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Centre technique national de sport
A la UneSport

Bientôt, un centre technique national : un nouvel outil moderne de développement du football au Mali

by Sidi Modibo Coulibaly 26 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

S’il y a un secteur qui unit en quelques secondes tous les Maliens, c’est bien le sport et particulièrement le football. Pour s’en apercevoir, il suffit de suivre les différents matchs livrés au Mali et à l’extérieur par les différentes équipes nationales de football. Doter un tel secteur d’un outil de développement ne fera que cimenter davantage la fibre patriotique des Maliens.

Le développement du football ne peut être amorcé sans l’existence d’infrastructures modernes. C’est pourquoi depuis quelques années, les autorités de la transition se sont attelées à cela. Ainsi, le stade du 26 mars, le stade Mamadou Konaté, les stades régionaux de Mopti, de Kayes ont été rénovés afin de répondre aux critères des instances africaines et mondiales du football. Ces multiples efforts viennent d’être renforcés par la construction d’un centre technique financé par la FIFA à hauteur de 4,3 millions de dollars. 

Bâti sur une superficie de 20 ha offerte par l’État malien, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports, le centre sera fin prêt pour octobre 2025. L’information a été donnée lors d’un point de presse tenu le mardi 24 juin 2025 sur le site par une délégation technique de la FIFA en séjour au Mali du 22 au 27 juin 2025. Il ressort de ce point de presse que les travaux sont réalisés à 90 %.

Objectifs du centre

D’après Fatou Camara, responsable du Bureau de la FIFA à Dakar et membre de la délégation FIFA,  les bâtiments sont terminés à 90 % et la réception provisoire est prévue au plus tard en octobre, notamment pour permettre au gazon naturel de pousser correctement. La pelouse synthétique sera posée dans les prochains jours. Et de poursuivre que le centre s’inscrit dans une dynamique de structuration du football malien, avec le renforcement de la direction technique nationale.  

À l’en croire, la FIFA accompagne désormais la FEMAFOOT pour lui permettre d’intégrer des programmes tels que le « Talent Développent Scheme », piloté par Arsène Wenger. « Ce centre sera une base pour détecter les talents, accueillir les équipes nationales, & déployer un projet sportif cohérent. Ce n’est pas qu’un chantier ; c’est un outil pour l’avenir du football malien. » a-t-elle déclaré. Elle a, enfin, ajouté que le football féminin est également au cœur de cette stratégie, avec des installations pensées pour accueillir une académie mixte à long terme. Il faut signaler que le centre est structuré autour de quatre grands lots. Il comprend un hôtel 4 étoiles de 36 chambres doubles et suites, deux dortoirs de 24 chambres chacun (un pour les garçons, un pour les filles), trois terrains d’entraînement (deux en gazon naturel, un en synthétique), et des infrastructures complémentaires (amphithéâtre de 150 places, salles de formation, salle de gym moderne, unité médicale, piscine de récupération, vestiaires, bureaux d’arbitres, magasins de stockage, buanderie, etc.). Une bonne nouvelle pour le monde sportif malien. Et une bonne nouvelle ne venant pas seule, il a été annoncé la construction sur le même site d’un stade moderne.

Un projet de stade de 12 000 à 15 000 places

L’information a été donnée par Fatou Camara en ces termes : « le projet de construction d’un Stade de 12 500 places a été approuvé par la FIFA. » Le processus est avancé : plans validés, procédures administratives en cours, appel d’offres à venir, conformément aux normes FIFA. L’infrastructure, dont la première pierre sera posée dans les prochains jours, sera bâtie sur une superficie de 10 hectares dans l’enceinte du Centre technique national en construction dans la zone aéroportuaire de Bamako-Senou. 

Ce sera un stade de 12 500 places extensibles qui offrira toutes les commodités aux différentes sélections nationales du Mali et aux clubs pour une meilleure pratique du football. Il permettra également à la FEMAFOOT d’accroître sa compétitivité en termes de pratique du football et de mobilisation de ressources financières additionnelles grâce aux services d’hospitalité.

Aux acteurs du football de s’investir davantage pour que le Mali brille davantage sur la scène internationale. 

