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Éducation

SAMA Money : la carte bancaire dans le téléphone des étudiants !

by Sahel Tribune 13 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

SAMA Money rentre en fusion avec le Centre National des œuvres universitaires (CENOU), après la rupture du contrat entre celui-ci et l’ECOBANK. À travers une simple application, les étudiants pourront faire leurs opérations bancaires.

Depuis son implication dans la gestion universitaire, le CENOU n’a cessé d’innover, pour faciliter aux étudiants l’accès à leurs bourses d’études. Auparavant, les étudiants, pour avoir leurs bourses, étaient obligés de faire la queue devant les administrations qui étaient chargées de leur remettre l’argent. Le Centre National des œuvres universitaires s’est battu à bras le corps pour rentrer en contact avec l’ECOBANK afin de faciliter l’obtention des bourses. Ce projet n’a pas duré. Le CENOU signe alors un nouveau contrat avec SAMA Money. Une plateforme numérique de transfert d’argent qui s’est implanté au Mali il y a juste quelque temps. Contrairement à l’ECOBANK, cette plateforme de transaction monétaire permet aux étudiants de pouvoir faire des retraits d’argent à tout moment et en tout lieu.

« SAMA Money, une lumière »

Dans la cour de l’Université des Langues et Sciences humaines de Bamako (ULSHB), quelques étudiants nous parlent de leur point de vue sur ce nouveau système.  « Avec SAMA Money, j’ai juste besoin de télécharger l’application et créer mon compte », affirme Aminata Sidibé, une étudiante en Lettres avant de se réjouir : « Avec SAMA Money, j’ai accès à ma bourse à travers mon téléphone portable. Je n’ai plus besoin d’aller passer des jours sous le soleil afin d’avoir une carte bancaire ».

Sur la colline de Badalabougou, à la Faculté de Droits privés (FDPRI), Amadou Tounkara, étudiant, nous laisse entendre les avantages qu’offre cette plateforme de transfert d’argent.  « Avec SAMA,  j’ai la possibilité de prendre de l’unité, transférer de l’argent à mes parents qui sont au village par Orange Money sans pour autant  me déplacer », affirme-t-il tout excité. Il précise également la simplicité de la plateforme SAMA Money ainsi que toute l’économie qu’elle permet grâce à la limitation des déplacements. Cela, en raison de la multiplicité des points de retraits. « Avec ECOBANK,  il fallait se déplacer de quartier en quartier pour faire un retrait et sans parler des petits problèmes techniques qu’on pouvait rencontrer au niveau des guichets automatiques », déplore-t-il.

Des critiques à l’encontre de SAMA Money

Selon la plupart de ces étudiants, SAMA Money est la lumière dont ils avaient besoin depuis longtemps. Mais dans toute situation, il y a un pour et un contre. Toujours dans la cour de la Faculté des Droits privés, Saran Traoré, étudiante, se plaint de ce nouveau système. « J’ai remarqué que les jours qui sont fériés, on ne peut pas faire de retraits, car les agents de SAMA Money ne travaillent pas ces jours-là ». Or, indique-t-il, « avec les guichets automatiques de l’ECOBANK, on pouvait faire des retraits tous les jours et à n’importe quelle heure de la nuit. Ce qui n’est pas possible avec SAMA Money ».

Après ces points de vue des étudiants, nous nous sommes penchés vers l’entreprise elle-même pour qu’elle nous parler des avantages qu’elle a eus avec ce nouveau contrat. Tout en voulant garder l’anonymat, et sans pour autant donner plus de détails, un agent de SAMA Money nous en dit un peu. Selon lui, ce « nouveau contrat est une très bonne chose pour l’entreprise ». « Ce projet entre dans le cadre du développement de l’entreprise et ça nous rapporte plus de rentabilité. Et nous espérons que le projet ne sera pas de courte durée » estime-t-il.

Sira Niakaté, stagiaire

13 novembre 2020 0 comments
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Livres exposes
Seko ni Donko

Mali : comprendre le fonctionnement de la Rentrée littéraire

by Sahel Tribune 13 novembre 2020
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au Mali, rares sont les Maliens qui connaissent le fonctionnement de la rencontre littéraire – organisée depuis 2008. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé en ligne au mois d’octobre par Phileingoro. Pour plus d’éclaircissement, nous avons tendu le micro aux organisateurs ainsi qu’à des lauréats.

Des écrivains, des archivistes, des enseignants, etc., au total, 56% des Maliens ignorent le nombre de prix littéraires dans leur pays contre 83,3% qui ignorent comment le choix des prix littéraires s’effectue. Nombreux sont ceux qui pointent du doigt le favoritisme, le manque de communication sur l’événement.

