Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,6 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Macky Sall et Ousmane Sonko
A la UneBillet d'humeur

Billet d’humeur — Sénégal : l’alternance, mais à quel prix ?

by Chiencoro 27 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Il a salué la démocratie, puis refermé la porte sans bruit. En livrant un État endetté jusqu’à l’os, Macky Sall n’a pas passé le témoin. Il a tendu un piège. À Diomaye Faye et Ousmane Sonko de le désamorcer sans y laisser leur légitimité.

C’est donc pour ça. Oui, c’était trop beau. Trop net. Trop élégant. Un président sortant, qui, après avoir muselé l’opposition, enfermé ses principaux adversaires et verrouillé l’espace public, se retire au dernier moment en saluant la victoire de ses bourreaux électoraux. Une leçon de démocratie, disait-on. Un modèle d’alternance pacifique. Et certains, déjà, rêvaient d’ériger Macky Sall en sage continental, prêt à siéger dans quelque panel de hauts médiateurs africains entre deux républiques à feu.

La prudence comme vertu

Mais à Dakar, comme ailleurs, il y a toujours une autre lecture. Une lecture moins médiatique, moins naïve, mais diablement plus lucide. Car on ne laisse pas un État en cadeau d’adieu quand on a passé plus d’une décennie à en contrôler chaque vis.

Macky Sall n’a pas cédé. Il a piégé. Il a tendu à Diomaye Faye et à Ousmane Sonko un État saturé, surendetté, piégé à l’excès. Une sorte de palais bien repeint en surface, mais aux fondations minées. Un pays à gouverner avec, pour seuls instruments, des tiroirs vides et des dettes invisibles.

L’ancien président n’a pas égorgé le poulet sur le linge blanc, comme on dit. Il a égorgé sous la nappe, discrètement, sans éclaboussures.

Il aurait suffi que Sonko et Faye, grisés par leur victoire, se jettent à corps perdu dans les nominations, les réformes, les symboles. Il aurait suffi qu’ils négligent l’ombre pour ne voir que la lumière. Très vite, l’odeur aurait monté. Très vite, les Sénégalais, promptement retournés, les auraient traités d’illusionnistes. Et le pays, encore engourdi par les déceptions passées, se serait enfoncé dans le chaos.

Ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations

Mais un homme averti, dit-on, en vaut deux. Et les nouveaux venus au pouvoir ont compris qu’avant de gouverner, il fallait savoir dans quoi on avait mis les pieds.

Leur premier réflexe n’a pas été de changer les rideaux du palais. Il a été d’ouvrir les comptes. De fouiller les bilans. De sonder la dette. Et ce qu’ils y ont trouvé dépasse les simples irrégularités comptables. C’est un système. Une architecture. Une dette cachée d’au moins 7 milliards de dollars, révélée par la Cour des comptes, confirmée par le FMI.

Un État livré comme un cheval de Troie, beau à l’extérieur, explosif à l’intérieur. La démocratie, ce n’est pas seulement perdre des élections. C’est aussi savoir ce qu’on laisse à ceux qui arrivent. Et à ce jeu-là, Macky Sall n’a rien d’un démocrate modèle. Il a le vernis, pas la sincérité. Il a soigné la sortie, mais piégé l’entrée.

Et comme toujours en Afrique, ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations.

Chiencoro Diarra

27 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Aéroport de Khartoum en feu.
ExclusifSécurité

Khartoum, l’autre victoire : quand l’armée reprend pied dans la capitale dévastée

by Sahel Tribune 26 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En reprenant l’aéroport international de Khartoum, l’armée soudanaise marque une victoire stratégique et symbolique dans un conflit qui, deux ans après son déclenchement, continue de broyer un pays exsangue.

Khartoum, mercredi 26 mars. Un aéroport de nouveau entre les mains des troupes régulières. Un palais présidentiel repris. Une capitale, morcelée depuis près de deux ans, où les civils recommencent à célébrer – prudemment – dans les rues. Ce jour-là, le général Abdel Fattah al-Burhane n’a pas seulement repris l’aéroport international de Khartoum, il a reconquis un symbole. Celui d’un État qui n’avait plus d’adresse.

La reconquête, ou la revanche de l’institution

Car dans ce conflit fratricide, commencé en avril 2023 entre deux anciens frères d’armes devenus ennemis – le chef des Forces de soutien rapide (FSR), Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemetti », et l’actuel homme fort du régime militaire – les batailles ne sont jamais seulement militaires. Elles sont fondamentalement politiques, urbaines, symboliques.

