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Mikailou Cisse
ActuAnalyses

Sahel : comment le Mali et ses voisins peuvent surmonter le chantage économique et sécuritaire

by Mikailou Cissé 12 juin 2025
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Au Sahel, la menace n’est plus seulement militaire : elle est aussi économique. Des groupes armés cherchent à asphyxier les États par le sabotage des marchés, le départ forcé des investisseurs et la fragilisation des services publics. Face à ce chantage à l’effondrement, résister devient un acte souverain, et la résilience une stratégie d’avenir.

« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait », rappelait Nelson Mandela. Lorsque le chantage au retrait économique et à la violence menace l’État, persister devient un acte politique et existentiel essentiel.

Des groupes armés exploitent la violence et les réseaux illicites pour fragiliser les États sahéliens, appelant au retrait des investisseurs et au boycott des marchés publics. Cette dynamique de chantage, visant à asphyxier l’économie et à saper la légitimité des institutions, exige une réponse lucide et courageuse : conjuguer réforme, solidarité régionale et mobilisation citoyenne pour répondre aux aspirations réelles des populations.

L’économie comme champ de bataille géopolitique

Ces acteurs armés mêlent la violence au sabotage économique en orchestrant des attaques contre les infrastructures, incitant au départ des investisseurs et fragilisant les marchés publics. Leurs actions visent à priver les États de ressources vitales, érodant les services sociaux, minant la gouvernance et brisant le lien de confiance entre l’État et les citoyens. Une réponse strictement militaire serait incomplète. Cette dernière doit intégrer une dimension économique et sociale, seule garante de la stabilité durable.

L’appel à la destruction économique révèle l’absence de projet alternatif. Car il détruit sans proposer de voie nouvelle. Nelson Mandela nous enseigne que « le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à la surmonter ». Dans ce contexte, il s’agit de transformer la peur en moteur de résistance et de réaffirmation collective. Persévérer, c’est proclamer que l’État et la société ont une valeur intrinsèque et un avenir commun, même au cœur des menaces.

Persévérer malgré les pressions : un acte de résistance collective

Maintenir les investissements et poursuivre les réformes structurelles sont des actes de souveraineté, porteurs d’espoir. Comme le rappelle le président Assimi Goïta : « Notre souveraineté se mesure à notre capacité à répondre aux attentes légitimes des populations ». Le Premier ministre l’a martelé : la priorité absolue est d’améliorer la vie des citoyens — sécurité, santé, éducation, emploi — avant toute ingérence extérieure. Cette dynamique forge une résilience collective, démontrant que l’État n’est pas un simple concept, mais le garant tangible de la dignité et du bien-être de chaque citoyen.

Le chantage économique vise à délégitimer l’État et à fissurer la cohésion sociale. Pourtant, en faisant preuve de lucidité sur nos faiblesses, en engageant des réformes profondes, en cultivant la solidarité régionale et en soutenant l’engagement citoyen, le Mali et la sous-région peuvent retourner cette vulnérabilité contre ceux qui l’exploitent. Chaque projet abouti, chaque service public restauré, chaque voix qui s’élève sont autant de réponses vivantes à l’obscurité. La persévérance, fidèle à la vision de Mandela, devient l’instrument d’une résistance collective et le socle d’un avenir souverain et stable.

Mikailou Cissé

12 juin 2025 0 comments
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Des outils d'IA pour faciliter les révisions
A la UneÉducation

Intelligence artificielle et examens de fin d’année : des outils pour réviser mieux et plus vite

by Chiencoro 12 juin 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

En cette période des examens de fin d’année 2025, une nouvelle alliée a fait son entrée dans les salles de révision maliennes : l’intelligence artificielle. De Bamako à Mopti, les élèves s’approprient ces outils pour mieux préparer leurs examens. Mais entre gain de temps et dépendance numérique, cette révolution soulève autant d’espoir que de prudence. Une mutation silencieuse est en cours, à l’ombre des copies et des connexions.

Au Mali, comme ailleurs, juin est synonyme de tension, d’effervescence et de silence fébrile dans les cours d’école. Car c’est l’heure des examens : le DEF (Diplôme d’Études Fondamentales), qui s’est déroulé du 2 au 4 juin 2025, puis le baccalauréat prévu du 23 au 26 juin. Mais cette année, entre les cahiers cornés et les feuilles volantes, un nouvel outil s’est discrètement glissé dans les trousses numériques des candidats : l’intelligence artificielle. Et si ce compagnon digital, longtemps perçu comme un gadget lointain, devenait l’auxiliaire de révision le plus redoutablement efficace dont les élèves maliens aient jamais disposé ?

