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Lancement du projet présidentiel d'urgence hospitalière
A la UneSanté

Lancement du projet présidentiel d’urgence hospitalière : 15 nouveaux hôpitaux pour renforcer le système de santé malien

by Cheickna Coulibaly 10 novembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

L’esplanade du CSRef de Korofina, dans la commune I du district de Bamako, a accueilli ce lundi 10 novembre 2025 une cérémonie historique pour le système de santé malien : la pose de la première pierre du projet présidentiel d’urgence hospitalière. La cérémonie a rassemblé le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, des membres du gouvernement, des autorités locales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile.

Né des recommandations des états généraux de la santé de décembre 2024, ce projet présidentiel d’urgence hospitalière vise à moderniser profondément le système de santé malien. Selon le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, « Cette initiative, qui couvre quinze sites à travers le pays, vise à doter notre pays d’infrastructures hospitalières de qualité, conformes aux normes sanitaires et en phase avec la carte hospitalière. »

Trois volets pour transformer le système de santé

Ce projet ambitieux s’articule autour de trois volets complémentaires : la transformation des CSREF de Bamako en hôpitaux de district, la construction de nouveaux hôpitaux de district dans différentes localités, et la réalisation d’hôpitaux régionaux dans des villes comme San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro. Le Président a souligné que toutes ces infrastructures seront entièrement financées par le budget national et dotées d’équipements de deuxième génération.

« Le projet rapproche les structures sanitaires des populations tout en garantissant des soins de qualité », a-t-il ajouté, avant de féliciter tous les acteurs qui ont contribué à sa mise en œuvre.

La santé, une priorité nationale

Pour sa part, la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a salué l’engagement du Président de la Transition en faveur de la santé. « Cet instant solennel marque une étape majeure dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé publique. La santé est un droit fondamental et une priorité du Gouvernement », a-t-elle déclaré.

À cet effet, Elle a rappelé les réalisations récentes réalisées par les soins du Chef de l’État notamment : la création de centres d’excellence de dialyse, l’équipement en ambulances et matériels médicaux, les forages équipés de châteaux d’eau dans les structures sanitaires et l’installation de champs solaires dans plusieurs hôpitaux, etc.

« Avec ce projet présidentiel, nous engageons une véritable modernisation et transformation de nos structures de santé. Les hôpitaux régionaux seront ultramodernes, avec une grande capacité d’hospitalisation. Les CSREF du district de Bamako vont renaître sous un nouveau visage, avec un renforcement de leur capacité d’accueil et de prise en charge spécialisée », a-t-elle précisé. Pour les hôpitaux de district du 1er et 6earrondissement, une unité d’hémodialyse sera construite pour soulager les patients insuffisants rénaux chroniques.

La ministre a insisté sur la nécessité d’une implication de tous les acteurs : « La pose de cette première pierre ne marque pas la fin d’un effort, mais le début d’un engagement collectif. Administration, entreprises, techniciens et communautés locales doivent travailler dans un esprit de rigueur, de transparence et de responsabilité. »

Le Président de la Transition a rappelé que « toute activité dépend de la santé » et a insisté sur le fait que ce projet constitue « le minimum que nous devons offrir à nos populations. La santé est un droit et une obligation, et avec ces nouvelles infrastructures, nous pourrons compter sur l’avenir de nos populations en termes d’engagement et de rentabilité. »

Il a également demandé à la ministre de veiller à la continuité du service public pendant la construction et au respect des délais contractuels avec les entreprises.

Des infrastructures modernes et accessibles

Selon les dires de la ministre, les travaux des hôpitaux de district sont prévus pour durer environ 12 mois, tandis que ceux des hôpitaux régionaux devraient être finalisés en 24 mois. Ces nouvelles infrastructures permettront de réduire les évacuations sanitaires, de désengorger les structures existantes et d’offrir aux populations des services de proximité plus performants.

« Ces hôpitaux sont le symbole d’une promesse tenue, celle d’un Mali où chaque vie compte et où la santé demeure un pilier essentiel du développement humain », a conclu la ministre de la Santé.

