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Ismaila Samba Traore directeur de publication des editions La Sahelienne copie
Seko ni Donko

Littérature malienne : les productions de Ismaïla Samba Traoré au cœur de nombreux travaux académiques

by Sahel Tribune 2 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les productions littéraires d’Ismaïla Samba Traoré font l’objet d’un foisonnement de travaux académiques au Mali ainsi qu’en dehors de nos frontières. En Côte d’Ivoire, un étudiant de l’Université de Bouaké vient de soutenir, avec mention Très bien, un master sur le thème « Stylistique et poétique du rythme dans Esquisses soudaniennes et Élégie pour la femme d’Ismaila Samba TRAORE ».

Ce mémoire représente le énième travail académique sur un des ouvrages de l’écrivain malien, Ismaïla Samba Traoré, fondateur des éditions La Sahélienne. Ce mémoire de master, préparé et présenté par Narcisse Kouamé Alui, étudiant en Lettres modernes à l’Université de Bouaké, Côte d’Ivoire, a été réalisé sur deux composantes du grand recueil « Tunkaranké, le discours des migrants ». Un ouvrage de Ismaïla Samba Traoré publié à La Sahélienne et chez Gafé en 2019.

Bien que ce travail de Narcisse Kouamé Alui ne soit pas le premier travail académique sur ses ouvrages, l’écrivain de renom se dit « honoré » par ce énième travail qui montre tout l’intérêt que suscitent ses ouvrages à travers le monde.

Joint par téléphone, M. Traoré n’a pas manqué d’exprimer son « sentiment de fierté » et de reconnaissance. Il se dit disponible pour faire le voyage à l’université de Bouaké, « afin de communiquer avec les professeurs et les étudiants » sur ses écrits littéraires, plus particulièrement sur sa poésie à travers « Tunkaranké, le discours des migrants », objet de ce mémoire de Master. L’auteur a également lancé une invitation au jeune étudiant afin qu’il vienne à la rencontre des milieux universitaires et littéraires maliens à Bamako. Au compte et aux frais de La Sahélienne et du Mouvement Malivaleurs.

Notons que d’autres écrits de M. Traoré sont inscrits dans les programmes scolaires au Mali et à l’étranger et ont fait l’objet de mémoires et thèses. Les plus étudiés sont « Les Ruchers de la Capitale » et les « Amants de l’esclaverie ».

Toutefois, M. Traoré fait comprendre que c’est en Côte d’Ivoire que le plus de travaux sont réalisés autour de ses œuvres. D’où tout sa satisfaction à la suite de ce énième travail académique.

Notons que ce travail de mémoire, qui a valu à l’étudiant concerné la mention “Très bien”, a été réalisé sous la supervision de Professeur Fulbert Loukou, Maitre de conférences.

« Ismaïla Samba Traoré, vous n’aurez pas vécu inutilement ».

F. Togola

2 novembre 2020 0 comments
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Liberte de la presse 3
Sécurité

« Une presse libre est essentielle à une population informée »  (Département d’État des États-Unis)

by Sahel Tribune 2 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, le 2 novembre, les États unis invitent les gouvernements à « abolir les lois et pratiques qui limitent leur liberté d’expression ».

Voici la déclaration du département d’État des États unis :

Une presse libre est essentielle à une population informée. Une presse forte peut, par exemple, dénoncer la corruption, exposer des violations des droits humains et permettre au public de disposer d’informations essentielles pendant les crises. Dans de nombreux endroits, les journalistes qui assument ces fonctions nécessaires s’exposent aux attaques de régimes autoritaires et d’organisations criminelles qui entendent réprimer la liberté de la presse et la liberté d’expression. Plus de 1 500 journalistes ont été tués dans le monde depuis le début du siècle, et dans plus de 85 % des cas, ces crimes restent impunis.