L’intelligence artificielle comme tuteur personnel

À Bamako, Sikasso ou Mopti, ils sont des centaines de milliers à se préparer pour ces épreuves décisives. Et parmi eux, de plus en plus nombreux sont ceux qui interagissent chaque jour avec un assistant numérique capable de générer des résumés de cours, de concevoir des quiz adaptés ou d’expliquer les subtilités d’une leçon d’histoire, d’une équation ou d’un concept grammatical. Son nom : ChatGPT, ou encore Quizlet, Revisely, PDFgear, Edufiche. Leur rôle : transformer l’apprentissage en une expérience personnalisée, dynamique, parfois ludique.

Fini l’apprentissage linéaire et impersonnel. Un élève peut aujourd’hui demander à une IA : « Réexplique-moi les causes de la Première Guerre mondiale comme si j’étais en 9e année », ou encore : « Fais-moi une fiche de révision sur la digestion en SVT niveau Bac ». Et la réponse est immédiate, claire, souvent adaptée au niveau de l’élève. L’IA devient alors un répétiteur patient, toujours disponible, et surtout capable de moduler le contenu selon le besoin.

Des outils pour réviser mieux et plus vite

Ce que les enseignants n’ont pas toujours le temps de faire pour chaque élève, l’intelligence artificielle le propose à la demande : reformuler, illustrer, questionner, structurer. Elle permet de gagner un temps précieux à ceux qui, souvent, disposent de peu de semaines de révision dans un calendrier scolaire raccourci ou perturbé. Dans un pays où l’accès aux bibliothèques est inégal, où les enseignants sont parfois débordés ou absents, cette technologie devient un facteur d’égalisation des chances.

Elle permet aussi une révision active : quiz, jeux de mémoire, flashcards… Autant de formats interactifs générés automatiquement pour entraîner la mémoire et tester les connaissances, loin de la simple relecture passive. Elle accompagne sans juger, suggère sans humilier, et relance quand la concentration flanche.

Répondre à l’urgence pédagogique dans un pays en mutation

Car le contexte malien reste difficile. Zones d’insécurité, élèves déplacés internes, accès limité aux ressources pédagogiques : dans les régions du Nord et du Centre, se préparer aux examens relève parfois du défi quotidien. Dans ces conditions, les solutions d’IA – notamment celles qui fonctionnent sans connexion permanente – peuvent devenir des outils de résilience éducative.

Certaines applications locales, comme celles soutenues par RobotsMali ou le CRDI (Centre de recherches pour le développement international), travaillent déjà à adapter les contenus aux réalités maliennes. Des contes en bambara revisités par l’IA, des fiches de géographie du Sahel, des tests interactifs en langues nationales : tout un corpus est en construction pour répondre à une ambition claire : faire de l’IA un levier d’ancrage culturel autant que d’ascension académique.

Révision augmentée, mais pas triche automatisée

Faut-il craindre une dérive vers l’assistanat ou la paresse intellectuelle ? La question est légitime. Le ministère malien de l’Éducation nationale rappelle que l’IA doit rester un support, non un substitut. Interdite bien sûr dans les salles d’examen, elle n’est utile que dans la phase préparatoire, en complément des cours et du travail personnel. La tentation de la triche existe, comme partout, mais elle est aussi une occasion de renforcer l’éducation à l’éthique numérique.

La vraie révolution ne se fera pas en remplaçant l’élève, mais en l’aidant à apprendre mieux, à comprendre ce qu’il lit, à structurer ses savoirs. Dans ce cadre, l’IA est un outil. Intelligent, oui. Mais jamais plus que la volonté de celui ou celle qui l’utilise.

L’intelligence artificielle n’est pas un luxe réservé aux campus occidentaux. Elle est déjà là, dans les smartphones des lycéens maliens, dans les cybercafés de Ségou, dans les foyers d’apprentissage de Tombouctou. Si elle est bien encadrée, intégrée dans les pratiques pédagogiques, adaptée aux réalités locales, elle peut devenir un moteur discret mais décisif d’une école plus équitable et plus performante.

À la veille des examens, alors que la pression monte, l’IA peut être bien plus qu’un effet de mode : elle peut être une main tendue, un outil d’émancipation, un soutien pour celles et ceux qui, demain, feront battre le cœur du Mali.

