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Mali-Maroc
A la UneSport

CAN Maroc 2025 – Deuxième journée : le Mali accroche le Maroc, suspense total dans le groupe A

by Cheickna Coulibaly 26 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de tenir ses promesses. La deuxième journée de la phase de groupes a livré des rencontres disputées, marquées par la prudence, la tension et des équilibres encore fragiles. Dans le groupe A, le choc entre le Maroc et le Mali n’a pas désigné de vainqueur, tandis que le second match s’est soldé par un nul fermé. Ailleurs, les premières tendances se dessinent.

Dans un groupe A toujours aussi indécis, le Maroc et le Mali se sont quittés sur un score de parité (1–1), un résultat qui maintient toutes les équipes sous pression avant la dernière journée. Plus tôt, la Zambie et les Comores avaient neutralisé toute velléité offensive en se séparant sur un score nul et vierge (0–0).

Maroc–Mali : un nul sous haute tension

Face à leur public, les Lions de l’Atlas ont pris l’initiative dans un match fermé, où chaque détail comptait. La première période a été rythmée mais peu prolifique en occasions franches. Juste avant la pause, le Maroc a ouvert le score sur penalty, transformé par Brahim Díaz à la 45e+5 minute.

Solide et discipliné dans son organisation en 5-3-2, le Mali a progressivement pris confiance au fil de la rencontre. Cette résistance a fini par payer lorsque Lassine Sinayoko s’est fait justice lui-même, en obtenant puis en transformant le penalty de l’égalisation, au terme d’un temps fort malien en seconde période.

La fin de match, tendue et engagée, n’a pas permis à l’une ou l’autre équipe de faire la différence. Ce nul reflète l’équilibre d’une rencontre marquée par la rigueur tactique et l’enjeu.

Un point qui maintient le Mali en course

Après le nul frustrant concédé face à la Zambie lors de la première journée, ce résultat permet au Mali de rester pleinement dans la course à la qualification. Les hommes de Tom Saintfiet ont affiché une meilleure maîtrise collective et une solidité défensive plus affirmée, même si l’efficacité dans le jeu reste perfectible.

Pour le Maroc, ce deuxième nul consécutif complique légèrement la tâche. Les Lions de l’Atlas conservent leur destin entre leurs mains, mais devront impérativement conclure lors de la dernière journée pour éviter toute mauvaise surprise.

Zambie–Comores : statu quo

Dans l’autre rencontre du groupe A, la Zambie et les Comores se sont neutralisées (0–0). Un match fermé, pauvre en occasions nettes, qui entretient le suspense général sans réellement avantager l’une ou l’autre sélection.

Aperçu des autres rencontres de la journée

Dans le groupe B, l’Angola et le Zimbabwe se sont quittés sur un match nul (1–1), au terme d’une rencontre équilibrée. Plus tard, l’Égypte a signé un succès important face à l’Afrique du Sud (1–0), confirmant son pragmatisme et sa solidité défensive.

Une dernière journée décisive

À l’issue de cette deuxième journée, aucun verdict n’est encore tombé dans le groupe A. Qualification, élimination ou calculs serrés : tout se jouera lors des derniers matchs. Pour le Mali comme pour le Maroc, l’erreur ne sera plus permise dans une CAN qui, une fois encore, ne pardonne rien.

Cheickna Coulibaly

26 décembre 2025 0 comments
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Maroc-Mali
ActuSport

CAN Maroc 2025 : Maroc–Mali, un choc sous haute tension aux enjeux déjà décisifs

by Cheickna Coulibaly 26 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Ce soir à 20h00, la CAN Maroc 2025 propose l’un de ses premiers rendez-vous majeurs. Le Maroc, pays hôte, affronte un Mali déjà sous pression dans un match qui dépasse largement le cadre d’une simple rencontre de phase de groupes. Entre confirmation attendue et obligation de réaction, cette affiche peut déjà orienter la suite de la compétition.

Dans ce groupe A encore ouvert, les premières rencontres ont installé une tension palpable. Le Maroc a pris une option en s’imposant lors de son entrée en lice, tandis que le Mali a laissé filer des points face à la Zambie. Plus tôt dans la journée, à 17h30, la Zambie et les Comores s’affrontent dans un match également important pour l’équilibre du groupe. Les résultats de cette deuxième journée pourraient ainsi commencer à dessiner une hiérarchie plus nette avant la dernière série de rencontres.

