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Le Général Assimi Goïta
A la UneVidéo

Général Assimi Goïta : « Les Maliens méritaient amplement un défilé d’une telle envergure »

by Cheickna Coulibaly 23 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

A la suite des festivités du 22 septembre sur le Boulevard de l’Indépendance, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé une interview à la presse. L’occasion pour le Chef de l’État de revenir sur la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, la mémoire des pères fondateurs, et le rôle des forces armées dans la protection du pays.

Le Président a tenu à rappeler l’importance du 22 septembre comme jour de mémoire et de devoir pour tous les Maliens. Il a salué le parcours des pionniers de l’indépendance et insisté sur les valeurs de souveraineté, de patriotisme et de don de soi, toujours d’actualité pour guider le pays. 

Reconnaissance envers les Forces armées et la sécurité

S’exprimant sur la situation sécuritaire, le Général Goïta a rendu hommage aux soldats tombés sur le théâtre des opérations et aux blessés. Il a souligné que la lutte contre les groupes armés terroristes reste un engagement national et régional, notamment à travers la force unifiée de l’AES, déjà active sur le terrain.

« Nous continuons à travailler pour que nos soldats captifs puissent revenir à la maison », a-t-il ajouté, soulignant la cohésion et le professionnalisme des FAMa.

Le Chef de l’État a invité tous les Maliens à rester unis face aux défis actuels et futurs, notamment en matière de sécurité, de refondation du pays et de développement. « Le peuple malien s’est toujours distingué par sa résilience, son courage et sa détermination face à l’adversité. Ce n’est donc pas aujourd’hui que nous reculerons. Nous poursuivrons ce combat pour la souveraineté jusqu’à la pacification complète de notre territoire national. », a-t-il déclaré. 

Célébration et reconnaissance

Le Président a également salué la coopération régionale avec le Niger et le Burkina Faso, et rappelé que la célébration du 65ᵉ anniversaire est une manifestation de fierté et de reconnaissance envers les forces armées et tous les serviteurs de la Nation.

« La fête de l’indépendance 2025 restera un moment mémorable. Les Maliens méritaient amplement un défilé d’une telle envergure. Après tant de contributions, tant de sacrifices, tant de résilience déployés pour bâtir nos forces armées, c’était le moindre hommage que la Nation pouvait leur rendre. », a conclu le Président.

Cheickna Coulibaly

23 septembre 2025 0 comments
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Défilé militaire à Bamako
A la Une

Bamako en fête : véhicules blindés, Su-24 et troupes mobilisées pour les 65 ans du Mali

by Cheickna Coulibaly 23 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Ce lundi 22 septembre 2025, le Mali a commémoré en grande pompe, avec fierté et recueillement, le 65ᵉ anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale, sur le Boulevard de l’Indépendance, comme cela n’avait jamais été le cas auparavant. La capitale, Bamako, a vibré au rythme des cérémonies officielles, des défilés et des hommages, offrant aux Maliens une journée mémorable.

La journée commémorative a débuté par le traditionnel dépôt de gerbes au pied du Monument de l’Indépendance. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, a ainsi rendu hommage aux pionniers et héros de la Nation, qui ont consenti le sacrifice suprême pour la liberté et la dignité du peuple malien.

Après ce moment solennel, le Chef de l’État a procédé à la revue des troupes, saluant l’engagement et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité.

Il a ensuite rejoint la tribune officielle du Boulevard de l’Indépendance, où il a présidé une cérémonie de décoration exceptionnelle en l’honneur de personnalités appelées à faire valoir leurs droits à la retraite. Par ce geste, le Président a voulu rappeler que le service loyal rendu à la Nation ne sera jamais oublié.

Autour de lui, on notait la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition (CNT), des membres du gouvernement, des corps constitués, ainsi que de plusieurs diplomates étrangers et ambassadeurs accrédités au Mali, venus témoigner de leur solidarité et partager avec le peuple malien ce moment de mémoire et de fierté nationale.

