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Oumou, Madina, Oumar et Ibrahima
Sécurité

Mali : Oumou, une enfance volée

by Sahel Tribune 9 octobre 2025
written by Sahel Tribune 7 minutes read

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque 10 octobre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rappelle que les conséquences psychologiques des conflits sont souvent aussi dévastatrices que les blessures physiques. Au Mali et dans de nombreuses zones de crise, les guerres, les déplacements forcés et les violences laissent des cicatrices invisibles sur des milliers de vies. Pour y répondre, le CICR déploie des programmes de soutien psychosocial et de santé mentale destinés aux personnes les plus vulnérables : victimes de violences sexuelles, détenus, amputés, familles de disparus et déplacés internes, afin d’alléger leurs souffrances et de restaurer leur dignité.

Depuis sept ans, Oumou* vit avec sa famille sur un site de déplacés internes dans la commune de Djenné, au centre du Mali. Secouée par une multitude de chocs émotionnels après avoir fui son village à la suite des violences armées, elle a bénéficié d’un soutien psychosocial dans un centre de santé soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Auparavant, l’adolescente, alors âgée de 13 ans, vivait une vie paisible entourée de ses parents, de ses deux frères et de sa jeune sœur. Elle a grandi dans un environnement rural structuré autour des activités agropastorales et d’un tissu social solidaire profondément enraciné dans les traditions. Malheureusement, tout a basculé quand les violences armées atteignirent son village. Son esprit d’enfant a grandi trop vite, trop tôt, laissant place à une vie de jeune fille déplacée, marquée par les séquelles d’un traumatisme invisible. 

« Lorsque mon village a été attaqué en 2018, ma vie a subitement changé. Nous vivions tranquillement et nous n’imaginions pas que les violences armées pourraient à ce point bouleverser nos vies. Du jour au lendemain, nous ne pouvions plus aller aux champs ni aux pâturages. Pour subvenir à nos besoins quotidiens, nous utilisions les rendements de nos récoltes précédentes et de l’élevage. Une précarité sans précédent s’est alors installée dans le village, et les violences armées continuaient à nous accabler. La même année, ma famille a décidé de fuir, puis d’autres nous ont rejoints dans ce périple.  Ensemble, avec le peu de biens que nous avions pu emporter, nous avons pris la route vers Djenné, à des centaines de kilomètres du village » raconte -t-elle. 

Diaba, un refuge fragile 

Diaba est un village de la commune de Djenné. Ici, les sites de déplacés se sont multipliés. Les familles, à l’instar de celle d’Oumou, continuent de s’y installer bien que les sites soient fortement peuplés. « Nous avons été logés dans un abri de fortune en banco, nous n’avions ni toiture adéquate ni plancher stable. », explique Oumou.

Déjà tourmentés et affaiblis par les violences armées et les défis liés à leur nouvelle condition de déplacés, Oumou et sa famille n’ont pas été épargnés par les intempéries climatiques de 2024. « Pendant la saison des pluies, notre abri a été totalement inondé. L’eau a emporté une grande partie des rares biens qui nous restaient. Il nous était encore plus difficile de subvenir à nos besoins alimentaires. Si on tombait malade, l’accès aux soins était une lutte. », continue-t-elle.  

En dépit de ces épreuves, il n’était pas envisageable pour eux de retourner dans leur village en raison de la violence persistante. 

Un revers de plus : un incendie

En février 2025, les braises encore ardentes d’un foyer traditionnel ont déclenché un incendie. Ravivé par un vent violent, le feu s’est rapidement propagé, détruisant les habitations voisines construites en banco et en chaumes. L’abri de fortune de la famille d’Oumou n’a pas été épargné. Ils ont pu sauver leurs vies, mais pas leurs biens : « les maigres ressources que nous préservions sont parties en fumée. Cette fois, nous n’avions plus rien ».

Pour Oumou, c’en était trop. Les chocs liés à l’enchaînement de ces événements ont laissé de profondes séquelles. « Même lorsqu’elle réussissait à s’endormir, elle se réveillait toujours en sursaut et en criant « Ils arrivent, ils arrivent ! », explique Madina*, sa mère. 

