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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Faure Gnassingbé, nouvel allié du triumvirat sahélien ?

by Bakary FOMBA 17 mars 2025
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le Togo franchira-t-il le pas vers la Confédération des États du Sahel (AES) ? Longtemps allié discret du triumvirat sahélien, Lomé envisage désormais une adhésion officielle. Une décision stratégique qui pourrait redessiner les équilibres régionaux et renforcer l’influence grandissante de l’AES.

Dans l’ombre des grandes manœuvres diplomatiques qui redessinent l’échiquier géopolitique ouest-africain, le Togo avance ses pions avec prudence, mais détermination. L’annonce faite par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, sur la possibilité d’une adhésion de son pays à la Confédération des États du Sahel (AES) ne relève ni de l’improvisation ni du hasard. Elle traduit l’évolution naturelle d’une relation qui, depuis les premières crispations entre l’AES et la CEDEAO, n’a cessé de se renforcer.

Un choix pragmatique

Lomé n’a jamais caché son affinité avec le triumvirat sahélien composé du Mali, du Burkina Faso et du Niger. La neutralité assumée du Togo lors des sanctions imposées par la CEDEAO, son refus de fermer son port stratégique aux échanges commerciaux avec ses voisins du Sahel et sa posture de médiateur entre les nouvelles autorités sahéliennes et leurs anciens partenaires témoignent d’une position réfléchie, oscillant entre prudence diplomatique et réalisme politique.

Aujourd’hui, la perspective d’une adhésion togolaise à l’AES prend une tournure concrète. « Le Togo envisage de rejoindre l’Alliance des États du Sahel », a confirmé Robert Dussey, précisant qu’il s’agit d’une « décision stratégique » qui permettrait de renforcer la coopération régionale et d’offrir aux pays de l’AES un accès direct à l’océan. Une déclaration qui, au-delà du simple effet d’annonce, révèle un tournant potentiel dans l’architecture sous-régionale.

L’AES, de la défiance à l’attractivité

Créée en septembre 2023 dans un climat de rupture avec la CEDEAO et l’ancienne puissance coloniale, l’AES était au départ perçue comme un bloc contestataire, une entité rebelle née d’une urgence politique et sécuritaire. Deux ans plus tard, les faits parlent d’eux-mêmes. Une coopération militaire renforcée avec la mise en place d’une force conjointe, un passeport unifié, une volonté affichée de créer une banque d’investissement et une attractivité grandissante. De simple alliance défensive, l’AES s’est muée en un projet politique crédible et ambitieux, au point de susciter l’intérêt de pays comme le Tchad, le Sénégal ou encore le Ghana voire le Soudan.

Si Lomé franchit le pas, ce serait une validation éclatante de cette mutation. Ce serait aussi une opportunité pour le Togo de s’affranchir d’une CEDEAO en perte de vitesse et de s’inscrire dans une dynamique de souveraineté régionale.

Faure Gnassingbé, l’équilibriste

Reste à savoir comment Faure Gnassingbé, habitué aux équilibres subtils, gérera cette éventuelle bascule. L’adhésion à l’AES serait un signal fort, un repositionnement stratégique susceptible d’irriter Abuja et Accra, garants traditionnels de l’ordre communautaire ouest-africain. Mais ce serait aussi un pari gagnant, une façon pour Lomé de consolider sa place de puissance médiane, à la croisée des chemins entre l’Afrique sahélienne et l’Afrique côtière.

Ce qui est certain, c’est que l’AES, loin d’être un épiphénomène passager, redéfinit les règles du jeu sous-régional. Et que le Togo, en quête de marges de manœuvre, semble bien décidé à ne pas rester sur la touche.

Bakary Fomba 

17 mars 2025 0 comments
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Mobilisation à Bamako pour la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvé.
ActuBillet d'humeur

Billet. Mais où étiez-vous, donc… ?

by Sahel Tribune 16 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans ce billet d’humeur incisif, l’auteur interroge l’engagement patriotique des Maliens face aux nouvelles taxes sur les télécommunications et le mobile money. « Mais où étiez-vous, donc… ? » lance-t-il, dénonçant avec virulence l’amnésie collective de ceux qui, hier encore, juraient de tout sacrifier pour le Mali. Aujourd’hui, ils refusent de payer leur dû, révélant ainsi une hypocrisie criante et un désengagement face aux sacrifices indispensables pour bâtir une nation souveraine.

