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Saisi de drogue
Sécurité

Trafic de drogue : 122 kg d’herbes de cannabis saisis par le 12e arrondissement de Bamako

by Sahel Tribune 10 octobre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le trafic de drogue est aujourd’hui un véritable défi sécuritaire dans beaucoup de pays, notamment au Mali. Dans le 12e arrondissement de Bamako, mardi 6 octobre 2020, les éléments du Commissariat de police ont mis la main sur une bande professionnelle en trafic de drogue.

Les pneus des véhicules peuvent contenir autre chose que l’air. Ils sont bénéfiques pour les trafiquants de drogues qui les utilisent pour transporter minutieusement leur produit. Le commissariat du 12e arrondissement a pu permettre de découvrir ce nouveau mode opératoire.

Lire aussi De la drogue dans les pneus d’un camion-remorque

Les agents du commissariat de police du 12e arrondissement ont saisi 122 kg d’herbes de cannabis, mardi 6 octobre 2020, à Titibougou, sur la route de Koulikoro. Cette quantité importante de drogue était dissimulée dans les pneus d’un camion-remorque. Un nouveau mode opératoire des trafiquants au Mali. Le Commissaire divisionnaire, Hamadou Ag Elmédi et ses hommes ont saisi cette drogue ainsi que le chauffeur du camion et l’un de ses fournisseurs. 

D’après nos informations, cette saisine est rendue possible grâce à la collaboration de la population civile. En effet, le 12e arrondissement a été alerté de la présence de ce camion-remorque stationné au bord du goudron à Titibougou, sur la route de Koulikoro. L’explosion d’un pneu du véhicule a vite dévoilé le business que menait ce chauffeur. Car cette explosion a laissé disséminer de la drogue aux abords du goudron. 

Lire aussi Afrique : la lutte contre le trafic de drogue passe par la dislocation des réseaux de complicité

Ainsi alertés, des éléments du Commissariat ont été aussitôt déployés sur le terrain. Leur fouille a permis de découvrir « 32 briques d’herbes de cannabis dissimulées dans un second pneu et une quantité en vrac de 18 kg éparpillée suite à l’explosion du premier pneu ».

Le véhicule a été alors conduit au commissariat de police ainsi que le chauffeur. Les interrogatoires du conducteur vont permettre de découvrir le fournisseur qui sera lui aussi interpellé.

Selon nos sources, cette drogue était en destination de Dakar. Pour la réussite de cette opération, le Commissaire divisionnaire a salué la collaboration de la population, qui a joué un rôle de premier plan en matière d’information. À l’en croire, ces trafiquants n’étaient pas à leur premier voyage. Des enquêtes restent ouvertes pour démanteler le reste du réseau, a-t-on appris.

Lire aussi Le trafic de drogue, cette pratique qui continue d’alimenter les conflits au nord Mali

Rappelons que sans la collaboration de la population, il est difficile pour les autorités maliennes de découvrir un tel réseau. Le Mali ne possède pas d’équipements permettant, pour le moment, de détecter de la drogue dans les pneus d’un véhicule. Cette découverte doit amener les nouvelles autorités à songer à mettre la police ainsi que la douane à la hauteur des défis sécuritaires actuels.

Chiencoro

10 octobre 2020 0 comments
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Sécurité

Libération d’otages : voilà ce que les djihadistes font comprendre à nos États !

by Sahel Tribune 10 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La libération de quatre otages, parmi lesquels le chef de file de l’opposition malienne,  Soumaïla Cissé,  suscite des débats émanant de certaines craintes liées au système employé pour leur libération. Contre 4 otages, 230 djihadistes et une rançon estimée entre 15 et 20 millions d’euros auraient été libérés.  Des situations susceptibles d’aggraver l’insécurité dans le sahel.

