Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
jeudi,30 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Des adolescentes rentrent chez eux après l'école à Niamey
A la UneÉducation

Ségou et San : 16 000 filles scolarisées en 5 ans à travers le projet SCOFI

by Sidi Modibo Coulibaly 6 août 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

L’éducation est à la base de tout développement. Celle des filles l’est davantage en raison de la place centrale que joue la gent féminine dans la société. C’est ce qu’ont compris les autorités nationales. Elles ont fait scolariser, ces cinq dernières années, à travers un seul projet zonal, 16 000 filles dans les régions de Ségou et de San.

Il s’agit du projet « SCOFI » (Scolarisation des filles), financé par le Canada à hauteur de plus 4 250 000 000 de franc CFA. Un projet qui a débuté en 2000 pour prendre fin cette année. La clôture de ce projet a donné lieu à une cérémonie officielle qui s’est déroulée le jeudi 31 juillet 2025 à Bamako. Une cérémonie qui a enregistré la présence du représentant le ministre de l’Éducation nationale, du représentant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, du représentant du Chef de la coopération canadienne, de la Directrice du projet SCOFI, des Directeurs des Services centraux de l’Éducation, des Directeurs d’Académies d’Enseignement de Ségou et San, des Directeurs de Centres d’Animation pédagogique des zones d’intervention du projet, des élus communaux, des membres des Comités de Gestion scolaire et plusieurs autres acteurs de l’école. 

De bons résultats enregistrés 

Le projet SCOFI avait pour objectif d’améliorer l’accès, la rétention et les résultats scolaires des adolescentes (13 à 15 ans) de l’enseignement fondamental 2 (second cycle). Ses zones d’intervention étaient les régions de Ségou et San : les Académies d’Enseignement de Ségou et San, les Centres d’Animation pédagogique (CAP) de Barouéli, Ségou, Yangasso, Bla et Sanando. Il a couvert 90 écoles fondamentales 2, touché 16 000 adolescentes, 1 250 enseignants (dont 24 % de femmes). 

Selon la directrice du projet, Mme Francine Senecal, les actions ont touché, spécifiquement et de manière énergique aux obstacles physiques, économiques, institutionnels et culturels en vue d’améliorer les indicateurs d’accès, de maintien et de réussite scolaire des adolescentes au fondamental 2, y compris celles qui sont en situation de handicap et même les déplacées. Elle a, par ailleurs, salué le gouvernement pour les différentes activités de coordination, de suivi-conseil et d’orientations ayant permis d’atteindre ces résultats encourageants. 

Bonne coordination des projets de scolarisation des filles 

Le Mali a placé la scolarisation des filles au cœur de ses priorités. Cet engagement s’est matérialisé par l’adoption d’une Politique nationale de scolarisation des filles (SCOFI), qui a permis de réaliser d’importants progrès en matière d’accès, d’équité et de qualité dans l’éducation des filles. Ces progrès se réalisent à travers divers projets, outre le projet SCOFI. Ces projets sont entre autres : PASCOFI, DÉFI Mali, COWATER, EMPOWER et FIER. 

Dans le souci d’une meilleure coordination, de partage d’expériences d’appropriation nationale et d’une meilleure lisibilité des activités de ces projets, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place le mécanisme de coordination des projets de scolarisation des filles (MECOP-SCOFI). Ce cadre a tenu, le vendredi 23 mai 2025 à Bamako, sa 4e réunion du comité directeur conjoint. Auparavant, les trois dernières réunions seraient tenues respectivement en juin 2022, mai 2023 et mai 2024. 

Bientôt, une nouvelle politique de scolarisation en cours

Quelques jours avant la clôture officielle du projet SCOFI, le gouvernement avait organisé un atelier de stabilisation et de validation technique du nouveau document de politique nationale de la scolarisation des filles (SCOFI). C’était du 08 au 12 juillet 2025 à Ségou.  

Après dix-huit ans de mise en œuvre de la politique nationale SCOFI, des défis importants persistent d’où la nécessité de la réviser. C’est ainsi que le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui de ses partenaires, a conduit une étude d’évaluation participative de la politique en vigueur. Celle-ci a permis de faire un état des lieux approfondi de la mise en œuvre de la politique, en identifiant les facteurs de réussite, les insuffisances et les pistes d’amélioration. 

L’une des principales recommandations issues de cette étude est la nécessité d’élaborer un nouveau document de politique nationale, mieux adaptée aux évolutions du contexte éducatif national. L’atelier de Ségou a consisté à finaliser les travaux de relecture de ce nouveau document et à le valider techniquement.

