Vision 2063 et sa Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, le PNUD entend renforcer encore son engagement pour transformer positivement les conditions de vie des populations.

Dans un pays confronté à de multiples défis, l’action du PNUD reste un levier essentiel pour bâtir un avenir plus stable et inclusif. Loin de se contenter d’interventions ponctuelles, l’organisation continue de s’inscrire dans une démarche de long terme, avec pour ambition d’accompagner le Mali sur le chemin d’une croissance durable et résiliente.

A.D

13 mars 2025 0 comments
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L'initiative du président de la transition pour un accès équitable à l'eau potable.
A la UneÉconomie

Dogobala : l’eau jaillit, la vie renaît

by Chiencoro 13 mars 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

L’inauguration de deux nouveaux forages à Dogobala et Moribabougou, issus des œuvres sociales du Président de la Transition, le mardi 11 mars 2025, vient soulager les populations en leur offrant un accès vital à l’eau potable, dans un élan de solidarité et de développement communautaire.

Ce mardi matin, Dogobala Koulouba s’est réveillé sous un ciel clément, bercé par une brise légère après une nuit pluvieuse. Une atmosphère idéale pour un événement marquant : l’inauguration du 404 ᵉ forage réalisé dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition. Au cœur du village, un imposant château d’eau vert se dresse désormais, symbole d’un changement tant attendu. Fini le temps où les habitants devaient puiser l’eau au pied des rochers avoisinants. Aujourd’hui, une source d’eau potable jaillit, promettant un quotidien plus serein, notamment pour les femmes qui, jusque-là, parcouraient de longues distances à la recherche de cette ressource vitale.

De l’eau des rochers à l’eau du château

Jusqu’alors, les femmes de Dogobala parcouraient en effet des kilomètres, portant sur leur tête des bassines pleines d’eau recueillie entre les crevasses des rochers. Ce matin, un château d’eau vert trône au milieu du village. Il remplace ces sources capricieuses et vient soulager un quotidien de labeur.

Dans une atmosphère empreinte de gratitude et d’espoir, l’équipe des œuvres sociales, dirigée par Aguibou DEMBELE, Conseiller spécial du Président de la Transition, a procédé à la coupure du ruban, sous des applaudissements nourris et des chants traditionnels.

Le chef de village, Gaoussou Coulibaly, par la voix de son représentant, a exprimé son soulagement :« Ces autorités sont celles qui vont libérer ce pays des mains de l’ennemi. Nous ne devons pas être nos propres adversaires. Elles sont un don de Dieu, et nous devons les soutenir. »

Dans la même veine, le patriarche Gaoussou Coumaré, ému, a déclaré : « Vous nous offrez la vie, ici-bas et dans l’au-delà. »

Les femmes, principales bénéficiaires de cette infrastructure vitale, n’ont pas caché leur joie. Diarafa Dembélé, leur porte-parole, a décrit leur quotidien éreintant : « Ici, les femmes se réveillent avant l’aube pour chercher de l’eau et ne rentrent qu’au coucher du soleil. Ce forage est une bénédiction. Nous espérons en voir d’autres. »

L’engagement des autorités locales

Le Maire de la commune de Moribabougou, Issa Diallo, a salué l’initiative et rappelé que ce forage n’était pas la première réalisation des œuvres sociales dans sa circonscription. Il a renouvelé son engagement à accompagner les actions du Président de la Transition.

Le président de la jeunesse locale a, pour sa part, exprimé des doléances en faveur de nouvelles initiatives : un centre de santé, des projets générateurs de revenus et des écoles pour assurer un avenir meilleur aux jeunes de Dogobala.

L’Imam Hamma Traoré a insisté sur l’importance spirituelle de cet ouvrage : « L’eau, c’est la vie. Ce forage, installé à côté de la mosquée, nous permettra enfin d’avoir de l’eau pour les ablutions. C’était un véritable défi jusque-là. »

Cap sur Moribabougou : une nouvelle source de vie

Après Dogobala, la délégation s’est rendue à Moribabougou pour inaugurer le 405e forage des œuvres sociales présidentielles. Là encore, la joie était au rendez-vous. Le représentant du Maire a souligné la diversité des actions entreprises par l’État, qui touchent toutes les régions du pays.

Dans cette commune non desservie par la SOMAGEP, où l’accès à l’eau repose essentiellement sur des forages individuels, cette installation arrive à point nommé.