Graphique élaborée avec Google form

Selon le co-directeur de la Rentrée littéraire du Mali, Ibrahima Aya, ce rendez-vous littéraire et artistique, porté par le Fonds des prix littéraires du Mali, une association apolitique, est une grande rencontre annuelle régie par des principes qui constituent son règlement intérieur. Ces principes sont publics puisqu’ils sont disponibles sur le site internet de la Rentrée littéraire, précise-t-il. 

De son commencement, en 2008, à nos jours, la Rentrée littéraire compte quatre prix : le prix Union européenne premier roman, le prix Massa Makan Diabaté, le prix du meilleur manuscrit et le prix Ahmed Baba.

La participation à chacun de ces prix est ouverte à tous les auteurs de nationalité malienne. Seul le prix Ahmed Baba a une portée continentale.

« J’ignorais si je remporterai le prix »

Les livres introduits pour candidature doivent avoir été publiés dans une édition malienne ou en coédition, conformément au prix auquel il participe. La candidature à chacun de ces prix est faite directement par l’auteur lui-même ou par son éditeur.  Chaque candidature doit être accompagné par une copie de la pièce d’identité de l’auteur. Pour la 13ème édition, les candidatures prennent fin le 15 janvier 2021. Pour le prix Ahmed Baba, la date limite pour postuler est fixée au 31 décembre 2020.  

Graphique élaboré avec Google form

Selon Ibrahima Aya, le jury de la Rentrée littéraire est autonome. A l’en croire, les organisateurs aussi bien que les auteurs et le public découvrent en même temps les lauréats. Ce que nous confirme Chandra Diallo, lauréat du Prix Union européenne du premier roman en 2020 : « J’ignorais si je remporterai le prix et j’avoue même que j’en ai douté quand mon éditeur m’a annoncé que la compétition était très serrée cette année-là. »

En plus de ces principes, la participation aux panels lors de cet événement est tributaire de la publication d’un ouvrage. Les nouveaux auteurs, les nouvelles publications sont généralement privilégiés par les organisateurs. 

Critiques et propositions

Malgré des principes explicites, les critiques ne manquent pas à l’endroit des organisateurs de la Rentrée littéraire. Selon Ladji Siaka Doumbia, écrivain malien, il y a trop de « copinage » autour de la sélection des prix littéraires puisqu’il n’existe pas de rotation pour le poste de jury. L’auteur de « Un polygame à Paris : les aventures de Titi » est favorable à un renouvellement de jury au lieu d’un « groupe d’individus permanent ».

Selon Ibrahima Aya, la participation aux événements de la Rentrée littéraire est « entièrement gratuite ». Ni les organisateurs, ni les participants, ni le jury, ne reçoit une rémunération pour la tâche accomplie.

Pour une meilleure organisation de cet évènement littéraire et artistique, Ibrahima Oyahitt, une personne ayant participé à notre sondage, propose d’« aller encore plus à la rencontre des jeunes, au niveau des écoles primaires fondamentales et secondaires (privées et publics ) sur toute l’étendue du territoire national » Ce n’est pas tout, il juge important « d’expliquer davantage les objectifs et les avantages de la Rentrée littéraire du Mali aux élèves et étudiants maliens ». Trouver plus de fonds pour donner plus de visibilité à la Rentrée littéraire du Mali et enfin donner de la visibilité et un accès plus facile aux livres maliens, font également partie des propositions faites par M. Oyahitt.  

Pour sa part, M’baye Boubacar juge important « de multiplier la communication sur l’événement. ». Nombreux sont ceux qui ont proposé, au cours de notre sondage, de jouer sur la communication.

Le co-directeur de la Rentrée littéraire fait également comprendre que les organisateurs ont conscience de toute la nécessité de la communication pour la visibilité de ce rendez-vous littéraire et artistique. Mais tout est une question de moyens, a-t-il précisé. 

Ousmane Samaké, écrivain, a non seulement recommandé une augmentation des prix littéraires au Mali mais aussi demandé à ce que le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme travaille à la promotion de la littérature malienne.

Réformes envisagées

La Rentrée littéraire a besoin de plus de ressources pour pouvoir concrétiser certaines réformes inscrites dans l’agenda des organisateurs, précise le Co-directeur de la Rentrée. Parmi ceq réformes figurent la décentralisation de l’événement, l’introduction d’un cinquième prix littéraire qui récompensera les auteurs d’essai.  Un prix qui pourrait être introduite dès cette année, si les moyens le permettent, précise le co-directeur de l’événement.