Cela faisait des mois que l’armée soudanaise encaissait, se repliait, s’accrochait à quelques bastions dans le nord et l’est du pays, pendant que les FSR étendaient leur emprise sur le Darfour et les périphéries urbaines. On l’avait crue à bout de souffle, exsangue, fragmentée. Mais depuis la fin 2024, une dynamique inverse s’est amorcée.

La reprise de l’aéroport, du palais présidentiel, de la banque centrale, des services de renseignement et du Musée national, en quelques jours seulement, marque un basculement inattendu du rapport de force. L’armée, acculée, a réappris à avancer.

Une capitale à bout de souffle

Khartoum, ville défigurée, exsangue, n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Plus de 3,5 millions de déplacés, des quartiers entiers rasés, des institutions saccagées, une population prise en étau entre deux armées dont les lignes de front passent par les cuisines, les marchés, les mosquées.

L’armée, en reprenant pied, ne délivre pas, elle libère à moitié. Car si les images de civils acclamant la fuite des FSR circulent, la réalité humanitaire est autrement plus dramatique : bombardements, famine, évacuations improvisées, et un Darfour toujours sous contrôle paramilitaire, où l’ombre du génocide plane encore.

Une guerre sans fin, mais pas sans enjeu

Depuis avril 2023, cette guerre a tué des dizaines de milliers de personnes, déplacé plus de 12 millions d’autres, réduit le Soudan à un champ de ruines diplomatiques. Un pays autrefois au cœur de l’Union africaine, aujourd’hui traité à la marge des priorités internationales. Une tragédie oubliée, où les puissances parlent de cessez-le-feu, mais observent surtout, en silence, qui prendra le dessus.

Les États-Unis ont sanctionné les deux hommes forts, accusant Hemetti de génocide au Darfour. Les Nations unies dénoncent, dans un ballet de communiqués, les frappes sur les civils, comme ce raid meurtrier sur un marché de Tora, ou l’attaque d’une mosquée à Khartoum. Mais aucun des deux camps ne montre le moindre signe de recul.

Une victoire, et après ?

Ce mercredi, les images de soldats posant fièrement devant le palais présidentiel, drapeau à la main, ont une portée qui dépasse le Soudan. Elles disent le retour d’un pouvoir centralisé, d’un État qui veut encore exister. Mais elles ne disent rien de ce qu’il adviendra demain.

Le Darfour demeure aux mains des FSR. Le sud du pays est une zone grise. Et les failles, nombreuses, entre civils et militaires, entre islamistes et réformateurs, entre révolutionnaires trahis et généraux intronis.

Khartoum est peut-être reprise. Mais le Soudan, lui, reste à reconstruire. Et la paix, dans ce pays suspendu entre deux rives du Nil, ne viendra ni d’un drapeau hissé ni d’un aéroport sécurisé – mais d’une volonté collective que ni Burhane, ni Hemetti, n’ont pour l’heure su incarner pleinement.

La rédaction 

26 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Commémoration du 26 mars
ActuPolitique

Mali – Commémorer pour refonder : le 26 mars comme repère d’avenir

by Sahel Tribune 26 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En commémorant les martyrs du 26 mars 1991, le Mali de la Transition ne se contente pas d’honorer son passé. Il cherche, dans la mémoire collective, les fondations d’un avenir souverain et pacifié.

Il y a des dates que les nations ne célèbrent pas seulement pour honorer le passé, mais pour se redire à elles-mêmes ce qu’elles veulent devenir. Le 26 mars, au Mali, appartient à cette catégorie rare. Ce mercredi 26 mars 2025, trente-quatre ans jour pour jour après la chute du régime de Moussa Traoré, le général Assimi Goïta, Président de la Transition, a présidé la Journée des Martyrs. Une cérémonie sobre, solennelle, encadrée par la hiérarchie militaire et les plus hautes autorités de la Transition.

La mémoire, comme devoir politique

Mais derrière le rituel du dépôt de gerbe et les discours attendus, c’est une autre lecture, plus subtile, qu’il convient de poser sur cet événement, celle d’un État qui tente, une nouvelle fois, de se redéfinir. Car commémorer 1991 en 2025, ce n’est pas seulement rappeler une rupture démocratique. C’est se demander ce qu’il reste aujourd’hui de cette promesse, et comment la Transition actuelle peut en être l’héritière – ou la réformatrice.

