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Biennale artistique et culturel à Tombouctou
ActuSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : l’ordre de passage des troupes dévoilé  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La cité des 333 saints a accueilli, dans la salle de la Chambre de Commerce et d’Industrie, la cérémonie officielle de tirage au sort des vingt troupes régionales pour la Biennale Artistique et Culturelle 2025. Placé sous le patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par Alamouta Dagnoko, directeur National de l’Action Culturelle, l’événement s’est déroulé sous la présidence du gouverneur de la région, Bankou Kanté.  

Autorités administratives, politiques et coutumières étaient présentes, aux côtés d’une foule enthousiaste, témoignant de l’importance de ce rendez-vous culturel. La cérémonie s’est ouverte par un mot de bienvenue du représentant du Président de la délégation spéciale de la commune urbaine. Celui-ci a rappelé l’hospitalité légendaire de Tombouctou. Un moment de recueillement a ensuite marqué les esprits : une minute de silence en hommage à feue Mariam Cissé, bloqueuse tragiquement assassinée la semaine précédente.  

L’orchestre régional, Diaba régional, a offert un intermède musical. Toute chose qui a plongé l’assistance dans l’atmosphère artistique de la Biennale. Ce lancement solennel, empreint de dignité et de ferveur, a donné le ton d’une édition placée sous le signe de la cohésion et du respect des valeurs culturelles.  

Transparence et équité au cœur du tirage

Dans son allocution, Alamouta Dagnoko a transmis les salutations du ministre Mamou Daffé et a salué l’accueil réservé à la délégation venue de Bamako. Il a rappelé l’importance du projet Mali Culture, symbole du renouveau et de la modernisation du secteur. Par une image parlante,« le karité dans son récipient » – il a insisté sur la nécessité de valoriser les richesses culturelles déjà présentes au Mali.  

Le directeur national de l’Action culturelle a ensuite détaillé la méthodologie du tirage au sort, conçue pour garantir un ordre de passage équitable et transparent entre les 19 régions et le District de Bamako. Le moment le plus marquant fut le tirage confié à Nana Dicko, une fillette de 4 ans, dont la candeur a incarné l’impartialité du processus.  

Sous les acclamations du public, elle a tiré un à un les noms des délégations participantes. L’ordre de passage établi fut le suivant : Bandiagara, Ségou, Bamako, Koutiala, Kita, San, Kayes, Bougouni, Nara, Sikasso, Ménaka, Kidal, Dioïla, Mopti, Nioro, Gao, Tombouctou, Taoudéni, Douentza et Koulikoro. La salle comble témoignait de l’engouement exceptionnel de la population. Cela illustre l’attachement profond des Tombouctiens à la Biennale.  

Engagement des autorités et mobilisation populaire

Le gouverneur Bankou Kanté a exprimé sa grande fierté face à cette cérémonie exemplaire. Pour lui, « le tirage a été fait dans la transparence et Tombouctou réussira l’organisation de cette Biennale ». Il a invité la population à une mobilisation totale autour de ce grand rendez-vous culturel, pilier du vivre-ensemble malien.  

Dans son discours, il a salué les plus hautes autorités du pays, notamment le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, pour leur soutien constant à la culture. Son message s’est conclu par un vœu de paix et de cohésion retrouvée. Il a exprimé l’espoir que la Biennale 2025 se déroule dans un Mali apaisé.  

Placée sous la présidence du gouverneur et nourrie d’une participation populaire impressionnante, cette cérémonie augure une édition grandiose. La cité mystérieuse et majestueuse des 333 saints se prépare à célébrer, comme elle sait si bien le faire, la grandeur de la culture malienne.  

Une Biennale 2025 prometteuse

Entre recueillement, transparence et ferveur populaire, Tombouctou a donné le ton d’une Biennale qui s’annonce exceptionnelle. L’édition 2025 sera l’occasion de mettre en lumière la richesse des expressions artistiques régionales et de renforcer les liens entre les communautés dans un Mali apaisé.  

La Biennale Artistique et Culturelle, au-delà de sa dimension festive, demeure un symbole d’unité nationale et de diversité culturelle. Elle incarne la volonté des autorités et des populations de préserver et de promouvoir le patrimoine malien, tout en ouvrant la voie à l’innovation et à la modernisation du secteur.  