Chiencoro Diarra

12 juin 2025 0 comments
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Assimi Goïta en Chine
A la UneAnalyses

Gestion de l’État : pourquoi faut-il accorder un mandat de 5 ans renouvelable au Général Assimi Goïta ?

by Sidi Modibo Coulibaly 12 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Le Mali a vécu, pendant trois décennies, la gouvernance dans un contexte de démocratie multipartite. Cette gouvernance, au lieu qu’elle soit bénéfique pour les populations, l’a été plutôt pour les gouvernants. D’où la déception des populations qui l’on exprimée à travers les Assises nationales de la Refondation en fin 2021 et lors des consultations nationales sur la charte des partis politiques tenue fin avril 2025. Parmi les recommandations issues de ces concertations, il y a l’octroi d’un mandat de 5 an renouvelable au Général d’armée Assimi Goïta. C’est pour mettre en œuvre cette recommandation que le conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025 a adopté un projet de loi dans ce sens.

En effet, c’est sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et du Soutien au Processus électoral, que le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Charte de la Transition. « Le projet de loi, adopté, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur pour répondre aux attentes légitimes du Peuple malien, notamment la révision de la Charte de la Transition en accordant au Chef de l’État, un mandat de 5 an renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de la Confédération AES. », peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres.

Une forte recommandation du peuple 

En mai 2021 eut lieu la rectification de la transition. Suite à cela, le peuple malien a été consulté à travers des Assises nationales de la Refondation (ANR). Ces assises se sont tenues dans les communes, cercles et régions. La phase finale a eu lieu en fin décembre 2021 à Bamako. Parmi les recommandations, le peuple a demandé de mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections. C’est ainsi qu’a été adoptée une nouvelle constitution. 

En avril 2025, face à l’incapacité des partis politiques à proposer une nouvelle charte les concernant, les autorités ont appelé le peuple à se prononcer à travers des consultations nationales qui se sont tenues en deux phases : régionale et nationale. À l’issue de ces concertations, beaucoup de recommandations ont été formulées parmi lesquelles la dissolution des partis politiques et des mouvements à caractère politique, l’octroi du statut de président de la République au Président de la transition, l’octroi d’un mandat renouvelable de 5 ans à compter de 2025. 

Des enquêtes d’opinion favorables au Président de la transition 

Cette recommandation relative au mandat a été faite dans le souci de poursuivre la transition pour parvenir à la pacification totale des pays membres de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il faut noter que depuis la rectification de la transition et la création de l’AES, le 06 juillet 2024, les trois États (Mali, Burkina et Niger) sont confrontés à des défis dont certains sont soutenus par des sponsors étrangers. Il s’agit principalement de la menace de la déstabilisation internationale.

Face à cette menace, les peuples du Burkina et du Niger ont accordé à leurs autorités un mandat de 5 ans. Le Mali ne devrait pas être en marge. Par ailleurs, des enquêtes d’opinion avaient démontré le degré de confiance existant entre le peuple malien et les autorités de la transition et particulièrement le Président de la transition. Il s’agit de MALI-MÈTRE réalisé par l’indépendante et respectueuse fondation allemande Friedrich Ebert (Friedrich Ebert Schiftung : FES).

72,1 % des Maliens sont très confiance au président de la transition et 9 Maliens sur 10 sont satisfaits de la gestion de la transition.

L’enquête de la FES, qui est à sa 16e édition, s’est déroulée du 11 janvier au 22 janvier 2025. L’échantillonnage est basé sur la méthode des quotas avec la prise en compte des caractéristiques démographiques comme le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. Les résultats de l’enquête ont été publiés en fin mai 2025. 

Il ressort de ces résultats que plus de 7 maliens sur 10 soit 72,1 % des Maliens ont plus confiance en le président de la Transition. Les résultats par région montrent qu’à Taoudenni, 9 personnes sur 10 expriment leur confiance au Président de la Transition. Aussi, dans les régions de Kayes (87,2 %), Sikasso (86,1 %), Bamako (83,3 %), quatre personnes sur cinq sont de cet avis. 

Cette statistique est de trois personnes sur cinq dans les régions de Tombouctou (61,1 %) et de Ménaka (65,0 %). Cependant, dans la région de Mopti, plus de la moitié de la population (51,2 %) porte un même niveau de confiance en ces acteurs et 43,1 % de la population a plus confiance en le présidant de la Transition. 

