Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,27 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Ouverture de la 11ème édition du du festival Dibi
ActuÉconomie

11ᵉ édition du Festival du Dibi : Gastronomie, économie et cohésion sociale au cœur de Bamako

by Cheickna Coulibaly 24 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

La 11ᵉ édition du Festival du Dibi s’est ouverte officiellement ce vendredi 19 décembre 2025 à la Place du Cinquantenaire de Bamako, sous la présidence du Ministre de l’Élevage et de la Pêche, Monsieur Youba Ba, représentant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, parrain de l’événement. Plusieurs membres du gouvernement, la promotrice de l’événement, Aminata Bocoum, ainsi que de nombreux invités ont assisté à la cérémonie.

Dans son allocution, le Ministre Youba Ba a souligné que le Festival du Dibi est bien plus qu’une fête gastronomique : il constitue une vitrine stratégique pour la filière bétail-viande, valorisant l’ensemble de la chaîne de production, de l’éleveur au transformateur, et créant des opportunités économiques pour des milliers de Maliens. Cette année, le festival génèrera plus de 10 000 emplois directs et indirects, accueillera plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux et attend environ 200 000 visiteurs.

Le Ministre a mis l’accent sur la nécessité de créer de la valeur ajoutée à travers la transformation locale de la viande, plutôt que l’exportation de bétail sur pied, afin de stimuler l’économie nationale et favoriser la création de revenus et d’emplois. Il a également rappelé le rôle culturel et social de l’événement, favorisant la cohésion et le vivre-ensemble, avec des activités adaptées à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.

De son côté, Aminata Bocoum, promotrice et Directrice Générale d’Influence Group, a remercié le parrainage présidentiel et souligné que cette édition exceptionnelle se déroule sur 18 jours consécutifs, 24h/24, intégrant des soirées thématiques, des retransmissions de la CAN 2025 et un arbre de Noël pour les enfants défavorisés. Elle a également insisté sur l’impact socio-économique du festival : mise en valeur des acteurs de la filière, création d’emplois, promotion de la gastronomie malienne et renforcement du tissu culturel national.

Cette 11ᵉ édition marque un tournant pour le Festival du Dibi : plus qu’une manifestation culinaire, il devient un projet structurant, économique, social et culturel, démontrant la capacité du Mali à valoriser son patrimoine et à créer des retombées économiques tangibles à partir de ses filières agricoles et animales.

Cheickna Coulibaly

24 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Exposition photo à Koulouba
A la UneSeko ni Donko

Au Mali, l’art et la culture s’invitent au sommet de l’Alliance des États du Sahel

by Chiencoro 24 décembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bamako, l’art s’est invité dans la politique. En marge du sommet de la Confédération des États du Sahel, le président malien Assimi Goïta a célébré la création et la mémoire sahéliennes, rappelant que la culture demeure, pour les peuples du Sahel, l’un des plus puissants symboles de liberté et de résistance.

En marge de la 2ème session ordinaire du deuxième Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), qui s’est tenu à Bamako le 23 décembre 2025, le président malien Assimi Goïta a placé la culture au cœur de la diplomatie sahélienne. Au Palais de Koulouba, une exposition d’art et une cérémonie de distinctions ont illustré la volonté des dirigeants de l’AES de conjuguer souveraineté politique et renaissance culturelle.

Une exposition pour célébrer la femme et l’identité sahélienne

L’exposition, organisée dans le jardin du Palais présidentiel, présentait les œuvres du peintre et universitaire Pr Oumar Kamara Ka, directeur du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté. À travers une série de portraits intitulée Les Jocondes noires, l’artiste rend hommage à la place centrale des femmes africaines dans la construction des sociétés sahéliennes.

Les visiteurs ont pu découvrir des représentations des cantatrices maliennes, figures de mémoire et de transmission, mais aussi une série consacrée à Salif Keïta, dont le parcours artistique incarne, selon l’auteur, « la beauté de la résilience africaine ».

Trois œuvres inédites ont été dévoilées : les portraits officiels des chefs d’État de l’AES – Assimi Goïta (Mali), Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger). Symboliquement, ces toiles ont été remises à leurs destinataires au terme de la visite.

L’exposition, conçue comme une passerelle entre art, politique et mémoire, ambitionne de replacer la culture au centre du projet confédéral, en rappelant que l’unité sahélienne se nourrit aussi d’un imaginaire commun.

