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Lancement du projet Développement de la filière bétail-viande à Kayes
Économie

Région de Kayes : Un ambitieux projet de développement sectoriel lancé.

by Sidi Modibo Coulibaly 4 août 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

La fin du mois de juillet 2025 a été une période de bonnes nouvelles pour la région de Kayes. Quelques jours après l’annonce de B2Gold de créer 2000 emplois à travers son nouveau gisement « Fékola régional », celle du gouvernement relative à l’acquisition du financement de la réhabilitation du tronçon routier Diema-Sandaré et, le lancement officiel par le ministère chargé de l’emploi d’un programme de formation de 500 jeunes en entrepreneuriat, les autorités nationales viennent de lancer un ambitieux projet de valorisation du secteur de l’élevage dans la région. 

Les autorités nationales sont à pied d’œuvre pour le développement global du pays. Pour ce faire, elles font non seulement des actions d’envergure nationale, mais aussi de portée régionale. Les actions au niveau des régions sont fonction de la spécificité socio-économique de chaque région administrative. Chacune des dix-neuf régions administratives a des spécificités naturelles qui définissent les principales activités socio-économiques pratiquées par les populations locales. Par exemple, Sikasso est reconnue par ses activités agricoles, Mopti par les activités piscicoles, etc. 

Quant à la première région, Kayes, elle est réputée être une zone minière par excellence, une zone par laquelle 70 % des importations du pays s’effectuent. Elle est aussi une grande zone d’élevage du Sahel occidental. Pour booster ce secteur, le gouvernement a lancé une importante initiative intitulée « Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes ».

Améliorer durablement la chaîne de valeurs bétail/viande

Tel est l’objectif principal du projet dont le lancement a eu lieu le jeudi 31 juillet 2025 à Kayes sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. C’était en présence du gouverneur de la région de Kayes, Général de brigade Moussa Soumaré, du Chef de Bureau de la FAO (Food and Agriculture Organisation : Organisation des Nations unies pour l’agriculture) au Mali, Abdoul Karim Bah, du représentant de l’Agence Espagnole de Coopération pour le Développement (AECID), Antonio Monje Vargas, et de plusieurs acteurs intervenant dans le domaine de la filière bétail-viande.

Le projet vise à accompagner les éleveurs, bouchers, commerçants, transporteurs et transformateurs afin de renforcer la compétitivité, la résilience et la durabilité de la filière bétail/viande pour l’économie malienne. Autrement dit, il prévoit de renforcer la performance globale de la chaîne de valeurs bétail/viande, à travers l’amélioration de la productivité et de la santé animale ; le développement des infrastructures de transformation et de commercialisation;  la professionnalisation des acteurs ; la promotion de partenariats inclusifs public-privé ; le soutien à l’emploi des jeunes et des femmes dans les filières animales en mettant un accent particulier sur l’entrepreneuriat rural ; et la préservation des ressources naturelles par la promotion des pratiques durables et résilientes. 

Kayes, une zone propice pour un tel projet 

Le secteur de l’élevage représente plus de 15 % du PIB (Produit Intérieur Brut) en ce sens qu’il est le troisième contributeur aux recettes d’exportation après l’or et le coton. Pour son cheptel estimé de 79 487 163 têtes, le Mali est classé premier de la zone UEMOA (Union Monétaire ouest-africaine) et deuxième de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest).

La région de Kayes, bénéficiaire du présent projet, dispose de vastes zones pastorales.  Son cheptel important est estimé à 1 926 264 bovins, 1 354 506 ovins, 1 848 662 caprins, 50 337 équins, 105 580 asins et 27 907 camelins. Sa position géographique stratégique, offre un potentiel considérable pour le développement de la filière bétail/viande, aussi bien pour la consommation nationale que pour l’exportation vers les pays de la sous-région. 

La réalisation du projet sera facilitée par l’existence d’un abattoir moderne composé de deux chaînes de production (une chaîne dédiée aux bovins avec une capacité de 100 bovins par cycle de 8 heures et une chaîne des ovins et caprins avec une capacité de 300 ovins par cycle de 8 heures). L’abattoir produit plus de 80 tonnes de viande par mois.

Il faut noter que le « Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes » est financé par le Royaume d’Espagne et mis en œuvre par la FAO pour un coût global de 393 000 000 FCFA. 