Ne sachant plus à quel saint se vouer, ses parents ont décidé de contacter un leader communautaire du site avec l’espoir que ce dernier puisse trouver l’aide nécessaire. 

Des services de santé mentale presque inexistants

Le CICR travaille étroitement avec les leaders communautaires dans les zones où il intervient. Ibrahim*, chef d’un site des déplacés de Diaba, a décidé de contacter l’organisation, car il a connaissance qu‘elle apporte une aide vitale aux victimes de conflits.  

« Dans la plupart des régions, il n’existe pas de services de santé mentale et de soutien psychosocial. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur ce volet à travers notre soutien aux structures sanitaires que nous appuyons, notamment le centre de santé communautaire (CSCOM) de Sofara, dans le cercle de Djenné. », explique Gnon Cessi Ahmdatou Moussa Baa, responsable du programme de santé mentale du CICR. 

Ainsi, à travers ce partenariat, Oumou a été référée au CSCOM de Sofara et prise en charge avec le soutien technique du psychologue du CICR. « Elle manifestait des signes de détresse psychologique évidents : repli sur soi, insomnies récurrentes, sursauts nocturnes accompagnés de cris d’alarme… Autant de manifestations d’une angoisse profonde, réminiscence des violences subies, des déplacements forcés et d’une peur désormais ancrée en elle. », explique Siméon Sagara, psychologue au CICR.

Après une prise en charge psychosociale qui aura duré quelques semaines, Oumou se porte beaucoup mieux à présent. Pour sa famille, c’est une renaissance : « Nous pensions qu’elle avait complètement perdu la tête, qu’elle ne guérirait plus jamais. Nous étions loin d’imaginer qu’une personne pouvait être soignée sans médicaments. Maintenant elle reprend peu à peu ses activités quotidiennes, comme faire le marché et cuisiner. », se réjouit Oumar*, son père. 

À l’instar de nombreuses personnes déplacées pendant leur enfance, Oumou continue de porter les stigmates invisibles des violences armées qui ont brisé la sienne, fragilisé son équilibre psychologique et assombri ses perspectives. 

Pour alléger les souffrances humaines, le CICR apporte protection et assistance aux populations les plus affectées par le conflit, en particulier celles se trouvant dans des zones reculées peu accessibles aux autres acteurs humanitaires.

Point des actions du CICR dans le domaine de la santé mentale Depuis 2015, le CICR met en œuvre un programme de Santé Mentale et de Soutien Psychosocial. Il travaille en partenariat avec la Croix Rouge Malienne (CRM) et la Croix Rouge Danoise (CRD) à travers un Accord Tripartite couvrant la période 2023 – 2025.Cet accord s’intéresse particulièrement aux personnes affectées par la violence dans la communauté. Pour faciliter leur prise en charge, des salles d’écoute opérationnelles ont été mises en place au sein des branches locales de la CRM à Ménaka, Tombouctou, Léré, Mopti et Gao. Pour la prise en charge des personnes affectées par la violence, y compris sexuelle, les blessés par arme à feu et les patients en réhabilitation physique, le programme est mis en œuvre dans 28 structures soutenues par le CICR au nord, au centre et au sud du pays notamment :
–    Les hôpitaux régionaux de Tombouctou, Mopti et Gao
–    Les centres de santé de référence de Kidal et de Nianfunké
–    Quatorze centres de santé communautaires
–    Le Centre National d’Appareillage Orthopédique du Mali à Bamako
–    Les Centres Régionaux d’Appareillage Orthopédique de Tombouctou, Mopti, Gao.Les communautés sont également sensibilisées aux impacts des violences, y compris sexuelles, avec 35 agents communautaires (relais communautaires et volontaires de la CRM).Depuis le début de l’année 2025, le CICR développe aussi des activités ludiques dans les camps de déplacés des aires de santé de quatre régions : Gao, Mopti, Bandiagara et Tombouctou. Outre leur contribution à la cohésion sociale et au bien-être des enfants affectés, ces activités permettent aux agents psychosociaux d’observer et d’identifier les enfants ayant besoin d’une prise en charge soutenue.  

