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Inauguration de l'Institut Consulaire d’Études et de Formation (INCEF)
ActuÉconomie

L’INCEF : le Mali mise sur la formation professionnelle pour l’avenir

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 juin 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a inauguré, ce jeudi 26 juin 2025, l’Institut Consulaire d’Études et de Formation (INCEF). La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) a investi 1,5 milliard de francs CFA dans ce projet. L’INCEF vise à améliorer la formation professionnelle initiale et continue dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services. Il propose des formations qualifiantes courtes, des séminaires et des ateliers pour répondre aux besoins du marché.

L’INCEF se positionne comme un pilier essentiel pour la croissance du tissu économique malien. Sa mission est d’offrir une formation professionnelle initiale et continue de haute qualité dans les divers métiers de l’entreprise. Qu’il s’agisse des secteurs de l’industrie, du commerce ou des services, l’institut se veut le creuset où se forgeront les compétences de demain. Les formations, qu’elles soient qualifiantes ou de perfectionnement, seront dispensées sous des formats variés : séminaires, ateliers ou programmes courts ciblant des thématiques aussi diverses qu’actuelles.

Un joyau architectural au service du savoir

L’architecture de l’INCEF est à l’image de son ambition : moderne et fonctionnelle. Répartie sur deux niveaux, l’infrastructure est conçue pour optimiser l’apprentissage et le bien-être des apprenants. Le bloc administratif abrite cinq bureaux, une salle de secrétariat-accueil et une salle de réunion, assurant une gestion fluide des activités. Pour le confort de tous, des toilettes sont disponibles à chaque niveau.

Mais le cœur de l’INCEF réside dans ses espaces d’enseignement et d’échange. Dix-sept salles de classe, chacune capable d’accueillir entre 30 et 40 personnes, offrent des environnements propices à l’apprentissage interactif. Un amphithéâtre spacieux de 200 places permettra d’organiser des conférences et des évènements d’envergure, tandis qu’une salle polyvalente de 120 à 150 places offrira une flexibilité précieuse pour diverses activités. 

L’INCEF, une main tendue vers l’avenir du Mali

La connaissance sera à portée de main grâce à une bibliothèque et une salle de lecture et d’exposés dédiées à la recherche et à l’approfondissement. Enfin, pour compléter l’expérience estudiantine, l’INCEF propose une cantine-restaurant, une cafétéria et même une salle de gym, soulignant l’importance accordée au bien-être physique et social des étudiants.

Pour Madiou Simpara, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, cette inauguration est bien plus qu’un simple événement. C’est la concrétisation d’une vision initiée dès 2014, portée avec persévérance par plusieurs présidents successifs de la CCIM. Il s’agit d’un engagement fort du secteur privé malien, désireux de pallier le déficit en matière de formation professionnelle, notamment dans des domaines souvent sous-représentés et axés sur les technologies émergentes. L’INCEF est une réponse directe à ce besoin crucial, une main tendue vers l’avenir pour doter le Mali d’une main-d’œuvre qualifiée et adaptable.

Un engagement gouvernemental pour la prospérité

À l’issue de sa visite, le chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, n’a pas caché sa fierté et sa satisfaction face à cette réalisation. Il a souligné le rôle prépondérant du secteur privé dans la dynamique économique nationale, insistant sur l’importance de préserver les intérêts des opérateurs économiques. Pour le Premier ministre, l’INCEF incarne la volonté de renforcer les capacités des membres de la communauté économique grâce à des formations ciblées.

