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Mikailou Cisse
Économie

Tribune. Mali : le carburant, nouvel enjeu de souveraineté nationale et régionale

by Mikailou Cissé 7 octobre 2025
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Au Mali, la chaîne du carburant devient un enjeu vital de souveraineté. Entre sécurité, logistique et dignité nationale, un combat pour la survie économique.

Il est des guerres silencieuses qui décident du sort des nations. Au Mali, la guerre du carburant ne se mène pas dans les casernes, mais sur les routes brûlantes. Là où chaque camion-citerne, chargé de diesel et d’espérance, devient un symbole d’endurance et de souveraineté.

Sur les routes du courage

Sur les pistes de poussière reliant Bamako aux capitales portières de la sous-région, jusque dans les villages reculés de Nioro, se joue aujourd’hui la continuité de notre souveraineté.

Chaque convoi, escorté ou solitaire, transporte bien plus qu’un liquide inflammable : il transporte la dignité d’un peuple et la promesse d’un lendemain possible.

L’attaque meurtrière du 14 septembre 2025 dans la région de Kayes a rappelé, avec brutalité, que la souveraineté n’est jamais donnée. Elle se conquiert jour après jour, contre le désordre et la peur.

Les groupes armés ne visent pas seulement l’État : ils s’en prennent à la chaîne invisible qui relie les villes aux villages, le centre aux marges, la capitale au monde rural. Lorsque le moulin s’arrête à Koutiala, ce n’est pas seulement une panne : c’est la nation entière qui vacille.  Dans le Mali rural, souvent oublié, se mesure la vitalité réelle de notre indépendance.

Le devoir d’un État en mouvement

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga, dans son Plan d’Action Gouvernemental 2025-2026, l’a rappelé : la responsabilité d’un État moderne ne consiste plus seulement à gouverner, mais à maintenir en mouvement la vie collective.

Sécuriser les routes, recruter de nouveaux agents, coordonner les forces armées : ces mesures ne sont pas de simples actes administratifs. Elles incarnent la volonté de faire circuler la vie, d’assurer que le dernier litre de carburant atteigne même les confins du pays, à un prix fixé par l’État. Car un État ne se juge pas à la lumière de sa capitale, mais à la vigueur de ses périphéries.

Au-delà des frontières

Mais la lutte du Mali dépasse désormais ses frontières. Pays enclavé, il dépend des veines régionales qui le relient aux ports du Sénégal, de la Guinée et du Togo. Chaque route, chaque corridor devient un signe d’unité.Dans cette interconnexion, la souveraineté malienne se fond dans une souveraineté régionale naissante, où la solidarité devient une nécessité vitale.

La chaîne du carburant n’est pas seulement un enjeu économique : elle est le miroir de notre condition collective. Elle révèle la tension entre dépendance et autonomie, entre nécessité et liberté.

La souveraineté vécue

Mais la véritable question est ailleurs : les peuples africains peuvent-ils redevenir les maîtres du mouvement qui les nourrit ? Peuvent-ils transformer leur dépendance en levier de souveraineté partagée ? La souveraineté ne doit pas rester un concept réservé aux diplomates : elle doit devenir une expérience vécue. Elle se perçoit dans le geste du cultivateur, dans le travail de l’enseignant, dans la reprise du moulin par les femmes.

Ainsi, le Mali rural est le cœur battant de la nation : un lieu où la dignité se construit dans la lutte quotidienne contre la disparition. Chaque litre acheminé est une victoire sur l’inertie. Chaque moteur qui redémarre dans un village prolonge la respiration du pays. Le Mali rural est, à n’en pas douter, le véritable gardien de la nation.

Mikailou Cissé 

7 octobre 2025 0 comments
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Guerre informationnelle
A la UneLes démystificateurs du Sahel

Tribune. La guerre informationnelle au Mali : enjeux, acteurs et stratégies

by Sahel Tribune 7 octobre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Alors que le Mali remporte des victoires militaires décisives, une nouvelle forme de guerre se profile : la guerre informationnelle. À travers la désinformation, certains acteurs extérieurs tentent d’affaiblir l’État malien, d’asphyxier son économie et de briser l’unité régionale incarnée par l’Alliance des États du Sahel (AES).