Ce texte est une contribution du CICR dans le cadre de notre collaboration.

9 octobre 2025 0 comments
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Le Président de la transition en compagnie des pupilles de la nation
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Mali : 326 enfants déclarés Pupilles de la Nation par le gouvernement

by Sahel Tribune 9 octobre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Réuni en Conseil des ministres le mercredi 8 octobre 2025, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement de la Transition a adopté un décret accordant le statut de « Pupilles de la Nation » à 326 enfants. Cette mesure vise à renforcer la protection sociale des orphelins et enfants de victimes de guerre ou de service public.

La session hebdomadaire du Conseil des ministres, tenue au Palais de Koulouba, a examiné un rapport présenté par le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, portant sur la mise en œuvre de la Loi n° 2016-058 du 27 décembre 2016. Cette loi institue le statut de Pupilles de la Nation et de Pupilles de l’État, destiné à assurer la protection et l’assistance aux enfants dont les parents ont servi ou sont morts pour la Nation.

Cette décision s’inscrit dans la volonté constante des autorités de la Transition d’assurer la solidarité nationale et de garantir un avenir à ceux qui ont payé le prix du sacrifice de leurs proches.

326 enfants bénéficieront d’un accompagnement global

Le décret adopté confère officiellement le statut de Pupilles de la Nation à 326 enfants à travers le pays. Ces enfants bénéficieront d’un ensemble de mesures de protection et d’assistance couvrant plusieurs domaines essentiels :

  • Prise en charge médicale intégrale (actes et soins de santé) ;
  • Frais scolaires et d’apprentissage assurés par l’État ;
  • Octroi d’une bourse complète pour l’enseignement supérieur ;
  • Placement en institution spécialisée, si nécessaire, pour les enfants sans encadrement familial.

Ces mesures visent à garantir la continuité éducative, sanitaire et sociale de ces jeunes citoyens, dans l’esprit de reconnaissance nationale et de justice sociale.

Une mesure symbolique à la veille de la Journée nationale des Pupilles

L’adoption de ce décret intervient à quelques semaines de la Journée nationale des Pupilles, célébrée chaque année pour honorer les enfants bénéficiaires de ce statut et rappeler la responsabilité de la Nation à leur égard.

Cette initiative, selon le gouvernement, traduit la volonté politique du président Assimi Goïta de placer la question de la protection de l’enfance et du soutien aux familles de militaires, policiers et agents publics tombés au service du pays au cœur de la refondation sociale.

Vers un renforcement du dispositif de protection sociale

Le ministère de la Santé et du Développement social entend poursuivre la mise en œuvre de la loi de 2016, notamment à travers la modernisation du registre national des Pupilles et la mise en place d’un fonds dédié pour assurer la durabilité des prises en charge.

Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie globale du gouvernement visant à consolider la cohésion nationale et la solidarité envers les familles affectées par les crises sécuritaires qui ont marqué le pays ces dernières années.

Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a toujours multiplié les initiatives en faveur des Pupilles de la Nation. Cela traduit la reconnaissance de l’État envers les enfants de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la patrie. Chaque 31 octobre, lors de la Journée nationale des Pupilles, le chef de l’État préside une cérémonie au Palais de Koulouba, marquée par la remise de cartes d’identification, de cartes bancaires et de kits scolaires, ainsi que par la dotation d’infrastructures éducatives et sanitaires. En 2024, il a offert deux bus de transport pour les déplacements scolaires.

Le 6 février 2024, le président Goïta a également posé la première pierre de la Maison des Pupilles, un complexe de deux hectares destiné à offrir un hébergement, des soins et un cadre éducatif adaptés à ces enfants vulnérables. Ces actions traduisent la volonté du gouvernement de renforcer la solidarité nationale et de lutter contre l’exclusion sociale. Grâce à ces mesures, les pupilles bénéficient désormais d’une prise en charge médicale complète, d’un appui scolaire et d’un accompagnement social renforcé. En soutenant activement l’Office national des Pupilles (ONAPUMA), le chef de l’État inscrit son action dans une politique durable de cohésion et de justice sociale. Sous sa direction, le Mali honore la mémoire de ses martyrs et investit dans l’avenir de leurs enfants.