Plus fondamentalement, l’institut représente une avancée majeure dans la recherche de l’adéquation entre la formation et l’emploi. Il vise à corréler formation théorique et pratique, un enjeu capital pour l’insertion professionnelle de la jeunesse malienne. Le Général Maïga a affirmé que cette initiative est une matérialisation concrète de la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui œuvre sans relâche pour un Mali prospère et une jeunesse bien formée et employable. L’INCEF n’est donc pas seulement un bâtiment, mais un symbole fort de l’engagement du Mali envers son développement humain et économique.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

28 juin 2025 0 comments
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LeGénéral Assimi Goïta devant la communauté malienne à Moscou
A la UnePolitiqueVidéo

Assimi Goïta, l’appel de Moscou : entre souveraineté retrouvée et guerre d’usure contre le terrorisme

by Sahel Tribune 28 juin 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Depuis Moscou, devant ses compatriotes établis en Russie, le Président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a livré un discours sans filtre. Coopération stratégique avec la Russie, bilan sécuritaire, défense acharnée de l’Alliance des États du Sahel (AES) et lutte contre le terrorisme érigée en combat de civilisation. Le chef de l’État trace, avec une certaine gravité, les contours d’un Mali nouveau, affranchi des tutelles, décidé à briser l’ordre établi.

C’est un Assimi Goïta combatif, presque prophétique, qui s’est adressé à la diaspora malienne à Moscou. Loin des formules diplomatiques, le Président de la Transition a préféré la franchise rugueuse du soldat. Et s’il n’a pas mâché ses mots, c’est sans doute parce que l’enjeu lui semble immense : assurer au Mali sa souveraineté pleine et entière, sécuritaire comme diplomatique, au prix, s’il le faut, de l’isolement ou de l’affrontement.

Le ton est donné d’emblée : « Il était normal que nous rencontrions la Russie pour renouveler nos liens de coopération ». Une phrase anodine, si elle ne venait résumer l’un des plus grands virages géopolitiques du Mali depuis l’indépendance. Car pour Goïta, il ne s’agit pas d’un simple changement d’allié, mais d’un changement de paradigme. « Pendant près de dix ans, environ 19 500 soldats étrangers étaient présents sur notre sol. La sécurité n’est jamais revenue. » Deux ans de coopération avec Moscou, affirme-t-il, auront suffi à reprendre le contrôle de l’ensemble des capitales régionales sur l’ensemble du territoire national. Une victoire militaire, mais aussi psychologique.

Une diplomatie d’intérêt, pas d’allégeance

La Russie n’est pas ici perçue comme une puissance tutélaire, mais comme un partenaire stratégique. Une relation « gagnant-gagnant », martèle Goïta, qui cite à l’appui les transferts de compétences, les bourses d’études, les coopérations dans l’énergie, les mines, les télécommunications. Et le message est limpide : « Nous sommes venus défendre les intérêts de notre peuple. Et ce sera satisfait. » Point.

Mais l’essentiel est ailleurs, dans cette conception élargie de la souveraineté qui intègre la sécurité, le développement et la diplomatie dans un même logiciel stratégique : la Confédération des États du Sahel (AES), créée à Niamey (Niger), le 6 juillet 2024. Pour Goïta, l’AES n’est pas une entité conjoncturelle, mais une réponse structurelle à un système mondial vicié, dominé par des puissances étrangères qui utilisent le terrorisme comme un levier d’influence. « Le terrorisme, ce n’est ni l’ethnie, ni la religion. C’est un instrument géopolitique. Une nouvelle forme de colonisation. »

L’AES ou la rupture assumée

Derrière le verbe, une conviction : celle d’un monde post-Françafrique, où « la dynamique de précarré et de porte-plume » est révolue. Dans la bouche du chef de l’État, le langage se fait tranchant, presque corrosif : « Des États sponsors soutiennent ces groupes terroristes. » Et pourtant, pas d’appel à la haine. Seulement un appel à la vigilance, à la cohésion, à l’« union sacrée » derrière les autorités légitimes. La menace, selon lui, ne vient plus du désert, mais des réseaux sociaux, où la désinformation ronge les fondations de la jeune alliance.

