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Idrissa Bakary Diarra
A la UneÉconomie

INPS: Idrissa Bakary Diarra nommé Directeur général

by Sahel Tribune 27 novembre 2025
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le Conseil des ministres du 26 novembre 2025 , sous la présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a nommé l’administration civile, Idrissa Bakary DIARRA à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce haut fonctionnaire expérimenté incarne la volonté des autorités de renouveler la gestion publique avec des cadres compétents, intègres et engagés.

Né en 1971 à Bamako, père de 4 enfants, Idrissa Bakary DIARRA cumule plus de vingt ans d’expérience dans l’administration malienne, notamment à la Présidence de la République en tant que Directeur administratif et financier adjoint.

Diplômé de l’École nationale d’administration du #Mali et titulaire d’un Master en droit international de l’Université de Limoges, il a enrichi son parcours par plusieurs formations internationales en gestion et management public.

Reconnu pour sa rigueur et son intégrité, il a été décoré Chevalier puis Officier de l’Ordre national.

Sa prise de fonction à l’INPS s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la prévoyance sociale, en renforçant la protection des travailleurs et la qualité des services aux assurés.

Son arrivée symbolise un engagement fort en faveur de la performance et de l’intérêt général au Mali.

Service des Relations Publiques, INPS.
Adama DIARRA

27 novembre 2025 0 comments
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Le Premier ministre, Chef du gouvernement a présidé ce mardi 25 novembre 2025, la réunion ordinaire du Comité interministériel de Gestion des crises et catastrophes.
ActuÉconomie

Digitalisation de l’administration : APEX-MALI présente sa nouvelle plateforme digitale pour les exportateurs  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le mardi 25 novembre 2025, le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, a présidé une réunion du comité de pilotage de la digitalisation de l’administration. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par les autorités pour moderniser l’appareil administratif, a marqué une étape importante dans la mise en œuvre des projets numériques au service de la gouvernance et du développement économique du pays.

À l’ordre du jour figuraient deux points majeurs : la présentation du Certificat d’origine, une nouvelle plateforme digitale développée par l’Agence pour la Promotion des Exportations au Mali (APEX-MALI), ainsi que l’examen des termes de référence d’une étude consacrée à l’état des lieux de la digitalisation dans le pays. Cette étude sera conduite par le comité des experts chargés de la digitalisation de l’administration, avec pour mission d’évaluer les avancées, les défis et les perspectives de la transformation numérique au Mali.

La réunion a permis de mettre en lumière les ambitions du gouvernement en matière de digitalisation, considérée comme un levier essentiel pour améliorer la transparence, l’efficacité et la compétitivité de l’administration publique.

Le Certificat d’origine, une avancée pour les exportateurs maliens

La présentation de la nouvelle plateforme de l’APEX-MALI a constitué l’un des moments forts de la rencontre. Ce dispositif numérique, baptisé Certificat d’origine, offre aux exportateurs la possibilité de remplir leurs formalités administratives dans des délais courts, réduisant ainsi les lenteurs bureaucratiques qui freinaient souvent les opérations commerciales.

En facilitant l’accès aux documents indispensables pour l’exportation, cette plateforme répond à une double exigence : simplifier les procédures pour les opérateurs économiques et renforcer la crédibilité du Mali sur les marchés internationaux. Les exportateurs pourront désormais bénéficier d’un outil moderne, fiable et conforme aux standards internationaux, garantissant la fluidité des échanges et la traçabilité des produits.

Une vision stratégique pour l’exportation

Au-delà de la simplification des formalités, l’APEX-MALI ambitionne, à travers cette initiative, de moderniser les infrastructures et de renforcer les compétences des acteurs du secteur export. L’agence entend promouvoir des partenariats internationaux stratégiques, valoriser les atouts nationaux et inscrire le Mali dans des cadres de coopération équitables et mutuellement bénéfiques.

