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Doulaye Konate ministre de lEducation nationale copie
Seko ni Donko

Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale : « C’est aujourd’hui que commence la récolte des fruits »

by Sahel Tribune 12 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

C’est parti pour les examens du Diplôme d’étude fondamentale (DEF) au Mali. Lundi 12 octobre 2020, le lancement des épreuves écrites, dans la rive gauche de Bamako, a été fait par le Pr Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale. C’était à l’école N’Tomi B de N’Tomikorobougou, un quartier sis à la rive gauche de Bamako. Occasion saisie par le ministre d’appeler les surveillants à l’application « stricte » des règles.

Pour le démarrage de la phase écrite des épreuves du DEF, l’école N’Tomi B de N’Tomikorobougou a servi de lieu pour le coup d’envoi des épreuves par le ministre de l’Éducation nationale. La tenue de cet évènement a enregistré la présence de la directrice de l’académie de la rive gauche, Mme Koné Rakiatou Diarra ; le maire de la commune III, Mme Djiré Mariam Diallo ; le directeur du centre national des examens et concours de l’éducation, Mohamed Maiga…

Lire aussi DEF 2020 au Mali : 239 456 candidats prendront part aux épreuves à partir de ce lundi

C’est aux environs de 7 h 30 que le ministre a fait son entrée dans la cour de l’école N’Tomi B. Après la montée des couleurs par les pionniers venus pour la circonstance, le Pr Doulaye Konaté s’est adressé aux surveillants : « Cette année a été difficile. Je voudrais vraiment vous féliciter d’avoir tenu bon malgré les soubresauts qu’on a eu pendant l’année scolaire. C’est aujourd’hui que commence la récolte des fruits ».

Pour un travail bien fait, le ministre se dit prêt à soutenir les enseignants chargés de la surveillance des épreuves : « Je vous donne mon soutien. La responsabilité de vous qui êtes surveillants est très lourde. Vous avez les clés du changement, le Mali nouveau commence à partir de l’école. Il n’y a pas de doute là-dessus. »

Lire aussi Adama Fomba : « L’enseignement n’est pas un prêt-à-porter »

Résolu pour la réussite des examens du DEF 2020 et la promotion du mérite, le ministre a été clair dans ses propos : « Je vous (surveillants ndlr) demande surtout d’appliquer le règlement dans toute sa rigueur. Cela est très important. Vous êtes couverts par ces textes, appliquez-les. Je suis vraiment très formel là-dessus : tolérance zéro à la fraude. Je suis derrière vous. Les textes doivent être appliqués avec rigueur ».

Sans ambages, il invite les enseignants à prendre leur responsabilité. Ainsi, c’est à la salle N° 2 de l’école N’Tomi B que le ministre a ouvert l’enveloppe contenant les sujets. Dans cette salle, les candidats ont eu droit à ces assurances de la part du ministre. « Je souhaiterais que les élèves du pays aient la chance que j’ai pu avoir à travers l’occupation de certains postes du pays. Je dis que cela est bien possible. Tant que je serai ministre de l’Éducation nationale, il y a des choses auxquelles je tiens : l’égalité des chances ». Cela veut dire, précise-t-il aux élèves, qu’on ne doit pas permettre à certains candidats de passer aux examens par le fait que leurs parents ont de l’argent. « Battez-vous, et enlevez cela de votre tête. On passe à l’examen sans argent », a-t-il fait savoir aux candidats tout en leur souhaitant bonne chance.

Lire aussi Amadou Kéïta au cours du lancement des épreuves du DEF : « Nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré »

De son côté, Mme Koné Awa Diarra, présidente du centre N’Tomi B, estime qu’aucune difficulté n’a été recensée pour ce début des épreuves. Dans ce centre, argue-t-elle, il y a dix (10) salles, 20 surveillants et 250 candidats, dont 113 garçons, 137 filles et 19 candidats libres (CL). D’après elle, tous les candidats et surveillants étaient présents.

À entendre le directeur du centre national des examens et concours de l’éducation, le DEF durera trois (3) jours. Et au directeur Maiga de préciser que la détention de tout matériel et document contenant du sujet est interdite aux candidats en salle d’examen. Un candidat pris en fraude est d’office exclu de la salle et peut être suspendu durant des moments, a-t-il averti tout en rappelant que cette année le Mali compte : « 9 578 salles pour 239 456 candidats ».