SMC

26 juin 2025 0 comments
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station de pompage de Kabala
ActuÉconomie

De l’eau potable en quantité et en qualité pour Kayes : une réalisation d’un aspect de l’axe 3 du plan d’action gouvernemental

by Sidi Modibo Coulibaly 24 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

L’accès des populations aux services sociaux de base est une priorité majeure des plus hautes autorités du pays. On le retrouve dans l’axe 3 du programme d’action gouvernemental intitulé : « Satisfaire les besoins vitaux des populations ». La disponibilité de l’eau potable en quantité et en qualité est un de ces besoins vitaux. C’est dans cette optique que le gouvernement a lancé les travaux du projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de Kayes.

C’était le samedi 21 juin 2025. Une date qui restera longtemps gravée dans la mémoire des populations de Kayes. C’est ce jour qu’ont été lancés les travaux du Projet de Renforcement de l’alimentation en eau potable de Kayes. Présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, qui avait à ces côtés le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, la cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives, municipales, coutumières et les représentants des diverses couches socio-professionnelles ainsi que ceux des partenaires techniques et financiers. 

Dans son allocution, le ministre Diané a affirmé que l’eau n’est pas une simple marchandise, mais un bien commun qui soude notre nation. Situé dans la commune rurale de Khouloum, précisément dans le village de Soutoukoulé, le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Axe 3 du Plan d’Action gouvernemental (PAG). Il va soulager les besoins en eau de plus de 350 000 habitants (répartis entre les communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya) par la production de 25 millions de litres d’eau par jour.

25 millions de litres par jour et 800 emplois créés 

Le projet, dont la réalisation coûtera 75 milliards de FCFA débouchera sur la construction d’une nouvelle station de traitement sur la rive droite du fleuve Sénégal, d’une capacité initiale de 16 millions de litres par jour, extensible à 25 millions de litres/jour d’ici 2035. Il va aussi réhabiliter la station existante. Ensuite, il va réaliser 180 km de réseaux (primaires, secondaires et tertiaires) et 40 bornes-fontaines automatiques ; deux châteaux d’eau (1 600 m³ chacun) et d’un réservoir de même capacité. 

De plus, 10 000 branchements sociaux seront faits pour les ménages vulnérables. Ce n’est pas tout, il sera construit une station de traitement des boues de vidange (300 m³/jour) ; 1 700 ouvrages d’assainissement domestique à Kayes et ses environs. L’extension future de la station pour une production d’eau potable d’environ 50 000 m³/jour sera également réalisée. Et puis, trois réservoirs de stockage seront construits ainsi que 45 km de canalisations de refoulement et de distribution. Il faut noter aussi que le projet va créer 800 emplois locaux pendant les travaux, et pour assurer une gestion durable, des techniciens communautaires seront formés. Il faut souligner que la réalisation du projet coûtera 75 milliards de FCFA sur financement de l’État et ses partenaires.

Khouloum, symbole d’une crise d’eau récurrente 

Le choix de la commune rurale de Khouloum pour abriter le projet ne relève pas, certainement du hasard. Petite bourgade enclavée, la pénurie d’eau est quotidienne dans cette commune rurale. Les robinets d’eau sont là, mais il n’y pas d’eau pendant des jours entiers. Ce qui fait que beaucoup d’habitants font recours à Kayes-ville pour s’approvisionner au prix de sommes astronomiques payées aux charretiers chargés du transport de l’eau. Il en est de même pour plusieurs localités environnantes et cela malgré les efforts déployés par ci et par là par des privés et autres projets et partenaires.

En somme, la réalisation de cet important projet va soulager la souffrance des populations bénéficiaires. Il faut signaler que la capacité actuelle de la station de traitement d’eau est estimée entre 19 000 et 20 000 m³ par jour. Pire, la situation s’est aggravée, car il y a un déficit quotidien de 5 000 à 6 000 m³.

SMC

24 juin 2025 0 comments
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Validation de la politique nationale de la culture
A la UneSeko ni Donko

Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme : le retour aux sources pour la renaissance du Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La salle Balla Moussa Keïta du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité ce lundi 23 juin 2025, l’atelier national de validation du Document-cadre de la Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé en présence de son homologue des Affaires religieuses, des Cultes et des Coutumes, Dr.  Mahamadou Koné, cette rencontre cruciale vise à définir les orientations stratégiques pour ces secteurs vitaux à l’horizon 2025-2044. 

