Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
jeudi,30 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme garde des Sceaux.
Politique

AES : colère après la mort suspecte d’Alino Faso et les sanctions contre Nathalie Yamb

by Chiencoro 26 août 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Lu en direct au 20 h sur l’ORTM, par le ministre malien de la Justice Mamoudou Kassogué, le communiqué de la Confédération des États du Sahel (AES) a pris des allures de réquisitoire. Entre dénonciation du « néocolonialisme judiciaire » et appel à la solidarité panafricaine, un texte qui confirme que la fracture avec l’Europe est désormais politique, idéologique et assumée.

Dans la nuit du lundi au mardi 26 août 2025, à l’heure où les familles maliennes se rassemblent devant la télévision nationale, le 20 h de l’ORTM s’est transformé en tribune. Derrière le pupitre, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, a lu un communiqué au nom de la Confédération des États du Sahel (AES). 

Un réquisitoire contre Bruxelles et Paris

Dans son viseur, l’Union européenne, accusée de sanctions « injustes » contre la militante suisse d’origine camerounaise Nathalie Yamb — interdite de territoire, privée d’avoirs, frappée d’un bannissement aérien. Mais aussi, plus largement, ce que l’AES appelle des « mesures de harcèlement » contre d’autres figures du panafricanisme radical : Kemi Seba, Franklin Nyamsi, Ibrahima Maïga.

Le communiqué ne s’arrête pas là. Il évoque l’ « arrestation illégale », la « séquestration » et la mort suspecte d’Alain Christian Traoré, alias Alino Faso, en Côte d’Ivoire. Une affaire obscure qui, dans la rhétorique de l’AES, devient le symbole d’une répression transnationale contre les voix dissidentes.

Un appel à l’unité panafricaine

Les mots choisis ne laissent pas place à l’ambiguïté : « atteinte grave aux libertés fondamentales », « tentative de museler les voix africaines », « néocolonialisme judiciaire ».

L’affaire pourrait n’être qu’un communiqué parmi d’autres. Mais la lecture en direct au 20 h, par un ministre d’État, en dit long. C’est une stratégie assumée : parler au peuple, inscrire la justice dans la rhétorique de souveraineté qui structure désormais le discours des autorités de la transition sahélienne.

Au-delà de la dénonciation, le texte appelle à la solidarité. Les ministres de la Justice de l’AES se posent en défenseurs des militants panafricanistes, invitent les peuples africains à « renforcer leur unité » et promettent un soutien « indéfectible » à ceux qui combattent « pour l’émancipation totale du continent ».

Le martyre d’Alino Faso et les sanctions contre Yamb deviennent les pierres angulaires d’une Afrique qu’on voudrait faire taire, mais qui se cabre.

Chiencoro Diarra 

26 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Inondation et électrocution
A la UneSécurité

Inondations au Mali 2025 : 23 morts et plus de 11 000 sinistrés

by Sahel Tribune 26 août 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À Bamako comme à Kayes, de Tombouctou à Bandiagara, l’hivernage 2025 ne se contente pas de faire reverdir les champs. Il tue, détruit, disperse. En août, le bilan provisoire est déjà lourd — 23 morts, 33 blessés, 11 122 sinistrés — et confirme une tendance inquiétante : au Mali, la pluie n’est plus seulement bénédiction, elle est catastrophe.

Samedi 23 août, une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale malienne. En quelques heures, les avenues se sont muées en torrents, révélant une vérité dérangeante : au Mali, les inondations doivent moins aux caprices du ciel qu’aux errements des hommes.

La scène s’est répétée comme un rituel funeste. En fin d’après-midi, Bamako a basculé sous des trombes d’eau. À Kabala, du terminus jusqu’à la cité universitaire, le goudron avait quasiment disparu sous un fleuve improvisé. À Bacodjicoroni, le pont reliant Torokorobougou à Djicoroni s’est transformé en déversoir, noyant la voie principale.

Un décor connu, presque banal, tant il s’impose désormais à chaque hivernage : quartiers engloutis, circulation paralysée, habitants piégés. Et pourtant, derrière le chaos apparent, il y a une cause simple : les eaux n’ont plus de chemin.