Le Maroc pour confirmer

Solides lors de leur entrée en lice face aux Comores, les Lions de l’Atlas ont affiché un visage sérieux. Organisation collective, discipline tactique et efficacité dans les moments clés ont confirmé que la sélection marocaine assume son statut, portée par son public.

Une victoire permettrait au Maroc de se rapprocher très nettement des huitièmes de finale et d’aborder la dernière journée avec davantage de sérénité. Au-delà des points, l’enjeu est aussi d’installer une dynamique et d’envoyer un signal clair aux autres candidats au titre.

Le Mali dos au mur

Pour le Mali, ce match a déjà des allures de tournant. Le nul concédé face à la Zambie lors de la première journée a laissé des regrets et exposé des lacunes récurrentes. Dominateurs mais inefficaces, les Aigles ont manqué de réalisme et de maîtrise émotionnelle.

Sous la direction de Tom Saintfiet, le Mali n’a plus de marge. Une nouvelle contre-performance compliquerait sérieusement la qualification et placerait l’équipe sous une pression maximale avant la dernière journée. Face à un Maroc solide et réaliste, il faudra faire preuve de rigueur et d’efficacité.

Des scénarios lourds de conséquences

Une victoire marocaine placerait les Lions de l’Atlas en position idéale avec six points en deux matchs, laissant le Mali dans l’obligation de jouer sa survie lors de la dernière journée.

Un match nul maintiendrait l’incertitude dans le groupe, avec un Maroc toujours maître de son destin et un Mali contraint de s’imposer ensuite.

Un succès malien relancerait totalement la dynamique du groupe, redonnant de l’air aux Aigles et installant une pression inhabituelle sur le pays hôte.

Quel que soit le résultat, cette rencontre laissera des traces. Dans une CAN où chaque détail compte, Maroc–Mali pourrait déjà peser lourd dans la course à la qualification et dans la dynamique mentale des deux sélections.

Cheickna Coulibaly

26 décembre 2025 0 comments
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Photo de famille des chefs d’état de l‘AES lors de la deuxième session du collège des chefs d’état de l‘AES, le 23 décembre 2025. Présidence du Mali.
ActuPolitique

Alliance des États du Sahel : une confédération qui a su apprendre de l’échec de la Fédération du Mali

by Sidi Modibo Coulibaly 26 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 6 minutes read

Le deuxième sommet des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenu, sans anicroche, du 22 au 23 décembre 2025 à Bamako, au Mali. À l’issue de la rencontre, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Confédération, a passé le témoin à son homologue du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Ce passage de témoin reflète la solidité de la Confédération et prouve à suffisance que les dirigeants des trois pays ont su éviter les causes de l’échec de l’éphémère Fédération du Mali.

Le 27 octobre 1946, sur proposition des autorités, les Français acceptent, par référendum, la Constitution de la IVᵉ République qui prévoit la création de l’Union française, en remplacement de l’empire colonial français. Cette Union française consistait à instituer, dans chaque territoire, une assemblée élue. Dans les groupes de territoires, la gestion des intérêts communs est confiée à une assemblée composée de membres élus par les assemblées territoriales.

L’adhésion du Bénin et du Burkina

Les organes centraux de l’Union française étaient la présidence — revenant au Président de la République française —, le Haut Conseil, composé d’une délégation du gouvernement français et de représentants de chaque État associé, et l’Assemblée de l’Union française, composée pour moitié de membres représentant la France métropolitaine et pour moitié des représentants des départements et territoires d’outre-mer et des États associés.

Représentées dans le Haut Conseil et dans l’Assemblée de l’Union française, les populations d’outre-mer l’étaient également à l’Assemblée nationale et au Conseil de la République (nom donné alors au Sénat). C’est dans ce cadre que des élections furent organisées dans les territoires coloniaux. Plusieurs leaders africains se retrouvèrent ainsi dans les instances dirigeantes, notamment au Parlement et au gouvernement français.

Au fil des années, jusqu’en 1957, les leaders africains réclamèrent davantage d’autonomie pour chacun des territoires. Face à cette situation, le 8 août 1958, le chef de l’État français, le Général Charles de Gaulle, annonça, dans une allocution télévisée, que les territoires africains auraient à choisir entre l’indépendance et l’association à la France. Le 28 septembre 1958, les Français de la métropole et les Africains furent appelés à se prononcer, par référendum, sur l’adoption de la Constitution de la Vᵉ République et sur la mise en place de la Communauté, appelée à remplacer l’Union française et à préparer les voies de l’indépendance.