L’AES, affirme-t-il, est désormais « verrouillée ». Et la clé ? « Jetée à la mer. » Drapeau, hymne, devise, passeport, banque d’investissement, plateforme de communication… : les institutions prennent forme. Reste à « déconstruire un système mental instauré depuis plus de 60 ans ». Un combat générationnel, un « combat pour l’éternité », porté par la jeunesse, seule capable, dit-il, de « mener les batailles que personne ne peut mener à notre place. »

Une vision, un combat, un prix

Il n’y aura « pas de marche arrière », prévient Goïta. Loin des grandes messes internationales, le Mali fait donc le choix du silence assourdissant de ses armes et de la résilience stratégique. Goïta le sait. Cette guerre sera longue, semée d’embûches et d’embargos, mais pour lui, l’essentiel est ailleurs. Dans l’idée que, pour la première fois depuis des décennies, le pays se bat pour lui-même — sans traducteurs, sans tuteurs, sans compromis.

Assimi Goïta n’a pas seulement parlé à Moscou. Il a lancé un avertissement au monde. Et une promesse à son peuple : celle d’un Mali debout, sans peur, sans maître, et plus que jamais prêt à écrire sa propre histoire.

A.D

28 juin 2025 0 comments
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Incinération des drogues saisies en 2024
ActuSanté

Drogue : le Mali brûle ses démons

by Sahel Tribune 27 juin 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En incinérant 128 tonnes de drogues saisies en une année, Bamako ne s’est pas contentée d’un simple geste symbolique. À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le Mali a voulu marquer les esprits et affirmer sa détermination à ne plus être l’un des maillons faibles du narco-corridor ouest-africain. Derrière la fumée des stupéfiants brûlés, c’est toute une stratégie de reconquête de souveraineté sécuritaire et sociale qui se dessine.

À l’initiative de l’Office central des stupéfiants (OCS), appuyé par le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC (ROSEN), cette journée n’a pas été qu’un moment de communication institutionnelle. Le feu mis aux saisies spectaculaires — cocaïne, cannabis, héroïne, crack, tramadol, diazépam, produits pharmaceutiques contrefaits, protoxyde d’azote, chichas et arômes — a tenu de l’acte politique.

Entre juin 2024 et juin 2025, ce sont précisément 127,9 tonnes de produits prohibés qui ont été interceptées par les forces de sécurité maliennes — un chiffre inédit, reflet d’un volontarisme affiché mais aussi d’une réalité inquiétante : celle de la montée en puissance du Mali dans les corridors du trafic international.

Un pays carrefour, un pays cible

Car le Mali n’est pas seulement une victime, il est devenu, depuis une décennie, un point de transit stratégique pour les réseaux qui relient l’Amérique latine à l’Europe en passant par le Sahel. Ces flux toxiques s’imbriquent dans les fragilités structurelles du pays : porosité des frontières, zones d’instabilité chronique, corruption diffuse. Mais la donne est peut-être en train de changer.

Avec le soutien logistique et technique de l’ONU, l’OCS et ses partenaires — Police nationale, Gendarmerie, Douanes — semblent mieux armés pour répondre à l’ampleur du défi. L’arsenal juridique a été renforcé, des cellules régionales ont vu le jour, des opérations conjointes sont menées dans les grandes agglomérations comme dans les points de passage ruraux.

Une jeunesse ciblée, une société vulnérable

Le choix du 26 juin ne doit rien au hasard. En alignement avec les Nations unies, le Mali entend mettre en lumière les ravages sociaux causés par l’usage croissant de drogues dites « de rue ». Tramadol, crack, protoxyde d’azote — ces substances, parfois vendues en pharmacie ou en ligne, font des ravages parmi les jeunes urbains, proies faciles dans un contexte d’oisiveté, de chômage et de vulnérabilité psychologique.

Le trafic, quant à lui, s’est technicisé : réseaux sociaux, messageries cryptées, logistique low cost… Les narcotrafiquants se sont modernisés plus vite que certains services de l’État. Et c’est justement contre cette asymétrie que les autorités veulent se dresser.

