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Une femme et son enfant au marché.
A la UneÉconomie

Bamako, dans les pas des vendeurs et des mères à la veille de l’Aïd

by Cheickna Coulibaly 29 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

À l’approche de l’Aïd el-Fitr, une effervescence particulière s’empare des marchés et des foyers de Bamako. Cette fête, marquant la fin du mois de Ramadan, est une occasion de réjouissances, de partage et de renforcement des liens familiaux. Entre courses effrénées, préparation de mets traditionnels et achats de nouvelles tenues, plongeons dans cette ambiance festive.

Dès les premières heures du matin, les marchés de Bamako s’animent. Les vendeurs de tissus exposent leurs plus beaux pagnes et bazins riches, très prisés pour la confection de boubous flamboyants. Dans les rayons, les épices, les fruits secs, le sucre et les farines s’arrachent pour la préparation des plats festifs.

Les boucheries ne désemplissent pas non plus. L’agneau, la volaille et le bœuf figurent en tête des achats pour le festin du jour de l’Aïd el-Fitr.

Mamadou, vendeur de bazin et d’habits traditionnels, constate une différence cette année : « D’habitude, à cette période, on vendait bien. Mais cette année, c’est plus compliqué. Les clients se plaignent des prix, mais nous aussi, on achète cher chez nos fournisseurs. Avant, je vendais une centaine de tenues par jour, maintenant à peine une trentaine. On fait avec, mais c’est dur. »

Obliger de négocier longtemps pour vendre 

Quant à Souleymane, un vendeur de volailles, il partage la même inquiétude : « Les clients veulent bien acheter, mais les prix sont élevés. L’an dernier, une poule coûtait 3 000 francs, aujourd’hui c’est presque le double. C’est compliqué pour tout le monde. »

De son côté, Seydou, vendeur de bétail depuis 15 ans au marché de Bamako, raconte son expérience pendant le Ramadan : « Le mois de Ramadan, c’est une période où les affaires sont censées être bonnes, surtout pour nous, les vendeurs de bétail. Les gens achètent plus de viande, mais cette année, c’est un peu plus compliqué. Les prix des bœufs ont beaucoup augmenté en raison de la sécheresse et de l’insécurité. Les clients hésitent parfois, surtout quand les prix montent. »

Il poursuit, visiblement préoccupé : « Je commence tôt le matin, souvent avant l’aube, et je termine tard. C’est encore plus dur avec la chaleur et le jeûne. Parfois, on est obligé de négocier longtemps pour vendre, car les gens veulent acheter, mais ils ne veulent pas trop dépenser. »

Seydou souligne l’importance de son travail, malgré les difficultés : « C’est difficile, mais il faut tenir bon. Je fais ce travail pour ma famille. L’argent que je gagne pendant le Ramadan me permet de subvenir aux besoins de ma femme et de mes enfants. Et même si les affaires sont plus lentes cette année, je sais que c’est temporaire. Le Ramadan, c’est une période où les gens se souviennent de leur famille et de leurs proches, et pour nous les commerçants, c’est aussi un moment important. »

L’effervescence dans les foyers

Dans les foyers bamakois, l’approche de l’Aïd signifie grand nettoyage, décoration et organisation des repas festifs.

Aminata Dara, mère de quatre enfants, exprime ses préoccupations : « L’Aïd, c’est un moment important pour les enfants. Ils attendent leurs nouveaux vêtements avec impatience. J’ai dû économiser depuis plusieurs mois pour leur acheter de belles tenues. Le plus dur, c’est la nourriture. Le riz, l’huile, tout a augmenté. Mais on fait des sacrifices pour que la fête soit réussie. »

Fatoumata Touré, une habitante de Magnambougou, ajoute : « On veut que nos enfants soient beaux pour ce grand jour, c’est une tradition. Même si tout coûte plus cher, on ne peut pas laisser passer l’Aïd sans leur offrir une belle tenue. »

Idrissa, père de famille, évoque aussi les défis du moment : « Avant, on pouvait acheter tout ce dont on avait besoin sans trop compter. Maintenant, il faut faire des choix. Mais l’essentiel, c’est d’être en famille et de partager ce moment. »

Un moment de partage et de solidarité

L’Aïd el-Fitr à Bamako ne se résume pas seulement à des festivités familiales. La solidarité et l’entraide occupent une place centrale. Les plus nécessiteux reçoivent la Zakât al-Fitr, une aumône obligatoire distribuée avant la prière de l’Aïd, afin que tous puissent célébrer dignement. Les visites aux proches et amis sont également une tradition bien ancrée, renforçant les liens sociaux.