La session ordinaire d’octobre 2025 du Conseil national de transition (CNT) s’est ouverte le lundi 6 octobre au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). À cette occasion, le président du CNT, le général Malick Diaw, a dénoncé les manœuvres extérieures visant à affaiblir le Mali : « Ayant tout essayé contre le Mali, ils veulent nous asphyxier économiquement et financièrement en s’attaquant aux camions de transport et aux citernes. Mais grâce à la résistance et au patriotisme de notre peuple, nous vaincrons ce terrorisme économique. »

Derrière cette déclaration se profile une guerre d’un nouveau genre : la « guerre informationnelle », un conflit insidieux qui se joue sur les plans économique, politique et médiatique. Ce conflit, bien que localisé au Mali, s’étend à l’ensemble de l’Alliance des États du Sahel (AES) et, plus largement, à toute l’Afrique sur fond de visée géopolitique qui permet à certains États occidentaux, notamment la France, de manipuler l’information. 

Contexte géopolitique et instrumentalisation de l’information

Depuis l’échec des tentatives d’isolement du Mali, du Burkina Faso et du Niger – notamment après les changements politiques intervenus dans ces pays – certains sponsors étatiques du terrorisme international, multiplient les actions de déstabilisation. Se voyant perdre leur influence stratégique dans le Sahel, ils recourent désormais à la manipulation de masse, un processus décrit par Sergueï Tchakhotine comme « le viol des foules par la propagande politique ».

Leur objectif est de dresser le peuple contre ses dirigeants en instaurant un climat de crise permanente, servant leurs intérêts économiques et géopolitiques. Cette stratégie s’inscrit dans la continuité d’un terrorisme fomenté depuis les indépendances, destiné à légitimer une présence étrangère permanente sous prétexte d’assistance. 

Information, arme stratégique du XXIe siècle

Jamais depuis les deux Guerres mondiales (1914-1918 ; 1939-1945) le monde n’a été aussi vulnérable qu’en ce XXIe siècle, où l’accès massif à l’information, via les technologies numériques et les réseaux sociaux, a redéfini les règles du jeu. Aujourd’hui, la guerre n’est plus seulement militaire : elle est aussi médiatique et psychologique. D’où le règne de la tyrannie informationnelle. 

Comme le soulignait Pierre Schaeffer, « la communication, c’est la guerre ». Ainsi, les États doivent désormais traiter l’information comme une arme stratégique de haute valeur ajoutée, au même titre que les équipements militaires. Le général Assimi Goïta a lui-même évoqué en juin 2024, lors de sa visite à Sikasso, 3ème région administrative du Mali, le concept de « terrorisme informationnel », aux côtés du « terrorisme économique » et du « terrorisme avec violence armé ».

Du succès militaire à l’offensive informationnelle

Le Mali, sous la transition menée par le général Goïta, a remporté d’importantes victoires militaires. La reconquête de Kidal en novembre 2023, par exemple, symbolise la reprise en main de territoires échappant à l’État depuis des années. Cette avancée a permis le retour de l’administration dans ces zones sensibles et permit un travail en profondeur sur le processus de pacification à travers l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. 

Face à ces succès militaires, les opposants au processus de transition ont ouvert un nouveau front : la désinformation, destinée à émouvoir et manipuler les masses. Cette stratégie repose sur une redoutable efficacité émotionnelle : images sorties de leur contexte, fausses rumeurs de pénurie de carburant, ou mise en scène de camions incendiés, malgré la présence d’escortes militaires.

Une guerre contre l’économie malienne

Depuis le retrait du Mali de la CEDEAO en janvier 2025, les attaques informationnelles se sont intensifiées. L’objectif est de saper l’économie malienne, provoquer un soulèvement populaire, et ainsi empêcher l’organisation du prochain sommet de l’AES, repoussé à décembre 2025.

L’exemple le plus marquant reste celui de la crise du carburant. Des groupes armés appuyés par des ennemis du Mali tentent empêcher les camions-citernes d’entrer sur le territoire malien afin de ravitailler les stations-services, simulant ainsi un « blocus économique » déguisé. Une telle stratégie vise à asphyxier l’économie et à briser la dynamique d’unité régionale enclenchée par l’AES.