Défilé civil, militaire et motorisé

Le grand défilé a débuté sous les yeux du Président et des officiels, sous les applaudissements d’une foule nombreuse venue célébrer le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance.

 Le défilé civil a ouvert la cérémonie, avec des associations, des syndicalistes, des ministères et des groupes culturels animant le boulevard par des chants et des danses. La diversité des participants et l’enthousiasme du public ont offert un spectacle vivant et coloré.

Le défilé militaire et paramilitaire a captivé la foule par la précision et la discipline des troupes. Chaque mouvement était exécuté avec rigueur, reflétant l’entraînement et le professionnalisme des forces maliennes.

Défilé motorisé 

Les colonnes de véhicules blindés, composées de plusieurs centaines d’engins, ont impressionné par leur puissance et leur diversité : BRDM, BTR-60, BTR-70, VN-22, véhicules de commandement, camions logistiques de livraison et de transport de carburant.

Des unités spécialisées, telles que la compagnie cynophile et la cavalerie, ont également pris part au défilé, rappelant à la fois les traditions et la modernité des forces maliennes.

Tout au long du défilé, les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger flottaient côte à côte, en hommage à l’Alliance des États du Sahel (AES), symbolisant la coopération régionale et la solidarité dans la lutte contre l’insécurité.

Défilé aérien et puissance militaire

Défilé des avions de combat dans le cadre du 22 septembre
Défilé aérien à Bamako, le 22 septembre 2025 sur le boulevard de l’indépendance. ©Cheickna Coulibaly/Sahel Tribune.

Dans le ciel de Bamako, les spectateurs ont pu admirer le passage des L-39 Albatros et surtout du redoutable Su-24, symbole de la puissance aérienne du Mali. À leurs côtés, plusieurs hélicoptères de manœuvre et d’attaque ont évolué en formation, démontrant la capacité des FAMa à assurer à la fois le transport tactique, l’appui-feu et les opérations spéciales. Les figures aériennes, saluées par les ovations du public, ont mis en lumière une armée capable d’opérations offensives d’envergure.

Au sol, la diversité des forces blindés, logistique, compagnies spécialisées a illustré la modernisation et la polyvalence de l’armée malienne, capable de relever les défis sécuritaires les plus complexes.

Ce défilé, civil, militaire et aérien, a duré plus de trois heures, offrant à la population un spectacle historique et symbolique, reflet de la puissance, de la cohésion et de la discipline des forces armées du Mali.

Sécurité et organisation

La sécurité a été renforcée autour du boulevard avec des patrouilles de policiers et militaires, des cordons et des véhicules blindés. Malgré le spectre des menaces terroristes, l’atmosphère est restée calme, ordonnée et respectueuse, reflétant la confiance du peuple en ses forces armées.

En ce 22 septembre 2025, Bamako a vécu une journée mémorable et impressionnante, entre hommage, cérémonie, défilé et démonstration de puissance nationale. Le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance restera gravé dans les mémoires comme un moment de fierté, d’unité et de reconnaissance envers les forces armées et l’ensemble des serviteurs de la Nation.

Cheickna Coulibaly

23 septembre 2025 0 comments
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Cérémonie de prière SENARE 2025
Politique

SENARE 2025 : prières et bénédictions pour la paix et la réconciliation au Mali

by Chiencoro 23 septembre 2025
written by Chiencoro 1 minutes read

La quatrième édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE 2025), placée sous le thème « L’héritage, facteur de paix et de cohésion sociale », accorde une place importante à la dimension spirituelle. Comme à l’accoutumée, des moments de prières et de bénédictions sont organisés dans les lieux de culte, afin d’invoquer la grâce divine pour la paix, l’unité et la réconciliation au Mali.

Le vendredi 19 septembre 2025, une grande cérémonie religieuse s’est tenue à la mosquée de Bamako, en présence des responsables religieux, de la commission nationale d’organisation ainsi que de nombreux fidèles. La lecture collective du Saint Coran et les invocations ont constitué le temps fort de cette rencontre, marquée également par un acte de solidarité : l’immolation de bœufs, symbole de partage et de cohésion sociale.