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture décrétée par le Général Assimi Goïta, Président de la Transition, dans son message de Nouvel An le 31 décembre 2024, soulignant l’importance des valeurs ancestrales pour bâtir un Mali nouveau. Les acteurs présents ont réaffirmé leur engagement pour faire de la culture un levier de paix et de développement.

Organisé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, cet atelier vise à affiner et à valider un document stratégique crucial. Au cœur de cette démarche se trouve la nécessité de définir des orientations claires et des principes directeurs qui guideront le développement harmonieux et durable de ces domaines vitaux pour la nation, et ce, à l’horizon 2025-2044. La Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme est bien plus qu’un simple texte ; elle incarne une vision ambitieuse et à long terme pour le Mali de demain.

Une stratégie pour dynamiser le patrimoine et l’économie sur deux décennies

Cette politique s’articule autour d’objectifs précis et de résultats mesurables, visant à transformer le potentiel en réalité sur les vingt prochaines années. L’un des piliers centraux est la dynamisation du riche patrimoine culturel du Mali, reconnu mondialement pour sa diversité et son histoire millénaire. Elle inclut la promotion des pratiques culturelles traditionnelles et contemporaines, en assurant leur transmission aux générations futures.

Parallèlement, la politique entend renforcer l’artisanat local, véritable vitrine du savoir-faire malien. Les défis sont nombreux, allant de la structuration des filières artisanales à l’amélioration de leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux. L’objectif est de faire de l’artisanat une source de revenus stable et digne pour des milliers d’artisans, tout en préservant des techniques ancestrales. Enfin, le tourisme, bien que confronté à des défis sécuritaires, est un secteur prometteur dont la relance est essentielle pour la croissance économique. La politique cherchera à attirer de nouveau les visiteurs en mettant en avant l’hospitalité malienne et la richesse d’expériences culturelles uniques, en développant des infrastructures adaptées et en renforçant la sécurité des visiteurs.

Une politique ancrée dans l’année de la culture

Ce rassemblement revêt une importance particulière, car il s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’Année de la Culture, une initiative audacieuse décrétée pour 2025 par le Général d’armer Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Cette proclamation présidentielle vise à ériger la culture en pilier fondamental pour l’édification du « Mali nouveau », reconnaissant son rôle essentiel dans la cohésion sociale et la résilience nationale.

Le ministre Mamou Daffé a d’ailleurs éloquemment souligné la pertinence de ce Document-cadre en citant les mots du Chef de l’État : « il ne peut y avoir de développement harmonieux et durable sans la prise en compte des valeurs culturelles fondatrices de notre société ». Cette citation résonne avec la conviction que la culture n’est pas un simple divertissement, mais le fondement même de la société malienne, un levier puissant pour panser les plaies du passé et raviver l’unité nationale. Il a également tenu à remercier tous les acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme pour leur « grande contribution aux efforts de développement du Mali à travers votre engagement, vos sacrifices pour la Patrie et votre professionnalisme ».

Vers un Mali nouveau et résilient, le retour aux sources et la prospérité future

Pour le ministre, le message est clair et empreint d’une profonde conviction identitaire : « Le Mali ne renaîtra de ses cendres que lorsque les Maliens retourneront aux sources, aux valeurs ancestrales ». Cette vision met en lumière l’importance de se reconnecter avec les traditions et les savoir-faire qui ont forgé l’identité malienne à travers les siècles. Elle souligne le rôle crucial de la culture pour renforcer le tissu social fragilisé et jeter les bases d’une reconstruction durable, non seulement économique mais aussi morale et spirituelle.