Les précédents et les complicités régionales

D’autres tentatives de déstabilisation ont été observées dans cet espace, notamment en 2024, à travers des ONG étrangères, organisait la transhumance de troupeaux maliens vers un pays voisin, a expliqué le président de la transition de sa visite à Sikasso. L’objectif caché était d’affaiblir un secteur vital pour le Mali. Rappelons que l’élevage représente 80 % du revenu des populations rurales du Nord et près de 18 % dans le Sud.

À cela s’ajoute la crise diplomatique avec l’Algérie après la destruction d’un drone malien à Tinzaoutène en avril 2025, suivie d’accusations infondées de violation d’espace aérien. Rappelons aussi l’arrestation de plusieurs officiers maliens, impliquant des ressortissants étrangers en août 2025, a donné lieu à une vague de désinformation contre le Mali destinée à brouiller la perception de la réalité.

Maîtriser la guerre de l’opinion

Aujourd’hui, celui qui maîtrise l’information maîtrise l’opinion publique. La désinformation, loin d’être une simple nuisance, est devenue une véritable arme de conquête politique, comme l’ont démontré certains épisodes électoraux à l’échelle mondiale. La guerre informationnelle est une bataille stratégique où ni les manipulateurs ni les vérificateurs de faits (fact-checkers) n’ont véritablement intérêt à faire cesser les fake news, car tous tirent profit du chaos informationnel.

Face à cette nouvelle forme de guerre, chaque État doit repenser sa stratégie de communication. L’enjeu est de taille : il ne s’agit plus seulement d’informer, mais de défendre sa souveraineté par l’information. Le Mali, au cœur de ce bras de fer, incarne un laboratoire d’expérimentation géopolitique où la survie d’une nation passe aussi par la maîtrise du récit.

A.D

7 octobre 2025 0 comments
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Le président francais Emmanuel Macron assiste depuis l'Elysée a Paris au sommet sur le climat organise par visioconference le 22 avril 2021
A la UneAnalyses

France – Un pouvoir à bout de souffle : Matignon en crise, l’Élysée en sursis

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

À force de mépriser les corps intermédiaires, d’ignorer les alertes et de gouverner en solitaire, le président s’est piégé lui-même. La démission express de Sébastien Lecornu, dernier fusible d’un système à l’agonie, signe l’échec d’un pouvoir centré sur une verticalité autoritaire et creuse. L’Élysée, jadis centre de gravité politique, n’est plus qu’un bunker assiégé. L’arrogance présidentielle, érigée en méthode de gouvernement, n’a engendré que paralysie, défiance et chaos. Le régime vacille, et Macron se retrouve seul face aux ruines de son propre règne.

Lecornu n’est que le dernier d’une série de Premiers ministres broyés par un système en panne : Gabriel Attal n’avait tenu qu’un semestre, Michel Barnier trois mois, François Bayrou moins d’un an. Quatre chefs de gouvernement en moins de deux ans, tous nommés par Emmanuel Macron, tous incapables de bâtir une majorité durable à l’Assemblée nationale. Pis, Lecornu détient le record de brièveté de toute la Ve République, battant même les standards de la IVè, souvent moquée pour son instabilité chronique.

C’est le paradoxe actuel : un président doté d’immenses pouvoirs constitutionnels, mais dépourvu de soutien parlementaire depuis les législatives de 2022, désormais prisonnier d’un système hyper-présidentialisé incapable de fonctionner sans majorité stable.

Une impasse politique doublée d’une tempête économique

L’instabilité politique chronique s’ajoute à un contexte économique délétère. Avec une dette publique dépassant les 3 400 milliards d’euros, soit 115,6 % du PIB, la France est entrée dans une zone de turbulence financière. La chute du CAC 40 (-1,70 %), la hausse brutale du taux d’intérêt français à dix ans, et la dépréciation de l’euro face au dollar ne sont pas des accidents. Ils traduisent la défiance croissante des marchés face à un État jugé ingouvernable.

Le gouvernement Bayrou, déjà, avait chuté sur un projet d’économies de 44 milliards d’euros. Le retour de Bruno Le Maire dans le gouvernement Lecornu, censé rassurer, a au contraire réveillé les fantômes budgétaires du macronisme. Sa nomination aux Armées — une provocation pour certains cadres LR — a accéléré la dislocation d’une coalition déjà fragile. À peine l’équipe Lecornu était-elle annoncée que Retailleau dénonçait une « rupture trahie » et convoquait une réunion d’urgence du parti Les Républicains.