Dans toutes les guerres, les djihadistes sont libérés, certes, mais 230 djihadistes plus une rançon estimée entre 15 et 20 millions d’euros, selon une publication de Seidick Abba, journaliste-écrivain et analyste politique, sur son compte Twitter, cela a tout le droit de donner à inquiéter. À travers ce geste, nos Etats renforcent ces groupes djihadistes.  Ces groupes ont profité aussi de ces libérations pour faire comprendre au monde leur domination. Car dans toute négociation, celui qui occupe la position privilégiée, c’est celui-là dont la voix porte le mieux. C’est comparable à ce que Karl Marx disait, dans « L’idéologie allemande », en parlant du capitalisme :  « Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toute époque, les pensées dominantes, autrement dit la classe matériellement dominante de la société y est aussi la puissance spirituellement dominante ». En effet, si les terroristes ne sont pas supérieurs idéologiquement à nos États, techniquement et matériellement, ils le sont. Donc, ces libérations soulèvent plus d’interrogations qu’elles n’en résolvent. 

Lire aussi Libération de Soumaïla Cissé et de trois autres otages : une nouvelle victoire des autorités de la transition !

Outre la libération de 230 djihadistes(derniers chiffres), 1 rançon estimée entre15 et 20 millions d’euros a bien été payée pour les 4 otages libérés hier au Mali. Les fonds venaient du Mali pour Cissé ; de la France pour Pétronin et de l’Italie pour les 2 Italiens. pic.twitter.com/pDIO7tFDe4

— Seidik Abba (@abbaseidik) October 9, 2020

Sur les antennes de TV5 monde, vendredi 9 octobre 2020, la question sur la situation que pourrait accoucher cette libération massive de djihadistes contre la liberté de quatre otages a agacé le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. « Je ne suis pas inquiet d’être libéré », a-t-il indiqué avant de demander d’aller poser la question à une personne n’ayant pas été acteur de la situation qu’il a traversé.

Lire aussi L’URD invite « à faire du dossier de la libération de l’honorable Soumaïla Cissé une priorité »

Pourtant, la question a tout le mérite d’être posée à lui en tant que chef de file de l’opposition malienne. Surtout,  celui qui avait suggéré au président déchu, Ibrahim Boubacar Kéïta, le report des élections législatives pour raison d’insécurité. Aujourd’hui, c’est lui sa libération qui contribue à remettre dans la nature plus de 200 djihadistes. D’un phénomène, de cause à effet, cette contribuerait plutôt à aggraver cette situation sécuritaire qu’à la résoudre. 

Interrogée le même jour par la même chaîne de télévision française, Niagalé Bagayoko, Présidente de l’African Security Secteur Network (ASSN), experte sécurité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, a bien fait comprendre qu’il convient de s’interroger sur les conditions de détention et de libération de ces djihadistes. Notamment que parmi les mis en liberté se trouveraient certaines figures importantes de certains groupes djihadistes, a-t-elle précisé avant de faire comprendre que ces libérations pourraient peser sur les équilibres.

Lire aussi Pour la libération rapide de Soumaïla Cissé, Alioune Tine appelle à intensifier les efforts

Toutes ces situations ne doivent pas manquer d’interroger et en même temps d’inquiéter le monde. Cette libération massive et ce paiement de rançon par le Mali, la France ainsi que l’Italie, pays dont des otages ont été libérés,  n’est point sans conséquence pour la sécurité des pays du sahel et par ricochet du monde entier.

Cette libération d’otages donne ainsi une opportunité aux djihadistes non seulement d’agrandir leur rang mais aussi de s’équiper davantage en armes voire de faire fleurir leur business de drogue sur le territoire sahélien. 

Lire aussi Pour la libération de Soumaila Cissé!

Au cours d’une interview,  mardi 6 octobre 2020, Bréma Ely Dicko, professeur de sociologie au Mali, indiquait que parmi les personnes libérées figurent des présumés djihadistes qui n’ont pas été jugés.  Selon lui, la crainte à ce niveau, c’est que le nombre d’années passées en prison pourrait remonter ces prisonniers contre l’Etat. Animé par un esprit de vengeance,  ils pourraient rejoindre des groupes djihadistes. 