Modibo Coulibaly, un retraité, témoigne : « Depuis plusieurs années, je mets un point d’honneur à donner la Zakât. C’est un devoir, mais aussi un plaisir, car tout le monde doit pouvoir fêter dignement. C’est ça l’esprit de l’Aïd. »

Awa Maiga, jeune étudiante, souligne l’importance des retrouvailles : « L’Aïd, c’est aussi l’occasion de revoir toute la famille. Les oncles, les tantes, les cousins… C’est un moment où on oublie les soucis et on profite ensemble. »

Entre spiritualité, festivité et partage, l’Aïd el-Fitr à Bamako est un véritable moment de communion. Dans les marchés comme dans les foyers, chacun met du cœur à rendre cette fête aussi joyeuse qu’inoubliable.

Cheickna Coulialy

Djénéba Yalcouyé, stagiaire

29 mars 2025 0 comments
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Fleuve Niger Mali
A la UneÉconomie

Journée mondiale de l’eau : Bamako injecte 60 milliards pour sécuriser l’accès à l’or bleu

by Chiencoro 29 mars 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un Mali en quête de refondation, l’accès à l’eau devient un enjeu politique majeur – entre diplomatie du développement et souveraineté hydrique.

Alors que la planète célébrait, le 22 mars dernier, la Journée mondiale de l’Eau, le Mali, pays sahélien par excellence, a choisi d’en faire un temps fort de réflexion stratégique, bien au-delà du rituel protocolaire. Dans un contexte de tension hydrique, d’urbanisation accélérée et de dérèglement climatique, les autorités de la Transition ont mis en scène une ambition assumée. Celle de faire de l’accès à l’eau un droit, et non un privilège.

C’est dans cet esprit que le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, a présenté au Conseil des ministres les contours de la célébration nationale de cette journée. Et si, à l’international, le thème retenu cette année par les Nations unies – « La préservation des glaciers » – semble, a priori, éloigné des réalités maliennes, il n’en demeure pas moins que ses prolongements sur le cycle global de l’eau résonnent jusque dans les replis de la région de San ou les périphéries de Bamako.

Car l’enjeu est double. Il est climatique, certes, mais aussi politique et social.

Des mots aux actes, un projet structurant

Fait rare dans un agenda gouvernemental souvent dominé par les urgences sécuritaires, le Conseil des ministres du 27 mars a adopté un projet de texte actant la ratification d’un accord de financement avec l’Association internationale de Développement (IDA). En jeu : 92,2 millions d’euros, soit plus de 60 milliards de francs CFA, pour un projet d’envergure baptisé Projet d’Appui pour la Sécurité de l’Eau au Mali.

Ce financement n’est pas anodin. Il porte sur la construction de systèmes d’alimentation en eau dans cinq villes clés – Bamako, San, Bafoulabé/Mahina, Dioïla et Ouéléssebougou. Concrètement, des forages, des stations de pompage, des réservoirs, des réseaux de distribution, des bornes fontaines et des branchements sociaux. Autant dire, des infrastructures vitales, dans un pays où, selon les chiffres les plus récents, près d’un tiers de la population reste encore privé d’un accès régulier à l’eau potable.

Eau et souveraineté sociale

En évoquant les « causes et conséquences de la pollution des cours d’eau au Mali », l’édition 2025 de la Journée mondiale de l’Eau a aussi mis en lumière une autre réalité : celle des sources empoisonnées, des fleuves asphyxiés, des nappes phréatiques surexploitées, dans un pays où la pression démographique ne cesse d’augmenter.