Portée par la ferveur des Tombouctiens et l’engagement des institutions, l’édition 2025 promet d’être grandiose. Elle sera l’occasion de célébrer la grandeur de la culture malienne dans un Mali de paix et de cohésion retrouvée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

21 novembre 2025 0 comments
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Salon international de l'entrepreneuriat AES
ActuÉconomie

1er salon international de l’entrepreneuriat AES: les orientations claires du président Assimi Goïta

by Chiencoro 21 novembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Président de la Transition,  le Général d’Armée Assimi Goïta, et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu en audience ce jeudi, 20 novembre 2025 une délégation ministérielle conduite par Mme Oumou Sall Seck, ministre malienne de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du 1er Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES, organisé à Bamako du 18 au 21 novembre 2025. Cet événement est destiné à renforcer la coopération économique et à promouvoir l’autonomisation des jeunes et des femmes dans cet espace confédéral.

Une délégation de haut niveau pour une initiative intégratrice

La délégation comprenait M. Aboubakar Savadogo, ministre burkinabè de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle; M. Abdoulaye Seydou, ministre nigérien de l’Industrie et du Commerce; ainsi que Sa Majesté Royale Drolor Bosso Adamtey I, membre du Conseil d’État du Ghana.

Dans une déclaration à la presse à sa sortie d’audience, Mme Oumou Sall Seck a souligné que cette rencontre visait à “faire le point sur le déroulement du Salon, partager la dynamique en cours et recueillir les orientations du Président de la Confédération”.

L’AES doit devenir un moteur d’intégration économique et d’innovation dans cette région. Selon Mme le ministre, l’entrepreneuriat constitue “une opportunité immense pour valoriser nos ressources, nos compétences et offrir un avenir meilleur à notre jeunesse”.

L’AES, un levier pour un développement endogène

Le 1er Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES pose ainsi les bases d’un écosystème économique commun entre les trois pays membres — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — avec le soutien du Ghana. L’objectif est de favoriser la création d’un marché intégré et d’encourager la transformation locale des ressources naturelles.

Mme Oumou Sall Seck a insisté sur la nécessité de “compter sur nos propres intelligences, nos compétences et nos ressources pour transformer nos économies”. Elle a également salué le leadership des chefs d’État de l’AES — le Général Assimi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général Abdourahamane Tiani — dont “la vision et la volonté politique donnent un cap clair à l’intégration régionale”.

Les orientations du Chef de l’État

Au cours de l’audience, le Président Assimi Goïta a salué la qualité de l’initiative et félicité les délégations ministérielles pour leur engagement, a précisé la présidence du Mali dans un communiqué. Le président de la Confédération a encouragé les responsables à faire de ce Salon un cadre de réflexion et de synergie d’actions autour de l’entrepreneuriat, tout en insistant sur le rôle clé de la jeunesse. L’entrepreneuriat, c’est la transformation d’une idée en projet. Il demande de la patience, de la persévérance et de la confiance en soi, a-t-il expliqué.

Le Chef de l’État a également souligné l’importance de la “décolonisation des esprits”, invitant les jeunes à croire en leur potentiel et à s’inscrire dans une démarche de souveraineté économique. Enfin, le Président Goïta a évoqué la création de la Banque d’investissement confédérale, qui pourrait être une bouffée d’oxygène pour les entrepreneurs et les porteurs de projets dans l’espace AES.

Vers un rendez-vous annuel de l’entrepreneuriat sahélien

Le Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES se positionne comme un événement fédérateur destiné à devenir un rendez-vous annuel. Il réunit des ministres, des experts, des entrepreneurs et des jeunes innovateurs venus de l’ensemble des régions du Mali et des pays partenaires.

Selon Mme Oumou Sall Seck, cette rencontre “pose les jalons d’une dynamique homogène et endogène” capable de transformer durablement les économies du Sahel par la créativité et l’initiative privée.

Chiencoro Diarra 

21 novembre 2025 0 comments
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Carte RAMED aux Chauffeurs
A la UneÉconomie

Acheminent du carburant au Mali : Le courage et le sacrifice des conducteurs routiers récompensés par l’État

by Sidi Modibo Coulibaly 21 novembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

L’approvisionnement du Mali en carburant, durant la crise, a été possible en partie grâce au courage et au patriotisme des conducteurs routiers. Défiant les dangers et les menaces des groupes armés terroristes, ils ont accepté de continuer, au prix de leur vie, d’acheminer, sous escorte militaire, du carburant dans le pays. Face à  leur sacrifice, les autorités ont décidé de les récompenser par des mesures inédites dans le milieu des transporteurs.

