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Défense commune
ActuPolitique

Révision de la Charte de la Transition au Mali : un mandat de 5 ans pour consolider la souveraineté et les réformes

by Ibrahim Kalifa Djitteye 12 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Adoptée en Conseil des ministres, la révision de la Charte de la Transition consacre un mandat de cinq ans renouvelable au Chef de l’État malien. Dans un contexte de refondation institutionnelle, de lutte contre l’insécurité et de consolidation régionale avec l’AES, cette décision répond à l’impératif de stabilité et à l’exigence de souveraineté.

Cette révision s’inscrit directement dans la lignée des Assises Nationales de la Refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. Ces assises, qui ont mobilisé l’ensemble des forces vives de la nation, avaient abouti à 517 recommandations majeures. Parmi celles-ci, une vision politique claire s’était dégagée : « Mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections ».

La mise en œuvre de ces recommandations a déjà porté ses fruits. Le Mali a notamment adopté une nouvelle Constitution par référendum le 18 juin 2023, promulguée par le Président de la Transition, Chef de l’État, le 22 juillet 2023. Cette nouvelle loi fondamentale est un pilier de la refondation de l’État, jetant les bases d’une gouvernance renouvelée et plus stable.

Souveraineté et défis extérieurs, un contexte complexe

Depuis la rectification de la transition, survenue en mai 2021, et l’affirmation d’une souveraineté pleine et entière, le Mali se trouve confronté à une multitude de défis. La lutte pour la stabilité et la sécurité est particulièrement ardue, d’autant plus que le pays fait face à des ingérences extérieures. Selon les autorités maliennes, certains de ces défis sont « soutenus par des sponsors étrangers », ce qui complique davantage la situation sécuritaire et politique.

Face à cette réalité, le Mali n’est pas isolé. En effet, il a forgé des alliances stratégiques avec ses voisins, le Burkina Faso et le Niger, qui partagent des problématiques similaires. Cette coopération a donné naissance à l’Alliance des États du Sahel (AES), instituée le 16 septembre 2023 par la Charte du Liptako-Gourma. Plus récemment, le 06 juillet 2024, ces trois nations ont franchi une étape supplémentaire en créant la Confédération des États du Sahel, renforçant ainsi leur synergie dans la lutte contre l’insécurité et pour le développement.

La nécessité d’une « pacification totale »

Malgré les avancées significatives, telles que l’adoption d’une nouvelle Constitution et les succès des Forces Armées et de Sécurité maliennes dans le contrôle du territoire et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la menace persiste. Le Mali et les autres pays de l’AES restent exposés à la déstabilisation internationale et à l’atteinte aux intérêts vitaux des populations.

Dans ce contexte, la prolongation de la Transition est perçue comme une nécessité cruciale. La question de la « pacification totale de nos États » se pose avec acuité, soulignant l’impératif de créer un environnement de sécurité et de stabilité durable avant d’envisager un retour à l’ordre constitutionnel plein et entier.

Un mandat de cinq ans pour la stabilité régionale

Le projet de loi adopté par le Conseil des Ministres s’inscrit donc dans cette logique de consolidation et de persévérance. Il vise à répondre aux « attentes légitimes du Peuple malien », notamment en ce qui concerne la poursuite des réformes et la sécurisation du territoire.

La révision de la Charte de la Transition prévoit d’accorder au Chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025. Cette décision est alignée avec la durée des mandats de ses pairs au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ce qui renforce la cohérence et la solidarité entre les nations membres. Cette prolongation vise à donner le temps nécessaire aux autorités pour mener à bien les réformes engagées et parvenir à une pacification complète du Mali, créant ainsi les conditions propices à un avenir plus stable et souverain pour l’ensemble du Sahel.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

12 juin 2025 0 comments
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Graphique pour illustrer les billets d'humeur
A la UneBillet d'humeur

Fécondité : et si la vraie crise n’était pas dans le nombre d’enfants… mais dans le droit d’en avoir ?

by Chiencoro 12 juin 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Et si la véritable crise démographique n’était ni dans la surpopulation ni dans l’hiver des berceaux, mais dans l’impossibilité, pour des millions d’individus, de choisir librement d’avoir — ou non — des enfants ? Le dernier rapport du FNUAP brise les certitudes et rappelle que la fécondité est d’abord une affaire de dignité et de justice sociale. Un miroir tendu à l’Afrique, où les chiffres impressionnent, mais où les libertés, elles, vacillent.

Des chiffres. Des courbes. Des taux de fécondité qui montent ici, qui baissent là. Des économistes qui paniquent à Tokyo, des ONG qui s’alarment à Niamey, des diplomates qui murmurent à Bamako. Et pendant ce temps-là, une question que personne ne pose ou trop rarement : qui, exactement, décide du nombre d’enfants qu’on veut, ou qu’on peut avoir ?