Il faut souligner que, selon le rapport général sur les états généraux de l’éducation (août 2023-fevrier 2024), le taux brut de scolarisation au premier cycle de l’Enseignement fondamental est estimé à 79,9 %, dont 79,4 % pour les filles et 80,3 % pour les garçons.

Sidi Modibo Coulibaly

6 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara
A la UneSport

Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara : « L’édition 2025 de la super coupe Assimi Goïta sera spéciale et grandiose »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 août 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Super Coupe du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, revient en force pour son édition 2025. Le coup d’envoi officiel a été donné ce mardi à travers un point de presse animé par la Commission Nationale d’Organisation, présidée par le Commissaire Colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara. Un moment solennel qui a permis de dévoiler les grandes lignes de cet événement majeur, devenu au fil des ans un rendez-vous sportif, citoyen et unificateur.

En retraçant la genèse de la Super Coupe, le Commissaire colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara a rappelé qu’elle est avant tout un outil de cohésion et de réconciliation. « Le football est un puissant facteur d’union, d’épanouissement et de solidarité. À travers lui, nous voulons cultiver l’esprit d’équipe, le respect de l’autre, la fraternité et le fair-play », a-t-il affirmé.

Placée sous le haut patronage du Président de la Transition, cette compétition vise à promouvoir les valeurs citoyennes, l’unité nationale et l’éducation des jeunes à travers le sport. « C’est un événement qui mobilise toute la jeunesse malienne et qui permet de renforcer les liens entre les institutions et les populations », a-t-il ajouté.

Une édition 2025 plus inclusive que jamais

L’édition 2025 s’annonce inédite. Pour la première fois, 23 équipes issues de toutes les régions du Mali, y compris les plus récemment créées, prendront part à la compétition, aux côtés du District de Bamako et des trois grandes institutions de la République, notamment la Présidence, le Gouvernement et le CNT.

Les délégations sont attendues à Bamako dès le 13 août 2025, avec une cérémonie de remise des équipements prévue pour le 14 août, suivie du tirage au sort. La compétition débutera le 15 août, sous le parrainage du Président Assimi Goïta et la présidence effective du Premier ministre. Au total, 65 matchs seront disputés sur les pelouses du Stade Mamadou Konaté et du Stade Ouezzin Coulibaly rénové, avec une grande finale prévue le 07 septembre.

« Cette édition sera spéciale et grandiose. Elle sera marquée par son caractère inclusif et l’engagement de toutes les régions du pays », a insisté le Colonel Tounkara.

Des appels à l’engagement collectif

Dans un ton à la fois ferme et mobilisateur, le président de la Commission a appelé toutes les parties prenantes à s’impliquer pleinement pour le succès de l’événement. Il a notamment exhorté les gouverneurs de région à accompagner leurs délégations, et les équipes à faire preuve de discipline et de respect des consignes. « Nous attendons des joueurs qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes dans l’esprit du tournoi », a-t-il lancé.

S’adressant aux journalistes, il a déclaré : « Votre rôle est fondamental. Nous comptons sur vous pour assurer une couverture médiatique professionnelle, impartiale et dynamique de l’ensemble du tournoi », exhorte-t-il avant de demander aux arbitres « d’être à la hauteur, de garantir des rencontres sans incident et d’incarner l’impartialité ».

Quant au public sportif, le Colonel Tounkara a invité les populations de Bamako, de Kati et des environs à venir nombreuses dans les stades. « L’entrée sera gratuite tout au long du tournoi. L’ambiance sera au rendez-vous. Sortez massivement soutenir vos équipes régionales », a-t-il précisé.

Une organisation prête pour accueillir 5000 participants

Avec près de 5000 personnes attendues, la Commission d’organisation affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires notamment l’hébergement au Lycée Sportif de Kabala, la restauration, la sécurité renforcée ainsi que le transport interne des délégations. La finale sera agrémentée de prestations artistiques, d’un match de gala, de parachutistes et de surprises festives, à l’image de l’ampleur de l’événement.

Avant de conclure, le commissaire colonel Tounkara a adressé ses remerciements aux plus hautes autorités, au gouvernement, aux services de sécurité et particulièrement au Président de la Transition « pour avoir bien voulu autoriser cette édition 2025 ». Il a ensuite lancé un message d’espoir : « Je suis d’ores et déjà convaincu que ce tournoi sera un véritable succès et que la victoire sera celle de la jeunesse malienne », déclare-t-il.

