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Mamady Keïta, professeur de N’KO
ActuSeko ni Donko

« Faso Sifinso » : le patriotisme au cœur de la construction du « Mali Kura »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 20 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

 L’Université Kurukanfuga de Bamako, et plus précisément sa Faculté de Droit public (anciennement ENA), a servi de cadre, ce jeudi 19 juin 2025, à la troisième conférence « Faso Sifinso » — « La case des valeurs ». Cette rencontre capitale, placée sous le signe du patriotisme et de l’enracinement culturel, s’est déroulée en présence d’éminentes personnalités et d’une jeunesse estudiantine avide de connaissances.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Amadou Diabaté, Chargé de mission au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant M. Mamou DAFFÉ. À ses côtés, le Professeur Moussa Mory Sangaré, Vice-Doyen de la Faculté de Droit public, ainsi que de nombreux membres du corps professoral et un parterre d’étudiants, ont témoigné de l’importance accordée à cet événement.

Au cœur des discussions, un thème fédérateur et d’une actualité brûlante : « Yèrèdon ni Fabadenia (Le patriotisme), les fondements endogènes de la culture Mali Kura ». Pour éclairer les esprits sur cette thématique essentielle, la conférence a eu l’honneur d’accueillir Monsieur Mamady Keïta, professeur de N’KO, figure reconnue pour son engagement en faveur de la promotion des langues et cultures africaines. Il était accompagné de trois autres membres distingués de l’académie N’KO, apportant une richesse de perspectives à l’échange.

« Faso Sifinso », une initiative au service de la jeunesse et de l’identité malienne

L’initiative « Faso Sifinso » est née d’une volonté claire de reconnecter la jeunesse malienne à ses racines, à ses valeurs ancestrales, et de lui inculquer le sens du devoir envers la nation. Dans son allocution, M. Amadou Diabaté a rappelé l’origine de cette « Case des valeurs », lancée par le ministère il y a seulement trois mois. L’objectif est simple : « rééduquer » la jeunesse, non pas au sens coercitif du terme, mais plutôt en l’imprégnant des principes fondamentaux du « dambè » et du « Maaya » des concepts profonds qui englobent l’éducation, la dignité et les valeurs qui ont façonné la société malienne depuis des générations.

« Nous avons choisi les établissements scolaires comme lieux privilégiés pour ces conférences, car ce sont les endroits où nous pouvons rencontrer un grand nombre de jeunes et faire passer des messages sur nos valeurs endogènes, sur le “dambè” et le “Maaya”, c’est-à-dire l’éducation, les valeurs qui existaient par le passé et grâce auxquelles nos ancêtres ont vraiment bâti et développé ce pays, » a-t-il souligné, insistant sur l’importance de cette transmission intergénérationnelle.

Le Patriotisme, pilier du « Mali Kura »

Cette conférence s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition. Sous le leadership du ministre Mamou Daffé, de nombreuses initiatives ont été lancées pour forger cette « culture du Mali Kura », un Mali nouveau, enraciné dans ses traditions tout en étant tourné vers l’avenir.

Le Professeur Moussa Mory Sangaré, Vice-Doyen de la Faculté de Droit public, a mis en lumière l’engagement de son institution dans cette démarche. Il a rappelé l’existence d’un Département d’Histoire du Droit et des Institutions, très impliqué dans ces questions, et a annoncé l’introduction prochaine d’unités d’enseignement libre sur les cultures locales. « C’est un honneur pour nous, ce matin, d’abriter cette conférence, » a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude envers le ministère de la Culture pour sa confiance, une confiance renouvelée pour la deuxième ou troisième édition de cet événement.

Le Mali jette les bases d’une nation fière de son identité

La thématique du patriotisme est apparue comme le fil conducteur de la journée. M. Diabaté a insisté sur l’importance de la connaissance de soi, affirmant qu’elle permet « de savoir d’où nous venons, ce que nous devons faire et où nous devons aller ». Le patriotisme, c’est l’amour de sa patrie, la volonté d’être un bon citoyen et de participer activement au développement socioculturel du pays. Ces valeurs sont perçues comme les fondements essentiels pour construire un avenir prospère et stable pour la nation malienne.