« Nous ne pouvons pas faire plus que ce que nous faisons » pour l’instant, fait-il savoir avant de rassurer que leur objectif est de travailler à ce que le peu qu’ils font puisse être une continuité. 

Les organisateurs de la Rentrée littéraire mouillent le maillot non seulement pour assurer la continuité de l’évènement mais aussi pour la qualité de son organisation. Chaque année, 40 à 50 auteurs prennent part à cette cérémonie, rappelle Ibrahima Aya. Plusieurs activités sont organisées durant près d’une semaine.  La majeure partie de ces dépenses est supportée par le Fonds des prix littéraires qui la partage avec certains de ses partenaires étrangers et nationaux. 

Bien qu’officiellement mise en place en 2009, la première édition de la Rentrée littéraire du Mali a eu lieu en 2008, selon Ibrahima Aya.  De 2008 à nos jours, ce grand rendez-vous a toujours eu lieu en février. Bien que les dates puissent variées, elle a toujours commencé un mardi pour fermer ses portes un samedi avec la remise des prix littéraires. Cette année, les portes de la Rentrée littéraire s’ouvrent le mardi 16 février pour se refermer le samedi 20 février 2021.   

Fousseni Togola

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Insécurité entre avril et juin 2020 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali
Sécurité

Mopti : trois phases pour résoudre la crise sécuritaire

by Sahel Tribune 13 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son nouveau rapport sur la crise sécuritaire dans la région de Mopti, Crisis Group pointe du doigt l’insuffisance des mesures mises en place. Il formule une approche en trois phases pour venir à bout de cette crise multidimensionnelle.

Tuerie de masse, vols et destruction de biens sont le dénominateur commun des acteurs à l’origine des conflits dans la région de Mopti, selon le Crisis Group dans son nouveau rapport publié, lundi 9 novembre 2020. Un rapport qui s’intitule « Enrayer la communautarisation de la violence au centre du Mali ». Ces violences, dont les civils pour la plupart sont victimes depuis 2016, sont perpétrées par des djihadistes, des groupes d’autodéfense mobilisés pour protéger leur communauté ou encore par des forces de sécurité, indique la même source. Telles

Des anciennes rivalités

Dans ce rapport de 53 pages, Crisis group retrace la genèse de cette crise ainsi que celle de la création des groupes d’autodéfense dans cette région du centre du Mali. « L’engrenage de la violence est récent, mais le conflit s’ancre dans des rivalités anciennes entre communautés », explique ce rapport sur la crise malienne.  

Selon le Crisis Group, l’aggravation de ces anciennes rivalités se sont aggravée ces dernières décennies reste tributaire d’une crise du pastoralisme, de la pression sur les ressources naturelles et enfin de « l’incapacité des pouvoirs publics et autorités traditionnelles à apporter des réponses crédibles à ces enjeux ».

« L’implication d’activistes à Bamako »

Les groupes d’autodéfense créés dans le but de protéger leur communauté contre des ennemis ont contribué à l’aggravation de la crise. Dans ce rapport, Crisis Group précise la place prépondérante que jouent les « activistes à Bamako » dans la recrudescence de la guerre intercommunautaire dans le centre du Mali. En plus de cet aspect, notre source fait ressortir une « instrumentalisation politique du conflit ».

La conséquence de tous ces facteurs multiplicateurs, c’est d’ouvrir la voie au « recrutement de combattants par les groupes jihadistes et d’autodéfense au centre du pays ».

La responsabilité de l’État

Crisis Group constate une inadéquation des mesures adoptées avec les réalités de la crise. « Le gouvernement [ndlr] s’est concentré sur la lutte antiterroriste sans suffisamment soutenir la réconciliation intercommunautaire ni reconstruire la légitimité de l’État », souligne le rapport qui déplore une incapacité des forces maliennes à « désarmer les groupes d’autodéfense » ou encore « de repousser la menace des groupes jihadistes ».

Les trois phases pour résoudre la crise

Les autorités de transition ont alors du pain sur la planche. Pour une pleine efficacité de toutes les mesures adoptées, Crisis Group propose une d’approche en trois phases : accentuer et harmoniser les efforts de dialogue pour négocier des cessez-le-feu locaux, restaurer la présence et la crédibilité de l’État et promouvoir le désarmement. Une fois que le conflit aura pris fin, « l’État devrait tenter de créer les conditions d’une réconciliation durable ».  

Crisis group invite les autorités de transition à porter une attention toute particulière à la zone exondée de Mopti.

