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Barrick Gold et or malien
A la UneEnquête

Mali, mines: finalement, Barrickgold lâche du lest face à la fermeté de l’État malien

by Sidi Modibo Coulibaly 1 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 8 minutes read

Après plus d’un an de différend relatif au paiement de taxes et d’impôts consécutif à l’application du nouveau Code minier, l’État malien et la multinationale canadienne Barrickgold sont finalement parvenus à un accord. La cérémonie de signature du document a eu lieu, le lundi 24 novembre 2025 au ministère de l’Économie et des Finances. C’était en présence de Alousséni Sanou, du ministre des Mines, Amadou Kéïta et, d’une délégation de Barrickgold.

Depuis sa prise de fonction en qualité de Président de la transition, le général d’Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts du peuple son cheval de bataille. C’est dans ce cadre qu’il a commandité un audit des mines du Mali qui a révélé un manque à gagner pour l’État de 300 à 600 milliards de FCFA. Pour que cela ne se reproduise plus, un nouveau Code minier a été adopté en 2023.  Ce nouveau texte augmente non seulement  la participation nationale à 35% ( État malien : 30% et  5% pour les privés maliens) dans les actions , mais aussi supprime les exonérations fiscales accordées aux multinationales au cours de l’exploitation. 

Les deux compagnies récalcitrantes 

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce code, en vue de réclamer les arriérés d’impôts et taxes aux multinationales, le gouvernement a adopté un projet de modification du décret n°2016-0801/P-RM du 20 octobre 2016 fixant les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infraction à la réglementation des relations financières extérieures des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine.

C’était le rapport du ministre de l’Économie et des Finances. C’était lors de la session du conseil des ministres du mercredi 11 septembre 2024. Après l’adoption de ce décret, les autorités ont mené des actions de sensibilisation auprès des multinationales afin qu’elles se confirment aux dispositions du nouveau Code.  Hormis le Canadien Barrickgold, toutes les autres compagnies minières, à  commencer par la SEMOS-SA (Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola) ont accepté la nouvelle situation en s’acquittant des arriérés d’impôts et taxes. 

Comprendre l’opposition de Barrick au gouvernement malien 

Le ministre de l’Économie et des Finances, lors de la rentrée parlementaire du CNT d’octobre 2024, avait indiqué que l’État a perçu, à l’issue des négociations avec les multinationales minières, 500 milliards FCFA. Les deux compagnies minières récalcitrantes étaient l’australien Resolute Mining et le canadien Barrickgold.

Cependant, suite à l’interpellation, le vendredi 08 novembre 2024, de son directeur général Terry Holohan et de deux de ses collaborateurs, la société australienne Resolute Mining s’est ravisée à respecter les nouvelles dispositions légales. 

Dans un communiqué, elle avait déclaré lundi 11 novembre 2024, qu’elle verserait 160 millions de dollars (soit 100 milliards F CFA) au gouvernement malien et qu’elle avait effectué un premier paiement de 80 millions de dollars et effectuera des paiements ultérieurs d’environ 80 millions de dollars dans les mois suivants à partir de ses sources de liquidités existantes. Quant à Barrickgold, il s’est totalement insurgé contre la nouvelle loi. Il a ouvert, ainsi, un feuilleton digne d’un film hollywoodien qui a pris fin le lundi 24 novembre 2025 par la conclusion d’un accord.

Un accord conforme au nouveau Code minier

Il prévoit une série de concessions mutuelles.  Par rapport à la clôture de l’arbitrage et libération des employés, Barrick s’engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID). En retour, le gouvernement malien s’engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus. En outre, il met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick. 

Concernant l’alignement sur le nouveau Code minier, Barrickgold s’engage à s’y conformer. D’après le ministre d l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, l’accord va permettre d’empocher annuellement 220 milliards de F CFA. 

Par ailleurs, selon le média américain « Bloomberg« , dans une publication du mardi 25 novembre 2025, le règlement du litige s’accompagne du versement par la compagnie de 244 milliards FCFA (environ 430 millions USD) à l’État malien. Et, le média américain d’ajouter que Barrick versera 144 milliards FCFA au gouvernement malien, dans les six jours suivant la signature de l’accord. Barrick ayant déjà remis 50 milliards FCFA l’année dernière dans le cadre du règlement du litige, la compagnie ne devra compléter que 50 milliards FCFA, par le biais de crédits de TVA ( Taxe sur la valeur ajoutée).