Mamadou Diarra

                                                                                                             

12 octobre 2020 0 comments
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Amadou Keita accompagne de la directrice de lAE de la rive droite copie
Seko ni Donko

Amadou Kéïta au cours du lancement des épreuves du DEF : « Nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré »

by Sahel Tribune 12 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les épreuves du DEF ont démarré, lundi 12 octobre 2020, sur toute l’étendue du territoire malien. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a procédé au lancement des épreuves au groupe scolaire du 2e cycle de Baco-Djicoroni. Un lieu pour M. Amadou Kéïta de formuler des conseils à l’endroit des candidats.

C’est parti pour les épreuves du Diplôme d’étude fondamentale (DEF), session d’octobre 2020 ! « Toutes les dispositions sont prises pour que l’on puisse relever le défi de l’organisation de ce DEF 2020 », a indiqué la directrice de l’Académie d’enseignement de la rive droite de Bamako, Touré Zahiatou Ayouba. C’était lors du lancement des épreuves.  

Dans la rive droite de Bamako, au total 3 195 candidats, dont 1 128 candidats libres, répartis dans 137 centres d’examen, prennent part aux épreuves du DEF, souligne Touré Zahiatou avant de préciser que les filles représentent 52,20 % de ces candidats. Toujours au titre des préparatifs, la directrice de l’AE de la rive droite indique que 300 agents de maintien d’ordre ont été mobilisés pour la sécurisation des centres d’examen au sein de cette rive. Pour la surveillance des épreuves, 2463 enseignants ont été mobilisés, a-t-elle indiqué.

Lire aussi DEF 2020 au Mali : 239 456 candidats prendront part aux épreuves à partir de ce lundi

Au groupe scolaire du 2e cycle de Baco-Djicoroni, 300 candidats prennent part à cet examen de fin d’année.  

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Kéïta a procédé au lancement des épreuves dans ce centre d’examen du Groupe scolaire du 2e cycle de Baco-Djicoroni. À cette occasion, M. le ministre s’est allié derrière son collègue de l’Éducation nationale, pour inviter les enseignants à plus de responsabilités et les candidats à plus de courage. Il ne s’est pas limité là. En bon père de famille, il a livré des conseils aux candidats : « Seul le travail paie ! »  À l’en croire, les élèves doivent comprendre qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. 

Lire aussi Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : le professeur Amadou Keita pour relever les défis majeurs !

M. Kéïta, tout comme la directrice de l’AE de la rive droite, s’est réjoui de la forte représentativité des filles. Il a également salué le respect des mesures barrières. À l’en croire, le gouvernement a fait de son mieux pour que chaque candidat ait un masque afin qu’aucun ne soit une menace pour l’autre.

Selon M. le ministre, l’enseignement fondamental étant le soubassement du système éducatif, il est nécessaire de veiller à la qualité de la formation à ce niveau, puisque ce sont ces produits qui arriveront au supérieur. D’où toute sa gratitude de s’intéresser à la bonne organisation des épreuves du DÉF. « Au niveau de mon département, même si je suis de l’Enseignement supérieur, ça nous tient à cœur de suivre ce qui se passe au niveau de l’enseignement fondamental », a fait comprendre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Lire aussi Adama Fomba : « L’enseignement n’est pas un prêt-à-porter »

M. Kéïtaa saisi cette opportunité pour rappeler que « l’éducation tient une place assez importante » pour cette transition politique en cours au Mali. Elle fait partie des « préoccupations les plus importantes » du gouvernement de transition, a-t-il indiqué avant de rassurer : « Mon collègue et moi, nous nous engageons à faire en sorte que l’enseignement de base puisse voir son blason redoré ».

Invitant les candidats à se défaire de certains préjugés faisant croire que « ce qui compte, ce n’est pas la connaissance, mais le diplôme » etque tous les moyens sont bons pour avoir ce diplôme, M. le ministre rappelle aux candidats que« seule la connaissance peut nous amener à développer notre pays ». Il finit par exhorter les candidats : « Cherchez la connaissance et vous serrez parmi les meilleures ! »

Lire aussi Journée mondiale des enseignants : pour une éducation inclusive et de qualité, améliorer les conditions des enseignants !