Ibrahim Kalifa Djitteye

5 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
Les démystificateurs du Sahel

Chronique – La vérité en pièces détachées

by Fousseni TOGOLA 5 août 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À l’ère de l’infobésité et de la manipulation numérique, une rééducation au doute critique peut aussi préserver notre rapport au réel.

Jamais l’humanité n’a été aussi informée — et pourtant, jamais elle n’a autant douté de ce qu’elle croit savoir. C’est le grand paradoxe de notre époque, celle où 4 milliards de messages circulent chaque jour sur Meta (ex-Facebook) et plus de 6000 tweets crépitent chaque seconde sur X (anciennement Twitter), selon Luc Ferry, philosophe français. Une époque où, près de 5,6 milliards d’êtres humains sont connectés à Internet. Et où chacun, smartphone à la main, est devenu potentiellement producteur de contenu, distributeur d’indignation, faiseur d’opinions. Le citoyen digital est à la fois l’encre et le papier. Mais l’encre coule vite. Trop vite.

Les nouveaux justiciers de la post-vérité

Dans cette marée d’informations, on appelle cela désormais « infobésité ». Un trop-plein cognitif, une overdose de contenus où le vrai se confond au vraisemblable, et où la désinformation prospère comme un virus qui mute sans cesse. On est submergé non pas faute de savoir, mais d’excès de ce que l’on croit savoir. Gaston Bachelard, philosophe français, ce sage à contre-courant, disait déjà que « l’esprit n’est jamais jeune, il a l’âge de ses préjugés ». Et dans un monde où la vitesse de propagation d’un mensonge surpasse de loin celle d’un correctif, les faits eux-mêmes n’ont plus le temps de se défendre.

Les vérificateurs de faits — ces fact-checkeurs —, recrutés comme les nouveaux justiciers de la post-vérité, peinent à suivre la cadence. Ils arrivent après la guerre, comme des médecins appelés au chevet d’un cadavre social. Car le mal est fait, viral, émotionnel. Et le lecteur ? Il a déjà partagé, commenté, jugé. Il a ressenti. Et ce qui est ressenti devient, pour beaucoup, plus vrai que ce qui est prouvé.

La « vérissimilarité »

À cela s’ajoute un autre malaise : la désinformation n’est plus seulement une œuvre de trolls anonymes ou de théoriciens du complot. Elle vient aussi « d’en haut », comme le souligne si pertinemment Myret Zaki. Elle s’installe dans les plis feutrés des institutions, des rapports estampillés « scientifiques », des think tanks commandités. Dans cette ère trouble, il devient légitime de se demander si la vérité est encore un objectif ou seulement une variable d’ajustement au service des intérêts dominants.

Mais alors, que faire ? Tenter de vider l’océan à la petite cuillère ? Réinitialiser l’esprit de milliards d’êtres humains ? Certainement pas. Le poids de cette tâche ne peut reposer sur les seuls épaules des fact-checkeurs. Il revient à chacun de nous de réapprendre à douter. Non pas ce doute stérile et méfiant qui alimente les théories complotistes, mais un doute lucide, éclairé, rigoureux — celui de Descartes. Considérer chaque information non comme une vérité établie, mais comme une simple plausibilité, une « vérissimilarité », pour reprendre le mot juste de Karl Popper. On croisant plusieurs sources d’informations, on ne peut que se rapprocher de la vérité, puisque l’indépendance véritable des médias devient de plus en plus un leurre. Aussi, les Etats commencent à comprendre l’enjeu en mettant en place des lois sur la cybercriminalité.  

L’antichambre de la désinformation 

« L’esprit scientifique nous interdit d’avoir une opinion sur des sujets que nous ne comprenons pas », prévenait encore Bachelard. Et si c’était là la clé ? Réapprendre à ne pas tout commenter, à ne pas tout croire, à ne pas tout partager. Remettre la lenteur au cœur de l’intelligence. Se méfier de l’immédiateté comme de la certitude.

Parce qu’en définitive, ce que révèle cette époque d’abondance informationnelle, ce n’est pas tant notre ignorance que notre paresse à penser. La désinformation ne prospère pas parce que nous ne savons pas. Elle gagne du terrain parce que nous avons cessé de vouloir savoir.

