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Ramadan charity
ActuÉconomie

Ramadan charity : Une initiative solidaire du CRJ de Dioïla

by Bakary FOMBA 26 mars 2025
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le cadre du mois sacré du ramadan, le Conseil régional de la jeunesse de Dioïla (CRJD) a lancé une opération humanitaire intitulée Ramadan Charity « Sounkalo Dèmè », visant à soutenir les populations vulnérables. Cette initiative, alignée sur l’esprit de solidarité nationale incarné par le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, illustre l’engagement des jeunes de la 13 ᵉ région pour améliorer les conditions de vie des plus démunis.

Lancée le 15 mars 2025 au Centre de Santé de Référence (CS-Réf) de Dioïla, la première phase de Ramadan Charity a permis de distribuer des kits alimentaires et non alimentaires à plus de 80 patients et accompagnants, souvent confrontés à des défis financiers et émotionnels. Une semaine plus tard, le 22 mars, près de 200 bénéficiaires ont été soutenus lors d’une seconde rupture à l’Espace de Jeunes de Dioïla, renforçant l’impact de l’action.

Au-delà de l’aide matérielle, cette initiative incarne les valeurs de solidarité et de partage qui caractérisent le ramadan. En s’inspirant des opérations nationales comme « Sounakari », le CRJD contribue à renforcer les liens communautaires, tout en rappelant l’importance de se soucier de son prochain. Les kits distribués — incluant des denrées alimentaires, des produits d’hygiène et des médicaments — répondent à des besoins essentiels, notamment dans un contexte où les déplacés internes et les malades hospitalisés peinent souvent à accéder aux ressources.

Symbole d’un avenir solidaire

Cette initiative, bien que locale, s’inscrit dans un mouvement national où d’autres associations mobilisent des centaines de bénévoles pour soutenir les hôpitaux, orphelinats et sites de déplacés à travers le pays.

Daouda Fomba, non moins Secrétaire Général du Conseil régional de la jeunesse de Dioïla, lance un appel pressant à l’endroit d’autres associations à s’inscrire dans de telles dynamiques pour « booster le développement socioéconomique » du Mali.

En inspirant d’autres groupes de jeunes, « Sounkalo Dèmè » devient un symbole d’un avenir solidaire, où la jeunesse malienne assume un rôle clé dans la consolidation du tissu social.

Cette dynamique, couplée aux initiatives étatiques et associatives, renforce l’espoir d’une société plus juste, où chaque geste de générosité contribue à atténuer les inégalités.

Bakary Fomba

26 mars 2025 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UneAnalyses

La bataille de juillet a commencé : désunir l’AES avant qu’elle ne s’envole

by Sahel Tribune 25 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À six mois de leur rupture définitive avec la CEDEAO, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani cristallisent les espoirs d’un Sahel souverain, sous le regard inquiet – voire hostile – du reste du monde.

Ils ont surgi sur la scène comme des silhouettes de roman : jeunes, en treillis, portés par des coups d’État, mais surtout par un coup de tonnerre dans l’ordre établi. En quelques mois, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani sont passés du statut de « chefs de junte » à celui, plus sulfureux encore, de héros africains dans les récits du Sud global, et de trublions souverainistes dans les chancelleries occidentales. Trois hommes, trois trajectoires, mais une seule ligne politique : rompre, coûte que coûte.

Le départ fracassant de la CEDEAO

Le 29 janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger actaient, d’un même souffle et sans ciller, leur retrait collectif de la CEDEAO, cette vieille maison panafricaine que les trois capitales accusent d’avoir troqué ses idéaux communautaires contre les intérêts de Paris et d’Abuja. C’est à ce moment précis que le trio devient bloc, et que l’Alliance des États du Sahel (AES) prend son envol – plus qu’un pacte de défense, une proclamation de rupture.

Le geste n’était pas symbolique. Il était stratégique. Il était géopolitique. Et surtout, il était historique. En un article de communiqué, les trois États redessinaient les lignes de fracture régionales, dénonçaient l’interventionnisme militaire étranger, et affirmaient que désormais, nous déciderons seuls.

