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Défilé militaire
A la UnePolitique

22 septembre 2025 : une fête nationale en démonstration d’unité et de souveraineté

by Chiencoro 18 septembre 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

À Bamako, les préparatifs du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance ne ressemblent en rien à ceux des années précédentes. Défilé militaire grandeur nature sur le boulevard de l’Indépendance, ciel malien quadrillé par les avions… Cette mise en scène n’est pas seulement festive. Elle incarne la volonté du Mali de démontrer sa souveraineté et de répondre par la force symbolique à ceux qui misent sur la peur, le terrorisme économique et la guerre informationnelle.

Depuis une semaine, Bamako vit au rythme des préparatifs du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance. Le boulevard de l’Indépendance, artère symbolique de la capitale, est devenu le théâtre de répétitions militaires à grande échelle. Embouteillages monstres, circulation perturbée, regards curieux des passants : tout annonce que cette édition du 22 septembre ne sera pas une simple prise d’armes comme par le passé, mais un défilé grandeur nature, aérien et terrestre, où toutes les composantes des forces armées maliennes seront mises en scène. Le ciel, sillonné par les avions militaires, se prépare à résonner au rythme des moteurs et des drapeaux flottants, signes d’un pays décidé à montrer sa force.

La guerre des récits

Mais ce faste annoncé s’inscrit dans un contexte marqué par des menaces récurrentes. À l’approche de chaque 22 septembre, les groupes armés terroristes — désormais affaiblis sur le terrain — tentent, avec l’appui de leurs sponsors extérieurs, de semer la peur. Attaques sporadiques contre des civils, tentatives de blocus économiques, rumeurs en ligne. Autant de stratégies désespérées pour imposer une psychose collective. Comme l’a souligné le président de la Transition, Assimi Goïta, dès 2023 à Sikasso, ce « terrorisme économique » vient s’ajouter au terrorisme avec violence armée et terrorisme médiatique.

Aujourd’hui, la bataille ne se joue plus uniquement sur les champs de combat. Elle se déroule aussi dans les esprits, à travers une guerre informationnelle où les réseaux sociaux deviennent des armes à double tranchant. Fausses nouvelles, campagnes de désinformation, vidéos manipulées. Tout est mis en œuvre pour affaiblir la confiance des Maliens en leur État. Mais le paradoxe est là : plus les offensives militaires et informationnelles des terroristes échouent, plus l’adhésion populaire au projet souverainiste incarné par l’AES se renforce.

Une fête comme message politique

Ainsi, la célébration du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance dépasse largement le cadre commémoratif. Elle sera un signal clair envoyé aux partenaires comme aux adversaires. Le Mali entend assumer pleinement sa souveraineté et sa résilience.

Derrière les uniformes impeccablement alignés et les avions qui strieront le ciel de Bamako, c’est un message d’unité et de détermination qui sera adressé. Dans un Sahel en recomposition, où la guerre hybride mêle économie, information et politique, la fête nationale se mue en acte de résistance.

Chiencoro Diarra 

18 septembre 2025 0 comments
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Ousmane Karim Coulibaly, directeur général de l’INPS
A la UneSeko ni Donko

SENARE 2025 : quand la tradition dialogue avec l’intelligence artificielle au service de la réconciliation

by Cheickna Coulibaly 18 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Dans le cadre de la 4 ᵉ édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025), un atelier de formation s’est tenu le mercredi 17 septembre au Centre de formation de l’INPS. L’initiative avait pour objectif de former une trentaine de jeunes acteurs culturels à la création musicale en mariant les richesses de la tradition malienne avec la puissance de l’intelligence artificielle.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités, dont le directeur général de l’INPS, Ousmane Karim Coulibaly, et le médecin colonel-major Dr Ousmane Ly, membre de la commission d’organisation de la SENARE.