Un différend à plusieurs rebondissements 

Pour faire respecter le nouveau Code, les autorités avaient procédé, le 25 septembre 2024, à l’arrestation de quatre hauts cadres de la compagnie canadienne Barrickgold.  Après quelques jours de détention, ils ont été élargis suite à un accord portant sur le paiement de ce que la compagnie doit à l’État, soit plus de 300 milliards F CFA. 

Selon cet accord, Barrickgold avait indiqué qu’il allait verser, en octobre 2024, 50 milliards de FCFA. Mais l’État avait indiqué, le 23 octobre 2024, à  travers un communiqué conjoint de deux ministres ( Economie et Finances, Mines), que Barrickgold n’avait pas tenu ses engagements. 

Suite à cela, le pôle judiciaire national économique et financier a émis un mandat d’arrestation, le 04 décembre 2024, à l’encontre de Mark Bristow, directeur général à l’époque de Barrickgold et de Cheick Oumar Coulibaly, directeur général du complexe « Gounkoto-Loulo ». En sus, les autorités nationales ont décidé d’interdire la sortie du pays du stock d’or de trois (03) tonnes. 

Nomination d’une administration provisoire 

En réaction à cet acte de l’État malien, le directeur général de Barrickgold, dans un communiqué de presse publié depuis Toronto (Canada) le 06 janvier 2025, a estimé que le blocage de son stock d’or va affecter la bonne marche de ses activités et que ce sont 8000 maliens travaillant directement et indirectement avec sa mine, qui vont en pâtir. Dans le même communiqué, Mark Bristow a souligné que des employés de sa compagnie sont injustement incarcérés au Mali suite à des accusations sans fondement. Il dit avoir porté le différend qui l’oppose à l’État malien devant le centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Un procès qu’il a perdu. 

Ainsi, le 11 janvier 2025, l’État malien a pris une ordonnance judiciaire de saisie du stock d’or prêt à sortir du pays. Face à cette nouvelle situation, Barrick Gold a décidé de suspendre ses activités dans sa mine malienne de Loulo-Gounkoto. Pour combler ce vide, le 16 juin 2025, le tribunal de commerce de Bamako a ordonné la mise sous administration provisoire pour six mois du complexe Loulo-Gounkoto, et a nommé l’ancien ministre de la Santé, expert-comptable de profession, Soumana Makadji, pour en assurer la gestion. 

Les autorités maliennes ont également bloqué les exportations d’or issues du site et procédé à la saisie de plusieurs autres stocks d’or appartenant aux filiales locales de Barrick. C’est ainsi qu’environ trois tonnes d’or ont été transportées par hélicoptère sur ordre du gouvernement depuis Loulo-Gounkoto, une opération que la Barrickgold avait qualifiée d’illégale. La compagnie canadienne avait aussi affirmé que l’administrateur provisoire a tenté de vendre une partie de ses réserves afin de financer des activités sur place.

Changement à la tête de la compagnie 

Face à toutes ces mesures, Barrickgold a engagé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), invoquant la violation des conventions minières en vigueur. En septembre 2025, le sud-africain Mark Bristow a démissionné de la tête de la compagnie canadienne. Et, Mark Hill a été nommé cille intérimaire. Le nouveau patron a tout de suite relancé les négociations avec l’État malien. Ce qui a abouti à l’accord du 24 novembre 2025.

Il faut signaler que le dénouement de ce différend a été possible grâce à la fermeté des autorités quant à l’application des textes et à la préservation des intérêts nationaux. Une fermeté qui est incarnée par le ministre des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. A cela, il faut ajouter la nomination stratégique d’Hilaire Bébian Diarra comme conseiller spécial du Président de la transition. Diarra est un expert minier malien devenu une figure respectée de l’industrie aurifère en Afrique de l’Ouest. Il a été directeur général de la mine d’or de Tongo ( Côte d’Ivoire) appartenant à Barrickgold qui l’a vendue. 