Malgré toutes ces éventualités fâcheuses, certains trouvent comme excuse que la « vie de Soumaïla Cissé n’a pas de prix », comme si la sécurité au Mali et dans le Sahel n’avait pas suffisamment d’importance. Cette situation mérite des analyses objectives et non partisanes.

Lire aussi Enlèvement de Soumaïla Cissé : les pistes se précisent

Toutefois, il conviendrait, puisque le fait est consommé, que nos États s’équipent en contrepartie. Car les prochains jours voire les prochaines années peuvent s’avérer assez mouvementées dans le sahel, notamment au Mali. Parce que déjà les djihadistes ont eu confirmation qu’ils sont en position dominante.

Nos États feraient mieux de revoir rapidement leur stratégie de négociation pour ne pas continuer perpétuellement à être leur propre fossoyeur.

Oumarou

10 octobre 2020 0 comments
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Les licornes aussi renaissent de leurs cendres
Seko ni Donko

Livre : « Les licornes aussi renaissent de leurs cendres » ou la dure vie d’entrepreneuriat

by Sahel Tribune 9 octobre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son livre, « Les licornes aussi renaissent de leurs cendres », Ludovic Deblois fait voir la dure vie des entrepreneurs. Prisonnière de sa soif de créer, Julie, héroïne du roman, est confrontée à l’adversité.

L’entrepreneuriat, la famille, la politique, l’environnement, telles sont quelques grandes thématiques abordées dans « Les licornes aussi renaissent de leurs cendres » de Ludovic Deblois, publié en 2020 chez les éditions Candela.

Une vie de non-repos

Vie partagée entre la recherche de financement, les réunions administratives, les communications médiatiques, Julie devient prisonnière de sa passion. Vincent, son mari, un écologiste, lui aussi engagé dans la politique pour soutenir la candidature d’un ami aux élections présidentielles, n’a plus droit à des moments d’intimité avec sa femme Julie.

Lire aussi Le livre « Flic » ou comment certains policiers se sentent investis d’« une mission divine »

« Une vie entrepreneuriale transforme et accapare les êtres, Julie en sait quelque chose. Otage de sa soif de créer, elle est confrontée à l’adversité, au long de routes semées d’embûches et de murs vertigineux, minute après minute. Saisir une feuille de papier et griffonner des avenirs possibles relève de son quotidien », lit-on dans ce roman de 253 pages. Ayant un père sapeur-pompier, Julie est consciente de toutes les difficultés de ce corps notamment s’il s’agit parfois d’intervenir dans des zones difficiles d’accès pour sauver des vies. D’où la nécessité de la création de FIRO (Fire Robot), une entreprise de conception de prototypes de Robots sapeurs-pompiers, capables d’intervenir rapidement dans des situations difficiles et délicates, dans des zones difficiles d’accès. Une telle entreprise mérite des financements conséquents. Chose que Julie et son équipe n’a pas encore. Pourtant l’adversité est la plus rude. Les promesses de financement ne tiennent pas route. Néanmoins, un entrepreneur c’est aussi la détermination et la conviction. Mais jusqu’où Julie va-t-elle supporter la situation ? Quel avenir pour Firo ? Des questions dont le lecteur découvrira la réponse au cours de sa lecture. 

Vie d’homme politique

« Les licornes aussi renaissent de leurs cendres » fait part également, en plus du volet Intelligence artificielle (IA) et protection de l’environnement, le quotidien des hommes politiques. En effet, Vincent bat campagne pour un candidat qui cherche à faire différemment la politique. Olivier Beziat propose une tout autre réponse à la question de la laïcité en France et par ricochet de l’immigration et donc de la situation des musulmans en France. Mais Vincent ne tardera pas à claquer la porte en raison des divergences de vues.

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Ce roman de 253 pages se lit d’un trait en raison de la simplicité du style, mais aussi de la pertinence des thèmes abordés. L’auteur a le sens aiguisé de la description. Il nous fait voyager avec son héroïne en nous faisant voir chacune de ses réactions, sa démarche même ses émotions. C’est un livre qu’il faut absolument lire. Chacun peut y trouver son compte.