La prise en compte des intérêts des populations

L’enquête a, aussi, révélé que 09 Maliens sur 10 sont satisfaits de la gestion de la transition (57,1 % très satisfaits et 33,6 % plutôt satisfaits). On observe une forte appréciation de satisfaction dans la plupart des régions, sauf le District de Bamako. Dans les régions de Tombouctou (61,1 %) et de Ménaka (65,0 %). Cependant, dans la région de Mopti, plus de la moitié de la population (51,2 %) porte un même niveau de confiance en ces acteurs et 43,1 % de la population a plus confiance en le président de la Transition (83,3 %), les régions de Kidal (80,7 %) et de Gao (66 %) où le niveau de satisfaction est plus bas. 

Au regard de tout ce qui précède, il est normal que les autorités réalisent les souhaits du peuple. D’ailleurs, elles l’ont toujours fait. La prise en compte des populations est au cœur de l’action publique, aime rappeler à chaque occasion le Président de la transition, Général d’armée Assimi Goïta.

SMC

12 juin 2025 0 comments
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Reportage bozos
A la UneClimat et environnementTaabolow ani Tabiaw

Mali : le quotidien des pêcheurs Bozos face aux défis climatiques et urbains

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le fleuve Niger, artère vitale de l’Afrique de l’Ouest, abrite une communauté dont l’existence est intrinsèquement liée à ses eaux, les pêcheurs Bozos. Ancrés sur ses rives du fleuve Niger depuis des siècles, ces hommes et femmes perpétuent un mode de vie ancestral, tissé de savoir-faire transmis de génération en génération. Mais aujourd’hui, cette tradition vivante fait face à des défis inédits, entre la poussée de l’urbanisation et les caprices d’un environnement en mutation. Plongeons dans leur quotidien, à travers les voix de ceux qui font battre le cœur de cette communauté.

Chaque matin, bien avant que les premières lueurs de l’aube ne caressent la surface du fleuve Niger, l’activité s’éveille sur les rives. Pour Mamoutou Minta, la journée commence dès 4 heures. « Je débute ma journée de pêche très tôt, et je rentre vers 7 heures », explique-t-il, ses mains calleuses témoignant des heures passées à manipuler filets et pièges. Sa technique est un mélange harmonieux de traditions et d’adaptations. « Je pratique plusieurs types de pêche, dont le ‘’balandjon’’, des pièges que j’installe la nuit pour récupérer les poissons au petit matin, et le ‘’filidjon’’, qui consiste à attraper les poissons au filet ».

Respect des outils traditionnels

La science des filets est d’ailleurs une expertise propre aux Bozos. Mama Sinanta, une figure respectée de la communauté, nous éclaire. « Il y a différents types de filets. Certains possèdent de grandes mailles, permettant de capturer plusieurs poissons, tandis que d’autres, dotés de mailles plus petites, sont réservés aux alevins. Ainsi, chaque filet a son utilité, adaptée aux besoins du moment ». Cette sagesse populaire illustre une connaissance intime de l’écosystème fluvial et de ses habitants, indispensable à leur survie.

Les pirogues, quant à elles, sont bien plus que de simples embarcations ; elles sont des reliques, des héritages familiaux. « Nous, les Bozos, n’utilisons qu’une seule pirogue pour la pêche, héritée de nos ancêtres», précise Mohamed Kontao, désignant une barque effilée taillée dans un tronc d’arbre. « D’autres pirogues sont réservées au transport des personnes ». Ce respect des outils traditionnels est une marque indélébile de leur attachement à leur patrimoine et à leur mode de vie.

La crue et la décrue, le rythme de la survie

La vie des pêcheurs Bozos est intrinsèquement liée aux cycles du fleuve Niger. Lorsque le fleuve est en crue, la tâche devient ardue. « L’eau monte, les poissons se dispersent et se cachent sous les herbes », décrit Mamoutou Minta, le regard empreint de préoccupation. « Dans ces moments difficiles, on se tourne vers les coraux, plaçant des pièges aux angles pour maximiser nos chances de succès ». Une stratégie qui exige patience, ingéniosité et une connaissance approfondie des méandres du fleuve.