Le Mali, une fédération « feu de paille »

La Guinée fut le seul territoire à rejeter le projet de Communauté. À la suite de cet acte, les dirigeants du Soudan (actuel Mali) et du Sénégal décidèrent de former, le 17 janvier 1959, la Fédération du Mali, demeurant au sein de la Communauté. En 1960, la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) et le Dahomey (actuel Bénin) adhérèrent initialement à la Fédération du Mali. Mais le référendum organisé en mars 1960 en Haute-Volta déboucha sur un rejet massif de la Fédération, tout comme au Dahomey. Ces deux territoires rejoignirent alors le Conseil de l’Entente, composé de la Côte d’Ivoire et du Niger.

Après le départ du Dahomey et de la Haute-Volta, le Soudan et le Sénégal entreprirent de s’organiser. Le 4 avril 1959, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor fut élu Président de l’Assemblée fédérale et le Soudanais Modibo Keïta, Président du gouvernement, tandis que le Sénégalais Mamadou Dia devenait vice-président. Le 28 septembre 1959, Modibo Keïta et Mamadou Dia furent reçus par le Général de Gaulle et lui annoncèrent que la Fédération du Mali comptait accéder à l’indépendance sans quitter la Communauté, ce que le Général accepta.

Les 11 et 12 décembre 1959, lors du Conseil exécutif de la Communauté réuni à Saint-Louis (Sénégal), De Gaulle annonça l’accès à l’indépendance du Mali, par transfert des compétences communautaires, tout en concluant avec la France des accords de coopération. Ces accords furent signés le 4 avril 1960 et ratifiés les 9 et 16 juin 1960 par l’Assemblée nationale française et le Conseil de la République. Le 20 juin 1960, fut proclamée l’indépendance de la Fédération du Mali.

Mais, dès le 19 août 1960, une crise éclata entre Sénégalais et Soudanais, suite à la mise à l’écart de Mamadou Dia par Modibo Keïta. Le 20 août 1960, l’Assemblée sénégalaise décida du retrait du Sénégal de la Fédération du Mali et proclama l’indépendance, récupérant la totalité des pouvoirs. Les frontières entre les deux pays furent fermées. Le 22 septembre 1960, le congrès de l’US-RDA proclama la République du Mali, confirmée ensuite par le Parlement soudanais. Le gouvernement conserva l’hymne et le drapeau de la défunte Fédération.

Ainsi prit fin la Fédération du Mali — un échec né du conflit opposant Léopold Sédar Senghor et Modibo Keïta, des craintes sénégalaises d’une domination soudanaise, et de visions divergentes sur le modèle de développement et l’orientation internationale à adopter.

L’AES résiste à ce qui a fait éclater la Fédération du Mali

La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) est issue d’un processus soigneusement préparé. Elle débute le 16 septembre 2023, avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma par les Chefs d’État du Mali (Assimi Goïta), du Burkina Faso (Ibrahim Traoré) et du Niger (Abdourahamane Tiani). Cette alliance visait à faire face aux menaces d’intervention militaire de la CEDEAO au Niger, après la prise de pouvoir du Général Tiani en juillet 2023, ainsi qu’aux sanctions économiques imposées aux trois pays.

Le 25 novembre 2023, une réunion des ministres de l’Économie et des Finances se tint à Bamako pour poser les bases économiques de l’alliance, en évaluant les ressources et les stratégies industrielles. Le 28 janvier 2024, les trois pays annoncèrent officiellement leur retrait de la CEDEAO, dénonçant des sanctions « illégales et illégitimes ». Le lendemain, leurs lettres de retrait furent adressées à l’organisation. Le 15 février 2024, les ministres des Affaires étrangères se réunirent à Ouagadougou pour structurer l’architecture institutionnelle de l’alliance.

Ces initiatives communes aboutirent, le 6 juillet 2024, à la création de la Confédération des États du Sahel (AES) lors du premier sommet des Chefs d’État à Niamey.