« En cette période de saison chaude où l’eau se raréfie, ce forage est une aubaine. Mais il est impératif que la population s’organise pour assurer son entretien. »

Les femmes, premières touchées par la corvée d’eau, ont plaidé pour la multiplication de ces infrastructures.

Aguibou Dembélé, tout en faisant le bilan des nombreuses réalisations des œuvres sociales (forages, kits alimentaires, centres de dialyse équipés de panneaux solaires), a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces infrastructures : « Dans certaines localités, les bénéficiaires ont mis en place un système d’entretien qui leur a permis de multiplier les forages. Il est important que de telles initiatives se répètent. »

Loin des discours, ces forages témoignent d’une action qui touche au quotidien des Maliens. L’eau coule désormais à Dogobala et Moribabougou, apportant avec elle une promesse de jours meilleurs.

Chiencoro Diarra 

13 mars 2025 0 comments
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Des migrants
ActuBillet d'humeur

Billet. Migrants refoulés : le syndrome de la porte fermée

by Chiencoro 13 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Expulsés sans ménagement, refoulés comme de simples indésirables, plus de 500 Maliens et des centaines de Sénégalais ont été renvoyés de Mauritanie ces derniers jours. Officiellement, il s’agit de lutter contre l’immigration irrégulière. Officieusement, c’est une autre histoire : tracasseries, rafles, et humiliations en cascade. Entre exigences sécuritaires et réalités humaines, l’Afrique de l’Ouest semble avoir du mal à accorder ses violons sur la libre circulation.

La scène est presque banale, tristement ordinaire. Un énième convoi de Maliens débarqués sans ménagement à Gogui, rejetés par la Mauritanie comme des indésirables. L’histoire, hélas, n’a rien d’inédit. Des centaines d’âmes en quête d’un avenir meilleur, renvoyées sans cérémonie, sur le simple fondement d’un papier manquant, d’un titre de séjour expiré.

L’essentiel est ailleurs

Et comme à chaque vague de refoulement, les mêmes discours, les mêmes justifications. « Chaque pays est souverain », répète-t-on à Nouakchott. « Nous n’avons fait qu’appliquer la loi », renchérissent les autorités mauritaniennes, soucieuses de rappeler que la migration clandestine est une menace pour l’ordre public et la sécurité nationale. Car, voyez-vous, derrière ces Maliens expulsés, il y aurait – sous-entendu à peine voilé – les ombres du crime organisé, du trafic d’êtres humains et, bien sûr, du terrorisme.

La ficelle est grosse, mais elle a le mérite d’être efficace. La Mauritanie, terre de transit devenue gardienne du temple européen, joue son rôle de gendarme sous les applaudissements discrets de ses partenaires occidentaux. Qu’importe si des ONG, comme l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), dénoncent des rafles arbitraires et des expulsions aveugles. Qu’importe si, parmi les refoulés, certains avaient bel et bien leurs papiers en règle. L’essentiel est ailleurs. Montrer que l’État contrôle ses frontières, que la « pression migratoire » est sous contrôle.

L’hospitalité, un luxe et la solidarité, une simple chimère

Mais au-delà du cas mauritanien, cette énième expulsion met en lumière une réalité bien plus cruelle. L’Afrique de l’Ouest n’est pas cette belle communauté intégrée qu’on nous vend depuis des décennies. L’idéal panafricain de la libre circulation, inscrit dans les textes de la CEDEAO, se heurte ici à la froide réalité des expulsions massives. Hier, c’était l’Algérie qui renvoyait ses migrants subsahariens dans le désert. Aujourd’hui, c’est la Mauritanie qui ferme la porte. Et demain ?

Pendant ce temps, à Dakar, le gouvernement sénégalais hausse timidement le ton. La ministre des Affaires étrangères, Yacine Fall, parle de « traitements inhumains », promet des discussions avec Nouakchott, mais sans grand espoir d’un revirement immédiat. Que valent quelques protestations diplomatiques face à la logique implacable de la fermeture des frontières ?

Ainsi va le monde des sans-papiers africains, ballotés au gré des calculs géopolitiques, traités comme de simples chiffres dans des statistiques sécuritaires. Chassés d’un pays, rejetés par un autre, ils errent sans fin, pris au piège d’un continent où l’hospitalité est devenue un luxe et la solidarité, une simple chimère.

