Home A la Une Durée de la Transition : pourquoi le Mali ne peut pas se précipiter vers les élections

Durée de la Transition : pourquoi le Mali ne peut pas se précipiter vers les élections

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Dans le sillage d’une transition historique, le Mali se trouve à une croisée des chemins, où le passé et l’avenir se rencontrent dans un dialogue continu sur l’identité et la trajectoire de la nation. Au cœur de ce dialogue se trouve le Colonel Assimi Goïta, dont la présidence a été marquée par une série de réformes salutaires et salvatrices ainsi qu’un engagement indéfectible envers la souveraineté du Mali et la libération du pays de décennies de gouvernance contestée.

La fin officielle de la période de transition, le 26 mars 2024, a laissé le Mali dans une situation unique, sans chronogramme défini pour la suite. Cependant, il est essentiel de reconnaitre que la priorité des autorités de transition n’a jamais été de se conformer aveuglément à un calendrier, mais plutôt d’assurer la libération totale du Mali et de restituer au pays sa souveraineté pleine et entière. Cet objectif se dresse comme un phare guidant leurs actions, éclairant le chemin vers un avenir où le Mali peut se tenir fier et indépendant sur la scène internationale.

La précipitation ou la pression d’intérêts partisans

Ces actions ont remis le Mali sur la carte internationale, lui redonnant son respect et sa dignité. Désormais, trois principes guident la politique publique malienne : le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés par le Mali, ainsi que la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Ces principes reflètent une détermination à rompre avec les pratiques du passé, où les partis politiques, souvent assoiffés de pouvoir, mettaient en péril le bien-être national au profit d’intérêts étriqués.

Toutefois, la transition n’est pas sans détracteurs. Des voix s’élèvent, tant au sein de la classe politique malienne que parmi certaines factions de la société civile, pour critiquer la prolongation de la période de transition et réclamer un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Ces appels, bien que légitimes dans une démocratie en quête de stabilité, ne doivent pas occulter les avancées notables réalisées en si peu de temps. Il s’avère crucial de reconnaitre que les enjeux auxquels le Mali est confronté ne peuvent être résolus dans la précipitation ou sous la pression d’intérêts partisans.

Appel aux forces vives de la nation

Le silence actuel des autorités de transition face à la demande d’un nouveau chronogramme électoral s’interprète non pas comme une réticence au dialogue, mais plutôt comme une concentration sur des priorités plus pressantes, notamment la sécurité nationale. Car rien ne vaut de se précipiter dans des élections qui finiront par plonger le pays dans une situation incontrôlable. L’entretien téléphonique entre le Colonel Goïta et le Président russe Vladimir Poutine, le 27 mars dernier, axé sur une coopération renforcée dans la lutte contre le terrorisme, est un rappel que la stabilité du Mali reste la pierre angulaire sur laquelle toutes les autres aspirations démocratiques doivent être construites.

Le Mali se trouve à un moment décisif de son histoire. Les autorités de transition, sous la conduite du Colonel Assimi Goïta, ont démontré une volonté ferme de rebâtir le pays sur des fondations solides. Alors que la route vers la démocratie pleine et entière est semée d’embûches, la direction prise jusqu’ici laisse présager un avenir où le Mali peut aspirer à la prospérité, à la justice et à la dignité pour tous ses enfants. Dans cette optique, il est impératif que toutes les forces vives de la nation soutiennent ce processus de transformation, en veillant à ce que les acquis de la transition soient préservés et que les leçons du passé éclairent le chemin vers l’avenir.

Oumarou Fomba

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