Une guerre d’usure, mais pas impossible

Dans les discours, une constante : la volonté de ne plus subir. Dans les actes, une série de signaux faibles, mais cohérents. L’incinération de ce 26 juin n’est pas un aboutissement, c’est un marqueur. Il signifie que le Mali refuse d’être le ventre mou de la guerre contre la drogue en Afrique de l’Ouest. Il montre aussi que, dans l’ombre des grandes batailles diplomatiques et sécuritaires, un autre front s’est ouvert : celui de la souveraineté sociale et morale, dans un pays où la fragilité des jeunes est un enjeu de stabilité nationale.

A.D

27 juin 2025 0 comments
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pxclimateaction, nuclear waste, nuclear power plant
A la UneAnalysesÉconomie

Nucléaire civil : l’Afrique face au défi de l’indépendance énergétique

by Chiencoro 27 juin 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Des déserts sahéliens aux côtes atlantiques, un vent discret mais profond souffle sur l’avenir énergétique de l’Afrique. Le continent, où 600 millions d’habitants sont encore privés d’électricité, parie désormais sur l’atome civil pour sortir de l’obscurité. Une révolution silencieuse, portée par des alliances russo-africaines, la course aux petits réacteurs modulaires, et l’ambition d’un avenir enfin sous tension… électrique.


Loin des clichés d’une Afrique cantonnée aux énergies dites « vertes » mais intermittentes, une quinzaine de pays africains frappent désormais aux portes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avec un objectif clair : entrer dans l’ère nucléaire civile. Le paradoxe énergétique est tel que ce virage, hier encore tabou, s’impose aujourd’hui comme une évidence géostratégique.

L’Afrique, riche en soleil, vent, gaz et uranium, reste pourtant le continent de la chandelle. Un demi-milliard de ses habitants vivent dans l’obscurité énergétique. La faute à un sous-investissement chronique, à une gouvernance parfois défaillante, et à des réseaux électriques aussi fragmentés qu’obsolètes.

Pourquoi l’Afrique se tourne vers le nucléaire ?


Parce que l’atome, malgré ses détracteurs, reste aujourd’hui la source la plus fiable pour fournir une électricité continue, massive, et décarbonée. À l’heure où le développement industriel du continent exige une puissance stable, les petits réacteurs modulaires (SMR) s’invitent comme réponse taillée sur mesure : 10 à 350 MW de puissance, une emprise au sol réduite, une modularité idéale pour les infrastructures africaines.

Ajoutez à cela le potentiel géologique du continent – la Namibie, le Niger, l’Afrique du Sud et le Malawi figurant déjà parmi les principaux producteurs mondiaux d’uranium – et le tableau devient limpide : l’Afrique a ce qu’il faut pour alimenter son propre futur atomique.

La Russie, maître d’œuvre de l’offensive atomique africaine


Rosatom, bras énergétique du Kremlin, multiplie les accords sur le continent. Mali, Burkina Faso, Égypte, Ghana, Soudan, Éthiopie… La Russie, forte d’une offre clé en main – financement, technologie, formation – avance ses pions avec une efficacité quasi militaire.

Au Mali, les autorités de transition ont ainsi signé avec Moscou un partenariat nucléaire à vocation énergétique. L’enjeu ? Doubler la production électrique nationale à horizon 2030, avec un appui sur les SMR russes. À Ouagadougou, même logique : compenser les carences du réseau classique, à l’abandon dans les zones rurales, par des unités nucléaires décentralisées.

En Égypte, le projet d’El-Dabaa – 4 800 MW à construire d’ici 2028 – fait figure de vitrine continentale. Un partenariat de 30 milliards d’euros, dont 85 % financés par la Russie, pour faire du pays de Sissi le deuxième État nucléaire d’Afrique après l’Afrique du Sud.

Le Ghana, candidat au leadership ouest-africain


Accra, pragmatique, veut transformer ses ambitions en hub nucléaire régional. Des discussions sont en cours avec EDF, NuScale, Kepco, et bien sûr Rosatom. L’idée est simple : faire émerger, à l’horizon 2034, une capacité de 1 000 MW. Et d’ériger le Ghana en centre de formation pour l’Afrique de l’Ouest.