C’est là tout le sel — ou le désespoir, c’est selon — du dernier rapport du FNUAP, ce document annuel généralement lu à moitié, puis oublié dans un tiroir en attendant la prochaine conférence de donateurs. Sauf que cette fois, le ton change. Exit l’approche comptable. Le titre dit tout : « La véritable crise de la fécondité : la quête du libre arbitre dans un monde en mutation ». Autrement dit : et si la crise n’était pas biologique, mais politique ? Pas statistique, mais existentielle ?

Le dilemme n’est pas d’avoir trop ou pas assez d’enfants, mais de pouvoir choisir

Au fond, l’affaire est simple. Dans certains pays, on voudrait faire plus d’enfants, mais on n’en a pas les moyens. Ailleurs, on en fait encore beaucoup… mais pas toujours par choix. Entre ces deux extrêmes, une vérité invisible émerge : la procréation n’est ni un instinct mécanique ni une affaire d’État. C’est d’abord une affaire de liberté.

Et cette liberté, dans bien des endroits, reste une illusion. Le rapport du FNUAP est sans appel : près de 20 % des personnes interrogées dans 14 pays disent ne pas pouvoir avoir les enfants qu’elles désirent. 13 % déclarent avoir vécu à la fois une grossesse non souhaitée et une impossibilité d’avoir un enfant désiré. Ce n’est plus une tendance, c’est une tragédie silencieuse.

L’Afrique ? Trop jeune, trop féconde, trop pauvre… vraiment ?

Dans cette fresque mondiale, l’Afrique subsaharienne fait figure de contrepoint. Ici, pas de déclin démographique, bien au contraire : 4,3 enfants par femme en moyenne, et des sommets atteints dans les zones rurales maliennes ou nigériennes. De quoi raviver les fantasmes des démographes européens et les frissons des bailleurs nordiques.

Mais derrière la fécondité élevée se cache une autre réalité, bien plus complexe. Car si les Africaines font plus d’enfants, c’est aussi parce que les conditions pour en faire moins n’existent pas : éducation insuffisante, santé reproductive marginalisée, poids de la norme sociale, peur de l’insécurité ou de la vieillesse sans filets. Résultat : le libre choix procréatif est une illusion statistique.

Quand la jeunesse devient anxieuse… et stérile de projets

Faut-il s’étonner dès lors que les jeunes expriment un malaise profond ? Le rapport parle d’éco-anxiété. Les jeunes adultes redoutent un monde de pénuries, de conflits, de pandémies à répétition. Beaucoup réduisent volontairement le nombre d’enfants qu’ils auraient voulu avoir. Pas par confort. Par réalisme. Voilà comment une crise démographique devient aussi une crise de l’espérance.

Au Mali, les chiffres impressionnent : plus de 6 enfants par femme, une population qui bondira de 23,5 millions en 2025 à 50 millions en 2050, pour atteindre 100 millions à la fin du siècle. Dans un pays où les jeunes de moins de 25 ans représentent près de 67 % de la population, la promesse du « dividende démographique » est sur toutes les lèvres. Mais à quelles conditions ?

Éduquer, soigner, former, employer, protéger : cinq verbes pour conjurer le pire. Cinq chantiers encore trop inachevés.

Les politiques sont là, sur le papier : la Politique nationale de population, la vision du dividende démographique, les études économétriques. Mais dans les faits, la transition reste lente, et les disparités criantes : de 3,6 enfants à Kidal à 7,3 à Tombouctou, de 4,5 enfants pour les femmes instruites à 6,8 pour celles sans scolarité.

L’enjeu du siècle ? L’égalité dans la décision

On peut continuer de comptabiliser des taux de natalité et de produire des tableaux comparatifs. Ou on peut choisir une autre voie : celle de la dignité reproductive. Cela implique des choix politiques audacieux : généraliser l’éducation des filles, rendre accessibles les services de santé sexuelle, offrir des opportunités économiques réelles aux jeunes, hommes et femmes.

Il ne s’agit pas de dicter un modèle familial. Ni de promouvoir la dénatalité à la chinoise ou la natalité à l’européenne. Il s’agit simplement de garantir que chaque individu puisse dire : « Je choisis. » Et que ce choix ne soit ni puni, ni empêché, ni récupéré.

Dernier mot ? Loin du mythe de la bombe démographique, c’est une bombe sociale qui couve

Si la jeunesse du continent reste marginalisée, sans perspectives ni pouvoir sur son propre corps, le défi n’est pas démographique, il est politique. Le nombre d’enfants n’est ni un danger en soi, ni une solution miracle. Ce qui compte, c’est la possibilité de les avoir — ou non — dans des conditions dignes.