SMC

1 décembre 2025 0 comments
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Office malien des produits pétroliers
A la UneAnalyses

Fin de la crise de carburant à  Bamako :  Grâce à une nouvelle mesure, le gouvernement a relevé le défi

by Sidi Modibo Coulibaly 30 novembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Quand la crise de carburant a commencé, le gouvernement s’est employé à prendre toutes les mesures nécessaires pour la résoudre. Il s’agit entre autres de la sécurisation des convois de camions, l’ouverture 24 h sur 24 h des stations-services, le suivi hebdomadaire des stocks de carburant et tout récemment du raccourcissement du délai de traitement des procédures douanières. Une nouvelle mesure qui a permis de désengorger de façon significative les stations-services.

Le vendredi 21 novembre 2025, le gouvernement a signé avec les opérateurs pétroliers un accord ramenant le délai de traitement des procédures douanières des camions citernes de 72 h à 24 h au plus. Quarante-huit heures après cette signature, le ministre de l’Industrie et du Commerce s’est rendu au bureau des pétroles des douanes pour s’imprégner de la mise en œuvre de la mesure. C’était le lundi 24 novembre 2025. Il était accompagné des secrétaires généraux du groupement malien des professionnels du pétrole (Gmpp) et du groupement professionnel des pétroliers (Gpp), du directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence ( DGCCC), du directeur général du comité de gestion des crises (Cecogec). 

Au cours des échanges, le Directeur général des douanes, Amadou Konaté, a affirmé que le protocole d’accord signé est en pleine mise en œuvre. L’occasion pour lui de saluer ce partenariat public-privé qui produit des résultats concrets. 

Entrée de volume de carburant supérieur à celui d’avant la crise

Face au ministre et à la délégation qui l’accompagnait, le Directeur Général des douanes a souligné qu’il y a eu une progression spectaculaire de la quantité de produits pétroliers entrée à Bamako : 117,3 millions de litres enregistrés au mois de novembre 2025, contre 53 millions en septembre et 78 millions en octobre. Cette progression, d’après le premier responsable des douanes, est due au fait que le nombre de convois sécurisés a augmenté, passant de deux (2) en septembre 2025 à dix (10) en novembre 2025.  En outre, les convois continuent de rallier la capitale. 

Ainsi, le samedi 22 novembre 2025, un convoi de 82 citernes, soit plus de 4,311 millions de litres, en provenance du Niger, escorté par les forces armées nigériennes, Burkinabè et maliennes sur une distance de 1400 km, a fait son entrée à Bamako. Ce convoi d’une valeur de plus de 3,295 milliards FCFA, est un geste de solidarité du Niger à l’endroit du Mali dans le cadre de l’AES ( Alliance des États du Sahel). 

Le mercredi 26 novembre 2025, un autre convoi massif composé de plus d’une centaine de camions-citernes chargés de carburant a fait son entrée à Bamako, sous la protection des Forces armées maliennes (FAMa). Il en a été de même, le samedi 29 novembre 2025. Donc, les volumes de carburant entrant à Bamako dépassent largement les besoins des populations. 

Selon certaines sources, il ressort que la consommation journalière du Mali en carburant est estimée à environ 9.500.000 litres (soit 211 citernes de 45 000 litres par jour). Et que sur cette quantité, la société publique d’électricité (EDM-SA), seule, consommerait 1.300.000 litres par jour ; la ville de Bamako, avec ses 800 stations-services, engloutirait de 5 400 000 à 6 400 000 de litres par jour, ce qui correspond à 120 à 150 citernes. Pour le stockage, le pays dispose de quatre (04) grands dépôts : OMAP (16 millions de litres) , Sanké (14 millions de litres), Star Oil (17,5 millions de litres), dépôt de Kayes (7 millions de litres).

Accélération du traitement des procédures douanières 

Selon les termes de l’accord entre le gouvernement et les opérateurs pétroliers relatif à la diligence dans le traitement des procédures administratives douanières des camions, le délai ne devrait plus dépasser les 24 h. En application de cet accord, le ministre Diallo a constaté, lors de sa visite, que sur 124 camions enregistrés, 110 ont été traités en moins de 24 heures. Et la journée  n’était pas encore finie, car le bureau des pétroles des douanes travaille 24 h sur 24 h depuis que le gouvernement a pris des mesures urgentes pour juguler la crise de carburant. 

