Ce 28 janvier 2025 est un tournant historique en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger actent officiellement leur retrait de la CEDEAO. À la Place de la Révolution à Ouagadougou, capitale burkinabè, une foule immense célèbre cette rupture, qui symbolise la fin d’une ère jugée contraignante pour les peuples de la confédération des États du Sahel (AES).
Cette journée de manifestation et de signature de l’acte divorce entre les deux organisations a débuté par la montée des couleurs des trois nations et du drapeau de l’AES. Ce qui scelle définitivement leur divorce avec l’organisation régionale. Dans un geste hautement symbolique, les manifestants ont mis en scène un « enterrement » de la CEDEAO, transportant une civière recouverte de son drapeau et de celui de la France, perçus comme des symboles d’ingérence étrangère.
« Nous sommes mobilisés ce matin pour montrer que la sortie de la CEDEAO n’est pas une simple décision des trois chefs d’État. Les peuples de l’AES soutiennent leurs présidents », affirme un militant à nos confrères de l’Agence d’information du Burkina (AIB), reflétant l’adhésion populaire à cette rupture.
Parmi la foule, une forte délégation venue du Niger témoigne de la solidarité entre les trois pays. Ce retrait, loin d’être anodin, marque une réorientation stratégique pour ces nations, déterminées à forger un nouvel avenir, affranchi des contraintes de la CEDEAO.
La rédaction
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