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Femmes commerçantes
A la UneÉconomie

Ramadan au Mali : ces commerçantes qui tiennent debout malgré tout

by Cheickna Coulibaly 28 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Dans les marchés de Bamako, les femmes commerçantes affrontent le Ramadan avec une endurance discrète, entre travail acharné et dévouement familial.

Le mois sacré du Ramadan est une période de grande intensité pour les commerçants. Mais pour les femmes commerçantes, il représente un double défi. En plus de gérer leur commerce, elles doivent aussi s’occuper des repas pour le ftour (rupture du jeûne) et le sahur (repas de l’aube), tout en respectant leurs obligations religieuses. Entre fatigue, charge mentale et organisation rigoureuse, ces femmes font preuve d’une endurance remarquable. Mais comment parviennent-elles à concilier travail et vie familiale pendant cette période exigeante ?

Une cadence effrénée

Le Ramadan apporte son lot de défis supplémentaires pour ces femmes. Elles jonglent entre longues heures de travail, gestion des stocks, fluctuations des prix, et bien sûr, la préparation des repas familiaux. Ces conditions deviennent particulièrement éprouvantes avec la chaleur et la fatigue du jeûne, mais elles s’adaptent pour continuer à faire tourner leurs commerces.

Aïcha, vendeuse de fruits et légumes au marché, raconte son quotidien : « Le Ramadan, c’est une période intense pour moi. Je me lève à 5 h du matin pour préparer le sahur de mes enfants, puis je pars directement au marché. Les journées sont longues, sous la chaleur, sans boire ni manger. En rentrant, il faut encore préparer le ftour… C’est un vrai marathon ! »

Comme Aïcha, de nombreuses commerçantes se retrouvent à travailler des journées interminables, jonglant entre leurs responsabilités familiales et professionnelles. Le travail ne s’arrête pas au marché : il faut encore s’occuper de la maison, de la cuisine, et parfois gérer des imprévus de dernière minute.

Organisation familiale et entraide

Si ces femmes sont souvent confrontées à une charge de travail épuisante, elles peuvent heureusement compter sur l’aide de leur famille, notamment celle de leurs enfants et de proches.

Madjéné Coulibaly, pâtissière artisanale, évoque la pression accrue durant le Ramadan : « Les commandes explosent, surtout pour les gâteaux traditionnels. Je passe des heures en cuisine à préparer des gâteaux et d’autres sucreries… Parfois, je n’ai même pas le temps de préparer mon propre repas de rupture du jeûne. Heureusement, ma sœur m’aide à la maison. »

Le rôle de l’entraide familiale est primordial, surtout lorsque le travail devient accablant.
Safi Cissé, gérante d’une petite épicerie, explique : « J’ouvre ma boutique en début d’après-midi et je ferme tard, car les clients viennent juste avant le ftour ou après Tarawih. Parfois, je n’ai même pas le temps de m’asseoir pour manger tranquillement. C’est épuisant, mais c’est aussi une bonne période pour le commerce. »

Mariam Diarra, 17 ans et fille d’une commerçante, partage son point de vue : « Quand ma mère rentre du marché, elle est épuisée. Alors, après l’école, je l’aide à préparer le repas. Je fais les jus, je coupe les légumes et je mets la table. C’est ma façon de lui montrer mon soutien. »

La solidarité familiale est essentielle, et les enfants, dès leur plus jeune âge, participent à la gestion du foyer, particulièrement durant le Ramadan.

Les sacrifices d’une femme commerçante pendant le Ramadan

Les femmes commerçantes doivent faire face à une multitude de défis. En plus des longues journées de travail, l’instabilité des ventes et la hausse des prix des produits viennent ajouter une pression supplémentaire. Les imprévus sont fréquents, et la gestion de ces aléas n’est pas toujours facile, surtout lorsque le marché n’est pas aussi actif qu’espéré.

Awa Diarra, vendeuse de laitue depuis huit ans, explique : « La vraie difficulté, c’est quand les clientes ne viennent pas acheter, car cela impacte nos revenus. Mais c’est le quotidien de nombreuses femmes commerçantes pendant le Ramadan. On se débrouille malgré tout. »

Si la charge de travail est indéniablement lourde, ces femmes jouent un rôle clé dans l’économie locale. Grâce à leurs commerces, elles assurent la subsistance de leurs familles et participent activement à l’économie nationale.