2024, le spectre du pire

Le Comité interministériel de gestion des crises s’est réuni le 21 août pour dresser un état des lieux qui sonne comme une alerte nationale. En une seule semaine — du 12 au 18 août —, trois cas d’inondation et un cas de foudre ont endeuillé le pays. Depuis le début de la saison, ce sont 34 inondations, 6 cas de foudre et 4 épisodes de vent violent qui ont frappé le Mali, provoquant un cortège de destructions : 845 maisons effondrées, plus de mille ménages affectés.

Dans un pays où l’eau reste paradoxalement rare la moitié de l’année, chaque saison des pluies ressemble de plus en plus à une roulette russe. Bamako, la capitale tentaculaire, est au premier rang : constructions anarchiques, caniveaux obstrués, quartiers entiers bâtis sur des lits de ruissellement. Résultat : trois morts dès les premières pluies, des centaines de maisons englouties. Kayes, Bandiagara, Ségou, Koulikoro et Sikasso n’ont pas été épargnées non plus.

Si 2025 paraît déjà dramatique, les esprits gardent encore en mémoire le bilan cauchemardesque de 2024 : jusqu’à 95 morts, 154 blessés, près d’un demi-million de personnes affectées et plus de 47 000 maisons effondrées. Le Mali avait alors connu ses pires inondations depuis des décennies, forçant le gouvernement à déclarer l’état de « catastrophe nationale ». Cette année, les chiffres sont pour l’instant moins lourds, mais la saison n’est pas finie et les services météo préviennent : les pluies seront encore plus fréquentes et plus intenses jusqu’en septembre.

Entre fatalisme et urgence politique

Le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et promet un soutien « pied à pied » aux sinistrés. Des brigadiers citoyens ont été mobilisés, des messages de sensibilisation diffusés par radios, télévisions et application SOS Sécurité, tandis que la Protection civile renforce ses unités d’intervention rapide. Mais, au-delà des mots, les chiffres rappellent que le coût des inondations se chiffre désormais en milliards, humains comme financiers.

Le paradoxe malien tient en une formule : trop peu d’eau en avril, trop d’eau en août. Le Comité technique appelle à la vigilance : libérer les voies d’écoulement, éviter les zones à risque, ne pas s’abriter sous un arbre pendant l’orage, fuir les câbles électriques traînant dans l’eau. Autant de consignes de survie qui sonnent comme un rituel, répété chaque année, rarement respecté.

La montée des eaux dans les fleuves Niger et Sénégal est déjà supérieure aux trois dernières années, et les barrages comme celui de Sélingué procèdent à des lâchers d’eau pour éviter l’engloutissement. À la suite des inondations de 2024, le président de la transition a instruit la démolition de toutes les constructions anarchiques afin d’éviter la reproduction de ce drame. Les victimes des inondations, l’année dernière, ont également bénéficié de l’appui de l’Etat malien. 

A.D

26 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

La brousse dans la cité : deux animaux tombés pour l’urbanisation

by Chiencoro 25 août 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Un buffle abattu sur l’asphalte de Ouagadougou, un éléphant terrassé au cœur du marché de Bobo-Dioulasso. En une seule journée, le Burkina Faso a vu la brousse s’inviter brutalement en ville. Ces scènes tragiques ne disent pas seulement l’urgence sécuritaire face aux bêtes affolées ; elles révèlent surtout la faillite d’une urbanisation incontrôlée et d’une conservation faunique délaissée, où l’homme et l’animal se retrouvent piégés dans une cohabitation impossible.

Un buffle foudroyé sur le bitume de Ouagadougou, un éléphant terrassé au milieu du marché de Bobo-Dioulasso : voilà les images cruelles qui, en une journée, rappellent à quel point l’Afrique vit désormais sur une ligne de fracture entre la modernité urbaine et une faune sauvage reléguée à l’étroit. Le spectacle de ces abattages en pleine rue — quatre balles de gros calibre pour abattre le pachyderme, une rafale sèche pour neutraliser le buffle — n’est pas seulement l’illustration de l’urgence sécuritaire. C’est aussi, et surtout, la démonstration sanglante de ce que coûte l’urbanisation anarchique, le braconnage, la fragmentation des habitats naturels.