Mais la décrue est synonyme de célébration. « Cependant, lorsque le niveau de l’eau baisse, c’est la fête pour nous pêcheurs ! », s’exclame-t-il, un sourire illuminant son visage. « Cette période facilite la pêche, tout en nous permettant d’attraper de nombreux poissons et de mieux gagner notre vie ». C’est durant ces périodes fastes que la subsistance et le commerce se rejoignent, assurant la survie et le bien-être de leurs familles.

Pour Mamoutou, la pêche est bien plus qu’une simple profession ; c’est une véritable bénédiction, un pilier de son existence. « La pêche est bien plus qu’un simple métier ; c’est un héritage familial qui m’a permis de me marier, d’acheter une maison et même de voyager à travers plusieurs pays, tels que la Côte d’Ivoire et le Bénin ». 

S’adapter pour perpétuer, la résilience face au changement

Sidy Traoré, un autre pêcheur de la communauté, partage le même dévouement inébranlable. « Chaque matin, je pars pêcher, et je retourne le soir, je vends également le poisson aux clients après la pêche », raconte-t-il, soulignant la dimension commerciale essentielle de leur activité. Il confirme les défis liés à la crue. « Bien que la pêche soit plus difficile lorsque le niveau du fleuve est en hausse, on continue de s’accrocher à ce métier pour subvenir aux besoins de nos familles », estimant que cette persévérance est la marque de leur détermination inébranlable.

Face aux fluctuations imprévisibles du fleuve, l’adaptation est leur maître mot. Les dames aussi sont présentes aux côtés des hommes. Fatima Tienta, par exemple, gère la vente du poisson fraîchement pêché sur les marchés locaux. Elle explique,  « Lorsque le niveau de l’eau est bas, la joie est palpable, car les poissons sont plus faciles à attraper, ce qui nous permet de bien gagner ». Pour eux, la prospérité est directement liée à l’état du fleuve, un indicateur direct de leur bien-être économique et social. « Ainsi, malgré les changements qui affectent notre environnement, on continue de s’adapte », explique-t-elle. 

La pêche, un mode de vie

La vie quotidienne des pêcheurs Bozos sur le fleuve Niger est une illustration frappante de la résilience face aux défis contemporains. Mamoutou Minta et Sidy Traoré, par leurs témoignages poignants, ainsi que Mama Sinanta, Mohamed Kontao et Fatima Tienta, révèlent non seulement l’importance cruciale de la pêche comme source de subsistance, mais aussi comme un élément vital de leur culture, de leur identité et de leur lien indéfectible avec le fleuve. Le poisson, pour eux, n’est pas seulement une ressource à consommer ou à vendre, « c’est la vie elle-même, à consommer, à vendre, et un moyen de faire vivre nos familles ».

Malgré les fluctuations parfois extrêmes du fleuve, les pressions de l’urbanisation galopante qui grignotent leurs terres ancestrales et les impacts des changements environnementaux sur les ressources halieutiques, ces pêcheurs continuent de perpétuer des traditions ancestrales tout en s’adaptant aux réalités changeantes de leur environnement. Leurs récits rappellent avec force que la pêche est bien plus qu’une simple activité économique ; c’est un mode de vie qui nourrit non seulement leur corps, mais aussi leur âme et celle de leur communauté tout entière.

En préservant leur héritage culturel unique et en s’adaptant avec courage aux défis modernes, les Bozos témoignent d’une profonde connexion avec la nature et d’un engagement durable envers leur avenir. Leur résilience est une leçon pour tous, un rappel puissant de la force des traditions face aux mutations profondes du monde.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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FAITS DIVERS
ActuTaabolow ani Tabiaw

Mali : Lord Makaveli, une voix fauchée, un miroir tendu à la société

by Sahel Tribune 12 juin 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Lynché à mort pour une altercation banale, Lord Makaveli, étoile montante du rap malien, incarne tragiquement une jeunesse vulnérable. Sa disparition brutale est bien plus qu’un drame : c’est un miroir tendu à une société où la violence populaire devient loi et où la parole des jeunes artistes est trop souvent réduite au silence.

Le Mali s’est réveillé ce 11 juin 2025 avec une douleur sourde. Un silence étrange, inhabituel, s’est installé dans le vacarme numérique de Bamako. Lord Makaveli, jeune figure montante du rap malien, est mort. Non pas dans un accident ou des circonstances floues. Mais lynché. Battu à mort, en pleine rue, à Bacodjicoroni ACI, pour ce qui aurait pu n’être qu’un banal accrochage. Une altercation avec une vieille femme. Un geste mal interprété. Une foule chauffée à blanc. Puis le drame. Une tragédie aussi brutale qu’absurde, dans un pays où l’émotion déborde souvent, mais où la justice se noie parfois dans la vindicte.