La fécondité ne se gère pas à coups de slogans. Elle s’écoute, elle s’accompagne, elle se respecte. C’est peut-être ça, le message du rapport FNUAP 2025. À méditer, surtout quand l’Afrique écrit les pages les plus jeunes — et les plus explosives — de sa propre histoire.

Chiencoro Diarra 

12 juin 2025 0 comments
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Digitalisation de l'administration publique au Mali
ActuÉconomie

Digitalisation de l’administration : le Mali prend le virage numérique avec détermination

by Ibrahim Kalifa Djitteye 11 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La digitalisation de l’administration malienne prend un élan décisif, marquant une étape cruciale dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Ce mardi 10 juin 2025, à la Primature, une réunion stratégique du comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA, a mis en lumière les avancées significatives de ce processus de modernisation. Deux projets phares, le logiciel de gestion de l’état civil et le système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), ont été au cœur des discussions, promettant de transformer en profondeur les services publics.

L’un des piliers de cette digitalisation est sans conteste le nouveau logiciel de gestion de l’état civil. Fruit d’une collaboration étroite entre l’Agence Nationale de Sécurisation des Actes d’État civil (ANSEAC), créée il y a près de cinq mois, et le Centre de Traitement des Données de l’État civil (CTDEC), cette application révolutionnaire est destinée à simplifier et sécuriser la gestion des actes fondamentaux de la vie citoyenne. Naissances, mariages et décès seront désormais traités de manière électronique, garantissant une meilleure traçabilité et une lutte plus efficace contre la fraude.

Une avancée majeure vers une administration plus transparente

La mission de l’ANSEAC est claire : identifier les moyens électroniques appropriés, puis concevoir, produire et authentifier l’ensemble des actes d’état civil. Cette application est une réponse directe à cette mission, en offrant une solution intégrée pour les structures de santé et les services d’état civil. Les experts présents ont souligné les nombreux avantages de ce système, notamment une réduction des délais de traitement, une accessibilité améliorée pour les citoyens et une sécurisation accrue des données. 

Cette initiative est une avancée majeure vers une administration plus transparente et efficiente, où chaque citoyen pourra bénéficier de services plus rapides et plus fiables. La présentation de cette application aux membres du comité de pilotage, sous la présidence du Premier ministre, démontre l’importance capitale accordée à ce projet par les plus hautes autorités.

Le SIGRH, révolutionner la gestion des ressources humaines de l’État

La deuxième présentation de la journée a porté sur le projet de Système intégré de Gestion des Ressources humaines (SIGRH) pour les fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales. Ce système ambitieux vise à moderniser la gestion du personnel, en centralisant et en optimisant les processus liés aux carrières des fonctionnaires. Les échanges ont permis de faire un point détaillé sur l’état d’exécution des travaux d’interconnexion au serveur du SIGRH, ainsi que sur l’installation de la fibre optique et du réseau local au sein des services gestionnaires des ressources humaines.

La mise en place du SIGRH représente un défi technique et organisationnel de taille, mais les bénéfices attendus sont considérables. Une gestion plus fluide des carrières, une meilleure planification des effectifs, une paie plus précise et une optimisation des coûts sont autant d’avantages qui découleront de ce système intégré. En modernisant la gestion des ressources humaines, le Mali cherche à renforcer l’efficacité de son administration, à améliorer les conditions de travail de ses agents et à garantir une meilleure allocation des compétences. Le Premier ministre a salué la qualité du travail accompli par les experts, soulignant l’importance de ces outils pour l’avenir de l’administration malienne.

Une vision stratégique pour un Mali numérique

Ces deux projets, le logiciel de gestion de l’état civil et le SIGRH, sont emblématiques de la volonté des autorités maliennes de placer la digitalisation au cœur de leur stratégie de développement. La vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, est de construire une administration moderne, transparente et accessible, capable de répondre efficacement aux besoins des citoyens.

La digitalisation n’est pas seulement une question de technologie ; c’est un levier de transformation profonde qui touche à la gouvernance, à l’économie et à la société dans son ensemble. En investissant dans ces infrastructures numériques, le Mali pose les bases d’un avenir plus prometteur, où l’efficacité administrative sera au service du développement national. La félicitation du Premier ministre aux experts pour la qualité des applications présentées, avant leur présentation imminente au Chef de l’État, témoigne de l’engagement ferme des dirigeants à faire de la digitalisation une réalité palpable pour tous les Maliens.