Sidi Modibo Coulibaly

4 août 2025 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

ÉDITORIAL – « Du bac promo » à la promo zéro : retour sur quinze ans de faillite éducative

by Chiencoro 4 août 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Avec un taux d’admission au bac 2025 de seulement 27,48 %, le système éducatif malien confirme sa descente aux enfers, entre réformes mal maîtrisées, désengagement collectif et dérives numériques non encadrées.

Un chiffre, d’abord. Un seul. 27,48 %. C’est le taux de réussite au baccalauréat malien en 2025. Un taux qui, comme ceux des années précédentes, peine à franchir le seuil des 30 %, désormais devenu une barrière symbolique, presque mythique. À tel point qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’un plafond de verre éducatif, gravé dans le granite de notre déclin scolaire. Pourtant, ce chiffre, aussi sec que glaçant, raconte beaucoup plus qu’un simple échec collectif. Il dit l’histoire d’un système qui ne se réforme qu’en façade, d’une pédagogie qui s’est noyée dans ses propres sigles, et d’un pays où l’école a perdu sa boussole — quand elle n’a pas tout simplement déserté le navire.

Le système scolaire confronté à des difficultés 

À bien y regarder, les statistiques dessinent un paysage d’effondrement progressif : 38,75 % en 2021, 25,73 % en 2023, 27,23 % en 2024, puis ce pâle 27,48 % pour 2025. Autrement dit, la génération actuelle n’échoue pas par hasard. Elle hérite non seulement d’un système miné depuis plus d’une décennie, mais aussi bénéficie de la période de la lutte implacable contre la fraude dans les examens et concours. L’année 2008 — 50 % de réussite — fait désormais figure d’eldorado éducatif, une époque où, ironie tragique, les examens furent organisés après une année quasi blanche, avec des surveillants de fortune et un seul trimestre effectif. Preuve, s’il en fallait une, que l’apparence de rigueur ne suffit pas à produire des résultats. La détermination des élèves aussi est un facteur important.

Il faut dire que depuis 2010, l’introduction de l’approche par compétences (APC), sans formation adéquate des enseignants ni manuels adaptés, a brouillé les repères des enseignants et des élèves. L’enseignant n’est plus un transmetteur de savoir, mais un « facilitateur » — encore faut-il qu’il ait les moyens de faciliter quelque chose. En réalité, ce changement de paradigme pédagogique n’a jamais quitté le stade de l’expérimentation mal maîtrisée, abandonnée à des contractuels mal formés, des classes surchargées et des bibliothèques fantômes.

Dans un article publié dans la Revue internationale d’éducation de Sèvre, et qui s’intitule « Les grandes réformes de l’école malienne de 1962 à 2016 », Seydou Loua, explique : « les difficultés d’application de cette réforme curriculaire par l’approche par compétences sont nombreuses. Les enseignants dénoncent notamment l’insuffisance de formations adéquates, de matériels, de temps, de ressources humaines. Beaucoup d’acteurs font une confusion entre la pédagogie convergente et l’approche par compétences, car la convergence entre les langues nationales et le français n’est pas clairement élucidée. »

Les smartphones, les nouveaux tableaux noirs

À cela s’ajoute un effondrement silencieux de la concentration et de la motivation des élèves, happés par TikTok, Instagram et leurs dérives addictives. Les smartphones sont devenus les nouveaux tableaux noirs de cette génération, sauf que rien n’y est enseigné — si ce n’est l’art de l’oubli et de la distraction. Certains misent sur l’intelligence artificielle pour tricher plus habilement, sans même savoir l’utiliser. L’IA, au lieu d’être introduite comme un outil pédagogique structurant, est laissée à la merci des plus débrouillards. Résultat : on ne lit plus, on ne révise plus, on ne rêve même plus d’excellence.

Dans son mémoire intitulé « Impacts des réseaux sociaux sur les élèves du lycée public de Niamakoro », soutenu en 2023 à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako, Sidiki Konaté explique que les réseaux sociaux sont comparables à la langue d’Ésope : à la fois bénéfiques et néfastes. « Le téléphone portable affecte souvent le bon déroulement des cours et est source de perturbations pendant les heures d’activités. Il entraîne également une distraction de l’esprit des élèves, les détournant des tâches données par l’enseignant en classe. » L’utilisation des réseaux sociaux via le téléphone portable influence donc négativement le processus d’apprentissage et reste une problématique d’actualité. Une problématique pourtant rarement au cœur des recherches dans notre pays. 