Cet ouvrage que nous avons reçu dans le cadre de notre collaboration avec Netgalley France est disponible en vente sur Amazon et sur plusieurs autres plateformes de vente en ligne.

Fousseni Togola

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Khalilou Sanogho copie
Seko ni Donko

Khalilou Bougounno Sanogho, auteur de « Les Pans de la vie » : « Aucun citoyen dans le monde n’est à l’abri des rayonnements ionisants »

by Sahel Tribune 9 octobre 2020
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Après avoir occupé plusieurs hautes fonctions de l’Etat, Khalilou Bougounno Sanogho soulage les peines qu’impose la retraite avec l’écriture. Il publie un premier ouvrage, « Les Pans de la vie », chez les éditions La Sahélienne, en 2020. Un ouvrage dans lequel il expose ses parcours ou plutôt ses expériences de la vie. Pour mieux nous imprégner du contenu de cet ouvrage, nous avons rencontré pour vous l’auteur. 

Phileingora : après des années de services rendus à la nation, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Khalilou Bougounno Sanogho : je me sens très bien. Je suis à la retraite depuis cinq ans. Je me réjouis d’avoir servi avec loyauté l’État malien au moins pendant 34 ans. Pour moi, c’est un réconfort moral dont je me réjouis pleinement. 

Vous venez de publier « Les pans de la vie » chez les éditions La Sahélienne. Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire cet ouvrage ?

Après tant d’années de services en direction de l’État, j’ai jugé utile et nécessaire de rédiger mes mémoires. Cet ouvrage est en somme une autobiographie. Ceci pour faire part de mes expériences vécues ainsi que les récits d’événements qui ont marqué ma vie familiale, mon enfance, l’école, ma carrière administrative, le milieu rural et enfin la retraite administrative. 

Avez-vous rencontré des difficultés dans la publication de ce livre ?

Je n’ai pas rencontré de difficultés. Je voudrais d’ailleurs saisir l’occasion pour remercier et féliciter les éditions La Sahélienne, qui, à travers sa collection les 50 Voix, a bien voulu publier ce livre. Que le directeur de cette publication soit vivement remercié ! 

Votre livre nous montre les hauts et les bas de l’évolution technologique. Pensez-vous que les Lumières ont constitué le début de la déshumanisation ?

Une invention se fait généralement pour le bien-être des populations. Mais si on l’utilise à d’autres fins, elle devient dangereuse pour les civilisations, les générations. C’est ce qu’il faut toujours éviter, bannir. 

Quand on fait une invention, il y a le côté positif et il y a le côté négatif. Les inventions peuvent être bénéfiques pour l’humanité si on en fait un usage conséquent. Mais si on les utilise pour assouvir certains intérêts, on plonge dans le néant et c’est le chaos pour l’humanité. 

Alors que préconisez-vous à nos États ?

D’abord d’être à la hauteur de toutes les découvertes. Ce qui manque à l’Afrique, c’est l’industrialisation. Nous allons dans les mêmes écoles que ces Européens, que ces Occidentaux, mais au sortir de ces écoles, nous ne pensons qu’à chercher à nous nourrir. Or, il faut chercher à améliorer le cadre de vie des populations.

Avec l’histoire de la covid-19, les génies africains ont commencé à se réveiller. On a commencé à inventer des équipements sanitaires. Mais c’était inimaginable. 

Aujourd’hui, il y a des pays comme le Ghana, le Burkina Faso, qui se sont lancés dans les conquêtes spatiales avec la mise en orbite de satellites. C’est le génie africain qui se réveille. Il est temps que ce génie se réveille.

Vous expliquez dans « Les Pans de la vie » d’avoir été victime d’une tentative d’assassinat au moyen de rayonnement ionisant pendant que vous jouissiez de votre retraite administrative. Dites-nous ce qu’un rayonnement ionisant ?

Un rayonnement ionisant est un rayonnement émis par une substance radioactive. Il est dit ionisant parce qu’il est capable de transporter de l’énergie et de la déposer au niveau d’un corps et d’une matière. Cela est appelé le phénomène d’ionisation. C’est ce qui fait la dangerosité de ce rayonnement. 