Dans leurs prêches et bénédictions, les autorités religieuses ont lancé un appel à la paix, rappelant que « nous n’avons pas d’autre pays que le Mali ». Les fidèles, unis dans la ferveur, ont imploré la miséricorde divine pour un retour définitif de la paix et de la stabilité dans le pays.

Après la grande mosquée de Bamako, des séances similaires ont eu lieu dans les églises ce dimanche 21 septembre, notamment à Niamana et à la grande cathédrale, afin de témoigner de l’unité et de la complémentarité des différentes confessions dans la construction d’un Mali réconcilié.

Par ces gestes de foi, la SENARE 2025 rappelle que la réconciliation nationale est d’abord une œuvre collective, portée à la fois par l’action des institutions, l’engagement des citoyens et la force spirituelle des bénédictions partagées.

Cheickna Coulibaly

23 septembre 2025 0 comments
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Les ministres de la Justice de l'AES
Politique

CPI : Bamako, Niamey et Ouagadougou tirent la prise

by Sahel Tribune 22 septembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

En se retirant du Statut de Rome, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dénoncent la Cour pénale internationale comme un instrument néocolonial et clament leur volonté de justice souveraine. Une rupture juridique autant que géopolitique.

C’est une page d’histoire judiciaire — et diplomatique — qui s’est tournée à Bamako ce 22 septembre 2025. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la confédération des Etats du sahel, a apposé sa signature au bas d’un document que les chancelleries occidentales auraient sans doute préféré ne jamais lire : le retrait immédiat du Mali, du Burkina Faso et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).

Ce départ conjoint des trois membres de l’AES n’est pas qu’un simple geste diplomatique. C’est un acte fondateur. Une déclaration de rupture avec un ordre juridique international que ces régimes, tous militaires et souverainistes, considèrent désormais comme discrédité, partial et instrumentalisé par l’Occident.

Le procès d’un tribunal

Dans le communiqué commun, le ton est sans détour. Il est reproché à la CPI d’avoir « dérivé », de s’être « transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme », d’incarner « une justice sélective », voire de faire preuve d’un « mutisme complaisant » face aux crimes des grandes puissances. Pire encore : elle serait incapable de juger les vrais fauteurs de guerre, enfermée dans une logique de deux poids deux mesures, prompt à juger les colonels africains, silencieuse sur les généraux de l’OTAN.

La mise en accusation est sévère. Mais elle n’est pas inédite. D’Omar el-Béchir au Kenya de Uhuru Kenyatta, en passant par les réticences de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine (qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome), la CPI a toujours été prise entre deux feux : celui des espoirs déçus du Sud global, et celui des intérêts contrariés des grandes puissances.

En dénonçant ce qu’ils qualifient de « juridiction à géométrie variable », les États de l’AES renversent la table d’un multilatéralisme à leur yeux trop vertical, et entendent affirmer une souveraineté sans concession, y compris dans le domaine de la justice internationale.

Un divorce à trois

Le retrait est d’autant plus symbolique qu’il intervient dans un moment de recomposition régionale intense. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous gouvernés par des autorités militaires, ont fondé en septembre 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES), devenue une confédération politico-sécuritaire en juillet 2024, alternative assumée à la CEDEAO. Leur point commun ? Une hostilité partagée à l’ingérence, une critique frontale de la France, et une volonté affirmée de bâtir un ordre nouveau fondé sur des mécanismes endogènes.

C’est au nom de cette vision que les trois pays annoncent vouloir recourir à « des mécanismes de justice internes », censés être plus « adaptés aux valeurs sociétales » et plus efficaces pour « lutter contre toute forme d’impunité ». Une souveraineté judiciaire en lieu et place de la juridiction internationale.

Les critiques ne manqueront pas. Ce retrait pourrait être vu, dans certaines capitales, comme une tentative d’éviter d’éventuelles poursuites, dans un contexte de conflit armé permanent et de dénonciations régulières de violations des droits humains. Mais du côté des dirigeants de l’AES, c’est justement ce soupçon de deux poids deux mesures — le fait que certains crimes soient jugés et d’autres pas — qui justifie leur sortie.

