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Réchauffement climatique
Climat et environnement

Afrique : pourquoi le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde

by Fousseni TOGOLA 22 août 2025
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

Alors que le monde entier s’inquiète d’un réchauffement global estimé à +1,1 °C, l’Afrique vit une fièvre plus brutale encore : +0,86 °C en moyenne depuis trente ans, avec des pointes supérieures à +1,2 °C au Maghreb et au Sahel. Victime expiatoire d’un dérèglement qu’elle n’a pas provoqué, le continent chauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Urbanisation galopante, désertification, océans surchauffés : les mécanismes se conjuguent pour faire de l’Afrique l’épicentre du chaos climatique.

Il suffit de regarder une carte thermique de la planète pour comprendre : en rouge vif, presque incandescent, le continent africain. Alors que la hausse moyenne mondiale depuis l’ère préindustrielle se stabilise autour de +1,1 °C et les experts envisagent qu’il atteigne +1,5° début 2030, l’Afrique vit, elle, à un rythme supérieur, une fièvre climatique qui semble ne jamais retomber. L’année 2024, record absolu ou deuxième année la plus chaude jamais enregistrée selon les sources, a confirmé cette tendance. Le continent se réchauffe plus vite, plus fort, et plus durement que toutes les autres régions du globe.

L’Afrique, épicentre d’une crise climatique planétaire

Les chiffres sont sans appel. En 2024, la température moyenne annuelle de surface en Afrique s’est située 0,86 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, avec des pointes particulièrement inquiétantes au nord du continent, selon le rapport sur l’état du climat en Afrique 2024 de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), publié le 12 mai 2025. Le Maghreb et le Sahara ont enregistré des excédents thermiques supérieurs à +1,2 °C, soit l’une des progressions les plus rapides jamais constatées. Le Sahel, déjà fragile, n’est pas épargné. Les modèles du GIEC projettent pour la région un réchauffement de +2 °C d’ici à 2040, soit une vitesse une fois et demie plus rapide que la moyenne mondiale.

C’est un paradoxe cruel : l’Afrique, responsable de moins de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en train d’en payer le prix le plus fort.

Le cercle vicieux des sols brûlés

Les raisons de cette amplification sont multiples. Les scientifiques évoquent d’abord l’effet d’albédo : plus une surface est claire, plus elle renvoie la lumière solaire. Mais à mesure que la désertification et la déforestation progressent, les sols deviennent plus sombres, absorbant davantage de chaleur. Résultat : un réchauffement local qui accélère l’évaporation, assèche les sols et alimente un cercle vicieux redoutable.

Dans certaines zones de montagne, la disparition de la végétation a déjà fait grimper la température locale de +3 °C. À cette logique physique implacable s’ajoute une autre réalité : la perte d’humidité des sols, mesurée partout sur le continent, réduit leur capacité de refroidissement naturel.

Quand les océans se liguent contre le continent

Mais la terre n’est pas seule en cause. Les océans qui entourent l’Afrique, en particulier l’océan Indien, jouent le rôle d’un four planétaire. Ce dernier se réchauffe à une vitesse inédite : +1,2 °C par siècle, contre 0,7 °C pour les autres bassins. Ses eaux surchauffées alimentent une mécanique climatique déréglée : vagues de chaleur marines qui se multiplient, tempêtes tropicales plus violentes, élévation du niveau de la mer menaçant les littoraux.

En 2024, 3 millions de km² d’océan autour du continent ont été affectés par des vagues de chaleur marines. Là encore, l’Afrique encaisse des chocs qu’elle n’a pas provoqués.

Urbanisation, déforestation, inégalités : les accélérateurs locaux

L’Afrique, continent le plus jeune du monde, est aussi celui dont les villes croissent le plus vite. Mais cette urbanisation sauvage engendre des îlots de chaleur urbains, avec des températures supérieures de plusieurs degrés aux zones rurales voisines. À Abidjan, Lagos ou Nairobi, l’asphalte et le béton piègent la chaleur, aggravant encore les effets du réchauffement global.

À cela s’ajoute la déforestation. En vingt ans, 18% des forêts de montagne ont disparu, emportant avec elles leur rôle de « climatiseurs naturels ». Résultat : la température maximale de l’air a bondi de +1,37 °C dans ces zones, et les nuages se forment plus haut, modifiant la régularité des pluies.