Fousseni Togola

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Sécurité

Fana : la ville qui fait reparler d’elle

by Sahel Tribune 12 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Du 3 au 4 novembre 2020, la ville de Fana a enregistré son neuvième assassinat. Un homme a été retrouvé décapité dans sa chambre. Une situation qui vient augmenter la crainte dans le ventre des Fanois. La famille du défunt demande l’implication de la population auprès des autorités afin de démanteler le réseau des bourreaux à la base de ces crimes.

« Lorsque je suis levée le matin pour mes travaux ménagers, j’ai constaté une trace de sang jusque dans la chambre de mon époux. Je l’avais prise pour le sang d’un poulet égorgé. Pour constater le fait, je suis rentrée dans la chambre de mon mari. C’est là que je découvre l’horreur. » Cette déclaration est de l’épouse de la neuvième personne qui a été assassinée à Fana, dans le quartier Badialan, dans la nuit du 3 au 4 novembre 2020.

Ce énième assassinat a surpris plus d’un par la particularité de l’acte, comparé aux autres crimes dans cette ville jusqu’ici. Si pour les autres cas, on tentait de conclure que les bourreaux cibleraient les personnes isolées de toute influence humaine, ce dernier assassinat vient infirmer cette thèse.

Un fils du défunt, vivant dans un hameau à proximité de Fana, après avoir exprimé son amertume face à cette tragédie, lance un appel aux autorités compétentes à s’impliquer davantage pour mettre un terme à ces pratiques devenues récurrentes dans cette ville située à quelque 120 km de Bamako. 

Quant au grand-frère du défunt, celui-ci tacle les autorités locales. « Je n’ai pas de mot pour exprimer ma colère face à cette situation. Puisque force est de constater que les pauvres restent toujours les victimes de ces actes ignobles, pas le contraire », souligne-t-il. À ses dires, il a été informé de l’assassinat par la femme de son jeune frère défunt. En se rendant sur le lieu, il explique avoir avisé l’imam.

 Pour l’heure, les raisons aussi bien les coupables de ce meurtre restent inconnus. Néanmoins, les autorités locales se sont rendues sur le lieu, après le crime pour constater le drame. Toute la famille du défunt invite les Fanois à unir leurs forces, d’appuyer les forces de l’ordre et de sécurité dans leurs missions de sécurisation des personnes et de leurs biens. Selon elle, la population doit aider les forces de l’ordre en les alertant de la présence de tout individu suspect. Cela afin de mettre fin à ces pratiques inhumaines.

Bakary Fomba, stagiaire

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Éducation

Mali : la 13e édition de la Rentrée littéraire prévue du 16 au 20 février 2020

by Sahel Tribune 12 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La Rentrée littéraire ouvre encore ses portes aux auteurs maliens et africains. Jusqu’au 15 janvier 2021, les candidatures sont acceptées pour le prix Union européenne du premier roman, le prix Massa Makan Diabaté, le prix du meilleur manuscrit. Pour le quatrième prix, le prix Ahmed Baba, la date limite pour postuler à ce prix est fixée au 31 décembre 2020.

Le règlement des différents prix est disponible déjà sur le site internet de la Rentrée littéraire.

Prix Union européenne Premier Roman 2021 Règlement (1)Télécharger
Prix Massa Makan Diabaté 2021 RèglementTélécharger
Prix du Meilleur manuscrit 2021 RèglementTélécharger
Prix Ahmed Baba 2021 RèglementTélécharger
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AnarqueMobile
Actu

Effets de la covid-19 : « les opérateurs de transfert de fonds et les opérateurs mobiles rencontrent des difficultés croissantes » (Banque mondiale)

by Sahel Tribune 12 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La crise sanitaire mondiale a considérablement impacté sur les activités de transfert d’argent via les opérateurs mobiles ainsi que les opérateurs de transferts de fonds. Une situation qui touche énormément les migrants et leur famille. Dans sa note d’information du 29 octobre 2020, la Banque mondiale plaide en leur faveur.

« Bien qu’ils soient les moins chers, les opérateurs de transfert de fonds et les opérateurs mobiles rencontrent des difficultés croissantes, les banques fermant leurs comptes pour réduire les risques de non-respect des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et des normes contre le financement du terrorisme ». Ce constat ressort de la dernière note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement publié le 29 octobre 2020. Cette situation touche de plein fouet l’Afrique subsaharienne, une région qui fait partie des plus chères au monde. Ce phénomène handicape le transfert des fonds par les migrants vers leur pays d’origine en cette période de pandémie de covid-19, explique le groupe de la Banque mondiale. 

