Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,29 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion
Taabolow ani Tabiaw

Mali : la ministre Assa Badiallo Touré lance la 30ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale

by Chiencoro 2 octobre 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali a lancé ce mercredi 1er octobre 2025 la 30ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale. Comme chaque année, le mois d’octobre est dédié au renforcement de la cohésion nationale et au soutien des populations les plus vulnérables.

À l’occasion de cette édition, la ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, a adressé un message fort à la population. Elle a rappelé que la solidarité au Mali n’est pas un simple mot, mais une réalité quotidienne, profondément ancrée dans les traditions de partage et d’entraide.

Dans son allocution, elle a souligné que le Mois de la solidarité, institué en 1995 et officialisé en 2001, s’est progressivement imposé comme un instrument efficace de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour elle, octobre n’est plus seulement un mois de manifestations, mais le symbole d’une valeur nationale à traduire en actes concrets en faveur de l’égalité des chances.

L’accompagnement des victimes de l’insécurité et des catastrophes naturelles

Le thème retenu cette année, « Solidarité dans la diversité culturelle, base d’une société inclusive », s’inscrit dans la vision des autorités qui ont placé 2025 sous le signe de la culture. Les activités prévues se dérouleront à travers tout le pays ainsi qu’au sein de la diaspora, avec des actions transversales et multiformes, réparties sur quatre semaines thématiques.

Comme lors des éditions précédentes, cette 30ᵉ édition sera marquée par des dons à travers tout le Mali. Des distributions de vivres, de vêtements et de kits scolaires sont prévues en faveur des familles démunies. Des campagnes médicales gratuites viendront également soulager les populations les plus vulnérables. Ces actions, portées par l’État, les collectivités, les associations et les partenaires, traduisent en actes les valeurs de solidarité et d’entraide qui caractérisent la société malienne.

Un accent particulier sera mis sur l’accompagnement des victimes de l’insécurité et des catastrophes naturelles, notamment les inondations qui ont provoqué des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. La ministre a tenu à rendre hommage aux disparus et à exprimer sa compassion aux familles éprouvées.

Cette 30ᵉ édition est parrainée par Seydou Sangaré, coordinateur des chefs de quartiers de Bamako, symbole de la mobilisation communautaire et de la solidarité de proximité.

Cheickna Coulibaly 

2 octobre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Festival international des femmes
ActuTaabolow ani Tabiaw

Bamako accueille le Festival International des Femmes du 4 au 7 décembre

by Chiencoro 2 octobre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Du 4 au 7 décembre 2025, dans le sillage de la campagne des 16 jours d’activisme qui se déroulent chaque année du 25 novembre au 10 décembre, visant à mobiliser contre toutes les formes de violences basées sur le genre, Bamako accueillera le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), au Palais de la Culture. Placé sous le thème « Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles », cet événement phare de l’Année de la Culture veut donner aux femmes maliennes et africaines une tribune pour célébrer, débattre et affirmer leur rôle central dans la paix et le développement.

Au Mali, les femmes portent depuis toujours la mémoire des lignages et la douleur des guerres, les gestes du quotidien et les espoirs des générations. En ce mois de décembre 2025, dans les allées du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, c’est à elles que revient la scène et la lumière. Le Festival International des Femmes (FESTI-FEM), organisé du 4 au 7 décembre par CIRA Charity et Mussokakorota, se veut bien plus qu’une célébration. C’est une proclamation : celle de la femme comme pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles.

Une année de culture, une année de mémoire

2025, décrétée Année de la Culture par par le président de la transition, le général d’armée Asimi Goïta, devait se conclure sur une note d’unité. Elle s’achèvera avec ce festival, moment de convergence où se croisent musique, arts, panels, expositions, débats. Ici, pas de folklore décoratif. La culture est convoquée comme arme douce, comme levier pour recoudre les fissures d’un pays meurtri par les conflits et les déplacements.