Cheickna Coulibaly

10 novembre 2025 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
A la UnePolitique

Burkina Faso : Ibrahim Traoré invite les Afrodescendants à rejoindre le combat panafricain

by Ibrahim Kalifa Djitteye 10 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a rencontré le 7 novembre 2025 près de 700 Afrodescendants venus des États-Unis, d’Europe et des Caraïbes dans le cadre de l’événement « Bienvenue chez vous ». À cette occasion, il a annoncé la suppression de la condition financière pour obtenir la carte de résident permanent, tout en appelant la diaspora à s’engager dans la lutte panafricaine et à investir dans les secteurs clés du Burkina Faso.

Depuis le 26 octobre, ces visiteurs séjournent à Ouagadougou pour un programme de plusieurs semaines consacré au rapprochement identitaire et à la redécouverte des racines africaines. Conférences, visites culturelles, rencontres communautaires et échanges institutionnels rythment leur séjour, dans une dynamique de réconciliation mémorielle et de construction d’un avenir commun.

Une mesure forte pour faciliter le retour aux racines

Lors de son allocution, le capitaine Traoré a salué l’engagement des participants, soulignant leur volonté affirmée de s’investir durablement au Burkina Faso. Il a exprimé sa reconnaissance envers cette diaspora qui, malgré les siècles de séparation, manifeste un attachement profond à la terre africaine et une volonté de contribuer à son développement.

En geste concret d’ouverture et d’encouragement, le chef de l’État a annoncé la levée de la condition financière liée à la délivrance de la carte de résident permanent pour les Afrodescendants désireux de s’établir au Burkina Faso. Cette mesure, hautement symbolique, vise à lever les barrières administratives et à faciliter leur intégration dans le tissu national, en reconnaissance de leur droit au retour.

Un appel à la mobilisation panafricaine

« Nous ne luttons pas pour le Burkina Faso seulement, nous luttons pour l’Afrique. Nous luttons pour l’Homme noir. Nous luttons pour la dignité de l’Afrique », a déclaré le président Traoré, dans un discours empreint de conviction et de portée historique. Il a affirmé que le combat du Burkina Faso dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération, de souveraineté et de dignité.

Ce message, porteur d’une vision transcontinentale, résonne comme un appel à l’unité des peuples africains et afrodescendants face aux défis contemporains. Il traduit une volonté de rupture avec les logiques de domination et d’aliénation, et invite à une mobilisation collective pour la reconstruction d’une Afrique libre, forte et solidaire.

Des opportunités concrètes pour la diaspora

Le capitaine Traoré a également exhorté les Afrodescendants et les peuples épris de liberté à s’associer à la lutte contre l’impérialisme, en rappelant la résistance historique des Africains face aux multiples adversités. Il a souligné que cette lutte ne saurait être menée uniquement sur le plan politique, mais qu’elle exige aussi une implication économique, culturelle et intellectuelle forte.

Dans cette optique, le président du Faso a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries culturelles. Il a promis un accompagnement institutionnel et technique pour la concrétisation de projets économiques viables portés par les membres de la diaspora, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.

Un message salué par les représentants de la diaspora

S’exprimant au nom de la délégation, Dr Arikana Chihombori-Quao, ancienne ambassadrice de l’Union africaine aux États-Unis et figure emblématique du panafricanisme, a salué la vision du capitaine Traoré. Elle l’a qualifié de premier chef d’État contemporain à appeler officiellement la diaspora africaine à un retour aux sources, à travers son message « Back to your roots ».

Pour Dr Chihombori-Quao, ce geste marque une rupture avec les politiques passées souvent marquées par l’indifférence ou la méfiance envers la diaspora. Elle a souligné que cette invitation ouvre une nouvelle ère de réconciliation, de reconstruction collective et de renaissance africaine, où les enfants dispersés du continent peuvent enfin retrouver leur place dans l’histoire et le développement de l’Afrique.

Le Burkina Faso, carrefour de la renaissance africaine

L’événement « Bienvenue chez vous » s’inscrit dans une dynamique de réappropriation identitaire, de coopération Sud-Sud et de diplomatie culturelle. Il répond aux aspirations profondes de nombreux Afrodescendants à renouer avec leur héritage africain, à contribuer au développement du continent et à participer à la construction d’un avenir commun fondé sur la mémoire, la dignité et la solidarité.