Un corps, qu’il soit solide, liquide ou gazeux, est constitué d’atomes. Parmi les atomes, il y en a qui sont instables. On les appelle les radionucléides. Il s’agit de  substances radioactives  naturelles comme l’uranium, ou artificielles telle que le plutonium. 

Ce sont ces atomes instables qui se transforment spontanément en perdant de l’énergie tout en revenant progressivement à un étatstable. Au cours de ce processus, ce sont des particules qui sont émises. On les appelle photons. Le flux de ces photons constitue le rayonnement ionisant.

D’une manière générale, il y a lieu de retenir qu’une substance radioactive émet à la fois plusieurs rayonnements ionisants. Au total, il y en a cinq : Alpha, Bêta, gamma, X et neutronique. Les deux premiers ont un faible pouvoir de pénétration. Par contre les trois autres sont très dangereux. Ces rayonnements peuvent parcourir, dans l’air, des centaines de mètres, puis traverser les habits et le corps. En traversant le corps, ces rayonnements déposent de l’énergie qui détruit les cellules du corps. Ce sont ces mêmes rayonnements qu’on utilise dans l’énergie et la santé. C’est ce qui constitue le côté positif de ces rayonnements. 

C’est avec ces rayonnements que nous faisons la radiothérapie, la radiographie, la médecine nucléaire. Ils donnent de l’énergie électrique aussi. On fait également le contrôle de la production industrielle avec ces rayonnements. 

Toutefois, ces rayonnements restent aussi dangereux. Surtout qu’aucun organe de sens de l’homme ne peut permettre de les détecter. Quand on vous éjecte ces rayonnements, vous ne les sentez pas tout de suite. Mais 15 ou 30 minutes après. Ce que vous ressentez au niveau de votre corps, c’est la crispation des nerfs, les pertes de vue, les troubles gastriques, les troubles cardiaques, l’éclatement des intestins.

Les puissances qui maîtrisent la technologie nucléaire sont en mesure de fabriquer des sources de rayonnement ionisant, c’est-à-dire des générateurs de rayonnement ionisant. Elles font cela en véhicules embarqués et elles vous arrosent dans la circulation routière. Aujourd’hui, aucun citoyen dans le monde n’est à l’abri des rayonnements ionisants.

 Je me fais donc un porteur d’alerte au monde entier, à la communauté internationale ainsi qu’aux autorités nationales pour dire que si l’on ne prend garde, ce sera le chaos pour l’humanité. Parce que ce sont des systèmes aujourd’hui qu’on utilise pour exterminer les citoyens africains.

Celui qui lira « Les pans de la vie » sentira qu’en Afrique, il y a une puissance qui détient ce dispositif dans chacun des pays de ce continent. Je vous laisse le soin de méditer sur la mort des hommes célèbres en Afrique. Quand on décrit un chat, on n’est pas obligé de le nommer.

Pourquoi une tentative d’assassinat sur votre personne à travers ce rayonnement ?

Dans le temps, j’ai milité. Mais vers les années 1990, j’ai arrêté de faire la politique pour me consacrer uniquement à mes tâches administratives. Je ne suis dans aucune association ni dans un parti politique. Serait-ce en rapport aux hautes fonctions que j’ai occupées ? Une puissance se serait-elle sentie lésée dans l’exercice de mes fonctions ? Je n’en sais rien. Mais ce ne peut être que cela. Mon dernier poste occupé est l’ASECNA qui est une organisation internationale.

Pourquoi devons-nous lire « Les pans de la vie » ?

C’est une autobiographie assez importante. Il pourrait être une source d’inspiration pour ceux qui veulent écrire leur autobiographie. Je ne prétends pas avoir le meilleur écrit, mais je pense qu’on peut s’en inspirer. J’ai voulu aussi partager toute ma carrière administrative, les expériences que j’ai vécues avec les générations actuelles, mais aussi les générations futures. Je fais part des négociations que j’ai menées au nom de l’Etat malien ainsi que les actes bénéfiques que j’ai posés au profit du Mali. Je conseille vraiment ce livre aux lecteurs.