Awa résume l’importance de son travail avec ces mots : « Grâce à mon travail, je paie les factures et j’assure l’éducation de mes enfants. Mon mari n’est pas toujours là financièrement, donc je dois gérer seule. C’est pour cela que j’encourage toutes les femmes à se lancer dans un métier ou un commerce, car tout travail est utile. »

Des piliers économiques invisibles

Ces commerçantes rappellent, par leur travail acharné, l’importance de soutenir et de valoriser l’activité économique des femmes. Le Ramadan est un mois où la solidarité et la résilience sont mises à l’épreuve, mais c’est aussi une période où ces femmes démontrent leur incroyable force et leur détermination.

Leurs histoires sont un appel à reconnaître et soutenir le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’économie locale, non seulement pendant le mois sacré, mais tout au long de l’année.

Cheickna Coulibaly

Djénéba Yalcouyé, stagiaire

28 mars 2025 0 comments
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Ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025.
ActuÉconomie

Le Forum économique international Mali-Russie : Un nouveau départ pour la coopération

by Cheickna Coulibaly 28 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Bamako a accueilli le tout premier Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025, un événement visant à renforcer les liens économiques entre les deux pays. Organisé par l’Association Perspective Sahélienne et African Initiative, ce forum a rassemblé des experts, des responsables politiques et des entrepreneurs maliens et russes, dans l’espoir de créer de nouvelles opportunités pour les deux nations.

Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne, a ouvert le forum en soulignant l’importance de cet événement. Il a exprimé sa fierté de participer à cette première édition, en rappelant que le Mali et la Russie entretiennent depuis longtemps des relations diplomatiques solides. Selon lui, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de renforcer ces liens pour faire face aux défis économiques, sécuritaires et environnementaux.

Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne
Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne, lors de l’ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025. Cheickna Coulibaly/ Sahel Tribune.

Il a ajouté : « Ce forum doit être plus qu’un simple échange de discours, il doit conduire à des projets concrets, des collaborations efficaces qui bénéficient à nos populations. »

Les secteurs clés à développer

Le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Boubacar Tandia, a pris la parole pour saluer la dynamique de coopération croissante entre le Mali et la Russie. Il a exprimé sa gratitude envers les organisateurs du forum et souligné l’importance de ce partenariat gagnant-gagnant.

Selon lui : « Ce forum offre une opportunité unique de créer des rencontres B2B dans des domaines clés tels que l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie et l’industrie du BTP. »

Il a insisté sur la nécessité de concrétiser ces échanges pour en faire des projets réels et bénéfiques pour les deux nations. Tandia a ensuite précisé : « Nous espérons que ce forum sera l’occasion de rencontres B2B dans des domaines variés comme l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie, les services, l’industrie du BTP et bien d’autres. Il est essentiel que ces échanges se traduisent en projets réels qui bénéficient à nos deux pays. »

Ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025.
Ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025. Cheickna Coulibaly/ Sahel Tribune.

Ce forum n’était pas qu’un simple lieu de discussion. Comme l’ont souligné les intervenants, il s’agissait d’un véritable appel à l’action. Mamadou Bah l’a rappelé en ces termes : « La réussite de ce forum ne se mesurera pas seulement à la qualité des discussions, mais aussi par les actions concrètes qui en découleront. Nous devons transformer les idées en projets, et ces projets doivent se concrétiser pour apporter des bénéfices tangibles à nos populations. »

Une nouvelle ère pour la coopération Mali-Russie

Pour les organisateurs, ce forum a posé les bases d’une nouvelle ère de coopération entre les deux pays. L’enthousiasme et l’engagement des intervenants ont montré que les deux nations sont prêtes à travailler ensemble pour développer des partenariats solides. Comme l’a exprimé Mamadou Bah : « Que ce forum soit le point de départ d’une coopération fondée sur le respect mutuel, la confiance et la recherche commune de la prospérité. »

Il est important de souligner que ce forum ne se limitait pas à une rencontre à Bamako. La partie russe a pris part à l’événement en visio-conférence depuis Moscou. Les experts et responsables russes ont participé activement aux discussions, permettant ainsi d’élargir le dialogue et d’ajouter une dimension internationale à l’événement.