Mais la marche est haute. Car l’atome ne se décrète pas. Il se prépare. Il s’institutionnalise. Et il se sécurise. Ce pourquoi l’AIEA a lancé en 2025 à Nairobi sa première École des SMR destinée aux décideurs africains. Objectif : bâtir une culture nucléaire locale, avant même d’installer la moindre turbine.

Les limites de l’ambition nucléaire africaine


Malgré l’enthousiasme affiché, nombre d’experts appellent à la prudence. Le professeur Hartmut Winkler, de l’université de Johannesburg, prévient : « La majorité des projets ne verront pas le jour avant plusieurs décennies. » Le coût reste un verrou majeur. Même en format SMR, une centrale nucléaire, c’est au bas mot des centaines de millions de dollars. Peu de pays africains peuvent – seuls – s’offrir un tel luxe.

Autre obstacle : la gouvernance. La sûreté nucléaire ne souffre ni l’improvisation, ni la corruption. Les agences nationales doivent être indépendantes, robustes, et transparentes. À défaut, l’atome peut vite devenir un fardeau géopolitique.

Entre dépendance et souveraineté : le dilemme atomique africain


Car derrière l’enjeu énergétique, c’est une autre partie qui se joue. La Russie avance ses pions, mais la Chine, les États-Unis et la France affûtent aussi leurs offres. L’Afrique devient ainsi un nouveau champ de bataille de la guerre des normes nucléaires.

Pour les capitales africaines, le défi est de diversifier les partenaires, éviter l’alignement stratégique, et négocier, pied à pied, les transferts de technologies. Un nucléaire africain sans souveraineté technologique serait une victoire à la Pyrrhus.
L’Afrique ne rêve plus de nucléaire. Elle le planifie. Elle le négocie. Elle le finance. Et surtout, elle l’intègre à son horizon de développement. Le nucléaire ne sera pas une solution miracle, mais il pourrait bien devenir une pièce maîtresse du puzzle énergétique continental.

Dans cette équation, le défi n’est pas uniquement technologique. Il est humain, politique et institutionnel. Bâtir un nucléaire africain, c’est aussi bâtir une gouvernance nouvelle, affranchie des tutelles, ancrée dans la compétence et la responsabilité. Et peut-être, enfin, entrer dans le XXIe siècle avec l’énergie… de l’avenir.

Chiencoro Diarra 

27 juin 2025 0 comments
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Jeunesse malienne
A la UneÉconomie

Emploi et insertion professionnelle des jeunes : d’importants actes posés par le gouvernement 

by Sidi Modibo Coulibaly 27 juin 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Décidément le mois de juin 2025 peut être qualifié de « mois de l’emploi pour les jeunes maliens » tant les autorités nationales ont posé des actes majeurs dans ce sens. Quelques jours après une session de formation professionnelle organisée par le PROFOR, le gouvernement a, officiellement, lancé le projet « Chinfinw Ka Baara Sira ». Et au lendemain de ce lancement, s’est tenu la première session du Comité de pilotage du Projet.

La problématique de l’emploi des jeunes au Mali est une préoccupation majeure des autorités de la transition. C’est pourquoi elles n’ont jamais cessé d’initier des actions en mettant l’accent sur la formation professionnelle, gage d’une employabilité durable. C’est ainsi qu’elles ont lancé le projet « Formation professionnelle pour la jeunesse au Mali — Chinfinw Ka Baara Sira ». C’était le jeudi 19 juin 2025, au Parc national de Bamako, sous la présidence de Madame Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. C’était en présence du Chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, de la Coordinatrice résidente de LuxDev, des Présidents des Conseils régionaux de Kayes, Koulikoro, Sikasso et du District de Bamako, ainsi que des membres des cabinets ministériels, des structures techniques et des partenaires de mise en œuvre.

