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Adresse à la nation lors du 22 septembre 2025
A la Une

65 ans d’indépendance : un Mali tourné vers la sécurité et le développement‎

by Cheickna Coulibaly 21 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

À la veille de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, président de l’Alliance des États du Sahel (AES), s’est adressé à la Nation, ce dimanche 21 septembre 2025. Dans son allocution, il a mis en avant la sécurité, la souveraineté, la résilience économique et les réformes sociales comme piliers de l’avenir du pays.

Dès l’entame, il a rendu hommage aux pères fondateurs, notamment à Modibo Keïta et à ses compagnons de lutte. « Les idéaux qu’ils ont toujours défendus et qui demeurent des réalités de notre temps continueront de nous servir de boussole », a-t-il déclaré.

La lutte contre le terrorisme et le renforcement de l’armée ont occupé une place centrale dans son message. Goïta a rappelé la mise en œuvre du plan Dougoukolo Ko et de l’opération An Siguignogon, qui ont permis de restaurer l’autorité de l’État et de renforcer la coopération avec les pays de l’AES. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de « disposer d’une armée autonome, capable d’assurer la défense souveraine du territoire national et de protéger les intérêts fondamentaux du Mali ».

Résilience économique et réformes

Sur le plan économique, le président a salué la capacité du pays à résister aux chocs sécuritaires et géopolitiques. « Le Mali a poursuivi ses efforts dans le sens d’une gestion efficiente des finances publiques, avec une trajectoire de croissance positive de l’ordre de 6 % en 2025, contre un déficit budgétaire de moins de 2,7 % attendu », a-t-il annoncé. La digitalisation des services publics a permis d’augmenter les recettes, tandis que de nouveaux investissements dans l’énergie, notamment avec des centrales solaires, visent à améliorer l’approvisionnement électrique.

Le président Goïta a salué l’adoption récente de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, présentée comme un « document de référence qui fixe désormais le cap pour la résolution durable des conflits ». Il a également mis en avant les réformes dans la justice, qui visent à améliorer l’accès des citoyens et à renforcer la lutte contre la corruption et les litiges fonciers.

Santé, jeunesse et éducation

Le gouvernement prévoit de transformer les centres de santé de Bamako en hôpitaux de district et d’en construire de nouveaux dans plusieurs régions. Goïta a assuré qu’une attention particulière serait accordée à « l’accessibilité des services de santé, au renforcement des capacités humaines et à la solidarité ». La jeunesse et la promotion de la femme sont aussi au cœur des réformes, avec la construction de centres de formation professionnelle et le développement d’universités régionales.‎

Déclarée année de la culture, 2025 a permis de valoriser le patrimoine national et de soutenir les acteurs culturels. Le président a aussi rappelé l’importance de la diaspora, soulignant que « l’unité et la solidarité doivent rester le ciment qui lie les Maliens où qu’ils se trouvent ».

Enfin, le général Assimi Goïta a placé son message sous le signe de la paix et de l’unité, saluant l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. « Ensemble, nous ferons le Mali Kura. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens », a conclu le général d’armée Assimi Goïta dans une allocution empreinte de solennité et de détermination.

‎Cheickna Coulibaly 

21 septembre 2025 0 comments
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Simulation des défilés militaires
A la Une

Commémoration du 22 septembre : Bamako aux couleurs nationales

by Cheickna Coulibaly 21 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

À quelques heures du défilé militaire prévu ce lundi 22 septembre, Bamako s’active. Les rues s’illuminent aux couleurs du Mali, les décorations apparaissent à chaque coin du boulevard et une atmosphère de fête flotte sur la ville. Cette journée s’annonce comme un moment fort, mêlant fierté, mémoire et unité pour tous les Maliens.

Le Général d’armée Assimi Goïta, président de la transition, sera présent aux cérémonies officielles. Il souhaite un « Mali Koura », un Mali uni et tourné vers l’avenir avec tous les Maliens.