En se rendant au monument des Martyrs, le chef de l’État ne s’est pas contenté d’un geste symbolique. Il a, à sa manière, rétabli un fil interrompu, celui de l’histoire démocratique du Mali. Dans son allocution, il l’a rappelé sans détour : « Le souvenir des événements tragiques demeure dans la conscience collective, il en va de même pour l’aspiration du peuple à vivre dans un pays pacifié, réconcilié et stable. »

Ce faisant, Assimi Goïta a inscrit sa propre action politique dans la continuité d’une lutte commencée bien avant lui, celle d’un peuple pour la dignité, la souveraineté et la paix. Non pas comme un retour à l’ordre ancien, mais comme un nouveau chapitre, écrit à partir de nouveaux outils – les Assises de la Refondation, le Dialogue inter-malien, et une volonté affichée de rompre avec les dépendances extérieures.

Refonder, non restaurer

Ce 26 mars ne célèbre pas un retour au statu quo ante. Il incarne le choix du Mali de s’assumer autrement. Et cela suppose, comme l’a déclaré le Président, « patience, engagement et sacrifice ». Trois mots qui résument la philosophie de la Transition : prendre le temps d’une refondation, refuser l’impatience d’une démocratie de façade, poser les bases d’un contrat social renouvelé.

C’est ici que l’on retrouve une résonance profonde avec les trajectoires similaires de ses voisins de l’AES. Car le Mali, comme le Burkina Faso et le Niger, fait face à un même dilemme : comment conjuguer l’exigence populaire de changement, les impératifs sécuritaires, et le besoin d’une gouvernance légitime ?

La réponse, pour l’instant, passe par un ancrage national fort, une prise de distance assumée avec certaines institutions régionales, et une mobilisation de la mémoire collective comme ressource politique, pas comme simple souvenir.

Ce 26 mars 2025 ne s’adresse pas qu’aux historiens. Il parle à ceux qui, aujourd’hui, cherchent un sens à la transition en cours. Ceux qui, au-delà des débats géopolitiques, veulent croire qu’un autre Mali est possible. Un Mali qui ne trahit pas ses martyrs, mais qui les fait vivre autrement, non pas dans des mausolées, mais dans les actes.

Alassane Diarra  

26 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Général d'armée Abdourahamane Tiani
A la UneOpinion

Tribune. Niger : le choix de la stabilité, le pari de la refondation

by Chiencoro 26 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En promulguant la Charte de la Refondation, le Niger fait le pari d’une stabilité assumée, dans un contexte où la souveraineté ne se proclame plus, elle se construit, pas à pas, sur les ruines de l’incertitude.

Le 26 mars 2025, à Niamey, le Niger a tourné une page. Vingt mois après le coup d’État qui a renversé le président Mohamed Bazoum, le général Abdourahamane Tiani a officiellement été investi président de la République, à la faveur de la promulgation d’un texte fondateur : la Charte de la Refondation.

Ce document, fruit des Assises nationales organisées en février dernier, acte une transition de soixante mois, soit cinq années, et ouvre la voie à une profonde restructuration des institutions étatiques. Il serait aisé, depuis l’extérieur, d’y voir un glissement autoritaire. Mais ce serait ne pas comprendre les logiques propres aux États en crise profonde, ni les conditions objectives dans lesquelles se trouvent les pays sahéliens aujourd’hui.

Le temps long comme réponse à l’urgence

Dans une région soumise à des pressions multiples – insécurité endémique, instabilité institutionnelle, ingérence géopolitique – le retour à l’ordre constitutionnel classique ne peut être une fin en soi. Il est, au mieux, une étape. La transition nigérienne, prolongée jusqu’en 2030, s’inscrit dans cette volonté d’offrir au pays le temps de se réparer avant de se projeter.

Une telle durée peut sembler excessive vue d’Abidjan, de Paris ou de Washington. Mais dans un État confronté à la fragmentation territoriale et à la défiance de ses populations envers les institutions passées, c’est peut-être une durée minimale pour refonder durablement.

Au-delà du calendrier, la Charte introduit des innovations notables. L’une d’elles concerne la présence des forces armées étrangères sur le territoire. Désormais, leur installation ne pourra avoir lieu que par référendum populaire, sauf cas d’urgence avérée. Une mesure rare sur le continent, et qui traduit une volonté affirmée de replacer la souveraineté nationale entre les mains du peuple.

Ce n’est pas un rejet des partenariats, mais une redéfinition de leurs termes, dans un contexte où les populations sahéliennes aspirent à plus de clarté et de cohérence dans la coopération militaire.