Ce réchauffement accéléré ne relève plus de la prospective. Il est déjà là, dans les chairs et dans les vies. Les vagues de chaleur s’allongent, s’intensifient et tuent. À Kayes, au Mali, le thermomètre a affiché en 2024 48,9 °C, un record. Les pluies, elles, deviennent plus capricieuses : trop violentes au Sahel, provoquant des inondations qui ont déjà coûté la vie à 1 500 personnes en Afrique de l’Ouest et centrale en une seule saison, trop rares en Afrique australe, où le Zimbabwe, le Malawi et la Zambie ont traversé leur pire sécheresse depuis vingt ans.

L’Afrique, laboratoire du climat mondial

À l’horizon 2040, toutes les sous-régions africaines auront franchi le seuil de +1,5 °C, même dans les scénarios les plus optimistes. Si rien ne change, le continent pourrait connaître une hausse de +2,7 °C en moyenne d’ici à 2040.

La conclusion s’impose, brutale : l’Afrique est le laboratoire du réchauffement mondial, une région où les mécanismes physiques, sociaux et économiques s’entrecroisent pour amplifier la crise climatique. Et où les populations, déjà fragilisées par l’insécurité alimentaire, la pauvreté et les conflits, voient leur vulnérabilité multipliée.

Un constat qui pose une double exigence : d’un côté, une adaptation massive et urgente, portée par les États et soutenue par les partenaires internationaux ; de l’autre, une responsabilité accrue des grandes puissances polluantes, qui doivent cesser de faire de l’Afrique une victime collatérale de leur modèle énergétique.

Fousseni Togola 

22 août 2025 0 comments
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Alassane Ouattara
Politique

Côte d’Ivoire : la tentation du quatrième mandat et le spectre de l’exclusion

by Sahel Tribune 21 août 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À trois mois de la présidentielle, la Côte d’Ivoire se prépare à voter sans ses figures historiques. Alassane Ouattara, 83 ans, s’accroche à un quatrième mandat, tandis que Gbagbo, Thiam, Blé Goudé et Soro sont rayés de la liste électorale. Une élection verrouillée avant même d’avoir lieu, qui ravive le spectre des crises passées et pose la question centrale : quelle légitimité pour un président élu par défaut ?

À Abidjan, le calendrier électoral a beau être fixé au 25 octobre 2025, la présidentielle ivoirienne a déjà commencé… sur fond de fractures anciennes, de calculs froids et d’un parfum de revanche qui sature l’air politique. Trois mots suffisent pour résumer l’équation : Ouattara, exclusion, colère.

Ouattara, l’éternel revenant

À 83 ans, Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, s’invite une nouvelle fois dans l’histoire. Le 29 juillet dernier, celui qui avait juré, la main sur le cœur en 2020, vouloir transmettre le flambeau à une nouvelle génération, s’est finalement résolu à briguer un quatrième mandat consécutif. Sa justification ? Les défis sécuritaires, monétaires et économiques « sans précédent » qui exigeraient, selon lui, expérience et continuité.

Un argumentaire qui sonne familier : en 2020 déjà, Ouattara avait cédé à la tentation de rester après le décès de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly. L’homme qui se rêvait en sage passeur de relais, en version ivoirienne de Nelson Mandela, est redevenu joueur de pouvoir pur et dur.

L’opposition décapitée

Mais ce scrutin n’est pas qu’un duel entre un vieil homme et son ambition. C’est surtout le récit d’une opposition décapitée. Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, tous exclus de la liste électorale par la CEI, au nom de condamnations judiciaires ou de nationalités jugées incompatibles. Une véritable purge politique, que les adversaires qualifient de stratégie d’élimination méthodique.

Le PPA-CI de Gbagbo et le PDCI de Thiam, naguère ennemis héréditaires, ont dû s’unir en un « Front Commun », étrange mariage de raison forgé par l’exclusion. Simone Ehivet Gbagbo, en embuscade, a lancé sa propre coalition. Résultat : une opposition fragmentée, contestataire, mais privée de ses têtes d’affiche.

Le retour des vieux démons

Le décor est planté : manifestations réprimées, arrestations ciblées, violences sporadiques à Gagnoa, Abidjan ou Bouaké. Comme un écho funeste à la crise de 2010-2011, qui avait laissé plus de 3 000 morts. L’ombre du chaos plane, mais chacun fait semblant de l’ignorer.

À l’étranger, la CEDEAO envoie ses missions d’observation, promet 200 superviseurs électoraux, rédige des communiqués policés. Mais la vraie question est ailleurs : quelle légitimité pour un président réélu face à des adversaires bannis avant même le coup d’envoi ?