Les appels à la démission d’Emmanuel Macron se banalisent

Mais là où l’événement Lecornu devient un tournant historique, c’est que la crise ne s’arrête plus à Matignon. Elle remonte désormais à l’Élysée. Depuis plusieurs mois, des élus de La France insoumise réclamaient le départ d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, ces appels franchissent les frontières partisanes. Julien Bainvel, élu LR de la métropole nantaise, l’a dit sans détour : « Emmanuel Macron doit démissionner. »

Même son de cloche chez les députés insoumis de Loire-Atlantique. Matthias Tavel (Saint-Nazaire) exige que la motion de destitution contre Macron soit examinée en urgence. Andy Kerbrat (Nantes) réclame que « Macron suive Lecornu et démissionne à son tour. » À gauche, les socialistes ne vont pas jusque-là, mais dénoncent un « mépris total des aspirations au changement », selon les mots de Karim Benbrahim.

Jamais un président de la Ve République n’a été aussi isolé politiquement, sans majorité, sans relais stable, sans confiance populaire, et désormais sans gouvernement.

Vers une fin de règne précipitée ?

Face à cette impasse, les options d’Emmanuel Macron sont toutes périlleuses : dissoudre l’Assemblée au risque d’offrir le pouvoir à l’extrême droite, nommer un énième Premier ministre condamné à l’échec, ou affronter frontalement la question de sa propre légitimité.

Car au fond, ce qui se joue désormais, ce n’est plus la survie d’un gouvernement, mais celle d’un régime arrivé au bout de sa logique verticale. La Ve République ne permet plus ni la représentation politique, ni la stabilité gouvernementale. Et le président qui s’était présenté comme le « maître des horloges » enchaîne les crises comme un funambule sans filet.

Il est temps d’en tirer les conséquences. Pour certains, cela signifie le départ pur et simple d’Emmanuel Macron. Pour d’autres, une transition vers une VIe République. Dans tous les cas, le cycle du macronisme est à l’agonie. Reste à savoir s’il mourra dans un fracas ou dans le silence.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

6 octobre 2025 0 comments
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Mois de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Bamako Commune I : 200 familles soutenues dans le cadre du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion

by Sahel Tribune 4 octobre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le cadre de la 30e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, l’équipe des œuvres sociales du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, était en Commune I du District de Bamako pour le lancement officiel de ses activités de ce mois, dans la cour de la Direction du Développement social et de l’Économie solidaire de la Commune I.

C’était en présence du Conseiller spécial du Président de la Transition, M. Aguibou Dembélé, accompagné de deux chargés de mission du Président de la Transition, ainsi que d’un agent de la Direction administrative et financière de la présidence. Il faut noter également la présence d’une délégation du ministère de la Santé et du Développement social, ainsi que celle d’un représentant du Gouverneur du District de Bamako, de la Directrice du Développement social de Bamako.

La solidarité et l’entraide font partie des valeurs fondamentales du Mali

En Commune I, chaque famille bénéficiaire a reçu un kit alimentaire composé de 50 kg de mil, 50 kg de riz, 20 litres d’huile et cinq kg de macaronis. Au total, 200 familles vulnérables ont bénéficié de cette assistance.

Sory Diallo, coordinateur des chefs de quartier de la Commune I, s’est exprimé au nom de tous les chefs de quartier, exprimant sa joie pour l’intérêt accordé à la population de la Commune I. Des prières ont été formulées pour la paix, la stabilité et le progrès du Mali.

De son côté, Timothe Tapo, 1er adjoint au Maire de la Commune I, a salué l’acte en déclarant que cette assistance aux personnes vulnérables est devenue une habitude que l’on attend désormais du Président de la Transition. Il a exhorté le Chef de l’État à accentuer ce genre d’actions, non seulement dans cette commune qui compte plusieurs quartiers démunis, mais aussi sur toute l’étendue du territoire national.

Le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, a, pour sa part, adressé ses remerciements au Chef de l’État pour ce soutien. Il a rappelé que cette initiative s’étend sur toute l’année, mais que le mois d’octobre est spécial, car il vise spécifiquement à lutter contre l’exclusion sociale. Il a insisté sur l’importance de ce mois consacré à l’entraide, où les œuvres sociales accompagnent le ministère pour renforcer ses actions de proximité. La solidarité et l’entraide font partie des valeurs fondamentales du peuple malien, a-t-il rappelé.