Depuis cette date, la Confédération ne cesse de se renforcer. Elle dispose aujourd’hui d’un logo, d’un hymne, d’une force militaire unifiée, d’une banque d’investissement et de développement dotée d’un capital initial de 509 milliards de F CFA, d’outils de communication communs (télévision, radio, presse écrite), ainsi que de mécanismes de coordination politique et économique de plus en plus opérationnels.

Au regard de ces réalisations, on peut affirmer que l’AES, contrairement à la Fédération du Mali, a su tirer les leçons des erreurs du passé. Si la Fédération fut une expérience éphémère, la Confédération des États du Sahel, elle, s’enracine dans une vision concertée, pragmatique et souveraine.

Sidi Modibo Coulibaly 

26 décembre 2025 0 comments
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Orchestre régional de Kidal
A la UneSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou : Quand musique et théâtre unissent le Mali 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 26 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans le cadre de la Biennale artistique et culturelle, la journée du jeudi 25 décembre 2025 a été marquée par les prestations des orchestres régionaux de Kidal, Ménaka, San et Sikasso. Deux titres ont été interprétés par Kidal et Ménaka, huit morceaux en Bambara et en Bwa par San, et sept par Sikasso. Dans la nuit, le Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou a accueilli les troupes de Nioro et de Gao. Les deux événements ont enregistré la présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé et son collègue Oumou Sall Seck , des gouverneurs des régions et d’un public enthousiaste.  

Le Ministre Daffé et Oumou Sall Seck
Le Ministre de la Culture Mamou Daffé et son collègue Oumou Sall Seck, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Dans l’après-midi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou s’est transformée en un espace de rencontre musicale. Les orchestres ont ouvert la journée avec des prestations variées : Kidal et Ménaka ont chacun proposé deux titres, reflétant les sonorités de leurs terroirs. L’orchestre de San s’est distingué par huit morceaux en Bambara et en Bwa, témoignant de la richesse linguistique et culturelle. Celui de Sikasso a offert sept titres, confirmant la vitalité artistique locale et l’importance de la transmission musicale.  

Dans la nuit, le Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou a accueilli les troupes de Nioro et de Gao. Devant un public enthousiaste et en présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck, ainsi que des gouverneurs régionaux, les artistes ont donné à cette soirée une dimension particulière. La mobilisation institutionnelle et citoyenne a montré l’importance accordée à la culture comme vecteur de cohésion nationale et outil de dialogue entre les communautés.  

Troupe théâtrale de Gao
Troupe théâtrale de Gao, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les prestations artistiques et la portée citoyenne

La troupe de Nioro a présenté quatre disciplines : un ensemble instrumental, un solo de chant, une pièce de théâtre et une danse traditionnelle. La pièce « Le silence des morts » et le chant « Mali Mussow » ont retenu l’attention. L’ensemble instrumental « Magniniso » a offert une immersion dans les sonorités traditionnelles, tandis que « La danse des talibés » a apporté une énergie particulière, rappelant l’importance des pratiques populaires dans la transmission culturelle et la mémoire collective.  

La troupe de Gao a proposé un ensemble instrumental intitulé « À chacun d’apporter la pierre à la construction du Mali Kura », une pièce de théâtre « La voix du fleuve », une danse incorporé dans la pièce, ainsi qu’un solo de chant sur la souveraineté. Cette combinaison a renforcé l’impact de la prestation et montré la capacité des artistes à innover tout en respectant les formes traditionnelles. Les messages portés par ces œuvres ont résonné fortement auprès du public.  

Orchestre régional de Ménaka
Orchestre régional de Ménaka, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une Biennale au service du Mali Kura

La présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck a donné un éclat particulier à l’événement. Leur participation a illustré le soutien institutionnel aux différentes régionales présentes à la Biennale, montrant que la culture comme vecteur de cohésion nationale. Le public, nombreux et enthousiaste, a réagi avec ferveur, confirmant que ces moments de partage artistique renforcent le lien entre communautés et autorités et contribuent à la consolidation du Mali Kura.  

Au-delà des prestations musicales et théâtrales, cette journée a rappelé la mission de la Biennale : offrir une plateforme où les régions du Mali expriment leur identité et dialoguent à travers l’art. Les troupes de Nioro et de Gao, ainsi que les orchestres de Kidal, Ménaka, San et Sikasso, ont montré que la diversité culturelle est une richesse et que chaque discipline, notamment : théâtre, chant, musique ou danse, participe à l’édification d’un patrimoine commun.  