Une économie qui cache la tempête

Officiellement, la Côte d’Ivoire se porte bien : croissance de 6,5 % en moyenne entre 2021 et 2023, infrastructures modernisées, hub régional consolidé. Mais derrière les chiffres miroirs se cachent des fractures sociales béantes, une jeunesse désabusée — 75 % de la population a moins de 35 ans — et une soif de renouvellement qui ne trouve aucun exutoire politique.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’instabilité du Sahel voisin (Mali, Burkina Faso, Niger) nourrit des inquiétudes sécuritaires. À la frontière nord, l’onde de choc de l’Alliance des États du Sahel rappelle qu’Abidjan, malgré ses tours de verre et son glamour économique, n’est jamais à l’abri des convulsions régionales.

L’impasse ivoirienne

À trois mois du scrutin, trois scénarios se dessinent :

  • un Ouattara réélu sans gloire mais avec l’appareil d’État,
  • une opposition mobilisée dans la rue mais incapable d’empêcher le scrutin,
  • ou, pire, le retour d’un cycle de violences que l’on croyait enterré.

Dans ce pays-phare de l’Afrique de l’Ouest, l’élection de 2025 ne se joue pas seulement à Abidjan : elle symbolise l’éternel dilemme africain entre continuité autoritaire et renouvellement incertain.

A.D

21 août 2025 0 comments
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Des morts en Guinée en raison des inondations et des éboulements.
A la Une

Guinée : la terre s’effondre, l’État vacille

by Sahel Tribune 21 août 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Sous la boue de Manéah, ce ne sont pas seulement quinze vies qui se sont éteintes, mais aussi le reflet d’un État incapable de dompter l’anarchie urbaine qu’il tolère depuis des décennies. Chaque saison des pluies, la Guinée enterre ses morts sous les éboulements et les inondations ; chaque saison, le même désordre, la même fatalité. Jusqu’à quand la montagne accusera-t-elle le silence et l’impuissance des autorités ?

Dans la nuit du 21 août, au pied du mont Kakoulima, la montagne a englouti ses enfants. Quinze morts, dix blessés graves, des familles anéanties en quelques minutes : tel est le bilan provisoire du glissement de terrain qui a frappé la commune de Manéah, en périphérie de Conakry. La pluie, diluvienne, a fait le reste, transformant les flancs malmenés par l’urbanisation sauvage en piège mortel.

Une tragédie annoncée

Ce n’est pas la première fois que la Guinée enterre ses habitants sous la boue et les roches. Chaque saison des pluies, de juin à septembre, apporte son lot de catastrophes. Mais ce drame, survenu dans une banlieue déjà saturée et anarchiquement construite, dit plus que les chiffres froids. Il montre les failles d’un État à faire respecter ses propres règles d’urbanisme. Il rappelle aussi l’extrême vulnérabilité d’une capitale qui grossit de 100 000 âmes chaque année sans infrastructures ni planification.

Dans les heures qui ont suivi le drame, l’armée et la protection civile ont remué la terre meuble avec l’aide des habitants, eux-mêmes guides improvisés vers les zones où l’on pouvait encore espérer retrouver des survivants. Des engins lourds ont été mobilisés, sous l’œil du ministre de l’Urbanisme, Mory Condé, qui déclarait sobrement : « d’importants moyens logistiques ont été déployés ». Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur place, geste attendu mais nécessaire, preuve que le pouvoir ne pouvait se permettre de rester silencieux devant la colère et la douleur.

Une montagne qui accuse

Le mont Kakoulima, jusque-là protecteur et pourvoyeur d’eau, devient accusateur. C’est son flanc qui a cédé, mais c’est la main de l’homme qui a sapé ses assises. À force de bâtir sans permis, d’occuper les zones inondables, de déboiser les pentes, les habitants ont rendu la catastrophe inévitable. Or ces pratiques, tolérées par la corruption ou l’indifférence, sont le miroir de ce que la Guinée moderne n’a jamais su régler : la collision brutale entre explosion démographique et absence de gouvernance urbaine.

Depuis juin, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires a recensé une cinquantaine de morts dus aux intempéries. Cinquante ! Comme si l’on s’habituait à compter les cadavres à chaque saison des pluies. La Guinée, pays riche en bauxite, en or et en espoirs, n’a pourtant pas les moyens d’imposer à ses habitants le simple droit de vivre à l’abri des éboulements et des inondations.

De Conakry à Freetown, de Monrovia à Bissau, les mêmes causes produisent les mêmes effets : urbanisation anarchique, absence de politiques de prévention, populations pauvres contraintes de s’installer là où elles ne devraient jamais vivre. L’Afrique de l’Ouest paie cher ses désordres urbains. La terre, elle, ne pardonne pas.