Ligne de fracture

L’affaire dépasse la seule question judiciaire. Elle cristallise une fracture grandissante entre deux visions du monde : celle d’un ordre international piloté depuis La Haye, Bruxelles ou New York, et celle d’un espace sahélien réaffirmant son autonomie, quitte à s’isoler davantage. Dans le style martial et souverainiste désormais assumé par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le droit international ne saurait être une camisole morale imposée de l’extérieur, mais un outil à façon, construit sur la base des réalités locales.

Ce positionnement séduit, au-delà même du Sahel. Il rejoint une vague montante d’États désillusionnés par le fonctionnement asymétrique des institutions internationales, notamment sur le continent africain, où la CPI a jugé presque exclusivement des ressortissants africains.

Vers une justice sahélienne ?

Reste à savoir par quoi sera remplacée cette justice internationale décriée. Des tribunaux régionaux ? Une juridiction de l’AES ? Une cour militaire conjointe ? Pour l’heure, aucune alternative concrète n’a été annoncée. Mais les États membres de l’AES assurent vouloir poursuivre la coopération avec les Nations Unies et d’autres partenaires, dans des « cadres appropriés » — comprenez : dans le respect total de leur souveraineté.

Ce retrait, validé par le président Goïta et par ses homologues le général Abdourahamane Tiani au Niger et le capitaine Ibrahim Traoré au Burkina, s’inscrit dans une stratégie cohérente de désarrimage des institutions héritées de l’ordre post-colonial, au profit d’un recentrage national ou régional. Après les bases militaires françaises, après la CEDEAO, c’est aujourd’hui à la CPI que l’AES tourne le dos.

Un geste lourd de sens

En se retirant du Statut de Rome, l’AES ne tourne pas seulement le dos à une cour de justice. Elle envoie un message politique fort. Elle trace une ligne rouge entre souveraineté réelle et tutelle symbolique, entre indépendance proclamée et dépendance juridique.

Dans une époque où le droit est devenu un champ de bataille diplomatique, le geste de l’AES n’est pas anodin. Il faudra désormais compter avec une justice sahélienne, par et pour les Sahéliens, affranchie des assignations morales venues d’ailleurs. Mais aussi avec ses propres limites, ses propres défis.

A.D

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Défilé militaire avec des lance-obus
AnalysesVidéo

Un défilé d’État, une tribune géopolitique, un message à la nation et à l’international.

by Chiencoro 22 septembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Mali a célébré ce 22 septembre 2025, avec une solennité affirmée et un souffle géopolitique renouvelé, le 65ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. Une journée marquée par un retour en force de l’État, incarné par une démonstration de puissance militaire et une réaffirmation claire de la souveraineté nationale.

À Bamako, ce 22 septembre 2025, la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali a pris des allures de démonstration politique. Sous la férule du Général Assimi Goïta, la République ne s’est pas contentée de commémorer : elle a affirmé. Affirmé sa souveraineté reconquise, sa doctrine sécuritaire assumée et son arrimage stratégique à l’Alliance des États du Sahel (AES). Sur le boulevard de l’Indépendance, entre mémoire des pères fondateurs et puissance des troupes alignées, le Mali s’est adressé autant à ses citoyens qu’à ses partenaires et adversaires. Une mise en scène calibrée de l’autorité, de l’unité, et d’une volonté de rupture géopolitique.

Dans une ambiance sobre mais stratégique, le Président s’est incliné devant le drapeau, pendant que résonnait la sonnerie aux morts. Un geste simple mais lourd de sens dans un contexte de refondation nationale, où chaque symbole compte.

Défilé de puissance, message de souveraineté

Ce 22 septembre, Bamako n’a pas simplement fêté une date – elle a projeté un signal politique. Des milliers de militaires, policiers, gendarmes, douaniers, forestiers, agents de la protection civile, mais aussi les écoles de formation, les unités spéciales, les blindés, les drones, l’aviation… ont pris possession du Boulevard de l’Indépendance.

