La salle de réunion du département en charge de la Culture a abrité, ce mardi 17 mars 2026, la 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique. L’événement s’est déroulé sous la présidence du Secrétaire général du ministère, M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, représentant le ministre Mamou Daffé, en présence de la Directrice générale du Fonds, Koné Mariam Maïga ainsi que l’ensemble des administrateurs.
Cette session a marqué une étape importante dans la gouvernance culturelle du pays. Le représentant du ministre a rappelé que le cinéma malien, malgré ses difficultés, demeure un secteur stratégique pour l’identité nationale et le rayonnement du Mali. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la structuration de l’industrie cinématographique et de mobiliser davantage de moyens pour soutenir les créateurs.
Les administrateurs ont été invités à examiner avec attention les documents soumis à leur appréciation. L’objectif était de dégager des perspectives concrètes pour l’année 2026, en tenant compte des défis persistants liés au financement, à la formation et à la professionnalisation des métiers du cinéma. Le Secrétaire général a exhorté les participants à proposer des initiatives ambitieuses et réalistes.
Le poids des chiffres dans la relance
Le Secrétaire général Diarra a, dans son intervention, mis en avant les chiffres clés de l’exercice en cours. Le budget prévisionnel du Fonds pour 2026 est fixé à 203 millions de francs CFA, soit une hausse de 14 % par rapport à 2025. Cette progression traduit la volonté des autorités de renforcer les moyens financiers alloués au cinéma et à l’audiovisuel, malgré un contexte économique contraignant.
Ce budget permettra de soutenir la programmation des appels à projets, d’appuyer les festivals nationaux et de renforcer les capacités des professionnels du secteur. Le Secrétaire général a souligné que ces ressources doivent être utilisées de manière optimale afin de garantir un impact réel sur la production cinématographique. « Nous devons transformer chaque franc investi en opportunité pour nos créateurs. Chaque projet soutenu doit contribuer à bâtir une industrie solide », a-t-il affirmé.
Culture et éducation, un tandem nécessaire
M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra a rappelé que les acquis de l’Année de la Culture 2025 constituent désormais une base solide pour les années 2026 et 2027, décrétées Année de l’Éducation et de la Culture par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita. Cette initiative vise à refonder l’école, renforcer le capital humain et valoriser la culture comme pilier de l’identité nationale et de la souveraineté.
Le représentant du ministre Daffé a insisté sur l’importance de la synergie entre culture et éducation. Selon lui, le cinéma doit être intégré dans cette vision globale, car il constitue un outil pédagogique et un vecteur de cohésion sociale. Le FAIC, en tant qu’instrument de financement, doit accompagner cette ambition en soutenant des projets qui allient créativité et utilité sociale.
Vers une industrie cinématographique solide
Les administrateurs présents ont été exhortés à projeter des initiatives concrètes et innovantes. Le Secrétaire général a rappelé que le Fonds doit impérativement se relever de ses difficultés passées pour mieux répondre aux besoins des professionnels du cinéma. « Le cinéma malien doit redevenir une fierté nationale et un moteur de développement. Nous avons le devoir de lui donner les moyens de son essor », a-t-il martelé devant les participants.
La session a également permis de mettre en avant le rôle du FAIC comme levier de modernisation et de valorisation du cinéma malien. Les administrateurs ont réaffirmé leur volonté de travailler en synergie avec la direction du Fonds et le ministère pour bâtir une industrie cinématographique solide, capable de contribuer à la vitalité culturelle du Mali et à son rayonnement au-delà des frontières.
Cette 11ème session ordinaire du Conseil d’Administration du FAIC s’est déroulée dans un climat de responsabilité et d’engagement. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une gestion rigoureuse, d’initiatives ambitieuses et d’un accompagnement financier accru pour relancer le cinéma malien. Les perspectives ouvertes par cette rencontre traduisent une volonté commune de donner un nouveau souffle à l’industrie cinématographique nationale.
Ibrahim Kalifa Djitteye
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