Cheickna Coulibaly

28 mars 2025 0 comments
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Brice Oligui Nguema, président de la Transition du Gabon.
A la UnePolitique

Gabon : Oligui Nguema, candidat unique d’un scrutin pluraliste

by Chiencoro 28 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Dix-huit mois après avoir renversé Ali Bongo, le général Oligui dépose l’uniforme pour endosser le costume de candidat. Entre continuité assumée et rupture proclamée, le Gabon s’apprête à voter sous tension contenue.

Libreville – Ce samedi 29 mars, le Gabon s’engagera dans une campagne présidentielle qui n’en porte que le nom, tant les dés semblent pipés d’avance. Dix-huit mois après avoir mis fin à la dynastie Bongo, le général Brice Clotaire Oligui Nguema se présente, non pas en soldat, mais en bâtisseur. L’ancien chef de la garde prétorienne d’Ali Bongo a déposé la vareuse – officiellement – pour se hisser, par les urnes cette fois, à la tête d’un pays qu’il contrôle déjà.

Sept candidats, un scrutin 

Le scrutin du 12 avril prochain doit clore une transition militaire dont les contours ont évolué au gré des humeurs du palais du bord de mer. Initialement annoncée pour durer deux ans, la transition s’est brusquement accélérée, portée par une fièvre législative qui a permis au général-président de « se mettre à disposition » – jolie formule – pour briguer sept années de pouvoir civil.

Entretemps, l’homme s’est fait discret… puis omniprésent. Inaugurations, messes, chantiers, tournées de proximité – tout y est passé. Son épouse Zita n’est pas en reste, animant meetings et comités de soutien. Le décor est planté. Le message aussi : Oligui ne se présente pas, il s’impose. L’appareil d’État, comme les loges traditionnelles et les associations satellites, ont déjà choisi leur camp. Celui du Rassemblement des bâtisseurs.

Face à lui, sept candidats dont un seul fait figure d’adversaire sérieux : Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre d’Ali Bongo. Un comble : l’ex-protégé du régime honni prétend aujourd’hui incarner la rupture. Il dénonce le « faux semblant » d’une transition qui reconduit les méthodes, les visages et les fidélités du passé. Et promet une renaissance gabonaise articulée autour d’un virage libéral, d’une souveraineté industrielle retrouvée, et d’un « minimum jeunesse » à la scandinave.

Le pouvoir s’écrit au fusil avant de se déclamer au suffrage

Mais Bilie-By-Nze ne se contente pas d’un programme. Il dégaine aussi l’arme sensible : Sylvia Bongo et son fils Noureddin, embastillés depuis dix-huit mois sans procès. Il réclame justice, au nom de la République. Oligui, lui, temporise. La justice fait son travail, dit-il, preuves à l’appui. Pas de date de procès, mais une assurance : la procédure est équitable. L’affaire a quitté Libreville pour Paris, où une information judiciaire est ouverte. En coulisses, les avocats de la famille Bongo parlent de torture, d’humiliation, de violation des droits fondamentaux.

Un parfum de revanche plane sur cette séquence. Mais Oligui, en bon stratège, se garde de régler ses comptes frontalement. Il avance masqué, fort du soutien populaire que lui a valu la chute d’un régime à bout de souffle. Pour beaucoup, il est l’homme qui a tourné la page. Pour ses détracteurs, il est simplement la suite sans fin d’une mécanique de pouvoir qui se recycle au gré des costumes – kaki ou civil.

Reste à voir ce que les urnes diront le 12 avril. Le Gabon votera, oui. Mais de quel choix s’agit-il ? D’un plébiscite masqué ou d’un acte fondateur d’une nouvelle République ? Entre les promesses d’un futur civil et les réflexes d’un passé militaire, le général-candidat joue sa légitimité sur deux tableaux. Dans ce pays à la mémoire longue, le peuple, lui, n’a pas oublié que le pouvoir, souvent, s’écrit au fusil avant de se déclamer au suffrage.