Chiencoro Diarra

13 mars 2025 0 comments
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Vaccination des enfants
ActuSanté

Lutte contre le paludisme : le Mali reçoit près d’un million de doses du premier vaccin

by Sahel Tribune 13 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Près d’un million de doses du premier vaccin contre le paludisme sont arrivées au Mali, marquant une avancée majeure pour la santé des enfants. Déployé dès avril 2025, ce vaccin s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre cette maladie, qui reste l’une des principales causes de mortalité infantile dans le pays.

Malgré les efforts déployés ces dernières années, le paludisme demeure un problème de santé publique majeur au Mali. Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme de 2021, la prévalence nationale est de 19 %, avec des taux alarmants dans les régions de Mopti (27 %), Sikasso (26 %), Ségou (26 %), Koulikoro (23 %) et Kayes (12 %). En 2024, la maladie représentait 38 % des cas de morbidité, avec plus de 3,4 millions de cas confirmés, dont 1,1 million de cas graves et près de 1 500 décès.

Un engagement fort du gouvernement et de ses partenaires

L’arrivée du vaccin contre le paludisme au Mali illustre l’engagement des autorités maliennes dans la lutte contre cette maladie qui reste l’une des principales causes de mortalité infantile. Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, considère cette avancée comme une étape décisive pour améliorer la santé des enfants et réduire l’impact du paludisme dans le pays.

Le ministre de la Santé et du Développement social, Medecin-Colonel Assa Badiallo Touré, a salué cette initiative en soulignant les efforts constants des plus hautes autorités maliennes pour combattre le paludisme. « Ce vaccin arrive à un point nommé et démontre une fois de plus les efforts des plus hautes autorités du Mali dans la lutte contre le paludisme, qui est l’une des premières causes de mortalité et de morbidité des enfants dans notre pays », déclare-t-elle.

En outre, le gouvernement malien bénéficie du soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre de ce programme de vaccination. GAVI, l’UNICEF et l’OMS jouent un rôle essentiel dans l’acheminement des doses et l’accompagnement des autorités sanitaires maliennes. Ce partenariat international reflète l’importance d’une collaboration étroite pour garantir le succès du déploiement du vaccin et assurer une couverture vaccinale efficace dans les régions les plus touchées.

Un déploiement progressif et ciblé

Le déploiement du vaccin contre le paludisme au Mali débutera en avril 2025 et ciblera 19 districts prioritaires répartis dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti, où la prévalence de la maladie est particulièrement élevée. Destiné aux enfants âgés de 5 à 36 mois, le vaccin sera administré en cinq doses : trois premières à quatre semaines d’intervalle, suivies de deux rappels annuels en mai ou juin, avant la période de transmission la plus intense. Ce calendrier vise à assurer une protection optimale contre le paludisme chez les jeunes enfants, les plus vulnérables face à cette maladie.

L’UNICEF considère cette arrivée comme une avancée majeure dans la lutte contre le paludisme au Mali. Le Dr Pierre Ngom, représentant de l’UNICEF dans le pays, a souligné l’importance historique de ce moment, rappelant que ce vaccin est l’aboutissement de 35 ans de recherche scientifique. « L’arrivée de ce vaccin est un tournant pour les enfants maliens. Nous attendions ce jour avec impatience. Ce vaccin est l’aboutissement de 35 ans de recherche et va permettre de sauver des vies ».

Un vaccin, mais pas une solution unique

Bien que le vaccin contre le paludisme représente une avancée majeure, il ne constitue pas une solution unique pour éradiquer la maladie. L’UNICEF et l’OMS insistent sur la nécessité de poursuivre les stratégies de prévention déjà en place. L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, la chimioprophylaxie saisonnière, le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes et la pulvérisation intra-domiciliaire restent des mesures essentielles pour limiter la transmission du paludisme et protéger les populations les plus vulnérables.

Le Dr Kabore Patrick, représentant de l’OMS au Mali, rappelle que le vaccin doit être intégré dans une approche globale de lutte contre la maladie. « Les vaccins sont un outil clé pour sauver des vies d’enfants, mais nous devons continuer à utiliser toutes les stratégies disponibles pour lutter efficacement contre le paludisme. ».