Partout dans la capitale, les préparatifs sont visibles. Le Boulevard de l’Indépendance est décoré aux couleurs nationales (vert-jaune-rouge), les trottoirs ont été nettoyés et repeints, et les tribunes officielles se montent petit à petit pour accueillir le défilé. Même les passants s’arrêtent, fascinés par l’animation et les décorations. Certains crient spontanément « Vive l’Armée ! Vive Assimi ! », tandis que des commerçants ambulants incitent les passants à acheter des teeshirts et accessoires portant les inscriptions « 65 ᵉ anniversaire du Mali » ou « Vive l’Armée », en parfaite harmonie avec les drapeaux et décorations de la fête.

Préparatifs et hommage aux militaires

Les répétitions des militaires ont montré l’ampleur du défilé. On a pu voir des milliers de véhicules militaires, l’aviation militaire et tous les corps de la force de l’ordre, qui seront au rendez-vous demain pour le défilé officiel.

La nuit dernière, pour la première fois à Bamako, des drones lumineux ont projeté des images dans le ciel, célébrant les FAMa et l’histoire militaire du pays. « Même depuis chez moi, j’ai pu admirer les images projetées dans le ciel. C’était incroyable ! », raconte Souleymane, étudiant.

À l’approche de la fête, la population pense aussi aux soldats qui se battent jour et nuit au nord du pays. « Nous savons que nos militaires veillent sur nous, même loin de Bamako. Leur courage et leur sacrifice méritent notre respect », dit Moussa, commerçant. Ibrahim, taximan, renchérit : « Ils donnent tout pour notre sécurité. On ne les oublie pas. Chacun de nous a un frère ou une sœur dans l’armée. »

Sécurité et anticipation

Autour du boulevard, la sécurité est renforcée. Policiers et militaires patrouillent, barricades et cordons sont installés pour préparer l’arrivée des spectateurs. Quelques véhicules militaires stationnent le long de l’avenue, mais l’atmosphère reste calme. Les habitants observent, curieux et impatients.

Malgré les quelques problèmes sécuritaires à l’approche de cette fête d’anniversaire, la confiance est là. « Les terroristes veulent nous diviser et nous empêcher de célébrer nos victoires. Mais nous croyons en nos militaires et au Général Assimi Goïta pour nous protéger », affirme Sidy Coulibaly, jeune engagé.

Commerçants et riverains s’activent également pour accueillir les visiteurs. « Je prépare mes boissons et mes steaks. Les gens vont venir admirer le défilé, et ça promet d’être animé », explique Awa, vendeuse ambulante.

Demain, lundi 22 septembre, Bamako vibrera aux couleurs de la nation. Cette journée sera un moment de fête et de mémoire pour tous les Maliens, un hommage à ceux qui ont bâti le pays et à ceux qui le protègent encore aujourd’hui.

Cheickna Coulibaly 

21 septembre 2025 0 comments
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Les orphélins de la République
A la UneTaabolow ani Tabiaw

SENARE 2025 : solidarité et plaidoyer pour les enfants vulnérables à Niamana

by Cheickna Coulibaly 21 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

La cinquième journée de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025) s’est déroulée ce vendredi 19 septembre à la pouponnière de Niamana, avec une Journée portes ouvertes placée sous le signe de la solidarité. 

La rencontre, qui a aussi mobilisé les centres David est Roi, Kadidiatou Dèm et Djiguiya Sô, a enregistré la présence de cinq membres du gouvernement : Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Infrastructures et des Transports ; Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable ; le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale ; Mme Diarra Djénéba Sanogo, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; ainsi que Mme Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Pouponnière de Niamana
Remise de cadeaux à la pouponnière de Niamana lors de la Journée portes ouvertes du 19 septembre 2025 dans le cadre de la SENARE 2025. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