Ce tournant numérique est un signal fort envoyé par le Mali. Le pays est résolument engagé sur la voie de la modernisation, avec l’ambition de construire une administration plus performante, plus juste et plus proche de ses citoyens.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Attaque terroriste au Burkina Faso
ActuSécurité

Tabaski sous assaut, souveraineté en lumière : la riposte salvatrice des peuples et des autorités de l’AES 

by Mikailou Cissé 11 juin 2025
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Alors que la fête de la Tabaski 2025 a été endeuillée par une vague d’attaques coordonnées au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les autorités de l’AES et leurs peuples ont opposé une réponse digne, ferme et résolue. Au cœur des manœuvres d’isolement diplomatique et de terreur, une leçon s’impose : la souveraineté sahélienne ne plie pas.

Dans le Sahel, lorsque la nuit paraît la plus épaisse, nos doutes s’amoncèlent. Mais c’est précisément dans cette obscurité que l’étoile — cette lueur obstinée — persiste, pour nous rappeler que la lumière ne se laisse jamais totalement vaincre. Cette vérité se tisse dans la pensée de René Char : « Dans l’obscurité la plus profonde, la lumière demeure une promesse. ». 

La Tabaski 2025 a été assiégée avant même son avènement et pendant sa célébration, et les raids ont frappé presque tous les théâtres d’opérations au Mali, jusque sur les confins du Burkina Faso et du Niger. Ces attaques, doublées de la fermeture du ciel par l’Algérie, n’étaient pas le fruit du hasard : elles traduisaient un dessein cynique. Pourtant, au milieu de l’ombre, la bravoure de l’armée malienne et l’espérance des peuples de l’AES sont restées nos étoiles.

Le dessein cynique : la nuit planifiée sur l’AES

Les raids ont commencé avant même que le croissant lunaire ne marque le mois sacré. Des colonnes d’hommes armés ont semé la terreur à Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, Mopti et dans les confins des frontières avec le Burkina Faso et le Niger. 

À l’approche de la Tabaski, ces attaques ont ciblé les convois de ravitaillement, les check-points et les villages encore animés par les préparatifs. Pendant la fête, la violence s’est intensifiée, profanant ce moment de paix et de recueillement. Le point de bascule décisif a été la destruction d’un appareil malien par l’Algérie, suivie de la restriction des couloirs de manœuvre aériens.

Cette décision, loin d’être un simple acte diplomatique, visait à paralyser l’architecture défensive du Mali et de ses alliés de l’AES. 

Trahison de l’esprit de la Tabaski et de la foi musulmane

Dans cette période où l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) a recommandé la miséricorde et le respect de la vie humaine, ces attaques résonnent comme un affront. La Tabaski est le symbole du sacrifice consenti, du pardon et de la fraternité. Les assaillants ont piétiné ces valeurs, trahissant la parole du Prophète qui disait : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés, comme est sacré ce jour, en ce mois, en ce lieu. » En s’attaquant à la vie humaine pendant la Tabaski, les ennemis de la paix ont renié l’essence même de la foi qu’ils prétendent connaître. Ils ont remplacé le sacrifice spirituel par un sacrifice sanglant, faisant de la violence un rituel profane, là où l’Envoyé de Dieu avait voulu la compassion. Leur démarche est absurde : ils ont cru que la terreur pouvait effacer la lumière de la fraternité.

La bravoure des soldats : l’étoile qui persiste

Dans toutes les emprises militaires du pays, les soldats ont hissé le drapeau national, signe de continuité et de dignité. Dans le silence des camps, ils ont également observé leurs devoirs religieux, priant comme tout bon musulman, en hommage à Dieu et pour honorer la mémoire de leurs camarades tombés. 

Cette image — le drapeau flottant et les prières murmurées dans l’aube sahélienne — est la réponse la plus claire à la trahison des assaillants. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’a rappelé lors de la prière de la Tabaski à Koulouba : « Nous nous inclinons pieusement devant la mémoire de tous nos martyrs tombés pour la patrie, ici et dans les pays frères de l’AES. Leur sacrifice ne sera jamais vain. » Et il a ajouté, dans un engagement ferme : « Cette lutte est nationale et internationale. Elle sera menée avec détermination, en tout lieu, en toute circonstance, sans relâche ni compromis. »

La résilience des peuples de l’AES : mémoire vivante et flamme inextinguible

Les peuples de l’AES connaissent la valeur de la résistance. De l’empire du Wagadu au Songhaï, du geste de Samory Touré aux épopées de la lutte pour l’indépendance, l’histoire est un testament de bravoure. Les griots chantent encore ces récits, les imams rappellent la sacralité de Dhu al-Hijjah, et les mères, dans les hameaux, murmurent que la miséricorde n’est jamais éteinte. 

Le Président Goïta, dans son message, a prié pour le retour digne des déplacés et le rétablissement des malades. Ces mots sont une flamme : la certitude que la résilience se forge dans le partage et le pardon, non dans la soumission à la peur.