Comptez-vous vous limiter à cet ouvrage ou y’a-t-il des projets d’écriture en cours ?

Oui, j’ai en vue un second livre qui va paraître bientôt. Je ne vais pas m’arrêter. Parce que je pense que j’ai pris goût à l’écriture. 

Réalisé par Fousseni Togola

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Politique

Libération de Soumaïla Cissé et de trois autres otages : une nouvelle victoire des autorités de la transition !

by Sahel Tribune 9 octobre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les autorités de la transition politique au Mali ne cessent d’émerveiller chaque jour à travers leur gestion des missions qui leur sont confiées. Après avoir gagné la confiance des chefs d’État de la Cédéao par l’attention qu’elles ont prêtée à leurs recommandations, les autorités de la transition malienne viennent d’obtenir la libération de quatre anciens otages, entre les mains des djihadistes depuis des mois voire des années. Ce qui renforce davantage la confiance et soulage encore le peuple malien ainsi que la communauté internationale.

Parmi ces otages libérés, mardi 6 octobre, et arrivés à Bamako le jeudi 8 octobre 2020, figure Soumaïla Cissé,  chef de file de l’opposition malienne, dont la libération était une des recommandations phares du mouvement de contestation, le M5-RFP.

Le « président et le vice-président ont été investis le 25 septembre 2020.  Dès le 26 septembre, j’ai été faire une vidéo pour donner signe de vie.  Ça veut dire que le président a été très efficace, rapide et diligent. Dès le lundi 5 octobre,  nous avons été informés que nous sommes libres », tels sont les reconnaissances adressées par Soumaïla Cissé, lors de sa toute première prise de parole après sa libération, aux autorités de transition politique du Mali. Sans langue de bois, le président de l’Union pour la république et la démocratie (URD), parti d’opposition, explique que cette libération est bien l’œuvre des nouvelles autorités maliennes qui se battaient nuit et jour pour qu’il retrouve les siens.

Cette libération du chef de file de l’opposition malienne, après environ 6 mois de captivité,  est une véritable victoire de cette équipe de transition mise en place à peine deux mois.  Comme disent les Bambaras, la nuit qui sera douce se sent depuis au coucher du soleil. Cette libération de Soumaïla Cissé faisait en effet partie des revendications du M5-RFP ainsi que des engagements du CNSP dès sa prise de pouvoir.  Cette action ne peut que contribuer à installer les jalons d’une véritable cohésion sociale au Mali. Elle pourrait ainsi mobiliser davantage l’opposition politique malienne pour la réussite de cette transition.

Notons surtout que parmi les otages libérés figurent également l’humanitaire française Sophie Petronin, ainsi que deux Italiens, Nicolas Chiacchio et Pierre Luigi Maccali. Ces libérations, en plus de prouver toute l’efficacité de cette équipe de transition et de son souci pour le bien-être du Mali et des Maliens, sont de véritable signal. Elles peuvent renforcer la coopération non seulement entre la France et le Mali, mais aussi entre l’Italie et notre pays. Elles permettraient également aux nouvelles autorités d’avoir une certaine notoriété aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale.  Ce geste donne une tout autre image du Mali, cette fois-ci positive, à travers le monde. 

Pour pouvoir poursuivre dans cette dynamique, ces autorités de la transition ont besoin du soutien de tous les Maliens, des partis politiques,  de la société civile. Il est temps d’arrêter les conflits de positionnement pour se retrouver autour de l’essentiel : le Mali. La mise en place du Mali nouveau passe aussi par des gestes qui puissent instaurer plus de confiance entre les Maliens. Mais la construction de ce Mali nouveau passe par l’effort de tous les Maliens, parce qu’elle demande de la patience et du sacrifice. 