Un pouvoir assumé, dans une région en recomposition

L’élévation du président Tiani au rang de général d’armée, et la centralisation des pouvoirs exécutif, militaire et symbolique en une seule figure, traduisent une consolidation du pouvoir dans un environnement régional particulièrement volatil.

Ce pouvoir est incontestablement fort. Mais il est aussi porteur d’un projet. Loin de la seule logique de conservation, il s’agit pour Niamey d’inscrire son action dans un mouvement de redéfinition régionale : celui porté par l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Mali et du Burkina Faso.

L’agenda de la Confédération sahélienne, mentionné dans la Charte, laisse entrevoir une nouvelle architecture régionale, fondée sur une intégration plus poussée, une défense collective, et un agenda de développement autonome. Il est encore trop tôt pour en mesurer la portée, mais le signal est clair : les pays de l’AES ne se résignent plus à subir. Ils souhaitent désormais bâtir.

Comprendre plutôt que condamner

Face aux transitions prolongées, la tentation est grande, pour les partenaires internationaux, de s’en tenir à une lecture juridique ou morale. Pourtant, chaque pays vit son moment historique selon ses contraintes propres. Au Niger comme ailleurs, la stabilité ne saurait être imposée depuis l’extérieur. Elle doit émerger, progressivement, de processus enracinés, maîtrisés et porteurs de sens pour les populations concernées.

La Charte de la Refondation ne prétend pas tout régler. Mais elle affirme une volonté de gouverner autrement, dans un environnement miné par l’instabilité. Et cela mérite, sinon l’approbation, du moins l’attention et la compréhension.

Chiencoro Diarra

26 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mamou Daffé, ministre de la culture
ActuSeko ni Donko

« Faso Baro Kènè » : un souffle nouveau pour la culture et la citoyenneté au Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 26 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Mali vient d’ouvrir un nouveau chapitre dans la valorisation de son identité culturelle avec le lancement de l’espace « Faso Baro Kènè », dont la conférence inaugurale s’est tenue le 25 mars 2025 à Koulikoro. Portée par le projet Culture Mali 2025, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du « Mali Kura », visant à reconnecter la jeunesse avec les valeurs fondamentales du pays.

Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’année 2025 a été décrétée « Année de la Culture », avec pour ambition de renforcer l’unité nationale à travers la revitalisation culturelle des territoires. « Faso Baro Kènè » s’inscrit parfaitement dans cette dynamique en offrant un espace de dialogue et de réflexion sur les valeurs essentielles du Mali.

L’événement inaugural a été marqué par la présence de hautes autorités, notamment le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et son homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Bouréma Kansaye. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’engagement fort du gouvernement à faire de la culture un levier de transformation sociale et de consolidation nationale.

Le « Maaya » et le « Danbé », un retour aux valeurs fondatrices

Le « Maaya » et le « Danbé » constituent des repères essentiels de l’identité malienne, façonnant depuis des siècles la cohésion sociale et l’équilibre des communautés. Le « Maaya », reflet de l’humanisme malien, repose sur des principes de solidarité, d’entraide et de respect mutuel, favorisant un cadre harmonieux de vie en société. Quant au « Danbé », il incarne la dignité et l’honneur, valeurs cardinales qui dictent les comportements et renforcent la responsabilité individuelle et collective.

En mettant en avant ces concepts, l’initiative « Faso Baro Kènè » cherche à raviver ces repères culturels dans un contexte où le vivre-ensemble est parfois mis à l’épreuve. Selon le ministre Mamou Daffé, ces valeurs constituent « la boussole qui permet d’orienter et de guider l’individu au sein de la société », soulignant ainsi leur rôle structurant dans la formation d’un Malien enraciné dans ses traditions, mais ouvert au monde. Cette approche vise donc à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, tout en instaurant une dynamique de transmission intergénérationnelle des savoirs et pratiques culturelles.

Un engouement populaire prometteur

L’un des points forts de cette première édition a été la forte participation des populations locales, avec une salle comble rassemblant jeunes, enseignants, étudiants, communicateurs traditionnels et acteurs socioprofessionnels. Cet engouement montre un véritable appétit pour la redécouverte des valeurs traditionnelles, en particulier chez la jeunesse.

Les interventions des communicateurs traditionnels et des historiens, comme Bourama Soumano, Mamady Keïta et Bakoroba Diabaté, ont permis de plonger dans les racines culturelles du pays, tout en mettant en lumière l’importance de la transmission intergénérationnelle.