Fermer les réseaux et rouvrir les cahiers

À cela, une réponse collective s’impose. Non, le Mali ne manque pas de cerveaux. Il manquait d’une vision, d’un plan, et surtout d’un courage politique pour transformer le système éducatif en profondeur. Un baccalauréat qui exclut 7 élèves sur 10 est un baccalauréat qui ne joue plus son rôle d’ascenseur social, mais celui de broyeur de destinées. C’est ce que les autorités de la transition ont compris en organisant en 2024, les États généraux de l’éducation en vue d’analyser sans complaisance les maux qui minent le système éducatif malien. Le discours du ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, lors de l’ouverture de ces travaux est assez révélateur : « L’Histoire nous apprend que, à chaque changement de la société, correspondent des changements au niveau de l’éducation. Nous devons dès lors, avec toute l’objectivité requise, examiner tous ces changements et nous y adapter pour le bonheur des enfants du Mali. »

Il faut repenser l’école avec et pour les réalités maliennes, et non pas plaquer des modèles venus d’ailleurs, sans traduction possible sur le terrain. Il faut intégrer l’IA, encadrer l’usage des smartphones, investir dans les manuels et les bibliothèques, former les enseignants à la nouvelle donne, et surtout, replacer l’effort et le mérite au centre de l’apprentissage. Il est temps de fermer les réseaux et rouvrir les cahiers. Car le vrai scandale aujourd’hui, ce n’est pas que 72 % des candidats échouent. C’est que tout le monde s’y soit habitué.

Chiencoro Diarra 

4 août 2025 0 comments
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Relation sexuelle avant le mariage
A la Une

Ce que les parents n’osent pas dire, les écrans le montrent : récit d’une génération livrée à elle-même

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 août 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 7 minutes read

Au Mali, la discussion de la sexualité parents-enfants demeure difficile, voire inexistante. Dans les zones urbaines comme Bamako, les jeunes grandissent entre tabous, curiosité et désinformation. Livrés à eux-mêmes, ils s’informent souvent à travers leurs pairs ou les réseaux sociaux, exposés à des pratiques à risque.

Au Mali, plus d’un tiers des adolescentes (36 %) deviennent mères ou tombent enceintes avant l’âge de 20 ans, selon des statistiques de l’Institut National de la Statistique, dans la sixième Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM-VI) en 2018. Un phénomène aggravé par l’absence d’éducation sexuelle dans les écoles depuis la grogne de leaders religieux de la sphere islamique, en 2018, contre l’introduction d’un programme national. Pourtant, dans les sociétés maliennes, jadis, les jeunes ne découvraient les contours de l’amour qu’après leur initiation aux sociétés secrètes, autrement dit, après leur circoncision ou leur excision, qui se faisait généralement au cours de leur adolescence. Une épreuve qui conduisait, généralement au mariage, directement. La virginité et l’honneur était sacrés. Dans les Waldé (chez les Peuls) ou ton (chez les Bamanan), qu’on pourrait rapprocher sous quelques aspects des grins dans nos sociétés modernes, certes, les jeunes garçons collaboraient avec les jeunes filles et les considéraient comme leur copine, mais ça se limitait là. L’homme devrait aider la femme à préserver sa pureté jusqu’au mariage.

Si ces principes existaient dans ces sociétés anciennes, c’est que les questions liées à l’amour n’étaient point des tabous comme on tente généralement de nous faire croire. C’est pourquoi les conseillères matrimoniales (magnamaka) étaient si importantes dans ces sociétés, notamment dans les chambres de noces, en vue d’apprendre les bonnes manières aux jeunes couples. Si tel est le cas, d’où tenons-nous ce principe d’ériger la sexualité en tabou, surtout en cette période de vase communicant qu’est devenu  le monde grâce aux technologies de l’information et de la communication ? En nous fondant sur l’expérience de magnamaka, nous nous disons qu’il serait important de trouver un moyen d’entretenir les jeunes de ces questions depuis les familles.   

A l’ère d’internet et des réseaux sociaux, les jeunes sont de plus en plus exposés à des contenus liés à la sexualité, sans toujours avoir les repères nécessaires pour bien comprendre ou se protéger. Ce qui n’est pas sans conséquences. 

Les récits de jeunes citadins de Bamako révèlent des chemins d’apprentissage souvent bricolés, loin des cadres institutionnels ou familiaux. L’accès à l’information ne garantit pas sa qualité, et l’absence de dialogue avec les adultes crée un vide que les jeunes tentent de combler seuls.