Mais au-delà du constat, c’est la volonté d’agir qui se dessine, peu à peu, au sommet de l’État. Dans les discours, d’abord, où les mots « souveraineté », « résilience » et « justice sociale » s’imposent comme autant de mantras de la refondation. Et dans les actes, ensuite, par des projets structurants dont les retombées ne se mesureront pas uniquement en kilomètres de tuyaux posés, mais en nombre de familles soulagées, de quartiers désenclavés, de femmes et d’enfants épargnés par la corvée quotidienne de l’eau.

Un pari sur l’avenir

En choisissant d’adosser sa stratégie hydrique à la coopération internationale, tout en conservant la main sur les priorités locales, le gouvernement malien joue une partition équilibrée entre pragmatisme budgétaire et volontarisme politique. Dans une Afrique en quête de modèles de développement endogène, le Mali entend montrer qu’il est possible de concilier urgence sociale et souveraineté politique, dans le respect des engagements environnementaux globaux.

En somme, l’or bleu malien n’est plus seulement une question de plomberie ou de géologie. Il est devenu un symbole de résistance, d’organisation et de projection collective. À l’image de cette transition qui veut inscrire l’essentiel – l’eau, l’énergie, la terre – au cœur de la refondation nationale.

Chiencoro Diarra 

29 mars 2025 0 comments
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Moussa Dadis Camara
A la UnePolitique

Crimes de 2009 : l’ex-président Dadis Camara gracié pour raisons de santé

by Sahel Tribune 28 mars 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En Guinée, l’histoire ne meurt jamais vraiment. La grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara par Mamadi Doumbouya relance, sous couvert de santé fragile, les débats sur mémoire, pouvoir et justice.

En Guinée, le pardon a parfois les allures d’un calcul froid. Ce vendredi 28 mars 2025, par un décret lu à la télévision nationale, le ministre secrétaire général de la Présidence a annoncé que le Général Mamadi Doumbouya, chef de l’État et homme fort de Conakry, a accordé une grâce présidentielle à celui qui, quinze ans plus tôt, incarnait une autre transition, le capitaine Moussa Dadis Camara.

Un garde-fou juridique autant qu’un fusible politique

Ancien chef du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), porté au pouvoir à la faveur du vide laissé par la mort du général Lansana Conté, Dadis avait précipité la Guinée dans une parenthèse aussi bruyante que controversée.

Il en avait été éjecté quelques mois plus tard, à la suite d’un attentat commandité par ses propres hommes. Son nom reste irrémédiablement associé au massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, où plus de 150 manifestants furent tués, 100 femmes violées, des dizaines d’opposants traqués. Et à cette phrase inoubliable : « Qui a donné l’ordre ? C’est pas moi ! »

Condamné le 31 juillet 2023 pour crimes contre l’humanité à la suite d’un procès historique, le capitaine à la voix haute et aux lunettes sombres purgeait sa peine dans l’indifférence feutrée des cellules pénitentiaires. Jusqu’à ce vendredi.

Le décret, sobrement lu, évoque des raisons de santé. Le président Doumbouya, au nom d’une justice qui se veut républicaine et humaine, a donc décidé de faire usage de l’arme suprême : la grâce présidentielle. Une mesure, selon le texte, prise sur proposition du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme – un garde-fou juridique autant qu’un fusible politique.

Le passé n’est jamais tout à fait mort

Le geste surprend autant qu’il intrigue. Est-ce la main tendue d’un militaire à un autre ? Un acte de clémence dicté par la compassion ? Ou la volonté, plus politique qu’humanitaire, de solder les comptes avec le passé pour mieux dessiner l’avenir ? En Guinée, les grâces présidentielles ont toujours été plus qu’un simple geste juridique. Elles sont un marqueur de pouvoir, un indicateur de rapports de force, une manière de réécrire l’histoire à coups de décrets.

À quelques mois d’échéances encore floues dans une transition dont les contours ne cessent de bouger, Mamadi Doumbouya ajoute une nouvelle pièce au puzzle guinéen. En réhabilitant, fût-ce pour des raisons de santé, un nom que l’on pensait effacé du paysage politique, il rouvre un chapitre que d’aucuns auraient préféré refermer.