Allègement temporaire des mesures

L’institution monétaire internationale plaide en faveur de la situation des migrants confrontés à des difficultés de transferts d’argent en raison de ces mesures évoquées. La banque mondiale indique la possibilité d’allègement temporaire de ces mesures « afin de maintenir ces canaux ouverts, surtout pour les migrants à faible revenu qui envoient de petites sommes d’argent chez eux ». D’ailleurs, l’institution financière mondiale trouve que le « renforcement des réglementations concernant l’argent mobile et des systèmes d’identité » pourrait contribuer à améliorer la transparence des transactions. Ce n’est pas tout, cette note d’information laisse comprendre également que « pour faciliter les transferts numériques, il faut améliorer l’accès aux comptes bancaires des fournisseurs de services mobiles, des personnes à l’origine de l’envoi des fonds et des bénéficiaires ».

160 milliards de dollars jusqu’en juin 2021

Rappelons que dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus, le groupe de la Banque mondiale « prend des mesures rapides et de grandes envergures en vue d’aider ces pays à renforcer leur action » contre cette pandémie. Il appuie notamment les « interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois ». Il prévoit de mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois, allant jusqu’au mois de juin 2021, au profit de plus de 100 pays afin d’aider les populations vulnérables. 

Togola

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Declaration de Bamako
Politique

20e anniversaire de la Déclaration de Bamako : la démocratie en crise dans la zone francophone !

by Sahel Tribune 11 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a célébré, mardi 10 novembre 2020, les 20 ans de la Déclaration de Bamako. Un texte adopté le 3 novembre 2000. Des « Conversations francophones » autour des questions de droits de l’homme, de libertés fondamentales et de démocratie ont marqué cette célébration. Le président de la république du Sénégal, Macky Sall était l’invité spécial.

Célébrée sous le thème « Où en est la démocratie dans l’espace francophone, 20 ans après Bamako ? », cette journée d’anniversaire de la Déclaration de Bamako sur la démocratie, les droits d et les libertés a servi de lieu de faire le bilan de la démocratie dans les pays francophones, durant ces 20 dernières années. La responsabilité et la solidarité sont les deux valeurs sur lesquelles repose cette Déclaration de Bamako, selon Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’OIF.

La démocratie dans une zone de turbulence

La démocratie traversenon seulement « une zone de turbulence ces derniers temps », mais aussi « dans tous les coins du monde, la grogne sociale n’a ni couleur de peau ni limitation géographique », selon la patronne de l’OIF.  

 « L’espace francophone est encore le théâtre de coup d’État, de coup de force, de rupture de l’ordre constitutionnel », déplore Mushikiwabo. Les contestations lors des élections pour diverses raisons constituent des atteintes à la démocratie, précise-t-elle. Dans ces démocraties, une rupture de confiance entre les gouvernants et les gouvernés s’est installée. Ce qui se traduit par des taux d’abstention record, des mouvements de contestation politique, de la réclamation de nouvelles formes de participation, etc.

La démocratie dans les pays francophones souffre également d’un problème de représentativité des femmes et des jeunes dans les instances de décision démocratique, selon Louise Mushikiwabo. Or « la femme est un ingrédient indispensable à la démocratie », a-t-elle indiqué.

Des avancées

Toutefois, au cours des 20 dernières années, des avancées salutaires ont été constatées dans l’application de cette Déclaration dans plusieurs pays francophones, souligne la patronne de l’OIF ainsi que le président sénégalais. Ces avancées se traduisent par la tenue d’élection à intervalle régulier, la maîtrise technique de l’organisation des élections, la généralisation de l’institutionnalisation de l’État de droit, le renforcement de la place et du rôle de la société civile.

Venir à bout des atteintes

Pour arriver à bout des atteintes contre la démocratie, la secrétaire générale de l’OIF invite à un partage d’expériences entre les États. Dans la même optique, elle fait comprendre que son organisation soutient les processus électoraux, une plus grande participation des femmes dans les processus démocratiques.

Selon la patronne de l’OIF, la Francophonie a également un rôle à jouer dans la lutte contre la désinformation et le discours de haine. C’est pourquoi elle recommande que la Francophonie de l’avenir travaille à former les jeunes à la culture de la démocratie et des droits de l’homme.

Selon l’invité spécial des « Conversations francophones », la Francophonie joue un rôle essentiel dans le renforcement de la démocratie grâce à son système d’alerte précoce.

Cette Journée a aussi servi de cadre d’exposé des valeurs essentielles de la francophonie.

Aux dires de la Secrétaire générale de l’OIF, « il nous faut collectivement relancer la promesse d’une démocratie réelle pour nous tous au profit des peuples de la Francophonie. »

F. Togola

11 novembre 2020 1 comment
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