Fousseni Togola 

5 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Morila-S.A
Économie

Kalana, Mali : Quand le gouvernement fait renaître la première mine d’or industrielle du pays

by Sidi Modibo Coulibaly 5 août 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

L’exploitation minière au Mali devient de plus en plus ce que les populations ont toujours souhaité. C’est-à-dire que les retombées de l’exploitation minière leur soient bénéfiques. Pour cela, le gouvernement sous le leadership du Chef de l’État multiplie les initiatives. La toute dernière en date est la renaissance de la toute première mine d’or industrielle du pays.

La bonne information a été donnée le lundi 28 juillet 2025 au journal de 20 heures de l’ORTM (office de radiodiffusion et télévision du Mali) par Abdoul Aziz, Directeur de la Société des Mines d’or de Kalana SA (Somika SA). D’après celui-ci, Endeavour Mining, actuel propriétaire de la mine, a signé un accord avec l’État malien pour migrer vers le nouveau code minier. Il a indiqué que la construction de la mine devrait démarrer 6 mois après la signature de l’accord. 

Quant à la mise en service, elle est attendue dans les 18 mois, selon les termes du protocole d’accord. Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la mine a une durée de vie de dix ans et pourrait générer un chiffre d’affaires annuel de 135 milliards de francs CFA, soit 239 millions de dollars. En outre, la mine a encore le potentiel pour livrer au moins 4 tonnes d’or par an pendant 11 ans et créera environ 2 000 emplois. 

Kalana, la première mine industrielle du pays

La mine de Kalana est située dans le cercle de Yanfolila, région de Bougouni et, à 250 km de Bamako, la capitale malienne. Son histoire remonte à 1984, lorsqu’elle est entrée en service avec l’appui de l’expertise de l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) à travers la société soviétique Technoexport. C’est ainsi que naquit la SOGEMORK (Société de Gestion et d’Exploitation de la Mine d’Or de Kalana). 

Après des débuts modestes, ses activités ont été interrompues en 1991 avec la dislocation de l’URSS. Alors, tout s’écroule. Kalana est abandonnée. Profitant de cette situation, les multinationales s’introduisent pour occuper le terrain. Ainsi, sous la pression du FMI (Fonds monétaire international) et de la Banque mondiale, le Mali adopte un Code minier sur mesure pour elles : exonérations fiscales massives, rapatriement intégral des bénéfices, participation minoritaire de l’État plafonnée à 20 %, sans droit de blocage. 

À partir des années 2000, plusieurs tentatives de relance de la mine ont eu lieu, notamment par la société canadienne Avnel Gold Mining. En 2017, la mine a été acquise par l’Anglo-Australien Endeavour Miningreprésenté au Mali par la SOMIKA SA (Société des mines de Kalana).

Auparavant, d’autres initiatives avaient été prises 

La réouverture de Kalana vient s’ajouter à plusieurs initiatives prises par le gouvernement sans le seul but de faire briller l’or pour tous les Maliens. Parmi celles-ci, on peut citer volontiers la rétrocession de mines à l’État, le lancement de la construction de la toute première raffinerie moderne d’or du pays. La session du conseil des ministres du vendredi 27 juin 2025 a adopté deux projets de décret portant respectivement cession à la Société de recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM SA) des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. et de celles de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Morila-S.A.

Ces projets de décret, adoptés, consacrent la cession, à titre gratuit, de l’intégralité des actions détenues par l’État dans les Sociétés Yatéla S.A. et Morila S.A. à la SOREM S.A. la société d’État au capital 100 % public. 

La raffinerie d’or du Mali, dont le lancement des travaux de construction a été effectué le lundi 16 juin 2025 par le Chef de l’État, est la plus grande de l’Afrique de l’Ouest et va traiter 200 tonnes d’or par an. Elle est le fruit d’un partenariat stratégique avec la Fédération de Russie à travers le groupe industriel Yadran. Le Mali y détient 62 % du capital. 

Sidi Modibo Coulibaly

5 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les otages marocains libérés au Mali
A la UneSécurité

Libération de quatre chauffeurs marocains enlevés au Sahel : une coopération fructueuse entre le Mali et le Maroc

by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 août 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

 Le Gouvernement de la République du Mali a annoncé, dans un communiqué officiel publié ce lundi 4 aout 2025, la libération de quatre chauffeurs routiers marocains enlevés le 18 janvier 2025 dans le nord-est du Burkina Faso, à proximité de la frontière avec le Niger. Ces derniers étaient retenus captifs par le groupe terroriste dénommé « État islamique dans la Province du Sahel », une branche régionale affiliée à l’organisation « Daech ».