Jugements, rumeurs et solitude

A.M, 21 ans, vivant à Sogoniko, raconte comment il a abordé ce sujet pour la première fois. « J’ai appris à travers mes amis. On partageait des vidéos, des discussions, parfois crues. Je n’osais pas en parler à mes parents. Ce n’est que plus tard que j’ai pu m’ouvrir à des adultes, mais c’était difficile au début. Il y avait cette peur d’être incompris, ou pire, puni », raconte-t-il. 

Pour A.M, comme pour beaucoup d’autres jeunes, la première source d’information a été le groupe d’amis. Mais ces échanges sont rarement accompagnés d’un encadrement ou d’une vérification de ce qui est vrai ou faux. « On disait tout et n’importe quoi, parfois pour faire le malin. On ignorait les risques », avoue-t-il.

À la différence d’A.M, A.T, 18 ans, habitant à Magnambougou, a découvert la sexualité seule, à travers son téléphone. « Je passais des heures à chercher sur Google ou YouTube. J’avais besoin de réponses. Mais parfois je tombais sur des choses choquantes, ou fausses. Et comme je ne pouvais pas en parler à ma mère, je gardais tout pour moi », explique-t-elle avant de souligner l’absence d’un espace sûr pour poser des questions. « À l’école, ce n’est pas abordé clairement. À la maison, c’est tabou. Alors, on se débrouille », a-t-elle laissé entendre.

Dans certains quartiers urbains comme Baco Djicoroni ACI, la pression sociale est bien réelle. Mariam, 24 ans, s’en souvient clairement. « Une fille qui parle de sexualité est vite traitée de “légère ‘. Du coup, on se tait, même si on a besoin d’en parler. On finit par faire nos choix seules, souvent mal informées », regrette celle qui évoque un environnement où les apparences priment. « Même entre filles, on évite le sujet souvent. C’est comme si poser des questions, c’était se condamner », dit-elle.

À Hippodrome I, Fanta, 25 ans, observe le fossé entre le niveau d’information supposé des jeunes et la réalité. « Les gens pensent qu’on est bien informés parce qu’on est connecté. Mais ce n’est pas vrai. Beaucoup de jeunes ne savent pas comment se protéger ou croient des mythes dangereux. Certains refusent de porter des préservatifs juste parce qu’ils ont entendu des bêtises comme “ça enlève le plaisir” ou “ça rend stérile” », affirme-t–elle en ajoutant : « On a honte d’aller à la pharmacie. Même prendre une pilule devient un drame ».

Des risques sanitaires ignorés

Pour de nombreux jeunes, les parents ne sont pas une option lorsqu’il s’agit d’aborder la sexualité. Le silence dans les foyers est souvent justifié par la culture, la religion ou la peur de « détourner » les enfants. C’est le cas de Fatoumata, 40 ans, mère de famille à Tiebani. « Parler de ça avec ma fille de 16 ans ? Jamais. Pour moi, c’est comme l’encourager à faire n’importe quoi. C’est un manque de respect. Ce sont des choses que les enfants découvriront plus tard, au moment du mariage », affirme-t-elle.

Pourtant, cette posture ferme est de plus en plus critiquée par les acteurs de la santé, qui y voient un obstacle majeur à la prévention. Ce silence parental prive les jeunes d’un repère essentiel, les poussant à s’exposer à des risques qu’ils ne maîtrisent pas.

Le Dr Gaoussou Dougoune, médecin à l’Association de santé communautaire de Magnambougou, constate chaque semaine les conséquences de ce manque d’éducation. « Les jeunes font face à plusieurs préoccupations majeures en matière de santé sexuelle, notamment les infections sexuellement transmissibles (IST), grossesses précoces, avortements clandestins […] et les conséquences physiques et mentales qui en découlent », explique le spécialiste de santé.

Il souligne que la plupart des consultations en santé sexuelle arrivent bien trop tard. « Beaucoup viennent quand il y a déjà une infection, ou une grossesse non désirée. Ils ont peur de venir, parfois ils ne savent même pas que les centres sont ouverts à eux », déclare-t-il.

Des efforts sont faits dans certains centres communautaires, mais le médecin est clair : « Ce n’est pas suffisant. Il faut des campagnes adaptées, dans les écoles, dans les quartiers, avec les leaders communautaires. Et surtout, il faut que les parents comprennent qu’éduquer sexuellement, ce n’est pas pervertir, c’est protéger », a-t-il signifié. 

Il insiste sur l’importance d’un accompagnement global. « L’information seule ne suffit pas. Il faut des lieux sûrs pour parler, poser des questions sans peur. Il faut intégrer les jeunes à ces discussions, pas les exclure », précise Gaoussou Dougoune. 

