Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
lundi,25 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Défilé des avions de combat dans le cadre du 22 septembre
A la Une

Défile du renouveau : Le Mali marche au pas de son destin

by Sahel Tribune 25 septembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

À l’occasion du 65e anniversaire de son indépendance, le Mali a réaffirmé sa souveraineté à travers un défilé militaire impressionnant. Une célébration nationale qui sonne comme un message de résilience collective, de dignité, d’unité et de renaissance.

Il y a des dates qui ne sont pas que des points de passage dans le temps. Des dates qui, au-delà de leur poids historique, résonnent comme des actes de foi. Le 22 septembre en fait partie. Chaque année, à cette date, le Mali ne célèbre pas seulement son accession à la souveraineté nationale et internationale en 1960. Il se rappelle au monde, réaffirme sa dignité, et dit haut ce que d’autres murmurent à peine : malgré les blessures, les défis et les tumultes, le Mali tient debout et poursuit sa marche souveraine.

En 2025, cette commémoration revêt une dimension particulière. Non pas seulement par l’ampleur du défilé militaire — sans précédent depuis des décennies — ni par la solennité des cérémonies, mais par ce qu’elle dit d’un pays en pleine renaissance. Une nation qui, à l’épreuve du feu, a choisi de ne pas se dissoudre dans le fatalisme.

Le symbole d’un renouveau souverain

Sous la conduite du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance a été pensée comme un acte politique, au sens noble du terme. Le retour du faste militaire, la rigueur de la mise en scène, les démonstrations aériennes et les discours ciselés ne relèvent pas d’une simple stratégie de communication. Ils traduisent une volonté de réaffirmer une souveraineté malmenée, mais jamais anéantie.

Dans les rues de Bamako, sur le Boulevard de l’Indépendance, les blindés déployés, les Su-24 rugissants dans le ciel que nous contrôlons pleinement, n’en déplaise aux forces d’occupation qui s’en étaient appropriées, en ordre serré, la prestance des FAMa était à la dimension de l’engagement du chef suprême des Armées, mais aussi magnifiait la mobilisation générale des Maliens, nostalgiques de leur armée d’antan. 

Ce n’est pas une posture de défi, mais celle de dignité d’une armée longtemps désintégrée à dessein. Car on n’impose pas la souveraineté, on la conquiert, puis on la protège. Et ce 22 septembre, ce n’est pas seulement l’État malien qui défilait. C’était le peuple entier qui se levait — celui des campagnes oubliées, des villes meurtries, des familles endeuillées, des soldats tombés, des jeunes espérant.

Un pays sous pression, mais pas sous tutelle

Certains l’oublient trop vite. Le Mali ne sort pas d’un long fleuve tranquille. Depuis plus d’une décennie, le pays est soumis à des pressions géopolitiques constantes tant sur le plan sécuritaire, diplomatique, qu’économique. Il a payé le prix fort de ses erreurs, mais aussi celui des abandons et des duplications imposées de l’extérieur. Qu’à cela ne tienne, le Maliba résilient tient débout. 

En 2025, ce que le monde découvre, souvent avec gêne, c’est qu’un pays qu’on disait affaibli est en train de rebattre les cartes. L’alliance avec le Niger et le Burkina Faso dans le cadre de l’AES (Alliance des États du Sahel) n’est pas qu’un partenariat militaire. C’est une alternative géopolitique assumée, qui rompt avec une dépendance historique et ouvre un champ nouveau : celui de l’autodétermination stratégique.

Certes, tout n’est pas réglé. Car les poches d’instabilité demeurent, les défis économiques sont immenses, les attentes sociales pressante. Mais un cap est fixé. Et pour le Mali, tenir le cap, c’est déjà un acte de résistance.

Le peuple malien : cœur battant d’une nation en refondation

Ce 22 septembre, la vraie force du Mali n’était pas dans les armes ni dans les uniformes. Elle était dans les yeux larmoyant de fierté des citoyens, dans la ferveur des enfants brandissant le drapeau, dans la voix posée du Président Goïta rendant hommage aux pères de l’indépendance.