L’événement « Faso Sifinso » à l’Université Kurukanfuga est plus qu’une simple conférence ; c’est un engagement profond envers la jeunesse du Mali, une invitation à embrasser son héritage culturel et à se positionner en acteur conscient et engagé de la construction du « Mali Kura ». En renforçant le lien entre les jeunes et leurs valeurs ancestrales, le Mali jette les bases d’une nation résiliente, fière de son identité et déterminée à tracer son propre chemin vers un avenir prometteur.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

20 juin 2025 0 comments
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Poutine et Assimi Goita
A la UnePolitique

Mali–Russie : l’axe de la souveraineté 

by Chiencoro 20 juin 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans un contexte international en recomposition, la visite officielle du Président malien en Russie, au cours de ce week-end,  symbolise un basculement stratégique assumé. Bamako et Moscou consolident un partenariat multidimensionnel – militaire, économique et diplomatique – fondé sur la souveraineté et le respect mutuel. Plus qu’un déplacement protocolaire, un jalon dans l’axe Sahel-Eurasie.

À Moscou, on appelle cela « une visite d’importance stratégique ». À Bamako, on préfère parler d’« alliance de souveraineté ». Mais au fond, les mots importent peu : du 21 au 26 juin 2025, le président de la Transition malienne effectue sa toute première visite officielle, en bilatérale, en Russie — et tout dans ce déplacement dit le repositionnement assumé du Mali sur l’échiquier mondial.

Un déplacement au parfum d’alliance géopolitique

À l’invitation de Vladimir Poutine, le général Assimi Goïta retourne dans une capitale où il n’est plus un inconnu. Deux ans après sa participation remarquée au sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg, il revient cette fois non seulement comme président de la transition malienne mais également comme président de la Confédération des États du Sahel, porté par une ambition claire : ancrer le Mali dans l’orbite eurasiatique, à l’heure où les certitudes occidentales vacillent.

Les gestes symboliques, en diplomatie, valent parfois autant que les traités. Le choix de Moscou comme destination bilatérale, après les discours de rupture tenus à Bamako, Ouagadougou ou Niamey, envoie un message sans ambiguïté : dans un monde devenu multipolaire, le Mali ne demande plus la permission — il choisit.

Bamako veut du concret, pas des promesses

Depuis 2021, les lignes ont bougé à grande vitesse. La Russie, d’abord perçue comme un partenaire sécuritaire alternatif, s’est muée en interlocuteur global : du militaire à l’agricole, du blé à l’uranium, des drones au numérique, Moscou s’est installé dans les interstices que d’autres ont désertés. Et dans les salons feutrés du Kremlin, on sait reconnaître la fidélité.

L’agenda de cette visite ne trompe personne. Derrière les poignées de main et les sourires d’apparat, il s’agira de convertir les intentions en mécanismes. Traduire les amitiés en investissements. Opérationnaliser — pour reprendre le jargon des chancelleries — une commission bilatérale déjà annoncée mille fois. Et surtout, donner corps à une diplomatie économique qui ne se contente plus d’échanger des formules, mais exige des résultats.

De la kalachnikov au blé : une coopération tous azimuts

Car le partenariat russo-malien n’est plus une hypothèse. Il est déjà un fait. En témoignent les livraisons successives de blé, d’engrais, d’hydrocarbures, de matériels militaires, mais aussi les 290 bourses offertes pour l’année universitaire à venir. Le 16 juin dernier, le président malien de la transition lançait les travaux de construction de la raffinerie d’or du Mali. Un projet confiée au russe Yadran.  Une présence discrète mais solide, qui tranche avec les suspicions et les conditionnalités jadis imposées par d’autres partenaires.