L’objectif est également de mettre en place un système d’agrément pour les produits d’exportation, garantissant leur qualité et leur conformité aux normes internationales. Une telle démarche permettra non seulement de protéger l’image des produits maliens à l’étranger, mais aussi de renforcer la confiance des partenaires commerciaux et des consommateurs.

Une étude pour dresser l’état des lieux de la digitalisation

Parallèlement à la présentation de la plateforme, la réunion a validé les termes de référence d’une étude consacrée à l’état des lieux de la digitalisation dans le pays. Confiée au comité des experts, cette étude vise à identifier les acquis, les insuffisances et les opportunités dans le processus de modernisation numérique de l’administration.

Elle servira de base pour orienter les politiques publiques et définir une feuille de route claire, adaptée aux réalités nationales et aux exigences internationales. En mettant en avant les défis liés à la formation, aux infrastructures et à la gouvernance numérique, cette étude contribuera à renforcer la cohérence des actions menées par l’État et ses partenaires.

Un pas décisif vers une administration moderne

La réunion présidée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga illustre la volonté des autorités de faire de la digitalisation un pilier de la réforme administrative et du développement économique. En dotant le pays d’outils modernes comme le Certificat d’origine et en lançant une étude approfondie sur la digitalisation, le gouvernement entend inscrire le Mali dans une dynamique de modernisation et de compétitivité.

Cette démarche s’inscrit dans une vision globale où la digitalisation n’est pas seulement un instrument technique, mais un véritable outil stratégique pour renforcer la souveraineté économique, améliorer la qualité des services publics et favoriser l’intégration du Mali dans les échanges internationaux.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

27 novembre 2025 0 comments
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L'association soleil.
Actu

“Solidarité, vigilance, courage” : l’appel de l’association Soleil Mali aux Maliens

by Sahel Tribune 27 novembre 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Face à la crise sécuritaire persistante qui affecte le Mali, l’association Soleil Mali, par la voix de son président Moustapha Abdoulaye Djiro, engagée pour la promotion de la justice, de la paix et de l’inclusion sociale, a publié sur ses réseaux sociaux un communiqué invitant les citoyens à l’unité, à la vigilance et à la solidarité. Ce message souligne la nécessité pour tous les Maliens de faire preuve de courage et de solidarité afin de surmonter les défis sécuritaires qui touchent le pays.

Dans son communiqué, M. Djiro rappelle l’importance de soutenir les victimes civiles et militaires et de saluer les efforts des autorités et des Forces de Défense et de Sécurité, qui s’efforcent de protéger l’intégrité du territoire et de maintenir la quiétude dans les localités touchées par l’insécurité.

Le président de Soleil Mali rend également hommage aux conducteurs de camions-citernes, qui continuent d’assurer l’approvisionnement en carburant malgré les risques. Selon M. Djiro, leur courage et leur sens du sacrifice sont un exemple concret de responsabilité et d’engagement citoyen.

Fidèle aux valeurs de solidarité, d’équité et d’engagement, Moustapha Abdoulaye Djiro condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes. Il rappelle que ces actes n’ont aucun fondement idéologique, ethnique ou religieux et visent uniquement à saper l’unité nationale et le vivre-ensemble. Il appelle les citoyens à rester unis et vigilants pour préserver la paix et l’harmonie dans le pays.

Le président insiste également sur le rôle de chacun pour surmonter les crises : « Plus que jamais, le Mali doit marcher au coude à coude, sur le sentier du bonheur », souligne-t-il.

M. Djiro conclut sur le rôle de chacun pour surmonter les crises : « Plus que jamais, le Mali doit marcher au coude à coude, sur le sentier du bonheur. La paix et la stabilité dépendent de l’engagement de chaque citoyen. Ensemble, nous pouvons construire un avenir durable pour notre pays. »

La rédaction 

27 novembre 2025 0 comments
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Convoi de citernes
A la UneÉconomie

AES : le carburant de la fraternité sahélienne

by Chiencoro 27 novembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Le 26 novembre 2025, lors du Conseil des ministres tenu au palais de Koulouba, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo,  a annoncé la réception d’un don de 82 citernes de produits pétroliers offerts par la République du Niger. 