Les journalistes du monde entier sont également victimes de harcèlement, de menaces, de détentions arbitraires et de poursuites à caractère politique. Pendant la pandémie de COVID-19, les gouvernements autoritaires en Chine, au Venezuela, en Iran et ailleurs se sont servis du prétexte de la COVID-19 pour menacer, détenir et attaquer les journalistes. Les femmes journalistes font face à des risques spécifiques, notamment le cyber-harcèlement, des atteintes à leur réputation et d’autres menaces et violences basées sur le genre.

Les gouvernements permettent cette impunité en ne remédiant pas à ces violences et crimes contre les journalistes, et en s’en rendant également coupables. Selon des organisations non gouvernementales, la Chine, la Corée du Nord et le Turkménistan comptent parmi les pires pays du monde s’agissant de la liberté de la presse, et la Syrie et le Mexique sont parmi les plus dangereux. Selon le Comité pour la protection des journalistes, la Chine, la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Égypte emprisonnent plus de journalistes que d’autres pays en raison de leurs activités professionnelles.

En cette Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, les États-Unis appellent les gouvernements à entreprendre des enquêtes indépendantes et transparentes sur les menaces, les attaques et les meurtres lorsqu’ils se produisent ; à réformer les pratiques policières dans le cadre desquelles les journalistes sont brutalisés ; et à abolir les lois et pratiques qui limitent leur liberté d’expression.

Source : Département d’État des États-Unis

Le titre et le chapô sont de la rédaction

2 novembre 2020 0 comments
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IPBES
Santé

Nouvelles pandémies : les mammifères et les oiseaux portent plus d’un million de virus non découverts (rapport)

by Sahel Tribune 1 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans un nouveau rapport publié, jeudi 29 octobre 2020, les experts de l’IPBES mettent le monde en garde contre l’apparition de nouvelles pandémies. Ils appellent à un contrôle des activités humaines sur la nature.

Près de « 1,7 million de virus supplémentaires actuellement “non découverts” existent chez les mammifères et les oiseaux — dont jusqu’à 850 000 pourraient avoir la capacité d’infecter les humains ». C’est ce qui ressort du nouveau rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), sur la biodiversité et les pandémies. 

Les activités humaines à l’origine des pandémies

Dans ce rapport, publié jeudi 29 octobre 2020, 22 experts du monde entier établissent le lien inextricable entre les activités humaines sur la biodiversité et l’apparition des pandémies.« Les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique et de la perte de la biodiversité entraînent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement », déclare Dr Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et président de l’atelier IPBES. Il indique également que « les changements dans la façon dont nous utilisons la terre ; l’expansion et l’intensification de l’agriculture ; et le commerce, la production et la consommation non durables perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune, le bétail, les agents pathogènes et les humains. C’est la voie vers les pandémies ».

Dans ce nouveau rapport, les experts de l’IPBES soulignent que le COVID-19 est la sixième pandémie de santé mondiale après la grande pandémie de grippe de 1918. Ces experts n’écartent pas des causes du coronavirus, les activités humaines sur la nature. Ce qui explique pourquoi le Dr Daszak estime qu’il « n’y a pas de grand mystère sur la cause de la pandémie de la COVID-19 — ou de toute pandémie moderne ». 

Les prochaines épidémies pourraient se propager rapidement

Sans approche globale de lutte contre ces maladies infectieuses, l’IPBES prévient que « les futures pandémies émergeront plus souvent, se propageront plus rapidement, feront plus de dégâts à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que le COVID-19 ». Toutefois, les experts de l’IPBES ne trouvent pas la situation irrémédiable. Ils rassurent la possibilité d’échapper à l’ère des pandémies. Mais cela exigera des changements d’approche. « Notre approche a effectivement stagné — nous comptons toujours sur les tentatives de contenir et de contrôler les maladies après leur apparition, grâce aux vaccins et aux thérapies », rapporte le Dr Daszak. Cette voie est non seulement « lente et incertaine », mais entraîne également une souffrance humaine généralisée ainsi que des investissements colossaux dommageables pour les économies. « Les experts estiment le coût de réduire les risques pour éviter les pandémies à 100 fois moins que le coût de réponse à ces pandémies », précise-t-on dans le communiqué de l’IPBES à l’occasion de la publication de ce rapport.