« Une situation préoccupante » : le cri du cœur du directeur

Dans son intervention, le directeur de la pouponnière, Amadou Dembélé, a dressé un tableau préoccupant de la situation actuelle. Selon lui, le centre abrite 110 enfants, dont 59 en situation de handicap, dans des conditions difficiles, notamment sur le plan alimentaire. S’il a salué la résolution récente du problème de restauration grâce à l’appui du gouvernement, il a plaidé pour la régularisation de plus d’une cinquantaine d’agents dont le statut administratif reste précaire : « Nous demandons à l’État de revoir le statut de ces employés afin qu’ils puissent s’occuper sereinement et pleinement des enfants. Nous souhaitons également une révision globale du statut de la pouponnière pour que nos problèmes soient définitivement résolus. »

Tout en lançant cet appel, le DG a également tenu à remercier Mme Diarra Djénéba Sanogo, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que le ministre Ismaël Wagué, initiateur de la SENARE, pour leur engagement constant en faveur de la cause des enfants vulnérables.

Des gestes concrets et un message d’espoir

La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a, pour sa part, assuré que le dossier de la pouponnière de Niamana demeure une priorité pour l’État. Elle a souligné que cette journée illustre « une réconciliation vécue, incarnée et transmise » au bénéfice des plus vulnérables.

Cérémonie pouponnière
Journée portes ouvertes à la Pouponnière de Niamana dans le cadre de la SENARE 2025. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

Mme Sanogo a également insisté sur la portée symbolique et humaine de cette rencontre. Pour elle, cette journée est « bien plus qu’un événement symbolique, mais un acte de reconnaissance, de solidarité et d’engagement envers les enfants les plus vulnérables ». Elle conclut en rappelant que la paix « ne se décrète pas uniquement dans les hautes sphères, mais qu’elle se construit dans les regards bienveillants, les gestes simples et les espaces de tendresse comme celui-ci ». 

Cette journée a aussi été marquée par des gestes concrets : une enveloppe de 6 millions de francs CFA a été remise à la pouponnière de Niamana, tandis que chacun des trois autres centres a bénéficié de 2 millions CFA. Des dons en vivres, vêtements et kits scolaires ont également été distribués. Un sketch de sensibilisation à la paix et à la cohésion sociale a ponctué la cérémonie, rappelant l’importance du vivre-ensemble.

Clôturée par une visite guidée des locaux, cette cinquième journée de la SENARE 2025 a illustré une réconciliation vécue sur le terrain, au bénéfice des enfants les plus fragiles.

Cheickna Coulibaly

21 septembre 2025 0 comments
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SENARE 2025
A la UnePolitique

SENARE 2025 : les femmes au cœur de la paix et de la réconciliation

by Cheickna Coulibaly 21 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

La quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025) a consacré sa journée du 19 septembre à un panel sur le thème : « Femme : vecteur de paix et de réconciliation ». Organisé à l’ex-CRES de Badalabougou par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale en collaboration avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, l’événement a réuni des responsables gouvernementaux, des experts et des acteurs de la société civile.

Placée sous la présidence du Dr Sidiki Traoré, secrétaire général du ministère de la Réconciliation, la rencontre a enregistré la participation de Salif Tall, secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, ainsi que de la présidente de la commission d’organisation de la SENARE 2025.

Les discussions, animées par cinq panelistes, ont exploré les multiples dimensions de l’apport féminin dans la consolidation de la paix. Le Colonel Oumou Diarra a rappelé l’importance historique des femmes dans les médiations traditionnelles et modernes, tout en mettant en avant leur rôle au sein des forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de la paix.

De son côté, Me Kadidia Sangaré, avocate, a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique adapté pour garantir et valoriser la participation des femmes aux processus de réconciliation et de cohésion sociale.

Pour une implication accrue des femmes 

Les échanges ont souligné que la femme demeure un vecteur essentiel de dialogue, de tolérance et de solidarité. Les participants ont insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les femmes dans la médiation, la gestion des conflits et les instances de décision, conditions indispensables à la construction d’une paix durable.

Ce panel a ainsi permis d’identifier des pistes concrètes pour renforcer leur rôle dans la consolidation de la paix et la réconciliation nationale, confirmant qu’aucun processus de stabilité ne peut être viable sans une participation active et inclusive de toutes les composantes de la société.