Koulouba : distinctions croisées et solidarité d’État à État

Dans la même journée, le général Assimi Goïta a présidé une cérémonie de décoration en l’honneur de ses deux homologues sahéliens. Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, et le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, ont été faits Grands-Croix de l’Ordre national du Mali, à titre étranger.

Cette distinction, l’une des plus hautes du pays, récompense leur « engagement pour la souveraineté et la solidarité entre les peuples sahéliens », selon la présidence malienne.

Ces échanges d’honneurs, inhabituels dans la forme mais hautement symboliques, traduisent le resserrement du lien politique entre les trois régimes militaires, unis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) depuis juillet 2024. L’alliance, née dans le contexte du retrait progressif des pays sahéliens de la CEDEAO et de leur rapprochement avec la Russie, entend bâtir une coopération fondée sur la sécurité, la diplomatie et le développement.

L’art au service du politique

Cette journée à Koulouba, mêlant art, honneurs et stratégie, illustre la volonté de l’AES de se construire une identité symbolique au-delà de la défense et de la politique. Pour Bamako, le recours à la culture est aussi un instrument de souveraineté narrative, un moyen de façonner l’image d’un Sahel confiant en sa créativité et maître de son destin.

Chiencoro Diarra 

24 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le capitaine Ibrahim Traoré
ActuPolitique

2ème session du Collège AES : « l’hiver noir » annoncé par Traoré à l’ouverture des travaux 

by Sahel Tribune 23 décembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

La deuxième session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES, ouverte à Bamako, ce mardi 23 décembre 2025, marque une nouvelle étape dans la structuration politique du bloc sahélien. Les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ont réaffirmé la souveraineté de leurs États face aux ingérences extérieures, tout en appelant à une intégration accrue pour répondre aux défis de sécurité et de développement.
Sous les acclamations d’une foule compacte rassemblée aux abords du Centre international de Conférences de Bamako (CICB), les trois dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES) ont ouvert, mardi 23 décembre, la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État. L’événement, présidé par le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a rassemblé les délégations du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’un large public venu manifester son soutien à cette alliance née d’une volonté de rupture avec les anciens partenaires occidentaux.

La cérémonie, marquée par une ferveur populaire rare, a débuté sur une note artistique : l’Ensemble instrumental du Mali a interprété Dunabaw (les hôtes de marques), avant la projection d’un court film retraçant les réalisations de la présidence malienne de l’AES. Dans la salle, la présence des chefs de gouvernement, des présidents d’institutions et de l’ancien président malien Dioncounda Traoré soulignait l’importance historique de ce rendez-vous, un an et demi après la création de la Confédération, en juillet 2024, issue de l’Alliance des États du Sahel formée en 2023.

Un discours de résistance et d’unité régionale

Dans une allocution très attendue, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a livré un discours à forte portée symbolique. Utilisant la métaphore d’un « hiver noir » pour désigner les menaces pesant sur l’Afrique de l’Ouest, il a exhorté les peuples du Sahel à s’unir face aux « manœuvres impérialistes ».

« L’hiver viendra, a-t-il prévenu. Ce sera un hiver froid et sanglant, un hiver imposé à l’Afrique par ceux qui cherchent à la diviser. »

Appelant à la vigilance et à la cohésion, le chef de l’État burkinabè a fustigé les « pseudo-intellectuels » et les « médias manipulateurs » accusés de semer la discorde, tout en saluant la résilience des populations sahéliennes. « Restez sereins, a-t-il conclu. L’AES vaincra, parce que nos peuples ont compris que leur liberté ne viendra que d’eux-mêmes. »

Le Niger réaffirme la souveraineté des peuples du Sahel

Le général Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger, a pour sa part replacé la Confédération dans une perspective historique et politique. « Depuis le 18 août 2020 au Mali, le 30 septembre 2022 au Burkina Faso et le 26 juillet 2023 au Niger, nos peuples ont choisi de prendre leur destin en main », a-t-il rappelé. Pour lui, l’AES constitue une réponse directe aux « décennies de prédation et d’assistanat » ayant freiné le développement du Sahel.
« Désormais, les décisions qui concernent nos peuples se prennent à Ouagadougou, à Bamako et à Niamey, et nulle part ailleurs. » Le chef de l’État nigérien a également rendu hommage aux forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme, saluant leur courage « face à l’adversité des puissances extérieures ». Il a évoqué les premières réalisations de la Confédération : la mise en place d’une Force unifiée, la coordination diplomatique entre les trois capitales et la création d’une banque d’investissement confédérale.