Le dessein cynique déjoué : l’étoile comme promesse

L’Algérie a voulu sceller le ciel pour isoler le Mali et l’AES, et les assaillants ont cru que la violence pouvait tuer l’espérance. Mais Albert Camus écrivait : « L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. » Au Mali et dans l’AES, cet appel n’est pas mort. Il se manifeste dans la solidarité des veilleurs, dans la force tranquille des soldats et dans la mémoire des martyrs. Ainsi, l’étoile devient promesse : promesse de reconstruire les liens brisés, promesse de redonner à la Tabaski son sens de pardon et de fraternité, promesse d’un avenir où l’AES se tient plus unie que jamais.

Avant et pendant Dhu al-Hijjah, les raids ont jailli dans presque tous les théâtres d’opérations du Mali et le long des frontières de l’AES. Ils ont tenté de transformer la Tabaski en un tombeau de l’espérance, en trahissant l’esprit même de l’Envoyé de Dieu. Mais la nuit la plus sombre révèle la lumière la plus pure : celle de l’armée malienne, des peuples de l’AES et de la foi qui, au milieu des larmes, refuse de mourir. Car l’histoire nous enseigne que la lumière ne s’éteint jamais : elle veille, et elle renaît toujours.

Mikailou Cissé

11 juin 2025 0 comments
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Centrale solaire de Sanankoroba au Mali
A la UneEnquête

Transition énergétique au Mali : comment le solaire pourrait sortir le pays de la crise

by Chiencoro 11 juin 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Face à une crise énergétique aiguë, le Mali mise sur le solaire pour se transformer en modèle régional. Potentiel immense, projets clés, défis à relever.

C’est un paradoxe africain comme seul le continent en a le secret : un pays baigné de soleil, assommé d’irradiation solaire toute l’année, mais prisonnier de l’obscurité dès la tombée de la nuit. Le Mali, nation sahélienne minée par une crise énergétique chronique, tente aujourd’hui de transformer sa malédiction en promesse. Et si le soleil, hier spectateur silencieux de tant de drames, devenait demain la planche de salut d’un pays — voire d’une région — à la recherche de lumière au propre comme au figuré ?

Du nord désertique aux plaines du Sud-Ouest, le Mali dispose d’un ensoleillement généreux — entre 5 et 7 kWh/m² par jour — dont rêveraient bien des États européens. Mieux : avec un potentiel photovoltaïque théorique de 398,7 GW, le pays pourrait couvrir non seulement ses propres besoins, mais aussi alimenter une partie de l’Afrique de l’Ouest. Et pourtant, moins de 2 % de cette manne solaire est exploitée à ce jour. Le reste ? Une dépendance pathologique à des centrales thermiques, vieilles, polluantes et gourmandes en gasoil, dans un pays qui importe son carburant et subventionne les fossiles à hauteur de 200 millions USD par an.

La crise énergétique : un frein au développement

À Bamako comme à Tombouctou, les délestages ne sont pas des accidents mais une routine. À peine 42 % des Maliens avaient accès à l’électricité en 2017. Dans les zones rurales, c’est pire : seulement 18 %. Une réalité brutale, aux conséquences économiques et sociales désastreuses. Le manque d’énergie coûte au pays 1,5 % de son PIB chaque année. Des commerces ferment, les vaccins se détériorent, les élèves révisent à la lampe torche — quand ils en ont une. Le soleil brille, mais la lumière fait défaut.

Conscient du potentiel solaire et de l’urgence, Bamako s’est doté d’un arsenal institutionnel : un Programme d’action national pour les énergies renouvelables (PANER), une agence dédiée (AER-Mali), et une adhésion active à l’initiative onusienne « Énergie durable pour tous ». Objectif affiché : 52,5 % d’électricité renouvelable d’ici 2030. Un rêve qui nécessite 13,2 milliards USD d’investissements. Le Mali a identifié 150 sites prioritaires pour des centrales solaires, a lancé des PPP avec clauses de contenu local, et mise sur des interconnexions régionales comme la future ligne à haute tension Mauritanie–Mali–Burkina Faso.

Karan, le miracle silencieux

À 100 km de Bamako, le village de Karan offre un avant-goût de ce que pourrait être une transition réussie. Une mini-centrale solaire de 18 kW, installée en 2024, a métamorphosé la vie locale. Temps d’éclairage multiplié par sept, réduction de 70 % des coûts énergétiques pour les artisans, et des élèves qui ne quittent plus prématurément les bancs de l’école. Le modèle de financement — mêlant subventions, prêts sans intérêt et contributions communautaires — a fait ses preuves. Il mérite d’être répliqué, massivement.