A.D

21 août 2025 0 comments
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Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations unies, samedi 25 septembre 2021
A la UneAnalyses

Choguel Maïga : du verbe haut aux barreaux froids

by Sahel Tribune 19 août 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

L’ancien Premier ministre, chantre autoproclamé de la souveraineté et pourfendeur des élites corrompues, a été placé sous mandat de dépôt pour « atteinte aux biens publics ». Derrière les envolées patriotiques, un masque tombe : celui d’un tribun qui dénonçait chez les autres ce qu’il pratiquait lui-même.

Le rideau est tombé, et cette fois ce n’est pas Choguel Kokalla Maïga qui en tire les ficelles. Mardi 19 août 2025, la Cour Suprême a officialisé ce que Bamako murmurait depuis des jours : l’ancien Premier ministre de la Transition est désormais sous mandat de dépôt. Officiellement inculpé pour « atteinte aux biens publics », « faux et usage de faux », « blanchiment d’argent » et « complicité« , il rejoint la longue liste des politiciens maliens que la justice finit par rattraper.

Le communiqué qui accable

Le communiqué n°001/PG-CSM, signé du procureur général Mamoudou Timbo, est d’une clarté glaçante. Les faits reprochés concernent « plusieurs milliards de francs CFA » et portent sur la gestion du budget de la Primature entre 2021 et 2024, ainsi que sur des contrats de marchés conclus dans le cadre d’une convention de partenariat avec l’AGTIER.

Choguel n’est pas seul dans la tourmente : des fonctionnaires et opérateurs économiques sont également visés. Mais dans cette affaire, c’est bien son nom, symbole d’une Transition qu’il a contribué à incarner, qui focalise l’attention. L’homme qui fustigeait l’Occident et se posait en garant de l’intégrité nationale est aujourd’hui accusé de dérives dignes de ceux qu’il dénonçait.

Le paradoxe d’un discours et d’une pratique

Choguel Maïga aimait se présenter comme l’homme des principes, le tribun inflexible qui dénonçait tour à tour les dérives des régimes passés, l’ingérence occidentale et les compromissions de ses adversaires. Mais voilà que son nom se retrouve associé aux mêmes maux qu’il prétendait combattre : gestion douteuse des deniers publics, favoritisme, manque de transparence. Ceux qui l’érigeaient en modèle découvrent aujourd’hui un paradoxe cruel : l’apôtre de la souveraineté nationale éclaboussé par des soupçons de prédation.

L’ironie n’échappera à personne. Chef du M5-RFP, Choguel avait incarné la contestation acharnée contre Ibrahim Boubacar Keïta avant d’embrasser, avec un zèle soudain, la Transition militaire née des changements de pouvoir intervenus en 2020 et 2021. Premier ministre improvisé, il s’était mué en porte-parole d’un souverainisme enflammé, n’hésitant pas à vitupérer contre la France, la CEDEAO ou les « ennemis de l’intérieur ». Ses discours martiaux faisaient vibrer les foules, mais sa pratique du pouvoir ressemblait trop souvent à celle qu’il dénonçait : exclusion des contradicteurs, gestion opaque et culte de la personnalité.

Le verbe haut, mais des actes faibles

Face aux juges, Choguel s’est voulu stoïque : « Un homme politique doit s’attendre à tout, y compris à la prison et à la mort », a-t-il lâché. Une posture de martyr qui en dit long sur son habileté à retourner les situations à son avantage. Mais derrière la rhétorique, une évidence : s’il est aujourd’hui sous les verrous, ce n’est pas pour ses idées souverainistes mais pour la manière dont il aurait géré les fonds publics. Ses partisans dénoncent une cabale. Ses détracteurs y voient la confirmation d’un secret de polichinelle : Choguel n’a jamais incarné l’intégrité qu’il revendiquait.

Son ancien directeur de cabinet, le professeur Issiaka Ahmadou Singaré, 80 ans, poursuivi dans le même dossier, mais laissé en liberté, fait figure de fusible. Choguel, lui, paie au prix fort ses contradictions. Hier donneur de leçons, aujourd’hui détenu, il illustre à merveille cette génération de politiciens maliens prompts à invoquer la souveraineté, mais incapables d’appliquer à eux-mêmes les exigences de rigueur qu’ils imposent aux autres.

Un avertissement politique

Au-delà de l’homme, à travers ce mandat de dépôt, la Transition montre qu’aucun « grand faucon » n’est intouchable. Après avoir bâti sa légende sur des envolées verbales contre l’Occident et sur un « patriotisme de façade », Choguel Maïga se retrouve à nu, réduit à ce qu’il a toujours fui : un justiciable ordinaire.