L’UNICEF, en tant que principal acheteur mondial de vaccins, s’engage à garantir un approvisionnement régulier pour les enfants vivant dans les zones endémiques. Alors que le Mali se prépare à ce programme de vaccination, les autorités sanitaires et leurs partenaires espèrent que cette initiative marquera une avancée durable dans la lutte contre le paludisme et la protection de la santé des enfants.

Ibrahim K Djitteye

13 mars 2025 0 comments
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Des leaders politiques réunis pour la relecture de la charte des partis politiques
A la UneAnalyses

Partis politiques au Mali : l’heure du grand ménage a-t-elle sonné ?

by Sahel Tribune 13 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La classe politique malienne se trouve à un tournant décisif. Dans un effort de rationalisation et de moralisation de la vie publique, les partis réunis au sein du Forum des Partis et Mouvements politiques (FPMP) et de l’Initiative des Partis politiques pour la Charte (IPAC), ont présenté au gouvernement un document de propositions pour la relecture de la Charte des partis politiques. Réduction de leur nombre, lutte contre le nomadisme politique et encadrement du financement public figurent parmi les mesures phares, dans un contexte où la défiance des citoyens envers les formations politiques ne cesse de croître.

Avec plus de 200 partis politiques, le Mali souffre d’une fragmentation excessive qui nuit à la clarté du jeu démocratique. Le gouvernement de transition, à travers le ministère chargé des réformes politiques, a donc sollicité les formations politiques pour proposer des solutions de rationalisation. Les réponses n’ont pas tardé.

Vers une restructuration radicale du multipartisme

Dans un document commun, les signataires prônent une réduction du nombre de partis par des mesures incitatives, la fin du nomadisme politique — pratique qui permet à un élu de changer de camp en cours de mandat — et l’interdiction des alliances entre l’opposition et la majorité. « Un parti d’opposition ne peut en aucun cas s’allier avec un parti de la majorité », stipule clairement le texte.

Loin d’être un simple toilettage administratif, cette réforme ambitionne aussi de mettre un terme à certaines pratiques dénoncées de longue date. Parmi elles, la corruption électorale, jugée endémique, et l’achat de conscience lors des scrutins. « Ces dérives constituent des freins à l’expression d’une véritable démocratie », clament les signataires, qui réclament un contrôle strict du financement public des partis par la Cour des comptes.

Autre mesure phare : l’institutionnalisation du statut du Chef de file de l’opposition, qui bénéficierait désormais d’un cadre légal renforcé et de certains avantages administratifs, comme l’attribution d’un passeport de service à condition que son parti dispose d’au moins 400 élus municipaux ou 5 députés.

Une classe politique sous pression

Cette volonté de réforme intervient dans un contexte où les partis politiques sont de plus en plus contestés. Accusés d’être déconnectés des réalités populaires, d’incarner un système de clientélisme et de se livrer à des querelles intestines, les formations politiques peinent à regagner la confiance des citoyens.

Les derniers scrutins ont été marqués par des taux de participation historiquement bas, et la population exprime une indifférence croissante vis-à-vis du jeu politique. Les partis politiques sont perçus comme des instruments au service des élites plutôt que des espaces d’expression du peuple, note un observateur.

Malgré les déclarations d’intention, plusieurs formations restent réticentes à ces réformes. Deux grands partis — la CODEM et le RPM — n’ont pas signé le document final. Pourquoi ? Certains y voient une manœuvre d’éviction des partis traditionnels, d’autres dénoncent une tentative de musellement sous couvert de rationalisation.

En coulisses, les débats sont vifs. Faut-il aller vers un bipartisme imposé ? Qui sera arbitre des nouvelles règles du jeu ? Quel sera l’avenir des petits partis ? Autant de questions qui agitent la classe politique.

L’État arbitre, mais jusqu’où ?

Si le gouvernement se félicite de l’esprit de concertation, la tentation d’un encadrement plus strict du champ politique est bien réelle. L’État veut désormais un suivi renforcé des partis, notamment via un contrôle rigoureux de leurs finances et une présence administrative aux assemblées générales constitutives des nouvelles formations.

À terme, une nouvelle question pourrait émerger : la relecture de la Charte des partis politiques vise-t-elle à renforcer la démocratie ou à mieux contrôler le pluralisme ?

Derrière la réforme se cache un autre enjeu : celui du rapport entre les forces politiques et le pouvoir en place. Entre volonté de refondation et velléités de contrôle, le Mali cherche encore son équilibre démocratique.