La mémoire est-elle une denrée aussi volatile que le crédit téléphonique qu’on prétend aujourd’hui vouloir préserver à tout prix ? Depuis l’annonce en février du prélèvement sur les télécommunications et le mobile money, on assiste à un concert d’indignation, à une levée de boucliers quasi théâtrale. Or, il s’agit juste d’un prélèvement  de 10 % sur toutes les recharges de crédit, et de 1 % à chaque opération effectuée. Mais hélas, de Bamako à Kayes, de Sikasso à Gao, les mêmes qui, hier encore, brandissaient l’étendard de la souveraineté, s’offusquent aujourd’hui d’un simple appel à contribution. 

Une mesure qui frappe aussi l’armée et les bandits armés 

Pourtant, ils étaient nombreux, ces patriotes autoproclamés, à jurer sur tous les toits qu’ils donneraient tout pour leur pays. « Rien n’est trop grand pour le Mali ! », semblaient-ils scandés dans les rues et sur les plateaux de télévision, ivres d’une indépendance reconquise. Mais il faut croire que l’amour de la patrie a ses limites, et qu’elles s’arrêtent exactement au seuil du portefeuille.

Ceux qui, aujourd’hui, fustigent l’État pour ces nouvelles taxes sont-ils frappés d’amnésie collective ou se complaisent-ils dans une hypocrisie devenue seconde nature ? Où étaient-ils lorsque le Mali croulait sous le poids du néocolonialisme économique, pieds et poings liés par des accords léonins ? Où étaient-ils lorsque les ressources du pays se dissipaient dans les méandres d’un système corrompu, bien avant l’irruption des militaires ? Certainement pas en train de brandir leur vertu ou leur indignation.

Soyons sérieux. Ces prélèvements ne sont pas une lubie bureaucratique. Ils financent un État en reconstruction, une armée qui, chaque jour, se bat pour que le citoyen lambda puisse passer son appel ou transférer son argent en toute sécurité. Ils frappent aussi – faut-il le rappeler ? – l’armée nationale aussi bien que les groupes armés terroristes ainsi que les milices qui ont prospéré dans le chaos et dont la dissolution est en marche.

L’heure n’est plus aux jérémiades

Certains, par mauvaise foi ou calcul, voudraient faire croire que cette taxe est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Soit. Mais qu’ils nous disent alors, ces experts en indignation, quelle alternative proposent-ils ? Qu’ils nous expliquent comment ils gouverneraient un pays en guerre, sous sanctions hier encore, sans lever des ressources supplémentaires. Il est facile de crier au scandale derrière un clavier ou dans un micro, mais mettez-les au pouvoir dans la situation actuelle, combien de temps tiendraient-ils ? Deux mois ? Même pas.

Car voilà la réalité, déconstruire est un exercice aisé, une posture confortable. Construire, en revanche, demande du courage, de la lucidité et, parfois, des sacrifices. Ceux qui refusent aujourd’hui ce petit effort devraient se souvenir qu’on ne bâtit pas une souveraineté sur des slogans, mais sur des actes. L’heure n’est plus aux jérémiades, mais à la responsabilité.

Chiencoro Diarra

16 mars 2025 0 comments
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Les livres des éditions La Sahélienne exposés au salon du livre africain de Paris.
A la UneSeko ni Donko

La Sahélienne, David contre Goliath : une maison d’édition qui résiste aux tempêtes

by Fousseni TOGOLA 16 mars 2025
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Présente pour la deuxième année consécutive au Salon du Livre africain de Paris, les éditions La Sahélienne confirme son statut de maison d’édition incontournable au Mali, voire en Afrique de l’Ouest. Portée par Ismaila Samba Traoré, écrivain de grande renommée internationale, elle dévoile un catalogue riche, allant de la littérature jeunesse aux essais engagés, en passant par les Presses universitaires du Sahel. Entre reconnaissance internationale et défis locaux, l’éditeur malien trace sa route, malgré la piraterie et le manque de soutien institutionnel.