Briser le silence pour mieux protéger

À Bamako, les jeunes naviguent entre curiosité, peur, interdits et envies de savoir. La sexualité est vécue, mais rarement accompagnée. Et c’est ce vide qui inquiète les professionnels. Ce vide éducatif a des conséquences lourdes : un taux élevé d’abandon scolaire chez les filles, des inégalités persistantes d’accès à l’enseignement secondaire, et une vulnérabilité accrue en matière de santé reproductive. 

Bien que des initiatives de sensibilisation soient menées hors du cadre scolaire, aucun curriculum officiel de santé sexuelle n’existe à ce jour. Un consensus avec les leaders religieux et communautaires est désormais crucial pour instaurer une éducation sexuelle adaptée, réduire les grossesses précoces et favoriser la scolarisation des filles.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

4 août 2025 0 comments
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Des livres rangés dans les rayons d'une bibliothèque.
Seko ni Donko

L’Afrique et ses livres : un continent qui s’écrit, mais peine à s’imprimer

by Chiencoro 1 août 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans un rapport inédit, « L’industrie du livre en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance », l’UNESCO dresse une cartographie complète de l’industrie du livre en Afrique. Entre envolées numériques, pénuries structurelles et résilience littéraire, le continent cherche encore à faire entendre sa propre voix, sur ses propres pages.

Un rapport peut-être aride, un pavé de données et de courbes, un exercice d’experts pour autres experts. Mais celui-ci ne l’est pas. Car il parle d’un sujet brûlant de vitalité, intime et pourtant global : le livre en Afrique. Non pas le livre fantasmé, folklorisé ou subventionné, mais le livre tel qu’il existe — ou peine à exister — dans les rues de Bamako, les écoles d’Abidjan, les rayons clairsemés de Conakry.

Une industrie qui murmure à l’oreille du développement

En 2025, l’UNESCO publie pour la première fois une cartographie intégrale de l’industrie du livre dans les 54 États africains, comme on dresse le plan d’un trésor enfoui. Le constat est sans appel : l’Afrique génère à peine 5,4 % du chiffre d’affaires mondial de l’édition, alors qu’elle représente près de 18 % de la population planétaire. Autrement dit, le livre africain existe, mais il vit encore en exil.

Pourtant, le potentiel est là, immense. 7 milliards de dollars générés en 2023, et un horizon qui pourrait frôler les 18,5 milliards si l’édition scolaire — à elle seule évaluée à 13 milliards — était sérieusement investie. Mais encore faut-il que les États y croient, que les politiques sortent de la langueur règlementaire pour structurer un véritable marché du livre. À ce jour, seuls cinq pays africains (dont la Côte d’Ivoire et le Cameroun) disposent de lois spécifiques sur le secteur. Les autres naviguent à vue.

Un livre importé, un lectorat en jachère

Dans cette industrie qui devrait être un bastion de souveraineté culturelle, l’Afrique importe l’essentiel de ses livres. En 2023, elle a déboursé 597 millions de dollars pour les acheter ailleurs… et n’en a exporté que 81 millions. Résultat ? Une dépendance criante, notamment envers les éditeurs français et britanniques, et une invisibilisation des 2 000 langues africaines, balayées par les trois hégémonies coloniales : anglais, français, portugais.

Le problème ne s’arrête pas là. Une librairie pour 116 000 habitants, 8 000 bibliothèques pour tout le continent, un taux de TVA appliqué aux livres dans plus de la moitié des pays : lire devient un luxe. Et écrire, un combat.

Numérique, jeunesse et résilience 

Mais l’Afrique n’est pas ce continent figé qu’on fantasme. Elle invente. Elle s’adapte. Des maisons d’édition comme NENA (Sénégal) ou Akoobooks (Ghana) défrichent l’édition numérique, contournent les pénuries de papier, inventent l’audio-livre en langues locales. Des écrivains publient via WhatsApp, des nouvelles flash s’échangent de téléphone en téléphone comme autrefois les contes au coin du feu.

Et surtout, des jeunes — souvent formés à l’étranger — rentrent avec l’envie de bousculer l’ordre établi. À Dakar, à Kigali, à Lusaka, ils créent leurs propres maisons, improvisent des festivals, se battent pour faire vivre la lecture dans les marges.