Une figure du rap, entre codes urbains et engagement social

L’histoire, telle qu’elle nous est rapportée, débute par un incident ordinaire : une altercation avec une vieille dame, un refus d’excuse, une posture perçue comme arrogante. En quelques minutes, l’artiste est encerclé, frappé. Emmené d’urgence à l’hôpital. Trop tard. Lord Makaveli n’avait pas 30 ans. Il avait un micro, une voix, des rêves. Il est mort comme meurt trop souvent une partie de la jeunesse au Mali.

Ceux qui l’écoutaient depuis ses débuts sur les plateformes underground savaient. Lord Makaveli — pseudonyme inspiré de Tupac, mais voix résolument bamakoise — portait un regard brut sur son époque. Avec sa mixtape Zoo, il avait capturé l’énergie des rues, la nervosité d’une jeunesse tiraillée entre urgence de vivre et manque de repères. Ses morceaux, comme Un autre Malien Américain ou Trophée, parlaient d’exil intérieur, d’identité mouvante, de résistance à l’effacement. Il n’était ni lisse ni consensuel. Il était vrai.

L’indignation posthume : les réseaux, l’émotion, l’impuissance

Les réactions n’ont pas tardé. Sur X, Facebook, Instagram. « Même s’il avait tort, il ne méritait pas cette fin », écrit un internaute. « Ce n’était pas un ange, mais c’était un être humain », ajoute un autre. La communauté rap malienne est en état de choc. Mohamoud Badini III, Salif Diakité, BT Média, NG TV : tous s’accordent à dire qu’on a franchi une ligne. Celle de la barbarie collective, du jugement immédiat, sans filtre.

Car au fond, ce lynchage en dit long sur notre époque. Le fait divers est un thermomètre. Et ici, il indique fièvre. Celle d’un pays sous tension, où la frustration sociale alimente les violences dites « populaires ». La loi du talion remplace le débat. La foule remplace le juge. Et l’artiste, parce qu’il est visible, devient cible.

Une scène musicale endeuillée, mais avertie

La mort de Lord Makaveli laisse un vide sur une scène rap en pleine mutation. Une scène tiraillée entre identité locale et aspirations globales. Le rap malien, encore marginalisé, était en train de se structurer, de s’exporter. Makaveli en était l’un des visages. Avec son style mêlant tradition, engagement et punchlines, il incarnait une jeunesse qui refuse la résignation. Il voulait réussir, mais sans trahir. Il est mort avant de prouver qu’on pouvait le faire.

Il restera cette mixtape Zoo, quelques clips, des freestyles partagés, et cette interview où il disait : « J’ai fait des erreurs, mais je veux rester moi-même. » Il restera surtout cette mort, absurde, qui ne doit pas être oubliée. Parce qu’elle interpelle. Parce qu’elle dépasse l’artiste. Parce qu’elle parle du vivre-ensemble, du rapport à l’autorité, de la colère sociale. Parce qu’au fond, ce n’est pas qu’un rappeur qui est tombé. C’est une part de notre conscience collective.

Il est difficile d’écrire « fin » à cette histoire. Parce que la blessure est encore chaude. Mais il faut dire ceci : Lord Makaveli n’était pas parfait. Il était humain. Il était artiste. Il avait le droit de vivre. Le droit d’être jugé autrement que par la foule. Et son dernier message, c’est peut-être celui-là : qu’on ne peut construire une société stable sur les ruines de sa jeunesse.

A.D

12 juin 2025 0 comments
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Défense commune
ActuPolitique

Révision de la Charte de la Transition au Mali : un mandat de 5 ans pour consolider la souveraineté et les réformes

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Adoptée en Conseil des ministres, la révision de la Charte de la Transition consacre un mandat de cinq ans renouvelable au Chef de l’État malien. Dans un contexte de refondation institutionnelle, de lutte contre l’insécurité et de consolidation régionale avec l’AES, cette décision répond à l’impératif de stabilité et à l’exigence de souveraineté.

Cette révision s’inscrit directement dans la lignée des Assises Nationales de la Refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. Ces assises, qui ont mobilisé l’ensemble des forces vives de la nation, avaient abouti à 517 recommandations majeures. Parmi celles-ci, une vision politique claire s’était dégagée : « Mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections ».