À bientôt 80 ans, Ismaila Samba Traoré n’a rien perdu de sa verve. Il parle du livre comme d’autres parlent de politique, avec la conviction du combattant et l’obsession du bâtisseur. Depuis 1992, La Sahélienne, sa maison d’édition, trace sa route, défiant les vents contraires, la piraterie éditoriale et l’indifférence institutionnelle. Aujourd’hui, elle s’impose comme un acteur incontournable de l’édition en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali. Et Paris, une fois encore, lui déroule son tapis rouge.

Une reconnaissance grandissante

Cette année, au Salon du Livre africain de Paris, du 14 au 16 mars 2025, La Sahélienne ne vient pas en figurante. Elle revient en conquérante. Deux années consécutives de présence, des livres salués par la critique, une reconnaissance grandissante : « Nous avons pris conscience du volume de travail abattu par La Sahélienne de 1992 à ce jour », confie Ismaila Samba. Un catalogue « riche et diversifié » qui surprend même les jeunes managers de la maison, fascinés par l’ampleur de l’œuvre.

Mais pour l’éditeur malien, Paris n’est qu’une étape. Car l’ambition de La Sahélienne dépasse les frontières. Déjà elle se prépare à investir le Maghreb, tandis que des demandes affluent de Chine, de Guyane, du Brésil et d’Afrique centrale. Une reconnaissance qui doit tout au travail acharné d’une équipe resserrée et passionnée.

« Nous construisons au forceps, au jour le jour, avec de très petits moyens. Mais la passion fait le reste », lâche l’auteur des Ruchers de la capitale, lucide sur les défis qui l’attendent. Car si La Sahélienne s’impose, c’est sans le soutien de l’État malien ni des mécènes. « Tout ce beau travail que nous menons se fait sur ressources internes », insiste-t-il. Et dans un environnement où le piratage des livres est un sport national, où les librairies clandestines prospèrent en toute impunité, le combat est permanent.

Une vitrine de la créativité sahélienne

À Paris, La Sahélienne mettra en avant trois axes stratégiques : la littérature jeunesse, un secteur en pleine explosion ; les Presses universitaires du sahel, pour structurer la recherche africaine ; et le catalogue général, vitrine d’une créativité sahélienne sans complexe.

Parmi les ouvrages phares présentés cette année, trois lauréats du Concours littéraire Jeune Écrivain malien 2024 seront sous les projecteurs : la vie en fumée, le refus de la dot, le procès de la vie. 

Mais La Sahélienne ne se limite pas à la fiction. Elle porte aussi des œuvres engagées sur des enjeux de société brûlants, comme la paix et la cohésion sociale face au discours de haine, La Maquisarde de Bamako. Autre titre présent, les familles fondatrices de Bamako. 

Au-delà des salons, une bataille pour la reconnaissance

« Les salons sont importants pour jauger la créativité d’une maison d’édition », rappelle Ismaila Samba Traoré. Mais au-delà de la performance commerciale, il y a une quête plus intime. Celle d’un homme qui, à l’approche des 80 ans, refuse de baisser les bras. « C’est une passion qui me porte et qui me permet de garder la distance avec les chapelles en tout genre. »

Un pied dans la transmission, un autre dans la résistance. Le livre, pour lui, reste une arme. Et La Sahélienne, plus qu’une maison d’édition, un état d’esprit.

Dans un monde où l’Afrique est encore trop souvent un marché et non un producteur de savoirs, Ismaila Samba Traoré fait figure de franc-tireur. Il avance, imperturbable. Paris l’accueille. Le Maghreb l’attend. Le combat continue.

F.Togola 

16 mars 2025 0 comments
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Remise du rapport par le Vérificateur général au président de la Transition
ActuÉconomie

Mali – Diplomatie en péril : la gestion trouble de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi sous le feu des projecteurs

by Sahel Tribune 15 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Entre opacité et irrégularités financières, un rapport explosif du Vérificateur Général accable l’Ambassade du Mali aux Émirats Arabes Unis. 