Nous avions faim, mais ce sera le bonheur dans nos familles

Dans son intervention, Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du Président de la Transition, a souligné que le Mois de la solidarité nécessite l’implication de tous les Maliens. Il a fait le bilan des œuvres sociales du Chef de l’État depuis 2021, mettant en avant des actions concrètes menées au bénéfice des populations. Il a lancé un appel à la solidarité, à l’unité nationale, pour plus de progrès. Il a également annoncé que des remises de kits scolaires sont prévues durant ce mois, dans le cadre de la rentrée scolaire.

Après la remise symbolique des kits alimentaires, Demba Kouma, porte-parole des bénéficiaires, a pris la parole pour adresser des prières pour la paix, la stabilité et le progrès du pays. « Nous avions faim, mais grâce à ce kit alimentaire, ce sera le bonheur dans nos familles », a-t-il déclaré avec émotion.

Dans une interview accordée à la presse, le Conseiller spécial du Président de la Transition a précisé : « À chaque fois que l’occasion se présente, le Président de la Transition fait agir sa solidarité et son patriotisme vis-à-vis des Maliens. Des éclairages publics, des installations solaires dans les centres de santé et CSREF, des écoles construites, des forages inaugurés. Les œuvres sociales vont continuer sur toute l’étendue du territoire et toucheront une couche diversifiée de la population. »

Chiencoro Diarra

4 octobre 2025 0 comments
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Peine de mort
A la Une

Tunisie : un post Facebook, une condamnation à mort

by Sahel Tribune 4 octobre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Condamné à mort pour des publications critiques sur Facebook, Saber Chouchane, simple citoyen tunisien de 51 ans, cristallise les dérives d’un pouvoir de plus en plus répressif. Derrière l’affaire, un signal glaçant envoyé par le régime de Kaïs Saïed à une société civile déjà sous pression.

Saber Chouchane n’est ni militant politique, ni figure de la dissidence tunisienne. À 51 ans, ce père de famille sans emploi stable s’est fait connaître malgré lui par la sévérité de la peine prononcée à son encontre : une condamnation à mort, rendue le 1er octobre par un tribunal tunisien, sur la base de l’article 72 du Code pénal. Son tort ? Avoir publié, sur un compte Facebook au nom provocateur – « Kaïs Saïed l’infortuné » –, une série de messages jugés attentatoires à la forme du gouvernement.

Des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique

Dans les faits, cette décision n’aboutira pas à une exécution : la Tunisie applique depuis 1991 un moratoire sur la peine capitale. Il n’empêche, la disproportion apparente entre l’acte – des publications à faible audience – et la sanction – la plus extrême prévue par le droit tunisien – a suscité un malaise dans l’opinion publique et dans certains cercles de la société civile.

Faut-il s’en étonner ? Pas forcément. Car cette affaire soulève une question plus vaste, et plus actuelle que jamais : celle des limites de la liberté d’expression à l’ère numérique. À une époque où les réseaux sociaux sont devenus des arènes incontrôlées, où chacun se fait tribun ou procureur, la tentation de l’outrance est constante. L’anonymat relatif offert par ces plateformes, la viralité des propos, la culture du clash – tout pousse à la démesure. Et parfois à la transgression.

Or, dans une République, la liberté d’expression n’est pas l’absence de règles. Elle s’exerce dans un cadre : celui de la loi, celui du respect dû aux institutions, et surtout à la fonction présidentielle. Dans toutes les cultures politiques, le chef de l’État incarne la continuité de la nation. En Afrique comme ailleurs, il est, qu’on l’apprécie ou non, une figure d’autorité, dépositaire d’une légitimité populaire, et à ce titre, il mérite respect. Non pas dévotion, mais retenue. Non pas silence, mais mesure.

La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie

Cela ne signifie pas que toute critique devient sacrilège, ni que le citoyen doit se taire. Mais il y a, entre la liberté et l’invective, une frontière. Celle que Saber Chouchane, à sa manière, a franchie – peut-être sans en mesurer les conséquences.

Ce que cette affaire révèle, aussi, c’est la difficulté pour des systèmes judiciaires à s’adapter aux mutations de l’espace public numérique. Faut-il pour autant dégainer l’article 72 à la première incartade sur Facebook ? Probablement pas. À l’inverse, peut-on laisser se banaliser les discours de haine, les attaques ad hominem, les remises en cause violentes de l’ordre institutionnel ? Certainement pas.