Chiencoro Diarra 

28 mars 2025 0 comments
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Etienne Fakaba Sissoko
ActuTaabolow ani Tabiaw

Mali : retour sur l’incarcération de Étienne Fakaba Sissoko

by Sahel Tribune 27 mars 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Libéré après une détention, Étienne Fakaba Sissoko retrouve sa liberté sans fracas. Dans un Mali en transition, sa sortie réactive le débat délicat de la conjuguaison de la souveraineté de l’État et de la liberté de penser sans rompre l’équilibre fragile du vivre-ensemble républicain. 

Bamako, jeudi 27 mars. Un portail qui grince. Une silhouette amaigrie. Un sourire discret, plus de fatigue que de défi. Ce matin-là, Étienne Fakaba Sissoko, professeur d’université, économiste, essayiste, sort de la prison de Kéniéroba comme on émerge d’un long tunnel. Un an jour pour jour, presque heure pour heure, après son arrestation pour ce que la justice malienne a qualifié d’« atteinte au crédit de l’État », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles ». En réalité, pour un livre. Un livre jugé trop critique, trop libre, trop frontal.

Un livre, un procès, une année

Tout était parti d’un livre. Un ouvrage dense, analytique, au titre sans détour, dans lequel Fakaba Sissoko examinait – parfois sévèrement – la communication du gouvernement de transition. En mai 2024, il est condamné à deux ans de prison dont un ferme, assortis d’une amende, pour « atteinte au crédit de l’État », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique ».

Une condamnation qui, à l’époque, avait fait réagir les organisations de défense des droits humains. Mais le gouvernement avait assumé une lecture judiciaire et non politique de l’affaire, rappelant que la justice suit son cours, y compris lorsque les concernés sont des intellectuels ou des cadres.

Le contexte malien est particulier. La Transition ne se fait pas dans un climat de stabilité retrouvée, mais dans une conjoncture sécuritaire, politique et économique extrêmement sensible. Dans ce contexte, la parole publique est un enjeu d’équilibre, et l’État veille à maintenir une ligne de cohésion nationale, quitte à parfois en durcir les contours.

Pour autant, la Transition malienne n’est pas sourde aux signaux. Elle l’a prouvé en libérant récemment plusieurs figures politiques détenues, dans un geste d’ouverture salué même au-delà du cercle des soutiens habituels du pouvoir. Des signes qui montrent que le gouvernement cherche un point d’équilibre entre autorité et dialogue, entre souveraineté et respiration démocratique.

Une liberté individuelle, mais un débat collectif encore ouvert

La libération de Fakaba Sissoko s’inscrit dans ce paysage mouvant. Elle intervient alors que d’autres figures de la société civile, comme Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, Rose « Vie Chère » ou encore Ben Le Cerveau, restent encore en détention. Chacun de ces cas, unique par sa nature, rappelle que le Mali traverse une phase de redéfinition des règles du vivre-ensemble républicain : qui peut dire quoi ? Jusqu’où peut-on contester sans nuire ? Et comment penser autrement sans être perçu comme un danger ?

Ces questions n’ont pas encore trouvé de réponses définitives. Mais leur simple existence dans l’espace public malien témoigne d’un pays qui débat, qui hésite, qui se cherche. Et c’est déjà beaucoup. De toutes les façons, il est important que la parole soit régulée, selon le philosophe Thomas Hobbes, parce qu’elle est aussi bien capable de guérir que de blesser. 

À sa sortie, Etienne Fakaba Sissoko n’a pas crié vengeance. Il n’a pas non plus revêtu l’uniforme du martyr. Il a remercié ceux qui l’ont soutenu, réaffirmé son attachement à la liberté d’expression et au débat académique, et s’est tu sur le reste. Comme s’il savait que, parfois, le silence d’un homme qui a payé pour ses idées en dit plus long qu’un discours.

Si l’histoire récente du pays nous a appris une chose, c’est que la paix durable ne naîtra ni dans le vacarme ni dans l’unanimisme, mais dans l’équilibre, parfois fragile, entre la fermeté de l’État… et la voix de ceux qui pensent autrement.