Car derrière le discours, il y a une vérité simple, mais puissante : le peuple malien ne recule pas. La dynamique historique enclenchée est un chemin de non-retour. La seule logique qui vaille demeure le bonheur et l’épanouissement de la nation malienne. Le Mali a traversé les trahisons, les manipulations, les violences. Il en sort plus lucide, plus exigeant, mais aussi plus attaché à sa souveraineté.

C’est ce peuple qui, chaque jour, aide à la reconstruction l’État, pierre par pierre, service public par service public, école par école. Comme centre de gravité de cette transition, ce vaillant peuple est de plus en plus regardant sur l’orientation de son avenir. Du statut de spectateur subissant les revers des politiques inappropriés, le peuple malien est désormais décidé, au côté des autorités de la transition, à écrire les pages glorieuses de sa propre histoire. 

À l’heure où d’autres capitales s’interrogent sur le sens de l’indépendance, où l’on débat du « néo-panafricanisme » à grands coups de slogans, le Mali agit. Il ne promet pas une rupture. Il l’incarne. Non sans risques, certes. Mais sans concessions sur ce qui fonde une nation : la dignité, la mémoire et l’avenir.

Alors oui, ce 22 septembre, le Mali a célébré bien plus qu’un anniversaire. Il a signé un acte de foi en lui-même. Et c’est là, dans cette foi tranquille, que réside la plus belle réponse à ceux qui pensaient pouvoir écrire l’histoire du Sahel sans les Sahéliens.

Correspondance particulière 

25 septembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim
A la UnePolitique

À New York, le Mali plaide pour une souveraineté africaine respectée

by Sahel Tribune 24 septembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Du haut de la tribune new-yorkaise, Bamako s’apprête à faire entendre une voix qui dérange : celle d’un Mali debout, souverain, enraciné dans une alliance sahélienne assumée.

À l’ombre du Conseil de sécurité, où le jeu des puissances continue de s’imposer aux peuples, la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouvert ce 23 septembre dans un monde fracturé, secoué par les crispations géopolitiques et l’effritement du consensus multilatéral. Pour représenter le Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre et chef du gouvernement, a quitté Bamako à la tête d’une importante délégation. Il portera la parole du président de la Transition, le général Assimi Goïta, dans un moment où le pays n’a jamais autant revendiqué sa parole propre, affranchie des anciennes tutelles.

L’Alliance des États du Sahel en ligne de mire

Le thème choisi par les Nations unies – « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains » – sonne comme un vœu pieux face aux réalités des Suds. Le Mali, avec d’autres pays du Sahel, ne se contente plus d’y adhérer symboliquement. À la tribune des Nations unies, le 26 septembre, le général Maïga entend exposer ce que Bamako considère désormais comme l’architecture d’un nouveau pacte africain : une gouvernance réformée, une paix construite de l’intérieur, et une coopération internationale débarrassée des postures paternalistes.

Car au-delà du Mali, c’est toute la Confédération des États du Sahel (AES) – cette entente géopolitique tripartite entre Bamako, Niamey et Ouagadougou – que le Premier ministre défendra comme une réponse sahélienne à la faillite des schémas sécuritaires importés. Dans un monde où les lignes d’alliances se redessinent, l’AES est le fruit d’un choix stratégique : celui d’un arrimage régional, non aligné, où la sécurité se conjugue avec la dignité et la souveraineté.

L’intervention d’Abdoulaye Maïga devrait mettre en exergue les avancées de la Transition malienne, aussi bien sur le plan institutionnel que sécuritaire. Du plan Dougoukolo Ko à la montée en puissance des FAMa, en passant par les réformes en matière de justice, de santé ou d’éducation, le message est clair : le Mali ne veut pas d’un traitement différencié, mais d’un partenariat équilibré.

Diplomatie bilatérale et diaspora malienne au programme

Au-delà du discours, la présence du Premier ministre à New York sera marquée par une série de rencontres bilatérales avec des chefs d’État, des responsables d’organisations internationales et des partenaires techniques. Objectif : faire valoir les intérêts stratégiques du Mali, tout en consolidant les nouvelles orientations diplomatiques, notamment vers l’Asie, le Moyen-Orient, et les BRICS.