Mais à Conakry, comme ailleurs en Afrique de l’Ouest, le passé n’est jamais tout à fait mort. Il attend son heure, tapi dans les plis d’un décret présidentiel.

A.D

28 mars 2025 0 comments
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Délégation malienne en Mauritanie
ActuPolitique

Coopération Mali-Mauritanie : un dialogue renforcé pour une migration mieux encadrée

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Une délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a effectué une visite de travail en République Islamique de Mauritanie ce jeudi 27 mars 2025. Cette mission de haut niveau visait à renforcer la coopération entre les deux pays et à aborder des sujets sensibles tels que la situation des Maliens en Mauritanie et la lutte contre la migration irrégulière.

À leur arrivée à Nouakchott, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, chef de la délégation, et sa suite ont été accueillis par le Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La délégation comprenait notamment le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, le Général de Corps d’Armée Modibo Koné, Directeur Général de l’ANSE, ainsi que le Délégué Général des Maliens de l’Extérieur et le Directeur des Affaires Juridiques du Ministère des Affaires Étrangères. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale et de mieux coordonner les actions sur des dossiers prioritaires.

Au nom du Président de la transition malienne, le Général d’armée Assimi Goïta, le ministre Abdoulaye Diop a transmis un message de fraternité et de coopération à son homologue mauritanien. Ce message souligne l’importance du partenariat entre les deux nations et la nécessité d’une collaboration plus étroite face aux défis migratoires et sécuritaires. Cette audience a également permis d’aborder des préoccupations majeures, notamment la situation des Maliens en Mauritanie et les récentes reconduites aux frontières, avec pour objectif de trouver des solutions concertées et durables.

Des discussions axées sur la migration et la coopération

Les échanges entre les délégations malienne et mauritanienne ont principalement porté sur trois axes majeurs. D’abord, le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, dans un contexte où la coopération régionale est essentielle pour faire face aux défis communs. Ensuite, les récentes reconduites aux frontières de certains Maliens résidant en Mauritanie, une question sensible nécessitant une meilleure concertation entre les autorités des deux pays. Enfin, la nécessité d’une coordination plus efficace dans la gestion de la migration irrégulière a été abordée, avec pour objectif d’assurer le respect des droits des migrants tout en luttant contre les réseaux clandestins.

Côté mauritanien, plusieurs hauts responsables ont pris part aux discussions, témoignant de l’importance accordée à cette rencontre. Parmi eux, Mohamed Mahmoud Boye, ministre de la Justice et ministre des Affaires Étrangères par intérim, le Général de Division Mohamed Cheikh Mohamed Lemine, Deman Hamar, Secrétaire Général du ministère des Affaires Étrangères, ainsi que Cheikhna Moulaye Zein, Ambassadeur de Mauritanie au Mali. Ces discussions de haut niveau ont permis de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les deux pays afin de trouver des solutions concertées aux défis communs.

Lors de son entretien avec le Président mauritanien, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rappelé que « la Mauritanie, en tant qu’État souverain, a le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et protéger ses citoyens », tout en soulignant l’importance de préserver les relations de fraternité entre les deux peuples.

Il a également assuré avoir « reçu l’assurance du Président de la République Islamique de Mauritanie d’accueillir les Maliens en Mauritanie et de leur accorder les facilités nécessaires à la régularisation de leur situation ». À cet effet, il a invité les Maliens vivant en Mauritanie à prendre les dispositions requises pour obtenir des cartes de séjour et se conformer aux lois mauritaniennes.

Vers un cadre de coopération renforcé

Le chef de la diplomatie malienne a profité de cette audience pour remettre un message du président malien Assimi Goïta à son homologue mauritanien. « La lettre comprenait également les remerciements et l’appréciation du Président malien pour les positions du Président de la République concernant l’engagement de la Mauritanie à préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Mali », a-t-il précisé.

La question de la communauté malienne en Mauritanie a été largement évoquée, tout comme la nécessité de préserver les intérêts des citoyens mauritaniens au Mali et vice-versa. Abdoulaye Diop a insisté sur l’objectif de son déplacement à Nouakchott, qui est de « préserver les relations d’amitié et de fraternité qui existent depuis longtemps entre la Mauritanie et le Mali ».