Le message est clair : le Mali est debout. La souveraineté n’est plus un mot. Elle est une posture, une ligne de front, et elle se matérialise aujourd’hui dans la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa).

« Le peuple malien ne reculera pas devant l’adversité », a martelé le président dans une interview à l’issue des activités de commémoration, en présence des plus hautes autorités du pays, du corps diplomatique, et d’une foule dense venue affirmer son attachement à l’État malien.

AES, doctrine sécuritaire et rupture géopolitique

Assimi Goïta n’a pas éludé l’essentiel : la géopolitique. Pour lui, l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, n’est plus une simple coopération. C’est une doctrine de rupture. « L’AES est une réalité irréversible », affirme-t-il, saluant ses homologues Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani.

L’armée malienne est désormais un acteur stratégique de cette recomposition. Avec le plan Dougoukolo Ko et l’opération An Siguin Gnogon, l’État reconquiert le territoire et la parole politique s’arrime à la force de frappe. La nouvelle force conjointe de l’AES est « en voie d’autonomie totale » selon le président — un tournant sécuritaire inédit dans l’histoire de la région.

Une célébration, trois actes, un cap

Le triptyque de cette journée a été pensé comme un narratif stratégique : hommage aux morts, honneur aux vivants, et projection vers l’avenir.

  1. Hommage – À Modibo Keïta, figure de la souveraineté africaine. Aux militaires tombés, aux civils martyrisés. Un moment de recueillement qui pose l’indépendance comme un sacrifice continu.
  2. Distinctions – Le président a décoré plusieurs hauts cadres de l’État appelés à la retraite, envoyant un message fort à la fonction publique : le service loyal à la Nation sera reconnu. Parmi eux, le président de la Cour suprême, Dr Fatoma Théra, élevé au rang de Grand Officier de l’Ordre national.
  3. Défilé – Plus qu’un spectacle, un acte d’affirmation. Des troupes bien organisées, une logistique huilée, des équipements modernes. L’État montre ses muscles, et à travers eux, sa volonté de ne plus subir.

Vers un Mali souverain, sécuritaire, productif

Dans son discours à la nation, à la veille du 22 septembre, le général Assimi Goïta y parle d’économie, de résilience budgétaire, de croissance projetée à 6 %, d’investissements dans l’énergie solaire, de digitalisation de l’administration, de refondation institutionnelle. Il rappelle que la souveraineté est aussi économique, sanitaire, éducative. Et que cela exige une jeunesse formée, une justice équitable, une administration engagée.

Il évoque aussi la diaspora, la culture, l’héritage à transmettre. Mais son leitmotiv demeure le même : restaurer l’État, protéger le peuple, bâtir l’avenir.

Le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance ne fut pas qu’une commémoration. Ce fut un acte politique et stratégique. Une démonstration de force et de résilience. Un message clair envoyé aux partenaires, aux adversaires et au peuple : le Mali assume son destin.

Dans une Afrique en recomposition, le pays se positionne comme un pôle d’insoumission souveraine, articulée autour de l’axe Bamako–Ouagadougou–Niamey. Et en ce 22 septembre, le Mali n’a pas seulement célébré son passé — il a affirmé sa vision.

Chiencoro Diarra 

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22 septembre à Tombouctou
A la Une

65e anniversaire d’indépendance du Mali : Tombouctou, cité de l’histoire et du renouveau, célèbre l’unité nationale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 22 septembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Le Mali a célébré ce lundi 22 septembre 2025, le 65e anniversaire de son indépendance. À l’instar des autres villes du pays, Tombouctou, la Cité des 333 Saints, n’est pas restée en marge de cet événement historique. Présidée par le gouverneur de la région, le Contrôleur principal de police Bakoum Kanté, la cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives, politiques, coutumières et militaires. Des représentants des treize cercles de Tombouctou, étaient également présents pour marquer ce moment solennel de célébration de l’indépendance et de la souveraineté nationale du Mali.