Maïga s’adressera également à la communauté malienne vivant aux États-Unis. Un moment souvent plus politique qu’il n’y paraît, tant la diaspora constitue un relais puissant, à la fois pour la diplomatie populaire du pays et pour ses ambitions économiques.

Une tribune mondiale pour une nouvelle voie

Ce déplacement à New York ne sera donc pas un simple rituel protocolaire. Il s’inscrit dans une stratégie assumée : inscrire le Mali dans une nouvelle dynamique diplomatique où les principes de souveraineté, d’égalité entre les États, et de respect mutuel ne sont plus négociables.

Ceux qui s’attendent à un discours lisse seront déçus. Ceux qui craignent une sortie de route, aussi. Ce que le Mali propose, c’est une troisième voie : ni rupture stérile, ni soumission tacite. Une diplomatie de conviction.

Le Général Goïta n’a pas quitté Bamako, mais c’est bien sa vision qui s’exprimera, sur la scène mondiale, par la voix d’un Premier ministre qui ne mâche jamais ses mots.

A.D

24 septembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Général Assimi Goïta
A la UneVidéo

Général Assimi Goïta : « Les Maliens méritaient amplement un défilé d’une telle envergure »

by Cheickna Coulibaly 23 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

A la suite des festivités du 22 septembre sur le Boulevard de l’Indépendance, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé une interview à la presse. L’occasion pour le Chef de l’État de revenir sur la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, la mémoire des pères fondateurs, et le rôle des forces armées dans la protection du pays.

Le Président a tenu à rappeler l’importance du 22 septembre comme jour de mémoire et de devoir pour tous les Maliens. Il a salué le parcours des pionniers de l’indépendance et insisté sur les valeurs de souveraineté, de patriotisme et de don de soi, toujours d’actualité pour guider le pays. 

Reconnaissance envers les Forces armées et la sécurité

S’exprimant sur la situation sécuritaire, le Général Goïta a rendu hommage aux soldats tombés sur le théâtre des opérations et aux blessés. Il a souligné que la lutte contre les groupes armés terroristes reste un engagement national et régional, notamment à travers la force unifiée de l’AES, déjà active sur le terrain.

« Nous continuons à travailler pour que nos soldats captifs puissent revenir à la maison », a-t-il ajouté, soulignant la cohésion et le professionnalisme des FAMa.

Le Chef de l’État a invité tous les Maliens à rester unis face aux défis actuels et futurs, notamment en matière de sécurité, de refondation du pays et de développement. « Le peuple malien s’est toujours distingué par sa résilience, son courage et sa détermination face à l’adversité. Ce n’est donc pas aujourd’hui que nous reculerons. Nous poursuivrons ce combat pour la souveraineté jusqu’à la pacification complète de notre territoire national. », a-t-il déclaré. 

Célébration et reconnaissance

Le Président a également salué la coopération régionale avec le Niger et le Burkina Faso, et rappelé que la célébration du 65ᵉ anniversaire est une manifestation de fierté et de reconnaissance envers les forces armées et tous les serviteurs de la Nation.

« La fête de l’indépendance 2025 restera un moment mémorable. Les Maliens méritaient amplement un défilé d’une telle envergure. Après tant de contributions, tant de sacrifices, tant de résilience déployés pour bâtir nos forces armées, c’était le moindre hommage que la Nation pouvait leur rendre. », a conclu le Président.

Cheickna Coulibaly

23 septembre 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Défilé militaire à Bamako
A la Une

Bamako en fête : véhicules blindés, Su-24 et troupes mobilisées pour les 65 ans du Mali

by Cheickna Coulibaly 23 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Ce lundi 22 septembre 2025, le Mali a commémoré en grande pompe, avec fierté et recueillement, le 65ᵉ anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale, sur le Boulevard de l’Indépendance, comme cela n’avait jamais été le cas auparavant. La capitale, Bamako, a vibré au rythme des cérémonies officielles, des défilés et des hommages, offrant aux Maliens une journée mémorable.