À travers cette rencontre historique, le Burkina Faso se positionne comme un carrefour de la renaissance africaine, un espace de convergence des mémoires et des projets, où les blessures du passé peuvent se transformer en forces pour l’avenir. Le message du capitaine Traoré, porté par une vision panafricaine audacieuse, pourrait bien marquer le début d’un mouvement global de retour, d’investissement et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora mondiale.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

10 novembre 2025 0 comments
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Convoi de citernes
A la UnePolitique

Hydrocarbures : Les chauffeurs et conducteurs routiers « prêts à tout donner » pour le Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 7 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

 Les chauffeurs et conducteurs routiers ont réaffirmé leur engagement total envers la nation lors d’une rencontre avec le Premier ministre Abdoulaye Maïga. Face aux défis sécuritaires et logistiques, ils ont exprimé leur détermination à poursuivre leur mission, malgré les risques. Leurs syndicats ont également formulé des doléances claires sur les conditions de travail, la couverture sociale et les obstacles douaniers. Le gouvernement a salué leur bravoure et promis une réponse institutionnelle.

La rencontre, qui s’est déroulée en présence des ministres en charge du Travail, du Transport, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que de l’Industrie et du Commerce, a été l’occasion pour les professionnels du transport routier de faire entendre leur voix. Une délégation imposante, conduite par Marafa Touré, Secrétaire Général de la Coordination Nationale des Syndicats et Associations des Chauffeurs et Conducteurs Routiers, a exprimé avec force le patriotisme et la résilience de la corporation.

Une mobilisation patriotique face aux défis sécuritaires

Face à une insécurité persistante et à des mutations stratégiques des groupes terroristes, les chauffeurs et conducteurs routiers du Mali se dressent comme des acteurs clés de la résilience nationale. Leur engagement dépasse le cadre professionnel pour devenir un véritable acte de patriotisme. En assurant l’acheminement des hydrocarbures et autres biens essentiels dans des conditions souvent périlleuses, ils démontrent une détermination exemplaire à maintenir la continuité économique du pays malgré les menaces qui pèsent sur les corridors logistiques.

Leur mobilisation, saluée par les autorités, incarne une forme de résistance civile face aux défis sécuritaires. Marafa Touré, Secrétaire Général de la Coordination Nationale, a exprimé cette volonté avec force : « Nous sommes prêts à tout donner. Nos ressources, notre énergie. Nous nous battrons corps et âme pour le Mali. » Ces mots traduisent l’état d’esprit d’une profession qui, au-delà de ses fonctions techniques, se positionne comme un pilier de la souveraineté nationale.

Des revendications pour une meilleure structuration du secteur

Lors de cette rencontre, les syndicats ont formulé des revendications concrètes visant à améliorer les conditions de travail et la protection sociale des conducteurs. Parmi les principales doléances figurent l’application intégrale de la convention collective du secteur, souvent ignorée ou partiellement mise en œuvre ; la résolution des difficultés rencontrées aux postes de contrôle et à la douane, qui ralentissent considérablement les flux logistiques ; ainsi que le renforcement du système d’assurance maladie pour les conducteurs, afin de garantir une meilleure couverture sociale à ces travailleurs de première ligne.

Ces revendications traduisent une volonté de structuration et de professionnalisation accrue du secteur, dans un esprit de dialogue constructif avec les autorités. En mettant en avant ces priorités, les syndicats affirment leur rôle non seulement comme partenaires économiques, mais aussi comme acteurs de la cohésion nationale.

Une reconnaissance gouvernementale et des engagements concrets

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a tenu à exprimer sa profonde reconnaissance envers les chauffeurs et conducteurs routiers, saluant leur courage et leur ténacité dans un contexte particulièrement tendu. Il a souligné que ces professionnels ont « travaillé au-delà de leur limite », assurant l’approvisionnement du pays malgré les menaces et les entraves sur les corridors. Face à ces défis, le Chef du gouvernement a appelé à une vigilance renforcée et à une union sacrée autour du Mali. Il a insisté sur la nécessité de resserrer les rangs pour préserver la stabilité nationale.