Assimi Goïta : « L’AES est devenue une réalité incontournable »

Clôturant la série d’interventions, le général Assimi Goïta a dressé le bilan de la présidence inaugurale du Mali à la tête de la Confédération. Après une minute de silence en hommage aux victimes civiles et militaires tombées « pour la défense de la patrie », le président malien a salué « la résilience des peuples du Sahel et le soutien constant de la diaspora ».

« Depuis un an, la Confédération AES s’est affirmée comme un acteur crédible sur la scène internationale. Nos partenaires sincères et fiables ont compris le sens de notre combat pour la souveraineté », a-t-il déclaré.

Sur le plan du développement, il souligné l’inauguration de la banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) dotée de 500 milliards de francs CFA, annoncé la création d’une centrale d’achat régionale pour les produits de première nécessité, ainsi que le lancement de la télévision AES, destinée à « renforcer la souveraineté informationnelle ». Des projets d’envergure sont également en cours, parmi lesquels une compagnie aérienne, un réseau ferroviaire transsahélien et une autoroute reliant Bamako, Ouagadougou et Niamey.

« Notre espace, souvent qualifié à tort de pauvre, regorge de ressources et de talents. Avec le soutien de nos peuples, unis et solidaires, nous réussirons », a affirmé le président Goïta, ovationné par le public.

Une ferveur populaire sans précédent

À l’extérieur du CICB, la foule rassemblée le long du parcours présidentiel a offert une démonstration d’adhésion sans équivoque aux idéaux de l’AES. Drapeaux, chants patriotiques et pancartes à l’effigie des trois chefs d’État témoignaient d’un soutien massif à la Confédération. Dans les rues de Bamako, les habitants ont salué le cortège présidentiel dans une ambiance de liesse, certains agitant des banderoles proclamant : « Unis, nous vaincrons ! »

Cette mobilisation populaire illustre, selon plusieurs observateurs, la portée symbolique de l’AES : un projet à la fois politique, identitaire et social, porté par des peuples décidés à reconquérir leur souveraineté.

Un an et demi après sa création, la Confédération des États du Sahel cherche désormais à transformer l’élan populaire en structures pérennes. Si les avancées en matière de sécurité et de diplomatie sont saluées, les défis économiques et institutionnels restent nombreux.

Pour le général Goïta, cette deuxième session marque un tournant : « L’AES n’est pas une alliance conjoncturelle, mais une confédération de destin. Elle continuera à grandir et à inspirer les peuples d’Afrique qui refusent la résignation. »

A.D

23 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Passage de témoin entre IB et Goïta
A la UnePolitique

Transfert de présidence au sein de l’AES : Capitaine Traoré prend la relève à Bamako

by Cheickna Coulibaly 23 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

D’après le communiqué final de la 2ᵉ session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), qui comporte 38 points, la session tenue le 23 décembre 2025 à Bamako a marqué un tournant stratégique pour la continuité, la stabilité et la coopération régionale. Sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, la session a été le théâtre de la passation officielle de la présidence de la Confédération au Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pour un mandat d’un an. La rencontre a également réuni le Général Abdourahamane Tiani, Président du Niger, et a permis de passer en revue l’ensemble des actions et projets confédéraux.

Le Général Goïta a été salué pour son rôle déterminant dans la mise en œuvre des décisions de la première session et de la feuille de route de l’An I. Sous sa présidence, plusieurs avancées institutionnelles ont été réalisées : adoption d’un logo, d’un drapeau et d’un hymne officiel, création de documents d’identité et de voyage, lancement imminent d’une télévision et d’une radio AES, et établissement de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).

Le Collège a également validé la pleine opérationnalisation des trois piliers de la Confédération (défense et sécurité, diplomatie, développement) et a salué les mesures prises pour renforcer l’identité politique et institutionnelle, l’unité, la reconnaissance et la visibilité de l’AES sur la scène régionale et internationale.

Continuité et vision pour l’An II : Capitaine Traoré

Dans son discours d’acceptation, le Capitaine Traoré a rendu hommage au leadership du Mali et présenté les axes prioritaires de la Feuille de route de l’An II, centrés sur la continuité des actions déjà entreprises et le renforcement de la coopération entre les peuples des trois États membres.