Cet atelier représente une opportunité sans précédent pour tous les acteurs impliqués dans ces secteurs de contribuer activement à l’élaboration d’un cadre politique robuste. Les discussions et les échanges prévus permettront de consolider des stratégies visant à exploiter pleinement le potentiel économique et identitaire de la culture, de l’artisanat et du tourisme, faisant de cette année de la culture un véritable catalyseur pour un Mali résilient et prospère. Les conclusions de cet atelier serviront de feuille de route pour les vingt prochaines années, guidant les efforts vers un renouveau culturel et économique, ancré dans les valeurs profondes du Mali et tourné vers un avenir prometteur.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

24 juin 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Iran–Israël : L’abîme comme projet

by Chiencoro 24 juin 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Alors que les missiles strient les précieux du Levant et que les morts s’accumulent dans un silence assourdissant, le monde, lui, regarde, hésite, ou détourne les yeux. Le conflit Iran-Israël, avec l’entrée en scène des États-Unis, dépasse les enjeux stratégiques pour interroger brutalement notre époque : peut-on encore parler de morale, d’humanisme, ou même de civilisation, quand la guerre devient la norme, et la paix, une parenthèse ironique ?

C’était un vendredi. Le 13. Comme si le destin, moqueur ou tragique, avait choisi de cocher toutes les cases du mauvais présage. Ce jour-là, dans un ciel lourd de menaces et de satellites, Israël lançait l’opération « Rising Lion », une frappe massive et surprise contre les installations nucléaires iraniennes. En quelques heures, Natanz, Fordow et Téhéran devinrent les épicentres d’un séisme militaire et moral, déclenchant ce que l’Histoire retiendra peut-être comme le début du premier conflit direct et assumé entre les deux puissances du Levant. À l’heure où le monde peine à digérer les retombées d’une guerre en Ukraine ou d’une paix déchue à Gaza, une autre mèche s’est allumée — plus ancienne, plus profonde, plus toxique.

L’humanité, un vestige de façade

Israël, fidèle à une doctrine de survie gravée dans la peur de ses origines, justifie sa frappe comme un acte préemptif. « Un danger clair et présent », martèle Netanyahu. L’Iran aurait été à deux doigts d’acquérir l’arme nucléaire. Deux doigts, donc deux bombes. C’est l’argument. Mais ce qui, hier encore, relevait de la dissuasion diplomatique, a soudainement basculé dans l’irréversible.

Et comme toujours, dans ce théâtre de la fureur programmée, les États-Unis ne tardent pas à entrer en scène. Le 22 juin, Washington frappe à son tour. Opération « Midnight Hammer » : bunker-busters, missiles Tomahawk, sept B-2 furtifs, tout y passe, sauf le doute. La voix de Trump résonne à la télévision : « L’Iran a été oblitéré ». On croirait entendre un général de cartoon, mais c’est bien la première puissance militaire du monde qui parle ainsi de la seconde nation chiite de la planète. L’hyperbole est devenue doctrine. Et le tragique, routine.

Alors, Téhéran réplique. Par salves. Par drones. Par barrages de missiles qui strient le ciel d’Israël et font descendre des familles entières dans des abris. À Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa, les sirènes remplacent les prières. On enterre les morts, on soigne les blessés. Mais ce sont surtout les vivants qui souffrent. Les civils, ces anonymes sacrifiés à l’autel de stratégies militaires conçues dans des salles où le mot « humanité » n’est plus qu’un vestige de façade.

La guerre devenue l’horizon de notre modernité

Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’enferme dans son bunker, désigne des successeurs, promet la vengeance. À distance, les Houthis applaudissent et lancent leurs propres roquettes, comme un écho périphérique à une guerre qui ne leur appartient même pas. Quant aux morts, ils s’accumulent. Les chiffres tombent comme des pierres : 639 tués en Iran, 24 en Israël. Et d’autres viendront. Car ici, chaque missile porte en lui la promesse d’un autre.

Au-delà des bilans, des conférences de presse et des cartes des frappes, une question s’impose : que reste-t-il de la morale dans la conduite du monde ? Où sont passés les principes qui devaient guider les puissances ? La proportionnalité, la justice, la retenue ? La guerre n’a jamais été belle. Mais elle fut autrefois un dernier recours. Elle est devenue aujourd’hui un outil de diplomatie musclée, un levier électoral, un tweet en 3D. On tue, puis on justifie.