L’IA doit être domptée pour servir nos intérêts

Dans son allocution, Ousmane Karim Coulibaly a insisté sur la place centrale de la culture dans le développement et la réconciliation nationale : « Nous sommes à la Semaine de la Réconciliation et nous montrons au monde que nous sommes un peuple multiculturel. Tout développement économique et social doit avoir pour fondement la culture. La richesse de nos traditions multiséculaires constitue un vecteur pour sortir du sous-développement et rapprocher nos communautés. »

Le médecin colonel-major Dr Ousmane Ly a pour sa part souligné l’importance de l’intelligence artificielle comme outil au service de la culture : « Nous explorons les voies de la réconciliation en mariant tradition et intelligence artificielle. Les participants apprendront à composer de la musique dans nos langues nationales et officielles à travers des outils comme ChatGPT, Gemini et Suno. L’IA doit être domptée pour servir nos intérêts et non l’inverse. »

La technologie au service de la culture et de la réconciliation

Durant l’atelier, les participants ont découvert comment marier tradition et modernité. En s’appuyant sur leurs langues locales et des instruments comme le tamani, le goni ou le balafon. Ils ont créé des chansons originales générées par l’intelligence artificielle, explorant des thèmes liés à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale.

L’activité s’est conclue par un mini-concours où les morceaux produits ont été interprétés devant le jury, mettant en valeur le talent de chacun. Ce cadre d’échange a ainsi permis aux jeunes de transformer leurs textes en véritables compositions musicales. Toute chose qui illustre concrètement le potentiel de la technologie au service de la culture et de la réconciliation.

Cet atelier s’inscrit pleinement dans la dynamique de la SENARE 2025, qui met l’accent sur l’implication de la jeunesse et des femmes, la promotion de la cohésion sociale et l’innovation culturelle. 

‎Cheickna Coulibaly

18 septembre 2025 0 comments
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Plantation d'arbres dans la forêt de Koulouba
A la UneClimat et environnement

Près de 400 arbres pour la paix : la réconciliation au Mali se conjugue aussi désormais avec écologie

by Cheickna Coulibaly 17 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Dans le cadre de la 4 ᵉ Édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025), une cérémonie de reboisement s’est tenue ce mardi 16 septembre 2025 dans la forêt classée de Koulouba. Cette initiative, placée sous le signe de la paix et de la durabilité, a donné naissance à un « Bosquet de la paix », constitué de près de 400 plants d’essences locales.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, aux côtés du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué, du ministre des Affaires religieuses, du culte et des coutumes, Dr Mahamadou Koné, ainsi que de nombreux représentants de la jeunesse, des femmes, des autorités coutumières et religieuses.

Planter un arbre, c’est poser un acte d’espérance

Dans son allocution, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a salué le leadership du Président de la Transition et a remercié le ministre de la Réconciliation pour avoir associé son département à cette initiative. « Je voudrais en ce moment solennel, saluer le leadership visionnaire de Son Excellence le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, dont la clairvoyance et l’engagement inspirent nos pas vers la paix et la cohésion. Je voudrais aussi exprimer ma profonde gratitude à Monsieur le ministre, que je nomme mon Général, d’avoir voulu associer mon département à cette grande célébration nationale. », a déclaré Mme Doumbia Mariam Tangara. 

Semaine nationale de la Réconciliation
Plantation d’arbres dans la forêt de Koulouba, le 16 septembre 2025, dans le cadre de la Semaine nationale de la Réconciliation. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

Elle a poursuivi en rappelant la portée symbolique de l’événement : « Planter un arbre, c’est poser un acte d’espérance et de foi en l’avenir. Le bosquet de la paix que nous inaugurons aujourd’hui dans la forêt classée de Koulouba n’est pas seulement une plantation. Il est un symbole vivant de notre pardon, du dialogue et de la solidarité. Chaque arbre grandira comme la paix que nous voulons consolider. »

Un Mali réconcilié avec lui-même et avec la nature

Elle a également mis en lumière le rôle écologique et social de cette action : « Le choix de la forêt classée de Koulouba n’est pas anodin. Poumon vert de la capitale et témoin silencieux de l’histoire de notre nation, elle joue un rôle écologique majeur. En y aménageant un bosquet d’un hectare, nous contribuons à enrichir son couvert végétal et à assurer sa régénération, inscrivant ainsi la réconciliation nationale dans le temps long de la nature. »

SENARE 2025
La ministre de l’environnement au milieu, à sa gauche le ministre des Affaires religieuses, et à sa droite le ministre de la Réconciliation, le 16 septembre 2025, à l’issue de la plantation d’arbres dans la forêt de Koulouba, dans le cadre de la SENARE 2025. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

Organisée en collaboration avec les autorités locales, les services des Eaux et forêts, les femmes et les jeunes, cette initiative incarne la volonté de lier réconciliation et protection de l’environnement. Elle s’inscrit pleinement dans la vision de la SENARE 2025, qui met l’accent sur des actions concrètes en faveur de l’unité nationale, de la cohésion sociale et du développement durable.