Avant qu’ils ne regagnent leur salle d’examen, nous avons pu prendre les impressions de certains candidats. Dans l’ensemble, chacun se réjouit de voir que cet examen a pu finalement se tenir cette année. Tel est le cas de Alexis Kamaté, candidat, qui s’était découragé parce que pensait qu’il n’allait plus y avoir d’examens cette année. Le jeune Alexis dit n’avoir aucune peur d’affronter les épreuves et se dit confiant. Quant à Fatoumata, également candidate, elle se dit un peu stressée parce que l’on ne peut jamais préparer à 100 % un examen.

Notons qu’en plus des mesures barrières, dans ce centre d’examen, tout a été mis en place pour éviter des cas de fraude. Les élèves ont été invités à garder loin des salles d’examen, tous les effets qu’ils ont emportés.

Pour rappel, le Mali compte cette année 239 456 candidats.  

Fousseni Togola

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Orphelin de guerre
Seko ni Donko

#DevoirDeConscience 5 : la nouvelle vie de Seydou, l’orphelin !

by Sahel Tribune 12 octobre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Ce billet fait partie de notre série de billets fictifs, « Devoir de conscience ». Une série qui vise à faire découvrir la dure vie des orphelins, de façon générale, et des orphelins de guerre en particulier. Dans cet épisode, il est question des souffrances qu’on fait subir au petit Seydou, après l’assassinat de ses parents par les djihadistes.

Une nouvelle vie commence pour le petit Seydou. Une vie étrange et difficile. Sans père ni mère. Le bonheur et le malheur jouent leur mauvais tour à Seydou qui a vu son bonheur supplanté par le malheur.

Lire aussi #DevoirDeConscience 1 : le jeune Seydou, l’adolescent qui voulait tout comprendre

L’orphelin reçoit généralement des qualificatifs qui lui rendent la vie dure. Lorsqu’on perd brusquement ces parents voire l’un d’entre eux, nos entourages pensent différemment de nous. On te qualifie de maudit ou de sorcier.  

Le petit Seydou, chez ses tontons, Abdoulaye et Oumar, était obligé, pendant l’hivernage, de se réveiller depuis aux premiers chants du coq pour conduire les bœufs dans les bois afin de les faire paître avant l’heure des travaux champêtres. Il est le Benjamin dans cette famille. Il est tenu d’exercer les travaux que devrait mener un Benjamin.

Lire aussi #DevoirDeConscience2 : le mouvement naturel et le mouvement artificiel

Seul dans la forêt, dans un noir épais, le petit Seydou s’assoit au pied d’un arbre et passe tout son temps à pleurer la mort de ses parents. Il pleure et regarde vers l’orient en parlant comme s’il s’adresse à un homme à qui il demandait les raisons pour lesquelles il a été retiré de l’affection de ses parents si précocement. Il s’interrogeait sur les raisons de sa venue dans ce monde égoïste et insensible. Il se voyait innocent.

Seydou devient inconsolable. Ses pleurs ne cessent plus. Ses paupières se gonflent de jour en jour. Ses yeux sont devenus si petits qu’on a de la peine à les identifier correctement. Par fini, Abdoulaye et son frère décidèrent de lui donner une bonne correction, désormais, une fois qu’ils le verront, de nouveau, en train de pleurer la mort de ses parents qui sont partis, il y’a cinq mois. À proprement parler, ce qui faisait pleurer Seydou, c’était surtout ses conditions de vie et non pas la disparition de ses parents.

Lire aussi #DevoirDeConscience3 : le jour où sa famille a été assiégée et son père assassiné

Avec l’avènement de ces barbus dans la zone, la vie est devenue difficile pour tous les villageois. La famine et les épidémies s’abattent sur les villageois faisant des milliers de morts et de déplacés.

Ceux qui ne sont pas morts ne pouvaient compter que sur un seul repas par jour. Les récoltes étaient pilées. Les animaux tués et les enfants enrôlés de gré ou de force dans les rangs de ces barbus.

Lire aussi #DevoirDeConscience4 : une vie d’orphelin !

À huit heures, les travaux champêtres commençaient. Le petit Seydou doit conduire les bœufs de labour. Il était celui qui devait se mettre devant les bœufs à la charrue, et pendant toute la journée. Tous les jours, il passe la journée à marcher devant ces bêtes, avec des épines qui le piquent dans les pieds, puisqu’il ne possédait plus de chaussures. Il est fouetté lorsqu’il faisait un faux pas devant les bœufs. De temps en temps, il tombe devant ces animaux qui le menacent souvent avec leurs longues cornes.