Le Collège a réaffirmé l’importance de garantir le bon fonctionnement des Comités et Commissions nationaux AES, responsables du suivi et de l’exécution efficaces des décisions confédérales.

La session a accordé une attention particulière à la sécurité régionale. Les Chefs d’État ont réaffirmé leur détermination à éradiquer le terrorisme, à contrer la désinformation et à renforcer la coopération judiciaire et diplomatique.

Un des faits marquants a été le lancement officiel de la Force Unifiée AES (FU-AES), une force conjointe des trois pays membres, capable de coordonner rapidement les opérations sur le terrain et d’assurer la sécurité et la stabilité dans l’espace confédéral.

Le Collège a également condamné les tentatives de déstabilisation par des acteurs externes, y compris le terrorisme économique et médiatique, et a demandé aux ministres de diffuser régulièrement des informations fiables et officielles.

Développement économique et social

Les Chefs d’État ont salué les progrès réalisés dans l’An I, notamment l’opérationnalisation du Prélèvement Confédéral (PC-AES) et de la BCID-AES, assurant un financement endogène et durable des projets.

Ils ont encouragé la convergence des politiques économiques, incluant douanes, mines, industrie, transport et investissements, ainsi que la promotion de la libre circulation des personnes et des biens. La valorisation des ressources naturelles au profit des populations a été rappelée, avec un soutien aux États confrontés à des pressions externes.

Le Collège a souligné l’importance de l’implication des jeunes et des femmes dans la construction de l’espace AES et de la coordination des structures en charge de cette mobilisation.

Diplomatie et coopération internationale

Le Collège a mis en avant les actions permettant à l’AES de s’affirmer sur la scène régionale et internationale, grâce à la coordination diplomatique et aux consultations politiques de haut niveau.

Les États membres ont veillé à dégager des positions communes lors des rencontres internationales et à privilégier les candidatures des pays AES au sein des instances internationales. Les ministres des Affaires étrangères ont été encouragés à renforcer la coopération et la complémentarité entre missions diplomatiques et postes consulaires.

Le rôle de la diaspora AES a été souligné, et les États ont été exhortés à mieux l’impliquer dans la dynamique de refondation de l’espace confédéral, notamment dans le cadre de la stratégie de communication et de développement.

Hommages et coopération judiciaire

Le Collège a rendu un hommage appuyé aux victimes civiles et militaires du terrorisme et a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération judiciaire et des droits de l’homme, tant au sein de la Confédération que dans les relations avec d’autres États ou organisations.

Le Général Goïta a clôturé la session en remerciant ses pairs et en félicitant le Capitaine Traoré pour sa prise de fonction, marquant un transfert harmonieux de la présidence et une transition stratégique pour l’avenir de la Confédération AES.

Les chefs d’État ont également exprimé leur gratitude pour l’accueil et les facilités offertes par le Mali, contribuant au succès de cette 2ᵉ session.

Cette session a confirmé que la Confédération des États du Sahel poursuit sa construction institutionnelle, son renforcement militaire et sécuritaire, son intégration économique et sa coordination diplomatique, plaçant la stabilité, la sécurité et le bien-être des populations au cœur de ses priorités.

Cheickna COULIBALY

23 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Photo de famille des chefs d’état de l‘AES lors de la deuxième session du collège des chefs d’état de l‘AES, le 23 décembre 2025. Présidence du Mali.
ActuPolitique

Ouverture de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel : Bamako réaffirme la dynamique confédérale

by Sahel Tribune 23 décembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Confédération des États du Sahel (AES) a officiellement ouvert, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), les travaux de la deuxième session du Collège des Chefs d’État, à l’issue de l’inauguration du siège de la Télévision AES et de la Banque confédérale pour l’Investissement et le Développement. Ces actes fondateurs traduisent la volonté des États membres de consolider les bases institutionnelles et économiques de la Confédération.

Présidée par le Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali et Président en exercice de la Confédération, la cérémonie a réuni les Chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que de nombreuses personnalités civiles, militaires et diplomatiques.