La souveraineté, ou rien

C’est ce mot – souveraineté – qui revient comme un mantra dans les discours d’Assimi Goïta, le discret stratège de Bamako, qui a su imposer un cap sans grands effets de manche. Depuis 2020, l’homme avance par palier, sans hâte, mais sans retour possible. Il a réécrit la Constitution, réorganisé les alliances, et scellé le départ des troupes françaises. Loin des projecteurs, il gouverne à l’économie, mais avec une vision claire. Celle de désoccidentaliser le Mali.

Face à lui, ou plutôt à ses côtés, Ibrahim Traoré, 36 ans, capitaine de feu et de verbe, s’impose comme la figure montante d’un panafricanisme nouveau. À Ouagadougou, il galvanise, il électrise. Mais il organise aussi l’armée, les services, la doctrine. Et surtout, il institutionnalise l’AES, en la dotant d’un calendrier, d’une doctrine sécuritaire et d’un horizon monétaire.

Quant à Abdourahamane Tiani, l’homme du dernier putsch nigérien, il campe le rôle du bouclier. C’est lui qui, en pleine tension diplomatique avec Paris et Washington, impulse la création d’une force antiterroriste conjointe et verrouille l’espace nigérien comme pour signifier que Niamey ne cédera rien.

Dans les unes du monde… et dans le viseur

Depuis janvier, la presse internationale s’est emparée du phénomène. De The Guardian de Russia Today à Al Jazeera, en passant par les réseaux sociaux africains, les visages de Goïta, Traoré et Tiani s’affichent, se discutent, s’érigent parfois en icônes d’un nationalisme africain libéré des tutelles.

Mais à cette adhésion populaire – souvent sincère – répond une stratégie de pression tous azimuts. Des résolutions floues de la CEDEAO, ultimatums tempérés, et en arrière-plan, une montée visible des attaques asymétriques, comme par coïncidence. Des attaques sporadiques, une inflation médiatique, des discours alarmistes. La machine à brouiller est lancée.

Car juillet 2025 approche. Et avec lui, la date butoir à laquelle le retrait de l’AES de la CEDEAO sera juridiquement effectif. Jusque-là, tout est permis. Des tentatives de réintégration, des messages diplomatiques codés, des campagnes de décrédibilisation. Le but ? Créer une zone grise d’instabilité pour désunir ce qui, aujourd’hui, tient encore debout.

Trois visages, un même combat

On peut critiquer les méthodes, on peut questionner les processus, mais une chose est certaine, jamais depuis les années d’indépendance, des chefs d’État africains n’avaient autant bousculé les codes, ni assumé aussi frontalement la défiance vis-à-vis de l’ordre post-colonial.

Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ne sont pas seulement des hommes en kaki. Ils sont devenus, qu’on le veuille ou non, les porteurs d’un récit alternatif, celui d’une Afrique sahélienne qui revendique le droit à l’erreur, mais surtout, le droit au choix.

Resteront-ils les héros de cette histoire en gestation, ou en seront-ils les architectes inachevés ? Trop tôt pour le dire. Mais en ce premier semestre 2025, ils écrivent une page du continent, entre la braise des conflits et la clameur des peuples.

Et pendant que les grandes puissances réajustent leurs stratégies et que les diplomates scrutent les signaux faibles, le Sahel ne sera plus jamais périphérique.

A.D

25 mars 2025 0 comments
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Les Aigles du Mali aux éliminatoires coupe du monde 2026
A la UneSport

Eliminatoires Coupe du Monde 2026 : un nul amer qui compromet les espoirs des Aigles 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 25 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le match nul (0-0) entre le Mali et la Centrafrique, disputé au Stade El Arbi Zaouli de Casablanca, a laissé un goût amer aux supporters maliens. Alors que les Aigles avaient l’opportunité de se rapprocher de la tête du groupe I des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, ils ont été tenus en échec par une équipe centrafricaine déterminée.

Le Mali a dominé la rencontre, c’est indéniable. Mais cette domination s’est avérée stérile, voire inefficace. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : une possession de balle largement en faveur des Aigles, mais un nombre d’occasions franches insuffisant. Les centres imprécis, les frappes non cadrées et les décisions offensives discutables ont caractérisé la prestation malienne.

Le manque de réalisme a été le principal problème de l’équipe de Tom Saintfiet. Les joueurs maliens ont péché par excès de précipitation et par un manque de justesse technique dans les moments clés. Le capitaine Yves Bissouma, pourtant un joueur clé de l’équipe, a manqué une occasion en or en première mi-temps, symbolisant les difficultés offensives des Aigles.