À l’issue des discussions, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de travailler en étroite collaboration pour trouver des solutions durables aux préoccupations soulevées. Une coordination accrue entre les deux gouvernements devrait permettre d’apporter des réponses adaptées aux problématiques communes et d’assurer une meilleure intégration des Maliens établis en Mauritanie.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

28 mars 2025 0 comments
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Nicolas Sarkozy
ActuPolitique

Financement libyen : 7 ans de prison et 300 000 € d’amende requis pour Nicolas Sarkozy 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 mars 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

L’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 a franchi une étape clé avec la demande du parquet national financier de sept ans de prison et 300 000 euros d’amende contre l’ex-président français. Ce procès soulève des accusations graves et interroge sur les relations entre la France et la Libye, ainsi que sur la chute de Kadhafi.

L’accusation portée contre Nicolas Sarkozy repose sur un ensemble d’éléments qui établiraient un « pacte de corruption » avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Selon le PNF, l’ancien président français aurait bénéficié d’un financement occulte venu de Tripoli pour sa campagne de 2007, en échange de contreparties diplomatiques et économiques. Parmi les éléments à charge, on retrouve des témoignages, des documents financiers suspects et des enregistrements compromettants.

Les procureurs ont également requis des peines sévères contre Claude Guéant et Brice Hortefeux, deux anciens ministres de Sarkozy, pour leur implication présumée dans ce montage financier. Si la défense de l’ancien président tente de minimiser ces accusations en pointant du doigt l’absence de preuves directes sur la circulation des millions libyens, le PNF s’appuie sur un faisceau d’indices cohérents et recoupés.

Cette nouvelle affaire judiciaire s’ajoute à une première condamnation de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire Bismuth, où il a écopé de trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence. Cette condamnation, aménagée sous bracelet électronique, a également conduit à une inéligibilité de trois ans. Si l’ancien président s’est toujours défendu avec vigueur, arguant d’un acharnement judiciaire, la multiplication des dossiers à son encontre fragilise son image et celle de la droite française.

Kadhafi, d’allié politique à ennemi à abattre ?

L’évocation de Mouammar Kadhafi dans ce procès dépasse largement la question du financement illégal. Elle ravive les tensions autour de l’implication française dans la chute du guide libyen en 2011. Autrefois courtisé par l’Occident, Kadhafi a fini par devenir une cible, notamment après les révolutions arabes et l’intervention militaire de l’OTAN, soutenue par Nicolas Sarkozy.

Certains analystes estiment que la guerre en Libye n’avait pas seulement pour but de protéger les populations civiles, comme le prétendait l’argument officiel, mais aussi d’éliminer un chef d’État devenu gênant. Kadhafi, qui ambitionnait de créer un dinar-or africain et de libérer le continent de la dépendance aux monnaies occidentales, représentait une menace pour l’ordre économique mondial. Son assassinat en octobre 2011 a plongé la Libye dans un chaos durable, avec l’essor des milices armées et une instabilité politique qui perdure à ce jour.

Un procès aux enjeux géopolitiques et historiques

Au-delà des accusations de corruption, ce procès met en lumière la complexité des relations franco-libyennes et le rôle de la France dans le destin de la Libye post-Kadhafi. Si Nicolas Sarkozy est reconnu coupable, ce serait un verdict retentissant, non seulement pour la classe politique française, mais aussi pour la perception des interventions occidentales en Afrique.

L’issue du procès sera scrutée de près, tant par les observateurs politiques que par les défenseurs d’une souveraineté africaine. Treize ans après la mort de Kadhafi, son ombre plane toujours sur les enjeux du continent, tandis que son principal interlocuteur en Europe, Nicolas Sarkozy, se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Femmes commerçantes
A la UneÉconomie

Ramadan au Mali : ces commerçantes qui tiennent debout malgré tout

by Cheickna Coulibaly 28 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Dans les marchés de Bamako, les femmes commerçantes affrontent le Ramadan avec une endurance discrète, entre travail acharné et dévouement familial.