Et pourtant, l’histoire regorge d’avertissements. Hiroshima. Bagdad. Gaza. On connaît les ravages, on connaît les échecs. Mais rien n’y fait. Le monde, en 2025, persiste à faire de la force brute un projet politique. L’humanisme est relégué aux conférences, aux rapports d’ONG, aux débats sans conséquences. Kant n’est plus qu’une citation dans un PowerPoint de l’UNESCO.

Au nom de quoi, aujourd’hui, un État peut-il frapper un autre sans que le monde ne s’indigne unanimement ? Au nom de la sécurité ? De la prévention ? De la civilisation ? La guerre, dit-on, est vieille comme l’homme. Peut-être. Mais ce n’est pas une raison pour en faire l’horizon de notre modernité.

Une guerre sans morts

Et que dire du silence, complice ou tétanisé, des puissances régionales ? Des appels à la « désescalade » qui tombent aussi vite que les missiles ? Du Conseil de sécurité, qui se réunit, parle, et repart déjeuner ? En attendant, le prix du baril explose, les marchés chancellent, le détroit d’Ormuz menace de se fermer, et l’idée même de paix devient une absurdité conceptuelle.

Ce conflit n’est pas simplement un affrontement entre deux États. C’est un miroir moral tendu à l’humanité. Un test de notre capacité collective à dire non à l’horreur avant qu’elle ne devienne habitude. Une question existentielle posée à une communauté internationale qui n’en finit plus de se fragmenter.

Alors, faut-il croire encore à la diplomatie, à la médiation, à l’humain ? Oui. Car c’est notre seule issue. Non pas parce qu’elle garantit la paix, mais parce qu’elle reste la seule forme de guerre civilisée que l’on puisse encore accepter. Une guerre sans morts.

Chiencoro Diarra 

24 juin 2025 0 comments
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Abdoulaye Diop et Serguei Lavrov
A la UnePolitiqueVidéo

Moscou-Bamako : ce que trois accords disent du nouveau logiciel diplomatique malien

by Sahel Tribune 23 juin 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À Moscou, le président malien Assimi Goïta a paraphé trois accords structurants avec la Fédération de Russie, scellant une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre Bamako et le Kremlin. Entre diplomatie d’influence, coopération sécuritaire et souveraineté énergétique, le Mali affirme désormais une voix propre, déliée des anciennes tutelles. Une bascule silencieuse, mais décisive.

Le 23 juin 2025, alors que les caméras étaient tournées vers la poignée de main entre Vladimir Poutine et Assimi Goïta au Kremlin, trois documents étaient signés dans la discrétion des salons officiels. Peu de mots, mais beaucoup de symboles. Et surtout, un virage que l’histoire retiendra comme un jalon majeur dans la redéfinition des alliances africaines au XXIe siècle.

Car ce n’était pas seulement le Mali qui parapha trois accords à Moscou. C’était tout un paradigme qui se consolidait : celui d’une Afrique sahélienne qui ne quémande plus, mais contracte. Qui ne subit plus, mais structure.

Un pacte économique d’égal à égal

Premier document signé : la création d’une Commission intergouvernementale russo-malienne sur la coopération économique, scientifique et technique. À première vue, une formalité diplomatique. Mais en réalité, un cadre de projection bilatéral, pensé pour durer.

Ce que dit cet accord ? Qu’il ne s’agit plus d’aides ponctuelles ou de gestes symboliques, mais d’architectures économiques croisées. Qu’un pays comme le Mali, historiquement sous-développé mais géologiquement surdoté, peut devenir un partenaire d’opportunité, non un satellite de dépendance.

L’atome comme levier de souveraineté

Deuxième texte : un accord de coopération sur l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, en partenariat avec ROSATOM. Pour un pays où l’accès à l’électricité reste sporadique en zone rurale, cela pourrait sembler ambitieux. Mais le Mali ne veut plus bricoler avec des générateurs.

Cet accord, c’est le refus d’un continent assigné à l’obscurité, et le choix d’une solution de rupture. À condition, bien sûr, que l’atome ne devienne pas un mirage technocratique, mais bien un outil de souveraineté énergétique maîtrisée.

La sécurité, pierre angulaire du triptyque

Le troisième accord, plus global, trace les fondements politiques, diplomatiques et sécuritaires des relations Mali–Russie. Un traité de confiance, si l’on veut. Mais aussi, entre les lignes, un pacte de soutien mutuel dans un monde devenu fragmenté.