Cette dynamique crée un cadre propice à l’éveil citoyen, où chacun peut s’approprier son histoire et contribuer activement à la construction du Mali de demain.

Une vision ambitieuse pour l’avenir

L’organisation mensuelle de « Faso Baro Kènè » dans différentes régions du pays démontre une volonté d’inclusivité, en permettant à chaque territoire d’apporter sa touche spécifique à ce débat national. Cette approche décentralisée garantit une appropriation collective et durable du projet.

Si l’initiative parvient à s’ancrer dans la durée, elle pourrait devenir un véritable catalyseur de changement, en consolidant l’unité nationale, la paix sociale et la fierté culturelle. « Faso Baro Kènè » a ainsi tout le potentiel pour façonner une jeunesse enracinée dans ses traditions et résolument tournée vers l’avenir.

Ainsi, cette première édition laisse entrevoir un immense espoir pour le renforcement des liens sociaux et culturels au Mali. Plus qu’un simple espace de débat, c’est une initiative porteuse d’un nouvel élan national, où culture et citoyenneté se rejoignent pour bâtir un Mali plus fort et plus uni.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

26 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
station d'essence
A la UneÉconomie

Carburants : deuxième baisse consécutive des prix au Mali depuis octobre 2024

by Chiencoro 26 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En abaissant de nouveau les prix à la pompe, le gouvernement malien confirme qu’il entend conjuguer rigueur économique et attention au social, dans un contexte de transition exigeante.

Il y a des chiffres qui parlent mieux que de longs discours. Et parfois, ce sont les centimes de moins sur un litre de carburant qui en disent le plus long sur la direction que prend un pouvoir. En annonçant ce 25 mars 2025 une nouvelle baisse de 25 F CFA sur les prix à la pompe, les autorités maliennes de la Transition poursuivent, à petits pas mais à pas sûrs, une logique d’apaisement social et de gestion contrôlée de la souveraineté économique.

Un second souffle pour les ménages

Après une première réduction de 50 F CFA en octobre 2024, la décision de revoir à la baisse – de nouveau – le prix du supercarburant sans plomb et du gasoil (désormais fixés à 775 F CFA le litre) peut sembler modeste. Mais dans un Mali où chaque franc CFA économisé pèse dans la vie quotidienne, ce geste est tout sauf anodin.

C’est une réponse tangible, millimétrée, au tumulte de la vie chère. Et c’est aussi un message politique à double lecture. Le gouvernement écoute, et surtout, il agit – à sa manière, avec prudence, mais avec cohérence.

La décision, prise par la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, reflète aussi une autre volonté. Celle de reprendre la main sur les leviers économiques du pays, à l’heure où le Mali, sorti du giron CEDEAO, redéfinit ses partenariats et ses priorités.

En réajustant les prix à la pompe sur la base des tendances internationales tout en évitant le choc fiscal interne, les autorités affirment leur capacité à arbitrer, à gouverner, à équilibrer. Un exercice d’équilibriste, certes, mais maîtrisé.

Butane stable, stabilité affichée

Le communiqué précise aussi que le prix non subventionné du gaz butane reste inchangé, à 1 179 F CFA/kg, soit 3 245 F CFA pour la bouteille de 2,75 kg et 7 075 F CFA pour celle de 6 kg. Une stabilité bienvenue, dans un contexte d’inflation globale.

Là encore, il ne s’agit pas d’un détail technique, mais d’un choix politique. Celui de ne pas transférer sur les ménages les coûts volatils des marchés extérieurs.

Depuis 2021, la Transition malienne est scrutée, questionnée, parfois caricaturée. Mais elle avance. Elle ajuste. Elle compose avec les contraintes et s’efforce, par ces gestes concrets, de reconnecter l’État aux préoccupations de ses citoyens.

Réduire le prix du carburant, ce n’est pas faire une révolution. C’est rappeler que l’autorité publique reste capable d’intervenir sur ce qui compte, sur ce qui touche au quotidien, au transport, à l’économie locale, à la dignité sociale.

La Transition ne promet pas le miracle. Mais elle affirme, à travers ce type de décision, qu’elle est à l’écoute. Elle prend le pouls de la rue. Et elle sait que la souveraineté se gagne aussi dans la régulation des flux, la protection des plus vulnérables, et la pédagogie des petits gestes qui rassurent.