À suivre !

Fousseni Togola

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Eleves en Examen
Éducation

DEF 2020 au Mali : 239 456 candidats prendront part aux épreuves à partir de ce lundi

by Sahel Tribune 11 octobre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les épreuves pour l’examen du Diplôme d’étude fondamentale (DEF) démarrent, lundi 12 octobre 2020, sur toute l’étendue du territoire malien. Cette année, le Mali compte au total 239 456 candidats repartis entre 1 832 centres d’examens et 9 578 salles, selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. Pour la bonne tenue de ces épreuves, le gouvernement malien engage 19 190 surveillants pour assurer le suivi des candidats dans les différentes salles d’examen.

Lire aussi Adama Fomba : « L’enseignement n’est pas un prêt-à-porter »

Se tenant dans un contexte assez particulier, animé à la fois par une crise sécuritaire, sanitaire, mais aussi politique, de la vie de la nation malienne, le Bureau exécutif national du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (B. E.N/ S.Y.P.E.S.C.O) exhorte les autorités de la transition à la sécurisation des centres d’examen ainsi que du personnel chargé du suivi et de la surveillance de ces examens de fin d’année. Ce n’est pas tout, ce syndicat demande également à ces autorités de tout mettre en œuvre « afin d’éviter les cas de fuite des sujets avant et pendant les examens et les cas de fraude dans les salles d’examens ». En cas de fuite des sujets ou de fraude, ce syndicat, dont le secrétaire général est Adama Fomba, invite à l’identification et à la punition des auteurs conformément aux lois en vigueur en la matière.

Lire aussi Crise scolaire : après les publics, les privés sur le ring

À travers son communiqué, le B. E.N/ S.Y.P.E.S.C.O invite tous ses militants au respect des textes et à plus de responsabilités dans l’accomplissement des tâches qui leur sont confiées.

Rappelons que le ministère de l’Éducation nationale attache une importance particulière à la bonne tenue de ces épreuves. Les candidats au DEF commenceront les épreuves ce lundi avec la Rédaction.

Togola

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Construction dune nouvelle mosquee a Zantiguila copie
Actu

Zantiguila : le chef de village accusé de détournement du fonds destiné à la construction d’une mosquée

by Sahel Tribune 11 octobre 2020
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Les polémiques autour de l’argent destiné à la construction de la mosquée de Zantiguila poursuivent leur petit bonhomme de chemin. Selon des enregistrements audios qui nous sont parvenus, c’est le fils du chef de village qui l’accuse d’avoir détourné l’argent du village.

Il y a quatre ans, dans le cadre de sa politique de désenclavement, l’État malien a aménagé une route reliant directement Zantiguila, sur la route de Bamako-Ségou. Cette route est tombée sur la mosquée de ce gros village qui borde la forêt classée Faya. Pour la construction d’une nouvelle mosquée, les autorités maliennes ont déboursé plus de 30 millions de FCFA. Après le démarrage des travaux de construction, le chantier est à l’arrêt pour faute d’argent.

Le fils du chef de village l’accuse

Pourtant, selon le troisième fils du chef, Sounko Coulibaly dit Bafing, prêcheur à Zantiguila, le travail effectué ne vaut pas la moitié des 30 millions. Surtout que les dimensions qui avaient été convenues n’ont pas été respectées, a-t-il précisé. D’ailleurs, il explique que d’après ses propres enquêtes, la somme que son père a reçue est plus de 35 millions FCFA. 

Aux dires de Bafing, lorsque l’argent est arrivé, le chef de village, Bina Coulibaly, n’a informé ni l’imam, ni le muezzin, ni les prêcheurs, ni ses conseillers afin que ceux-ci donnent leurs avis sur l’utilisation qu’il fallait faire de la somme reçue. À l’en croire, puisqu’il s’agit d’une somme qui appartient au village et non pas au chef de village et ses conseillers, Bina devrait demander l’avis des autres.

Le chef de village indexe l’agent de la mairie

Interrogé sur le sujet, Bina Coulibaly reconnait avoir reçu plus de 30 millions pour la construction d’une nouvelle mosquée dont les travaux ont été confiés à Amara Diakité, Eaux et forêt et troisième conseiller à la mairie de Zantiguila. Selon M. Coulibaly, il est accusé d’avoir détourné l’argent du village parce que le travail a connu des blocages dus à des phénomènes indépendants de leur volonté. Toutefois, le chef de village nie avoir détourné même un franc de cette somme destinée à la construction de la mosquée.