Le Mali a besoin de partenaires qui ne regardent pas son armée avec suspicion. La Russie, de son côté, trouve au Sahel un terrain d’influence où ses livraisons d’équipements, de formations et de doctrine sont accueillies sans conditionnalité politique.

C’est un pari. Mais un pari assumé.

Plus qu’un réalignement, une affirmation

Certains observateurs y verront un simple réalignement. C’est une erreur. Car le Mali ne se tourne pas vers la Russie par rejet de l’Occident, mais par choix d’un modèle alternatif de partenariat, où les dossiers ne sont pas dictés à Paris, validés à Washington et rejetés à Addis-Abeba.

Ce que montrent ces trois accords, c’est un logiciel diplomatique en train de s’écrire : celui d’un Mali — et plus largement d’un Sahel — désireux de penser son avenir hors des schémas imposés, quitte à désarçonner les diplomaties classiques.

À Moscou, le Mali ne s’est pas contenté de saluer un allié. Il a dessiné une stratégie, contractualisé une vision, et confirmé sa place dans une géopolitique multipolaire qui ne dit pas encore tout haut ce qu’elle transforme déjà en profondeur.

Trois signatures. Trois ruptures. Trois signaux. L’histoire retiendra peut-être qu’à Moscou, en juin 2025, un petit État sahélien a tendu la main à une grande puissance eurasienne — pas en suppliant, mais en négociant.

A.D

23 juin 2025 0 comments
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insécurité alimentaire
ActuÉconomie

Autosuffisance alimentaire par l’irrigation : le gouvernement lance la phase II du PDI-BS

by Sidi Modibo Coulibaly 23 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Le Mali dispose d’un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d’hectares, mais seulement 18 % de ces immenses capacités d’irrigation sont exploitées. Conscient que l’irrigation peut jouer un rôle essentiel dans l’autosuffisance alimentaire, le gouvernement ne ménage aucun effort pour mettre en valeur ces énormes potentialités. C’est dans ce cadre qu’il vient de lancer la deuxième phase du PDI-BS.

C’était le jeudi 19 juin 2025, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga et en présence de sept (7) membres du gouvernement. Le Premier ministre a rappelé que le gouvernement fait de l’agriculture une priorité, conscient de son rôle de moteur de l’économie nationale dans une vision de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma ». « La mise en œuvre du programme contribuera à combler le déficit céréalier du pays et à participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région », a déclaré le Premier ministre.

Le PDI-BS II, un programme structurant

La phase II du programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) vient consolider les acquis de la première phase qui s’est opérée dans les zones de Sélingué, Kangaba, Bla, San, Ségou et Djenné. S’inscrivant dans la continuité, cette deuxième phase a pour objectif global de contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté dans les zones de Djenné, du Moyen-Bani et de Sélingué. 

Concrètement, il s’agit de l’aménagement et la mise en valeur de 33 000 ha de plaines rizicoles en submersion contrôlée, 10 416 ha en maîtrise totale de l’eau, 4 879 ha de bourgoutières pour le développement de l’élevage, 150 ha de cultures maraîchères, l’aménagement de 391,50 km de pistes rurales, dont 12 km bitumés entre le centre communautaire de Sarantomo et la RN6. 

Cette phase II du programme va permettre la réalisation d’une production additionnelle annuelle de 134,580 tonnes de riz paddy, 2,354 tonnes de poissons, 64,440 tonnes de viande et 5 927 985 litres de lait et 15. 000 tonne de produits maraîchers. Elle permettra aussi de créer 900 emplois directs pendant les travaux, 4000 emplois pendant la phase d’exploitation et 2 000 emplois indirects et induits. Signalons que cette phase II est financée à hauteur d’un montant total de 47,4 milliards de FCFA, dont 30 milliards pris en charge par la Banque ouest-africaines de Développement (BOAD) et 900 millions par la contrepartie malienne.