Et si ses mots résonnent encore dans certains cercles militants, sa mise en détention rappelle à tous qu’au Mali, l’heure des illusions est passée. L’homme des discours flamboyants s’est fait rattraper par la réalité la plus triviale : celle des comptes à rendre.

A.D

19 août 2025 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

Mali : cinq ans pour briser le miroir colonial

by Chiencoro 19 août 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Cinq années de transition ont suffi à mettre à nu ce que l’on taisait depuis des décennies : la duplicité des interventions militaires occidentales, le piège dans la diplomatie, le pillage organisé des ressources africaines. Au Mali, la rupture assumée avec l’Occident a ouvert les yeux d’un continent entier. Désormais, le mensonge néocolonial ne passe plus.

On se souvient du fracas du 18 août 2020. Un coup d’État militaire, vite suivi d’un second, faisait basculer le Mali dans ce que d’aucuns appellent encore avec dédain « une parenthèse ». Cinq ans plus tard, il faut se rendre à l’évidence ; cette transition, prolongée, mal aimée à l’étranger, souvent décriée par les commentateurs de salon, aura produit un effet inattendu. Elle a décillé les yeux. Pas seulement ceux des Maliens, mais, par ricochet, ceux d’un continent entier.

Plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient

Car sous nos tropiques, il est des vérités qu’on savait, qu’on chuchotait, mais qu’on n’osait pas dire trop fort, bien que des groupements de citoyens commençaient déjà à les dénoncer à travers des manifestations ou des lettres ouvertes. La transition malienne, elle, les a jetées à la face du monde. L’échec français dans la guerre contre le terrorisme ? Acté. La duplicité du franc CFA, cette monnaie coloniale qui perdure sous un vernis d’indépendance ? Révélée. Le pillage en règle des ressources naturelles africaines par des multinationales étrangères ? Démontré, preuves à l’appui.

Et voilà qu’au détour d’une décision de souveraineté — l’expulsion des forces Barkhane en 2022 — le peuple malien découvre que neuf années de présence militaire française avaient non pas réduit la menace djihadiste, mais coïncidé avec son expansion. Cruelle ironie : plus Barkhane montait en puissance, plus les drapeaux noirs s’étendaient. À Bamako, les autorités parlent aujourd’hui de libération. Et dans les rues de Ouagadougou ou de Niamey, des foules acclament ce choix.

Nationalisation des mines stratégiques 

Autre tabou brisé : celui du franc CFA. Depuis 1945, cet instrument sert d’ancrage aux économies d’Afrique de l’Ouest. Mais à qui profite-t-il ? Certainement pas aux peuples. Comme le rappelait un économiste malien en 2024 : « Le CFA, celui qui le détient ne l’utilise pas. Celui qui l’utilise, ne le détient pas. » En d’autres termes, une monnaie sans souveraineté. Quand Bamako décide d’ouvrir ce débat, c’est tout un continent qui réalise l’absurdité d’un système monétaire sous tutelle.

Et puis il y a l’or. Ce métal qui brille à Londres et à Dubaï, mais qui laisse la terre malienne exsangue. Soixante-cinq tonnes extraites chaque année, dont les profits échappent largement au pays. En janvier 2025, la saisie de trois tonnes d’or appartenant à Barrick Gold, d’une valeur de 240 millions d’euros, a servi d’électrochoc. Pour la première fois, l’opinion découvre comment ses richesses étaient siphonnées par des compagnies étrangères sous couvert de contrats léonins. Depuis, le Burkina Faso et le Niger ont suivi, nationalisant à leur tour des mines stratégiques.

Faut-il encore parler de l’uranium ? Ressource vitale pour les centrales françaises, dont 30 % provenait du seul Niger. On comprend mieux, dès lors, l’obsession sécuritaire de Paris dans la région. Il ne s’agissait pas seulement de protéger Bamako, Niamey ou Ouagadougou, mais aussi d’assurer le courant électrique de Marseille et de Lyon.

Le voile s’est levé

Ce qui s’esquisse, c’est une recomposition géopolitique. Au Mali, la coopération avec Moscou et Pékin, moquée par les chancelleries occidentales, a permis d’affirmer une évidence : l’Afrique n’est pas condamnée à choisir toujours la même tutelle. En septembre 2024, l’élévation des relations Mali–Chine au rang de «partenariat stratégique » illustre cette diversification. Quant à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023, confédération entre Mali, Niger et Burkina, elle marque un séisme politique : sortie de la CEDEAO, projet de monnaie commune, solidarité régionale affichée.