A.D

9 octobre 2025 0 comments
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Passeport AES
Économie

Mali : le gouvernement adopte le décret fixant le prix du nouveau e-passeport de la Confédération des États du Sahel

by Chiencoro 8 octobre 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

Réuni en Conseil des ministres le mercredi 8 octobre 2025, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a adopté un projet de décret fixant le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouvel « e-passeport AES », commun aux pays membres de la Confédération des États du Sahel.

Lors de cette session hebdomadaire tenue au Palais de Koulouba, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a présenté un rapport relatif à l’harmonisation des documents de voyage dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, depuis juillet 2024.

Les chefs d’État de la Confédération ont décidé d’instaurer un document de voyage unique, baptisé « e-passeport AES », afin de faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services dans un environnement sahélien marqué par des défis sécuritaires persistants.

Adopté le 18 avril 2025, ce nouveau passeport confédéral repose sur des spécifications techniques harmonisées et sur un système de gestion unifié entre les trois États membres.

Un document moderne et sécurisé

Le « e-passeport AES » répond aux normes internationales de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en matière de sécurité et d’interopérabilité. Il intègre des dispositifs de protection des données biométriques et personnelles, conformes aux standards internationaux, tout en reflétant la volonté politique des États membres de renforcer leur intégration régionale.

Ce document représente une avancée majeure dans la construction d’une souveraineté commune et d’une mobilité sécurisée au sein de la Confédération.

Des prix revus à la baisse pour les citoyens

Le projet de décret adopté fixe désormais les tarifs du passeport ordinaire et de sa version premium.

  • Service standard : 45 000 francs CFA
  • Service premium : 90 000 francs CFA

Ces montants traduisent une baisse des prix actuels, respectivement de 10 000 francs CFA pour le passeport standard et de 20 000 francs CFA pour le passeport premium.

Cette réduction vise à rendre le document plus accessible à l’ensemble des citoyens, tout en soutenant la dynamique d’intégration confédérale initiée par les pays de l’AES.

Une étape supplémentaire dans l’intégration sahélienne

L’adoption de ce décret confirme la volonté du Mali et de ses partenaires sahéliens d’aller au-delà des accords politiques et militaires pour concrétiser une union économique et sociale effective.
Le e-passeport AES, en favorisant la mobilité intra-confédérale, s’inscrit dans la stratégie de souveraineté partagée des États du Sahel, qui ambitionnent de bâtir un espace de coopération renforcé, sûr et économiquement intégré.

Chiencoro Diarra

8 octobre 2025 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
ActuPolitique

Burkina Faso : huit membres d’une ONG arrêtés pour espionnage, dont deux Français

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Les autorités burkinabè accusent l’organisation INSO de collecter des informations sensibles au profit de puissances étrangères. Huit membres de l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO), dont deux ressortissants français, ont été arrêtés au Burkina Faso pour « espionnage ». L’annonce a été faite mardi 7 octobre par le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana. Selon ce dernier, l’organisation « collectait et fournissait à des puissances étrangères des informations sécuritaires sensibles pouvant être préjudiciables à la sécurité nationale ».

Parmi les personnes interpellées figurent le directeur pays de l’ONG, un Français, son adjointe franco-sénégalaise, le directeur général adjoint tchèque, un ressortissant malien ainsi que quatre employés burkinabè. Ces arrestations interviennent dans un contexte de tension croissante entre Ouagadougou et plusieurs partenaires occidentaux, notamment la France, que les autorités de la transition du Faso accusent régulièrement d’ingérence.

INSO, basée à La Haye (Pays-Bas), se présente comme une organisation à but non lucratif fournissant des analyses sécuritaires aux ONG humanitaires opérant dans des zones de conflit. Cependant, fin juillet, ses activités avaient été suspendues au Burkina Faso pour une durée de trois mois. À l’époque, les autorités lui reprochaient déjà la « collecte de données à caractère sensible sans autorisation préalable ». Malgré cette suspension, certains responsables auraient poursuivi des activités jugées illégales, conduisant à leur arrestation.