C’est un document accablant qui vient d’être publié par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) du Mali. Un rapport de vérification financière sur la gestion de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi pour la période 2021-2024 met en lumière une série de dysfonctionnements et d’irrégularités financières impliquant directement l’Ambassadeur et le Secrétaire Agent Comptable. Le montant total des anomalies détectées s’élève à plus de 202 millions de FCFA. À trois mois de la fin de la présidence malienne de la Confédération des États du Sahel (AES), ce scandale vient ternir l’image d’un pays qui cherche à renforcer son influence diplomatique.

Une gestion en roue libre

La mission diplomatique malienne aux Émirats Arabes Unis, créée en 2016, est censée jouer un rôle clé dans le développement des relations entre Bamako et Abu Dhabi, un partenaire stratégique du Mali. Mais selon le BVG, la gestion administrative et financière de cette représentation relève plus du laisser-aller que d’un service d’État structuré. « L’Ambassade ne transmet pas dans le délai requis sa comptabilité à la Paierie Générale du Trésor », pointe le rapport, précisant que certains documents comptables accusent un retard de transmission de plus de 555 jours.

Les pratiques douteuses s’accumulent. Des frais de location et d’ameublement indument pris en charge, des factures médicales non justifiées, et surtout, des retraits en espèces sur le compte de l’Ambassade sans justificatifs valables. Pire encore, le rapport indique que des fonds de l’Ambassade ont été virés directement sur le compte personnel de l’Ambassadeur.

Des dépenses fictives et des fonds détournés

Le Bureau du Vérificateur Général ne mâche pas ses mots. Plusieurs dépenses justifiées dans les comptes de l’Ambassade sont purement fictives. C’est le cas notamment des frais scolaires des enfants de diplomates. Un montant de 4,8 millions de FCFA a été viré sur le compte personnel de l’Ambassadeur au titre de frais de scolarité déjà réglés en mars 2023. Un autre paiement de 2,4 millions de FCFA, justifié en décembre 2023, s’est avéré inexistant lorsque l’établissement concerné a relancé l’Ambassade pour impayés en mars 2024.

Autre fait troublant : des retraits de plus de 34 millions de FCFA effectués sur le compte de l’Ambassade sans la moindre pièce justificative. « Ces fonds ont été encaissés via des chèques libellés à l’ordre de l’Ambassadeur et du Secrétaire Agent Comptable », révèle le BVG, soulignant un manque total de transparence dans la gestion des ressources diplomatiques.

Des salaires fictifs et des pratiques douteuses

Le scandale ne s’arrête pas là. Entre 2022 et 2024, une ligne budgétaire de 1,5 million de FCFA par mois a été virée sur le compte de l’Ambassade pour couvrir des cotisations sociales. Problème : selon la législation des Émirats Arabes Unis, les employés étrangers ne peuvent pas cotiser à un régime de sécurité sociale local. Autrement dit, 49,5 millions de FCFA ont été envoyés à Abu Dhabi sans qu’on ne sache où est passé cet argent.

Autre révélation embarrassante : trois agents de l’Ambassade ont été licenciés en 2023, mais leurs salaires ont continué à être versés. Le montant des rémunérations indûment perçues s’élève à près de 6 millions de FCFA, et le BVG pointe du doigt des signatures falsifiées sur les états de paiement.

Une réaction attendue de Bamako

Face à ces révélations, la question qui se pose est la suivante : quelle sera la réaction du gouvernement malien ? Les affaires impliquant la gestion des représentations diplomatiques du Mali ne sont pas nouvelles, mais rarement un rapport du BVG aura été aussi explicite dans ses accusations. Si l’Exécutif venait à ignorer ces faits, cela enverrait un message désastreux quant à sa volonté de lutter contre la corruption.

En attendant, cette affaire met en lumière les failles d’un système diplomatique malien gangréné par le laxisme et le manque de contrôle, alors même que Bamako cherche à renforcer sa place sur la scène internationale à travers la Confédération des États du Sahel (AES). À quelques mois du prochain sommet de l’AES, il est difficile de ne pas voir dans cette affaire une ombre pesante sur la crédibilité du Mali à l’international.