Togola

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Politique

Par patriotisme, laissons le temps au temps !

by Sahel Tribune 8 octobre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La mise en place du gouvernement de transition au Mali a réveillé de vieux démons. Les critiques contre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), auteur du renversement du régime IBK, se multiplient. Certains pensent que le CNSP s’est taillé la part du lion en gardant le ministère de la Défense et des Anciens Combattants,  celui de la Sécurité et de la Protection civile, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, et enfin de la Réconciliation. Cela après avoir occupé la vice-présidence de la République.  D’autres encore,  en particulier les femmes, crient à la violation de la loi 052 qui demande un taux de 30% accordé aux femmes dans les postes nominatifs. 

Partant de ces constats,  le M5-RFP aussi bien que les femmes maliennes perdent en vue le contexte critique ayant entraîné la chute du régime IBK. Une circonstance particulière qui a d’ailleurs amené le CNSP à vouloir rationaliser le nouveau gouvernement en limitant son effectif à 35 membres au lieu de 36, comme nous avons l’habitude de constater sous la gouvernance IBK. Cette décision ne peut que conduire à la diminution des dépenses de l’Etat et partant à rendre le Mali de plus en plus indépendant.  Toute chose qui installera la bonne gouvernance tant souhaitée par le peuple malien dans son ensemble. 

Une telle démarche demande néanmoins des sacrifices.  Puisque toutes les forces vives de la nation ne peuvent pas trouver un poste dans un tel gouvernement de peur d’augmenter les portefeuilles gouvernementaux et sacrifier le changement souhaité.  Or, le M5 l’a rappelé au cours de sa conférence de presse du jeudi 8 octobre 2020, le CNSP a indiqué avoir parachever la lutte de ce mouvement pour le changement. D’ailleurs dans son discours à la Nation, à l’occasion du 22 septembre 2020, le président du CNSP,  Assimi Goïta n’a-t-il pas averti les Maliens en disant que cette transition se plaçait sous le signe du changement et que cela nécessite de chaque malien un sacrifice sans précédent. 

Alors l’occupation de plusieurs portefeuilles ministériels par le CNSP n’est nullement une violation de la parole donnée,  mais correspond plutôt à l’aspiration du peuple malien. 

Selon plusieurs sondages réalisés par différentes organisations,  le souhait du peuple malien est de voir s’installer une transition militaire.  Ce qui sous-entend la rupture de confiance entre le peuple et les politiques.  Dans une telle situation, il ne serait pas prudent de confier les postes clés à des hommes politiques qui n’inspirent pas confiance aux yeux du peuple. 

Par ailleurs,  tous les organes de la transition ne sont pas encore mis en place. Il reste le Conseil national de la transition,  l’organe législatif.  Les jeunes, les femmes,  ainsi que tous ceux qui crient à une trahison des objectifs de la lutte du peuple malien pourront être valablement représenté.

Qu’on se rappelle,  cette transition est celle du travail et non d’un dîner de gala.  Pour la réussite de cette transition et la réalisation du Mali nouveau, la confiance est indispensable aux autorités en place. A peine installées, ces autorités ont plus besoin de soutiens que de dénonciations ou de réclamations de part. Le Mali est notre seul bien commun. Qu’on ne l’oublie pas !

Fousseni Togola

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Migrant
Politique

La migration, une véritable opportunité de partage d’expériences

by Sahel Tribune 8 octobre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Plusieurs facteurs poussent les hommes et les femmes à s’adonner à la migration souvent au péril de leur vie. Certes, la migration est une opportunité d’enrichissement, mais faudrait-il qu’elle s’exerce dans le respect des lois. Pour ce faire, la responsabilité de tous les pays est engagée.

Les causes de ce phénomène sont nombreuses dans cette période de la mondialisation capitaliste. Si jadis, il était rare de voir les jeunes s’adonner à cette pratique, aujourd’hui, les vieux ont cédé le pas aux jeunes. Pour mieux comprendre ce phénomène aujourd’hui, il faut distinguer deux formes de migration : la migration intérieure et la migration extérieure.

Les formes de migration 

La première, nous pourrons l’appeler saisonnière. Car elle se passait à la fin de chaque saison d’hivernage après les récoltes et prenait fin à l’approche de cette même période d’hivernage. Cette forme de migration consistait à des mouvements réguliers de jeunes, des villages vers les grandes villes de leur pays à la recherche d’argent leur permettant de satisfaire certains besoins individuels et familiaux.