De la survie culturelle à la souveraineté narrative

Ce que dit ce rapport, en filigrane, c’est que le livre africain est moins en crise qu’en gestation. Il n’a pas échoué, n’a pas disparu. Il attend simplement qu’on lui donne les moyens d’exister pleinement. Que les États cessent de le voir comme un accessoire littéraire ou un produit de salon. Qu’ils en fassent une priorité stratégique. Car sans livres, pas de lecteurs ; sans lecteurs, pas de citoyens. Et sans citoyens, pas de démocratie.

Ce n’est pas une question de nostalgie, ni même de culture. C’est une question de pouvoir. « Ce nouveau rapport de l’UNESCO démontre la nécessité de renforcer les politiques publiques pour le livre et la lecture afin que les histoires africaines puissent être écrites, publiées et lues. Il faut ainsi investir pour entrainer le continent dans le sillage de ses grands auteurs et de ses talents. », a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la parution de ce rapport.

Écrire pour vivre, éditer pour exister

L’UNESCO le dit à sa manière, académique, mais claire : le livre peut être un levier de développement durable en Afrique. À condition de structurer la filière, de former, de numériser, de traduire, de distribuer, de valoriser. Bref, à condition de croire que l’histoire d’un peuple commence là où il apprend à se raconter lui-même.

Et si l’Afrique veut cesser d’être regardée comme une matière première à exploiter ou un terrain de jeu pour ONG, elle doit investir dans sa première industrie souveraine : celle de la parole écrite.

Parce qu’un continent sans éditeurs, c’est un continent qui parle avec la voix des autres.

Chiencoro Diarra 

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Remise du projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale au président de la transition
Politique

Prévention et gestion des conflits : Les Maliens optent pour les mécanismes endogènes

by Sidi Modibo Coulibaly 1 août 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

Le mardi 22 juillet 2025 eut lieu la cérémonie officielle de remise de la charte pour la paix et la réconciliation nationale au Président de la transition. Le Général d’armée Assimi Goïta a reçu le document des mains de l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, président de la commission de rédaction. Une cérémonie qui marque un tournant décisif dans l’instauration de la paix et de la réconciliation nationale dans le pays.

Rédigée par près d’une cinquantaine d’experts, la charte est composée de 106 articles répartis en 16 titres et 39 chapitres. Son élaboration résulte d’une initiative du Président de la Transition caractérisée par sa souveraineté et son inclusivité. 

Élaborée dans un esprit de concertation et d’inclusivité, elle couvre les dimensions essentielles du développement économique, social, culturel et institutionnel du pays. En d’autres termes, elle est l’aboutissement de vastes consultations nationales impliquant tous les segments de la société malienne. En optant pour cette charte, le Mali tourne définitivement la page de l’ingérence trouble de l’extérieur dans la gestion de ses conflits.

Les mécanismes endogènes priorisés

Avec ce document, le Mali envisage de bâtir une paix durable fondée sur ses propres réalités culturelles et sociales. C’est une charte qui propose une refondation républicaine basée sur des mécanismes traditionnels de médiation, une justice transitionnelle et une cohésion nationale renforcée. Elle s’appuie sur les mécanismes endogènes de gestion des conflits, à savoir : les activités culturelles et sportives entre autres. 

Ces cadres constituent des forums d’échanges, de partage et de communion avec la participation des communicateurs et légitimités traditionnels. Deux des articles du document sont relatifs aux principes de l’éducation civique et morale rattachée à notre culture. Des principes qui devront amener les Maliens à adopter des attitudes positives pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale. En plus, la diplomatie coutumière, basée sur nos croyances, nos religions et nos traditions, est prise en compte. 

En recevant la charte, le chef de l’État a indiqué qu’elle est le fruit d’un dialogue national inclusif, souverain et exempt de toute ingérence extérieure. « L’accord d’Alger de 2015 a été un accord où tout le monde s’est mêlé de nos affaires. On aurait dit que le Mali appartenait à tous, sauf aux Maliens », a déclaré le Président de la transition. Le Général d’armée Assimi Goïta a prôné des solutions maliennes aux problèmes maliens, avertissant en ces termes : « Nous ne laisserons plus personne écraser le pays ». Le Chef de l’État a poursuivi en soutenant qu’il ne s’agit pas simplement d’un texte symbolique, mais d’une véritable feuille de route pour la refondation d’un Mali fort, uni et stable. 

A la même période où la charte lui a été remise, le gouvernement est en train de finaliser la mise en place d’un outil institutionnel de promotion de la paix et de l’unité nationale. Il s’agit du centre pour la promotion de la paix et de l’unité nationale au Mali (CPU-Mali).