Un choix souverain et irréversible

Dans son allocution, le Président de la République du Niger, le Général AbdourahamaneTiani, a rappelé le sens historique de la création de l’AES, soulignant qu’il s’agit d’un engagement assumé au service des peuples sahéliens : « Il s’agit d’un choix souverain, assumé, dans l’intérêt supérieur de nos pays, pour l’histoire et pour l’avenir »,
a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de rompre avec les systèmes de domination et de prédation qui ont longtemps compromis la sécurité et le développement de la région.

Il a également affirmé que la Confédération incarne désormais la capacité des États sahéliens à décider par eux-mêmes : « Désormais, les décisions qui concernent nos peuples se prennent à Bamako, à Ouagadougou et à Niamey, et nulle part ailleurs. »

Des résultats concrets autour des trois piliers

Prenant la parole en tant que Président de la Confédération, le Général Assimi Goïta a dressé un bilan positif des acquis de la première année, structurés autour des trois piliers fondamentaux : défense et sécurité, diplomatie et développement.

Sur le plan sécuritaire, il a mis en avant les progrès réalisés grâce à la coordination militaire : « La coordination entre les forces armées des États membres est devenue une réalité, avec des résultats significatifs sur le terrain », a-t-il souligné, tout en rendant hommage aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux victimes civiles et militaires.

Sur le plan du développement, il a salué l’inauguration des nouvelles institutions confédérales :« La Banque confédérale pour l’Investissement et le Développement et la Télévision AES constituent des leviers essentiels pour financer notre développement et renforcer la cohésion entre nos peuples. »

Un appel à la vigilance et à l’unité

De son côté, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a livré un message fort appelant à la lucidité et à la solidarité face aux tentatives de déstabilisation :

« Nous devons rester unis et vigilants. Aucune manipulation ne doit aujourd’hui nous diviser », a-t-il averti, exhortant les peuples sahéliens à préserver la cohésion sociale et à faire échec aux discours de haine et de division.

Il a réaffirmé sa confiance dans la résilience des populations de l’espace confédéral : « La Confédération des États du Sahel grandira et vaincra, parce que nos peuples sont debout et conscients des enjeux. »

Vers le renforcement de l’architecture confédérale

Les travaux de cette deuxième session portent sur l’examen de textes juridiques et stratégiques destinés à renforcer l’architecture institutionnelle de l’AES, conformément au Traité du 6 juillet 2024. Les Chefs d’État ont salué le travail des équipes techniques et ministérielles engagées dans ce processus.

Entre annonces fortes, institutions nouvellement inaugurées et messages de fermeté, la Confédération des États du Sahel entend désormais passer de la vision à l’action, dans un contexte régional où l’unité et la souveraineté demeurent plus que jamais des impératifs.

Cheickna Coulibaly

23 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Panel sur Culture et médias au cœur de la refondation
ActuSeko ni Donko

Mali : à la Biennale de Tombouctou, culture, médias et jeunesse unis pour refonder l’État

by Ibrahim Kalifa Djitteye 23 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Ce lundi 22 décembre 2025, l’amphithéâtre de l’Institut Ahmed Baba de Tombouctou a accueilli deux panels majeurs dans le cadre de la Biennale. Le premier, « Culture, levier pour la Refondation de l’État », animé par l’ancien ministre Mohamed S. Coulibaly, a ouvert la réflexion sur les fondements identitaires. Le second, « Médias, jeunesse et patrimoine culturel : rôles, enjeux, défis et perspectives », conduit par Dr Banzoumana Traoré, a mis en avant la transmission culturelle aux jeunes générations.  

Les panels ont été modérés par Mme Maye Assanatou Niaré, qui a su canaliser les échanges avec rigueur et ouverture. La rencontre s’est déroulée en présence du Chef de cabinet du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, représentant le Ministre Mamou Daffé. Cette présence officielle a renforcé la portée institutionnelle de l’événement, confirmant l’importance accordée par les autorités à la culture comme pilier de la refondation nationale.  

Une présence institutionnelle affirmée

Dans son intervention, Mohamed S. Coulibaly a insisté sur la nécessité de replacer la culture au centre des politiques publiques. Selon lui, la refondation de l’État ne peut se concevoir sans une identité forte, enracinée dans les valeurs et traditions nationales. La culture devient ainsi un instrument de cohésion sociale et de légitimation institutionnelle. Elle permet de rétablir la confiance entre citoyens et institutions, en offrant un socle commun qui transcende les clivages politiques et communautaires.  