Préparer 5 500 jeunes à intégrer un emploi salarié ou à s’auto-employer

 Le projet est en parfaite cohérence avec la Vision 2063 du Mali Kura, qui ambitionne de bâtir une nation souveraine, prospère et résolument tournée vers l’avenir à travers l’investissement dans sa jeunesse. C’est pourquoi dans son discours, Oumou Sall Seck a salué l’engagement indéfectible du Président de la Transition en faveur du développement du capital humain et de l’épanouissement de la jeunesse malienne. Elle a rappelé que, sous son leadership, le Gouvernement du Mali a fait de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des jeunes une priorité stratégique.

Selon la ministre, ce projet a pour ambition de faciliter l’accès des jeunes maliens, âgés de 15 à 35 ans, à des formations professionnelles en adéquation avec les réalités du marché du travail et les potentialités économiques locales. Et de poursuivre que le projet est l’aboutissement d’un processus de concertation approfondi, parfois complexe, mais toujours guidé par une volonté commune d’écoute et de co-construction. De plus, elle a indiqué que le projet se distingue par son approche intégrée, articulant formation professionnelle, insertion socioéconomique et appui à l’entrepreneuriat, pour un impact durable. 

Financé par l’Union européenne à hauteur de 17 millions d’euros (soit plus de 11 milliards de francs CFA), pour une durée de 54 mois, et mis en œuvre par LuxDev, sous la tutelle du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le projet « Chinfinw Ka Baara Sira » vise à accompagner 5 500 jeunes femmes et hommes âgés de 15 à 35 ans, dont 10 % seront préparés à intégrer un emploi salarié et 90 % bénéficieront d’un appui technique et financier pour créer leur propre activité génératrice de revenus. 

Le projet cible une diversité de profils : jeunes non scolarisés, déscolarisés, en cours de scolarité, diplômés ou techniciens qualifiés, jeunes vivant avec un handicap et migrants de retour.

Premier plan opérationnel annuel adopté dès le lendemain du lancement 

Vingt-quatre heures après le lancement officiel du projet, c’est-à-dire le vendredi 20 juin 2025, la première session du comité de pilotage s’est tenue sous la présidence de la ministre Oumou Sall Seck dans la salle de conférence de son département. La session avait pour objectif l’examen des documents relatifs au premier plan opérationnel annuel, dont le budget prévisionnel s’élève à 1 091 807 344 FCFA. 

Oumou Sall Seck a indiqué que l’année 2025 marque le démarrage effectif du projet. Ainsi, au cours de cette année, les activités à réaliser sont entre autres, l’élaboration ou révision de modules de formation, l’identification des opérateurs de formation, la formation de 75 formateurs issus des centres partenaires, la sélection, formation et accompagnement de 300 jeunes bénéficiaires. 

Il est prévu aussi la structuration des dispositifs d’insertion, leur préparation en vue du lancement opérationnel dès début 2026, avec la première cohorte formée. Deux initiatives pilotes accompagneront l’intégration professionnelle de 70 migrants de retour, et 50 jeunes en situation de handicap. Il sera réalisé des actions comme un diagnostic approfondi des besoins du marché, une étude socio-anthropologique pour identifier les freins à l’insertion et une campagne de sensibilisation promouvant l’inclusion des migrants de retour et des jeunes en situation de handicap.

Il est important de rappeler que du 10 au 12 juin 2025, dans le cadre du Programme régional de formation professionnelle (PROFOR), une session de formation à l’endroit de 40 formateurs qui, à leur tour, vont former 7 516 jeunes dans des secteurs prometteurs et fournir des apprentissages à 1 700 personnes déscolarisées s’est également tenue.

Sidi Modibo Coulibaly

27 juin 2025 0 comments
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Assimi Goïta et le Président Tatar
A la UnePolitique

À Kazan, Goïta redessine les contours de l’axe Mali-Russie

by Sahel Tribune 26 juin 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans l’ombre du Kremlin, l’autre cœur battant de la Russie a tendu la main au Mali. À Kazan, capitale industrielle du Tatarstan, le Président Assimi Goïta a trouvé plus qu’un partenaire technique : un miroir stratégique pour les ambitions industrielles, éducatives et diplomatiques de Bamako. À la clé, des partenariats concrets, une convergence géopolitique assumée, et un message limpide : le Mali regarde vers l’Est, mais pas seulement Moscou.