Une défense centrafricaine solide et un manque de solutions offensives

Il faut également souligner la performance solide de la défense centrafricaine, qui a su contenir les assauts maliens. Le gardien Geoffrey Lembet a été impérial dans ses cages, repoussant les rares tentatives dangereuses des Aigles.

Cependant, le problème ne réside pas uniquement dans la performance adverse. Le Mali a manqué de solutions offensives, d’alternatives tactiques pour déstabiliser le bloc défensif centrafricain. Les changements opérés par Tom Saintfiet n’ont pas apporté le dynamisme escompté, et l’équipe a semblé manquer de créativité et d’inspiration.

Des conséquences potentiellement lourdes sur la course au Mondial 2026

Ce match nul pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le Mali. L’équipe risque de ne pas atteindre la deuxième place du classement, synonyme de barrage, si les Comores parviennent à s’imposer face au Tchad. La qualification pour la Coupe du Monde 2026, qui était l’objectif principal des Aigles, s’éloigne dangereusement.

La pression est désormais maximale sur les épaules de Tom Saintfiet et de ses joueurs. Les prochains matchs seront décisifs, et le Mali n’a plus le droit à l’erreur. L’équipe devra impérativement remporter ses rencontres, tout en espérant un faux pas des Comores, pour conserver ses chances de qualification.

Les défis à venir et les solutions à envisager

Tom Saintfiet devra rapidement trouver des solutions pour relancer son équipe. Il devra travailler sur l’efficacité offensive, la créativité et la cohésion de son groupe. Il devra également inculquer un état d’esprit de combattant à ses joueurs, qui devront aborder les prochains matchs avec une détermination sans faille.

Le Mali dispose d’un groupe de joueurs talentueux, mais le talent ne suffit pas. Il faudra également de la discipline, de la rigueur tactique et un mental d’acier pour surmonter les obstacles et atteindre l’objectif de la qualification pour la Coupe du Monde 2026.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

25 mars 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
ActuChroniques

Du sang versé à la souveraineté retrouvée : chronique d’un 26 mars malien

by Sahel Tribune 25 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 26 mars 2025, le Mali commémore les martyrs de la révolution de 1991, entre devoir de mémoire et quête toujours vivace de souveraineté nationale.

Il y a des dates qui ne s’effacent pas. Des jours qui restent accrochés à la mémoire nationale comme des balafres fières et douloureuses. Le 26 mars est de ceux-là. C’était en 1991, et le Mali, encore sous l’étreinte du général-président Moussa Traoré, s’embrasait sous les pas d’une jeunesse debout, d’un peuple las, d’une génération qui avait choisi la rue plutôt que la soumission.

Ils sont tombés par centaines, parfois sans nom, souvent sans âge. Étudiants, ouvriers, citoyens ordinaires. Leur sang a coulé sur l’asphalte de Bamako comme pour tracer, à même le sol, les premières lignes d’un nouveau contrat social ; celui de la démocratie, du pluralisme, de la liberté.

La République, entre idéal et vertige

Trente-quatre ans plus tard, le pays rend hommage à ses martyrs. Les gerbes de fleurs se déposent, les discours se font solennels, les colloques se tiennent. Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, sera là. Les institutions, les chefs religieux, les associations aussi.

Mais au-delà du rite, une question s’impose, lancinante : qu’a-t-on fait de l’héritage du 26 mars ?

La démocratie, conquise dans la douleur, n’a pas tenu toutes ses promesses. Instabilité chronique, coups d’État à répétition, régions entières livrées à la peur, institutions rongées par l’inefficacité ou l’usure… Le Mali a payé cher son apprentissage républicain. Et parfois, il a semblé oublier que les libertés ne se préservent que si l’on s’en donne les moyens politiques, sociaux et humains. 

Conscientes de cet état de fait, les autorités maliennes de la transition, dès leur arrivée au pouvoir, ont ouvert un vaste chantier de réformes politiques et institutionnelles ayant conduit à l’adoption et à la promulgation d’une nouvelle Constitution en République du Mali, en juillet 2023. 

Assimi, l’État et les symboles

En 2025, c’est donc un militaire au pouvoir qui honore les martyrs d’un soulèvement contre… un militaire au pouvoir. La boucle serait ironique si elle n’était pas si malienne. Car ici, l’Histoire ne tourne pas en rond. Elle avance par à-coups, entre ruptures assumées et fidélités silencieuses.