Toujours en sa présence, le ministre a pu également constaté que 200 camions avaient commencé à faire leur entrée pour les formalités douanières. Avant de quitter les lieux, Moussa Alassane Diallo a exigé, sans délai, à ce que toutes les stations-services du pays soient approvisionnées, afin de garantir une offre largement supérieure à la demande et assurer un retour complet à la normale. 

Ainsi, trois jours après cette visite du ministre de l’Industrie et du Commerce, effectuée le lundi 24 novembre 2024, les files d’attente dans les stations-services ont fortement diminué. Et mieux, certaines stations-services, qui n’opéraient pas, sont ouvertes. Il n’y a plus de files d’attente dans les stations-service de la capitale. Les usagers sont servis en quelques minutes. La circulation sur les grandes artères a repris de plus bel. On peut dire que la crise de carburant, en ce qui concerne Bamako, est devenue un triste souvenir. 

Après Bamako, cap sur les régions 

Tel est l’autre défi du gouvernement pour mettre totalement fin à la crise de carburant. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, l’a exprimé le jeudi 27 novembre 2025. C’était lors de la tenue de la 7ème rencontre hebdomadaire avec les acteurs du secteur pétrolier. Une réunion qui a permis de faire le point sur l’évolution de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et de faire des ajustements sur les priorités et de confirmer les efforts engagés pour sécuriser durablement l’approvisionnement de l’ensemble du pays en hydrocarbures. 

Après ce point, Moussa Alassane Diallo a affirmé que l’approvisionnement des régions est une autre priorité, car l’objectif du gouvernement est qu’aucune zone du pays ne doit être laissée en marge de la chaîne d’approvisionnement. Et, il est heureux de constater que la situation dans les régions commence à s’améliorer.

A ce rythme, on peut espérer que d’ici quelques jours, la situation de disponibilité du carburant dans tout le pays reviendra à la normale. 

Sidi Modibo Coulibaly

30 novembre 2025 0 comments
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SIAMA 2025
A la UneSeko ni Donko

SIAMA 2025 : Le Burkina Faso et le Niger à l’honneur, entre coopération régionale et valorisation des savoir-faire

by Ibrahim Kalifa Djitteye 29 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La 5ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) a consacré une journée spéciale au Burkina Faso et au Niger, invités d’honneur de l’événement. Entre cérémonies officielles, débats ministériels sur l’avenir de l’artisanat sahélien, animations culturelles et dégustations gastronomiques, cette rencontre a illustré la richesse des savoir-faire et la force de la coopération régionale. Le partenariat signé avec le SAFEM et l’hommage rendu au ministre Mamou Daffé ont marqué cette deuxième journée de la 5è édition.

La cérémonie d’ouverture, marquée par simplicité et chaleur, a réuni des personnalités importantes : le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, son homologue burkinabè Serge Gnaniodem Poda, ainsi que le représentant du ministre nigérien de la Culture. Les interventions et les animations ont donné le ton d’une journée dédiée à la coopération régionale et au rapprochement des peuples.

Un panel ministériel stratégique sur l’avenir de l’artisanat sahélien

Au cœur de cette journée, un panel ministériel de haut niveau s’est tenu sur le thème : « Artisanat et industrialisation dans l’espace du Sahel : quel défi pour le consommer local ? ». Les ministres Poda et Daffé ont échangé sur les enjeux cruciaux liés à la transformation des produits artisanaux, à la structuration des filières et à la nécessité de politiques concertées pour stimuler la consommation locale.  

Salon international de l'artisanat
Les trois ministres de la Culture de l’AES au SIAMA 2025, à Bamako, le 28 novembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les débats ont mis en évidence l’importance d’une industrialisation adaptée aux réalités du Sahel, capable de préserver les savoir-faire traditionnels tout en favorisant leur modernisation. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer l’intégration économique régionale, afin que l’artisanat devienne un levier de développement durable et de souveraineté économique.  