Pourtant, selon nos informations, l’imam de ladite mosquée dit n’être au courant de rien concernant le déroulement des travaux de construction de la nouvelle mosquée. Or, le chef de village a fait comprendre qu’il a toujours fait des comptes-rendus à la commission de la mosquée.

Les précisions de Amara Diakité

Contacté par nos soins, Amara Diakité estime que l’affaire est assez simple puisqu’il existerait entre lui et le chef de village ainsi que ses conseillers un contrat de travail écrit. Il demande alors à Bina d’apporter ce document pour que les choses soient claires pour tout le monde. Il précise quand bien même qu’il n’a pas reçu 30 millions pour la construction de cette mosquée. Toutefois, il s’abstient de dire que le chef de village a détourné l’argent du village, même si nous savons que le chef de village dit avoir reçu plus de 30 millions de FCFA. 

S’agissant du non-respect des dimensions convenues, Amara explique que toutes les dimensions de la mosquée ont bel et bien été respectées. Il souligne d’ailleurs que la nouvelle mosquée est plus large que l’ancienne.

Le troisième conseiller à la mairie de Zantiguila lève toute équivoque en précisant que toute la somme qu’il a reçue a été investie. À ses dires, pour ces travaux, des entrepreneurs, des ingénieurs ainsi que des maçons ont été engagés. Un fils du chef de village faisait d’ailleurs partie des maçons, a-t-il ajouté avant d’indiquer que celui-ci a reçu tous ses frais de travail bien vrai que le travail ne soit pas encore achevé.

Amara souligne également que ni l’imam ni le chef de village ne peuvent dire qu’ils ne sont pas au courant de l’utilisation faite à la somme reçue. Surtout que l’imam a été celui qui a posé la première pierre de cette mosquée, a-t-il laissé entendre. 

L’agent des eaux et forêts demande la convocation d’une réunion afin de chercher l’erreur et résoudre le problème. Cette réunion sera l’occasion de faire l’état des financements, a-t-il rassuré.

Une volonté de vengeance ?

De son côté, le 1er adjoint et conseiller au chef de village, Soundjè Coulibaly explique que si le chef de village dit n’avoir pas détourné l’argent du village, ce serait un oubli de sa part. « Le chef de village a détourné l’argent, il le doit parce que le village l’appartient », a-t-il finalement révélé.

Pour sa part, Maconno Coulibaly, président de la mosquée de Zantiguila, s’attèle à préciser l’origine même de tous ces problèmes autour de cette mosquée. À ses dires, le problème est parti d’une rencontre entre le maire de Zantiguila, Madou Traoré, et Bafing, le fils du chef de village. C’est ce fils qui dit que son père a détourné l’argent de la mosquée, a-t-il rappelé afin de blanchir Amara dans cette affaire. Il précise que celui-ci n’a point détourné l’argent destiné à la construction de cette mosquée. 

Laver les linges sales en famille

Toutefois, Bafing, après avoir conduit une délégation pour rencontrer le chef de village et lui demander des comptes au sujet de l’utilisation faite à la somme reçue pour la construction de cette mosquée, dit vouloir mener ce combat jusqu’au bout. Si le problème n’est pas résolu à temps, il se dit prêt à engager des procédures judiciaires contre son père.

Estimant que tout le problème autour de cette mosquée n’est qu’une volonté de vengeance dont l’acteur principal serait le fils, Bafing, du chef de village, Amara Diakité se dit toujours disponible à accompagner le village afin que la construction de cette mosquée puisse être achevée rapidement. Il demande également aux habitants du village de s’engager pour sauver l’honneur de tout le village. 

Pour sa part, le chef de village n’est plus prêt à se mêler aux travaux de construction de cette mosquée. Il nie les faits qui lui sont reprochés et demande aux habitants du village de tout faire pour achever la construction de cette mosquée. 

Ce qui est sûr, cette affaire n’est pas aussi claire. Pourquoi le fils du chef de village l’en veut ainsi ? Selon des témoignages reçues, il s’agit bien d’un coup monté par le maire de Maraka Counko contre lequel une plainte a été déposée pour mauvaise gestion.  