Dans le même esprit, le Premier ministre a réaffirmé le rôle crucial des Forces Armées de Défense et de Sécurité (FAMa) dans la sécurisation des axes routiers. Il a salué leur bravoure et leur engagement. « Les FAMa font le nécessaire pour sécuriser les corridors. Vos efforts ne sont pas vains », a-t-il déclaré, en réponse aux inquiétudes des syndicats. Il a également assuré que les doléances formulées qu’il s’agisse de la convention collective, des contrôles douaniers ou de la couverture sociale seront examinées avec sérieux par les ministères concernés, dans une logique de réponse concrète et de renforcement du partenariat entre l’État et les acteurs du transport routier.

Vers une valorisation durable du transport routier

Cette rencontre marque ainsi une étape importante dans la reconnaissance du rôle stratégique des chauffeurs et conducteurs routiers dans la stabilité économique et sociale du pays. Leur engagement, au-delà des mots, se manifeste chaque jour sur les routes du Mali, souvent au péril de leur vie.

Alors que le pays poursuit sa lutte contre l’insécurité et les perturbations économiques, le soutien aux acteurs du transport routier apparaît plus que jamais comme une priorité nationale. Leur résilience, leur patriotisme et leur professionnalisme méritent d’être accompagnés par des mesures concrètes et durables.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

7 novembre 2025 0 comments
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Le Président Assimi Goïta
A la UnePolitique

Le Président de la Transition à Bougouni : « Le carburant que vous détournez pour nourrir la violence ne vous protégera pas »

by Chiencoro 6 novembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans son discours en langue nationale devant les autorités traditionnelles et coutumières ainsi que les autorités administratives de la région de Bougouni, le Chef de l’État a replacé l’enjeu sécuritaire et politique dans le cadre plus large d’un projet national de refondation, où la lutte contre la subversion se conjugue avec l’exploitation souveraine des ressources et le redressement économique du pays.

À l’occasion de l’inauguration officielle de la deuxième mine de lithium dans la région de Bougouni, le 4 novembre 2025, le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, a prononcé un discours empreint de gravité et de détermination. Il a appelé les Maliens à l’unité et à la vigilance dans un contexte national marqué par des crises multiformes.

Cette cérémonie s’inscrit dans une stratégie de valorisation des ressources naturelles nationales, notamment le lithium, désormais considéré comme un levier majeur de « développement industriel et technologique ». Mais au-delà de la portée économique du projet, c’est un message politique fort que le Chef de l’État a tenu à adresser à ses compatriotes.

La résilience malienne saluée

Le Président Goïta a tout d’abord rendu un vibrant hommage au peuple malien, saluant sa résilience, son patriotisme et sa compréhension, qualités grâce auxquelles « notre pays a su éviter les nombreux pièges tendus contre sa marche souveraine ». Face aux complots et aux tentatives de déstabilisation, il a souligné que c’est dans la mobilisation populaire que le salut de la nation a résidé.

« Chacun a, à sa manière, joué un rôle », a-t-il affirmé, en invitant même ceux qui peinent encore à saisir les enjeux à se rappeler que la patrie est un bien commun, dont la préservation est la responsabilité de tous.

Le Chef de l’État a exprimé une reconnaissance particulière aux chauffeurs et leurs apprentis, aux opérateurs économiques et aux forces de défense, qu’il considère comme des piliers de la nation dans cette période difficile. Ces acteurs, en assurant l’acheminement du carburant, en investissant dans des secteurs à risque, ou en défendant le territoire au péril de leur vie, illustrent selon lui les sacrifices nobles consentis pour préserver la souveraineté nationale.

Une guerre aux multiples visages

Le Président a insisté sur la complexité de la crise actuelle, qu’il qualifie de « guerre psychologique ». Il a dénoncé les stratégies de communication terroriste visant à diffuser la peur par des images d’attaques mises en scène et diffusées sur les réseaux sociaux : « Les ennemis de notre nation cherchent à nous enfermer dans un cycle de crises savamment orchestrées », a-t-il averti.