La cohabitation forcée, faute de vision

Il y a quelque chose de dérangeant, presque de symbolique, à voir un éléphant — roi des savanes, figure totémique de l’Afrique des origines — s’effondrer dans le vacarme des échoppes et des vuvuzelas. Non pas terrassé par un chasseur, ni par un braconnier à l’ombre d’une réserve, mais par les forces de sécurité d’un État acculé à choisir entre la vie des citadins et le maintien d’un mythe. En quelques minutes, ce colosse des steppes est devenu un danger public, et son abattage, une fatalité.

De Ouaga à Bobo, la même scène. L’animal, d’abord curieux, devient menaçant parce qu’enfermé dans un labyrinthe de béton et d’asphalte. Le buffle de Balkuy, affolé par les motos et les klaxons, fonce sur la foule comme pour rappeler qu’il n’est pas un bovin docile, mais une force brute de la nature. L’éléphant de Kuinima, lui, n’avait que déplacé quelques étals avant que la panique humaine, comme toujours plus dévastatrice que le danger réel, n’impose son exécution.

Derrière ces faits divers se cache une vérité plus vaste : l’Afrique perd ses frontières invisibles entre l’homme et la faune. Les couloirs écologiques disparaissent, les forêts s’amenuisent, les villages deviennent villes et les villes, métropoles. Résultat : les lions ne rugissent plus que dans les zoos, les éléphants errent jusqu’aux carrefours, et les buffles deviennent des intrus condamnés à mort. La cohabitation forcée, faute de vision, se solde par des cadavres géants sur le bitume.

Inventer une stratégie crédible de coexistence

Faut-il blâmer les forces de sécurité ? Non. Elles ont choisi la vie des riverains face à l’imprévisible. Mais le vrai procès est ailleurs. Il vise l’absence de dispositifs modernes de capture, la lenteur des programmes de conservation, et l’incapacité des États à anticiper. Les éléphants ne connaissent ni les frontières administratives ni les cadastres urbains ; ils suivent des routes ancestrales que l’homme a barrées de goudron et de béton.

Au-delà de l’émotion, nul ne peut s’empêcher d’y voir une métaphore : dans le tumulte d’un continent en mutation, l’animal sauvage incarne cette part d’Afrique que l’on sacrifie chaque jour sur l’autel d’un développement précipité. Quand un éléphant tombe à Bobo, ce n’est pas seulement une bête qui meurt ; c’est une civilisation qui renonce un peu plus à son équilibre millénaire avec la nature.

Reste une question, lancinante : combien d’animaux devront encore tomber dans nos rues avant que les capitales africaines n’inventent une stratégie crédible de coexistence ?

Chiencoro Diarra 

25 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Rentrée littéraire du Mali
A la UneSeko ni Donko

Rentrée littéraire 2026 : l’Afrique refuse d’être racontée par les autres

by Chiencoro 25 août 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bamako, la Rentrée littéraire du Mali 2026 se prépare comme bien plus qu’un simple rendez-vous culturel. Du 10 au 14 février, écrivains, penseurs et artistes proclameront que l’Afrique ne veut plus être racontée par les autres. Elle choisit de se réinventer dans ses propres mots et de reprendre la plume de son avenir, face aux récits fabriqués ailleurs.

Chaque livre publié est une pierre posée sur l’édifice vacillant de notre temps. En rassemblant plumes et idées, la Rentrée littéraire malienne 2026 transforme la page blanche en manifeste pour la souveraineté culturelle et la renaissance africaine. Thème de l’année : « L’Afrique dans le monde de demain ». Une formule simple, mais qui, à elle seule, sonne comme une déclaration de rupture.

Car le monde de demain ne pourra pas se construire sans l’Afrique. Ceux qui prétendent le contraire, à Paris, Londres ou Washington, perpétuent les récits d’hier – ceux qui réduisaient le continent au rôle de périphérie dépendante, spectatrice impuissante des tragédies du globe. La Rentrée littéraire du Mali, elle, oppose un manifeste : l’Afrique n’est pas un décor, elle est désormais le sujet central de l’histoire universelle.

L’Afrique refuse les récits fabriqués ailleurs

Depuis trop longtemps, l’Afrique est assignée au rôle humiliant de « continent malade », enfermée dans des récits d’assistance et de dépendance. Or, répétons-le : ce n’est pas à Bruxelles, à Paris ou à New York que se joue la bataille du récit africain, mais à Bamako, à Lagos, à Dakar. Cette édition 2026 proclame haut et fort que l’Afrique n’est pas ce qu’on dit d’elle, mais ce qu’elle choisit de devenir.