Bien sûr, tout n’est pas rose. La situation sécuritaire demeure précaire, les attaques djihadistes continuent, l’économie malienne souffre d’un assèchement des financements extérieurs. Mais l’essentiel est ailleurs : le voile s’est levé.

Le Mali a servi de miroir

Car ce que cinq années de transition ont légué, c’est un vocabulaire, une grille de lecture nouvelle. « Souveraineté », « panafricanisme », « anti-impérialisme » : des mots qu’on croyait désuets, qu’on entendait dans les manuels d’histoire, et qui redeviennent des armes politiques. Pour la jeunesse africaine, hyperconnectée et avide d’images, c’est un récit mobilisateur. Les « videomans » maliens qui relaient en bambara les discours anti-impérialistes d’Assimi Goïta touchent plus de cœurs que n’importe quelle dépêche de l’AFP.

Alors oui, il y a des limites, des excès, des contradictions. Mais il y a aussi une certitude : le Mali a servi de miroir. Dans ce miroir, les Africains ont vu l’étendue du pillage, la complicité de leurs élites, et la possibilité d’un autre chemin. Que ce chemin mène au salut ou au désastre, l’histoire le dira. Mais une chose est sûre : les yeux sont désormais ouverts.

Et un continent qui ouvre les yeux ne les referme jamais.

Chiencoro Diarra 

19 août 2025 0 comments
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Distribution de vivres dans les communes de Bamako
A la UneEnquête

L’humanitaire à l’épreuve du feu : les défis et espoirs au Mali

by Bakary FOMBA 18 août 2025
written by Bakary FOMBA 6 minutes read

Dans un pays où la pauvreté, les conflits armés et les crises climatiques se conjuguent avec une intensité dévastatrice, l’humanitaire est devenu le dernier rempart contre la désolation.

Au Mali, les visages des crises humanitaires ne se réduisent pas à des chiffres froids ou à des manchettes éphémères. Ce sont ceux des enfants affamés dans les villages reculés du Sahel, des femmes déplacées par les violences intercommunautaires, des hommes blessés dans les attaques terroristes, et des familles cherchant refuge sous des tentes de fortune. Ces vies brisées, bien que souvent invisibles aux yeux du monde, portent en elles l’espoir fragile d’un lendemain meilleur.

Selon les dernières données du Bureau des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), 6,4 millions de Maliens, soit environ 25 % de la population, présentent des besoins humanitaires multisectoriels pour l’année 2025. Derrière ces statistiques se cachent des histoires poignantes, celles de communautés entières privées de nourriture, d’eau potable, d’accès aux soins médicaux et même de dignité humaine.

Un cercle vicieux

Le Mali est pris dans un tourbillon de crises multidimensionnelles qui s’alimentent mutuellement. Dans le Nord, les attaques terroristes ont ravagé des villages entiers, forçant des milliers de personnes à abandonner leurs terres ancestrales. Les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été également détruites ou fermées, plongeant les populations locales dans une précarité accrue.

Dans le Centre, les tensions entre agriculteurs et éleveurs ont exacerbé les conflits intercommunautaires, rendant les zones rurales impraticables. Les violences armées, combinées à une gouvernance locale affaiblie, ont créé un climat d’insécurité généralisée. Simultanément, les effets dévastateurs des changements climatiques frappent durement : des sécheresses prolongées et des inondations récurrentes menacent les moyens de subsistance des populations déjà vulnérables.

En 2024, près de 450 000 personnes, principalement des femmes et enfants, ont été affectées par des inondations de grande ampleur à travers le pays. Ces catastrophes naturelles ont aggravé la situation alimentaire, entraînant une augmentation drastique des cas de malnutrition aiguë chez les enfants. À cela s’ajoutent les fractures politiques et institutionnelles. Depuis le coup d’État militaire de 2020, le Mali traverse une période de transition, marquée par des sanctions internationales et une rupture croissante avec certains partenaires occidentaux. Cette situation a réduit les financements humanitaires et compliqué l’accès aux zones en crise pour les organisations internationales.

Face à ces défis, les organisations humanitaires locales et internationales jouent un rôle important. La Croix-Rouge malienne, présente depuis 6 décennies, est devenue un pilier de la réponse humanitaire dans le pays. Avec ses équipes déployées dans les régions les plus dangereuses, elle distribue de l’aide alimentaire, fournit des soins médicaux d’urgence et soutient les efforts de médiation communautaire pour apaiser les tensions.