L’équilibre est délicat. Il suppose, de part et d’autre, responsabilité. Responsabilité des citoyens dans leur expression, mais aussi responsabilité des juges dans l’application des peines. La fermeté ne saurait remplacer la pédagogie, ni la loi se substituer à la prévention.

Car au fond, ce que cette affaire nous dit, c’est que l’avenir du débat public – en Tunisie comme ailleurs – dépend moins des tribunaux que de notre capacité collective à réapprendre les règles élémentaires du vivre-ensemble numérique. Cela commence par un principe simple : toute liberté s’arrête là où commence la dignité d’autrui. Et cela vaut aussi, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de celle du chef de l’État.

A.D

4 octobre 2025 0 comments
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Un exemplaire de journal dans un ordinateur avec l'épigraphe Fake news.
Les démystificateurs du Sahel

Des rois-soleil aux « Blancs civilisateurs » : l’empire des intox

by Fousseni TOGOLA 3 octobre 2025
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Les fake news ne datent pas de X. Elles ont toujours existé : dans les mythes, dans les dogmes, dans les manuels scolaires. Du « Blanc civilisateur » au « Noir barbare », du roi-soleil représentant de Dieu à Christophe Colomb « découvreur » de l’Amérique, elles se sont incrustées dans les mémoires, depuis l’enfance, au point de devenir des vérités intouchables. Le numérique n’a fait qu’accélérer le mensonge. Le poison, lui, était déjà dans nos têtes.

On croit que les fake news sont nées avec Facebook. Erreur : elles ont l’âge de l’humanité. Elles sont cousines des mythes et sœurs jumelles des dogmes. Giordano Bruno a été brûlé vif pour avoir osé dire que la Terre tournait. Galilée a failli l’être. Louis XIV était, dit-on, le « roi soleil », reflet de Dieu sur terre. Et l’Afrique ? Pendant des siècles, elle n’a pas eu droit à l’histoire : simple décor, simple barbarie, simple absence. La fake news la plus vieille du monde, c’est peut-être celle-là.

Le mensonge comme pédagogie

Au Mali, les premières fake news se susurrent dès l’enfance : ne pas se laver au crépuscule, ne pas parler en mangeant, ne pas rester dehors après la tombée de la nuit. Inoffensives ? Non. Car déjà, elles enseignent que la vérité ne se cherche pas, elle s’impose.

À l’école, la manipulation prend une autre ampleur. Pendant des décennies, des générations entières ont appris que l’homme blanc était venu « civiliser » les « sauvages » africains. Que Christophe Colomb avait « découvert » l’Amérique, alors que d’autres récits parlent d’Aboubakar II. Que les Noirs n’avaient pas d’histoire, pas d’humanité, pas de culture. Une colonisation mentale aussi efficace que l’autre, et sans doute plus durable.

Il faudra les charniers de la Seconde Guerre mondiale pour que s’écroule le mythe de la « race aryenne ». Mais les dogmes, eux, restent. Dans nos manuels. Dans nos têtes. Dans nos réflexes.

Le numérique n’a rien inventé

Alors oui, aujourd’hui, on s’agite : réseaux sociaux, WhatsApp, X. Comme si tout commençait là. Mais la nouveauté n’est pas le mensonge. C’est plutôt sa vitesse. Là où une rumeur mettait des mois à franchir les montagnes, un tweet fait le tour du monde en dix secondes. Mais qu’importe la vitesse : le poison est le même.

Et ce poison, ce sont les préjugés. Bachelard le disait déjà : « l’esprit n’est jamais jeune, il a l’âge de ses préjugés ». Descartes aussi : ce que nous croyons n’est pas une preuve, mais une habitude. L’éducation aux médias ? Oui, nécessaire. Mais comment déprogrammer des cerveaux formatés depuis l’enfance ? Comment déraciner une désinformation qui n’est pas conjoncturelle mais structurelle ?

Le seul antidote : l’esprit critique

Le combat est là. Pas seulement dans les filtres anti-fake news, mais dans les cerveaux. Le seul antidote, c’est l’esprit critique. Popper et son doute rationnel. Descartes et ses règles : n’accepter que l’évidence, décomposer, recomposer, vérifier. Des outils vieux de quatre siècles, mais plus modernes que tous les logiciels de fact-checking.