La littérature, ici, n’est pas divertissement, mais arme de libération. Elle démonte les clichés, brise les silences, et rend à ceux qu’on croyait condamnés à l’invisibilité la dignité de leur voix.

Mémoire, résistance et refondation

On aurait tort de croire que la Rentrée littéraire du Mali n’est qu’un rendez-vous d’intellectuels. C’est une bataille politique par d’autres moyens. Résister devient un acte vital : à la désespérance, au silence, à la fatalité. Résister, c’est refuser d’abandonner l’avenir aux « caprices » d’une minorité qui, depuis cinq siècles, s’arroge le droit d’écrire l’histoire du monde à la place des autres.

C’est là l’autre dimension de ce forum : rétablir la mémoire africaine comme socle du futur. Car aucun monde de demain ne peut se construire sur l’amnésie. Le passé colonial, les silences imposés, les voix étouffées doivent être réintégrés dans le récit collectif, non pas comme blessures béantes, mais comme sources de lucidité, de courage et d’inspiration.

Une Afrique au centre de l’échiquier mondial

Dans un temps où les vieilles puissances s’accrochent à leurs illusions de grandeur et où les fractures géopolitiques se creusent, la Rentrée littéraire du Mali rappelle une vérité simple : aucun projet global ne sera viable sans l’Afrique. Non pas une Afrique assignée au rôle de champ d’expérimentation ou de terrain de conquête, mais une Afrique actrice, productrice de sens, d’idées, de récits et de visions.

Face aux idéologies de domination, Bamako oppose des projets d’existence. S’agissant des stratégies de conquête, elle propose des stratégies de partage. Quant aux récits fabriqués pour d’autres, elle érige son propre récit, celui d’une humanité plurielle, fragile, mais résolument solidaire.
La Rentrée littéraire du Mali 2026 ne sera pas seulement une fête des lettres. Elle sera un acte politique, une reconquête symbolique, un manifeste continental. Ici, l’Afrique ne quémande plus le droit à la parole. Elle l’exerce. Avec force, avec mémoire, avec cette certitude que le monde de demain ne s’écrira pas sans elle — ou ne s’écrira pas du tout.

Chiencoro Diarra

25 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Lancement du Forum médical international Mali–Russie
A la UneSanté

 Mali–Russie : un forum médical pour sceller un partenariat stratégique

by Cheickna Coulibaly 24 août 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, le jeudi 21 août 2025, au lancement du Forum médical international Mali–Russie, organisé par l’association Perspective sahélienne en partenariat avec l’agence russe African Initiative. Placé sous le thème « Coopération sanitaire et opportunités économiques pour un partenariat durable », l’événement a réuni chercheurs, médecins, pharmaciens, représentants institutionnels et acteurs du secteur privé des deux pays.

Dans son allocution d’ouverture, l’honorable Aboubacar Sidick Fomba, président de la Commission Santé, Développement social et Solidarité du Conseil natioanl de transition (CNT) et parrain de la cérémonie, a salué l’élargissement de la coopération Mali–Russie au domaine sanitaire, après les succès enregistrés dans la coopération militaro-technique. Il a mis en avant la nécessité pour le Mali de bâtir une véritable souveraineté sanitaire à travers la production locale de médicaments essentiels, la modernisation des infrastructures hospitalières, l’équipement en laboratoires de diagnostic biologique, le développement de la télémédecine et la formation de spécialistes de haut niveau. Il a proposé la mise en place d’un Comité stratégique Mali–Russie pour la coopération sanitaire, chargé de suivre les engagements pris, de concevoir des projets pilotes et de faire de Bamako un pôle ouest-africain d’innovation médicale et pharmaceutique.

Au nom de l’association organisatrice, Mamadou Bah, président de Perspective sahélienne, a rappelé que la santé constitue le socle du développement du Sahel. Selon lui, « le développement du Sahel passe impérativement par le renforcement de son capital humain, dont la santé est le pilier fondamental ». Il a expliqué que ce forum vise à créer une plateforme d’échanges techniques et scientifiques entre experts maliens et russes, afin d’adapter les solutions médicales aux réalités locales et de jeter les bases d’une coopération durable dans les domaines de la recherche biomédicale, de la pharmacologie, de l’ingénierie hospitalière et de la santé publique.