Réduire les activités humaines

« Le risque de pandémie peut être considérablement réduit en réduisant les activités humaines qui entraînent la perte de biodiversité, par une plus grande conservation des aires protégées et par des mesures qui réduisent l’exploitation non durable des régions à forte biodiversité », indiquent les experts avant d’indiquer que cette mesure «  réduira le contact faune-bétail-homme et aidera à prévenir les retombées de nouvelles maladies ».

Pour la réduction et la lutte contre les pandémies, ce rapport propose plusieurs options politiques parmi lesquelles nous pouvons citer : le lancement d’un conseil intergouvernemental de haut niveau sur la prévention des pandémies afin d’aider les États dans leur prise de décision, l’Institutionnalisation de l’approche « Une seule santé » dans les gouvernements nationaux pour renforcer la préparation aux pandémies, le développement et l’intégration des évaluations de l’impact sur la santé des risques de pandémie et de maladies émergentes dans les grands projets de développement et d’utilisation des terres, s’assurer que le coût économique des pandémies est pris en compte dans la consommation, la production et les politiques et budgets gouvernementaux, la réduction des risques de maladies zoonotiques dans le commerce international des espèces sauvages grâce à un nouveau partenariat intergouvernemental « santé et commerce », la valorisation de l’engagement et des connaissances des peuples autochtones et des communautés locales dans les programmes de prévention de la pandémie, etc.

Chiencoro

1 novembre 2020 1 comment
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Vieux vehicules
Climat et environnement

Commerce : les véhicules de « piètre qualité », des dangers environnementaux

by Sahel Tribune 1 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans un rapport inédit, publié le 26 octobre 2020, le Programme des Nations unies pour l’environnement fait voir les conséquences des exportations de vieux véhicules vers les pays en développement sur l’environnement.

« La voiture de 22 ans de John Mwangi est sa bouée de sauvetage. Sa berline Toyota délabrée le transporte non seulement dans les rues de Nairobi, la capitale kenyane encombrée de trafic, mais constitue également sa principale source de revenus », rapporte le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Pourtant, ces vieux véhicules ne sont pas sans effet dommageable pour l’environnement en termes de pollution atmosphérique. 

Les pays en développement, des dépotoirs

L’exportation des véhicules d’occasion vers les pays en développement constitue un véritable handicap à la lutte pour l’atténuation des effets du changement climatique, souligne un nouveau rapport du PNUE, publié le 26 octobre 2020. C’est des millions de voitures, fourgonnettes et minibus d’occasion « de piètre qualité » qui sont « exportés depuis l’Europe, les États-Unis et le Japon » vers ces pays en développement, indique-t-on.

Intitulé « Les véhicules d’occasion et l’environnement — un aperçu global des véhicules utilitaires légers d’occasion : débit, échelle et réglementation », ce rapport fait comprendre qu’entre 2015 et 2018, « 14 millions de véhicules légers d’occasion ont été exportés dans le monde ». Près de 80 % de ces exportations vont dans les pays à faible et moyen revenu, dont plus de la moitié vers l’Afrique. Au cours de la période en revue, 40 % des exportations sont arrivés en Afrique, selon le rapport. Elle est suivie par les pays d’Europe de l’Est (24 %), d’Asie-Pacifique (15 %), du Moyen-Orient (12 %) et d’Amérique latine (9 %).