Le pari solaire malien ne repose pas seulement sur de grands discours mais sur des technologies adaptées à l’environnement sahélien : panneaux bifaciaux anti-poussière, micro-réseaux hybrides avec batteries lithium-ion, pompes solaires à irrigation goutte-à-goutte. L’État prévoit le déploiement de 500 000 kits domestiques d’ici 2030. Une lumière dans l’obscurité, au sens propre comme au figuré.

Quand le soleil entre à l’hôpital 

Face aux délestages devenus la norme, y compris dans les centres de santé, et à des armoires frigorifiques transformées en cercueils de vaccins, le chef de l’État malien a tranché dans le vif. Sous l’impulsion du général d’armée Assimi Goïta, l’électrification solaire des structures sanitaires est devenue une priorité nationale. Hôpitaux, centres de santé communautaires, dispensaires de brousse : partout, des kits solaires modernes, combinant panneaux photovoltaïques et batteries à haute capacité, sont venus remplacer le ronron incertain des groupes électrogènes.

Une lumière constante, 24 heures sur 24, dans des salles d’accouchement qui, hier encore, plongeaient dans le noir au moindre orage. Des vaccins conservés à bonne température. Des soins administrés sans interruption. Du personnel médical enfin soulagé de devoir « improviser ». Cette stratégie, saluée par les soignants comme par les patients, va au-delà du simple confort logistique : elle redonne à la médecine de proximité ses lettres de noblesse.

Les œuvres sociales du Président de la Transition prennent ici une dimension tangible : l’électricité, non plus comme privilège urbain, mais comme vecteur de service public, jusque dans les replis les plus oubliés du territoire malien.

Reste à franchir les murs de verre

Mais la route est longue. Cinq obstacles majeurs se dressent encore : un sous-financement chronique (15 % seulement des besoins couverts), un déficit criant de main-d’œuvre qualifiée, des subventions toujours orientées vers le diesel, une instabilité sécuritaire qui ralentit les chantiers, et des interconnexions électriques embryonnaires. Le potentiel est là. Les ambitions aussi. Mais les moyens manquent.

L’Agence internationale de l’énergie envisage trois scénarios pour le Sahel. Dans le meilleur — « révolution solaire » — le Mali deviendrait un laboratoire énergétique pour la région : 95 % d’accès à l’électricité, 80 % de solaire, 250 000 emplois créés. Utopique ? Pas forcément. Le pays dispose déjà d’un cadre réglementaire avancé, de partenaires internationaux prêts à investir, et d’une dynamique locale qu’il suffit d’accélérer.

Le soleil comme levier géopolitique

En transformant ses rayons en kilowatts, le Mali ne ferait pas que résoudre sa propre crise. Il poserait les bases d’un nouveau contrat énergétique régional. Exporter jusqu’à 10 GW vers ses voisins d’ici 2040 ? C’est possible, si les lignes bougent, au propre comme au figuré. La transition énergétique, au-delà de ses vertus écologiques, pourrait devenir l’un des rares vecteurs de stabilité et de croissance dans un Sahel trop souvent perçu sous l’angle de l’urgence sécuritaire.

Le Mali, en faisant du soleil une stratégie plutôt qu’un décor, pourrait bien écrire un chapitre inattendu de l’histoire énergétique africaine. À condition de croire enfin que lumière et souveraineté peuvent aller de pair.

Chiencoro Diarra

11 juin 2025 0 comments
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Kidal
A la UneSécurité

Mali – Quatre années de feu et de fer : les FAMa sur le front de la souveraineté

by Sahel Tribune 10 juin 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans un Sahel ravagé par l’instabilité, les Forces armées maliennes (FAMa) incarnent une résilience stratégique en mutation. De l’opération Éclipse aux campagnes de reconquête dans le Nord-Est, elles imposent une nouvelle grammaire sécuritaire, entre tactiques renouvelées, souveraineté affirmée et alliances redéfinies. Quatre ans après la rupture avec Paris, le récit militaire malien s’écrit désormais au présent de l’autonomie.

Depuis janvier 2021, les Forces armées maliennes (FAMa) n’ont cessé de se transformer, de s’éprouver, de se redéfinir. Dans un Sahel en ébullition, devenu laboratoire de tous les chocs, les soldats de la souveraineté malienne ont écrit – souvent dans la poussière, parfois dans le sang – une page nouvelle de leur histoire. Une histoire dont les contours ont été dessinés par une vision : celle d’un retour intégral de l’État sur ses terres, voulu et assumé par le général d’armée Assimi Goïta.