Des perspectives concrètes de coopération

L’événement a également enregistré l’intervention en visioconférence du député de la Douma russe, Dmitri Kouznetsov. Ce dernier a proposé la création d’un groupe de travail interparlementaire Mali–Russie sur les questions de santé. Une telle structure aurait pour mission de renforcer le dialogue institutionnel, de coordonner les initiatives bilatérales et d’accélérer la mise en œuvre des projets conjoints, notamment dans les secteurs de la production pharmaceutique, de la prévention des maladies infectieuses et de la modernisation hospitalière.

Les travaux du forum vont permettre d’identifier plusieurs axes de collaboration. Il s’agit de l’autonomie dans la production pharmaceutique locale, de la certification et de la régulation des produits médicaux, de la fabrication et de la distribution des dispositifs médicaux, de la formation et de la spécialisation du personnel de santé, du développement de la recherche appliquée sur les maladies tropicales ainsi que de la prévention et du contrôle des épidémies.

Les organisateurs ont présenté ce forum comme une étape importante pour positionner Bamako en futur hub ouest-africain d’innovation sanitaire et biomédicale. Les participants ont souligné que la coopération avec la Russie pouvait permettre de mutualiser les compétences, de transférer le savoir-faire et de développer une industrie pharmaceutique et médicale locale capable de répondre aux besoins croissants de la région.

Cheickna Coulibaly 

24 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Remise des rapports annuels 2023-2024
A la UnePolitique

Rapports 2023-2024: quand le Médiateur met le doigt sur les plaies de la gouvernance malienne

by Chiencoro 22 août 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Entre chiffres bruts et constats sans concession, la remise des rapports 2023 et 2024 du Médiateur de la République a révélé, le 22 août au palais de Koulouba, l’état réel des relations entre administration et administrés au Mali. Une photographie parfois sévère, mais que le président Assimi Goïta a accueillie comme un signe de vitalité démocratique et de confiance retrouvée.

À Bamako, la solennité du geste comptait autant que le fond. Le 22 août 2025, dans la salle des banquets de Koulouba, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu des mains d’Aminata Mallé Sanogo, Médiateur de la République, les rapports d’activités 2023 et 2024. Derrière les chiffres, les interpellations et les recommandations, c’est tout un état de la relation entre l’administration et l’administré qui s’est donné à lire. Un miroir souvent impitoyable, mais salutaire pour une République en quête de refondation.

Les rapports comprennent chacun quatre parties : la première traite des « réclamations formulées par les citoyens contre les dysfonctionnements de l’administration, du traitement y afférant, du nombre d’usagers accueillis ainsi que des interpellations retenues lors de la 27e session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID) ». La deuxième partie fait référence aux « autres activités du Médiateur de la République ». Quant à la troisième partie, elle est consacrée au « renforcement des capacités des collaborateurs du Médiateur », et enfin la quatrième porte sur « les commentaires et recommandations » formulés par l’institution.

Une institution au travail

Les rapports, volumineux et minutieux, rappellent d’abord une évidence : le Médiateur de la République est aujourd’hui une instance saisie par les Maliens comme jamais auparavant. En 2023, 6 074 usagers avaient sollicité l’institution. En 2024, ils furent près du double : 11 693. Preuve que le recours gagne en crédibilité, jusque dans la diaspora dont les interpellations explosent. Les sujets de friction ? Toujours les mêmes, ou presque : litiges fonciers à répétition, lenteurs judiciaires, protection sociale défaillante, exécution laborieuse des marchés publics.

Au-delà des réclamations, l’Espace d’interpellation démocratique (EID) a pris des allures de baromètre national. Avec 599 dossiers enregistrés en 2023 et 554 en 2024, il illustre cette volonté grandissante des citoyens de faire entendre leur voix. « Un recours pour le citoyen, un conseil pour l’administration », a-t-on rappelé au cours de cette cérémonie.