Reste que Moscou n’est pas un philanthrope. Et Bamako, pas une cliente passive. Les discussions autour de mécanismes de paiement direct entre banques centrales, de transferts technologiques pour la numérisation de l’administration fiscale, ou encore d’accords miniers conjoints, montrent bien que le deal se veut gagnant-gagnant — et que chacun y trouve son compte.

Mais au-delà de l’économie et du militaire, c’est un pari politique que joue le président malien. Celui d’un pays qui revendique sa pleine capacité à redéfinir ses alliances. Celui d’un chef d’État qui sait que dans ce moment de reconfiguration mondiale, les puissances moyennes jouent gros, parfois en silence, souvent en avance.

Moscou, nouvel épicentre des relations sahéliennes ?

La Russie, de son côté, joue une autre partition : celle d’une puissance globale en quête d’ancrage africain durable. À défaut d’être partout, elle veut être là où elle compte. Et le Sahel, aujourd’hui, est devenu ce théâtre inattendu où s’écrivent les alliances du XXIe siècle.

Certes, les critiques fusent. Certains dénoncent des dépendances nouvelles, des influences opaques, des partenaires peu regardants. Mais au Mali, on a appris à se méfier des leçons données depuis des tribunes lointaines. Le monde change. Les règles aussi. Et les États du Sahel, jadis sous tutelle diplomatique, entendent désormais parler d’égal à égal — quitte à bousculer les codes.

Cette visite, donc, est tout sauf anecdotique. Elle scelle un basculement, entérine une orientation, stabilise un axe. Et elle rappelle, s’il le fallait, que dans les relations internationales comme dans la vie, ce sont rarement les plus bruyants qui tiennent les cartes. Parfois, c’est à Moscou qu’on les distribue.

Chiencoro Diarra 

20 juin 2025 0 comments
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Photo ONU Mark Garten le calme sinstalle à la suite dune tempête de pluie dans une forêt de lEtat de New York
A la UneClimat et environnement

Mali – Le vert se meurt

by Chiencoro 19 juin 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Face à une déforestation galopante, le Mali multiplie les campagnes de reboisement et les réformes législatives. Mais sur le terrain, entre gouvernance défaillante, exploitation anarchique des ressources et inertie administrative, la forêt continue de reculer. Analyse d’une urgence écologique devenue enjeu national.

À quarante kilomètres à peine de Bamako, la forêt classée de la Faya agonise lentement, dans une indifférence feutrée. Feux de brousse, tranchées artisanales, sacs de charbon dissimulés sous des bâches poussiéreuses… Voilà ce qu’il reste, en 2025, de ce qui fut l’un des derniers refuges de biodiversité de la région. Comme un symbole. Le Mali, vaste pays sahélien dont 80 % de la population dépend encore du bois pour cuisiner, semble bien décidé à aller au bout de ses ressources naturelles, jusqu’à la dernière branche.

Des plants, des chiffres… et peu d’arbres

Officiellement, tout va mieux. On plante. On réforme. On surveille. En août dernier, lors de la 30e campagne nationale de reboisement — slogan dans le vent : « Plantons des arbres, restaurons nos terres » — le gouvernement malien annonçait fièrement avoir produit plus de 18 millions de plants, pour couvrir, à terme, quelque 8 000 hectares. Mais la réalité, elle, est plus coriace que les slogans : le pays perd chaque année près de 100 000 hectares de forêts, soit l’équivalent de cinq fois la superficie de Bamako. Le ministère de l’Environnement assure que certaines plantations affichent un taux de réussite de 95 %. Un chiffre qui fait sourire jusque dans les villages de la Faya, où l’on vous montre du doigt des plants morts de soif avant même d’avoir atteint un mètre.

Selon une étude de Global Forest Watch, en 2020, le Mali comptait 6,93 millions d’hectares de forêt naturelle, ce qui représentait 5,5 % de la superficie totale du pays. En 2023, le pays a perdu 28 100 hectares de forêt naturelle, ce qui équivaut à 7,64 millions de tonnes d’émissions de CO2.