En effet, les populations maliennes ont été témoins de la bravoure des conducteurs routiers accompagnés de leurs apprentis transportant du carburant de l’extérieur à l’intérieur du pays. Tous les jours, on apprend que des centaines de citernes ont fait leur entrée à Bamako et dans des régions administratives du pays. 

Cependant, au début de l’opération, certains conducteurs routiers et des apprentis ont perdu la vie et d’autres ont été blessés au cours des attaques des groupes armés terroristes. Pour signifier la reconnaissance de la nation aux conducteurs routiers et à leurs apprentis, le gouvernement a signé avec leurs différents syndicats, le jeudi 13 novembre 2025, un protocole d’accord à l’issue d’une rencontre historique et mémorable présidée par trois ministres du gouvernement (Travail, Fonction publique et du Dialogue Social, Transports et infrastructures, Santé et Développement Social). 

C’est un protocole d’accord qui porte au total sur six (06) doléances. Il s’agit de la prise en charge des apprentis et des chauffeurs blessés, la prise en charge des enfants des chauffeurs et des apprentis décédés lors des attaques terroristes, l’immatriculation des chauffeurs à l’INPS ( Institut national de prévoyance sociale) et à l’AMO ( Assurance Maladie Obligatoire), la mise en place de la convention collective des chauffeurs, la situation des camions stationnés à Kati et des conteneurs en souffrance dans les ports, ainsi que le problème de l’anneau Sotrama. 

Certaines doléances ont été réglées

Lors de la signature du protocole, la ministre de la Santé et du Développement social a déclaré que les orphelins de chauffeurs seraient désormais ajoutés aux pupilles de la Nation et les chauffeurs blessés pris en charge par l’ANAM ( Agence nationale d’Assistance Médicale). Il faut souligner que le statut de pupille de la Nation est accordé à un enfant mineur dont un parent, un soutien de famille, est mort au service de la Nation. C’est une reconnaissance du sacrifice de ses parents ou soutiens pour le pays. 

Ce statut confère à l’enfant des droits et des aides matérielles et morales. Il s’agit de la prise en charge par l’État de ses frais médicaux, de scolarité, d’apprentissage et de formation. Une bourse complète lui est accordée pour ses études secondaires ou supérieures. Des aides matérielles peuvent également être accordées, comme des kits scolaires, des cartes d’identification et des cartes bancaires.  Un soutien psychologique et moral est proposé pour aider l’enfant à surmonter son deuil. 

Le statut de pupille de la Nation prend fin à la majorité de l’enfant. Les enfants des conducteurs et apprentis décédés viennent s’ajouter à ceux des membres des forces de défense et de sécurité tombés sur le théâtre des opérations et ceux de civils décédés en mission de l’État. 

Par rapport à la prise en charge des conducteurs et apprentis blessés par l’ANAM, une remise symbolique par Mme le ministre de la Santé et du Développement social des cartes du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) aux Syndicats des Chauffeurs et Conducteurs Routiers a eu lieu. C’était le jeudi 20 novembre 2025 en présence de deux ministres (Travail, Fonction publique et Dialogue Social, Transports et infrastructures ) et en marge des travaux de la 24e session du Conseil d’administration de l’ANAM. 

Plusieurs syndicats de chauffeurs y étaient également présents à la cérémonie. Désormais, les conducteurs routiers et leurs apprentis  pourront accéder aux soins dans les hôpitaux et structures sanitaires de leur choix, avec dignité et sécurité. Très content de cette initiative du gouvernement, le représentant des syndicats a proposé que la date du 20 novembre soit désormais instituée comme Journée nationale des chauffeurs et apprentis routiers.

D’autres le seront dans les brefs délais 

En ce qui concerne l’immatriculation et la convention collective, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé que des dispositions sont en cours à ce sujet. Un atelier national sur la convention collective sera bientôt organisé et les recommandations issues des travaux seront transmises aux autorités compétentes. 