Les constats et les remèdes

Madame le Médiateur ne s’est pas contentée d’aligner des statistiques. Elle a classé les dysfonctionnements en trois catégories simples, mais éloquentes : le service qui a mal fonctionné, le service en retard et le service qui n’a pas fonctionné. À l’appui, une litanie de cas : absence de réponse, refus de communication de documents, motivation absente des décisions défavorables. Un diagnostic sans fard, assorti de recommandations précises, de la régularisation foncière au paiement plus diligent de la dette intérieure, en passant par la protection sociale des travailleurs non immatriculés.

Sur le foncier, éternel point noir, les préconisations sont claires : respect des textes, vérification préalable de la disponibilité des terres, prospections plus sérieuses avant tout recasement. S’agissant des conflits de chefferie, elle exhorte au respect des modes de désignation coutumiers et à l’application rigoureuse des décisions de justice. En ce qui concerne l’orpaillage, dont la nocivité sociale et écologique ne cesse de croître, elle appelle à un encadrement renouvelé et à un dialogue permanent entre communautés, collectivités et administration.

La réponse présidentielle

Face à ce bilan parfois sévère, Assimi Goïta n’a pas esquivé. Bien au contraire. Le chef de l’État a salué la progression des saisines, « signe d’un intérêt croissant des citoyens » et preuve, selon lui, que le contrat de confiance entre gouvernants et gouvernés gagne du terrain. Louant le rôle des femmes et l’engagement de la diaspora, il a instruit au gouvernement de poursuivre sa collaboration avec le Médiateur de la République dans l’intérêt supérieur de la nation.  

« Transformer les grands défis en opportunités au sein de nos administrations » : telle est la ligne présidentielle, répétée devant un auditoire où se trouvaient Premier ministre, membres du gouvernement et Conseil national de Transition. En filigrane, une conviction : la médiation institutionnelle est un pilier de la refondation, une voie pacifiée entre citoyens et État, fidèle aux valeurs maliennes de dialogue et de recherche du consensus.

Une République en apprentissage

Au-delà de la cérémonie, l’essentiel était ailleurs. Dans cette scène symbolique d’un État qui accepte de se regarder dans un miroir tendu par l’une de ses propres institutions. Ce n’est pas rien, dans un Mali en quête de refondation et de restauration de l’autorité publique.

Le Médiateur de la République, garant de l’équilibre entre droits collectifs et droits individuels, s’impose désormais comme un acteur central du contrat social. Sa progression, dans l’ombre mais avec constance, traduit une évidence : l’État malien apprend à se corriger par lui-même.

Selon le Médiateur de la République, ces rapports « reflètent notre engagement pour la transparence, la justice et l’équité dans l’administration publique ». Ils constituent une « compilation des activités menées à l’interne et à l’international par le Médiateur de la République au cours des deux dernières années ».

Chiencoro Diarra 

22 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Réchauffement climatique
Climat et environnement

Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde

by Fousseni TOGOLA 22 août 2025
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.

Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de +1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5° début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, record absolu ou deuxième année la plus chaude jamais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le continent se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.

L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire

Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le rapport sur l’état du climat en Afrique 2024 de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. Le Sahel, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.

C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, responsable de moins de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.

Le cercle vicieux des sols brûlés

Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la désertification et la déforestation progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.

Dans certaines zones de montagne, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : la perte d’humidité des sols, mesurée partout sur le continent, réduit leur capacité de refroidissement naturel.

Quand les océans se liguent contre le continent

Mais la terre n’est pas seule en cause. Les océans qui entourent l’Afrique, en particulier l’océan Indien, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, élévation du niveau de la mer menaçant les littoraux.

En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du continent ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.

Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux

L’Afrique, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les villes croissent le plus vite. Mais cette urbanisation sauvage engendre des îlots de chaleur urbains, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.

À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « climatiseurs naturels ». Résultat : la température maximale de l’air a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.

Ce réchauffement accéléré ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant des inondations qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.

L’Afrique, laboratoire du climat mondial

À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040.

La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le laboratoire du réchauffement mondial, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la crise climatique. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur vulnérabilité multipliée.

Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une adaptation massive et urgente, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une responsabilité accrue des grandes puissances polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de leur modèle énergétique.

Fousseni Togola 

22 août 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Adultère : quand l’infidélité devient un trophée
Mali : Sadio Camara promu à titre posthume lors d’un Conseil des ministres marqué...
Lutte antiterroriste : le Mali renouvelle ses sanctions financières ciblées 

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close