La journée commémorative a débuté par le traditionnel dépôt de gerbes au pied du Monument de l’Indépendance. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, a ainsi rendu hommage aux pionniers et héros de la Nation, qui ont consenti le sacrifice suprême pour la liberté et la dignité du peuple malien.

Après ce moment solennel, le Chef de l’État a procédé à la revue des troupes, saluant l’engagement et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité.

Il a ensuite rejoint la tribune officielle du Boulevard de l’Indépendance, où il a présidé une cérémonie de décoration exceptionnelle en l’honneur de personnalités appelées à faire valoir leurs droits à la retraite. Par ce geste, le Président a voulu rappeler que le service loyal rendu à la Nation ne sera jamais oublié.

Autour de lui, on notait la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du gouvernement, des corps constitués, ainsi que de plusieurs diplomates étrangers et ambassadeurs accrédités au Mali, venus témoigner de leur solidarité et partager avec le peuple malien ce moment de mémoire et de fierté nationale.

Défilé civil, militaire et motorisé

Le grand défilé a débuté sous les yeux du Président et des officiels, sous les applaudissements d’une foule nombreuse venue célébrer le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance.

 Le défilé civil a ouvert la cérémonie, avec des associations, des syndicalistes, des ministères et des groupes culturels animant le boulevard par des chants et des danses. La diversité des participants et l’enthousiasme du public ont offert un spectacle vivant et coloré.

Le défilé militaire et paramilitaire a captivé la foule par la précision et la discipline des troupes. Chaque mouvement était exécuté avec rigueur, reflétant l’entraînement et le professionnalisme des forces maliennes.

Défilé motorisé 

Les colonnes de véhicules blindés, composées de plusieurs centaines d’engins, ont impressionné par leur puissance et leur diversité : BRDM, BTR-60, BTR-70, VN-22, véhicules de commandement, camions logistiques de livraison et de transport de carburant.

Des unités spécialisées, telles que la compagnie cynophile et la cavalerie, ont également pris part au défilé, rappelant à la fois les traditions et la modernité des forces maliennes.

Tout au long du défilé, les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger flottaient côte à côte, en hommage à l’Alliance des États du Sahel (AES), symbolisant la coopération régionale et la solidarité dans la lutte contre l’insécurité.

Défilé aérien et puissance militaire

Défilé des avions de combat dans le cadre du 22 septembre
Défilé aérien à Bamako, le 22 septembre 2025 sur le boulevard de l’indépendance. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

Dans le ciel de Bamako, les spectateurs ont pu admirer le passage des L-39 Albatros et surtout du redoutable Su-24, symbole de la puissance aérienne du Mali. À leurs côtés, plusieurs hélicoptères de manœuvre et d’attaque ont évolué en formation, démontrant la capacité des FAMa à assurer à la fois le transport tactique, l’appui-feu et les opérations spéciales. Les figures aériennes, saluées par les ovations du public, ont mis en lumière une armée capable d’opérations offensives d’envergure.

Au sol, la diversité des forces blindés, logistique, compagnies spécialisées a illustré la modernisation et la polyvalence de l’armée malienne, capable de relever les défis sécuritaires les plus complexes.

Ce défilé, civil, militaire et aérien, a duré plus de trois heures, offrant à la population un spectacle historique et symbolique, reflet de la puissance, de la cohésion et de la discipline des forces armées du Mali.

Sécurité et organisation

La sécurité a été renforcée autour du boulevard avec des patrouilles de policiers et militaires, des cordons et des véhicules blindés. Malgré le spectre des menaces terroristes, l’atmosphère est restée calme, ordonnée et respectueuse, reflétant la confiance du peuple en ses forces armées.

En ce 22 septembre 2025, Bamako a vécu une journée mémorable et impressionnante, entre hommage, cérémonie, défilé et démonstration de puissance nationale. Le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance restera gravé dans les mémoires comme un moment de fierté, d’unité et de reconnaissance envers les forces armées et l’ensemble des serviteurs de la Nation.