Le mois sacré du Ramadan est une période de grande intensité pour les commerçants. Mais pour les femmes commerçantes, il représente un double défi. En plus de gérer leur commerce, elles doivent aussi s’occuper des repas pour le ftour (rupture du jeûne) et le sahur (repas de l’aube), tout en respectant leurs obligations religieuses. Entre fatigue, charge mentale et organisation rigoureuse, ces femmes font preuve d’une endurance remarquable. Mais comment parviennent-elles à concilier travail et vie familiale pendant cette période exigeante ?

Une cadence effrénée

Le Ramadan apporte son lot de défis supplémentaires pour ces femmes. Elles jonglent entre longues heures de travail, gestion des stocks, fluctuations des prix, et bien sûr, la préparation des repas familiaux. Ces conditions deviennent particulièrement éprouvantes avec la chaleur et la fatigue du jeûne, mais elles s’adaptent pour continuer à faire tourner leurs commerces.

Aïcha, vendeuse de fruits et légumes au marché, raconte son quotidien : « Le Ramadan, c’est une période intense pour moi. Je me lève à 5 h du matin pour préparer le sahur de mes enfants, puis je pars directement au marché. Les journées sont longues, sous la chaleur, sans boire ni manger. En rentrant, il faut encore préparer le ftour… C’est un vrai marathon ! »

Comme Aïcha, de nombreuses commerçantes se retrouvent à travailler des journées interminables, jonglant entre leurs responsabilités familiales et professionnelles. Le travail ne s’arrête pas au marché : il faut encore s’occuper de la maison, de la cuisine, et parfois gérer des imprévus de dernière minute.

Organisation familiale et entraide

Si ces femmes sont souvent confrontées à une charge de travail épuisante, elles peuvent heureusement compter sur l’aide de leur famille, notamment celle de leurs enfants et de proches.

Madjéné Coulibaly, pâtissière artisanale, évoque la pression accrue durant le Ramadan : « Les commandes explosent, surtout pour les gâteaux traditionnels. Je passe des heures en cuisine à préparer des gâteaux et d’autres sucreries… Parfois, je n’ai même pas le temps de préparer mon propre repas de rupture du jeûne. Heureusement, ma sœur m’aide à la maison. »

Le rôle de l’entraide familiale est primordial, surtout lorsque le travail devient accablant.
Safi Cissé, gérante d’une petite épicerie, explique : « J’ouvre ma boutique en début d’après-midi et je ferme tard, car les clients viennent juste avant le ftour ou après Tarawih. Parfois, je n’ai même pas le temps de m’asseoir pour manger tranquillement. C’est épuisant, mais c’est aussi une bonne période pour le commerce. »

Mariam Diarra, 17 ans et fille d’une commerçante, partage son point de vue : « Quand ma mère rentre du marché, elle est épuisée. Alors, après l’école, je l’aide à préparer le repas. Je fais les jus, je coupe les légumes et je mets la table. C’est ma façon de lui montrer mon soutien. »

La solidarité familiale est essentielle, et les enfants, dès leur plus jeune âge, participent à la gestion du foyer, particulièrement durant le Ramadan.

Les sacrifices d’une femme commerçante pendant le Ramadan

Les femmes commerçantes doivent faire face à une multitude de défis. En plus des longues journées de travail, l’instabilité des ventes et la hausse des prix des produits viennent ajouter une pression supplémentaire. Les imprévus sont fréquents, et la gestion de ces aléas n’est pas toujours facile, surtout lorsque le marché n’est pas aussi actif qu’espéré.

Awa Diarra, vendeuse de laitue depuis huit ans, explique : « La vraie difficulté, c’est quand les clientes ne viennent pas acheter, car cela impacte nos revenus. Mais c’est le quotidien de nombreuses femmes commerçantes pendant le Ramadan. On se débrouille malgré tout. »

Si la charge de travail est indéniablement lourde, ces femmes jouent un rôle clé dans l’économie locale. Grâce à leurs commerces, elles assurent la subsistance de leurs familles et participent activement à l’économie nationale.