Par rapport aux camions et conteneurs en souffrance à Kati et dans les ports maritimes de pays voisins, Mme le ministre des Transports et des Infrastructures a rassuré ses interlocuteurs en affirmant que des mesures sont déjà prises pour trouver des solutions. A titre d’exemple, il y a eu, le 18 novembre 2025 à  Dakar, une rencontre entre la ministre des Transports et des Infrastructures et la ministre sénégalaise des Pêches et de l’Économie maritime.

Il faut signaler que cette valorisation des conducteurs routiers et leurs apprentis est une très bonne initiative, car elle encourage le patriotisme et le sacrifice ultime dans un pays en crise comme le Mali. C’est une initiative qui vient s’ajouter à d’autres telles que la décoration de plusieurs agents publics et d’acteurs du secteur privé.

Sidi Modibo Coulibaly

21 novembre 2025 0 comments
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La représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstigneeva
ActuSécurité

Sahel : Moscou dénonce une instrumentalisation de la lutte antiterroriste et appelle à une “solidarité réelle” avec les États de l’AES

by Sahel Tribune 20 novembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Lors d’un briefing du Conseil de sécurité des Nations unies consacré à la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest, la représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstigneeva, a dénoncé les ingérences extérieures et les manipulations médiatiques autour de la situation sécuritaire au Sahel. Elle a réaffirmé le soutien de Moscou aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

A quelques semaines de l’ouverture des activités du 2ème sommet de la Confédération des États du Sahel, qui est annoncé en décembre à Bamako, le Conseil de sécurité de l’ONU tient sa session ordinaire. La Russie s’est une nouvelle fois exprimée sur la situation au Sahel, lors de cette réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la stabilité en Afrique de l’Ouest. Anna Evstigneeva, représentante permanente adjointe de la Fédération de Russie, a exprimé la “vive préoccupation” de son pays face à l’évolution de la situation dans la région Sahara-Sahel, “devenue un terrain d’expérimentation pour des acteurs géopolitiques et économiques extérieurs, souvent au détriment des populations locales”.

Selon la diplomate, la recrudescence des attaques terroristes, notamment celles du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), illustre “une mutation tactique” soutenue par des “fournitures d’armes et de technologies avancées venues de l’extérieur”. Elle a cité en exemple les tentatives récentes de blocus du carburant dans certaines villes du Mali.

Manipulations médiatiques et déstabilisation informationnelle

Mme Evstigneeva a également dénoncé “une vaste campagne d’influence coordonnée” visant à saper les autorités des pays du Sahel, en particulier celles du “Sahel Trio” — Burkina Faso, Mali et Niger. Selon elle, plusieurs médias occidentaux, notamment français et américains, “reprennent sans vérification des récits fabriqués”, contribuant ainsi à “alimenter la propagande terroriste et à décrédibiliser les gouvernements sahéliens”.

La diplomate a évoqué la décision récente du Mali de suspendre la diffusion de TF1 et LCI, accusées par la Haute Autorité de la Communication (HAC) d’avoir diffusé des contenus “justifiant le terrorisme et incitant à la déstabilisation”.

Renforcement du partenariat entre Moscou et les pays de l’AES

Évoquant la situation interne du Mali, Mme Evstigneeva a souligné que “la normalisation est en cours”, notamment grâce à l’escorte de convois de carburant par des forces russes, qui a permis d’atténuer les pénuries. “Les écoles ont rouvert et la population soutient la souveraineté énergétique du pays”, a-t-elle déclaré.

Elle a salué les “opérations conjointes réussies” menées par les forces de l’AES dans le triangle du Liptako-Gourma, qui ont abouti à “l’élimination de plusieurs chefs de groupes armés”.

Pour Moscou, ces avancées démontrent la capacité des États sahéliens à faire face à la menace, malgré les “conséquences désastreuses de l’intervention occidentale en Libye en 2011”, que la diplomate a qualifiée de “source directe du chaos sécuritaire dans la région”.

Appel à une solidarité internationale sans agenda caché

Mme Evstigneeva a appelé la communauté internationale à fournir une “aide sincère, sans double standard ni arrière-pensées”, fondée sur le respect de la souveraineté des États. Elle a également mis en garde contre toute tentative de relancer des initiatives régionales sans le consentement des pays concernés, rappelant “l’échec du G5 Sahel” et “les sanctions injustes imposées à l’AES après les changements politiques intervenus en 2023”.