Le régime de Transition ne se présente pas comme l’antithèse de 1991, mais comme une tentative de redressement, après les échecs cumulés d’une démocratie souvent réduite à ses apparences. En rompant avec la tutelle française, en contestant l’ordre multilatéral ouest-africain, en tissant des liens nouveaux – avec Moscou, Ankara ou Ouagadougou –, le général Goïta revendique un autre type de souveraineté : plus ferme, plus verticale, plus nationale.

La souveraineté, une conquête inachevée

Car le mot est devenu central : souveraineté. Dans les discours, dans les décisions, dans les postures. Il irrigue la rhétorique politique comme une réponse au désenchantement démocratique. Là où 1991 posait les fondations d’un pouvoir civil, 2025 tente de restaurer un État fort, dans un environnement régional bouleversé et un contexte sécuritaire toujours dramatique.

Kidal, Ménaka, Gao… les noms changent, mais la menace reste. Au nord, au centre, et désormais parfois au sud, les groupes armés tentent d’imposent la peur. Et le peuple malien, lui, aspire avant tout à une chose : vivre en paix, dans un État qui protège, pas seulement qui vote.

Mémoire vive et avenir incertain

Mais le 26 mars ne peut se résumer à une simple commémoration. C’est un jalon, une boussole, un rappel que le prix de la liberté est lourd, et qu’aucune souveraineté ne vaut sans justice, sans institutions, sans inclusion. Ce jour-là, on ne célèbre pas seulement un passé glorieux. On s’interroge sur la trajectoire empruntée.

La Transition en cours porte ses promesses, ses fragilités, ses paris. Elle peut consolider un socle républicain renouvelé, ou au contraire prolonger une exception militaire devenue durable. Le peuple observe. La jeunesse, elle, espère encore.

En ce 26 mars 2025, le Mali ne regarde pas seulement en arrière. Il regarde surtout ce qu’il est devenu. Et ce qu’il veut être. Le souvenir des martyrs n’a de sens que s’il nourrit un projet collectif. Un État solide, oui. Mais aussi une nation apaisée, inclusive, ambitieuse.

Ils sont morts pour qu’un Mali meilleur voie le jour. C’est à nous, vivants, d’en être dignes.

A.D

25 mars 2025 0 comments
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L'armée se réjoui de la reprise du palais présidentiel.
A la UneAnalyses

Soudan : L’armée reprend le palais, la paix attend toujours

by Chiencoro 25 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

La reprise du palais présidentiel de Khartoum par l’armée soudanaise marque un tournant symbolique dans un conflit qui, lui, reste loin d’être terminé.

Le 21 mars 2025, l’armée soudanaise annonçait, en grande pompe, la reprise du palais présidentiel de Khartoum, après près de deux années d’occupation par les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemetti ». 

Pourtant, derrière cette victoire symbolique, l’essentiel demeure : une guerre civile sans issue, une capitale fracturée, un pays disloqué. Et surtout, une population abandonnée à elle-même, dans l’indifférence presque totale de la communauté internationale.

Une victoire stratégique ou une étape dérisoire ?

On aurait tort de minimiser ce succès militaire. La reconquête du palais présidentiel n’est pas qu’un coup d’éclat, c’est une démonstration de force, un point d’inflexion psychologique dans un conflit où les lignes de front sont mouvantes, et les allégeances souvent éphémères. La dynamique s’est inversée. Après des mois de replis, l’armée régulière reprend du terrain.

Mais au Soudan, chaque victoire militaire se paie du prix d’un nouveau déséquilibre. La FSR conserve des bastions entiers, comme Omdourman, des quartiers de Khartoum, et surtout l’ouest du pays, où El-Facher devient l’épicentre d’une guerre totale dans le Darfour.

Depuis avril 2023, ce sont plus de 150 000 morts, 12 millions de déplacés, 20 millions de personnes dépendantes de l’aide internationale. Ces chiffres, cités mécaniquement par les agences onusiennes, sont devenus les jalons froids d’une tragédie qui ne dit plus son nom. L’une des plus grandes crises humanitaires au monde se joue dans un silence presque organisé.