Cheickna Coulibaly

23 septembre 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Cérémonie de prière SENARE 2025
Politique

SENARE 2025 : prières et bénédictions pour la paix et la réconciliation au Mali

by Chiencoro 23 septembre 2025
written by Chiencoro 1 minutes read

La quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025), placée sous le thème « L’héritage, facteur de paix et de cohésion sociale », accorde une place importante à la dimension spirituelle. Comme à l’accoutumée, des moments de prières et de bénédictions sont organisés dans les lieux de culte, afin d’invoquer la grâce divine pour la paix, l’unité et la réconciliation au Mali.

Le vendredi 19 septembre 2025, une grande cérémonie religieuse s’est tenue à la mosquée de Bamako, en présence des responsables religieux, de la commission nationale d’organisation ainsi que de nombreux fidèles. La lecture collective du Saint Coran et les invocations ont constitué le temps fort de cette rencontre, marquée également par un acte de solidarité : l’immolation de bœufs, symbole de partage et de cohésion sociale.

Dans leurs prêches et bénédictions, les autorités religieuses ont lancé un appel à la paix, rappelant que « nous n’avons pas d’autre pays que le Mali ». Les fidèles, unis dans la ferveur, ont imploré la miséricorde divine pour un retour définitif de la paix et de la stabilité dans le pays.

Après la grande mosquée de Bamako, des séances similaires ont eu lieu dans les églises ce dimanche 21 septembre, notamment à Niamana et à la grande cathédrale, afin de témoigner de l’unité et de la complémentarité des différentes confessions dans la construction d’un Mali réconcilié.

Par ces gestes de foi, la SENARE 2025 rappelle que la réconciliation nationale est d’abord une œuvre collective, portée à la fois par l’action des institutions, l’engagement des citoyens et la force spirituelle des bénédictions partagées.

Cheickna Coulibaly

23 septembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les ministres de la Justice de l'AES
Politique

CPI : Bamako, Niamey et Ouagadougou tirent la prise

by Sahel Tribune 22 septembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

En se retirant du Statut de Rome, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent la Cour pénale internationale comme un instrument néocolonial et clament leur volonté de justice souveraine. Une rupture juridique autant que géopolitique.

C’est une page d’histoire judiciaire — et diplomatique — qui s’est tournée à Bamako ce 22 septembre 2025. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la confédération des Etats du sahel, a apposé sa signature au bas d’un document que les chancelleries occidentales auraient sans doute préféré ne jamais lire : le retrait immédiat du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).

Ce départ conjoint des trois membres de l’AES n’est pas qu’un simple geste diplomatique. C’est un acte fondateur. Une déclaration de rupture avec un ordre juridique international que ces régimes, tous militaires et souverainistes, considèrent désormais comme discrédité, partial et instrumentalisé par l’Occident.

Le procès d’un tribunal

Dans le communiqué commun, le ton est sans détour. Il est reproché à la CPI d’avoir « dérivé », de s’être « transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme », d’incarner « une justice sélective », voire de faire preuve d’un « mutisme complaisant » face aux crimes des grandes puissances. Pire encore : elle serait incapable de juger les vrais fauteurs de guerre, enfermée dans une logique de deux poids deux mesures, prompt à juger les colonels africains, silencieuse sur les généraux de l’OTAN.

La mise en accusation est sévère. Mais elle n’est pas inédite. D’Omar el-Béchir au Kenya de Uhuru Kenyatta, en passant par les réticences de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine (qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome), la CPI a toujours été prise entre deux feux : celui des espoirs déçus du Sud global, et celui des intérêts contrariés des grandes puissances.

En dénonçant ce qu’ils qualifient de « juridiction à géométrie variable », les États de l’AES renversent la table d’un multilatéralisme à leur yeux trop vertical, et entendent affirmer une souveraineté sans concession, y compris dans le domaine de la justice internationale.

Un divorce à trois

Le retrait est d’autant plus symbolique qu’il intervient dans un moment de recomposition régionale intense. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous gouvernés par des autorités militaires, ont fondé en septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), devenue une confédération politico-sécuritaire en juillet 2024, alternative assumée à la CEDEAO. Leur point commun ? Une hostilité partagée à l’ingérence, une critique frontale de la France, et une volonté affirmée de bâtir un ordre nouveau fondé sur des mécanismes endogènes.