Fousseni Togola

11 octobre 2020 0 comments
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Vieille de 136 ans a Bamako copie
Sécurité

Mois de la solidarité : plus de 130 ans, Alima Sidibé se souvient encore…

by Sahel Tribune 11 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Chaque année, au Mali, le mois d’octobre est consacré à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion. Une occasion pour les autorités de l’État d’aller à la rencontre des plus vieilles personnes ainsi que des personnes démunies pour leur apporter des soutiens. Dans la même logique, la rédaction de Phileingora a rencontré Alima Sidibé, une vieille de plus de 130 ans. Mamie a encore la mémoire bonne.

Âgée de 136 ans, originaire de Kabaya, dans le cercle de Yanfolila, Alima Sidibé vit à Kabala, quartier périphérique de Bamako, dans la région de Koulikoro, chez son fils. Cette vieille dame, à la peau ridée, a encore la voix audible, malgré que le poids de l’âge pèse un peu sur son audition, sa vision ainsi que sa bipédie. Édentée, elle ne mâche plus de colas et a également cessé de consommer du tabac. Néanmoins, elle garde toujours la mémoire bonne pour se rappeler des faits ayant eu lieu avant même qu’elle ne se marie. N’ayant pas été instruit, difficile pour elle de dater les faits. Discuter avec elle demande un peu de patience. Pour mieux se remémorer, elle est obligée d’observer de longues pauses. Preuves qu’elle réfléchit à la suite du fait qu’elle raconte. Le poids de l’âge oblige. 

« Avez-vous eu connaissance de la grande famine causée par des criquets, il y a des années ? », nous demande-t-elle avant d’observer une pause d’à peu près une minute avant de poursuivre : « Il n’y avait pas de mil. Les gens ont souffert ». Sur son mari, Siratigui Diakité, mort il près de 28 ans aujourd’hui, Mami se rappelle encore que celui-ci était un grand chasseur de tout son temps dans leur village.

Les souvenirs, Alima en a en vrac. Elle essaie même de les raconter en mêlant un peu d’humour, même si cela ne lui réussit pas. « Avant les indépendances du Mali, je n’étais pas encore mariée. Les choses se faisaient différemment à notre époque. Je me rappelle que dans notre village, on confectionnait des chaussures avec les coques de haricot », a-t-elle laissé entendre dans une voix frissonnante. 

Alima a auprès une de ses filles, Mina Diakité, âgée elle aussi de près de 100 ans. Celle-ci est heureuse de se retrouver aujourd’hui auprès de sa mère. Tenant bon sur ses pieds, puisqu’exerçant même des activités de petits commerces, Mina, que les enfants du quartier appellent affectueusement Tenin Niouma, explique que Alima a énormément travaillé dans sa famille conjugale. Elle a cultivé pour nourrir ses enfants parce que le travail de plein temps de leur père était la chasse. Quant à l’éducation de Alima, elle était un peu austère. Elle n’hésitait point à se faire entendre à l’aide d’un fouet ou d’un bâton, comme la plupart des vieilles personnes de son époque, laisse entendre Mina. 

Selon les témoignages de sa fille, dans son village, Alima est la seule vivante de sa génération. Ce qui expliquerait d’ailleurs tout le dégoût de cette vieille dame de la vie. Lui souhaiter longue vie l’agace. À la place, elle préfère qu’on lui souhaite un bon voyage pour l’éternité.

Ses petits fils ne tarissent point d’éloges des qualités de cette vieille de plus de 130 ans. Drissa Diakité, enseignant dans une école fondamentale privée à Kabala, explique que malgré le poids de l’âge, Alima a le sens de l’humanisme. Elle traite tous les gens sur le même pied d’égalité. Son quotidien est partagé entre le sommeil et les causeries avec ses petits fils qui ne cessent de la taquiner. 

Mais le drame, c’est de constater que chaque année, le mois d’octobre est consacré à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion au Mali. Pourtant, une telle vieille personne vit dans un quartier périphérique de Bamako, mais dans la quasi-négligence des autorités de l’État. Selon Mina Diakité, sa mère n’a jamais reçu de dons provenant d’autorités politiques. Pourtant, à l’en croire, l’autorité communale de Kalaban -Coro est bien au courant de son existence. Si les mois de solidarité et de lutte contre l’exclusion gardent réellement tout leur sens, Alima Sidibé doit bénéficier de toutes les largesses des autorités durant ce mois.