Le message est clair : « Soutenir FESTI-FEM, c’est investir dans la paix et dans l’avenir du Mali ». Derrière le slogan, l’ambition, il s’agit de faire de Bamako la capitale d’un féminisme enraciné, où la femme n’est pas importée comme une figure de vitrine mais affirmée comme actrice centrale du changement.

Le temps des femmes, le temps du monde

Le Mali n’est pas seul. Des partenaires internationaux – ONU Femmes, UNICEF, UNESCO, Union européenne – voient dans ce festival une tribune pour une cause universelle. Car de Kaboul à Kinshasa, de Gaza à Port-au-Prince, les femmes sont à la fois premières victimes et premières résistantes. Ici comme ailleurs, elles tiennent le fil ténu de la survie et du quotidien, alors même que les discours officiels les relèguent souvent à l’arrière-plan.

À Bamako, le FESTI-FEM leur rend le premier rôle. C’est une scène mais aussi une agora. On y parlera leadership féminin, réconciliation, autonomisation, culture comme outil de cohésion. On y verra aussi des artistes, des danseuses, des conteuses. Le politique et le poétique, réconciliés.

De la solidarité au leadership

Ce festival ne se limite pas à la célébration. Il veut mobiliser l’État, afin d’accélérer les politiques inclusives ; les bailleurs, souvent frileux ; la société civile, surtout, pour pérenniser la dynamique. Car la paix, au Mali comme ailleurs, ne se négocie pas seulement entre militaires et diplomates. Elle se construit dans les foyers, les écoles, les associations. Et ce sont les femmes qui, chaque jour, la portent sur leurs épaules.

Au-delà des panels et des concerts, FESTI-FEM est une manière de dire au monde que la reconstruction du Mali ne pourra se faire sans ses femmes. Que la paix ne sera pas durable sans elles. Et que la culture, loin d’être une parure, est l’outil le plus puissant pour changer les mentalités et transmettre des valeurs.

Dans un pays où l’instabilité a trop souvent dicté le calendrier, ce festival s’impose comme une respiration. Un pari : celui d’un futur porté par les voix des femmes, hautes, claires et nécessaires.

Le temps des femmes n’est pas pour demain. Il est pour aujourd’hui. À Bamako, il vient de commencer, à travers la première édition du Festival international des femmes.

Chiencoro Diarra 

2 octobre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ouverture d'une école aux élèves du camp de M'Berra
Éducation

Goundam : une école ouvre ses portes aux enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra

by Sahel Tribune 2 octobre 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Face à l’urgence éducative des enfants déplacés et rapatriés du camp de M’berra, une école vient d’ouvrir ses portes à Goundam, dans la commune de Gargando. Fruit d’une initiative locale portée par des acteurs engagés, cette nouvelle structure marque un pas décisif vers l’inclusion scolaire et la reconstruction sociale dans une région éprouvée par les déplacements de populations.

Goundam, 1er octobre 2025 – C’est une rentrée scolaire pas comme les autres qu’a connue ce mercredi la commune rurale de Gargando, près de Goundam, avec l’inauguration officielle d’une nouvelle école destinée aux enfants déplacés internes et rapatriés du camp de M’berra en Mauritanie.

Cette structure d’enseignement de premier et second cycle, la première du genre dans la localité, est le fruit d’un engagement communautaire fort. Son financement a été entièrement assuré par le président de la délégation spéciale de la commune de Gargando, M. Hamatta Ilett El Ansary, avec l’appui de M. Mohamed Ousmane Haïdara, membre du Conseil National de Transition (CNT). Les premiers cours seront assurés par des enseignants volontaires, mobilisés pour offrir un encadrement adapté aux besoins spécifiques de ces élèves.

Redonner une chance à l’éducation

La cérémonie d’ouverture, à laquelle ont pris part autorités administratives, coutumières, communales et militaires, a été marquée par une forte charge symbolique. Elle répond à une urgence : celle de redonner une chance à l’éducation pour des centaines d’enfants victimes des déplacements forcés et de conditions de vie précaires.