Depuis que le Mali a choisi de diversifier ses alliances, la boussole diplomatique de Bamako n’a eu de cesse d’explorer de nouveaux azimuts. Après Moscou, c’est à Kazan que le Général Assimi Goïta a posé sa vision d’un partenariat au pluriel. Une visite discrète, certes, mais lourde de signification. Dans la logique d’une diplomatie décentralisée, Kazan, capitale d’un Tatarstan aussi musulman qu’industriel, s’est imposée comme l’un des carrefours potentiels du « Mali nouveau ».

Kazan, capitale d’un pacte industriel en gestation

Le 25 juin 2025, à l’aéroport international de Kazan, l’accueil est soigné, presque cérémonial. Pain et sel selon le rite russe, tchak-tchak à la mode tatare – rien n’est laissé au hasard. Le Président Roustam Minnikhanov, en homme d’affaires averti, reçoit son homologue malien avec une chaleur toute orientale, entouré de figures de poids comme le vice-ministre russe de la Défense, Iounous-Bek Evkourov. L’enjeu dépasse le symbolique, il s’agit d’arrimer le Mali à l’écosystème économique et industriel le plus dense de la Fédération de Russie.

Pourquoi Kazan ? Parce que cette ville est le noyau dur d’une Russie industrielle qui ne dit pas son nom. Ici sont conçus les célèbres hélicoptères Mi-8 et Mi-38, produits dans les ateliers des Hélicoptères Kazan. Là-bas, les camions Kamaz, véritables monstres de la route, sortent chaque jour des chaînes de montage. Ce savoir-faire intéresse Bamako au plus haut point. Goïta ne s’en cache pas : la coopération avec Kamaz et d’autres géants industriels est en ligne de mire. Objectif ? Réindustrialiser le Mali, secteur par secteur.

De l’or malien à la haute technologie tatare

Les discussions entre les deux délégations ne sont pas restées lettre morte. Déjà, le projet de raffinerie d’or à Bamako, porté par la société Yadran, avance. Mais Kazan veut voir plus loin : exploitation minière, agro-industrie, transfert de technologie, infrastructures, tout est sur la table. Et la formule magique est lancée par Minnikhanov lui-même : « L’Afrique est un partenaire stratégique. » Traduction : le Tatarstan veut sa part de l’or noir, jaune, vert du continent, et le Mali pourrait bien en être la porte d’entrée.

La force du Tatarstan ne se limite pas à l’industrie lourde. Avec ses universités de haut niveau, Kazan accueille aujourd’hui 35 étudiants maliens. Goïta l’a compris. C’est aussi dans les amphis que se dessinent les coopérations durables. Minnikhanov, habile, pousse le curseur plus loin en conviant le Mali au prochain Forum Russie-Monde islamique de 2026. Entre finance islamique, industries halal et diplomatie spirituelle, l’offre est complète. Et le message sous-jacent est clair : ici, à l’est de Moscou, l’Afrique n’est pas un prétexte, mais une priorité.

Kazan, prélude à une nouvelle route de la coopération russo-malienne ?

Dans un contexte où l’axe Bamako-Moscou se consolide autour d’un nouveau logiciel sécuritaire, le détour par Kazan ressemble à une manœuvre fine. Loin du ton martial, cette escale tataro-malienne fait la part belle à l’économie, à la formation, à l’avenir. C’est la diplomatie des outils et non celle des slogans, à l’image d’un Mali qui veut écrire sa propre équation géopolitique.