“Les initiatives de lutte contre le terrorisme ne peuvent réussir sans le plein accord des gouvernements sahéliens et sans une coordination pragmatique sur le terrain”, a-t-elle insisté.

Une coopération technique accrue avec la Russie

Réaffirmant l’engagement de Moscou aux côtés de ses “partenaires africains”, la représentante russe a annoncé que son pays continuerait de soutenir les forces armées et les services de sécurité des États de l’AES “par la formation, l’équipement et le partage d’expertise”.

Elle a aussi appelé à renforcer les programmes de l’ONU dans les domaines de la sécurité des frontières, du renseignement et de la lutte contre le financement du terrorisme. “Les projets mis en œuvre avec la Fédération de Russie ont déjà reçu des retours extrêmement positifs”, a-t-elle affirmé.

En conclusion, Anna Evstigneeva a plaidé pour une “solidarité africaine authentique” et un soutien international fondé sur le respect mutuel :“Les pays du Sahel n’ont pas besoin de tutelle, mais de partenaires sincères. Leurs efforts méritent un appui concret, cohérent et respectueux de leur souveraineté.”

A.D

20 novembre 2025 0 comments
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Abdoulaye Maïga, PM
ActuPolitique

Mali : Le gouvernement évalue à mi-parcours la mise en œuvre du Plan d’Action 2025-2026

by Chiencoro 20 novembre 2025
written by Chiencoro 2 minutes read

À Bamako, le Conseil des ministres du 19 novembre 2025, présidé par le Général d’Armée Assimi Goïta, a passé en revue l’état d’exécution du Plan d’Action du Gouvernement (PAG) 2025-2026. À mi-parcours, plus de 86 % des activités sont réalisées ou en cours. Ce qui illustre la dynamique de refondation engagée dans le cadre du “Mali Kura”.

Réuni en session ordinaire ce mercredi au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, le Conseil des ministres a examiné plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, dont la communication du Premier ministre relative au rapport d’évaluation du Plan d’Action du Gouvernement (PAG) 2025-2026 pour le premier semestre de son exécution.

Présenté le 16 mai 2025 au Conseil national de Transition (CNT) et adopté trois jours plus tard, le Plan d’Action du Gouvernement découle de la lettre de cadrage adressée par le Chef de l’État au Premier ministre lors du Conseil des ministres du 27 novembre 2024. Ce document stratégique fixe huit axes prioritaires inspirés des préoccupations légitimes du peuple malien et alignés sur les conclusions du Dialogue inter-Maliens “Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma” ainsi que sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable (SNEDD) 2024-2033.

Des résultats encourageants à mi-parcours

Selon les résultats du rapport présenté, 132 activités ont été programmées dans le cadre du PAG 2025-2026. Sur ce total :

  • 57 activités ont été réalisées, soit 43,18 % ;
  • 57 autres sont en cours de réalisation, soit 43,18 % ;
  • tandis que 18 activités, représentant 13,64 %, n’ont pas encore été exécutées.

Pour assurer un meilleur suivi, le gouvernement a mis en place un Système Intégré de Suivi-Évaluation (SISE) du PAG, un dispositif informatisé permettant de mesurer en temps réel l’avancement des réformes et des projets prioritaires.

Consolider les acquis et accélérer la mise en œuvre

Face aux défis persistants, le Conseil des ministres a insisté sur la nécessité de renforcer la performance globale de l’action gouvernementale au second semestre. Les efforts porteront notamment sur :

  • la consolidation du maillage sécuritaire du territoire, afin d’assurer la stabilité indispensable à la relance économique et sociale ;
  • la mobilisation accrue de ressources financières, pour garantir la mise en œuvre effective des projets programmés ;
  • le renforcement du dialogue et de la coordination intersectorielle, afin d’améliorer la cohérence des politiques publiques.

Une démarche de transparence et de redevabilité

Cette évaluation semestrielle constitue un exercice de transparence et de redevabilité vis-à-vis des citoyens. Elle s’inscrit dans la volonté des autorités de la Transition de poursuivre la refondation de l’État, conformément à la vision du Mali Kura et à l’engagement du gouvernement à bâtir un Mali souverain, stable et prospère.