Des activités clandestines malgré la suspension

Selon le ministre Mahamadou Sana, INSO aurait continué à organiser des « réunions en présentiel et en ligne », en violation de la mesure de suspension prononcée le 31 juillet. Il a affirmé que le directeur général adjoint de l’organisation, basé à La Haye, s’était même rendu à Ouagadougou le 8 septembre pour coordonner des activités sur place. 

Les autorités affirment que ces initiatives visaient à « collecter et transmettre des informations sécuritaires sensibles à des puissances étrangères », sans préciser lesquelles. Les dates exactes des arrestations n’ont pas été rendues publiques, mais les responsables burkinabè assurent que les huit personnes sont actuellement détenues et entendues par les services compétents. De son côté, l’ONG n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. INSO, active dans plusieurs pays sahéliens, revendique depuis sa création un rôle d’appui aux acteurs humanitaires pour renforcer leur sécurité et leurs capacités d’analyse dans des zones instables.

Un climat de méfiance envers les ONG étrangères

Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de durcissement notable de la politique du Burkina Faso envers les organisations internationales et les partenaires occidentaux. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en 2022, plusieurs ONG ont été suspendues ou interdites d’activité dans le pays.
Entre juin et juillet derniers, les autorités burkinabè ont ainsi révoqué l’autorisation d’exercer de 21 ONG et suspendu dix autres pour une durée de trois mois. Les motifs invoqués sont souvent liés à des « manquements aux obligations légales » ou à des « atteintes à la souveraineté nationale ».
Cette méfiance s’étend également aux diplomates et aux ressortissants étrangers. En 2023, le gouvernement avait exigé le départ des troupes françaises engagées dans la lutte antiterroriste et expulsé plusieurs diplomates français. Quatre fonctionnaires français, accusés d’espionnage, avaient été détenus pendant un an avant leur libération en décembre 2024, à la suite d’une médiation menée par le Maroc.

Une stratégie d’autonomisation sécuritaire au sein de l’AES

Les autorités burkinabè justifie leur approche par la volonté de « recouvrer la pleine souveraineté » et de réduire la dépendance envers l’étranger dans la lutte contre le terrorisme. Le Burkina Faso, tout comme le Mali et le Niger, fait face à des violences djihadistes persistantes qui touchent de vastes zones rurales et entraînent des milliers de déplacés.

Ces trois pays sahéliens, désormais gouvernés par des régimes militaires, ont décidé de renforcer leur coopération en créant l’Alliance des États du Sahel (AES), une confédération visant à mutualiser leurs efforts de défense et de développement. Cette alliance traduit aussi leur rapprochement politique et stratégique, marqué par une rupture progressive avec les puissances occidentales et un rapprochement accru avec des partenaires comme la Russie.

À la fin de l’année 2024, le Niger avait lui aussi révoqué l’autorisation d’exercer d’INSO sur son territoire, accusant l’organisation d’activités contraires à la sécurité nationale. Au Mali, un ressortissant français est d’ailleurs détenu depuis août 2025, accusé de travailler pour les services de renseignement français des accusations que Paris juge « sans fondement ».

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 octobre 2025 0 comments
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Décrets portant radiation de l'armée malienne
A la Une

Mali : plusieurs officiers radiés après une tentative de déstabilisation déjouée

by Sahel Tribune 8 octobre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le gouvernement malien a annoncé, en août dernier, à travers un communiqué officiel lu à la télévision nationale par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Daoud Aly Mohammedine, l’arrestation d’un groupe d’officiers et de civils accusés de complot contre la Transition. Quelques mois plus tard, le Journal officiel du Mali a publié une série de décrets actant la radiation de plusieurs hauts gradés des Forces armées.

Le gouvernement a rendu public ce 8 octobre 2025, au Journal officiel de la République du Mali, la radition de plusieurs officiers des Forces armées, sanctionnés pour des faits liés à une tentative de déstabilisation de la Transition. Une série de décrets signés par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, officialise cette radiation.