A.D 

15 mars 2025 0 comments
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Une machine détruit une maison
A la UneSécurité

Occupation illégale des marigots : plus de 700 constructions bientôt démolies

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Les autorités de la transition ont décidé de passer à l’action pour prévenir les inondations meurtrières qui endeuillent régulièrement Bamako. Hier, vendredi, le Directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Oueloguem, a animé une conférence de presse pour annoncer une opération de démolition des constructions illégalement érigées sur les servitudes et lits des 11 marigots qui traversent la capitale. 

Cette initiative, qui vise à libérer ces zones stratégiques, s’inscrit dans un ensemble de mesures prises par l’État pour éviter que le district de Bamako ne soit de nouveau frappé par des catastrophes naturelles.

Les inondations sont devenues un fléau récurrent à Bamako, causant chaque année des pertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables. Les années 2013, 2019 et plus récemment 2024 ont été marquées par des épisodes particulièrement dévastateurs. Selon Mahamadou Ouologuem, « l’occupation des cours d’eau flottables et non flottables joue une part importante dans ces inondations », pointant ainsi du doigt l’urbanisation anarchique comme un facteur aggravant.

La Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat a recensé plus de 700 occupations illicites sur les lits et servitudes des marigots du district. Ces constructions obstruent le passage naturel des eaux pendant l’hivernage, augmentant ainsi le risque d’inondation. Pour Almaïmoune Ag Almoutapha, conseiller technique au ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, il est impératif d’agir sans délai : « L’État doit prévenir cette situation de drame. On ne peut plus continuer comme ça et à un moment donné, il faut dire stop. »

Des mesures fortes pour une libération immédiate

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont décidé de frapper fort. L’opération de démolition concerne exclusivement les constructions illicites identifiées sur les servitudes des marigots. « Les occupations illégales des domaines publics et privés de l’État sont devenues un phénomène courant dans notre pays. Elles ont atteint des proportions inquiétantes », a déclaré Mahamadou Ouologuem. Ces occupations concernent non seulement les cours d’eau, mais aussi d’autres espaces stratégiques comme les zones agricoles, les forêts classées ou encore les emprises ferroviaires.

L’État a mobilisé des ressources importantes pour mener à bien cette opération. Plus de 813 millions de FCFA ont été alloués par le ministère de l’Économie et des Finances, et cinq sous-commissions ont été mises en place pour assurer la réussite de l’initiative. Le gouvernement ne prévoit aucune indemnisation pour les propriétaires des constructions illicites, conformément à la loi domaniale qui stipule que le domaine public est « inaliénable, imprescriptible et insaisissable ». Cependant, les locataires, qui occupent souvent ces habitations, bénéficieront d’un accompagnement de trois mois pour leur relogement.

Un projet de réhabilitation après la démolition

Après la démolition des habitations illégales, le gouvernement prévoit une phase de réhabilitation des cours d’eau concernés. Le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, en collaboration avec des partenaires financiers, prévoit la réhabilitation de trois marigots dans le cadre du Projet Résilience Urbaine Bamako, financé par la Banque mondiale, ainsi qu’un projet financé par la coopération allemande.

Le président de la transition avait déjà annoncé ces mesures en janvier 2025, lors de la présentation des vœux aux forces vives de la nation. Cette décision faisait suite à l’état de catastrophe naturelle décrété après les inondations de l’hivernage dernier.

Avec cette vaste opération, l’État malien entend mettre fin à un phénomène qui a trop longtemps causé des drames à Bamako. 

Ibrahim K. Djitteye

15 mars 2025 0 comments
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Alpha Condé, ancien président guinéen.
ActuPolitique

Guinée : Alpha Condé, l’homme qui refuse de tourner la page

by Ibrahim Kalifa Djitteye 15 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

L’ancien président guinéen Alpha Condé, renversé en 2021 par un coup d’État militaire, a réaffirmé son opposition au pouvoir en place dans un message adressé à ses partisans, ce samedi 15 mars 2025. Dans cette déclaration, publiée sur son compte Facebook, il rejette catégoriquement les mesures prises contre son parti, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), et exhorte ses sympathisants à ne pas céder à la pression.