La mise en œuvre de ces recommandations a déjà porté ses fruits. Le Mali a notamment adopté une nouvelle Constitution par référendum le 18 juin 2023, promulguée par le Président de la Transition, Chef de l’État, le 22 juillet 2023. Cette nouvelle loi fondamentale est un pilier de la refondation de l’État, jetant les bases d’une gouvernance renouvelée et plus stable.

Souveraineté et défis extérieurs, un contexte complexe

Depuis la rectification de la transition, survenue en mai 2021, et l’affirmation d’une souveraineté pleine et entière, le Mali se trouve confronté à une multitude de défis. La lutte pour la stabilité et la sécurité est particulièrement ardue, d’autant plus que le pays fait face à des ingérences extérieures. Selon les autorités maliennes, certains de ces défis sont « soutenus par des sponsors étrangers », ce qui complique davantage la situation sécuritaire et politique.

Face à cette réalité, le Mali n’est pas isolé. En effet, il a forgé des alliances stratégiques avec ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, qui partagent des problématiques similaires. Cette coopération a donné naissance à l’Alliance des États du Sahel (AES), instituée le 16 septembre 2023 par la Charte du Liptako-Gourma. Plus récemment, le 06 juillet 2024, ces trois nations ont franchi une étape supplémentaire en créant la Confédération des États du Sahel, renforçant ainsi leur synergie dans la lutte contre l’insécurité et pour le développement.

La nécessité d’une « pacification totale »

Malgré les avancées significatives, telles que l’adoption d’une nouvelle Constitution et les succès des Forces Armées et de Sécurité maliennes dans le contrôle du territoire et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la menace persiste. Le Mali et les autres pays de l’AES restent exposés à la déstabilisation internationale et à l’atteinte aux intérêts vitaux des populations.

Dans ce contexte, la prolongation de la Transition est perçue comme une nécessité cruciale. La question de la « pacification totale de nos États » se pose avec acuité, soulignant l’impératif de créer un environnement de sécurité et de stabilité durable avant d’envisager un retour à l’ordre constitutionnel plein et entier.

Un mandat de cinq ans pour la stabilité régionale

Le projet de loi adopté par le Conseil des Ministres s’inscrit donc dans cette logique de consolidation et de persévérance. Il vise à répondre aux « attentes légitimes du Peuple malien », notamment en ce qui concerne la poursuite des réformes et la sécurisation du territoire.

La révision de la Charte de la Transition prévoit d’accorder au Chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025. Cette décision est alignée avec la durée des mandats de ses pairs au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ce qui renforce la cohérence et la solidarité entre les nations membres. Cette prolongation vise à donner le temps nécessaire aux autorités pour mener à bien les réformes engagées et parvenir à une pacification complète du Mali, créant ainsi les conditions propices à un avenir plus stable et souverain pour l’ensemble du Sahel.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Fécondité : et si la vraie crise n’était pas dans le nombre d’enfants… mais dans le droit d’en avoir ?

by Chiencoro 12 juin 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Et si la véritable crise démographique n’était ni dans la surpopulation ni dans l’hiver des berceaux, mais dans l’impossibilité, pour des millions d’individus, de choisir librement d’avoir — ou non — des enfants ? Le dernier rapport du FNUAP brise les certitudes et rappelle que la fécondité est d’abord une affaire de dignité et de justice sociale. Un miroir tendu à l’Afrique, où les chiffres impressionnent, mais où les libertés, elles, vacillent.

Des chiffres. Des courbes. Des taux de fécondité qui montent ici, qui baissent là. Des économistes qui paniquent à Tokyo, des ONG qui s’alarment à Niamey, des diplomates qui murmurent à Bamako. Et pendant ce temps-là, une question que personne ne pose ou trop rarement : qui, exactement, décide du nombre d’enfants qu’on veut, ou qu’on peut avoir ?

C’est là tout le sel — ou le désespoir, c’est selon — du dernier rapport du FNUAP, ce document annuel généralement lu à moitié, puis oublié dans un tiroir en attendant la prochaine conférence de donateurs. Sauf que cette fois, le ton change. Exit l’approche comptable. Le titre dit tout : « La véritable crise de la fécondité : la quête du libre arbitre dans un monde en mutation ». Autrement dit : et si la crise n’était pas biologique, mais politique ? Pas statistique, mais existentielle ?