Chiencoro Diarra 

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Camions de marchandises maliens au Sénégal
A la UneÉconomie

Marchandises maliennes en souffrance au Sénégal : Discussions entre les deux gouvernements pour débloquer la situation

by Sidi Modibo Coulibaly 20 novembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Depuis l’interdiction, en mai 2025 par le Mali, de la circulation de véhicules hors normes sur les routes, plus de 2400 camions sont bloqués au port de Dakar, au Sénégal. Ce qui a impacté les économies des deux pays, car 68,2% des marchandises maliennes transitent par Dakar. En vue de trouver une solution à ce blocage, les autorités du Mali et du Sénégal multiplient les initiatives dont la dernière date du 18 novembre 2025.

En effet, l’assurance a été donnée à la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Dembéle Madina Sissoko, par la ministre sénégalaise des Pêches et de l’Économie maritime, Fatou Diouf. C’était le mardi 18 novembre 2025 à la faveur d’une  réunion de travail entre les deux ministres qui s’est tenue à Diamniadio, ville située à une trentaine de kilomètres de Dakar. 

D’après l’Agence de Presse Sénégalaise, Fatou Diouf a déclaré : “Les instructions que nous avons reçues du président de la République et du Premier ministre, c’est de ne ménager aucun effort pour renforcer la coopération bilatérale […] Nous allons ensemble trouver une solution durable et définitive ». Et la ministre sénégalaise de dire que : « Selon les données dont nous disposons, plus de 2 400 conteneurs du Mali sont actuellement au port de Dakar. Certains conteneurs sont encore dans les délais de franchise, ce n’est pas le cas pour les autres. Le but de cette rencontre, c’est de trouver ensemble une solution transitoire ». 

Pour Dembélé Madina Sissoko, « Il s’agit aussi de trouver une solution durable, qui nous permettra de faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus ». La ministre malienne a poursuivi en affirmant que : « Nous ne doutons pas un seul instant de la capacité du Sénégal à prêter son concours fraternel et actif à l’acheminement des marchandises en souffrance au port de Dakar ».  Elle a, aussi, déclaré être venue au Sénégal en même temps pour des démarches « concertées et pragmatiques » des autorités des deux pays, dont le but est de « renforcer l’efficacité et la fluidité du corridor Dakar-Bamako, une véritable artère vitale des échanges économiques et commerciaux » entre le Mali et le Sénégal. D’après elle, « Le corridor Dakar-Bamako concentre près de 60 % du commerce extérieur du Mali et représente, pour le Sénégal, un levier stratégique de transit et de compétitivité régionale […] Il symbolise notre interdépendance économique et logistique« .

Un engorgement massif et des coûts de stockage élevés

Le  vendredi 7 novembre 2025 à son siège, le conseil malien des chargeurs ( CMC) a tenu une réunion regroupant la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (Ccim), le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), les représentants des principaux armateurs (SMC, CMA-CGM, Maersk logistics Mali, CVA logistics, Customer Car Manager, AGLX BM Mali, Fracht Mali et AGL). 

Lors de la réunion, le secrétaire général du Conseil malien des chargeurs (CMC), Fousseyni Soumano, a affirmé qu’à la date du 4 novembre, 2 726 conteneurs sont en souffrance au Port autonome de Dakar. Ce qui représente 95 % de l’espace portuaire. La capacité de stockage est dépassée au niveau des différents ports de débarquement. Ce nombre de conteneurs en souffrance ne fait que grossir au fil des semaines. 

Faute de moyens de transport adéquats, les frais de magasinage et de surestaries grimpent jour après jour. Ils sont estimés à des milliards de F CFA quand on sait que certains opérateurs économiques doivent à ce jour plus de 700 millions de F CFA au Port comme frais de magasinage.

Interdiction des camions hors normes 

Depuis le 15 mai 2025, deux dispositions légales ont interdit la circulation des camions hors gabarit sur les  routes au Mali. Il s’agit de l’article 32 du décret n°2023-0509 du 12 septembre 2023 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et la mise à la circulation des véhicules et, le règlement n°14 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). 

Les normes autorisées pour les camions de transport sont de 17 mètres. Selon des constats, 30 % des camions de transport de fret sont arrêtés à cause de l’application de cette norme. Le Sénégal, principal port de destination du fret malien, regorge d’un parc de camions dépassant largement cette norme. ( Des camions mesurant 23 mètres de long ). 