La cérémonie s’est tenue à la Place de l’Indépendance, où des centaines de citoyens, venus de la ville et de ses environs, se sont rassemblés pour commémorer l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. Cette année, la célébration a pris un tournant particulier, alors que le pays, plus que jamais, cherche à réaffirmer sa souveraineté nationale et internationale dans un contexte de crise multiforme qui dure depuis plus d’une décennie.

Les membres du Conseil National de Transition (CNT), originaires de la région, ont également pris part à cet événement, soulignant l’importance de cette commémoration dans le processus de reconstruction nationale. Les autorités des treize cercles de la région étaient également présentes. Toute chose qui symbolise l’unité et la résilience des populations maliennes face aux difficultés du moment.

Un hommage aux morts et une prière pour l’avenir

La cérémonie a débuté par un dépôt de gerbe de fleurs au monument Alfarouk, un symbole de l’histoire et de la résistance de Tombouctou. Le Gouverneur de la région, Bakoum Kanté, accompagné des autorités locales, a rendu hommage aux victimes de la crise qui a secoué le pays depuis 2012. Une minute de silence a été observée en mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans ce conflit dévastateur.

Dans son allocution, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Tombouctou, M. Yehia Tandina, a exprimé la fierté de la ville à l’occasion de cet anniversaire. Il a rappelé que Tombouctou, ville réputée pour son savoir ancestral et son patrimoine culturel, a traversé plusieurs périodes de mutations depuis l’indépendance. Pendant les premières années après 1960, des infrastructures majeures ont été établies notamment le premier aérodrome de la ville, le monument Alfarouk, un marché central, une centrale électrique et des routes, notamment celle de cinq kilomètres reliant la ville au reste du pays. Ces réalisations ont longtemps suscité de l’espoir parmi les habitants.

« Ce soleil, dont le rayon brille à travers les idées révolutionnaires pour l’accession à la souveraineté nationale et internationale, est un héritage de notre histoire et une lumière qui continue de guider notre peuple », a déclaré M. Tandina. Il a également salué la persévérance des forces de sécurité, mentionnant particulièrement le rôle des militaires dans la sécurisation de la région.

Tombouctou en plein renouveau

Malgré les difficultés rencontrées au cours des années, Tombouctou renaît aujourd’hui de ses cendres. La ville connaît une véritable révolution dans le domaine du développement et de la gouvernance. La reconstruction des infrastructures, la réhabilitation des bâtiments historiques et la réactivation des services sociaux de base sont des signes tangibles du renouveau de cette ancienne capitale du savoir.

Le Gouverneur Bakoum Kanté a également souligné les efforts déployés pour renforcer la sécurité dans la région. Il a mentionné la réouverture de certaines écoles qui avaient été fermées en raison de l’insécurité, la reprise des activités de cantines scolaires et la réhabilitation d’hôpitaux, dont l’hôpital régional de Tombouctou. En matière de gestion de l’eau potable, les travaux d’extension du réseau de la Somagep sont en cours, garantissant ainsi un meilleur accès à l’eau potable pour la population.

Il a aussi mis en avant les progrès réalisés dans le domaine de l’électricité, avec une amélioration notable du temps de desserte dans les principales villes de la région. Le développement de la région se poursuit, avec des projets ambitieux comme la mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou et la création de nouveaux postes militaires à Tonka et Diré, renforçant ainsi la sécurité et la gouvernance locale.

 Une transition en cours

Le 65e anniversaire de l’indépendance est également l’occasion de mettre en lumière les efforts de la transition pour redorer l’image du Mali et renforcer sa souveraineté. Le Gouvernement malien, soutenu par les partenaires internationaux, poursuit sa politique de développement et de consolidation de la paix, en dépit des obstacles.

La ville de Tombouctou, bien que marquée par l’histoire de l’empire du Mali et ses vestiges historiques, est aujourd’hui un symbole de résilience. Le projet de modernisation de la ville, incluant la réhabilitation du stade municipal, la construction et la réhabilitation de nouveaux infrastructures culturelles et sociales dont la salle de spectacle Ali Farka Touré, témoigne de la volonté des autorités de redonner à Tombouctou sa place d’antan en tant que centre d’influence culturelle et de savoir.