Charbon de bois, orpaillage

Les causes de cette lente déforestation ne sont ni nouvelles ni mystérieuses. La pauvreté, d’abord. Le charbon de bois est le pétrole du pauvre — et à Bamako, son prix peut doubler en un temps record pour passer souvent de 5 000 à 9 000 francs CFA le sac, par endroit. Ensuite, l’or. Ou plus exactement, l’orpaillage semi-mécanisé, version moderne et incontrôlée du pillage organisé. Puis viennent le pâturage intensif, les feux de brousse mal maîtrisés, et le défrichement pour l’agriculture de subsistance. Il ne manque plus que la corruption et l’indifférence administrative pour que le cocktail soit complet. Et justement.

Un rapport récent du Bureau du Vérificateur Général s’est penché sur la Direction Générale des Eaux et Forêts : fonds mal gérés, marchés opaques, recommandations ignorées… La moitié des mesures correctrices proposées est restée lettre morte. Une administration qui, dans bien des cas, gère l’environnement comme on gère un dossier de routine. Et dans les zones où l’État ne s’aventure plus, la forêt devient l’affaire des plus forts — ou des plus armés.

La jeunesse s’éveille

Certes, des signaux positifs existent. L’initiative de la Grande Muraille Verte, qui vise à reverdir la bande sahélo-saharienne, a trouvé au Mali un terrain d’adhésion. À Bamako, on tient des conseils des ministres sur le sujet. On envoie des drones au-dessus de la réserve de la Boucle du Baoulé. On installe des logiciels de cartographie. Et pendant ce temps, au sol, les coupeurs de bois passent encore plus vite que les satellites.

Le président Assimi Goïta, conscient de l’enjeu, a tenté de réagir. En mars dernier, suite à des incidents dans les mines artisanales, il a suspendu des permis d’exploitation, saisi des dizaines de pelles hydrauliques et durci la législation sur les défrichements. Un geste fort, applaudi par les ONG. Mais sans chaîne de mise en œuvre fiable, la loi pourrait rester lettre morte, et les arbres contineront à tomber en silence.

Reste un espoir : la jeunesse. Lors de la 26e Quinzaine de l’Environnement, des élèves de Bamako ont lancé un cri d’alerte. Ils réclament que l’on enseigne, dès le primaire, la protection de la nature. Qu’on les forme à reconnaître un baobab menacé. Qu’on leur apprenne à aimer un sol vivant. Qu’on arrête enfin de dire que planter un arbre suffit à sauver un pays.

Reboiser ? Oui, mais pas seulement

Mais au Mali, l’environnement est encore vu comme un luxe — une affaire de technocrates en réunion, pas de survie collective. Pourtant, les chiffres sont sans appel : la dégradation des terres coûte chaque année plus de 20 % du PIB national. Un cancer lent, sans tumulte, qui ronge l’économie et épuise les populations.

Et alors que le pays tente de redéfinir ses alliances sécuritaires et de retrouver sa souveraineté, il lui faudrait peut-être se souvenir d’une évidence oubliée : sans arbres, il n’y a ni eau, ni paix, ni avenir. Et lorsqu’une forêt tombe dans un État fragile, c’est souvent tout l’État qui vacille avec elle.

Chiencoro Diarra 

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Alousséni Sanou
A la UneÉconomie

Économie : le gouvernement dévoile le DPBEP 2026-2028 axé sur la croissance au Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans l’optique de renforcer sa stabilité économique et de tracer une voie claire vers le développement durable, le Mali a franchi une étape importante avec l’approbation du Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028. Cette initiative, actée par le Conseil des Ministres sur rapport du ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousseni Sanou constitue la pierre angulaire de la politique budgétaire du Mali pour les trois prochaines années.

Conformément à la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances, l’élaboration du projet de loi de finances annuel s’inscrit dans le cadre d’un DPBEP couvrant une période minimale de trois ans. Ce document est bien plus qu’une simple projection chiffrée ; il est un outil essentiel pour la transparence et la gouvernance. Il doit être soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l’année. 