Les intervenants ont salué une initiative porteuse d’espoir et de reconstruction, soulignant le rôle central de la solidarité locale dans sa réalisation. Ils ont également appelé à un soutien accru de l’État, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile, afin de garantir la pérennité de cette dynamique en faveur de l’éducation dans les zones affectées par les crises humanitaires.

Plus qu’un simple bâtiment scolaire, cette école représente un espace d’inclusion, de résilience et de stabilité. Pour les familles concernées, elle incarne une promesse : celle d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Les représentants des élèves et les parents présents ont exprimé leur gratitude et leur souhait de voir cette école devenir un cadre d’apprentissage sûr, inclusif et durable.

A.D

2 octobre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
GÉNÉRATION Z
A la UneAnalyses

Planète Z : Ils ont vingt ans et ils n’attendront plus

by Chiencoro 2 octobre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

De Katmandou à Casablanca, de Manille à Antananarivo, une même génération se lève. Connectée, lucide, en colère, la Gen Z descend dans la rue pour dénoncer un monde corrompu, injuste et à bout de souffle. Enquête sur une révolte planétaire.

Ils n’ont pas les codes des partis, mais ceux de TikTok. Pas de chefs charismatiques, mais des hashtags viraux. Pas de livre rouge, mais un drapeau pirate tiré d’un manga japonais. Ils s’appellent Luffy, Fatima, Anasse, Aina. Ils ont 17, 22, parfois 28 ans. Et ils sont partout. À Rabat, Katmandou, Dacca, Antananarivo, Paris ou Manille, une même génération se lève, à mains nues, contre un monde qu’elle ne reconnaît plus.

La Gen Z entre en scène. Et elle ne demande pas la permission.

Maroc : deux morts, mille raisons de se lever

Le signal est venu du sud, dans la ville de Leqliaa, le 1er octobre. Deux manifestants tués par balles devant une gendarmerie attaquée. Première effusion de sang d’un mouvement qui, en quelques jours, a enflammé le pays. À l’appel du collectif Gen Z 212, né sur les réseaux, des milliers de jeunes défilent contre l’injustice sociale, la corruption, la misère.

À Bernoussi, quartier populaire de Casablanca, la marche est calme, mais les pancartes sont sans détour : « Nous voulons une vie digne ». À Rabat, la police arrête. À Casablanca, elle encadre. Le pouvoir oscille. Les manifestants, eux, avancent.

Fatima, 64 ans, regarde passer les jeunes : « Ce sont nos enfants. Ils crient ce que nous avons tu. » Une génération brise le silence.

Népal : 48 heures pour faire tomber un gouvernement

À Katmandou, le pouvoir a vacillé comme un château de cartes. Un simple décret : blocage de 26 réseaux sociaux. Une étincelle. En deux jours, le gouvernement népalais de Khadga Prasad Sharma Oli tombe, balayé par des jeunes massés devant les ministères, brandissant le drapeau de One Piece. Luffy en tête de cortège, icône d’une génération qui ne veut plus obéir, mais choisir.

Le mot-dièse #NepoKids — référence aux enfants des élites étalant leur luxe sur Instagram — a tout déclenché. Dans un pays où 20 % des 15-25 ans sont sans emploi, la colère a été foudroyante. Elle ne demande pas d’idéologie. Juste des comptes.

Madagascar : la jeunesse entraîne les syndicats

À Antananarivo, le scénario s’écrit en temps réel. La Gen Z malgache, d’abord seule, a été rejointe le 1er octobre par la Solidarité syndicale, principale plateforme de travailleurs de l’île. Enseignants, douaniers, soignants : tous réclament la fin du règne d’Andry Rajoelina, « président absent, autoritaire et inapte à répondre à la crise ».