L’arrestation d’un « groupuscule d’éléments marginaux »

Le 14 août 2025, le gouvernement de la Transition malienne a rendu public un communiqué, signé par le ministre de l’Administration territoriale, le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre. Le texte informait l’opinion nationale et internationale de l’arrestation d’un « groupuscule d’éléments marginaux des Forces armées et de sécurité », accusé de planifier des actions de déstabilisation contre les institutions de la République.

Selon le communiqué, les services de renseignement maliens ont déjoué une conspiration visant à « briser, avec l’aide d’États étrangers, la dynamique de la Refondation du Mali ». L’opération, menée le 1ᵉʳ août 2025, apermis d’interpeller plusieurs militaires et civils, dont des personnalités de haut rang, parmi lesquelles les généraux de brigade Abass Dembélé et Néma Sagara.

Le texte cite également un ressortissant étranger, Yann Christian Bernard Vézilière, présenté comme un acteur impliqué dans ces réseaux de soutien logistique et politique. « Grâce au professionnalisme et à la vigilance des services spécialisés, la conspiration a été mise en échec », soulignait le communiqué, tout en ajoutant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles complicités.

Radiations disciplinaires au sein de l’armée

Près de deux mois après ces arrestations, le Journal officiel de la République du Mali (édition spéciale n°12 du 8 octobre 2025) a publié une série de décrets présidentiels signés par le chef de l’État, le général Assimi Goïta, officialisant la radiation de plusieurs officiers mis en cause.

Tous ont été radiés des effectifs des Forces armées et de sécurité « par mesures disciplinaires », conformément au statut général des militaires.

Le Journal officiel précise que les décisions ont été prises après examen des conclusions des conseils d’enquête et de discipline, tenus entre le 30 septembre et le 6 octobre 2025.

Un signal politique fort de la Transition

Pour le gouvernement de Bamako, cette opération marque une étape importante dans la préservation de la souveraineté nationale. Le général Abdoulaye Maïga, Premier ministre, a souligné que ces arrestations s’inscrivent dans la volonté de l’État « d’éradiquer toutes les formes de subversion interne et de sabotage », tout en réaffirmant la détermination des forces armées à poursuivre la lutte contre le terrorisme et les ingérences extérieures.

« La situation est totalement sous contrôle », rassure le communiqué, invitant la population « à rester vigilante face aux tentatives désespérées de déstabilisation ».

Tensions persistantes au sein de l’appareil sécuritaire

Ces événements interviennent dans un climat politique tendu. Le Mali, engagé dans une transition militaire depuis août 2020, a renforcé ses alliances avec le Niger et le Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en prenant ses distances avec des puissances occidentales.

Dans ce contexte, Bamako fait face généralement à des manœuvres de déstabilisation soutenues par des acteurs extérieurs. L’affaire des officiers radiés s’inscrit dans cette logique de fermeté, alors que les autorités de la Transition entendent consolider leur autorité sur les institutions sécuritaires.

A.D

8 octobre 2025 0 comments
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Dr Aboubakar Nacanabo
Économie

Dr Aboubakar Nacanabo élu président du Conseil des ministres de l’UEMOA : un tournant stratégique pour l’intégration régionale

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 octobre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, a été désigné, lundi 6 octobre 2025, président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce choix a été fait lors de la 3e session ordinaire de l’année, tenue à Dakar, au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il succède à l’Ivoirien Adama Coulibaly et assumera cette fonction pour une durée de deux ans.

Cette élection marque un moment important pour la gouvernance économique régionale. En portant leur choix sur Dr Nacanabo, les ministres des Finances des huit États membres de l’UEMOA lui confèrent la lourde tâche de présider une instance stratégique dans un contexte régional marqué par des défis économiques majeurs.

Une désignation à forte portée symbolique et stratégique

La nomination du ministre burkinabè intervient dans un climat économique tendu pour la sous-région, avec des tensions budgétaires croissantes, une inflation persistante et des disparités notables entre les économies des États membres. Le choix de Dr Nacanabo traduit une confiance renouvelée en l’expertise burkinabè et en la solidité de son administration économique.

Ce mandat prend ainsi une dimension à la fois stratégique et symbolique, dans une région où la stabilité financière et la cohésion institutionnelle sont des priorités. La présidence burkinabè du Conseil des ministres de l’UEMOA s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la discipline macroéconomique et d’impulser une convergence réelle des politiques publiques entre les pays membres.