Dans un ton ferme, le Président Goïta a adressé un message clair à ceux qui, par appât du gain ou par trahison, facilitent les actions des groupes terroristes. Il a notamment dénoncé ceux qui détournent du carburant pour le revendre à prix fort ou approvisionner les groupes armés. Ces actes, a-t-il martelé, sont des formes de collaboration inacceptables avec l’ennemi, et leurs auteurs seront considérés comme complices directs de la déstabilisation du pays. « Le carburant que vous détournez pour nourrir la violence ne vous protégera pas. L’argent que vous touchez ne vous sauvera pas. Les ennemis du Mali n’ont ni loyauté ni fraternité. », a-t-il expliqué

Préserver la souveraineté contre les manipulations extérieures

Le Président a également mis en garde contre les ingérences étrangères masquées sous forme d’aide conditionnée, dénonçant une stratégie bien connue où les mêmes acteurs qui alimentent les crises se présentent ensuite comme sauveurs. « Accepter leur aide conditionnée, c’est céder notre destin à ceux qui ne visent que leurs propres intérêts, et non le bien du peuple malien », a-t-il prévenu, appelant à la lucidité et à la responsabilité collective pour préserver la souveraineté du pays.

Le Président Goïta a lancé un appel à l’unité et à l’action immédiate : « Il convient d’agir une bonne fois pour toutes, afin d’éviter un éternel recommencement. » Inscrivant son propos dans l’héritage des grands empires de l’histoire malienne, il a rappelé que le Mali d’aujourd’hui doit faire preuve de courage et de clairvoyance pour garantir la survie de la nation.

Chiencoro Diarra 

6 novembre 2025 0 comments
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Nuit musicale Mali-Russie
A la UneSeko ni Donko

Mali–Russie : 65 ans de relations diplomatiques célébrés en musique et en mémoire

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce mercredi 5 novembre 2025, une soirée exceptionnelle dédiée à la célébration des 65 ans de relations diplomatiques entre le Mali et la Fédération de Russie. Dans la salle Djéli Baba Sissoko, la Nuit Musicale Mali–Russie a réuni diplomates, artistes et responsables institutionnels autour d’un hommage fort à une coopération historique, riche et multiforme.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence de M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé. Il était accompagné de M. Salia Malé, Chef de cabinet, de plusieurs membres du ministère, ainsi que de Son Excellence Monsieur Igor Gromyko, Ambassadeur de Russie au Mali.

Une année diplomatique marquée par des avancées stratégiques

Dans son allocution, SEM Gromyko a rappelé les moments forts de cette année jubilaire : la visite officielle du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, en Russie en juin, suivie de la première réunion de la Commission intergouvernementale russo-malienne à Bamako le 29 juillet. Il a également salué l’essor de la coopération culturelle et humanitaire, illustrée par la rencontre entre les ministres de la culture des deux pays en septembre à Saint-Pétersbourg.

Le discours du directeur du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, M. Oumar Kamara, lors de la XVIIᵉ Assemblée du Monde russe à Moscou, a profondément marqué les esprits par son émotion et sa portée symbolique. SEM Gromyko a aussi annoncé la signature imminente d’un accord de coopération entre le Conservatoire de Bamako et le Conservatoire d’État de Moscou Piotr Tchaïkovski, prévue dès le lendemain.

Une scène partagée entre traditions et virtuosité

Cette soirée musicale s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture, décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Elle a offert un dialogue artistique vibrant entre les cultures malienne et russe. Le groupe Young BG et l’Ensemble Instrumental du Mali ont partagé la scène avec des solistes russes du Conservatoire de Moscou, dans une fusion harmonieuse de sonorités traditionnelles et classiques, saluée par un public conquis.

Par ailleurs, les artistes russes Oleg Kulko, Ekaterina Skousnitchenko, Victoria Verkhovskaïa, Nicolaï Agueïev, Alexandre Martianov, Danila Alekeseïv et Sofia Chirokova ont livré des prestations d’une grande finesse. À travers cette célébration, le Mali et la Russie ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer les échanges culturels, dans un esprit de fraternité et de coopération durable.