Le dilemme n’est pas d’avoir trop ou pas assez d’enfants, mais de pouvoir choisir

Au fond, l’affaire est simple. Dans certains pays, on voudrait faire plus d’enfants, mais on n’en a pas les moyens. Ailleurs, on en fait encore beaucoup… mais pas toujours par choix. Entre ces deux extrêmes, une vérité invisible émerge : la procréation n’est ni un instinct mécanique ni une affaire d’État. C’est d’abord une affaire de liberté.

Et cette liberté, dans bien des endroits, reste une illusion. Le rapport du FNUAP est sans appel : près de 20 % des personnes interrogées dans 14 pays disent ne pas pouvoir avoir les enfants qu’elles désirent. 13 % déclarent avoir vécu à la fois une grossesse non souhaitée et une impossibilité d’avoir un enfant désiré. Ce n’est plus une tendance, c’est une tragédie silencieuse.

L’Afrique ? Trop jeune, trop féconde, trop pauvre… vraiment ?

Dans cette fresque mondiale, l’Afrique subsaharienne fait figure de contrepoint. Ici, pas de déclin démographique, bien au contraire : 4,3 enfants par femme en moyenne, et des sommets atteints dans les zones rurales maliennes ou nigériennes. De quoi raviver les fantasmes des démographes européens et les frissons des bailleurs nordiques.

Mais derrière la fécondité élevée se cache une autre réalité, bien plus complexe. Car si les Africaines font plus d’enfants, c’est aussi parce que les conditions pour en faire moins n’existent pas : éducation insuffisante, santé reproductive marginalisée, poids de la norme sociale, peur de l’insécurité ou de la vieillesse sans filets. Résultat : le libre choix procréatif est une illusion statistique.

Quand la jeunesse devient anxieuse… et stérile de projets

Faut-il s’étonner dès lors que les jeunes expriment un malaise profond ? Le rapport parle d’éco-anxiété. Les jeunes adultes redoutent un monde de pénuries, de conflits, de pandémies à répétition. Beaucoup réduisent volontairement le nombre d’enfants qu’ils auraient voulu avoir. Pas par confort. Par réalisme. Voilà comment une crise démographique devient aussi une crise de l’espérance.

Au Mali, les chiffres impressionnent : plus de 6 enfants par femme, une population qui bondira de 23,5 millions en 2025 à 50 millions en 2050, pour atteindre 100 millions à la fin du siècle. Dans un pays où les jeunes de moins de 25 ans représentent près de 67 % de la population, la promesse du « dividende démographique » est sur toutes les lèvres. Mais à quelles conditions ?

Éduquer, soigner, former, employer, protéger : cinq verbes pour conjurer le pire. Cinq chantiers encore trop inachevés.

Les politiques sont là, sur le papier : la Politique nationale de population, la vision du dividende démographique, les études économétriques. Mais dans les faits, la transition reste lente, et les disparités criantes : de 3,6 enfants à Kidal à 7,3 à Tombouctou, de 4,5 enfants pour les femmes instruites à 6,8 pour celles sans scolarité.

L’enjeu du siècle ? L’égalité dans la décision

On peut continuer de comptabiliser des taux de natalité et de produire des tableaux comparatifs. Ou on peut choisir une autre voie : celle de la dignité reproductive. Cela implique des choix politiques audacieux : généraliser l’éducation des filles, rendre accessibles les services de santé sexuelle, offrir des opportunités économiques réelles aux jeunes, hommes et femmes.

Il ne s’agit pas de dicter un modèle familial. Ni de promouvoir la dénatalité à la chinoise ou la natalité à l’européenne. Il s’agit simplement de garantir que chaque individu puisse dire : « Je choisis. » Et que ce choix ne soit ni puni, ni empêché, ni récupéré.

Dernier mot ? Loin du mythe de la bombe démographique, c’est une bombe sociale qui couve

Si la jeunesse du continent reste marginalisée, sans perspectives ni pouvoir sur son propre corps, le défi n’est pas démographique, il est politique. Le nombre d’enfants n’est ni un danger en soi, ni une solution miracle. Ce qui compte, c’est la possibilité de les avoir — ou non — dans des conditions dignes.

La fécondité ne se gère pas à coups de slogans. Elle s’écoute, elle s’accompagne, elle se respecte. C’est peut-être ça, le message du rapport FNUAP 2025. À méditer, surtout quand l’Afrique écrit les pages les plus jeunes — et les plus explosives — de sa propre histoire.

Chiencoro Diarra 

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