Parce qu’au fond, ce ne sont pas les fake news qui gouvernent le monde. Ce sont les préjugés qu’elles laissent derrière elles. Des mensonges qui ne se tweetent pas : ils s’héritent. Des illusions qui ne s’effacent pas d’un clic : elles se gravent dans les mémoires.

Et tant que nous n’aurons pas appris à les combattre, nous resterons prisonniers d’une désinformation plus redoutable que toutes les rumeurs numériques : celle qui façonne, depuis toujours, ce que nous croyons être la vérité.

F. Togola 

3 octobre 2025 0 comments
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Maison des mondes africains
A la UneSeko ni Donko

MansA : Macron inaugure son caveau africain

by Chiencoro 3 octobre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Paris, Emmanuel Macron inaugure sa Maison des mondes africains comme on dresse un décor de théâtre sur des ruines. Neuf millions d’euros pour une vitrine culturelle dans le 10ᵉ arrondissement, alors même que Bamako, Ouagadougou et Niamey l’ont congédié. L’Afrique s’émancipe, la France meuble. Le roi est nu.

Il y a des inaugurations qui ressemblent à des enterrements. Le 4 octobre, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, Emmanuel Macron coupera le ruban de la Maison des mondes africains (MansA). On dira que c’est une vitrine culturelle. En réalité, c’est un caveau. Le caveau où la France enterre son influence africaine, remplacée par des papiers peints fluo et des expositions bien-pensantes.

Le nom, déjà, trahit l’embarras : un peu de latin (mansio), un peu de folklore sahélien (Mansa Moussa), comme si invoquer le souvenir d’un souverain malien du XIVᵉ siècle pouvait masquer la vérité nue : la France n’a plus d’Afrique. Elle en a été chassée à Bamako, humiliée à Ouagadougou, priée de quitter Niamey. Et la voici réduite à bricoler une « maison africaine » à deux pas du canal Saint-Martin. Une géopolitique de bistrot, version hipster.

Quand l’influence part, reste la déco

On nous présente MansA comme « un lieu de débats sans filtre » et « un tremplin pour la jeunesse afro-descendante ». En clair : un décor pour masquer la défaite. Quand l’armée recule, on sort les pinceaux. Quand l’économie recule, on allume les projecteurs. Quand l’influence recule, on invente des maisons. La France, privée de partenaires sur le continent, s’offre une vitrine parisienne pour se convaincre qu’elle compte encore.

On inaugure donc avec Roxane Mbanga, 29 ans, artiste « douce et apaisante », comme dit la directrice. Douceur, apaisement : tout ce que Paris ne trouve plus ni au Sahel ni dans ses propres rues, où Macron est cerné par les manifestations.

L’Afrique est ailleurs

Pendant que l’on joue aux mondes africains rue Goncourt, le vrai mouvement est à Lagos, Nairobi, Kinshasa. Nollywood écrase Hollywood en volume, les start-up kényanes font trembler la Silicon Valley, les musiciens congolais imposent leur tempo planétaire. Et Bamako, fière, proclame chaque jour : « Le Mali n’a plus de tuteur. Il est souverain. »

L’Afrique de 2025 ne vient plus quémander un strapontin dans les salons parisiens. Elle n’a que faire d’un couloir tapissé de tresses béninoises et de paysages guadeloupéens. Elle se raconte elle-même, dans ses propres capitales, sur ses propres réseaux, avec ses propres symboles. À Paris, on croit encore que l’Afrique a besoin d’une maison. L’Afrique, elle, a déjà quitté l’appartement.

Le roi est nu

Soyons honnêtes : MansA est une illusion. Un rideau de fumée. Une bouée de sauvetage pour un président qui ne contrôle plus ni ses places africaines ni ses boulevards parisiens. Emmanuel Macron s’accroche à ses « maisons » comme un naufragé à un morceau de bois flottant. Mais chacun le voit : le roi est nu.

La Maison des mondes africains ? Ce n’est pas une ouverture. C’est un mausolée. Celui d’une France qui croit encore séduire, alors qu’elle n’inspire plus que méfiance et indifférence.

Macron pense inaugurer une maison. Il inaugure sa sortie de l’histoire africaine.

Chiencoro Diarra 

3 octobre 2025 0 comments
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