Une immersion culturelle et artistique

Au-delà des réflexions stratégiques, la journée a été rythmée par des animations culturelles et des visites de stands. La troupe artistique du Burkina Faso et l’ensemble instrumental du Mali ont ouvert les festivités, offrant aux participants une immersion dans la diversité sahélienne. Les stands des pays invités ont mis en valeur la richesse des savoir-faire artisanaux, allant de la maroquinerie aux textiles, en passant par la bijouterie et la sculpture.  

Cette dimension culturelle a rappelé que l’artisanat n’est pas seulement une activité économique, mais aussi un vecteur de rapprochement entre les peuples et de préservation des identités.  

Un partenariat stratégique entre SIAMA et SAFEM

La Journée des pays invités d’honneur a également été marquée par un événement institutionnel majeur, notamment la signature d’une convention entre le SIAMA et le Salon International de l’Artisanat de la Femme (SAFEM). La cérémonie, présidée par le Secrétaire général du Ministère de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, représentant le ministre Mamou DAFFÉ, a scellé un partenariat stratégique.  

Le Commissaire général du SIAMA, Mamadou Minkoro Traoré, et Mme Zeinabou Touré du SAFEM ont apposé leurs signatures en présence de l’ambassadeur du Niger au Mali, Son Excellence Adamou Abdou, et du Conseiller technique du ministère burkinabè en charge de l’artisanat. Cet accord illustre la volonté des deux institutions de renforcer la coopération artisanale et de valoriser le rôle central de la femme dans la promotion des savoir-faire traditionnels.  

Art culinaire des pays d'invités d'honneur
Valorisation de l’art culinaire des pays AES, au Salon international de l’artisanat à Bamako, le 28 novembre 2025. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Gastronomie et reconnaissance des artisans

Le vendredi 28 décembre 2025, une autre activité phare a enrichi le programme : la dégustation des mets traditionnels du Burkina Faso et du Niger. Présidée par le ministre Mamou Daffé, cette rencontre gastronomique a offert aux participants un moment de découverte et de convivialité, mettant en lumière la richesse culinaire du Sahel.  

À l’issue de cette journée, le ministre a été honoré par les artisans touaregs de la Confédération des États du Sahel (AES). En turbané selon la tradition, il a reçu le sabre touareg, le drapeau de l’AES, ainsi qu’un tableau et un sac. Ces symboles de reconnaissance témoignent de l’engagement du ministre en faveur de l’artisanat et de la culture. Le représentant des donateurs a salué son soutien constant aux artisans et à la valorisation des savoir-faire, soulignant la force des liens entre institutions et acteurs du terrain.  

Une édition tournée vers l’avenir

La 5ᵉ édition du SIAMA s’est ainsi distinguée par sa capacité à conjuguer réflexion stratégique, célébration culturelle et reconnaissance institutionnelle. En mettant à l’honneur le Burkina Faso et le Niger, le Mali a réaffirmé son rôle de catalyseur dans la coopération régionale et la promotion de l’artisanat sahélien.  

Entre débats ministériels, partenariats institutionnels, animations artistiques et moments de convivialité, SIAMA 2025 s’impose comme une plateforme incontournable pour penser l’avenir de l’artisanat dans le Sahel. Plus qu’un salon, il devient un espace de dialogue, de créativité et de solidarité, où traditions et modernité se rencontrent pour bâtir une économie locale forte et intégrée.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Sortie de la 47ème promotion de l'EMIA
A la UneSécurité

Sous le signe du général Sangaré : la nouvelle génération d’officiers prête à défendre le Mali

by Chiencoro 28 novembre 2025
written by Chiencoro 6 minutes read

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Les ministres des Affaires étrangères de l'AES.
ActuPolitique

Confédération du Sahel : les ministres préparent la deuxième session du Collège des Chefs d’État

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La capitale burkinabè a accueilli ce mercredi, 26 novembre 2025, une importante réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la coordination diplomatique et la consolidation de l’espace confédéral. Cette rencontre s’est tenue sous la présidence de Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, chef de la délégation malienne.

La réunion a rassemblé les délégations des trois pays membres de l’AES. Le Burkina Faso était représenté par  Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, tandis que le Niger était conduit par Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur.  