Car au-delà du fracas des armes, c’est le destin d’un État-nation qui vacille. Le Soudan ne se bat pas seulement pour son territoire, il lutte pour son existence politique, pour son intégrité administrative, pour la possibilité même d’un futur commun.

Les lignes de fracture s’internationalisent

Comme souvent, lorsque l’État s’efface, d’autres s’invitent à la table. La Russie, le Tchad, l’Iran, et en arrière-plan les puissances du Golfe, toutes attirées par ce terrain devenu laboratoire du chaos géostratégique africain. La guerre au Soudan n’est plus uniquement soudanaise. Elle est aussi celle des intérêts rivaux qui testent ici leurs armes, leur influence, leur capacité à remodeler des équilibres fragiles.

Dans ce contexte, la reprise du palais n’est qu’un acte dans une pièce dont personne ne contrôle le scénario.

Tout palais présidentiel porte en lui une illusion : celle de la stabilité. En temps de paix, il incarne l’État. En temps de guerre, il devient un trophée. Mais croire que sa reconquête marque une avancée décisive, c’est confondre la surface avec la profondeur. Ce n’est pas le palais qu’il faut reconstruire, c’est l’État.

Et cela passe par une triple exigence. Tout d’abord, sécuriser durablement les zones reconquises. Ensuite, il s’agirait de répondre à l’urgence humanitaire par un effort international coordonné. En fin, il faudrait ouvrir un dialogue politique sincère, au-delà des uniformes et des clivages ethniques.

L’histoire ne retient jamais les statues debout sur les ruines

En reprenant le palais, le général al-Burhane remporte un round. Mais ce n’est pas à Khartoum que se joue l’avenir du Soudan. C’est dans les camps de déplacés, les zones assiégées, les écoles détruites, les hôpitaux à l’arrêt, et les regards vides de millions d’enfants sans avenir.

Ceux-là ne brandissent pas d’armes. Ils ne chantent pas de slogans. Mais ils attendent autre chose que des drapeaux hissés sur des façades calcinées. Ils attendent la paix. La vraie.

Chiencoro Diarra 

25 mars 2025 0 comments
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SIgnature de la Charte de la Transition
A la UnePolitique

Burkina Faso : quand la haine numérique flirte avec l’irréparable

by Sahel Tribune 24 mars 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Burkina Faso, la justice tire la sonnette d’alarme face aux appels à la haine ethnique qui prolifèrent sur les réseaux sociaux.

C’est un pays déjà secoué par les balles, les deuils et les ruptures qui se découvre, cette fois, attaqué depuis les écrans. À Ouagadougou, le parquet du Tribunal de grande instance sonne l’alerte. Sur Facebook, des messages appelant explicitement à l’extermination d’un groupe ethnique se répandent comme une traînée de poudre. Le verbe comme arme, les partages en rafales comme balles. La haine numérique est désormais un péril aussi palpable que les kalachnikovs du Sahel.

Ce n’est plus seulement une dérive. C’est une menace directe contre la paix et la cohésion sociale, un pas de plus vers le gouffre que le Burkina Faso tente d’éviter depuis des années. Dans un communiqué, le procureur du Faso, Blaise Bazié, ne mâche pas ses mots. Les auteurs de ces discours seront poursuivis pour incitation à la haine, appel au crime et diffusion de fausses informations. Les peines encourues ? Jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et dix millions de francs CFA d’amende.

Mais au-delà de la réponse juridique, c’est un cri politique et moral que lance la justice burkinabè. Celui d’un État qui refuse que l’anonymat des réseaux sociaux devienne le masque des prêcheurs de haine.

Quand Facebook devient champ de bataille

Le détail glaçant est dans le constat du parquet. Une page Facebook, formellement identifiée, diffuse sans filtre des appels à la violence, à l’exclusion, à la purge ethnique. On ne cite pas le groupe visé. Pas encore. Par souci d’apaisement. Mais chacun comprend. L’ombre des conflits identitaires plane, et le ministère public veut visiblement tuer dans l’œuf tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à une future guerre civile numérique.

Selon le dernier Indice mondial du terrorisme 2025, les groupes terroristes exploitent désormais les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies pour recruter, financer leurs opérations et diffuser leur propagande. 

Il y a, dans cette affaire, une constante du chaos moderne. Le numérique n’est plus seulement un outil d’information, il est devenu un accélérateur de tensions, une chambre d’écho pour les démons enfouis. Et à Ouagadougou, on semble enfin en prendre la mesure.