Cette exigence légale permet au Gouvernement d’informer le Parlement sur les perspectives d’évolution des finances publiques, mais aussi de partager les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. C’est un exercice crucial de démocratie économique, assurant que les décisions financières majeures sont prises en concertation et avec la pleine connaissance des représentants du peuple.

Ancrage dans les visions nationales

Le DPBEP 2026-2028 ne sort pas de nulle part ; il s’inscrit résolument dans les grandes orientations stratégiques du Mali. Il s’appuie sur la vision ambitieuse « Mali kura ɲɛtaasira ka ben 2063 ma » (Le chemin du nouveau Mali pour 2063) et sur les directives de la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. Cette dernière intègre elle-même les actions phares du Cadre Stratégique de la Refondation de l’État 2022-2031 ainsi que celles de son Plan d’actions 2022-2026.

De plus, le document prend en compte le Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, qui découle directement des orientations des documents stratégiques précédemment cités. Il intègre également la feuille de route du Président de la Transition, ainsi que les recommandations issues des Assises nationales de la Refondation et du Dialogue inter-Maliens. Cette approche intégrée garantit une cohérence et une synergie entre les différentes initiatives gouvernementales, assurant que les efforts budgétaires sont alignés sur les priorités nationales et les aspirations du peuple malien.

Des projections économiques ambitieuses mais réalistes

Le DPBEP 2026-2028 est bâti sur une prévision de croissance réelle de 6,6% en moyenne sur la période de cadrage. C’est une projection ambitieuse qui témoigne de la confiance du Gouvernement dans le potentiel de croissance de l’économie malienne. Pour soutenir cette croissance, des efforts significatifs de mobilisation de recettes fiscales sont envisagés. L’objectif est d’atteindre un taux de pression fiscale moyen de 14,6%, passant de 14,1% en 2026 à 14,6% et 15,1% respectivement en 2027 et 2028.

Cet objectif de recettes fiscales repose sur plusieurs hypothèses clés, dont l’amélioration de la situation sécuritaire, sanitaire et sociopolitique du pays. La stabilité est en effet un prérequis indispensable à toute dynamique de développement économique. En parallèle, la poursuite des mesures et réformes en cours ou envisagées par le Gouvernement dans les différents secteurs stratégiques est également cruciale. Ces réformes visent à optimiser la collecte des impôts, à élargir l’assiette fiscale et à moderniser l’administration fiscale, créant ainsi un environnement propice à l’investissement et à la création de richesse.

Un coût global conséquent pour des ambitions fortes

La mise en œuvre des actions du Gouvernement sur la période 2026-2028 représente un coût global moyen projeté de 3 997,8 milliards de francs CFA. Ce montant substantiel témoigne de l’ampleur des défis et des ambitions du Mali en matière de développement. Ces fonds seront alloués à des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, les infrastructures, l’agriculture, la sécurité et la gouvernance, autant de piliers essentiels pour construire un avenir prospère et stable pour tous les Maliens.

L’approbation de ce DPBEP est donc un signal fort de la détermination du Mali à s’engager sur la voie d’une gestion budgétaire rigoureuse et d’un développement économique durable. C’est un engagement envers la transparence, la responsabilité et la vision à long terme, essentiel pour surmonter les défis actuels et construire un avenir meilleur pour le peuple malien.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

19 juin 2025 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Conduite des opérations militaires : les FAMa toujours sur le front malgré les manœuvres hostiles

by Ibrahim Kalifa Djitteye 18 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans un contexte régional de plus en plus tendu, marqué par une résurgence des attaques terroristes, le Directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), le Colonel-major Souleymane Dembélé, a animé un point de presse ce mardi 17 juin 2025. Objectif : éclairer l’opinion nationale sur les réalités du terrain, dénoncer les nouvelles formes d’ingérence déguisée et réaffirmer la résilience des Forces armées Maliennes (FAMa).