C’est au nom de cette vision que les trois pays annoncent vouloir recourir à « des mécanismes de justice internes », censés être plus « adaptés aux valeurs sociétales » et plus efficaces pour « lutter contre toute forme d’impunité ». Une souveraineté judiciaire en lieu et place de la juridiction internationale.

Les critiques ne manqueront pas. Ce retrait pourrait être vu, dans certaines capitales, comme une tentative d’éviter d’éventuelles poursuites, dans un contexte de conflit armé permanent et de dénonciations régulières de violations des droits humains. Mais du côté des dirigeants de l’AES, c’est justement ce soupçon de deux poids deux mesures — le fait que certains crimes soient jugés et d’autres pas — qui justifie leur sortie.

Ligne de fracture

L’affaire dépasse la seule question judiciaire. Elle cristallise une fracture grandissante entre deux visions du monde : celle d’un ordre international piloté depuis La Haye, Bruxelles ou New York, et celle d’un espace sahélien réaffirmant son autonomie, quitte à s’isoler davantage. Dans le style martial et souverainiste désormais assumé par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le droit international ne saurait être une camisole morale imposée de l’extérieur, mais un outil à façon, construit sur la base des réalités locales.

Ce positionnement séduit, au-delà même du Sahel. Il rejoint une vague montante d’États désillusionnés par le fonctionnement asymétrique des institutions internationales, notamment sur le continent africain, où la CPI a jugé presque exclusivement des ressortissants africains.

Vers une justice sahélienne ?

Reste à savoir par quoi sera remplacée cette justice internationale décriée. Des tribunaux régionaux ? Une juridiction de l’AES ? Une cour militaire conjointe ? Pour l’heure, aucune alternative concrète n’a été annoncée. Mais les États membres de l’AES assurent vouloir poursuivre la coopération avec les Nations Unies et d’autres partenaires, dans des « cadres appropriés » — comprenez : dans le respect total de leur souveraineté.

Ce retrait, validé par le président Goïta et par ses homologues le général Abdourahamane Tiani au Niger et le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina, s’inscrit dans une stratégie cohérente de désarrimage des institutions héritées de l’ordre post-colonial, au profit d’un recentrage national ou régional. Après les bases militaires françaises, après la CEDEAO, c’est aujourd’hui à la CPI que l’AES tourne le dos.

Un geste lourd de sens

En se retirant du Statut de Rome, l’AES ne tourne pas seulement le dos à une cour de justice. Elle envoie un message politique fort. Elle trace une ligne rouge entre souveraineté réelle et tutelle symbolique, entre indépendance proclamée et dépendance juridique.

Dans une époque où le droit est devenu un champ de bataille diplomatique, le geste de l’AES n’est pas anodin. Il faudra désormais compter avec une justice sahélienne, par et pour les Sahéliens, affranchie des assignations morales venues d’ailleurs. Mais aussi avec ses propres limites, ses propres défis.

A.D

22 septembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Défilé militaire avec des lance-obus
AnalysesVidéo

Un défilé d’État, une tribune géopolitique, un message à la nation et à l’international.

by Chiencoro 22 septembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Mali a célébré ce 22 septembre 2025, avec une solennité affirmée et un souffle géopolitique renouvelé, le 65ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. Une journée marquée par un retour en force de l’État, incarné par une démonstration de puissance militaire et une réaffirmation claire de la souveraineté nationale.

À Bamako, ce 22 septembre 2025, la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali a pris des allures de démonstration politique. Sous la férule du Général Assimi Goïta, la République ne s’est pas contentée de commémorer : elle a affirmé. Affirmé sa souveraineté reconquise, sa doctrine sécuritaire assumée et son arrimage stratégique à l’Alliance des États du Sahel (AES). Sur le boulevard de l’Indépendance, entre mémoire des pères fondateurs et puissance des troupes alignées, le Mali s’est adressé autant à ses citoyens qu’à ses partenaires et adversaires. Une mise en scène calibrée de l’autorité, de l’unité, et d’une volonté de rupture géopolitique.