Le collectif jeune réclame eau, électricité, écoles ouvertes, et des hôpitaux qui fonctionnent. Les adultes parlent salaires gelés, droits syndicaux bafoués. Mais tous scandent la même chose : « On ne vit plus. On survit. »

France : le malaise social sous le vernis de la République

Pendant ce temps, en France, 300 000 personnes battent le pavé pour réclamer plus de justice sociale. Ce n’est pas une explosion, c’est une lente dépression. Le Premier ministre Lecornu promet des baisses d’impôts mais rien sur les retraites, rien sur la précarité des jeunes, rien sur l’impôt sur la fortune. La jeunesse française, surdiplômée, sous-payée, ne manifeste plus en masse. Elle quitte, elle zappe, elle fuit.

Elle n’attaque pas les gendarmeries, mais elle déserte les urnes. Et vote extrême. Ou se replie.

Une génération mondiale, unifiée par le désespoir numérique

Le fil rouge ? Internet. L’effet miroir. La comparaison permanente. Les contradictions visibles à l’œil nu : discours de modernité, actes de répression. Grands projets d’infrastructure, écoles délabrées. Politiciens qui promettent la transparence et censurent les réseaux sociaux.

« Cette génération ne supporte plus l’hypocrisie institutionnelle », explique Élodie Gentina, professeure spécialiste de la Gen Z. « Elle exige des résultats concrets, et ne se contente plus de promesses. »

La Gen Z n’est pas naïve. Elle sait qu’elle hérite d’un monde à genoux : climat, économie, droits sociaux, paix. Elle ne veut plus réformer un système pourri. Elle veut le réinventer.

Centrafrique : un simulacre de démocratie boycotté

Même au cœur de l’Afrique, le schéma se répète. En Centrafrique, la présidentielle de décembre est boycottée par le principal bloc d’opposition (BRDC), qui refuse de cautionner une élection qu’elle juge « verrouillée d’avance ». Aucun membre du bloc ne déposera de candidature. « Le dialogue est mort-né », déclare Crépin Mboli-Goumba. À quoi bon participer à une farce ?

La démocratie vidée de son sens. Une autre constante.

Les braises d’un soulèvement global

Ce qui se joue n’est pas une série de crises locales. C’est un soulèvement global, générationnel, structurel. Une collision entre un monde trop lent et une génération trop rapide. Trop connectée pour être dupe, trop lucide pour espérer naïvement, trop fatiguée pour attendre.

Un tiers de la population mondiale est née entre 1997 et 2012. Et elle entre dans l’histoire avec une rage calme. Elle filme tout. Poste tout. Dénonce tout. Et commence à renverser les dominos.

Et la vague ne cesse des’étendre. Aux États-Unis, des rassemblements sont prévus dans une dizaine d’États le 18 octobre, de New York à l’Alabama, pour dénoncer la dérive autoritaire, la militarisation intérieure ou défendre les droits des migrants. Au Pérou, les chauffeurs de bus, taxis et motos-taxis de Lima entreront en grève le 2 octobre pour protester contre l’extorsion mafieuse qui gangrène leur quotidien. En Géorgie, cela fait plus de 90 jours que les citoyens occupent les rues de Tbilissi pour une démocratie réelle et une Europe non fantasmée. 

Même cartographie mouvante dans les pays du Sud : au Kenya, au Népal, en Indonésie ou aux Philippines, la Génération Z prend la rue, agite les réseaux et réclame des comptes. Et déjà, des appels anonymes circulent en Algérie pour une manifestation dite « GenZ 213 », dans la foulée du mouvement marocain. Les autorités, elles, crient à la manipulation étrangère. Mais le feu couve. Et partout, une jeunesse interconnectée refuse désormais de se contenter d’un monde cassé.

Un monde nouveau est peut-être en train de naître. Mais il ne viendra pas d’un sommet international. Il sortira de la rue. D’un smartphone. D’un manga. D’une pancarte griffonnée la veille au soir. De la rage douce d’une génération qui dit : assez.

Chiencoro Diarra 

2 octobre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les Présidents Tiani et Goïta devant la presse
A la UnePolitique

Tiani à Bamako : « Le peuple guide la révolution sahélienne »

by Cheickna Coulibaly 1 octobre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

En visite d’amitié et de travail à Bamako ce 30 septembre 2025, le Président du Niger SE le Général d’armée Abdourahamane Tiani a été accueilli par son homologue malien le général Assimi Goïta. Sécurité, diplomatie et développement sont les trois axes principaux que le Chef de l’État nigérien a mis en avant lors de sa déclaration à la presse.