La plantation de près de 400 arbres à Koulouba apparaît comme un symbole fort : celui d’un Mali qui veut se réconcilier avec lui-même et avec la nature, en transmettant aux générations futures un héritage de paix et de durabilité.

Cheickna Coulibaly 

17 septembre 2025 0 comments
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SENARE 2025
A la UnePolitique

SENARE 2025 : une édition placée sous le signe de la culture et de la paix

by Cheickna Coulibaly 16 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

La grande salle de conférence du CICB vibrait ce lundi matin 15 septembre 2025. Archi-pleine, elle a d’abord résonné avec l’ensemble instrumental national, avant que les dozos n’enflamment la salle par leurs rythmes traditionnels. La fanfare militaire nationale a ensuite clos ce moment introductif avec l’hymne national, donnant à la cérémonie toute sa solennité. Dès l’entame, le ton était donné : la culture et les traditions, mises au service de l’unité et de la paix.

Initiée et pilotée par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE), instituée par la Loi d’Entente nationale de 2019, est désormais un rendez-vous annuel inscrit au mois de septembre. Elle vise à informer, sensibiliser et mobiliser l’opinion publique autour de la paix, de la réconciliation et du vivre-ensemble.

Sous le haut parrainage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, la 4 ᵉ édition de la SENARE a officiellement été lancée. Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, étaient présents.

Faire des expressions artistiques et culturelles des leviers de paix

Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre a rappelé le sens de cette semaine : « La Semaine nationale de la Réconciliation est l’occasion de célébrer les idéaux du vivre-ensemble à travers des activités éducatives, socio-culturelles, artistiques, sportives et mémorielles ».

Cette édition 2025 coïncide avec l’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition. Le Premier ministre a souligné : « Replacer la culture au cœur des politiques publiques, renforcer la souveraineté culturelle du pays et faire des expressions artistiques et culturelles des leviers de paix, de réconciliation et de vivre-ensemble ».

Le thème choisi — « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES » — illustre cette volonté. Le Premier ministre a cité quelques repères de la société malienne, autant de garde-fous face aux crises : le sinankounya (cousinage à plaisanterie), le siguignogonya (bon voisinage), le bouranyan (liens de mariage) et le nimogoya (honneur et dignité), véritables instruments de réconciliation et de prévention des conflits.

Un rendez-vous au cœur d’un contexte difficile‎

La SENARE 2025 se tient alors que le Mali fait face à une crise multidimensionnelle : rébellion armée persistante, attaques terroristes, fragilisation du tissu social. Dans ce contexte, la réconciliation nationale est perçue comme une urgence vitale. Le Premier ministre a lancé un appel vibrant : « Le chemin de la réconciliation et de la paix est long, certes, les défis sont immenses, mais avec notre volonté commune, la réconciliation est à notre portée et la paix est possible. Marchons ensemble, main dans la main, sur le chemin de la paix et de la réconciliation nationale ».

Une semaine riche en activités

Tout au long de la semaine, la SENARE propose un programme varié et ambitieux. Les débats citoyens et panels éducatifs permettront de sensibiliser et mobiliser les populations sur les enjeux de la réconciliation et de la paix. Les activités sportives, adaptées à chaque région, incluent à Bamako, des courses de chevaux et de la lutte traditionnelle, tandis que les séances de prières et bénédictions collectives rassembleront les communautés religieuses. 

Les expositions artistiques et photographiques, sur le thème « Portraits et messages de paix », mettront en avant le talent des jeunes artistes de l’espace AES, et les caravanes de sensibilisation diffuseront des messages de cohésion sociale dans toute la capitale et les régions. Le point d’orgue de la semaine sera la Nuit de la Réconciliation, un dîner-gala réunissant artistes et acteurs de la paix pour la remise du Prix annuel de la Paix.