Dans une ambiance sobre mais stratégique, le Président s’est incliné devant le drapeau, pendant que résonnait la sonnerie aux morts. Un geste simple mais lourd de sens dans un contexte de refondation nationale, où chaque symbole compte.

Défilé de puissance, message de souveraineté

Ce 22 septembre, Bamako n’a pas simplement fêté une date – elle a projeté un signal politique. Des milliers de militaires, policiers, gendarmes, douaniers, forestiers, agents de la protection civile, mais aussi les écoles de formation, les unités spéciales, les blindés, les drones, l’aviation… ont pris possession du Boulevard de l’Indépendance.

Le message est clair : le Mali est debout. La souveraineté n’est plus un mot. Elle est une posture, une ligne de front, et elle se matérialise aujourd’hui dans la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa).

« Le peuple malien ne reculera pas devant l’adversité », a martelé le président dans une interview à l’issue des activités de commémoration, en présence des plus hautes autorités du pays, du corps diplomatique, et d’une foule dense venue affirmer son attachement à l’État malien.

AES, doctrine sécuritaire et rupture géopolitique

Assimi Goïta n’a pas éludé l’essentiel : la géopolitique. Pour lui, l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, n’est plus une simple coopération. C’est une doctrine de rupture. « L’AES est une réalité irréversible », affirme-t-il, saluant ses homologues Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani.

L’armée malienne est désormais un acteur stratégique de cette recomposition. Avec le plan Dougoukolo Ko et l’opération An Siguin Gnogon, l’État reconquiert le territoire et la parole politique s’arrime à la force de frappe. La nouvelle force conjointe de l’AES est « en voie d’autonomie totale » selon le président — un tournant sécuritaire inédit dans l’histoire de la région.

Une célébration, trois actes, un cap

Le triptyque de cette journée a été pensé comme un narratif stratégique : hommage aux morts, honneur aux vivants, et projection vers l’avenir.

  1. Hommage – À Modibo Keïta, figure de la souveraineté africaine. Aux militaires tombés, aux civils martyrisés. Un moment de recueillement qui pose l’indépendance comme un sacrifice continu.
  2. Distinctions – Le président a décoré plusieurs hauts cadres de l’État appelés à la retraite, envoyant un message fort à la fonction publique : le service loyal à la Nation sera reconnu. Parmi eux, le président de la Cour suprême, Dr Fatoma Théra, élevé au rang de Grand Officier de l’Ordre national.
  3. Défilé – Plus qu’un spectacle, un acte d’affirmation. Des troupes bien organisées, une logistique huilée, des équipements modernes. L’État montre ses muscles, et à travers eux, sa volonté de ne plus subir.

Vers un Mali souverain, sécuritaire, productif

Dans son discours à la nation, à la veille du 22 septembre, le général Assimi Goïta y parle d’économie, de résilience budgétaire, de croissance projetée à 6 %, d’investissements dans l’énergie solaire, de digitalisation de l’administration, de refondation institutionnelle. Il rappelle que la souveraineté est aussi économique, sanitaire, éducative. Et que cela exige une jeunesse formée, une justice équitable, une administration engagée.

Il évoque aussi la diaspora, la culture, l’héritage à transmettre. Mais son leitmotiv demeure le même : restaurer l’État, protéger le peuple, bâtir l’avenir.

Le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance ne fut pas qu’une commémoration. Ce fut un acte politique et stratégique. Une démonstration de force et de résilience. Un message clair envoyé aux partenaires, aux adversaires et au peuple : le Mali assume son destin.

Dans une Afrique en recomposition, le pays se positionne comme un pôle d’insoumission souveraine, articulée autour de l’axe Bamako–Ouagadougou–Niamey. Et en ce 22 septembre, le Mali n’a pas seulement célébré son passé — il a affirmé sa vision.

Chiencoro Diarra 

22 septembre 2025 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Siniyan-Sigui : comment le Burkina Faso entend convertir les superprofits de l’or en avenir...
Pays dogon : pourquoi Bandiagara reste au cœur des défis sécuritaires et de la...
55 pays, un passeport : le rêve impossible du citoyen africain

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close