Orchestre régional de Sikasso
Orchestre régional de Sikasso, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Ainsi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou et le Stade municipal Baba Alkairou se sont imposés comme des carrefours de créativité et de mémoire. Les artistes ont donné corps à des récits, des sons et des gestes traduisant l’histoire et les aspirations du pays. La Biennale poursuit son rôle de catalyseur, en réunissant les talents régionaux et en affirmant que l’art est une clé essentielle pour la souveraineté et l’unité nationale.  

Orchestre régional de San
Orchestre régional de San, le 25 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

26 décembre 2025 0 comments
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Pièce de théâtre de Mopti
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Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 : Nara et Koulikoro électrisent la salle Ali Farka Touré, Dioïla et Mopti enflamment le stade Baba Alkairou  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 25 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La sixième journée de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 s’est déroulée le mercredi 24 décembre dans une ambiance festive. Deux lieux emblématiques ont accueilli les prestations : la salle Ali Farka Touré, où les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont présenté chacun sept morceaux, et le stade municipal Baba Alkairou, qui a vu défiler les troupes régionales. Cette double programmation a permis de mettre en valeur la diversité des expressions artistiques maliennes.  

À la salle Ali Farka Touré, Nara a ouvert les concerts avec sept titres porteurs d’énergie et de créativité. Les musiciens ont proposé des compositions modernes empreintes de fraternité et de fierté régionale. Leur prestation a séduit un public attentif, qui a salué la qualité des arrangements et la force des messages transmis. Koulikoro a ensuite pris le relais avec sept morceaux aux rythmes variés, alliant profondeur mélodique et modernité, confirmant la richesse musicale de cette région.  

Nara et Koulikoro en scène moderne

Au stade Baba Alkairou, la Région de Dioïla a inauguré la soirée avec son ensemble instrumental « Mali Kura avance », une œuvre qui illustre les dynamiques impulsées par les autorités pour bâtir un Mali nouveau. La pièce de théâtre « La Patrie avant tout » a suivi, racontant l’histoire d’un jeune chômeur tenté par le terrorisme, mais rappelé à l’ordre par l’amour et le patriotisme. Sa fin tragique a marqué les spectateurs, soulignant les dangers de l’embrigadement.  

Le solo de chant « La croyance » a ensuite porté haut les valeurs de dignité, de paix et de souveraineté. Ce message, adressé à la jeunesse, invitait à un comportement responsable pour l’avènement de « Maliden Kura ». Enfin, la danse traditionnelle « Initiation au Korês » a clôturé le passage de Dioïla. Plus qu’un divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et incarne la cohésion sociale, le vivre ensemble et l’entente communautaire.  

Mopti, retour aux sources et traditions

La Région de Mopti a pris la suite avec son ensemble instrumental « Nangonndiral juude », une composition qui met en avant l’entente et la solidarité face aux défis de développement dans l’espace de la Confédération des États du Sahel. Le solo de chant « Inè bè kôrôpa », interprété en Bozo, a constitué un cri de cœur pour le retour aux sources. Mopti a ainsi invité les populations déplacées et la diaspora à s’unir autour des valeurs ancestrales.  

La prestation s’est achevée avec la danse traditionnelle « Tawangal », originaire de la zone du Guimbala. Exécutée au clair de lune, elle célèbre le retour des jeunes bergers de la transhumance et permet à la marraine de la saison de choisir le chef de génération. À Tombouctou, cette danse a magnifié les traditions peulh et renforcé le lien entre culture et jeunesse. Le public a vibré au rythme de cette célébration, empreinte de symboles et de mémoire collective.  

Ainsi, la sixième journée de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025 a confirmé la vitalité culturelle du Mali. Entre les concerts modernes de Nara et Koulikoro dans la salle Ali Farka Touré et les prestations traditionnelles des troupes régionales au stade Baba Alkairou, la ville a vécu une véritable fête. Cette rencontre a montré que l’art, sous toutes ses formes, demeure un vecteur essentiel de paix, de cohésion sociale et de transmission des valeurs nationales, unissant modernité et héritage. 