Des distinctions honorifiques pour les acteurs maliens

Autre moment fort de la soirée : la reconnaissance officielle de plusieurs personnalités maliennes par les autorités russes. M. Issa Togo, Maître de conférences à l’Université polytechnique de Saint-Pétersbourg et Consul honoraire du Mali, a été nommé Ambassadeur de l’éducation et de la science russes. Deux autres Maliens ont reçu des lettres de remerciement du Ministère russe des Sciences et de l’Enseignement supérieur, soulignant la place croissante du Mali dans les échanges intellectuels et scientifiques.

À travers cette soirée musicale et diplomatique, le Mali et la Russie ont célébré non seulement une histoire commune, mais aussi une vision partagée de l’avenir. La culture, en tant que vecteur de dialogue et de rapprochement entre les peuples, s’est imposée comme un pilier central de cette relation bilatérale.

Ibrahim Kalifa Djitteye

6 novembre 2025 0 comments
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Colloque de Bamako
ActuSeko ni Donko

Colloque de Bamako 2025 : élus, experts et citoyens pour une culture vivante et locale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce mardi 28 octobre 2025, le colloque de Bamako 2025, placé sous le thème : « Le rôle des Collectivités territoriales dans la revitalisation culturelle des territoires : la prise en compte du secteur culturel dans les PDESC ». Organisé dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, cet événement a réuni des représentants institutionnels, des élus locaux, des universitaires et des professionnels de la culture.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Secrétaire Général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou DAFFÉ. Dans son allocution, il a souligné l’importance de ce rendez-vous pour repositionner la culture comme pilier du développement local. Il a déclaré :  « La culture ne constitue pas un luxe ni un secteur accessoire ; elle est le socle de notre identité et un levier économique de plus en plus reconnu. Prendre en charge suffisamment ou de prioriser la culture dans les PDESC, c’est faire le choix d’investir dans l’humain, dans l’avenir et dans la stabilité ».

Ce colloque, porté par la Cellule d’Appui à la Décentralisation/Déconcentration de la Culture (CADD/C), s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’action. Il vise à corriger une tendance préoccupante : la faible prise en compte du secteur culturel dans les Programmes de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC) des collectivités territoriales.

Repenser les priorités locales pour une culture vivante

M. Aliou Badra Diakité, chef de la CADD/C, a rappelé que les besoins culturels sont aussi fondamentaux que ceux liés à la santé ou à l’éducation. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les infrastructures culturelles, bibliothèques, musées, salles de spectacle dans les politiques locales, au même titre que les autres services de base.  « Il est temps de rééquilibrer les priorités. La population n’a pas seulement besoin d’eau ou d’électricité, elle a aussi besoin de lieux d’expression, de mémoire et de transmission »,  estime M. Diakité.

Le vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales, M. Ahmadou Kisso Cissé, a salué l’initiative du colloque et appelé à une mobilisation accrue des élus. Il a souligné que la culture est un facteur de cohésion sociale et un vecteur de développement économique. « Ce colloque est le cadre idéal pour proposer des réponses concrètes à la faible intégration du secteur culturel dans les documents de planification », dit-il.

Il a également rappelé l’existence du décret 2016 fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales en matière de culture, tout en regrettant que les ressources nécessaires à leur mise en œuvre ne soient pas toujours effectives.

Former les élus, structurer les ambitions culturelles

M. Mohamed Alassane Diarra, représentant du président de l’Association des Municipalités du Mali, a mis en lumière les défis liés à la gouvernance culturelle locale. Selon lui, les maires ne sont pas toujours bien préparés à gérer les compétences culturelles.  « Il n’existe pas d’école pour former les élus à la gestion culturelle. Il est temps de réfléchir à des PDESC sensibles à la culture, comme on l’a fait pour la santé ou l’environnement », a laissé entendre le représentant du président de l’AMM.

Il a également souligné que la culture commence dans les communes, citant l’exemple de la Biennale artistique et culturelle qui débute toujours à l’échelle locale avant de s’élever au niveau national. Pour lui, il est essentiel de renforcer les capacités des élus et de structurer les ambitions culturelles dans les plans de développement.

Les participants ont unanimement reconnu que la culture ne doit plus être considérée comme un secteur marginal. Elle doit être valorisée, financée et planifiée avec rigueur et vision, en lien avec les réalités locales et les aspirations des communautés.