Panel sur culture et médias
Panel sur Culture et médias au cœur de la refondation, le 22 décembre, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

L’ancien ministre Coulibaly a également souligné que la culture n’est pas une simple mémoire figée, mais une ressource vivante qui doit être constamment nourrie et protégée. Il a appelé à une responsabilité collective, impliquant les pouvoirs publics, les acteurs culturels et la société civile. Pour lui, la refondation passe par une gouvernance culturelle inclusive, capable de valoriser les savoirs endogènes et de les articuler avec les dynamiques contemporaines. Ce processus exige une volonté politique ferme et une mobilisation citoyenne durable.  

La culture comme levier de refondation

Le second panel a mis en lumière le rôle essentiel des médias dans la transmission des valeurs culturelles aux jeunes générations. Les médias, par leur capacité à informer, sensibiliser et démocratiser l’accès au patrimoine, deviennent des vecteurs puissants de visibilité et de mobilisation. La jeunesse, quant à elle, est appelée à jouer un rôle central, non seulement comme public récepteur, mais aussi comme acteur créatif et innovant, capable de transformer le patrimoine en une ressource vivante et dynamique.  

Dans son exposé, Dr Banzoumana Traoré a insisté sur la nécessité d’une approche intégrée pour assurer la durabilité des ressources patrimoniales à l’ère du numérique. Selon lui, les médias responsables et la jeunesse engagée peuvent transformer le patrimoine culturel en un récit attractif et inclusif. Il a rappelé que ce triptyque médias-jeunesse-patrimoine constitue un levier stratégique, appelant à des politiques publiques inclusives, des partenariats multi-acteurs et une gouvernance culturelle innovante au service des générations présentes et futures.  

Médias et jeunesse, un tandem stratégique

panel
Des participants au panel sur Culture et médias au cœur de la refondation, le 22 décembre, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les débats ont également mis en avant la dimension sociale du patrimoine culturel. En tant que mémoire collective, il favorise le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle entre communautés. Sa préservation et sa valorisation contribuent à renforcer la cohésion nationale et à prévenir les fractures sociales. Les intervenants ont insisté sur l’urgence de mobiliser la jeunesse autour de cette mission, afin de garantir un avenir durable et inclusif, où chaque citoyen se reconnaît dans l’héritage commun.  

Les participants ont identifié plusieurs défis majeurs : la fragilité des infrastructures culturelles, le manque de financement, la nécessité de former les jeunes aux métiers du patrimoine et l’adaptation aux mutations numériques. Ils ont également évoqué les perspectives prometteuses qu’offre la synergie entre médias et jeunesse. En investissant dans l’éducation culturelle et en développant des partenariats innovants, il devient possible de transformer ces défis en opportunités pour renforcer la place de la culture dans la refondation nationale.  

La Biennale de Tombouctou 2025 s’impose ainsi comme un espace de réflexion et d’action, où culture, médias et jeunesse convergent pour bâtir un avenir inclusif. Les panels organisés à l’Institut Ahmed Baba témoignent de la volonté des acteurs institutionnels et culturels de faire de la culture un levier stratégique. En mobilisant la jeunesse et en responsabilisant les médias, Tombouctou réaffirme son rôle historique de carrefour intellectuel et culturel, porteur d’un message universel de paix, de cohésion et de développement durable.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

23 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ensemble instrumental de Nara
A la UneSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle : un quatrième jour énergique et inspirant  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 23 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le quatrième jour de la compétition culturelle s’est tenu ce lundi 22 décembre 2025 à Tombouctou. À la salle Ali Farka Touré, les orchestres de Mopti et Gao ont interprété quinze morceaux dédiés à la paix et à l’intégration. Au stade municipal, Nara et Sikasso ont présenté ensembles instrumentaux, pièces de théâtre, danses et chants. 

L’événement s’est déroulé en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, des gouverneurs régionaux et d’un public pleine d’énergie sous la fraîcheur ardante de la cité des 333 Saints.  

La cité mystérieuse a accueilli une nouvelle étape de la compétition culturelle nationale, confirmant son rôle de carrefour artistique. Ce quatrième jour a offert une programmation diversifiée, répartie entre la salle Ali Farka Touré et le stade municipal. Les spectateurs ont assisté à des prestations musicales et théâtrales qui ont mis en valeur la créativité des régions participantes. L’ambiance était empreinte de convivialité et d’enthousiasme, renforçant l’importance de la culture comme vecteur de cohésion sociale et de dialogue.  