Une feuille de route ambitieuse pour l’UEMOA

Économiste de formation, Dr Aboubakar Nacanabo s’est imposé sur la scène nationale par sa rigueur méthodologique et son approche disciplinée de la gestion publique. Depuis sa nomination au gouvernement en 2022, il a engagé d’importantes réformes fiscales et budgétaires au Burkina Faso, dans le but de restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.

Son style de gouvernance, axé sur la transparence, la performance et la responsabilité, constitue un socle solide pour relever les défis de l’UEMOA. Il apporte au Conseil des ministres une expertise précieuse, forgée dans un contexte national exigeant, et une détermination reconnue à conduire des réformes structurelles.

Sous sa présidence, le Conseil des ministres aura pour mission de poursuivre la mise en œuvre des grands axes de la stratégie communautaire. Parmi les priorités figurent la modernisation des finances publiques, le renforcement de la gouvernance économique et la création d’un climat favorable aux investissements.

Ces chantiers s’inscrivent dans l’objectif plus large de faire de l’UEMOA une zone de croissance inclusive et durable. Dr Nacanabo devra ainsi coordonner les politiques économiques des huit pays membres, en veillant à maintenir un équilibre entre rigueur budgétaire et exigences sociales, dans un contexte de relance post-crise.

Consolider l’intégration régionale malgré les défis

Les deux années à venir seront déterminantes pour le devenir de l’Union. Outre la stabilité de la monnaie commune, l’UEMOA doit relever les défis de la sécurité alimentaire, de l’emploi et du développement économique inclusif. Ces priorités nécessitent une coopération renforcée entre les États membres et une volonté politique soutenue pour dépasser les divergences internes.

Dr Nacanabo entend inscrire son mandat sous le signe du dialogue, du réalisme et de la continuité. Dans ses premières déclarations, il a souligné l’importance de la concertation et de la consolidation des acquis institutionnels. Il souhaite que l’UEMOA reste un modèle d’intégration régionale, capable d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.

La présidence de Dr Aboubakar Nacanabo représente également une reconnaissance du rôle croissant du Burkina Faso dans les dynamiques régionales. Dans un environnement géopolitique en mutation, cette élection traduit l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants technocrates, alliant compétence technique et pragmatisme politique.

À travers cette responsabilité, le Burkina Faso affirme sa capacité à contribuer activement à la gouvernance économique ouest-africaine. Dr Nacanabo aura la tâche exigeante, mais essentielle, de redonner un nouvel élan au projet d’intégration, souvent ralenti par la lenteur des réformes ou des désaccords politiques.

Ibrahim Kalifa Djitteye

8 octobre 2025 0 comments
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Leurres gonflables, preuves du soutien ukrainien aux terroristes maliens.
A la UneEnquête

Mali — Ukraine : les preuves d’un transfert de guerre asymétrique au Sahel

by Chiencoro 8 octobre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

À la tribune des Nations unies, le 26 septembre 2025, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, portait à la face du monde l’implication de Kiev dans le conflit malien à travers la fourniture des drones et un appui technique à des groupes armés opérant dans le nord du Mali. Des révélations publiées par Jeune Afrique quelques jours plus tard accréditent ses déclarations.

« Quelle que soit la distance qu’aura parcourue le mensonge, la vérité finira par le rattraper », dit-on. Qu’il en soit ainsi pour les complots dont le Mali est victime, si ce n’est déjà le cas ! Le 26 septembre dernier, lors de la 80 ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga a directement mis en cause l’Ukraine, expliquant son soutient aux groupes terroristes actifs au Mali et dans la zone de l’Alliance des États du Sahel (AES). « Aussi éloignée qu’il n’y paraît, la guerre en Ukraine et le terrorisme dans le Sahel ont des connexions », a affirmé le chef du gouvernement malien à la tribune des Nations Unies.