À son arrivée à l’aéroport international Modibo Keïta, le Président Tiani a été reçu par le Président de la Transition malienne, entouré de plusieurs membres du gouvernement. Dans une ambiance empreinte de fraternité et de solidarité sahélienne, les deux dirigeants, accompagnés de certains ministres, ont eu un entretien en tête-à-tête, suivi d’une séance élargie de travail. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et sur l’avenir de la Confédération des États du Sahel, qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

À l’issue de la rencontre, le Général Tiani s’est adressé à la presse pour rappeler le parcours de la Confédération. « Il y a moins de deux ans, le 22 novembre 2023, le Mali, le Niger et le Burkina évoluaient déjà dans un cadre confédéral. À l’époque, mon arrivée avait pour objectif de remercier le peuple du Mali, du Burkina et de la Guinée pour le soutien qu’ils ont apporté au Niger lorsque la CEDEAO avait pris la malheureuse initiative d’agresser notre pays », a-t-il expliqué. 

Défense et sécurité

Il a ajouté : « Depuis, nous avons créé l’Alliance des États du Sahel le 16 septembre 2023, suivie quelques mois plus tard de la Confédération des États du Sahel en 2024 à Niamey. Cette Confédération repose sur trois piliers essentiels : la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. »

Le Président Tiani a insisté sur la sécurité collective et la mise en place d’une force militaire conjointe. « Les bataillons sont constitués et opérationnels à travers des opérations bilatérales ou multilatérales avec le Mali, le Burkina, ou les trois pays ensemble. L’état-major dont le siège est à Niamey est en formation pour prendre en charge tous les problèmes de défense et de sécurité », a-t-il précisé.

Diplomatie et développement

Sur le plan diplomatique, le Président nigérien a souligné l’unité de position des pays de la Confédération. « Que ce soit aux Nations unies ou dans toute autre rencontre d’intérêts, nos représentants gardent la même position et prennent les mêmes décisions », a-t-il déclaré.

Il a également évoqué les avancées économiques : « Nous avons créé la Banque confédérale d’investissement et de développement. Tout est prêt, y compris le siège et les structures d’accompagnement, mais les détails seront finalisés lors de la prochaine rencontre à Bamako. ». Ce sommet est annoncé pour décembre prochain. 

Le Général Tiani a tenu à saluer l’engagement des populations du Mali, du Burkina Faso et du Niger. « Merci au vaillant peuple du Mali, merci au vaillant peuple du Burkina, merci au vaillant peuple du Niger, peuple qui a permis de prendre l’ascendant et de conduire la révolution. C’est le peuple du Sahel qui conduit la révolution et, avec le peuple comme guide, le succès est au bout du chemin », a-t-il affirmé.

Après cette étape à Bamako, le Général Abdourahamane Tiani a poursuivi sa tournée vers le Burkina Faso, illustrant ainsi la volonté des trois pays de renforcer la coopération et l’unité au sein de la Confédération des États du Sahel.

Cheickna Coulibaly 

1 octobre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les Présidents Tiani et Goïta devant la presse
Vidéo

Interview du président Abdourahamane TIANI à l’issue de sa visite au Mali

by Sahel Tribune 1 octobre 2025
written by Sahel Tribune 0 minutes read

Le Président de la République du Niger était en visite d’amitié et de travail au Mali, le 30 septembre 2025. A l’issue de ce déplacement, qui l’a conduit également au Burkina Faso, le chef d’Etat nigérien s’est entretenu avec la presse. Il a précisé les objectifs de sa visite.