Une rencontre de haut niveau

Précédée par une session des Hauts fonctionnaires des piliers Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement, la rencontre ministérielle avait pour objectif principal de préparer la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, prévue du 22 au 23 décembre 2025, à Bamako.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par les allocutions des trois ministres. Chacun a réaffirmé l’importance de cette étape dans la mise en œuvre de la vision des Chefs d’État de l’AES : le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État du Mali, également Président de la Confédération ; le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso ; et Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger.  

Tous ont insisté sur la nécessité de bâtir un espace souverain, sécurisé et prospère, au service des populations du Sahel, confrontées depuis des années aux défis du terrorisme et de l’instabilité.

Des avancées tangibles depuis Niamey

Les ministres ont salué les progrès enregistrés depuis le sommet du 6 juillet 2024 à Niamey, qui avait marqué une étape fondatrice pour l’AES. Sous la présidence du Général Assimi Goïta, la Confédération a consolidé son front commun dans la lutte contre le terrorisme, la coordination diplomatique et la promotion du développement socio-économique.  

Ils ont également examiné plusieurs projets d’instruments juridiques destinés à renforcer l’architecture institutionnelle de l’AES, en prélude à la prochaine session du Collège des Chefs d’État.

L’analyse des dynamiques géopolitiques régionales a mis en lumière l’évolution des modes opératoires des groupes terroristes, désormais orientés vers la perturbation des activités économiques dans l’espace confédéral. Les ministres ont dénoncé avec fermeté ce qu’ils qualifient de « terrorisme médiatique », visant à fragiliser les États membres par des campagnes de désinformation.  

Ils ont condamné la récente campagne dirigée contre le Mali, exprimant leur solidarité et leur soutien au gouvernement et au peuple maliens. La résilience et le courage des populations ont été salués comme un exemple de résistance face aux tentatives de déstabilisation.

Une réponse médiatique, la radio AES

Dans cette dynamique de riposte, les ministres ont salué le lancement officiel de la radio AES « Daandė Liptako », inaugurée à Ouagadougou le jour même. Ce nouvel outil de communication est destiné à promouvoir le narratif de la Confédération et à mobiliser les populations autour des idéaux de souveraineté, de dignité et de coopération.  

La création de ce média constitue une réponse stratégique à la désinformation et un instrument de cohésion pour les peuples du Sahel.

Enfin, les ministres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la construction de l’espace confédéral dans la continuité de la vision des trois Chefs d’État. Une motion spéciale de remerciements a été adressée au Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pour son rôle déterminant dans la consolidation de l’AES et la défense de la souveraineté africaine.  

Cette réunion ministérielle, au-delà de son caractère préparatoire, apparaît comme une étape décisive dans la structuration de la Confédération des États du Sahel. Elle illustre la volonté des trois pays de transformer leur alliance en un véritable espace de stabilité et de prospérité partagée, malgré les défis sécuritaires et médiatiques.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Croissance économique
A la UneÉconomie

Leçon malienne : comment Assimi Goïta a fait mentir les pronostics économiques

by Sahel Tribune 28 novembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

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Sommet Afrique-Europe - Grande
Analyses

Afrique–Europe : le sommet du réalisme et des rééquilibrages

by Sahel Tribune 28 novembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À Luanda, entre promesses renouvelées et ambitions contenues, Africains et Européens ont tenté de redonner souffle à une relation vieille d’un quart de siècle. Plus qu’un sommet diplomatique, celui de 2025 s’est voulu un test grandeur nature pour un partenariat à la croisée des chemins.

Sous le soleil implacable de Luanda, les 24 et 25 novembre 2025, chefs d’État, diplomates et stratèges venus des deux rives de la Méditerranée ont célébré un anniversaire symbolique : 25 ans de partenariat UA-UE.

Mais derrière les sourires et les poignées de main, un constat s’imposait : l’Afrique n’est plus la même, et l’Europe non plus. L’une revendique son autonomie stratégique, l’autre cherche à préserver son influence dans un continent désormais convoité par Pékin, Moscou et Ankara.

Le thème choisi – « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif » – sonnait presque comme un plaidoyer : celui d’un multilatéralisme de survie, à l’heure où les fractures mondiales se creusent et où les alliances se recomposent.