Kadidiatou Koné, une bénéficiaire de l’aide humanitaire à Mopti, témoigne : « Sans la Croix-Rouge malienne, nous n’aurions pas survécu. Avant son arrivée, nous vivions des jours très difficiles. Nous n’avions presque plus rien à manger. Les groupes armés avaient incendié nos champs, et beaucoup d’entre nous ont fui nos villages pour chercher refuge dans la brousse. Nous étions coupés du monde, sans eau potable ni soins médicaux. Mes enfants souffraient de malnutrition, et je ne savais pas comment les sauver ».

En 2024, la Croix Rouge malienne a assisté 15 100 ménages, soit 90 600 personnes, et installé 65 ouvrages d’accès à l’eau potable pour 225 000 personnes à travers le pays. Ces interventions permettent non seulement de répondre aux besoins immédiats, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.

De son côté, Médecins Sans Frontières (MSF) continue d’opérer dans les hôpitaux délabrés du Nord, où les infrastructures de santé ont été détruites par les conflits. Selon un document publié en 2022, MSF a soigné plus de 6 500 enfants malnutris, assisté 12 000 femmes lors de leur accouchement, pris en charge 190 000 malades contre le paludisme, et accompagné près de 500 femmes dans leur combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Ces efforts, bien que colossaux, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en collaboration avec ses partenaires locaux, a réhabilité des puits et des systèmes d’irrigation dans les régions touchées par la sécheresse. Ces projets permettent non seulement de fournir de l’eau potable, mais aussi de relancer l’agriculture dans des zones autrefois prospères, offrant ainsi une perspective durable aux communautés locales.

Quand l’humanitaire devient un combat quotidien

Malgré leur dévouement, les acteurs humanitaires font face à des obstacles croissants, en termes d’accès à certaines zones. Dans un rapport, MSF souligne que « l’incursion d’acteurs militaires et politiques dans le domaine de l’action humanitaire compromet l’action humanitaire au Mali ». Les travailleurs humanitaires sont souvent pris pour cible, mettant en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils tentent de secourir.

« Nous savons que nos équipes risquent leur vie chaque fois qu’elles partent en mission. Mais abandonner serait une trahison envers ceux qui comptent sur nous », confie Awa Diallo, volontaire de la Croix-Rouge malienne.

Outre les dangers physiques, le manque de financements reste un défi majeur. Selon OCHA, 7,1 millions de personnes étaient dans le besoin humanitaire au Mali en 2024, mais le plan de réponse humanitaire nécessite environ 700 millions de dollars pour répondre aux besoins croissants. À mi-année, seulement 25 % de cette somme avait été mobilisée. Cette pénurie force les ONG à prioriser certaines zones au détriment d’autres, laissant des milliers de personnes sans aide.

L’humanitaire, reflet de notre humanité

L’humanitaire au Mali est bien plus qu’une simple réponse aux crises. C’est un cri d’alarme adressé à l’ensemble de la communauté internationale. Il révèle à quel point les conflits, les catastrophes naturelles et l’instabilité politique peuvent plonger un pays dans une telle situation humanitaire. Mais il montre aussi la résilience et la solidarité des Maliens, qui, malgré les épreuves, continuent de se soutenir mutuellement.

Dans un village reculé de la région de Tombouctou, une mère serre contre elle son enfant affamé. Personne ne filme. Personne ne parle d’eux. Et pourtant, ils comptent. Ils comptent pour 6,4 millions. Mais dans le bruit assourdissant du monde, ils ne comptent plus assez.

Agir avant qu’il ne soit trop tard

L’humanitaire est un miroir de notre humanité. Il révèle nos capacités de compassion, mais aussi nos limites. Face à l’urgence, à l’échelle nationale et internationale, une question demeure : serons-nous à la hauteur de la dignité de ceux qui n’ont rien, sinon l’espoir qu’on ne les oublie pas ?

Les ONG humanitaires, telles que la Croix-Rouge malienne et ses partenaires internationaux, incarnent une lumière dans l’obscurité des crises mondiales. Leur engagement inlassable sauve des millions de vies chaque année, mais elles ne peuvent agir seules. Face à l’urgence, l’humanitaire n’est pas un choix : c’est une responsabilité collective. Car derrière chaque chiffre, il y a une vie. Une vie qui mérite d’être sauvée.

Au Mali, comme ailleurs, l’espoir repose sur notre capacité à agir ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.