Vers une nouvelle gouvernance culturelle territoriale

Le colloque de Bamako 2025 marque une étape décisive dans la construction d’une gouvernance territoriale plus sensible aux dynamiques culturelles. Les recommandations attendues devraient permettre d’orienter les politiques publiques vers une meilleure prise en compte du patrimoine, de la créativité et des expressions culturelles locales.

En plaçant la culture au cœur des PDESC, le Mali fait le pari d’un développement plus inclusif, enraciné dans ses valeurs et ses savoirs, capable de répondre aux défis contemporains avec créativité et résilience. Ce colloque ouvre ainsi la voie à une mobilisation collective pour faire de la culture un véritable levier de transformation sociale et économique.

Les travaux se poursuivent avec des panels d’experts, des échanges entre collectivités et des ateliers de formulation de recommandations. Tous espèrent que les conclusions de ce colloque inspireront une nouvelle génération de plans territoriaux, plus audacieux, plus sensibles et plus culturellement ancrés.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

4 novembre 2025 0 comments
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Poudre de spodumène
A la Une

Souveraineté et développement industriel : Assimi Goïta inaugure la 2ᵉ mine de lithium à Bougouni

by Sahel Tribune 3 novembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le président de la Transition du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré ce lundi 03 novembre 2025, les mines de lithium de Bougouni, l’un des projets les plus importants de la nouvelle politique minière du Mali. 

La cérémonie, qui s’est tenue sur le site de N’Gouanala, a rassemblé des membres du gouvernement, des représentants de la société Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux habitants souhaitant soutenir ce projet porteur d’espoir.

Un partenariat stratégique et une vision d’avenir

Le projet est réalisé par LMLB SA, filiale de Kodal Mining UK Ltd (KMUK), détenue conjointement par Xinmao Investment Co Limited et Kodal Minerals plc. Xinmao est liée à Hainan Mining Co Limited, elle-même appartenant au groupe chinois Fosun International Limited.

En novembre 2023, Hainan a investi 100 millions de dollars dans KMUK, devenant actionnaire majoritaire à 51 %. Cet investissement a permis de lancer la première phase du projet. Le capital de LMLB SA est réparti entre Kodal Mining UK Ltd (65 %) et l’État du Mali (35 %), avec la participation d’investisseurs nationaux.

Des retombées économiques et sociales concrètes

Dans son discours, le ministre des Mines, Pr. Amadou Keïta, a salué la détermination du président Assimi Goïta à valoriser les ressources naturelles du pays. « Avec Bougouni, le Mali franchit une étape majeure dans la diversification de son économie. En combinant la production de Bougouni et celle de Goulamina, notre pays se positionnera dès 2026 comme le premier producteur africain de lithium », a-t-il déclaré.

Le ministre a précisé que les revenus totaux du projet sont estimés à 2,25 milliards de dollars, avec un résultat net après impôts de 374,8 millions de dollars. L’État malien percevra environ 255 millions de dollars, dont 67 millions de redevances minières et 187 millions d’impôts sur les sociétés. Il a également souligné l’impact social du projet : plus de 500 emplois directs et indirects ont déjà été créés et ce chiffre atteindra environ 800 à pleine capacité, offrant ainsi de nouvelles opportunités aux jeunes et aux communautés locales.

Un secteur minier en pleine refondation

Pr. Amadou Keïta a rappelé les efforts pour renforcer la rigueur dans le secteur minier. « Nous avons annulé 121 titres miniers, dont 100 permis de recherche et 21 autorisations de carrières industrielles. Désormais, seule la transparence guidera la gestion de nos ressources », a-t-il souligné.

Le président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK Ltd, Teng David Lei, a mis en avant la solidité du partenariat. « Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni. Il reflète la synergie entre expertise internationale, vision nationale et engagement communautaire », a-t-il déclaré.

L’inauguration des mines de lithium de Bougouni confirme le rôle moteur du Mali dans le développement du lithium en Afrique de l’Ouest et ouvre de nouvelles perspectives pour la transformation industrielle du pays.

Cheickna Coulibaly, envoyé spécial à Bougouni 

3 novembre 2025 0 comments
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