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

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CAN Maroc 2025
A la UneSport

CAN Maroc 2025 — Première journée : les favoris s’imposent, le Mali déçoit

by Cheickna Coulibaly 25 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 a officiellement lancé ses débats avec une première journée intense, marquée par la prise de pouvoir des grandes nations du continent et les premières désillusions pour certaines sélections ambitieuses. Entre confirmations attendues et occasions manquées, les premiers enseignements sont déjà clairs.

Sur les pelouses marocaines, la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations a démarré dans une atmosphère électrique, entre confirmation des puissances du continent et faux départs pour certaines ambitions. Si le Maroc, l’Égypte et le Sénégal ont répondu présents, le Mali, lui, a déjà trébuché, laissant échapper deux points face à la Zambie au terme d’un match qu’il semblait maîtriser.

Groupe A – Le Mali se saborde, le Maroc assure

Pays hôte, le Maroc n’a pas manqué son entrée en matière. Face aux Comores, les Lions de l’Atlas se sont imposés 2–0 au terme d’un match globalement maîtrisé. Domination territoriale, contrôle du tempo et efficacité dans les moments clés : les hommes de Walid Regragui ont affiché un visage sérieux et rassurant, à la hauteur de leurs ambitions.

Le Mali, en revanche, a laissé filer une victoire qui lui tendait les bras face à la Zambie. Sous la direction de Tom Saintfiet, le Mali a une nouvelle fois étalé ses qualités techniques, sans pour autant régler ses problèmes récurrents d’efficacité et de gestion des fins de match.

Le tournant du match intervient avant la pause : El Bilal Touré manque un penalty, symbole d’un manque de lucidité criant. Malgré l’ouverture du score de Lassine Sinayoko en seconde période, le Mali recule, perd le contrôle émotionnel du match et concède l’égalisation dans les arrêts de jeu (1–1).

Les Aigles ont payé cash leur inefficacité chronique, leur manque de sang-froid et une gestion défaillante des temps faibles. Dominer ne suffit pas à la CAN. À ce niveau, rater un penalty et mal défendre les dernières minutes, c’est s’exposer à une sanction immédiate. Le Mali a déjà grillé un joker.

Groupe B – L’expérience fait la différence

Dans le groupe B, les favoris ont tenu leur rang. L’Égypte a su s’appuyer sur son vécu pour venir à bout du Zimbabwe (2–1), tandis que l’Afrique du Sud a arraché une victoire précieuse face à l’Angola sur le même score. Deux succès obtenus dans la difficulté, mais révélateurs d’une certaine maturité.

Groupe C – Nigeria et Tunisie en contrôle

Le Nigeria a confirmé sa puissance offensive en dominant la Tanzanie (2–1), malgré quelques alertes défensives. La Tunisie, plus rigoureuse et disciplinée, a logiquement disposé de l’Ouganda (3–1). Les deux nations s’installent déjà comme les patrons du groupe.

Groupe D – Le Sénégal impressionne

Le Sénégal de Sadio Mané n’a laissé aucune chance au Botswana, balayé 3–0. Intensité, vitesse et maîtrise collective : les Lions de la Teranga ont envoyé un message clair à la concurrence.                                                                                                                                           Dans un registre plus fermé, la RD Congo s’est imposée 1–0 face au Bénin, au terme d’un match tactique et engagé.

Groupe E – Algérie et Burkina Faso au rendez-vous

L’Algérie a parfaitement lancé sa campagne avec un succès autoritaire 3–0 contre le Soudan, affichant solidité défensive et efficacité offensive. Le Burkina Faso, de son côté, a renversé la Guinée équatoriale (2–1) dans un match intense, prouvant sa capacité à répondre présent dans les moments difficiles.

Groupe F – Victoires précieuses pour les poids lourds

Dans un groupe très équilibré, le Champion d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire et le Cameroun ont assuré l’essentiel. Les Éléphants ont battu le Mozambique (1–0), tandis que les Lions Indomptables se sont imposés sur le même score face au Gabon. Deux succès courts mais stratégiquement importants.

Un premier verdict sans appel

Si le Maroc, l’Égypte, le Sénégal ou la Tunisie ont confirmé leur statut, le Mali, lui, a déjà montré ses limites : domination stérile, manque de réalisme et fébrilité mentale. Dans une CAN aussi serrée, ce genre d’erreurs se paie cher. Les prochains matchs s’annoncent déjà décisifs pour des Aigles sous pression.