En déclarant ouvertes les activités, le Premier ministre n’a pas manqué de féliciter et remercier le ministre de tutelle pour son engagement pour la paix et la réconciliation.

Les activités de la SENARE se poursuivront jusqu’au 21 septembre 2025, en écho à la Journée internationale de la Paix et à la veille de la Fête de l’Indépendance, avec l’ambition de faire de cette semaine un moment de dialogue, de pardon et de renouveau pour tout le Mali.

‎Cheickna Coulibaly 

16 septembre 2025 0 comments
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Victoire de Mahamat Idriss Déby à la présidentielle au Tchad
Politique

Constitution tchadienne : un vote historique qui redessine le pouvoir à N’Djamena

by Sahel Tribune 15 septembre 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Tchad, la révision constitutionnelle adoptée le 15 septembre bouleverse les équilibres institutionnels. Derrière un habillage technique, les députés ouvrent la voie à un mandat présidentiel illimité pour Mahamat Idriss Déby. Entre « présidence à vie » évoquée dans l’hémicycle et réforme des règles du jeu politique, c’est tout l’avenir de la jeune Constitution de 2023 qui se joue.

C’est une réforme que l’on avait présentée comme « technique », presque anodine, un simple ajustement de la loi fondamentale adoptée il y a vingt mois pour tourner la page de la transition. Lundi 15 septembre, dans l’hémicycle de N’Djamena, les députés tchadiens ont pourtant voté un texte qui change la donne : un mandat présidentiel allongé de cinq à sept ans, désormais renouvelable sans limitation. Autrement dit, l’ouverture assumée de la voie à une présidence sans fin pour Mahamat Idriss Déby.

Autant de révisions, autant de leviers de contrôle

Le scrutin n’a laissé place à aucune ambiguïté. 171 députés sur 188 ont validé la proposition, un seul — l’opposant Beral Mbaïkoubou — a voté contre. Les autres, tétanisés ou résignés, ont préféré boycotter la séance ou quitter la salle, notamment après la provocation d’un élu du Mouvement patriotique du salut (MPS), qui, porté par un zèle déconcertant, a suggéré d’aller plus loin encore : une « présidence à vie », au nom d’une prétendue « émanation divine » du pouvoir et du coût excessif des élections, rapporte un média étranger. Le reste, chacun le sait, n’était plus qu’une formalité.

Car au-delà du mandat présidentiel, c’est toute l’architecture institutionnelle qui est retouchée. Désormais, le président pourra cumuler ses fonctions avec celles d’un parti — Mahamat Idriss Déby, déjà président du MPS depuis janvier, en sort légitimé a posteriori. Le rapport ouvre aussi la voie à un financement public des campagnes électorales, à l’allongement du mandat des députés de cinq à six ans et même à la création d’un poste de vice-Premier ministre. Autant de révisions, autant de leviers de contrôle.

La tentation du pouvoir sans fin, aussi vieille que les républiques qu’elle prétend fonder

Le gouvernement, qui dit « prendre acte » de l’initiative, ne s’y trompe pas. Le Sénat, lui, a déjà mis en place sa propre commission spéciale. Mercredi 17 septembre, députés et sénateurs se réuniront en Congrès, avec à l’horizon une adoption formelle attendue le 13 octobre.

Dans les couloirs de N’Djamena, certains parlent d’« ivoirisation » du modèle tchadien, en référence à l’art consommé des présidences africaines de s’éterniser au pouvoir sous couvert de révisions légales. D’autres rappellent que c’est précisément pour éviter ce piège qu’avait été écrite la Constitution de décembre 2023. Une évidence s’impose toutefois : au Tchad comme ailleurs, la tentation du pouvoir sans fin reste une constante politique, aussi vieille que les républiques qu’elle prétend fonder.

A.D

15 septembre 2025 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
A la UneOpinion

AES : l’irréversible basculement qui fait trembler Paris et rassure l’Afrique

by Chiencoro 15 septembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Deux ans après sa création, l’Alliance des États du Sahel (AES) fascine bien au-delà de ses frontières. Un sondage exclusif réalisé pour Jeune Afrique, révèle que, malgré les critiques officielles et les mises en garde occidentales, les opinions publiques ouest-africaines plébiscitent ce bloc sahélien. Symbole d’une souveraineté reconquise et d’un rejet des tutelles anciennes, l’AES s’impose comme le laboratoire d’une nouvelle ère géopolitique africaine.