A.D

27 mars 2025 0 comments
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ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher
ActuPolitique

Maliens expulsés de Mauritanie : indignation de Bamako et lancement de mesures d’urgence

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a animé ce mercredi un point de presse au Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma). À cette occasion, il a exprimé l’indignation du gouvernement face aux arrestations et expulsions dont sont victimes des ressortissants maliens en Mauritanie.

Depuis plusieurs jours, plusieurs migrants en situation irrégulière font l’objet d’arrestations et d’expulsions sur le territoire mauritanien. Dans un communiqué officiel, le gouvernement malien a dénoncé ces actions avec la « dernière rigueur ». « Le gouvernement du Mali, qui suit avec une attention particulière ces événements, exprime son indignation et dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par ses ressortissants en Mauritanie. », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher.

Une mission à Kayes et un dialogue avec la Mauritanie

Le communiqué précise également que des mesures ont été prises dès le début de cette crise pour protéger et accompagner les Maliens en difficulté. Ces efforts seront renforcés pour assurer une assistance humanitaire aux compatriotes concernés.

Dans le cadre de cette réponse gouvernementale, Mossa Ag Attaher s’est rendu à Kayes ce mercredi 26 mars, accompagné d’une forte délégation. Cette mission vise à évaluer la situation des Maliens récemment expulsés et à organiser leur prise en charge.

En parallèle, une rencontre diplomatique de haut niveau est prévue. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que Mossa Ag Attaher, sont attendus ce jeudi à Nouakchott. L’objectif est de discuter avec les autorités mauritaniennes afin d’obtenir des garanties sur les conditions de séjour des ressortissants maliens et de prévenir de nouvelles expulsions.

1.844 Maliens déjà de retour

Lors de son point de presse, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a également annoncé le retour au Mali de 1.844 compatriotes expulsés de Mauritanie. Cette vague de rapatriements illustre l’ampleur de la situation et la nécessité d’une action diplomatique renforcée.

Le gouvernement malien réaffirme ainsi son engagement à défendre les droits de ses citoyens à l’étranger et à garantir leur protection face aux mesures restrictives prises par certains pays d’accueil.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

27 mars 2025 0 comments
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A la UneSécurité

Lutte contre le terrorisme : un chef terroriste et son convoi neutralisé par les FAMa près de Ber 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené, dans la matinée du 24 mars 2025, une opération décisive contre un convoi des groupes armés terroristes dans la région de Tombouctou. Grâce à l’exploitation de renseignements d’intérêt militaire, un véhicule suspect a été repéré à environ 13 km de Mandiakoye, avant d’être pris en filature par les forces engagées.

Le véhicule en question, un pick-up mono cabine, était conduit par une personnalité importante des groupes armés terroristes, reconnue pour ses exactions contre les populations du Gourma. Après avoir été suivi de près par les moyens d’observation des FAMa, il a poursuivi sa route vers Ber, une localité située à 30 km plus au sud-est de Mandiakoye.

C’est à Ber que l’intervention a eu lieu, aboutissant à la neutralisation du véhicule et de ses occupants. L’ampleur de l’explosion qui a suivi l’attaque a révélé la présence d’une quantité importante de carburant à bord du pick-up, confirmant la thèse d’un convoi logistique destiné aux groupes armés terroristes.

Une nouvelle stratégie des groupes terroristes contrecarrée

Face aux opérations de sécurisation menées par les FAMa, les groupes armés terroristes adoptent de nouvelles tactiques pour tenter de contourner les restrictions imposées sur leurs axes logistiques. Plutôt que de se déplacer en grands convois, désormais trop vulnérables aux frappes des forces de défense, ils privilégient des véhicules isolés transportant du carburant et d’autres équipements essentiels à leur survie et à leurs activités criminelles.

Cependant, grâce à la surveillance accrue du territoire et à l’efficacité des renseignements militaires, ces nouvelles stratégies semblent vouées à l’échec. L’opération menée à Ber témoigne de la vigilance des forces engagées et de leur capacité à anticiper les mouvements des groupes terroristes.