Cheickna Coulibaly

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SENARE 2025
A la UnePolitique

DCC au cœur de la réconciliation : les citoyens prennent la parole à Bamako

by Cheickna Coulibaly 19 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

La 4 ᵉ journée de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025) a été consacrée, ce jeudi 18 septembre à Bamako, à des débats citoyens et intellectuels autour de l’approche du Développement Conduit par les Communautés (DCC). L’événement s’est tenu en présence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué, accompagné de ses homologues en charge de la Santé, du Développement social, de l’Agriculture, de l’Énergie et de l’Eau.

Dans son allocution, le ministre de la Réconciliation a insisté sur le rôle central des communautés dans la définition et la mise en œuvre des projets de développement. « Le développement, c’est d’abord la capacité des personnes à choisir et à agir pour transformer leur vie », a-t-il rappelé, citant le prix Nobel d’économie Amartya Sen. Selon lui, confier aux habitants la responsabilité de porter leurs propres priorités transforme le développement en « un instrument de liberté collective ».

Le ministre a également souligné que le DCC permet de recréer la confiance entre l’État et les citoyens. « Les villageois savent ce qu’ils veulent et où ils vont. Notre rôle, c’est de les accompagner avec des facilitateurs, du début à la fin, pour que leurs projets soient réellement exécutés et porteurs de changements », a-t-il affirmé.

Ismaël Wagué
Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué, le 18 septembre 2025, lors des débats citoyens sur l’approche DCC, à Bamako. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

Dialogue continu, compréhension mutuelle et projets intégrateurs

Tout en saluant l’appui des partenaires et la collaboration intergouvernementale, il a rappelé que la réconciliation dépasse l’absence de conflits : elle suppose « un dialogue continu, une compréhension mutuelle et des projets intégrateurs qui produisent des bénéfices tangibles pour les communautés ».

Les débats, marqués par la participation d’acteurs communautaires, d’intellectuels et de représentants de la société civile, ont mis en évidence les atouts et les défis liés à l’appropriation des politiques publiques par les populations locales. L’approche DCC est apparue comme un levier innovant pour rapprocher l’État des citoyens et renforcer la cohésion sociale.

La SENARE 2025 se poursuit avec pour ambition d’explorer davantage les synergies entre paix, culture et développement, dans un Mali en quête de stabilité et d’unité.

Cheickna Coulibaly 

19 septembre 2025 0 comments
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Défilé militaire
A la UnePolitique

22 septembre 2025 : une fête nationale en démonstration d’unité et de souveraineté

by Chiencoro 18 septembre 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

À Bamako, les préparatifs du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance ne ressemblent en rien à ceux des années précédentes. Défilé militaire grandeur nature sur le boulevard de l’Indépendance, ciel malien quadrillé par les avions… Cette mise en scène n’est pas seulement festive. Elle incarne la volonté du Mali de démontrer sa souveraineté et de répondre par la force symbolique à ceux qui misent sur la peur, le terrorisme économique et la guerre informationnelle.

Depuis une semaine, Bamako vit au rythme des préparatifs du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance. Le boulevard de l’Indépendance, artère symbolique de la capitale, est devenu le théâtre de répétitions militaires à grande échelle. Embouteillages monstres, circulation perturbée, regards curieux des passants : tout annonce que cette édition du 22 septembre ne sera pas une simple prise d’armes comme par le passé, mais un défilé grandeur nature, aérien et terrestre, où toutes les composantes des forces armées maliennes seront mises en scène. Le ciel, sillonné par les avions militaires, se prépare à résonner au rythme des moteurs et des drapeaux flottants, signes d’un pays décidé à montrer sa force.

La guerre des récits

Mais ce faste annoncé s’inscrit dans un contexte marqué par des menaces récurrentes. À l’approche de chaque 22 septembre, les groupes armés terroristes — désormais affaiblis sur le terrain — tentent, avec l’appui de leurs sponsors extérieurs, de semer la peur. Attaques sporadiques contre des civils, tentatives de blocus économiques, rumeurs en ligne. Autant de stratégies désespérées pour imposer une psychose collective. Comme l’a souligné le président de la Transition, Assimi Goïta, dès 2023 à Sikasso, ce « terrorisme économique » vient s’ajouter au terrorisme avec violence armée et terrorisme médiatique.