Il est des chiffres qui valent plus que de longs discours. 77 % des citoyens interrogés dans six pays francophones d’Afrique de l’Ouest jugent l’Alliance des États du Sahel (AES) « bonne ou très bonne », selon les résultats d’un sondage publié ce lundi 15 septembre 2025 par le média panafricain Jeune Afrique. Même en Côte d’Ivoire, fief d’Alassane Ouattara et bastion de l’orthodoxie pro-CEDEAO, 66 % des sondés affichent leur approbation. Deux ans après sa création à Bamako, l’AES est devenue plus qu’une alliance militaire. Elle incarne une idée-force, une alternative, presque un rêve collectif, expliquent nos confrères de Jeune Afrique, à la veille du deuxième anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023.

S’inventer un destin sans béquilles occidentales

Ce n’est pas un détail. Car ce plébiscite populaire survient alors même que les chancelleries occidentales, relayées par certaines ONG, tentent de réduire l’expérience sahélienne à un « espace de non-droit ». Or, la perception est têtue. Ce que voient et retiennent les peuples, ce sont les images fortes — le départ des troupes françaises, la reprise en main des mines d’uranium et d’or, la fin probable du système CFA en ligne de mire, l’affirmation d’une souveraineté assumée. Autant de gestes vécus comme une reconquête de l’indépendance, là où Paris et ses alliés ne veulent y voir qu’un « populisme autoritaire ».

La force de l’AES tient à ce paradoxe, selon les auteurs du sondage. En se libérant du joug françafricain, elle ne convainc pas seulement ses propres citoyens, mais suscite l’admiration des voisins. Et pour cause : dans une Afrique où la jeunesse étouffe sous le chômage, l’endettement et l’arrogance des vieilles élites, l’expérience sahélienne agit comme un électrochoc. Elle prouve qu’il est possible de dire non, de rompre les chaînes et de s’inventer un destin sans béquilles occidentales.

L’AES, le tombeau définitif de la Françafrique

On le sait, à Paris comme à Abidjan, ce message dérange. Car derrière le sondage, c’est une lame de fond qu’il faut lire : la fin de l’hégémonie française et la décomposition progressive du système CEDEAO. La popularité de l’AES, loin d’être un feu de paille, traduit une recomposition géopolitique irréversible. Une Afrique francophone qui, pour la première fois depuis soixante ans, regarde son avenir sans demander la permission.

Reste une évidence : l’AES n’est pas un épiphénomène, mais le symptôme d’un basculement irréversible. Là où les élites pro-occidentales parlent encore de « sanctions » ou de « retour à l’ordre constitutionnel », les peuples, eux, célèbrent une souveraineté retrouvée. Et si l’Occident, englué dans ses obsessions sécuritaires, voit dans l’alliance sahélienne une menace, les populations y lisent au contraire une promesse — celle d’un avenir où les décisions ne se prennent plus à Paris, mais à Bamako, Ouagadougou ou Niamey.

C’est cette réalité têtue qui ronge aujourd’hui l’influence française et fissure le vieux système CEDEAO. L’histoire retiendra que l’AES a été le tombeau définitif de la Françafrique. Et que, deux ans après sa naissance, ce bloc sahélien aura su imposer à ses voisins — et au monde — une vérité simple : la souveraineté, même balbutiante, reste infiniment plus séduisante que la tutelle éternelle.

Chiencoro Diarra 

15 septembre 2025 0 comments
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Se marier ou rester celibataire
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Pourquoi de plus en plus de jeunes Maliens choisissent de rester célibataires

by Cheickna Coulibaly 14 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

À Bamako, le célibat volontaire prend de l’ampleur. Selon la Septième Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM-VII 2023–2024, INSTAT), la proportion de célibataires est plus élevée chez les hommes (47 %) que chez les femmes (21 %). Pour certains, ce célibat s’explique par des contraintes économiques ou des expériences douloureuses ; pour d’autres, il s’agit d’un choix réfléchi, inspiré par la quête de liberté, de réussite professionnelle ou d’indépendance. Le mariage n’est donc ni rejeté ni abandonné, mais redéfini selon les priorités de chacun.