En décembre prochain se tiendra à Bamako le 2ème sommet de la Confédération des Etats du Sahel (AES), créées le 6 juillet 2024, à Niamey au Niger. Le 16 septembre 2023, en vue « d’établir une architecture de défense collective et d’assistance Mutuelle », le Mali, le Burkina Faso et le Niger signent la Charte du Liptako-Gourma à Bamako. Les trois pays s’engagent, à travers cette Charte, à « lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée » mais aussi à la « prévention, la gestion et au règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l’Alliance ». 

L’appui de la République du Niger au Mali en Hydrocarbure cadre bien avec le contenu de cette Charte d’assistance mutuelle. Ces 82 citernes constituent un geste d’une valeur estimée à 3,29 milliards de francs CFA, soit plus de 4,3 millions de litres d’hydrocarbures, venus directement de Niamey jusqu’à Bamako, au terme d’un convoi de 1 400 kilomètres. Escortée par un contingent conjoint des Forces armées de l’AES, cette caravane pétrolière n’était pas seulement logistique — elle était politique, fraternelle, presque historique.

La solidarité comme arme stratégique

Dans un Sahel longtemps fragmenté, cette donation nigérienne résonne comme un acte de résistance collective. Car derrière les chiffres et les camions se profile la vision confédérale d’une alliance en construction, décidée à assumer sa propre souveraineté énergétique. 

Ce don, le premier de cette ampleur entre membres de l’AES, illustre concrètement ce triptyque désormais sacré : Défense, Diplomatie, Développement — les « trois D » sur lesquels repose l’architecture de cette union née dans la tempête.

À Bamako, cette arrivée est perçue comme une bouffée d’oxygène logistique après des semaines de tensions liées à la crise du carburant. Mais plus encore, comme une preuve de la cohésion naissante entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis par des destins désormais indissociables.

En juillet 2023, après le renversement de Mohamed Bazoum, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait brandi des menaces d’intervention militaires contre le général Tiani. Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée se sont dressés comme un seul homme pour stopper la menace en indiquant que toute agression contre le Niger constituerait une déclaration de guerre à tous ces pays. Depuis, les choses ont évolué entre ces pays jusqu’à la signature de la Charte du Liptako-Gourma donnant naissance à la Confédération AES. La Guinée s’est démarqué des trois autres pays en traçant son propre chemin. 

Du carburant, mais surtout du symbole

Ce convoi d’hydrocarbure, escorté militairement sur plus de mille kilomètres de pistes et d’asphalte, était à la fois une opération d’approvisionnement et une démonstration de souveraineté.

Dans le contexte des tensions régionales, le geste du Niger est lu comme un acte politique fort, une manière de réaffirmer la solidarité inter-étatique face aux sanctions, aux tentatives d’isolements diplomatiques et aux pressions économiques extérieures.

Pour les dirigeants de la Confédération, ce don n’est pas une fin mais un point de départ. Le Mali, le Burkina et le Niger travaillent déjà à la mise en place d’un système énergétique intégré, avec des corridors d’approvisionnement sécurisés et une future banque d’investissement confédérale capable de financer ces échanges vitaux.

La route du carburant devient ainsi une route de la souveraineté, où l’entraide remplace la dépendance et où chaque citerne livrée symbolise un pas vers la résilience collective.