Le CPU-Mali, un formidable outil pour la paix et la réconciliation 

Créé par l’ordonnance n° 2024-002/PT-RM du 23 février 2024 et organisé par le décret 2024 -0118/PT-RM du 11 mars 2024 fixe son organisation, le CPU-Mali est une réponse à la paix et à l’unité nationale tant recherchée par le peuple malien. Il a pour missions principales de contribuer à la cohésion sociale, promouvoir le dialogue et l’unité nationale, et soutenir les initiatives de paix et de développement durable au Mali. 

Le CPU-Mali est né à la suite d’une proposition du ministre de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, lors de la session du Conseil des ministres du mercredi 14 février 2024. D’après la proposition du Général de corps d’armée Ismaël Wagué, « Tout est parti d’un constat lié aux graves crises, notamment les rébellions, les violences politiques et les conflits inter ou intra-communautaires qui ont créé chez le citoyen en général et les victimes en particulier, un énorme besoin de justice et de réparation, de fixer ces faits dans la mémoire collective nationale et internationale et d’obtenir de l’État une garantie de leur non-répétition ». 

Dans le communiqué issu de cette session du conseil des ministres, il est dit : « En vue de préserver la mémoire historique des périodes de violence et de répression, des initiatives éducatives indispensables ont été envisagées pour permettre d’établir une mémoire publique qui sert de bastion contre le déni et la récidive. Dans cette perspective, le gouvernement dit avoir opté pour la justice transitionnelle pour établir la paix, construire le tissu social en vue d’un meilleur vivre ensemble et d’aboutir à la réconciliation nationale ».

Sidi Modibo Coulibaly

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Super-Coupe Assimi Goïta
Sport

Super Coupe Général d’Armée Assimi GOÏTA : la 5 ᵉ édition prévue du 15 août au 7 septembre à Bamako

by Chiencoro 31 juillet 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans une volonté affirmée de renforcer l’unité nationale à travers le sport et de stimuler la participation citoyenne des jeunes, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a informé le Conseil des ministres de la tenue imminente de la 5 ᵉ édition de la « Super Coupe Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État ». Cette compétition de football d’envergure nationale se déroulera du 15 août au 7 septembre 2025, dans la capitale, Bamako.

Plus qu’un simple événement sportif, cette coupe se veut un vecteur de mobilisation sociale et d’unité nationale. Initiée en l’honneur du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, la Super Coupe réunit chaque année les jeunes venus de toutes les régions du Mali, dans une ambiance de compétition, de brassage culturel et d’intégration.

L’objectif principal est d’offrir aux jeunes des différentes localités un cadre d’échange, de fraternité et d’expression de leur talent à travers le football. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision du président de la Transition qui mise sur la jeunesse comme moteur de la refondation du pays.

Une compétition inclusive et symbolique

La Super Coupe se distingue par son caractère inclusif. Elle met aux prises non seulement les équipes des Ligues régionales de football et du District de Bamako, mais aussi celles issues des institutions de l’État, notamment la Présidence de la République, le Gouvernement, et le Conseil National de Transition (CNT).

Le coup d’envoi de cette 5 ᵉ édition sera marqué par un match de gala particulièrement attendu. Il opposera, le 15 août prochain, l’équipe composée des membres du Gouvernement et du personnel de la Présidence à celle du Conseil National de Transition. Ce match symbolique témoigne de l’engagement des institutions de la République en faveur du dialogue, de la solidarité et de la paix, valeurs essentielles dans le processus de reconstruction du Mali.

Une dimension régionale affirmée

Pour cette édition 2025, la Super Coupe prend également une dimension sous-régionale. En effet, les ministres chargés des Sports des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, seront présents en qualité d’invités d’honneur lors de la finale du tournoi.

Cette invitation traduit une volonté d’approfondir l’intégration sous-régionale par le sport, dans un contexte géopolitique où les pays de l’AES cherchent à resserrer leurs liens sur les plans politique, économique et culturel. La présence de ces ministres est également perçue comme un soutien à la jeunesse sahélienne dans son combat pour la paix, la stabilité et la souveraineté des États membres.

Une célébration du vivre-ensemble

La tenue de la Super Coupe Général d’Armée Assimi GOÏTA est une illustration de l’importance stratégique que les autorités maliennes accordent au sport, non seulement comme facteur de santé et de divertissement, mais surtout comme outil d’éducation civique, de cohésion sociale et de dialogue intercommunautaire.