Si la visite de Goïta en Russie restera marquée par la signature de trois accords majeurs à Moscou, c’est peut-être à Kazan que s’est dessiné l’avenir industriel du Mali. En pariant sur le Tatarstan, Bamako pose les jalons d’un partenariat ciblé, équilibré, fondé sur la complémentarité. Dans le grand jeu russo-africain, le Mali ne joue plus le rôle d’un pion. Il avance, stratégie en main, sur plusieurs échiquiers. Et Kazan pourrait bien en être l’un des coups les plus prometteurs.

A.D

26 juin 2025 0 comments
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Côté Gold
A la UneActuÉconomie

Côté Gold entre dans la cour des grands : IAMGOLD atteint la vitesse de croisière

by Chiencoro 26 juin 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

En atteignant sa capacité nominale de 36 000 tonnes par jour, la mine Côté Gold franchit une étape décisive. Moins de 15 mois après sa première coulée d’or, le fleuron canadien d’IAMGOLD s’impose comme l’un des futurs poids lourds de l’or en Amérique du Nord. Une montée en puissance spectaculaire, savamment orchestrée depuis Toronto, avec un œil sur l’Afrique et l’autre sur les cours mondiaux.

Le pari était audacieux, la cadence, impressionnante : en 15 mois seulement, IAMGOLD a transformé un projet ambitieux en une réalité industrielle de premier plan. Ce samedi 21 juin, la mine Côté Gold, fer de lance du groupe minier canadien, a franchi une étape symbolique : maintenir un débit de traitement de 36 000 tonnes par jour pendant plus de 30 jours consécutifs. Autrement dit, la mine tourne désormais à plein régime.

« Une performance rare dans l’industrie », s’est félicité Renaud Adams, président et chef de la direction du groupe, saluant « l’engagement et la détermination » des équipes. Et pour cause : dans un secteur où chaque tonne compte et où la moindre interruption peut virer à la catastrophe logistique, atteindre si vite un tel niveau de stabilité technique relève du tour de force.

Une montée en puissance maîtrisée

Lancée en mars dernier avec un taux de débit mensuel de 90 %, puis stabilisée à 96 % en avril, l’usine de traitement de Côté Gold confirme les ambitions industrielles d’IAMGOLD. La société prévoit une production de 360 000 à 400 000 onces sur une base de 100 %, tout en réduisant les coûts d’exploitation au fil de l’année — un scénario idéal dans le contexte actuel de volatilité des cours de l’or.

L’implantation d’un deuxième concasseur à cônes, annoncée comme imminente, devrait encore renforcer l’efficacité de l’ensemble. « Un levier stratégique », affirme Adams, pour améliorer les cycles d’entretien, la disponibilité technique et, in fine, la productivité globale du site.

Un géant au pied d’or

Basée à Toronto, IAMGOLD ne cache pas ses ambitions globales. Avec trois mines en exploitation — Côté Gold et Westwood au Canada, Essakane au Burkina Faso —, et un portefeuille diversifié de projets d’exploration, la société emploie quelque 3 700 personnes sur deux continents.

Le projet Côté Gold, fruit d’un partenariat avec Sumitomo Metal Mining Co. Ltd, s’annonce déjà comme l’un des plus importants gisements aurifères du pays. Une mine stratégique pour IAMGOLD, mais aussi un signal clair à l’industrie : le groupe veut monter en puissance, tout en affichant une « culture d’exploitation minière responsable », selon les termes de son président.

Du Sahel à l’Ontario, la même philosophie

Si le groupe canadien opère aussi dans les zones complexes de l’Afrique de l’Ouest, c’est avec la même rigueur ESG (Environnement, Social, Gouvernance) qu’il entend faire la différence. Un positionnement éthique revendiqué, dans un secteur souvent critiqué pour ses externalités.

Pour IAMGOLD, la mine Côté Gold incarne donc bien plus qu’un projet aurifère : c’est une vitrine technologique, une preuve de résilience opérationnelle et un jalon stratégique sur la carte de l’or mondial. À l’heure où les majors de l’industrie cherchent à se réinventer, le canadien s’installe, mine de rien, dans la cour des grands.

Chiencoro Diarra 

26 juin 2025 0 comments
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