Dès l’ouverture de son intervention, le Colonel-major Dembélé a précisé que cette sortie médiatique s’inscrivait dans une volonté de transparence et de lutte contre la désinformation. À ses yeux, les FAMa demeurent en position favorable malgré une recrudescence des attaques coordonnées par des groupes armés terroristes dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Il a souligné que les récentes violences ne sont pas fortuites. « Souvenez-vous de cette déclaration d’un chef d’État-major d’un ancien pays partenaire qui disait qu’ils reviendraient sous une autre forme », a-t-il rappelé avec gravité. Pour lui, le retour déguisé d’intérêts étrangers par le biais du soutien logistique et financier à des groupes armés est désormais une réalité évidente. « Ceux qui ont financé le terrorisme depuis des années se révèlent aujourd’hui, mobilisant, réarmant et finançant des groupes armés pour semer la terreur et discréditer nos forces », a-t-il dénoncé, sans toutefois nommer explicitement les pays visés.

Menaces asymétriques et riposte organisée

Le Colonel-major a ensuite détaillé les nouvelles méthodes employées par les ennemis de la stabilité dans l’AES. Parmi elles figurent l’utilisation de drones kamikazes, d’engins explosifs improvisés (EEI) et des tirs de harcèlement. Ces actes de guerre, combinés à des pressions exercées sur les populations civiles, ont pour but de semer la psychose et de miner la confiance envers les autorités militaires.

Cependant, le DIRPA se veut rassurant. Il affirme que les FAMa ont pris toute la mesure de la situation et restent constamment sur le qui-vive. « Nos forces font preuve d’anticipation, de stratégie et de coordination. Elles savent désormais faire face à une guerre de plus en plus technologique et psychologique », a-t-il ajouté.

Des opérations efficaces, notamment à Bamako

La veille de la fête de Tabaski, les FAMa ont mené plusieurs opérations de sécurisation dans le district de Bamako et ses environs. Plusieurs terroristes ont été interpellés. Se faisant passer pour des vendeurs de moutons, ces individus cherchaient à s’infiltrer discrètement dans la capitale. Le Colonel-major Dembélé a révélé que ces éléments bénéficiaient de relais dans d’autres grandes villes pour récolter des informations stratégiques.

Dans le même registre, il est revenu sur l’attaque du convoi logistique des FAMa dans la localité d’Aguelhoc. « Là encore, nos forces ont montré leur supériorité. Plusieurs officiers terroristes ont été neutralisés et de nombreux équipements ennemis récupérés », a-t-il déclaré. Ce succès tactique prouve, selon lui, que les capacités offensives et défensives des FAMa ne cessent de se renforcer.

Un appel à la vigilance citoyenne

Pour conclure son point de presse, le Colonel-major Souleymane Dembélé a mis un accent particulier sur la collaboration entre les forces armées et les populations. Il a exhorté les citoyens à continuer de signaler les comportements suspects et à faire bloc contre toute tentative de déstabilisation. « La guerre contre le terrorisme est aussi une guerre de renseignement. Les informations venant de la population sont vitales pour anticiper les menaces », a-t-il insisté.

Dans un Sahel en pleine recomposition géopolitique, où les anciennes alliances se redéfinissent, le Mali entend faire front avec ses propres forces. Les FAMa, renforcées par une dynamique d’autonomisation, restent plus que jamais au centre du dispositif de souveraineté nationale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

18 juin 2025 0 comments
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Electrification solaire des hôpitaux du Mali
A la UneÉconomie

Souveraineté énergétique du secteur sanitaire : le Président de la transition fait encore parler son cœur 

by Sidi Modibo Coulibaly 18 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Depuis quatre ans, le Général d’armée Assimi Goïta, dans le cadre de ses œuvres sociales, fait parler son cœur pour soulager les populations en leur permettant d’avoir accès à des services sociaux de base. Depuis quelques mois, il a entrepris de doter en énergie autonome plusieurs structures sanitaires du pays. La toute dernière dotation est celle du Centre Hospitalo-Universitaire de Kati.

La crise énergétique a eu des répercussions négatives dans les secteurs de la vie de la nation. Le secteur de la santé n’y a pas échappé. Les prestations dans les structures sanitaires en ont sérieusement pâti. Soucieux de secourir urgemment ces structures, le chef de l’État a promptement agi n’attendant pas qu’il soit interpelé ni sollicité. 