1 octobre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le président Tiani au Mali
A la Une

Assimi Goïta – Abdourahamane Tiani : l’axe Bamako–Niamey s’affiche, l’AES avance

by Chiencoro 30 septembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Entre deux généraux, pas de formalités inutiles. Juste un cérémonial assumé, une posture commune et un message clair au reste du monde : la Confédération des États du Sahel (AES) n’est pas une alliance symbolique. C’est une colonne vertébrale politique en construction, soudée par les épreuves, les ruptures et les ambitions souverainistes.

Ce mardi 30 septembre 2025, le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako a retrouvé l’allure des grands jours. À 10h précises, l’avion de transport de l’armée de l’air nigérienne s’est posé sur le sol malien. A son bord,  le général Abdourahamane Tiani, Président de la République nigérienne. En face, pour l’accueillir : son allié et compagnon d’armes politiques, le Général d’armée Assimi Goïta, Président du Mali, mais aussi – et surtout – Président en exercice de la Confédération des États du Sahel.

L’union par les armes, le verbe et la volonté

À Bamako, la visite est décrite comme une visite d’amitié et de travail. La deuxième depuis l’arrivée de Tiani au pouvoir en 2023. Mais les mots sont parfois plus sobres que les enjeux. Car derrière les poignées de main, les hymnes (nigérien, malien, et celui désormais officiel de l’AES), et la revue militaire, c’est une architecture géopolitique alternative qui s’affirme, à rebours des modèles CEDEAO ou UA.

Acclamés par une foule dense de ressortissants nigériens vivant au Mali – symboles vivants de l’intégration sahélienne –, les deux généraux ont échangé brièvement dans la loge présidentielle avant de prendre la direction de Koulouba, pour un entretien bilatéral qui, selon nos informations, devrait déboucher sur des annonces structurantes pour l’AES et la coopération bilatérale Mali-Niger, notamment en matière de défense, d’investissements communs et de diplomatie régionale.

La Confédération, plus qu’un symbole

Depuis leur retrait fracassant de la CEDEAO, Bamako, Niamey et Ouagadougou ont misé sur un récit commun : celui d’une Afrique debout, débarrassée des tutelles néocoloniales, et désormais maîtresse de son destin. La Confédération AES – actée en juillet 2024 – en est l’expression institutionnelle. Mais il lui manquait encore une scène, un souffle, une incarnation.

La présence de Tiani à Bamako – après celle de Traoré à Ouagadougou il y a quelques mois – vient combler ce déficit de visibilité politique. C’est une manière pour ces régimes, souvent contestés à l’extérieur mais soutenus chez eux, par la diaspora ainsi que par plusieurs autres pays africains, d’inscrire leur projet dans le temps long, au-delà des cycles de transition.

Une alliance scrutée, redoutée, consolidée

Le programme de la journée s’annonce dense : tête-à-tête, élargissement aux membres des délégations, et prise de parole de Tiani à la presse. Rien d’anodin, car dans cette diplomatie de rupture, chaque geste est un message. L’unité affichée entre les deux hommes d’État est autant un gage de stabilité qu’un défi lancé aux chancelleries occidentales, souvent promptes à dénoncer ce qu’elles qualifient de “recul démocratique » au Sahel.

Mais à Bamako, le discours est tout autre. Ici, la souveraineté est un impératif, la démocratie un processus contextualisé, et l’unité sahélienne une réponse existentielle à l’insécurité et à la fragmentation régionale.

À l’heure où l’Afrique francophone recompose sa carte des alliances, l’image de Goïta et Tiani côte à côte, en uniforme, au cœur de la capitale malienne, vaut toutes les déclarations. C’est celle d’un axe assumé, consolidé, et prêt à s’élargir. Un axe qui croit à la souveraineté comme projet de civilisation. Et qui, pour l’instant, n’a ni l’intention de plier, ni celle de reculer.

Chiencoro Diarra 

30 septembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : après les attaques du 25 avril, Assimi Goïta appelle à l’unité nationale...
Mali : Assimi Goïta réapparaît publiquement et affiche sa détermination après les attaques du...
Mali : à Kati, le Premier ministre au chevet des blessés des attaques du...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close