Lire aussi La migration, un phénomène à la peau dure

Ce phénomène a fini par s’étendre en devenant régional, continental, pour enfin devenir international avec l’avènement de la mondialisation qui a interconnecté le monde.

Les facteurs expliquant le phénomène

De nos jours, plusieurs facteurs expliquent ce phénomène parmi lesquels nous avons l’accroissement de la population, le réchauffement climatique engendrant des catastrophes cycliques, la division des foyers, due à la pauvreté et à la mauvaise gestion, le vouloir se ressembler de la part des jeunes, etc. 

Les jeunes Africains émigrent aujourd’hui dans l’idée de trouver une terre ferme, c’est-à-dire un monde qui leur fera oublier un certain nombre de problèmes qui les handicapent dans leur lieu de provenance. D’autres encore émigrent dans le cadre des études puisque les diplômes étrangers sont plus valorisés dans leur pays que ceux obtenus sur place. De la part des Occidentaux, ceux-ci émigrent à la recherche d’intérêts consistant soit à l’instauration d’un projet, soit pour le tourisme, etc. Alors, toute migration est intéressée puisqu’elle est faite pour une idée d’amélioration de conditions de vie.

La migration irrégulière

Le phénomène de l’émigration reçoit de nos jours la connotation « irrégulière ». Cela s’explique par la fermeture des frontières de certains pays aux migrants. Ce qui pousse les jeunes à tenter de rentrer dans ces pays frauduleusement en empruntant la méditerranée où beaucoup tombent entre les dents des baleines ou des requins.

Lire aussi Migration : quand l’homme refuse de suivre la loi de la nature

Cette irrégularisation s’est accentuée par l’aggravation du phénomène du terrorisme dans le monde. Cela ayant engendré un manque de confiance entre les hommes, les frontières se sont fermées surtout quand on est ressortissant d’un pays musulman. 

La migration, un partage d’expérience  

La migration met en contact des cultures différentes. Grâce à ce contact, chaque nation peut enrichir sa culture par le concert des autres États auxquels il est en contact. C’est l’idée que nous retrouvons par exemple chez Nadège Mazery dans son roman, « Les larmes de Potap », où nous voyons Potap enrichir ses expériences grâce à ses voyages dans d’autres pays russes. Cela est pareil chez Wenceslas Betu Mulumba qui ne finit pas de nous parler de toutes les richesses de l’interculturalité à l’ère de la mondialisation. L’interculturalité permet de trouver une solution d’ensemble à beaucoup de problèmes de l’humanité comme le chômage, le terrorisme, les méfaits de la science et de la technique.

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De son côté, Kwame Nkrumah évoque la richesse de l’Afrique grâce à son contact avec la culture judéo-chrétienne, la culture occidentale, avec lesquelles, elle doit faire une synthèse lui permettant d’enrichir sa culture.

Tous ceux-ci prouvent l’importance de ce phénomène qu’est la migration. Alors, fermer les frontières contre la migration, c’est se refuser le développement. Puisqu’il s’avère que ce sont des problèmes qui poussent les jeunes vers l’aventure, alors l’humanisme nous interdit de leur fermer les frontières en les laissant mourir dans le désert ou dans la mer.

Plus d’humanisme

Il faut au contraire les aider en aidant leur pays respectif à se développer. Je reconnais qu’en matière d’éducation des efforts énormes ont été consentis depuis l’uniformisation des systèmes éducatifs qui donne la même valeur à tous les diplômes du monde entier. Mais, reconnaissons de même que le contenu des enseignements n’est pas adapté au marché de l’emploi.

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Outre cela, le réchauffement climatique que subissent ces pays cause des dégâts énormes qui poussent beaucoup à l’émigration. À cet effet, il revient aux pays développés de leur venir en aide dans la création d’emplois, en développant des projets de longues durées, etc.

Chiencoro

8 octobre 2020 0 comments
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