Les orchestres de Mopti et Gao

À la salle Ali Farka Touré, les orchestres régionaux de Mopti et de Gao ont brillé par leur talent. Mopti a proposé sept morceaux, tandis que Gao en a livré huit, chacun porteur de messages de paix et d’intégration. Les rythmes traditionnels se sont mêlés à des sonorités modernes, créant une atmosphère envoûtante. Le public a salué la qualité des interprétations, qui ont illustré la vitalité musicale du pays et la force des traditions régionales.  

Le stade municipal a quant à lui accueilli les troupes artistiques de Nara et de Sikasso. Chacune de ces régions a présenté quatre numéros, confirmant leur engagement dans la compétition. Nara s’est illustrée avec un ensemble instrumental traditionnel, la pièce de théâtre « L’étrange de Doussou », une danse traditionnelle et un solo de chant. Sikasso, de son côté, a proposé l’ensemble instrumental « Les germes de l’espoir », la pièce de théâtre « Kokele », la danse traditionnelle « Les cauris de Kenedougou » et le solo de chant « La grande retrouvaille culturelle ».  

Les prestations de Nara et Sikasso

Ces prestations ont captivé l’audience par leur authenticité et la diversité des formes artistiques. Les artistes ont su transmettre des valeurs de solidarité et de partage, confirmant le rôle du théâtre, de la danse et du chant comme outils de sensibilisation et de rapprochement communautaire. Le public a apprécié la complémentarité des numéros, qui ont mis en lumière la richesse patrimoniale et la créativité des deux régions. L’équilibre entre tradition et innovation a donné une dimension particulière à cette soirée.  

La soirée s’est déroulée sous le regard attentif du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé. Les gouverneurs des régions étaient également présents, témoignant de l’importance institutionnelle de l’événement. Le public, nombreux et enthousiaste, a bravé la fraîcheur de Tombouctou pour célébrer la culture nationale. Cette atmosphère solennelle et festive a renforcé le caractère officiel et symbolique de la rencontre.  

Une continuité culturelle quotidienne

Chaque jour de la compétition, Tombouctou offre une programmation riche et variée, témoignant de la vitalité culturelle nationale. La succession des soirées constitue une véritable continuité, où musique, théâtre, danse et chant se répondent et s’enrichissent mutuellement. Cette dynamique progressive permet de mettre en valeur la diversité des régions tout en consolidant l’unité nationale. Le quatrième jour s’inscrit ainsi dans une suite cohérente, confirmant que la culture malienne se vit comme un récit collectif en mouvement.  

Les prestations ont mis en évidence la richesse et la diversité des expressions artistiques maliennes. Elles ont montré la capacité des artistes à conjuguer tradition et modernité, tout en portant des messages universels de paix et de fraternité. La soirée a constitué un véritable carrefour culturel, où les spectateurs ont pu apprécier la pluralité des talents et la force des traditions régionales. Tombouctou s’est affirmée comme un haut lieu de la promotion culturelle nationale.  

Culture et cohésion nationale

Au-delà des performances, l’événement a rappelé que la culture est un outil puissant de cohésion et de résilience. Dans un contexte marqué par des défis sociaux et politiques, ces soirées offrent un espace de dialogue et de communion. Elles rappellent que l’art demeure un langage universel capable de rapprocher les peuples et de consolider l’unité nationale. La compétition s’impose ainsi comme un symbole d’espoir et de rassemblement pour les communautés.  

Ainsi, ce quatrième jour de compétition a été bien plus qu’un spectacle : il a incarné la vitalité culturelle du Mali et son aspiration à l’unité. Les prestations des orchestres de Mopti et Gao, ainsi que celles des troupes de Nara et Sikasso, ont offert un panorama riche et diversifié des talents régionaux. Cette soirée restera une référence dans l’histoire culturelle récente de Tombouctou et du pays tout entier, symbole d’un Mali uni dans sa diversité. 

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

23 décembre 2025 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Goïta célèbre l’Aïd el-Kébir et appelle à l’union sacrée face aux « terrorismes multiformes...
Plan humanitaire 2026 : Bamako plaide pour 578 millions de dollars à Genève
Mali : pourquoi les infrastructures financées par la Russie attirent l’attention de l’Afrique

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close