Fousseni Togola

11 octobre 2020 0 comments
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Association malienne de psychologie
Santé

Journée mondiale de la santé mentale : l’Organisation malienne de psychologie respecte la tradition

by Sahel Tribune 10 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Comme chaque année, le monde a célébré, ce 10 octobre, la Journée mondiale de la santé mentale.  Pour l’occasion,  l’Organisation malienne de psychologie a animé une conférence de presse à la maison de la femme,  de l’enfant et de la famille de Bamako. Placée sous le thème « Considérations liées à la santé mentale et au soutien psychosocial pendant la pandémie de la covid-19 », cette conférence a permis à cette Organisation malienne de faire comprendre les impacts psychologiques de cette maladie sur la communauté.

Éduquer et sensibiliser  les communautés dans le cadre de la préservation de la santé mentale et contre la stigmatisation, tel est le but de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque année le 10 octobre. Cette année, l’Organisation malienne de psychologie n’est pas restée en marge de cette célébration.  Selon le président de cette jeune Organisation, Moussa Cissé, « au Mali, de tous les domaines de la santé, la santé mentale est la plus négligée ». M. Cissé, toujours pour expliquer le bien-fondé de cette Journée, indique l’insuffisance des services étatiques et privés dédiés à la promotion de la santé mentale. D’où d’ailleurs la raison d’être de cette Organisation.

Conscient de l’effet de la stigmatisation et de la discrimination sur l’état mental des personnes en « souffrance psychique », l’Organisation malienne de psychologie s’est longuement étendue sur les troubles psychologiques liés à la pandémie de la covid-19,  qui frappe le Mali depuis mars 2020. « La vitesse de propagation et la forte contagiosité de la pandémie, sa mortalité et l’absence de traitement approprié engendrent des réactions comportementales, émotionnelles et cognitives qui font de la covid-19 un événement psycho-traumatisant par excellence », a fait comprendre le président de l’Organisation malienne de psychologie au cours de la conférence de presse de ce samedi 10 octobre 2020. 

Selon M. Cissé, la pandémie de la covid-19 a forcé les pays à l’adoption de certains comportements, notamment les mesures de prévention imposant la distanciation sociale,  l’annulation de grands rassemblements, le couvre-feu, etc. Des mesures ayant porté un coup sérieux à certaines activités économiques et contraint des citoyens à un confinement partiel ou total. Ces situations,  estime le président de l’association malienne de psychologie, ne sont pas sans effets psychologiques. Cela reste de même de l’impossibilité pour les proches des victimes de cette maladie d’enterrer leurs parents.

La multiplication des violences faites aux femmes, la perturbation des services sanitaires sont entre autres d’autres conséquences de cette pandémie mentionnées par le président de l’Association l’Organisation malienne de psychologie. Ces situations ayant des impacts psychologiques, M. Cissé recommande : « Pour préserver une bonne santé mentale,  il faut veiller à un équilibre sain entre les divers aspects, social, psychique, physique, émotionnel, spirituel et physique de la vie. »

Rappelons que l’Organisation malienne de psychologie a été créée le 27 mai 2017. Cette Organisation a pour but de contribuer à la promotion des sciences psychologiques au Mali dans des domaines divers et variés. Composée d’un Conseil d’administration de 35 membres et 140 adhérents, cette organisation comprend également un pôle de formation, un pôle de recherche scientifique et une cellule d’urgence psychosociale.

L’ambition de cette organisation est non seulement d’avoir une plate-forme d’échange entre les psychologues du Mali et d’ailleurs mais aussi travailler à mettre la psychologie au service de la communauté. 

De sa création, voire avant, jusqu’à nos jours, l’Organisation malienne de psychologie a réalisé plusieurs activités parmi lesquelles des campagnes pour la lutte contre les violences basées sur le genre. Cette organisation a également apporté un accompagnement psychologique, de 2016 à nos jours, à 4340 élèves. En plus, elle a formé 300 professeurs  pour accompagner les élèves en difficulté. En dehors de toutes ces activités,  elle a un projet à l’endroit des aide-ménagères.  Dans ce cadre, elle organise chaque année, à l’occasion des 16 jours d’activisme pour l’élimination des violences faites aux femmes,  la « Nuit de l’aide-ménagère ».

Notons que cette organisation a des branches dans toutes les régions du Mali.

Fousseni Togola

10 octobre 2020 0 comments
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