L’État contre l’ethno-populisme viral

L’appel à témoin publié le 22 mars est tout sauf anodin. Le parquet y invite explicitement les citoyens à dénoncer, anonymement, les détenteurs ou gestionnaires de comptes Facebook et WhatsApp diffusant des messages haineux. La justice tend la main à la société civile pour faire bloc contre l’escalade.

Car il ne s’agit plus seulement de mots. Les mots tuent. Les messages, quand ils appellent à l’extermination, ne sont pas des opinions. Ils sont des munitions. Et au Burkina, pays ébranlé par l’insécurité, les coups d’État successifs et une fragilité institutionnelle chronique, l’embrasement peut venir d’un simple clic malveillant.

Dans un communiqué officiel, le procureur Bazié rappelle que « la fausse information est toute allégation inexacte ou trompeuse d’un fait » et que « les discours incitant à des scènes de violences constituent des menaces graves à la paix ». Il ne s’agit pas de jouer aux censeurs. Il s’agit de restaurer une ligne rouge. Celle qui sépare la liberté d’expression de l’appel au lynchage.

La réponse judiciaire, ferme, s’accompagne d’un message de rassemblement : se départir des discours haineux, ne pas céder à la logique du bouc émissaire, ne pas sombrer dans le piège d’une ethnicisation du mal. C’est, en creux, l’appel à une République debout, même sous tension.

Une guerre d’un autre genre

Ce n’est pas une attaque au mortier. Ce n’est pas une colonne djihadiste. Ce n’est pas un coup d’État. Et pourtant, c’est peut-être l’une des menaces les plus profondes qui pèse sur le tissu social burkinabè et qui conduit à un empoisonnement lent, diffus, algorithmique, de la relation à l’autre.

À l’heure où le Burkina Faso cherche un second souffle après tant de secousses, la justice vient de rappeler que l’ennemi ne vient pas toujours du désert. Parfois, il s’insinue dans nos téléphones, sous nos pouces, derrière des comptes sans visage. Et cette fois, c’est la République elle-même qui s’en mêle.

A.D

24 mars 2025 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Kidal : le feu et l’acier contre les groupes armés

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

L’étau se resserre sur les groupes terroristes qui sévissent au Mali. Dans un communiqué officiel rendu public ce samedi 22 mars, l’État-Major Général des Armées a annoncé la poursuite des opérations de renseignement et de traque à travers le pays. Les efforts se concentrent particulièrement dans les secteurs nord-est et sud-est de Kidal, où des bases et des caches logistiques terroristes ont été identifiées grâce à la surveillance aérienne.

Le 21 mars 2025, une opération a permis de neutraliser une dizaine de terroristes repérés à proximité d’Achibogo. Les informations recueillies ont été confirmées par des observations visuelles, révélant la présence d’un véhicule pick-up et d’un groupe armé. L’intervention militaire a provoqué un incendie majeur, confirmant la présence de substances explosives sur le site.

Cette action s’inscrit dans une stratégie globale visant à démanteler les réseaux terroristes et à sécuriser le territoire malien. L’armée malienne intensifie ses opérations, s’appuyant sur des renseignements précis et des moyens aériens sophistiqués.

Un appel à la population et une mise en garde aux complices

L’État-Major Général des Armées a lancé un appel pressant à la population, l’exhortant à se démarquer des terroristes et à ne pas leur offrir de refuge. Dans un contexte où la collaboration de certains civils avec les groupes armés complique les opérations militaires, l’armée insiste sur l’importance de la coopération citoyenne.

Parallèlement, une mise en garde sévère a été adressée aux sponsors et complices des terroristes. L’armée malienne affirme sa détermination à traquer et à punir tous ceux qui soutiennent, de près ou de loin, les activités terroristes.

Ces opérations interviennent alors que la situation sécuritaire reste préoccupante dans certaines régions du Mali. Les groupes terroristes continuent de mener des attaques, ciblant à la fois les forces armées et les populations civiles.

L’armée malienne, avec le soutien de ses partenaires, poursuit ses efforts pour rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays. La lutte contre le terrorisme demeure une priorité absolue, et les forces armées sont déterminées à ne laisser aucun répit aux groupes armés.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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