D’importants acquis lors de la phase I

Il faut indiquer que lors de la cérémonie de lancement, le point des acquis de la première phase a été fait. Ces acquis sont des réalisations notables que sont : les barrages-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui tous fonctionnels, ainsi que l’aménagement hydro-agricole de 36 500 hectares. Ces infrastructures ont permis une production additionnelle annuelle estimée à 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et la création de 3 668 emplois.

Au regard de ces importants acquis, on peut conclure que l’irrigation joue un rôle essentiel dans la réalisation d’une souveraineté alimentaire. C’est pourquoi le gouvernement prévoit de mobilier, pour la période 2025-2034, plus de 333 milliards FCFA pour le sous-secteur de l’irrigation. C’était à l’issue de la session ordinaire du conseil des ministres du mercredi 21 mai 2025. 

Sidi Modibo Coulibaly

23 juin 2025 0 comments
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Le président de la transition Assimi Goïta rencontre son homologue russe au Kremlin le 23 juin 2025.
A la UnePolitique

Goïta–Poutine au Kremlin : entre continuité historique et tournant stratégique

by Chiencoro 23 juin 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Ce 23 juin 2025, le Kremlin a retrouvé les fastes des grandes rencontres bilatérales. Dans un décor aussi solennel que codifié, le Président malien de la Transition, Assimi Goïta, a été accueilli par son homologue russe, Vladimir Poutine. Poignées de main fermes, sourires de façade, mais intentions claires : il s’agit ici d’asseoir une alliance — non plus seulement tactique, mais structurelle.

À Moscou, la diplomatie se joue comme une partition militaire. À l’heure convenue, les deux chefs d’État apparaissent. L’un sort d’un cortège huilé aux protocoles du pouvoir russe, l’autre incarne une Transition qui, en quatre ans, a redéfini les codes de l’indépendance malienne.

Assimi Goïta et Vladimir Poutine s’échangent des civilités, mais ce sont des mots lourds d’histoire. En prenant la parole, le maître du Kremlin déroule la trame d’une relation « séculaire », héritée des temps soviétiques, et réactualisée à l’ère des ruptures géostratégiques africaines. Il salue « la solidité diplomatique » entre Bamako et Moscou et annonce, sans détours, la signature de trois nouveaux accords de coopération.

Vers une redéfinition des alliances

Dans sa réplique, le Président Assimi Goïta confirme la trajectoire. Il évoque une coopération déjà élargie aux domaines de la sécurité, de la défense, de l’économie, de l’éducation, et appelle à un approfondissement dans d’autres secteurs stratégiques. Ce voyage n’est pas seulement diplomatique. Il est doctrinal. Car en se plaçant aux côtés de Poutine, le Mali ne fait pas que signer des accords. Il affirme son positionnement dans un monde multipolaire en recomposition rapide.

Ce lundi-là, au cœur de Moscou, la gestuelle est codifiée, les échanges millimétrés. Après un tête-à-tête présidentiel, les délégations élargies entrent en séance de travail. Le Mali est représenté par une délégation ministérielle de haut niveau, composée de techniciens et de politiques, venus baliser l’avenir bilatéral.

Un déjeuner pour conclure, des accords pour sceller

La journée se conclura par un déjeuner officiel offert par Vladimir Poutine, mais c’est avant tout la signature des accords qui retient l’attention. Si les contenus précis n’ont pas encore été publiés, ils devraient porter sur la sécurisation des axes économiques, l’appui logistique, la coopération universitaire et des volets énergétiques.

En toile de fond, le retrait progressif de l’influence occidentale, et l’affirmation d’une autonomie malienne adossée à de nouveaux partenaires.

Un axe Bamako–Moscou assumé

Le tête-à-tête entre Goïta et Poutine vient sceller une séquence diplomatique engagée depuis Saint-Pétersbourg, lors du sommet Russie-Afrique de 2023. Il ne s’agit plus ici d’une simple coopération ponctuelle, mais d’un partenariat d’intérêt mutuel, pensé dans la durée.

Assimi Goïta, dans ce ballet des puissances, n’est pas un figurant. Il incarne un Mali qui se repositionne, un Sahel qui refuse l’étiquette de zone grise, et une Afrique qui n’entend plus être périphérique.

Chiencoro Diarra

23 juin 2025 0 comments
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