Dans les rues animées de la capitale, des grins aux marchés bondés, les jeunes discutent, travaillent ou prennent le thé. La statistique officielle révèle que près d’un homme sur deux reste célibataire, contre une femme sur cinq. Derrière ces chiffres se cache une mosaïque de motivations, entre désir de liberté, difficultés financières et prudence face à l’engagement.

Stabilité financière et respect mutuel

Pour beaucoup, rester seul n’est pas un choix mais une nécessité. Amadou Traoré, 27 ans, conducteur de moto-taxi à Djaneguela, rêve de mariage. « J’aimerais me marier, mais je n’ai pas encore les moyens de payer la dot ni de m’installer », confie-t-il. Aminata Coulibaly, 22 ans, vendeuse de beignets, ajoute : « Beaucoup de jeunes filles veulent se marier, mais elles savent que sans moyens, ça restera un rêve. Alors elles attendent, parfois longtemps. »

D’autres, au contraire, privilégient leur liberté. Fatoumata Diarra, 24 ans, étudiante en commerce, explique : « Être mariée signifie moins de liberté. Je préfère profiter de ma vie et faire ce que je veux. » Souleymane Koné, 29 ans, employé dans une librairie, abonde dans le même sens : « Pour moi, le mariage n’est pas une obligation. Je préfère voyager, travailler, rencontrer des gens, avant de me lancer dans une vie de couple. »

Certaines jeunes femmes, elles, voient dans le célibat une stratégie. Aïssatou Sangaré, 26 ans, employée dans une agence de communication, affirme : « Je ne veux pas m’engager à n’importe quel prix. Je préfère attendre quelqu’un qui pourra m’offrir une sécurité. » Kadiatou Cissé, 27 ans, complète : « J’ai des exigences claires pour mon futur mari : stabilité financière et respect mutuel. Si ça ne correspond pas, je préfère rester célibataire. »

Entre expériences passées et modèles de célébrités

Pour d’autres encore, ce choix découle d’expériences douloureuses. Moussa Diarra, 30 ans, se souvient : « Je me suis marié très jeune et ça n’a pas marché. Depuis, je préfère rester seul. » Mariam Bengaly, 28 ans, confie : « J’ai vécu une relation difficile qui m’a appris à ne pas me précipiter. Désormais, je prends le temps de me connaître avant de songer au mariage. »

Les modèles de célébrités influencent aussi les jeunes. Ousmane Traoré, 23 ans, étudiant en finance, explique : « Je regarde Sidiki Diabaté, Cristiano Ronaldo… Ils ont tout pour eux et pourtant, ils repoussent le mariage pour leur carrière. Ça m’inspire. Je veux réussir d’abord, faire fortune, avant de me marier. Comme on dit : “Si tu veux changer le monde, fais-le en étant célibataire. Une fois marié, même ta télécommande ne t’appartiendra plus.” »

Pressions sociales et sagesse des aînés

À ce tableau s’ajoute la pression sociale. Ibrahim Sangaré, 25 ans, raconte : « Dans ma famille, le mariage est obligatoire à un certain âge. Mais je ne me sens pas prêt. Pour éviter les conflits, je reste célibataire et j’encaisse la pression de mes parents. » Fatou Coulibaly, 23 ans, étudiante en droit, nuance : « Beaucoup de jeunes filles subissent les pressions familiales, mais choisissent d’attendre pour éviter un mariage malheureux. »

Le regard des aînés apporte une note d’équilibre. Mariama Diarra, 52 ans, mariée depuis 30 ans et mère de trois enfants, conseille : « Je ne juge pas les jeunes qui restent célibataires. Chacun a ses raisons. Mon conseil, c’est de ne pas se précipiter et de construire son avenir avant de s’engager. »

Ainsi, à Bamako, le célibat — qu’il soit choisi ou subi — ne reflète pas seulement un rejet du mariage. Il traduit un mélange complexe de contraintes économiques, de stratégies personnelles, d’expériences passées, d’attentes sociales et culturelles, mais aussi de nouvelles aspirations portées par les jeunes générations.

Cheickna Coulibaly

14 septembre 2025 0 comments
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