Chiencoro Diarra 

27 novembre 2025 0 comments
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Barrick Gold et or malien
ActuÉconomie

Fin du litige minier : l’État malien obtient 220 milliards FCFA par an  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 26 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

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26 novembre 2025 0 comments
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Le Président Assimi Goïta
A la UneAnalyses

L’ «Assimisme» ou la doctrine du sursaut malien

by Chiencoro 26 novembre 2025
written by Chiencoro 6 minutes read

Alors que beaucoup annonçaient la débâcle et la paralysie, le Mali vient de déjouer tous les pronostics. Deux mois après une crise du carburant sans précédent, le pays respire de nouveau. Derrière cette résilience, une méthode, un style, presque une doctrine : l’“Assimisme”, incarnation d’un pouvoir calme dans la tempête et d’un peuple forgé dans l’épreuve. Entre communication maîtrisée, patriotisme ardent et leadership de crise, le général Assimi Goïta impose sa marque — celle d’un chef d’État pour qui chaque défi est une opportunité de souveraineté retrouvée.

Pendant que les oiseaux de mauvais augure se taisent, que les sceptiques baissent la tête et que les plus cyniques feignent l’amnésie, le Mali, lui, se relève. La pénurie de carburant, que d’aucuns annonçaient comme un naufrage durable, a été vaincue. 

Une victoire logistique, économique, mais surtout psychologique. Car derrière cette crise se cache une vérité plus profonde : celle d’un pays qui apprend à se gouverner selon ses propres codes, sous l’impulsion d’un homme qui, depuis le Palais de Koulouba, bouscule les paradigmes : le général Assimi Goïta.

La fin d’une pénurie, le triomphe du volontarisme

Deux mois de files d’attente, de moteurs silencieux, de frustrations dans les stations-service. Deux mois durant lesquels Bamako semblait vaciller. Et puis, soudain, le retour du bruit et de la vie : les klaxons, les taxis, les motos, les camions-citernes escortés par l’armée. Comme souvent avec Goïta, le silence a précédé l’action. 

Derrière les murs de la présidence, pas de communication tapageuse, mais une gestion militaire de la crise : méthode, discipline, rigueur. Résultat : le carburant coule à nouveau dans les pompes, les spéculateurs reculent, et la capitale respire.

Ceux qui misaient sur l’effondrement ont perdu leur pari. Les mêmes qui, hier encore, comparaient la pénurie à la crise sécuritaire ou énergétique du pays. Ils ont oublié que Bamako, loin d’être une capitale soumise, s’est habituée à vivre dans la résistance.

L’“Assimisme”, une doctrine née dans l’adversité

L’“Assimisme”, le néologisme doit désormais circuler dans les cercles politiques et intellectuels de la capitale voire du monde entier. Une doctrine plus qu’une méthode, un style de gouvernance autant qu’un état d’esprit. C’est une philosophie du pouvoir forgée dans la discrétion, la verticalité et la conviction que la souveraineté s’exerce d’abord par la maîtrise de soi.

Pour comprendre l’ «Assimisme», il faut avoir, dit-on, « le goût du sacrifice ». Patriotisme, résilience, endurance, foi dans l’État. Autant de vertus cardinales qu’incarne le général-président. À ses yeux, gouverner, c’est anticiper les crises, les absorber et les retourner en moteur de redressement. La peur ? Il la transforme en ressource politique. L’adversité ? En opportunité de cohésion.

Lors de la remise du Projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale, en juillet 2025, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a fait cette déclaration dont nous voyons toute la teneur aujourd’hui à travers cette crise d’hydrocarbure : «Les défis auxquels nous sommes confrontés sont certes multiples, mais il nous appartient cependant de les transformer en opportunités afin de réduire à leur simple expression, les pronostics les plus défavorables contre la marche souveraine du Mali.»

Des héros de l’ombre et une nation debout

Dans cette bataille silencieuse contre la pénurie, il y a eu des héros : les chauffeurs routiers, les apprentis, les soldats d’escorte ainsi que les opérateurs économiques. Beaucoup ont péri dans l’accomplissement de leur devoir. Leurs citernes, parfois incendiées par les groupes terroristes, sont devenues des symboles d’un courage civil et patriotique. Ces propos du général Goïta résume bien cet engagement patriotique :«Les opérateurs économiques, en investissant dans l’approvisionnement en carburant via des citernes souvent ciblées par les groupes armés terroristes, prennent de grands risques. Les chauffeurs et leurs apprentis, parfois au péril de leur vie, assurent l’acheminement de ces ressources vitales. Des militaires, eux aussi, tombent pour la défense de la patrie. Ce sont là des sacrifices consentis pour une cause noble : la sauvegarde de notre souveraineté.»

« Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance au peuple malien pour sa résilience, son patriotisme et sa compréhension dans un contexte particulièrement difficile. », confiait le président de la transition, à Bougouni, à l’issue de l’inauguration de la seconde mine de lithium, en début de novembre 2025. Car c’est bien d’une guerre qu’il s’agit : une guerre pour l’énergie, pour la dignité, pour la souveraineté. Les terroristes et leurs soutiens extérieurs espéraient asphyxier le pays ; ils n’ont fait que galvaniser un peuple qui, de crise en crise, s’est aguerri à l’adversité. « Face à la trahison, aux complots et aux menaces, notre salut a résidé dans la mobilisation populaire. », a reconnu le chef de l’Etat, à Bougouni. 

La grande conscience de notre histoire multiséculaire

Dans cette épreuve, la communication gouvernementale a fait école. Maîtrisée, sobre, sans panique : le Mali a parlé d’une seule voix. Le Premier ministre, les ministres du Commerce et de la Défense, chacun a tenu sa ligne. Le message ? 

Rassurer sans mentir, agir sans crier. Sous d’autres latitudes, une telle crise aurait déstabilisé un pouvoir. À Bamako, elle a renforcé celui d’Assimi Goïta. Comme souvent dans l’histoire des nations, la difficulté a révélé non pas la fragilité, mais la cohésion. Comme l’a souligné le président Goïta dans son discours, à la remise du projet de charte pour la paix: « La grande conscience de notre histoire multiséculaire et la sagesse collective que les Maliennes et les Maliens ont sans cesse démontrée, demeurent des atouts pour relever ce défi majeur pour la Nation.»

Un peuple forgé par les épreuves

« Les ennemis de notre nation cherchent à nous enfermer dans un cycle de crises savamment orchestrées, dans le but de nous pousser à des négociations déséquilibrées, contraires aux intérêts supérieurs du Mali.», a expliqué le président de la transition tout en précisant que « Cette guerre est d’abord psychologique. Elle vise à semer la peur, à désorienter, à paralyser. » 

Les crises, dit-on, ne détruisent pas les nations ; elles les façonnent. Pour le Mali, cette pénurie n’aura pas été une simple panne d’essence. Elle aura été une épreuve de maturité. Dans les files d’attente, dans les transports improvisés, dans les marchés ralentis, un sentiment commun est né : celui d’un destin partagé. Et lorsque les moteurs se sont remis à tourner, ce n’est pas seulement la circulation qui a repris — c’est la confiance d’un peuple en lui-même.

Dans un Sahel où l’instabilité est souvent la règle, Bamako vient de livrer une démonstration de résilience et de gouvernance pragmatique. Loin des modèles importés et des dépendances structurelles, le Mali invente son propre lexique politique : l’“Assimisme”, cette alchimie entre rigueur militaire et foi patriotique, entre silence et efficacité.

Ceux qui prédisaient le chaos peuvent ranger leurs oracles. Car le Mali, plus que jamais, avance. Et dans le vacarme retrouvé de ses moteurs, on entend peut-être autre chose : le bruit sourd d’une souveraineté qui se reconstruit. Face aux différentes crises que le pays a connu, les autorités maliennes ont toujours agi  « une bonne fois pour toutes, afin d’éviter un éternel recommencement.»