Aujourd’hui, la bataille ne se joue plus uniquement sur les champs de combat. Elle se déroule aussi dans les esprits, à travers une guerre informationnelle où les réseaux sociaux deviennent des armes à double tranchant. Fausses nouvelles, campagnes de désinformation, vidéos manipulées. Tout est mis en œuvre pour affaiblir la confiance des Maliens en leur État. Mais le paradoxe est là : plus les offensives militaires et informationnelles des terroristes échouent, plus l’adhésion populaire au projet souverainiste incarné par l’AES se renforce.

Une fête comme message politique

Ainsi, la célébration du 65 ᵉ anniversaire de l’indépendance dépasse largement le cadre commémoratif. Elle sera un signal clair envoyé aux partenaires comme aux adversaires. Le Mali entend assumer pleinement sa souveraineté et sa résilience.

Derrière les uniformes impeccablement alignés et les avions qui strieront le ciel de Bamako, c’est un message d’unité et de détermination qui sera adressé. Dans un Sahel en recomposition, où la guerre hybride mêle économie, information et politique, la fête nationale se mue en acte de résistance.

Chiencoro Diarra 

18 septembre 2025 0 comments
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Ousmane Karim Coulibaly, directeur général de l’INPS
A la UneSeko ni Donko

SENARE 2025 : quand la tradition dialogue avec l’intelligence artificielle au service de la réconciliation

by Cheickna Coulibaly 18 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Dans le cadre de la 4 ᵉ édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025), un atelier de formation s’est tenu le mercredi 17 septembre au Centre de formation de l’INPS. L’initiative avait pour objectif de former une trentaine de jeunes acteurs culturels à la création musicale en mariant les richesses de la tradition malienne avec la puissance de l’intelligence artificielle.

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités, dont le directeur général de l’INPS, Ousmane Karim Coulibaly, et le médecin colonel-major Dr Ousmane Ly, membre de la commission d’organisation de la SENARE.

L’IA doit être domptée pour servir nos intérêts

Dans son allocution, Ousmane Karim Coulibaly a insisté sur la place centrale de la culture dans le développement et la réconciliation nationale : « Nous sommes à la Semaine de la Réconciliation et nous montrons au monde que nous sommes un peuple multiculturel. Tout développement économique et social doit avoir pour fondement la culture. La richesse de nos traditions multiséculaires constitue un vecteur pour sortir du sous-développement et rapprocher nos communautés. »

Le médecin colonel-major Dr Ousmane Ly a pour sa part souligné l’importance de l’intelligence artificielle comme outil au service de la culture : « Nous explorons les voies de la réconciliation en mariant tradition et intelligence artificielle. Les participants apprendront à composer de la musique dans nos langues nationales et officielles à travers des outils comme ChatGPT, Gemini et Suno. L’IA doit être domptée pour servir nos intérêts et non l’inverse. »

La technologie au service de la culture et de la réconciliation

Durant l’atelier, les participants ont découvert comment marier tradition et modernité. En s’appuyant sur leurs langues locales et des instruments comme le tamani, le goni ou le balafon. Ils ont créé des chansons originales générées par l’intelligence artificielle, explorant des thèmes liés à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale.

L’activité s’est conclue par un mini-concours où les morceaux produits ont été interprétés devant le jury, mettant en valeur le talent de chacun. Ce cadre d’échange a ainsi permis aux jeunes de transformer leurs textes en véritables compositions musicales. Toute chose qui illustre concrètement le potentiel de la technologie au service de la culture et de la réconciliation.

Cet atelier s’inscrit pleinement dans la dynamique de la SENARE 2025, qui met l’accent sur l’implication de la jeunesse et des femmes, la promotion de la cohésion sociale et l’innovation culturelle. 

‎Cheickna Coulibaly

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