Selon les autorités maliennes, cette libération intervenue dans la soirée du dimanche 03 aout 2025 marque un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme transfrontalier au Sahel. Le succès de l’opération repose en grande partie sur la coopération entre les services de renseignement maliens et marocains, notamment l’Agence Nationale de la Sécurité d’État du Mali (ANSE) et la Direction générale des Études et de la Documentation du Maroc (DGED).

Un enlèvement dans une zone à haut risque

Le rapt des quatre chauffeurs s’était produit dans une zone notoirement instable, située entre le Burkina Faso et le Niger, théâtre depuis plusieurs années d’activités djihadistes intenses. Ces chauffeurs, employés dans le cadre de relations commerciales transsahariennes, ont été interceptés alors qu’ils traversaient une région fortement infiltrée par des groupes armés terroristes.

La nature transfrontalière de l’enlèvement et la présence du groupe « État islamique dans la Province du Sahel » dans cette zone avaient compliqué la localisation exacte des otages et leur libération. Ce groupe, connu pour sa violence extrême et ses liens avec Daech, figure parmi les entités les plus actives et les plus dangereuses du Sahel.

Face à la complexité de la situation, les services de renseignement maliens et marocains ont mené une enquête approfondie et continue pendant plus de six mois. Le gouvernement malien souligne dans son communiqué le professionnalisme, la détermination et la discrétion dont ont fait preuve les deux agences nationales de sécurité tout au long du processus.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

5 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Pollution de l'eau au mali
Climat et environnement

Pollution de l’eau : le SUTEELEC et ses partenaires tirent la sonnette d’alarme

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 août 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Eau et de l’Électricité (SUTEELEC), en collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, a tenu un point de presse le samedi 2 août 2025 dans les locaux de la SOMAGEP-SA à Djikoroni Para. Cette rencontre avait pour but d’alerter les autorités et la population sur la dégradation préoccupante de la qualité des cours d’eau au Mali.

Parmi les participants figuraient notamment la Coalition Malienne « Publiez Ce Que Vous Payez », le Syndicat Malien du Commerce et des Mines (SYMACOM), DJAMANA KOLOCHI TONBA, l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) et la Coalition Nationale pour la Sauvegarde du Fleuve Niger (CNSFN).

Dans son intervention, Bocar Témé, secrétaire général du SUTEELEC, a dénoncé une pollution croissante des eaux due notamment au dragage illégal et à l’orpaillage. Il a expliqué que la turbidité, ou trouble de l’eau, est bien plus élevée qu’avant, et ce, même hors saison de pluie. « Nos cours d’eau sont en train de mourir à petit feu, leur qualité diminue de manière alarmante », a-t-il déclaré.

Une situation préoccupante pour la santé et l’économie

Cette dégradation affecte gravement plusieurs secteurs vitaux notamment l’approvisionnement en eau potable, la production hydroélectrique, la pêche, et même la santé publique des populations.

Présent également à la conférence, Ernest Dembélé, coordonnateur national de la Coalition Malienne « Publiez Ce Que Vous Payez », a rappelé que ce problème n’est pas nouveau. Il a évoqué la conférence de presse organisée le 12 février 2025, lors de laquelle plusieurs recommandations avaient déjà été formulées.

M. Dembélé a notamment insisté sur la nécessité de faire respecter le Code minier de 2023 qui interdit le dragage dans les cours d’eau. Il a souligné que si des machines de dragage ont récemment été saisies et détruites à Kangaba, ce type d’actions doit être renforcé et généralisé sur tout le territoire.

Le coordonnateur national de la Coalition Malienne « Publiez Ce Que Vous Payez » a aussi alerté sur l’utilisation illégale de pesticides dangereux, importés malgré les interdictions.

Un appel à la mobilisation générale

Les intervenants ont tous insisté sur le fait que la sauvegarde des cours d’eau est une responsabilité collective. Il ne s’agit pas seulement d’un combat des syndicats ou des autorités, mais de celui de toute la population, des collectivités et des acteurs économiques. Sans une eau propre, la vie elle-même est menacée.