Il a, urgemment, mis à profit les deux tiers de son fonds de souveraineté auxquels il a renoncé depuis le jour de son investiture, le 7 juin 2021, pour des œuvres sociales. Dès lors, il a commencé à doter en énergie, diverses structures sanitaires. Cette dotation, faite à partir de l’énergie solaire, permet à ces structures de disposer d’une autonomie énergétique. C’est dans ce cadre que la centrale solaire CHU de Kati a été inaugurée le lundi 16 juin 2025.

Une centrale solaire d’une capacité de 1000 kWh

La cérémonie d’inauguration de la centrale solaire a eu lieu le lundi 16 juin 2025 et, a enregistré la présence du conseiller spécial du président de la transition chargé des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, du ministre de la Santé et du Développement social, médecin-colonel Assa Badiallo Touré. Pour Diané, l’accès à l’eau et à l’énergie est fondamental pour le développement durable. 

Quant à Dembélé, il a affirmé l’engagement de l’État à assurer la formation, l’entretien et le suivi de ces installations pour en garantir la pérennité. Il a, aussi, précisé que cette initiative vise à soulager les patients, reflétant la volonté du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta de renforcer le système de santé. De son côté, Assa Badiallo Touré a exprimé sa gratitude pour ce geste soulignant que ces installations renforceront le plateau technique et faciliteront le travail du personnel soignant. Désormais, le CHU de Kati dispose désormais de 846 panneaux solaires d’une capacité totale de 1000 kilowatts. Ce qui lui garantit à une alimentation en énergie continue, 24 heures sur 24.

Plusieurs structures sanitaires électrifiées en quelques mois

Tout a commencé en mars 2025. À ce jour, douze (12) Centres de Santé communautaire (CSCOM) de Bamako, des centres de santé de référence ( CSREF) et plusieurs hôpitaux et centres hospitalo-universitaires (CHU) ont été dotés d’équipements énergétiques solaires. 

Au titre des ventes de santé communautaire (CSCOM), on peut citer ceux de Djicoroni-Para/Djenekabougou, Lafiabougou, Banconi, Sikoro-Sourakabougou. Comme CSREF ayant bénéficié de l’appui du Chef de l’État, il y a entre autres, ceux des communes II et III. Le Centre hospitalo-universitaire (CHU) d’odonto-stomatologie, le Centre National de Transfusion sanguine (CNTS), l’Hôpital dermatologique, l’Hôpital du Mali font également partie des structures dotées en énergie solaire. De plus, d’autres projets sont en cours pour d’autres établissements comme le CHU Gabriel Touré.

Il faut rappeler que toujours dans le but de soulager les populations par rapport à la crise énergétique, le Général d’armée Assimi Goïta a, en 2024, dans le cadre de ses œuvres sociales, offert à la société EDM-SA (Énergie du Mali) 25 groupes électrogènes, soit 27 mégawatts.

Sidi Modibo Coulibaly

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Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme garde des Sceaux.
ActuTaabolow ani Tabiaw

Réformes judiciaires au Mali : Le ministre Mamoudou Kassogué fait le point sur les avancées et les défis

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans un contexte de refondation de l’État malien, la justice se trouve au cœur des transformations engagées par les autorités de la Transition. Invité de l’émission Malikura Taasira, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a dressé un état des lieux franc et détaillé du secteur judiciaire. Il a réfuté avec vigueur les accusations de restriction des libertés publiques et a souligné les réformes profondes en cours pour redonner à la justice toute sa crédibilité et son efficacité.

Dès l’entame de son intervention, le ministre Kassogué a dénoncé un « faux procès » intenté à la Transition par certains de ses compatriotes, qui accusent le gouvernement de bafouer les principes démocratiques et les fondements de l’État de droit. Il a rappelé que la justice reste le dernier rempart pour les citoyens contre les abus, et a regretté une incompréhension persistante entre les citoyens et l’appareil judiciaire. « Très souvent, les gens perçoivent la justice à l’aune de leurs propres intérêts, ce qui rend difficile l’adhésion unanime », a-t-il expliqué.