Chiencoro Diarra 

26 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Macky Sall
A la UnePolitique

Macky Sall, le FMI et les milliards qu’on ne voulait pas voir 

by Chiencoro 26 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Derrière les chiffres maquillés, une vérité comptable éclate, le Sénégal de Macky Sall aurait dissimulé 7 milliards de dollars de dette. Une affaire technique ? Non. Un choc politique.

Cela commence, comme souvent, par un chiffre. Froid, précis, implacable : 7 milliards de dollars. Non pas une projection, ni même une estimation. Un trou. Une cavité dans la comptabilité d’un pays, creusée, selon les mots du FMI, en toute conscience, entre 2019 et 2024, sous l’œil vigilant – ou complice – de l’administration Macky Sall.

Une dette cachée. Un aveu d’autant plus retentissant qu’il émane non pas de quelque opposant en mal de tribune, mais du Fonds monétaire international lui-même. Et que cette révélation vient sceller ce que la Cour des comptes sénégalaise avait déjà inscrit noir sur blanc en février : la dette publique n’était pas de 70 %, mais proche de 100 % du PIB. Autrement dit, l’État sénégalais n’a pas menti à ses créanciers. Il a maquillé sa vérité.

Edward Gemayel, chef de mission du FMI à Dakar, n’y va pas par quatre chemins. Il parle de décision délibérée. D’un calcul politique, économique, stratégique. Montrer un visage serein aux marchés, obtenir des taux avantageux, éviter la panique. C’est toute l’ironie de la chose. La dette ne tue pas lorsqu’elle est élevée, mais lorsqu’elle est mal avouée.

Macky Sall, le legs embarrassant

À trop vouloir paraître solvable, le Sénégal a franchi la ligne rouge. Celle qui sépare l’optimisme financier du mensonge budgétaire. Le programme d’aides de 1,8 milliard d’euros accordé par le FMI est donc, logiquement, gelé. Dans les couloirs climatisés des institutions de Bretton Woods, ce n’est pas un scandale. C’est un manquement technique. Mais sur le plan politique, c’est un séisme moral.

L’ancien président Macky Sall, artisan de la stabilité institutionnelle et diplomate à l’écoute des capitales occidentales, laisse ainsi derrière lui un parfum d’ambiguïté comptable. L’homme qui se voulait bâtisseur, promoteur d’un « Sénégal émergent », aura sans doute construit… mais sur une base fragilisée par des enjambées budgétaires mal calibrées.

L’administration actuelle, issue d’une alternance inédite, n’a pas tardé à ouvrir les livres. Et ce qu’elle y a trouvé n’est pas une surprise. C’est une confirmation. Depuis septembre, les signaux se sont accumulés : chiffres corrigés, documents révisés, dettes réapparues comme par enchantement. Les nouveaux dirigeants de Dakar ont préféré l’aveu au silence. Le FMI, lui, a préféré l’arrêt à la poursuite d’un programme reposant sur du sable.

Le prix de la transparence

Rien n’est encore perdu. Le FMI attend désormais des réformes structurelles. Un compte unique du Trésor, une centralisation des entités de gestion de la dette, des mécanismes de contrôle consolidés. En un mot, une architecture de confiance. L’institution se donne quelques semaines pour décider si le Sénégal pourra bénéficier d’une dérogation, ou s’il devra rembourser les fonds déjà débloqués avant de prétendre à un nouveau programme.

Mais au-delà des procédures et des audits, ce qui est en jeu, c’est la crédibilité d’un pays, son image dans un monde où la transparence financière est devenue une exigence autant qu’un outil de souveraineté. Car manipuler les chiffres, c’est manipuler l’avenir, et dans une région déjà minée par l’instabilité, le Sénégal ne peut se permettre une telle perte de confiance.

On croyait le Sénégal exemplaire. Il ne l’est plus tout à fait. Mais il peut encore le redevenir. À condition de tirer les leçons politiques d’un épisode technocratique. La démocratie, ce n’est pas seulement le respect du calendrier électoral. C’est aussi la rigueur dans les chiffres, la vérité dans les bilans, la confiance dans les institutions.

Et si cette affaire devait laisser une cicatrice, qu’elle serve au moins de rappel. Dans la gestion d’un État, la sincérité des comptes est la première des vertus républicaines.

Chiencoro Diarra 

26 mars 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Le commandant Djibrila Maïga : « La population doit éviter toute forme de justice populaire »
CEI dissoute : reboot électoral en Côte d’Ivoire 
Mali : Elisée Jean Dao nommé chef d’État-major général et promu général de division

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close