A.D

13 mars 2025 0 comments
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Insécurité entre avril et juin 2020 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali
ActuSécurité

Le Sahel, entre terrorisme et guerre d’influence entre grandes puissances 

by Sahel Tribune 12 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Sahel demeure l’épicentre du terrorisme mondial, où conflits, rivalités géopolitiques et exploitation des ressources alimentent une violence sans fin, mettant en péril la stabilité de toute la région.

L’Indice mondial du terrorisme 2025 dresse un tableau alarmant. Le Sahel demeure la région la plus touchée par le terrorisme, concentrant plus de la moitié des décès liés aux attaques djihadistes dans le monde. Le Burkina Faso, bien qu’ayant enregistré une légère baisse du nombre d’attaques, reste le pays le plus meurtrier en matière de terrorisme, représentant un cinquième des décès globaux. Pendant ce temps, le Niger subit une explosion de la violence terroriste, avec une hausse de 94 % des morts en une seule année.

Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus complexe : un choc des influences où se croisent luttes de pouvoir, réorientations géopolitiques et exploitation des ressources naturelles. La France, longtemps puissance dominante dans la région, replie ses troupes, laissant un vide rapidement comblé par la Russie et la Chine, qui cherchent à redéfinir le rapport de force au Sahel.

Un terrain miné par la guerre et l’instabilité politique

Depuis plus d’une décennie, le Sahel est devenu le théâtre d’une guerre asymétrique, où s’opposent groupes djihadistes, forces armées nationales et des formateurs étrangers étrangers. L’État islamique au Sahel (EIS), autrefois affaibli, se réorganise et étend son emprise, tandis que le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, poursuit son offensive contre les États fragiles de la région.

Les militaires au pouvoir à Bamako, Ouagadougou et Niamey ont fait de la lutte antiterroriste une priorité, rompant avec les Anciennes Alliances et misant sur de nouveaux partenariats. L’arrivée des forces russes marque une rupture stratégique majeure, notamment avec le départ des troupes françaises, en 2022 et de la mission onusienne MINUSMA du Mali, en décembre 2023.

Cependant, les résultats de ces nouveaux choix restent mitigés. Si le nombre d’attaques au Burkina Faso a légèrement diminué, les groupes terroristes se déplacent et renforcent leur présence dans d’autres pays, notamment au Niger et au Togo, qui a connu sa pire année en matière de terrorisme depuis la création de l’indice mondial du terrorisme.

L’or et l’uranium, carburants du terrorisme au Sahel

Le terrorisme au Sahel n’est pas uniquement motivé par une idéologie religieuse radicale. Les ressources naturelles de la région sont devenues un enjeu stratégique majeur, alimentant le chaos et attirant toutes sortes d’acteurs, des États aux groupes armés en passant par les multinationales.

L’or du Mali et du Burkina Faso, l’uranium du Niger sont au cœur des convoitises. Les groupes djihadistes contrôlent plusieurs sites miniers artisanaux, générant des millions de dollars de revenus grâce aux taxes illégales imposées aux travailleurs. Cette manne financière leur permet d’acheter des armes, de recruter et de financer leur expansion.

À cela s’ajoute le réalignement des puissances étrangères : la Russie consolide sa présence militaire, tandis que la Chine investit dans l’exploitation minière et les infrastructures, posant ainsi les bases d’une influence durable dans la région.

Quel avenir pour le Sahel ?

L’échec des stratégies militaires conventionnelles dans la région prouve que la guerre contre le terrorisme ne peut être uniquement une affaire de bombes et de fusils. L’instabilité politique, la pauvreté, l’absence d’accès aux services de base et l’exploitation des ressources naturelles par des acteurs extérieurs continuent de nourrir le cycle de la violence.

Tant que les États sahéliens resteront structurellement fragiles, incapables de répondre aux besoins de leurs populations, les groupes djihadistes auront toujours un terrain fertile pour recruter et se renforcer. Le départ de la France et l’arrivée d’autres acteurs ne changent pas la donne si les causes profondes du terrorisme ne sont pas adressées.

Le Sahel brûle, et le monde regarde. Mais combien de temps encore avant que les flammes ne se propagent bien au-delà de la région ?

A.D

12 mars 2025 0 comments
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