Éclipse : le coup d’éclat tactique

Lancée en janvier 2021, l’Opération Éclipse symbolise le dernier sursaut d’un multilatéralisme sécuritaire encore balbutiant. Français, Nigériens, Burkinabè et Maliens, 3 400 hommes au total, déployés dans la région de Mopti pour porter un coup dur aux katibas du GSIM. 

Dans les forêts de Foulsaré et de Serma, les pick-up fondent, les motos brûlent, et les Mirage français larguent leurs bombes sur les positions identifiées. Résultat officiel : une centaine de djihadistes neutralisés, vingt capturés, aucun doute possible sur l’efficacité tactique. Mais aussi, dès le 3 janvier à Bounti, un drame : l’ONU dénombre 19 civils tués. L’armée française conteste. Le doute s’installe. Les lignes se fissurent.

Ce fut l’un des derniers chapitres de la coopération directe avec Paris.

Ménaka, Tidermène et la montée noire de l’EIGS

Deux ans plus tard, en avril 2023, le décor est différent. La MINUSMA prépare sa sortie. Les instructeurs russes entrent dans le paysage. Le Mali se tourne résolument vers l’Est. À Ménaka, l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ne se contente plus de harceler : il gouverne de fait. Les cercles entiers tombent dans son escarcelle, Tidermène le dernier. L’armée malienne, en posture d’encerclement, mène des opérations dans la région mais doit faire face à une guerre asymétrique, impitoyable. Le défi change de nature : il n’est plus seulement militaire, mais aussi politique, humanitaire, psychologique.

Ce que démontre cette séquence, c’est que les FAMa ne sont plus seulement une armée d’intervention, elles sont devenues une armée de présence. Dans le Nord-Est, à Bandiagara, à Boni, les frappes sont plus ciblées, mieux coordonnées. L’ennemi ne recule pas. Mais l’armée, mieux équipée, mieux formée, encadrée désormais par de nouveaux partenaires, tient bon. L’État-major parle de « continuité opérationnelle ». Les statistiques s’égrènent : 29 terroristes neutralisés à Bandiagara, 3 autres à Boni. Des chiffres qui ne disent pas tout, mais qui traduisent une détermination.

La géopolitique change, l’ennemi reste

L’une des tragédies les plus poignantes de cette guerre reste l’utilisation massive d’enfants soldats. Ils ont 12, parfois 8 ans. Ils sont éclaireurs, mules, boucliers humains. À Boni, l’armée le confirme : les enfants sont là, aux avant-postes. La lutte devient alors plus difficile encore. Peut-on tirer sur un enfant armé ? Doit-on hésiter ? La guerre impose ses propres dilemmes moraux.

Depuis la rupture avec la France, Bamako a refait ses alliances. Moscou, dans l’ombre, fournit formation et matériel. Sur le terrain, les FAMa avancent. L’ancien partenaire militaire est parti, mais les opérations se poursuivent. Et plus encore : elles s’intensifient. À Gao, à Gossi, dans le Gourma, le message est clair : le retrait des anciens partenaires n’a pas affaibli la volonté de reconquête. En novembre 2023, l’armée malienne foule le sol kidalois après plus d’une décennie d’occupation terroristes, malgré la présence d’une horde de partenaires militaires. 

Le nerf de la guerre : gagner les cœurs

Car l’enjeu dépasse les chiffres et les cartographies. Il s’agit de reconquérir non seulement le territoire, mais la confiance. Chaque enfant sauvé, chaque école rouverte, chaque village sécurisé devient un bastion de la légitimité de l’État. La nouvelle doctrine l’a compris : il faut lier le fusil à la charrue, l’opération militaire à la justice sociale.

Le Mali d’Assimi Goïta, dans ses lignes de front et ses marges disputées, avance. Lentement. Douloureusement. Mais avance. Entre l’éclipse de l’ancien monde et l’incertitude du nouveau, les FAMa sont devenues le socle. L’armée, hier outil de l’État, est devenue l’État lui-même en territoire contesté. La souveraineté malienne ne se négocie plus : elle se conquiert, opération après opération.

A.D

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Gaspillage alimentaire
Actu

Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments : prévenir tout problème alimentaire et réagir en conséquence en cas de risque détecté

by Sidi Modibo Coulibaly 10 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

La sécurité sanitaire des aliments joue un rôle essentiel pour garantir que les aliments soient sains à tous les stades de la chaîne alimentaire, de la production à la récolte, en passant par la transformation, le stockage, la distribution, la préparation et la consommation. C’est au regard de ce rôle que l’Assemblée générale des Nations unies a, en décembre 2018, institué la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, célébrée chaque 7 juin.


L’institution de cette journée est un moyen important de sensibiliser les gens aux problèmes de salubrité des aliments ; de démontrer comment prévenir les maladies grâce à la salubrité des aliments ; de discuter des démarches de collaboration pour améliorer la salubrité des aliments dans tous les secteurs ; de promouvoir des solutions et des moyens de renforcer la salubrité des aliments.