Bakary Fomba

18 août 2025 0 comments
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Coup d'envoi super coupe Assimi Goïta
A la UneSport

Super Coupe générale d’Armée Assimi Goïta : la présidence bat Kidal sur la plus petite des marges 1-0

by Ibrahim Kalifa Djitteye 16 août 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le coup d’envoi officiel de la Super Coupe générale d’Armée Assimi Goïta a été donné ce vendredi 15 août 2025 au stade Mamadou Konaté de Bamako. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. Étaient également présents le secrétaire général de la Présidence, Pr Alfousseyni Diawara, représentant le Président de la Transition, Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ainsi que le président de la Commission d’organisation, le Commissaire colonel Cheick Mohamed Cherif Tounkara.

Cette 5e édition, placée sous le signe « Culture et Sport, deux forces, une passion », regroupe 23 équipes issues des 19 régions du Mali, du District de Bamako, de la Présidence, du Conseil national de Transition (CNT) et du gouvernement. La compétition s’impose désormais comme un grand rendez-vous sportif national, favorisant la cohésion et le brassage entre les jeunes venus de toutes les régions du pays.

Une cérémonie d’ouverture en liesse

Le match inaugural a été marqué par une ambiance exceptionnelle. Les supporteurs, venus en grand nombre, ont donné de la voix à travers fanfares et vuvuzelas, créant une atmosphère électrique dès l’entrée des deux équipes sur la pelouse.

La rencontre a opposé l’équipe de la Présidence de la République, en blanc, à celle de la région de Kidal, en rouge. Dès les premières minutes, l’engagement des deux formations a donné lieu à un quart d’heure très disputé, avec des occasions de part et d’autre. Mais c’est à la 18e minute qu’Abou Dramane Meïté, portant le dossard numéro 11 de la Présidence, a réussi à débloquer le compteur, offrant l’avantage à son équipe.

Cette ouverture du score a permis à la Présidence de prendre l’ascendant sur son adversaire, multipliant les phases offensives jusqu’à la pause. La première période s’est ainsi soldée sur le score de 1 à 0 en faveur de la Présidence de la République.

Kidal pousse, mais la présidence résiste

La seconde période a vu l’équipe régionale de Kidal revenir avec plus de détermination. Durant une bonne partie du jeu, elle a dominé les échanges, cherchant à égaliser. Toutefois, la défense de la Présidence est restée solide, empêchant toute concrétisation.

À partir de la 60e minute, la Présidence a repris le contrôle du match, se procurant plusieurs occasions de creuser l’écart. Mais malgré l’intensité et les attaques répétées de part et d’autre, le score est resté inchangé. Le coup de sifflet final a scellé la victoire de la Présidence sur la plus petite des marges, 1-0.

Ce résultat inaugure de belle manière une compétition qui s’annonce palpitante, chaque région espérant tirer son épingle du jeu et honorer sa participation à ce tournoi national.

Une compétition à portée éducative et citoyenne

Au-delà de l’aspect sportif, la Super Coupe général d’Armée Assimi Goïta se veut également une initiative éducative et citoyenne. Pour le président de la Commission d’organisation, le Commissaire colonel Cheick Mohamed Cherif Tounkara, cette compétition rend hommage au Président de la Transition tout en incarnant une vision. « Cette Super Coupe au nom du Président de la Transition est une compétition sportive, culturelle et éducative qui regroupe toutes les régions du Mali. Elle permet aussi de maintenir les jeunes dans un environnement sain, tout en évitant la drogue ou d’autres comportements négatifs au sein de notre société ».

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a pour sa part souligné l’importance de cette 5e édition. « La Super Coupe générale d’Armée Assimi Goïta qui est cette année à sa 5e édition a su se faire un nom et est désormais un événement sportif national incontournable, particulièrement pendant les vacances scolaires. L’édition 2025 est exceptionnelle avec la participation de l’ensemble des régions de notre pays. Une première. C’est un moment privilégié pour le vivre-ensemble, la fraternité, la camaraderie, l’acceptation de l’autre, le respect mutuel dans l’adversité. Bref, l’intégration, la cohésion sociale et l’unité nationale sont au cœur des échanges ».

Une 5e édition qui s’annonce prometteuse

Avec la participation de 23 équipes représentant toutes les régions et institutions, cette édition 2025 marque une étape historique pour la Super Coupe générale d’armer Assimi Goïta. Elle confirme que le tournoi dépasse le cadre du sport pour devenir un véritable instrument de rapprochement entre les jeunes maliens.

La victoire inaugurale de la Présidence de la République face à Kidal donne le ton d’une compétition où rivalité sportive et valeurs citoyennes se mêleront pour offrir au public des moments intenses. Les prochaines rencontres seront suivies avec attention, tant par les supporteurs que par les acteurs institutionnels qui voient en ce tournoi un outil de cohésion sociale et de construction citoyenne.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

16 août 2025 0 comments
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