Awa résume l’importance de son travail avec ces mots : « Grâce à mon travail, je paie les factures et j’assure l’éducation de mes enfants. Mon mari n’est pas toujours là financièrement, donc je dois gérer seule. C’est pour cela que j’encourage toutes les femmes à se lancer dans un métier ou un commerce, car tout travail est utile. »

Des piliers économiques invisibles

Ces commerçantes rappellent, par leur travail acharné, l’importance de soutenir et de valoriser l’activité économique des femmes. Le Ramadan est un mois où la solidarité et la résilience sont mises à l’épreuve, mais c’est aussi une période où ces femmes démontrent leur incroyable force et leur détermination.

Leurs histoires sont un appel à reconnaître et soutenir le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’économie locale, non seulement pendant le mois sacré, mais tout au long de l’année.

Cheickna Coulibaly

Djénéba Yalcouyé, stagiaire

28 mars 2025 0 comments
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Ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025.
ActuÉconomie

Le Forum économique international Mali-Russie : Un nouveau départ pour la coopération

by Cheickna Coulibaly 28 mars 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Bamako a accueilli le tout premier Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025, un événement visant à renforcer les liens économiques entre les deux pays. Organisé par l’Association Perspective Sahélienne et African Initiative, ce forum a rassemblé des experts, des responsables politiques et des entrepreneurs maliens et russes, dans l’espoir de créer de nouvelles opportunités pour les deux nations.

Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne, a ouvert le forum en soulignant l’importance de cet événement. Il a exprimé sa fierté de participer à cette première édition, en rappelant que le Mali et la Russie entretiennent depuis longtemps des relations diplomatiques solides. Selon lui, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de renforcer ces liens pour faire face aux défis économiques, sécuritaires et environnementaux.

Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne
Mamadou Bah, président de l’Association Perspective Sahélienne, lors de l’ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025. Cheickna Coulibaly/ Sahel Tribune.

Il a ajouté : « Ce forum doit être plus qu’un simple échange de discours, il doit conduire à des projets concrets, des collaborations efficaces qui bénéficient à nos populations. »

Les secteurs clés à développer

Le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Boubacar Tandia, a pris la parole pour saluer la dynamique de coopération croissante entre le Mali et la Russie. Il a exprimé sa gratitude envers les organisateurs du forum et souligné l’importance de ce partenariat gagnant-gagnant.

Selon lui : « Ce forum offre une opportunité unique de créer des rencontres B2B dans des domaines clés tels que l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie et l’industrie du BTP. »

Il a insisté sur la nécessité de concrétiser ces échanges pour en faire des projets réels et bénéfiques pour les deux nations. Tandia a ensuite précisé : « Nous espérons que ce forum sera l’occasion de rencontres B2B dans des domaines variés comme l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie, les services, l’industrie du BTP et bien d’autres. Il est essentiel que ces échanges se traduisent en projets réels qui bénéficient à nos deux pays. »

Ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025.
Ouverture du Forum économique international Mali-Russie, le 25 mars 2025. Cheickna Coulibaly/ Sahel Tribune.

Ce forum n’était pas qu’un simple lieu de discussion. Comme l’ont souligné les intervenants, il s’agissait d’un véritable appel à l’action. Mamadou Bah l’a rappelé en ces termes : « La réussite de ce forum ne se mesurera pas seulement à la qualité des discussions, mais aussi par les actions concrètes qui en découleront. Nous devons transformer les idées en projets, et ces projets doivent se concrétiser pour apporter des bénéfices tangibles à nos populations. »

Une nouvelle ère pour la coopération Mali-Russie

Pour les organisateurs, ce forum a posé les bases d’une nouvelle ère de coopération entre les deux pays. L’enthousiasme et l’engagement des intervenants ont montré que les deux nations sont prêtes à travailler ensemble pour développer des partenariats solides. Comme l’a exprimé Mamadou Bah : « Que ce forum soit le point de départ d’une coopération fondée sur le respect mutuel, la confiance et la recherche commune de la prospérité. »

Il est important de souligner que ce forum ne se limitait pas à une rencontre à Bamako. La partie russe a pris part à l’événement en visio-conférence depuis Moscou. Les experts et responsables russes ont participé activement aux discussions, permettant ainsi d’élargir le dialogue et d’ajouter une dimension internationale à l’événement.

Cheickna Coulibaly

28 mars 2025 0 comments
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