À travers cette compétition, les jeunes maliens sont appelés à célébrer la diversité culturelle du pays, à renforcer les liens entre les régions, et à incarner les valeurs de patriotisme, de discipline et d’engagement citoyen.

La mobilisation des différentes couches de la société autour de cet événement, autorités politiques, acteurs sportifs, jeunes des régions, et désormais partenaires sous-régionaux, augure d’un franc succès pour cette 5ᵉ édition, dans un contexte où la jeunesse malienne se positionne comme un acteur incontournable du renouveau national.

La Super Coupe Général d’Armée Assimi GOÏTA n’est pas qu’un tournoi de football, elle est le reflet d’un Mali qui croit en sa jeunesse, en son unité, et en l’avenir du vivre-ensemble. 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Mali-Egypte
Sécurité

Sécurité : la première puissance militaire de l’Afrique disposée à faire front avec le Mali

by Sidi Modibo Coulibaly 31 juillet 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Après la puissance militaire du monde, c’est le tour de celle de l’Afrique qui propose son appui au Mali pour lutter contre le terrorisme. Décidément, la vision des autorités de la transition attire de plus en plus les puissances. Le chef de la diplomatie égyptienne a indiqué que son pays soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme.

C’était à l’issue d’une audience que le Président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a accordée au Dr Badr Abdellaty, ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Expatriés de la République Arabe d’Égypte. C’était le jeudi 24 juillet 2025 au Palis de Koulouba. Accompagné d’une importante délégation, le chef de la diplomatie égyptienne a expliqué que son pays est disposé à renforcer sa coopération bilatérale dans les domaines militaire, sécuritaire, économique et du développement. Il a, aussi, souligné que l’Égypte soutient le Mali dans sa lutte contre le terrorisme, tant sur le plan sécuritaire que par des approches idéologiques et de développement durable. 

Déclic à travers le Premier ministre par intérim de l’époque

Dr Abdellaty a, également, évoqué les opportunités de partenariat dans des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud fondée sur les intérêts mutuels et le respect de la souveraineté. Cette audience s’est déroulée après une séance de travail avec son homologue malien. Et puis, un forum économique s’est tenu entre hommes d’affaires égyptiens et maliens. Pour concrétiser tout cela, un mémorandum a été signé par les deux parties. Il faut signaler que cette visite est le fruit d’un processus de réchauffement des relations entamé depuis la rectification de la trajectoire de la transition opérée le 24 mai 2021.

À la suite de plusieurs coulisses propres à la diplomatie, la rencontre du Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga avec son homologue égyptien, Mostafa Madbouly a été un déclic de relancement de la coopération égypto-malienne. Cette rencontre s’est déroulée, le mardi 8 novembre 2022, en marge du sommet sur le climat COP27. Les deux personnalités avaient échangé sur le renforcement de la coopération entre les deux pays en matière de sécurité et de développement. Dès lors, les échanges entre les eux pays n’ont point faibli. 

Multiplication des échanges  

Depuis la rencontre entre les deux hautes personnalités, des échanges entre les deux pays se sont multipliés. C’est ainsi que par exemple, le ministre de la Défense et des anciens Combattants et le ministre des Affaires étrangères ont effectué, en décembre 2024, une visite de travail dans le pays des pharaons. Cette mission a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine militaire et économique entre les deux pays. 

À leur retour, le ministre de la Défense a reçu en audience, le 19 décembre 2024, l’ambassadeur égyptien. Rien n’a filtré de leur entretien. Auparavant, le jeudi 08 aout 2024, le chef de la diplomatie malienne avait eu un entretien téléphonique avec son homologue égyptien. 

En 2025, les entretiens avec les deux parties se sont intensifiés dans les domaines de la sécurité avec l’ambassadeur de l’Égypte au Mali qui a rencontré tour à tour plusieurs membres du gouvernement. C’est ainsi que l’ambassadeur Mohamed El Gammal a rencontré entre autres le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ceux de la sécurité, de l’intégration africaine, de la réconciliation nationale.

Rappelons que selon « Global Fire Power », l’Égypte est la première puissance militaire de l’Afrique et la 19emondiale sur 145 pays classés. D’après le cabinet américain d’études en défense et sécurité, l’Égypte dispose notamment de 440 000 militaires actifs, 480 000 réservistes, 300 000 éléments de forces paramilitaires, 3620 chars, 1093 avions militaires et 150 navires et bâtiments de guerre. En 2024, le pays de feu Abdel Galal Nasser était à la tête du classement des pays africains.

Sidi Modibo Coulibaly

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