Cheickna Coulibaly

25 décembre 2025 0 comments
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Orchestre régional de Tombouctou
ActuSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou : cinquième journée, entre concerts et spectacles nocturnes

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Dans le cadre de la cinquième journée de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025, deux moments forts ont marqué la ville. En journée, la salle Ali Farka Touré a abrité les concerts des orchestres régionaux de Tombouctou et de Taoudeni, devant une foule enthousiaste et vibrante. Puis, dans la nuit, le stade municipal Baba Alkairou s’est transformé en scène grandiose où les troupes de Kidal et de Ménaka ont présenté leurs numéros dans une atmosphère festive et compétitive.  

La cérémonie de la salle Ali Farka Touré s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse, avec une salle pleine à craquer. Les orchestres régionaux ont offert des prestations musicales qui ont conquis le public, témoignant de la richesse et de la diversité des traditions locales. La présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, ainsi que des gouverneurs des régions, a donné un caractère officiel et solennel à l’événement, renforçant son importance institutionnelle et culturelle.  

Orchestre régional de Taoudeni
L’Orchestre régional de Taoudéni en scène, le 23 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Concerts régionaux sous le signe de la vitalité

La nuit tombée, le stade municipal Baba Alkairou s’est illuminé pour accueillir les troupes de Kidal et de Ménaka. Chacune a proposé quatre numéros artistiques dans le cadre de la compétition officielle de la biennale. Le public, composé de jeunes, de familles et de personnalités locales, a vibré au rythme des prestations, confirmant le rôle central de la culture dans la promotion de la cohésion sociale et du vivre ensemble. L’atmosphère nocturne a ajouté une dimension particulière, renforçant l’intensité et la magie des spectacles.  

La troupe de Ménaka a ouvert ses présentations avec un ensemble instrumental intitulé « Cohésion et vivre ensemble ». Les musiciens ont su transmettre, à travers leurs notes, un message fort d’unité et de solidarité. Cette prestation a été suivie par une pièce de théâtre poignante, « Silence de cimetière », qui a captivé l’auditoire par sa profondeur dramatique et son appel à la mémoire collective. Les acteurs ont mis en scène des thématiques liées à la paix et à la résilience sociale.  

Orchestre régional de Tombouctou
L’Orchestre régional de Tombouctou en scène, le 23 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les prestations marquantes de Ménaka

Toujours du côté de Ménaka, la danse traditionnelle « La culture, facteur de paix et cohésion sociale » a apporté une touche festive et symbolique. Les danseurs, par leurs gestes et leurs costumes, ont illustré l’importance des traditions dans la construction d’une société harmonieuse. Enfin, le solo de chant « La Refondation du Mali en relation avec l’AES », a clôturé la prestation de la troupe. La voix du chanteur, empreinte d’espoir, a résonné comme un appel à l’unité nationale et à la reconstruction.  

La troupe de Kidal a, elle aussi, marqué les esprits avec son ensemble instrumental intitulé « La cohésion sociale ». Les musiciens ont su créer une atmosphère vibrante, où chaque note semblait rappeler l’importance du dialogue et de l’entente. La pièce de théâtre « Le champ du Tindé » a ensuite transporté le public dans un univers culturel riche, mettant en valeur les traditions locales et les symboles identitaires de la région.  

Les numéros vibrants de Kidal

Orchestre régional de Taoudeni
L’Orchestre régional de Taoudéni en scène, le 23 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

La danse traditionnelle « La joie » a constitué un moment fort de la prestation de Kidal. Les danseurs, par leurs mouvements rythmés et leurs expressions, ont incarné l’énergie et l’optimisme d’une jeunesse tournée vers l’avenir. Enfin, le solo de chant « La paix » a conclu la série de numéros avec une intensité particulière. La voix du chanteur, claire et puissante, a porté un message universel, celui de la nécessité de préserver la paix comme fondement de toute société.  

Cette cinquième journée de la biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, entre concerts diurnes et spectacles nocturnes, a mis en lumière la richesse des talents régionaux et la force des traditions. Entre musique, théâtre, danse et chant, les troupes de Ménaka et de Kidal ont offert un spectacle complet, empreint de symboles et de valeurs. L’événement a confirmé le rôle central de la culture dans la promotion de la cohésion sociale et dans la consolidation de la paix, tout en renforçant le sentiment d’appartenance nationale.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou  

24 décembre 2025 0 comments
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