Pour clore la conférence, plusieurs slogans ont été rappelés. « L’eau, c’est la vie », « Protégeons nos cours d’eau » et « Sauvons le fleuve, sauvons le Mali ». Ces mots résonnent comme un appel vibrant à l’action.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

4 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Lancement du projet Développement de la filière bétail-viande à Kayes
Économie

Région de Kayes : Un ambitieux projet de développement sectoriel lancé.

by Sidi Modibo Coulibaly 4 août 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

La fin du mois de juillet 2025 a été une période de bonnes nouvelles pour la région de Kayes. Quelques jours après l’annonce de B2Gold de créer 2000 emplois à travers son nouveau gisement « Fékola régional », celle du gouvernement relative à l’acquisition du financement de la réhabilitation du tronçon routier Diema-Sandaré et, le lancement officiel par le ministère chargé de l’emploi d’un programme de formation de 500 jeunes en entrepreneuriat, les autorités nationales viennent de lancer un ambitieux projet de valorisation du secteur de l’élevage dans la région. 

Les autorités nationales sont à pied d’œuvre pour le développement global du pays. Pour ce faire, elles font non seulement des actions d’envergure nationale, mais aussi de portée régionale. Les actions au niveau des régions sont fonction de la spécificité socio-économique de chaque région administrative. Chacune des dix-neuf régions administratives a des spécificités naturelles qui définissent les principales activités socio-économiques pratiquées par les populations locales. Par exemple, Sikasso est reconnue par ses activités agricoles, Mopti par les activités piscicoles, etc. 

Quant à la première région, Kayes, elle est réputée être une zone minière par excellence, une zone par laquelle 70 % des importations du pays s’effectuent. Elle est aussi une grande zone d’élevage du Sahel occidental. Pour booster ce secteur, le gouvernement a lancé une importante initiative intitulée « Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes ».

Améliorer durablement la chaîne de valeurs bétail/viande

Tel est l’objectif principal du projet dont le lancement a eu lieu le jeudi 31 juillet 2025 à Kayes sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. C’était en présence du gouverneur de la région de Kayes, Général de brigade Moussa Soumaré, du Chef de Bureau de la FAO (Food and Agriculture Organisation : Organisation des Nations unies pour l’agriculture) au Mali, Abdoul Karim Bah, du représentant de l’Agence Espagnole de Coopération pour le Développement (AECID), Antonio Monje Vargas, et de plusieurs acteurs intervenant dans le domaine de la filière bétail-viande.

Le projet vise à accompagner les éleveurs, bouchers, commerçants, transporteurs et transformateurs afin de renforcer la compétitivité, la résilience et la durabilité de la filière bétail/viande pour l’économie malienne. Autrement dit, il prévoit de renforcer la performance globale de la chaîne de valeurs bétail/viande, à travers l’amélioration de la productivité et de la santé animale ; le développement des infrastructures de transformation et de commercialisation;  la professionnalisation des acteurs ; la promotion de partenariats inclusifs public-privé ; le soutien à l’emploi des jeunes et des femmes dans les filières animales en mettant un accent particulier sur l’entrepreneuriat rural ; et la préservation des ressources naturelles par la promotion des pratiques durables et résilientes. 

Kayes, une zone propice pour un tel projet 

Le secteur de l’élevage représente plus de 15 % du PIB (Produit Intérieur Brut) en ce sens qu’il est le troisième contributeur aux recettes d’exportation après l’or et le coton. Pour son cheptel estimé de 79 487 163 têtes, le Mali est classé premier de la zone UEMOA (Union Monétaire ouest-africaine) et deuxième de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest).

La région de Kayes, bénéficiaire du présent projet, dispose de vastes zones pastorales.  Son cheptel important est estimé à 1 926 264 bovins, 1 354 506 ovins, 1 848 662 caprins, 50 337 équins, 105 580 asins et 27 907 camelins. Sa position géographique stratégique, offre un potentiel considérable pour le développement de la filière bétail/viande, aussi bien pour la consommation nationale que pour l’exportation vers les pays de la sous-région. 

La réalisation du projet sera facilitée par l’existence d’un abattoir moderne composé de deux chaînes de production (une chaîne dédiée aux bovins avec une capacité de 100 bovins par cycle de 8 heures et une chaîne des ovins et caprins avec une capacité de 300 ovins par cycle de 8 heures). L’abattoir produit plus de 80 tonnes de viande par mois.

Il faut noter que le « Projet d’appui à la chaîne de valeurs bétail/viande dans la région de Kayes » est financé par le Royaume d’Espagne et mis en œuvre par la FAO pour un coût global de 393 000 000 FCFA. 

Sidi Modibo Coulibaly

4 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Réchauffement climatique : pourquoi l’Europe devient l’épicentre des extrêmes climatiques
Adultère : quand l’infidélité devient un trophée
Mali : Sadio Camara promu à titre posthume lors d’un Conseil des ministres marqué...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close