Un appel à la vigilance et à la collaboration des populations

Dans un communiqué officiel, l’État-Major Général des Armées a salué le professionnalisme des forces déployées sur le terrain et les résultats obtenus lors de cette mission. Il a également réitéré son appel aux populations à se démarquer des groupes armés terroristes et à éviter toute forme d’assistance à leur égard.

L’État-Major a mis en garde toute personne tentée de fournir une aide, directe ou indirecte, aux terroristes, soulignant que de telles actions pourraient avoir de graves conséquences. Cette mise en garde s’inscrit dans la volonté des autorités de resserrer l’étau autour des groupes criminels et de priver ces derniers de tout soutien logistique ou humain.

À travers cette nouvelle opération, les FAMa réaffirment leur détermination à lutter contre le terrorisme et à assurer la protection des populations sur l’ensemble du territoire national.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

27 mars 2025 0 comments
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Macky Sall et Ousmane Sonko
A la UneBillet d'humeur

Billet d’humeur — Sénégal : l’alternance, mais à quel prix ?

by Chiencoro 27 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Il a salué la démocratie, puis refermé la porte sans bruit. En livrant un État endetté jusqu’à l’os, Macky Sall n’a pas passé le témoin. Il a tendu un piège. À Diomaye Faye et Ousmane Sonko de le désamorcer sans y laisser leur légitimité.

C’est donc pour ça. Oui, c’était trop beau. Trop net. Trop élégant. Un président sortant, qui, après avoir muselé l’opposition, enfermé ses principaux adversaires et verrouillé l’espace public, se retire au dernier moment en saluant la victoire de ses bourreaux électoraux. Une leçon de démocratie, disait-on. Un modèle d’alternance pacifique. Et certains, déjà, rêvaient d’ériger Macky Sall en sage continental, prêt à siéger dans quelque panel de hauts médiateurs africains entre deux républiques à feu.

La prudence comme vertu

Mais à Dakar, comme ailleurs, il y a toujours une autre lecture. Une lecture moins médiatique, moins naïve, mais diablement plus lucide. Car on ne laisse pas un État en cadeau d’adieu quand on a passé plus d’une décennie à en contrôler chaque vis.

Macky Sall n’a pas cédé. Il a piégé. Il a tendu à Diomaye Faye et à Ousmane Sonko un État saturé, surendetté, piégé à l’excès. Une sorte de palais bien repeint en surface, mais aux fondations minées. Un pays à gouverner avec, pour seuls instruments, des tiroirs vides et des dettes invisibles.

L’ancien président n’a pas égorgé le poulet sur le linge blanc, comme on dit. Il a égorgé sous la nappe, discrètement, sans éclaboussures.

Il aurait suffi que Sonko et Faye, grisés par leur victoire, se jettent à corps perdu dans les nominations, les réformes, les symboles. Il aurait suffi qu’ils négligent l’ombre pour ne voir que la lumière. Très vite, l’odeur aurait monté. Très vite, les Sénégalais, promptement retournés, les auraient traités d’illusionnistes. Et le pays, encore engourdi par les déceptions passées, se serait enfoncé dans le chaos.

Ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations

Mais un homme averti, dit-on, en vaut deux. Et les nouveaux venus au pouvoir ont compris qu’avant de gouverner, il fallait savoir dans quoi on avait mis les pieds.

Leur premier réflexe n’a pas été de changer les rideaux du palais. Il a été d’ouvrir les comptes. De fouiller les bilans. De sonder la dette. Et ce qu’ils y ont trouvé dépasse les simples irrégularités comptables. C’est un système. Une architecture. Une dette cachée d’au moins 7 milliards de dollars, révélée par la Cour des comptes, confirmée par le FMI.

Un État livré comme un cheval de Troie, beau à l’extérieur, explosif à l’intérieur. La démocratie, ce n’est pas seulement perdre des élections. C’est aussi savoir ce qu’on laisse à ceux qui arrivent. Et à ce jeu-là, Macky Sall n’a rien d’un démocrate modèle. Il a le vernis, pas la sincérité. Il a soigné la sortie, mais piégé l’entrée.

Et comme toujours en Afrique, ce n’est pas la façade qui compte, mais les fondations.

Chiencoro Diarra

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