Rappelant une attaque contre une patrouille malienne à Tinzawaten (région de Kidal) survenue en juillet 2024, Maïga a évoqué la revendication publique d’officiels Ukrainiens qui ont reconnu leur participation à cette opération menée aux côtés de groupes armés. « Ce comportement atypique montre que certains responsables ukrainiens ont confondu la scène internationale avec une scène de théâtre », a-t-il ironisé.

Selon Bamako, l’Ukraine est devenue en un an l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes à des groupes terroristes opérant dans plusieurs régions du monde, y compris au Sahel.

L’appel du Mali à la communauté internationale

Dans son discours, Abdoulaye Maïga a exhorté les pays occidentaux à « cesser de fournir des armes à l’Ukraine », indiquant que ce soutien pourrait « contribuer à la promotion du terrorisme international ». Il a également dénoncé le rôle de la France, accusée de « manœuvrer pour détourner l’attention de la communauté internationale » en soutenant simultanément Kiev et des groupes rebelles sahéliens.

Le Premier ministre a rappelé que Bamako avait saisi le Conseil de sécurité de l’ONU dès 2022, pour présenter des preuves du soutien de Paris à des acteurs terroristes — une requête restée sans suite. « Il est temps d’agir pour que les responsables soient identifiés et confondus », a-t-il lancé, appelant les institutions internationales à « répondre véritablement aux cris de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté ».

Des éléments nouveaux publiés par Jeune Afrique

Le 7 octobre 2025, Jeune Afrique a publié un article, « Mali : comment les tactiques militaires ukrainiennes s’importent au Sahel », confirmant l’existence d’un appui technique ukrainien à certains groupes armés touaregs du nord du Mali, notamment au Front de libération de l’Azawad (FLA).

Selon plusieurs sources citées, le FLA — créé en novembre 2024 — aurait bénéficié d’une formation spécialisée en Ukraine sur l’usage des drones armés FPV (pilotés en immersion) et des drones à fibre optique, quasiment impossibles à brouiller.

« Certains éléments du FLA ont reçu une formation en Ukraine. De retour sur le terrain, ils ont renforcé leurs compétences et formé d’autres combattants », a reconnu Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles, rapporté par Jeune Afrique.

Ces drones, capables de transporter des charges explosives, sont désormais utilisés pour mener des attaques ciblées contre des positions de l’armée malienne ou de ses alliés russes.

Une guerre asymétrique en pleine mutation

Les tactiques de guerre apprises en Ukraine auraient permis aux terroristes touaregs d’adapter leurs méthodes face à la supériorité technologique des forces maliennes et russes. Des leurres gonflables, imitant des véhicules militaires, seraient également employés pour tromper les frappes de drones. En août 2025, l’armée malienne a annoncé avoir saisi 20 véhicules gonflables destinés à des groupes armés opérant dans le pays. Selon Rida Lyammouri, expert du Sahel au sein du groupe de réflexion marocain Policy Center for the New South, ces leurres gonflables «  coûtent environ 1 300 dollars et, comparés au coût d’un vrai véhicule, voire aux pertes humaines ou aux dégâts que les drones pourraient causer, ils sont relativement peu coûteux pour eux ».

« Adopter cette tactique permet au FLA d’éviter la confrontation directe avec l’armée malienne et ses alliés mieux équipés », explique Rida Lyammouri.

Les experts notent toutefois que les drones utilisés par les rebelles restent inférieurs aux modèles turcs employés par l’armée malienne. Le groupe terroriste JNIM, affilié à Al-Qaïda, aurait lui aussi adopté des drones explosifs, accentuant la complexité du conflit dans le nord du pays.

Entre souveraineté et réalignement géopolitique

Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), revendiquent une politique étrangère indépendante, recentrée sur la sécurité et la souveraineté. Les trois pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec Kiev, qui soutient indirectement le FLA.

De son côté, l’Ukraine dément toute aide militaire aux terroristes maliens, affirmant que « leur lutte et leur ingénierie sont internes ». Mais sur le terrain, les nouvelles tactiques observées dans le nord du Mali — usage de drones, communication en immersion, guerre d’usure — laissent peu de doute sur l’existence de transferts de compétences entre les deux fronts : celui du Donbass et celui du Sahel.

Chiencoro Diarra 

8 octobre 2025 0 comments
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