Un avenir porteur d’espoir

À l’issue de la cérémonie, les autorités et la population ont été invités à célébrer non seulement l’indépendance, mais également le courage et la détermination du peuple malien à faire face aux défis de l’heure. La transition en cours offre une lueur d’espoir pour un avenir plus serein, même si des efforts supplémentaires sont nécessaires pour restaurer la paix et la stabilité sur l’ensemble du territoire.

Le Mali, après 65 ans d’indépendance, semble prêt à réécrire une nouvelle page de son histoire, avec des projets ambitieux et un peuple plus déterminé que jamais à défendre sa souveraineté et ses valeurs. À Tombouctou, comme dans tout le pays, la flamme de l’indépendance continue de briller, illuminant l’horizon d’un avenir plein de promesses.

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou  

22 septembre 2025 0 comments
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Adresse à la nation lors du 22 septembre 2025
A la Une

65 ans d’indépendance : un Mali tourné vers la sécurité et le développement‎

by Cheickna Coulibaly 21 septembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

À la veille de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, président de l’Alliance des États du Sahel (AES), s’est adressé à la Nation, ce dimanche 21 septembre 2025. Dans son allocution, il a mis en avant la sécurité, la souveraineté, la résilience économique et les réformes sociales comme piliers de l’avenir du pays.

Dès l’entame, il a rendu hommage aux pères fondateurs, notamment à Modibo Keïta et à ses compagnons de lutte. « Les idéaux qu’ils ont toujours défendus et qui demeurent des réalités de notre temps continueront de nous servir de boussole », a-t-il déclaré.

La lutte contre le terrorisme et le renforcement de l’armée ont occupé une place centrale dans son message. Goïta a rappelé la mise en œuvre du plan Dougoukolo Ko et de l’opération An Siguignogon, qui ont permis de restaurer l’autorité de l’État et de renforcer la coopération avec les pays de l’AES. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de « disposer d’une armée autonome, capable d’assurer la défense souveraine du territoire national et de protéger les intérêts fondamentaux du Mali ».

Résilience économique et réformes

Sur le plan économique, le président a salué la capacité du pays à résister aux chocs sécuritaires et géopolitiques. « Le Mali a poursuivi ses efforts dans le sens d’une gestion efficiente des finances publiques, avec une trajectoire de croissance positive de l’ordre de 6 % en 2025, contre un déficit budgétaire de moins de 2,7 % attendu », a-t-il annoncé. La digitalisation des services publics a permis d’augmenter les recettes, tandis que de nouveaux investissements dans l’énergie, notamment avec des centrales solaires, visent à améliorer l’approvisionnement électrique.

Le président Goïta a salué l’adoption récente de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, présentée comme un « document de référence qui fixe désormais le cap pour la résolution durable des conflits ». Il a également mis en avant les réformes dans la justice, qui visent à améliorer l’accès des citoyens et à renforcer la lutte contre la corruption et les litiges fonciers.

Santé, jeunesse et éducation

Le gouvernement prévoit de transformer les centres de santé de Bamako en hôpitaux de district et d’en construire de nouveaux dans plusieurs régions. Goïta a assuré qu’une attention particulière serait accordée à « l’accessibilité des services de santé, au renforcement des capacités humaines et à la solidarité ». La jeunesse et la promotion de la femme sont aussi au cœur des réformes, avec la construction de centres de formation professionnelle et le développement d’universités régionales.‎

Déclarée année de la culture, 2025 a permis de valoriser le patrimoine national et de soutenir les acteurs culturels. Le président a aussi rappelé l’importance de la diaspora, soulignant que « l’unité et la solidarité doivent rester le ciment qui lie les Maliens où qu’ils se trouvent ».

Enfin, le général Assimi Goïta a placé son message sous le signe de la paix et de l’unité, saluant l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. « Ensemble, nous ferons le Mali Kura. Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens », a conclu le général d’armée Assimi Goïta dans une allocution empreinte de solennité et de détermination.

‎Cheickna Coulibaly 

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