Un partenariat en quête d’équilibre

João Lourenço, hôte du sommet et président angolais, a donné le ton d’entrée : « Ce partenariat doit désormais se penser d’égal à égal. » Les représentants européens ont acquiescé, parfois à contre-cœur. Car si le discours du respect mutuel s’impose, la réalité des rapports économiques et sécuritaires reste profondément asymétrique.

L’Europe, fidèle à sa stratégie de « Global Gateway » — son contrepoids au rouleau compresseur chinois des Nouvelles Routes de la soie —, a promis 150 milliards d’euros d’investissements sur le continent africain. Mais l’Afrique, de son côté, n’entend plus être une périphérie de la prospérité européenne : elle veut des transferts de technologie, une industrialisation réelle et une part plus équitable dans la création de valeur.

L’ombre du Sahel et la tentation de la souveraineté

Au cœur des échanges, les crises africaines ont plané comme des spectres familiers : Sahel, Soudan, RDC, Corne de l’Afrique. L’Europe plaide pour une stabilité régionale ; l’Afrique, elle, exige désormais la souveraineté dans la gestion de ses conflits.

L’échec des dispositifs de sécurité imposés par l’extérieur – du G5 Sahel à la MINUSMA – hante encore les esprits. L’UA réclame que les opérations de paix africaines soient financées directement par l’ONU, avec un soutien renforcé du Fonds européen pour la paix.

La guerre en Ukraine, omniprésente dans les discussions, a aussi révélé un clivage : l’Afrique refuse de s’aligner, préférant le pragmatisme des alliances multiples au suivisme diplomatique.

Du climat à la connectivité : les nouveaux chantiers

Le sommet a aussi voulu parler d’avenir. L’Afrique et l’Europe se sont engagées à fournir une énergie propre à 100 millions d’Africains d’ici 2030, tout en accélérant la transformation numérique du continent.

Mais derrière ces promesses se cache une bataille d’intérêts : celle des minéraux critiques, du lithium congolais au cobalt zambien, qui alimente les industries vertes européennes. L’Afrique réclame que cette transition écologique ne soit pas un nouveau pacte de dépendance, mais un levier d’industrialisation.

Sur le commerce, la ZLECAf (Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) est apparue comme le grand pari africain, encore fragile mais porteur d’espoir. L’Europe, en retour, a promis d’adapter certaines de ses politiques commerciales, notamment sur la taxe carbone aux frontières, jugée injuste par les pays du Sud.

Une Afrique jeune, une Europe vieillissante

Entre les deux continents, le fossé générationnel saute aux yeux. L’Afrique, plus jeune que jamais, aspire à l’emploi, à la mobilité, à la reconnaissance. L’Europe, plus vieillissante, redoute l’immigration mais a besoin de talents et de main-d’œuvre. La question migratoire, abordée avec diplomatie, reste le grand non-dit de ce partenariat.

Les dirigeants africains ont insisté sur l’autonomisation des jeunes et des femmes, tandis que Bruxelles a mis l’accent sur la migration légale et maîtrisée — un euphémisme pour contenir sans fermer.

Un multilatéralisme à réinventer

Enfin, l’appel à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et des institutions financières internationales a fait consensus. Les Africains veulent siéger à la table où se décident les règles du monde, et non plus dans la salle d’attente du développement. L’Europe, consciente de la perte de son monopole moral, s’y est montrée favorable… du moins sur le papier.

La déclaration finale, forte de 49 points, se veut ambitieuse. Mais à Luanda, chacun savait que la crédibilité du partenariat UA-UE ne se jouera plus sur les communiqués, mais sur les résultats tangibles. Le continent africain ne veut plus de promesses creuses : il veut des routes, des usines, des emplois, des satellites.

À l’heure où le monde entre dans une ère de compétition globale, le partenariat Afrique–Europe doit prouver qu’il peut encore être une alliance d’intérêt et non de dépendance. Ce sommet de 2025 aura au moins eu un mérite : rappeler que le temps des illusions postcoloniales est révolu, et que l’Afrique, désormais, parle d’égal à égal.

A.D

28 novembre 2025 0 comments
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