Face aux critiques concernant la réduction du nombre de partis politiques et d’associations, Kassogué a précisé que cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation. Il s’agit, selon lui, d’aller vers un modèle plus rationnel et efficace, avec des partis performants, responsables et inscrits dans une logique de reddition des comptes. Il a insisté : « Le seul cas où nos services interviennent, c’est lorsque l’exercice des libertés empiète sur la loi. »

Une justice en mutation profonde

Pour répondre aux attentes des citoyens, le ministère de la Justice a initié une série de réformes institutionnelles et juridiques. Sept nouvelles structures ont été créées, parmi lesquelles le Pôle national économique et financier, la Cour administrative d’appel ou encore l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis. À cela s’ajoutent la relecture du statut de la magistrature et des greffiers, ainsi que l’adoption d’un nouveau Code pénal – en vigueur depuis décembre 2024 – et d’un Code de procédure pénale qui entrera en vigueur le 13 juin 2025.

Ces outils juridiques modernisés visent à rendre la justice plus accessible, performante et respectueuse des droits des justiciables. Une ligne verte baptisée Bingani-Kunafoni a d’ailleurs été mise en place pour permettre aux citoyens de signaler les dysfonctionnements et abus constatés dans les juridictions. En seulement six mois, elle a enregistré plus de 450 appels.

Cependant, le ministre reconnaît que le défi du personnel reste immense. Le Mali compte actuellement 499 magistrats pour une population de près de 23 millions d’habitants, soit un ratio bien en deçà des normes internationales. Pour y remédier, 316 auditeurs de justice, 240 greffiers et 125 agents pénitentiaires ont été recrutés sur les trois dernières années. Ces efforts ont permis de rétablir une régularité dans la tenue des sessions d’assises, avec au moins deux sessions annuelles et même des sessions spéciales axées sur la lutte contre la corruption et les violations graves des droits humains.

Fin de l’impunité et lutte contre la corruption

Mamoudou Kassogué a été clair : « Il n’y a plus d’intouchables au Mali. » L’incarcération de hauts responsables, y compris celui de l’administration pénitentiaire, en témoigne. Concernant l’affaire très médiatisée de l’achat de l’avion présidentiel, il a dénoncé une tentative de manipulation de l’opinion, tout en promettant que le procès de l’ex-ministre Bouaré Fily Sissoko se tiendra dans le strict respect de la dignité humaine.

Les efforts dans la lutte contre la corruption ont d’ores et déjà permis de recouvrer environ 400 milliards de Fcfa en 2024. En plus de ces montants colossaux, des biens ont été saisis et rendus indisponibles dans l’attente de la fin des procédures. Le ministre s’est aussi félicité de la nouvelle disposition légale rendant les infractions économiques imprescriptibles et facilitant la saisie des biens même en cas de décès des mis en cause.

Le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité a également enregistré des résultats tangibles, grâce à des outils spécialisés et une meilleure coordination dans la répression des crimes numériques.

Des perspectives ambitieuses

À moyen terme, le ministre Kassogué annonce la fin de la Loi d’orientation du secteur de la justice, qui sera remplacée par un Programme décennal de la justice. D’autres initiatives inédites verront le jour, telles que la Médaille d’honneur de la justice et le prix Daniel Amagoin Tessougué qui récompensera les acteurs judiciaires les plus intègres.

Le ministère prépare également l’adoption d’une nouvelle politique pénitentiaire – la première depuis l’indépendance et une stratégie genre. Enfin, la digitalisation progressive des procédures et des paiements dans le système judiciaire est en cours, dans le but de gagner en transparence, en rapidité et en efficacité. Avec ces réformes, le Garde des Sceaux veut rompre avec le passé et poser les fondations d’une justice indépendante, performante et résolument tournée vers l’avenir.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

17 juin 2025 0 comments
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