La solution pour les transporteurs sénégalais est d’accepter de couper leurs véhicules pour l’adapter à la norme, ou bien de transborder les marchandises dans un autre camion aux normes requises. Quant aux transporteurs maliens, ils ont adopté des solutions de fortune se contentant des camions à palette destinés au transport du ciment. Ce qui constitue un énorme risque pour des produits périssables comme les tissus, le sucre, etc.

Il faut noter qu’il ressort de la rencontre des transporteurs, tenue le 7 novembre 2025, initiée par le conseil malien des chargeurs que plusieurs projets sont en cours afin de désengorger le port de Dakar et de sécuriser les flux vers le Mali. Il s’agit du port sec de Sandiara, en construction au Sénégal, qui pourrait accueillir jusqu’à 6 000 conteneurs et plus de 1 000 camions et, de la réhabilitation de la ligne ferroviaire Dakar–Bamako.

Sidi Modibo Coulibaly 

20 novembre 2025 0 comments
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Issa Konfourou, Ambassadeur et Représentant Permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York.
Politique

Conseil de sécurité de l’ONU : L’AES affirme sa détermination face au terrorisme 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 19 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger,  Issa Konfourou, Ambassadeur et Représentant Permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York, a porté la voix des trois pays lors de la réunion publique d’information du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la « Consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : Relancer la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». La rencontre s’est tenue sous la présidence de Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone, qui assume la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de novembre.  

Les représentants de l’AES ont rappelé que depuis plus de dix ans, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel sont confrontés à un terrorisme « imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers ». Les populations civiles subissent assassinats, violences, déplacements forcés et privations d’accès aux services sociaux essentiels. Les écoles et les centres de santé sont régulièrement ciblés, tandis que les groupes armés, affaiblis par la résistance des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), se tournent désormais vers un « terrorisme économique » visant les infrastructures civiles et les axes de ravitaillement.  

Face à cette situation, les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général Assimi Goïta et le Général Abdourahamane Tiani ont décidé de créer la Confédération AES, le 6 juillet 2025. Cette alliance vise à mutualiser les efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.  

Les forces confédérales combattent ensemble, « courageusement et sans relâche », les organisations qualifiées de criminelles et obscurantistes. Un hommage particulier a été rendu aux soldats pour leur sacrifice quotidien dans la sécurisation des territoires et des populations.  

Une lutte régionale et internationale incontournable

L’AES a insisté sur le fait que la lutte contre le terrorisme doit rester une entreprise régionale et internationale. Les trois États se disent ouverts à la coopération avec leurs voisins et partenaires, mais dans le respect strict de leur souveraineté et de leurs choix stratégiques.  

La relance de la coopération régionale passe par une reconstruction de la confiance entre les États d’Afrique de l’Ouest et par une compréhension commune de la menace. Les représentants ont dénoncé les « ingérences extérieures hostiles » et les « sanctions illégales et inhumaines », plaidant pour une approche fondée sur le dialogue constructif et le partage de renseignements.  

Au niveau international, l’AES a souligné le rôle crucial du Conseil de sécurité et des mécanismes onusiens. Toutefois, les résolutions et déclarations sont jugées insuffisantes face à la menace. Des réponses « concrètes, rapides et adaptées » sont nécessaires.  

Humanitaire et financement du terrorisme

Le Mali a été cité comme exemple d’une expérience non concluante avec la MINUSMA, dont le mandat n’était pas jugé conforme aux besoins sécuritaires du pays.  

La Confédération a également mis en avant l’importance de la coopération internationale pour lutter contre le financement du terrorisme, notamment le paiement de rançons. Elle a appelé à une mobilisation accrue des ressources pour les populations victimes, réfugiés et déplacés internes. Le niveau actuel de l’aide humanitaire pour le Sahel, estimé à seulement 14 % des besoins, a été jugé très insuffisant.  

Les représentants ont dénoncé un « terrorisme médiatique quotidien » alimenté par une certaine presse accusée de relayer la propagande terroriste et de faire l’apologie de la violence.  

Un hommage a été rendu à toutes les victimes du terrorisme, civiles et militaires, sahéliennes et étrangères, avec une pensée particulière pour Mariam Cissé, récemment assassinée. La résilience des populations du Sahel a été saluée, et la détermination des États membres de l’AES à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent a été réaffirmée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

19 novembre 2025 0 comments
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