Dans son message, Alpha Condé dénonce une tentative de musellement de l’opposition par le régime du Général Mamady Doumbouya qu’il qualifie de « forces du mal, illégitimes et impopulaires ». Il accuse les autorités actuelles de vouloir imposer un « choix qui n’est pas le vôtre : celui de la soumission et du renoncement ».

La souveraineté du peuple au cœur du discours

Ces déclarations interviennent après la suspension et la dissolution de plusieurs partis politiques en Guinée, dont le RPG, une décision perçue par les partisans de l’ancien président comme une manœuvre visant à éliminer toute contestation. Pour Alpha Condé, ces mesures ne remettent pas en cause l’engagement de ses militants. « Un non-événement ! Rien ni personne ne peut effacer notre engagement ni éteindre la flamme de notre combat », martèle-t-il.

L’ex-président insiste sur un principe fondamental, notamment la souveraineté populaire. « Le peuple est souverain. Il est le seul maître de son destin », rappelle-t-il, invitant ses partisans à ne pas perdre espoir malgré les circonstances.

Dans une allusion directe à son parti, il exhorte ses militants à tenir bon. « Ne cédez pas au découragement, car le découragement n’est ni RPG ni guinéen ! » Une manière de renforcer la détermination de ses soutiens et de maintenir une pression politique sur le régime de son tombeur.

Alpha Condé réaffirme son leadership

Malgré son exil et la perte du pouvoir, Alpha Condé se positionne toujours comme un acteur clé du paysage politique guinéen. Il affirme avec force son rôle en déclarant : « Quelles que soient les circonstances, je suis et je resterai à vos côtés en tant que président de la République ».

Ce message, teinté de défiance, vise à galvaniser ses partisans et à maintenir vivante l’idée d’un retour du RPG sur la scène politique guinéenne. Dans sa déclaration, Alpha Condé a affirmé que « le combat continue plus que jamais et la victoire est certaine ». Par cette déclaration, l’ancien président exprime sa détermination à poursuivre son engagement politique, adressant ainsi un signal au CNRD ainsi qu’à la communauté internationale.

La situation politique en Guinée reste tendue depuis le coup d’État qui a renversé Alpha Condé. Le régime, dirigé par le General Mamady Doumbouya, fait face à des critiques croissantes concernant la transition et la répression des voix dissidentes.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

15 mars 2025 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
ActuLes démystificateurs du Sahel

Burkina Faso : quand la désinformation menace la cohésion sociale

by Sahel Tribune 15 mars 2025
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Au Burkina Faso, la guerre contre le terrorisme se joue aussi sur le terrain de l’information. Le gouvernement a récemment dénoncé une campagne massive de désinformation, orchestrée à travers les réseaux sociaux, visant à discréditer les forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP).

Tout est parti des événements survenus à Solenzo, dans la région de la Boucle du Mouhoun, où une attaque terroriste contre un poste avancé des VDP a été repoussée le 10 mars dernier. Dans la contre-offensive, les forces burkinabè ont démantelé une base ennemie dans la forêt voisine, y découvrant des familles utilisées comme boucliers humains par les terroristes. C’est précisément cet épisode qui a été détourné sur les réseaux sociaux, transformé en un récit accusateur contre les forces de l’ordre.

D’après le gouvernement, les images et informations circulant en ligne sont manipulées pour semer la discorde et attiser les tensions communautaires. Cette stratégie insidieuse, souvent orchestrée par des officines aux intérêts obscurs, cherche à freiner les efforts de reconquête du territoire national. L’objectif ? Opposer les populations aux autorités et saper la dynamique de restauration de la sécurité.

Face à cette menace invisible mais pernicieuse, les autorités appellent la population à la vigilance et à ne pas tomber dans le piège des « média-mensonges ». Elles réaffirment leur engagement pour un Burkina de paix et de sécurité, où l’unité nationale reste le rempart ultime contre toutes les formes de subversion.

La rédaction 

15 mars 2025 0 comments
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