Chiencoro Diarra 

26 novembre 2025 0 comments
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Mikailou Cisse
ActuOpinion

“L’ingéniosité du bien” face à “l’ingéniosité du mal” : le Maya comme boussole nationale

by Mikailou Cissé 26 novembre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Alors que le Mali s’affirme sur la voie de la refondation, une philosophie ancestrale refait surface : le Maya, cet esprit de solidarité et de dignité collective, que le général Sadio Camara érige en rempart moral face à la terreur. Dans un Sahel où la violence s’attaque à l’âme des peuples, le Mali oppose désormais l’« ingéniosité du bien » à celle du mal, transformant sa lutte sécuritaire en une reconquête spirituelle et souveraine.

Lors de BAMEX 2025, le général de corps d’armée Sadio Camara a livré un message fort : face à « l’ingéniosité du mal » qui cherche à maintenir les peuples africains sous tutelle pour exploiter leurs richesses, le Mali oppose « l’ingéniosité du bien », fondée sur la science constructive et l’art du dialogue sincère — le Maya. Ces mots, portés par une conviction profonde, traduisent la philosophie même de la lutte malienne contre le terrorisme : une guerre où la victoire militaire dépend autant de la force des armes que de la clarté morale.

Les campagnes : cœur battant du Mali et champ de bataille du sens

Dans cette lutte, les campagnes rurales ne sont pas un simple décor géographique ; elles en sont le centre vital. C’est là que se concentrent la vie sociale, la mémoire collective, la transmission des valeurs et l’expression la plus authentique de l’identité malienne.
Elles forment la matrice du lien social, un espace où naissent la solidarité, la responsabilité partagée et la dignité collective. Mais elles abritent aussi les richesses agricoles, minières, humaines et spirituelles dont dépend la souveraineté nationale. Ce n’est donc pas seulement la terre qui est menacée : c’est le sens même du Mali, son souffle vital, que les groupes armés cherchent à saccager.

Le Maya contre la terreur : une bataille pour l’âme du Mali

En s’implantant dans ces territoires, le terrorisme frappe au cœur de l’humanité partagée du pays, incarnée par le Maya — ce lien de dignité, de respect et de solidarité. Là où le Maya protège la vie, le terrorisme sème la mort ; là où il inspire courage et loyauté, la terreur prospère sur la peur et la trahison. Là où il honore les ancêtres et les valeurs, les extrémistes détruisent les repères communautaires.

Leur objectif dépasse le fanatisme religieux : ils veulent rompre la trame invisible qui unit les populations, dissoudre la confiance et fragmenter la société. Mais face à cette entreprise de déshumanisation, l’ingéniosité du bien demeure la première ligne de défense. Car le Maya n’est pas une simple valeur morale : c’est un principe d’organisation collective, un mode de vie qui prône la préservation de la vie, la protection mutuelle, la cohésion et la souveraineté du peuple.

Reconquérir les campagnes, restaurer le lien

La reconquête des campagnes ne saurait être exclusivement militaire ; elle doit être politique, sociale, économique et morale. Il faut protéger les populations, réactiver les solidarités locales, restaurer les lieux symboliques où s’enracinent mémoire et dignité. Les campagnes ne sont pas la périphérie : elles sont le socle de la souveraineté nationale. Sans elles, aucune refondation n’est possible ; avec elles, toute renaissance devient envisageable.

Le succès dans la lutte contre le terrorisme dépendra de la restauration du Maya, cette boussole morale et politique du Mali Koura. Protéger la vie, honorer les ancêtres, défendre la souveraineté : voilà les trois piliers d’une communauté forte et résiliente. En s’appuyant sur le Maya et en mobilisant la conscience citoyenne, le Mali peut se relever, se réconcilier et bâtir une souveraineté durable.
Préserver le Maya, c’est défendre ce qui fait du Mali une nation debout ; le réactiver dans les campagnes, c’est redonner souffle et horizon à la lutte ; s’y appuyer, c’est choisir la vie contre la mort, l’unité contre la division, la dignité contre la peur. Un Mali qui protège son Maya est un Mali qui résiste, qui se relève, qui triomphe.

Mikaïlou Cissé

26 novembre 2025 0 comments
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