Chaque année, environ 600 millions de personnes tombent malades et 420 000 meurent

Selon une publication en date du 7 juin 2025 sur le site des Nations unies (www.un.org), il ressort que chaque année, environ 600 millions de personnes tombent malades et 420 000 meurent parce qu’elles ont consommé des aliments dangereux. Cela signifie qu’environ une personne sur dix dans le monde tombe malade chaque année à cause de maladies d’origine alimentaire. Le fardeau économique dépasse 110 milliards de dollars par an dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, en raison de la perte de productivité et des dépenses de santé.

Au moins 200 maladies différentes sont causées par la contamination des aliments par toute une série de dangers. Il s’agit notamment de bactéries, de substances chimiques, de champignons ou de parasites, d’additifs malsains, de résidus de médicaments vétérinaires, de contaminants, de toxines naturelles présentes dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, et de l’impact des pesticides.
Les maladies d’origine alimentaire ralentissent le développement socio-économique en mettant à rude épreuve les systèmes de santé et en affaiblissant les économies nationales, le tourisme et le commerce.

Comme le souligne Annelies : « La protection de la santé des consommateurs dans le commerce des denrées alimentaires est un enjeu de taille. Garantir la sécurité sanitaire des aliments n’est pas seulement un impératif de santé publique, c’est essentiel pour construire des communautés résilientes et favoriser une croissance économique durable. »

La sécurité sanitaire des aliments au Mali

Au Mali, l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA) a été créée en 2003 par la loi n°03-043 du 30 décembre. Elle est le cadre institutionnel adéquat pour garantir aux populations une alimentation saine, sans danger pour leur santé, et permettre l’accès facile des produits nationaux au marché international, par le biais de l’amélioration de leur qualité sanitaire et phytosanitaire.

Établissement à caractère scientifique et technologique, l’ANSSA a pour missions d’assurer la coordination de toutes les actions liées à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux ; d’apporter un appui technique et scientifique aux structures nationales de contrôle des aliments ; d’assurer l’appui scientifique et technique nécessaire à la réglementation relative à la sécurité sanitaire des aliments ; d’évaluer les risques sanitaires que peuvent constituer les aliments destinés à la consommation humaine ou animale, ainsi que les procédés et conditions de production, de transformation, de conservation, de transport, de stockage et de distribution des denrées alimentaires, les additifs alimentaires, les résidus de produits vétérinaires, phytosanitaires et autres contaminants, les résidus de matières fertilisantes et supports de cultures, les conditionnements et matériaux destinés à se trouver en contact avec les matériaux ci-dessus cités ; d’appuyer les activités des réseaux épidémiologiques et des systèmes de surveillance des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) ; d’assurer la communication sur les risques liés aux aliments.

Les mesures mises en place 

Depuis sa création, elle s’est attelée à mettre en place plusieurs mesures d’une importance capitale dans la maîtrise de la sécurité sanitaire des aliments.
À titre d’exemples, elle a procédé à une évaluation des risques sanitaires des aliments portant sur la plupart des aliments de grande consommation comme la viande rouge, le poulet, le poisson, le pain, les céréales (riz, sorgho, fonio, sésame), les cultures maraîchères, les cubes alimentaires, l’alimentation de rue, entre autres.
D’après l’ANSSA, les maladies d’origine alimentaire au Mali sévissent de façon quasi endémique, eu égard à un environnement malsain, à la pollution de plus en plus aggravée dans les grandes agglomérations urbaines, à l’utilisation incontrôlée des intrants agricoles, des produits vétérinaires, des additifs, et à l’implantation des unités de production dans des endroits insalubres.

Nonobstant les efforts énormes consentis par l’État, les résultats ne sont pas encore à la hauteur des attentes, indique l’ANSSA. Car toujours selon elle, le système de production se caractérise encore par la non-application des principes généraux de l’hygiène alimentaire et l’absence d’une démarche de prévention des risques alimentaires.


La sécurité sanitaire des aliments au Mali est un enjeu crucial, avec des efforts en cours pour améliorer la nutrition des populations, renforcer les institutions et la coordination, et faire face aux défis liés à la dépendance aux importations et aux crises internationales.

Au regard de l’importance de la sécurité sanitaire des aliments, de vigoureuses actions devraient être menées, surtout dans le domaine de la communication. Et les sanctions devraient être plus rigoureuses que d’habitude à l’encontre de ceux qui ne respectent pas les principes généraux d’hygiène et de salubrité.

Sidi Modibo Coulibaly

10 juin 2025 0 comments
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