Violation des normes

La plupart de ces véhicules ne respectent pas les normes. Selon ce rapport du PNUE, les Pays-Bas sont l’un des exportateurs de véhicules d’occasion en provenance d’Europe. Pourtant, selon une étude menée par ce pays, précise-t-on, la plupart de « ces véhicules ne possédaient pas de certificat de contrôle technique valide au moment de l’exportation ». Ce n’est pas tout, « la plupart des véhicules avaient entre 16 et 20 ans, et la plupart étaient en dessous des normes d’émission EURO4 de l’Union européenne pour les véhicules. »

Selon Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE : « Au fil des ans, les pays développés ont exporté de plus en plus de véhicules d’occasion vers les pays en développement. Comme cela se produit en grande partie sans réglementation, cette exportation est devenue celle de véhicules polluants ». Et d’ajouter : « L’absence de normes et de réglementations efficaces facilite le dumping de véhicules anciens, polluants et dangereux », a-t-elle ajouté.

Mettre en place des mesures urgentes

En effet, confirme ce rapport inédit, la croissance du parc automobile n’est pas sans conséquence sur l’environnement. Il est responsable de près d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie. 

« L’assainissement du parc automobile mondial est une priorité pour atteindre les objectifs mondiaux et locaux en matière de qualité de l’air et de climat », affirme Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. C’est pourquoi elle formule la demande auprès des pays développés d’arrêter d’exporter des véhicules dangereux pour l’environnement ainsi que la sécurité humaine.

 Ce nouveau rapport exhorte les Etats à la prise de mesures urgentes pour combler le vide politique actuel. Elle demande également l’adoption de normes de qualité minimales harmonisées afin de garantir « que les véhicules d’occasion contribuent à des parcs de véhicules plus propres et plus sûrs dans les pays importateurs ».

C’est aussi la position de Stientje Van Veldhoven, ministre néerlandaise de l’Environnement : « [ndlr] Il est urgent de prendre des mesures pour améliorer la qualité des véhicules d’occasion exportés d’Europe. [ndlr] j’en appelle à une approche européenne coordonnée et à une coopération étroite entre les gouvernements européens et africains, afin de garantir que l’UE n’exporte que des véhicules adaptés à leur destination et conformes aux normes fixées par les pays importateurs », a-t-il déclaré. Le PNUE est déjà en train de travailler à assainir le secteur. 

Selon ce nouveau rapport du PNUE, l’analyse approfondie de 146 pays a permis de voir que deux tiers de ces pays importateurs ont des politiques « faibles » pour la réglementation de l’importation des véhicules d’occasion. D’où la nécessité de renforcer les mesures d’importation.

Rappelons que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé des normes pour des carburants et des véhicules plus propres à compter de janvier 2021. « Les membres de la CEDEAO ont également encouragé l’introduction de limites d’ancienneté pour les véhicules d’occasion », précise le PNUE.

Togola

1 novembre 2020 0 comments
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Le president francais Emmanuel Macron
Politique

Problématique des caricatures : le retour de Macron

by Sahel Tribune 1 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Alors que le monde musulman est en ébullition contre des propos qui lui sont attribués, le président français procède à des mis au point. Il fait comprendre une déformation de ses propos.

« Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent ». Voilà la goutte d’eau qui a fait déborder la vase dans les pays musulmans. Ce discours du président français Emmanuel Macron lors des funérailles du professeur Samuel Paty, assassiné en France par un islamiste, a donné lieu à des vagues de protestations allant jusqu’au boycott des produits français et à la tenue de propos désobligeants à l’endroit de cette république. En effet, dans les pays musulmans, nombreux sont ceux qui ont vite interprété ces propos de Macron comme un appel à la caricature du prophète. Macron rassure : « Nous n’avons aucun problème avec l’islam ».

Lire aussi Jean Yves Le Drian au Mali: la France va soutenir cinq projets pour plus de 92 milliards de FCFA

Au cours de cette interview accordée à la chaîne de télévision arabe Aljazeera, samedi 31 octobre 2020, M. Macron a fait des mis au point sur ce sujet. « On m’a fait dire : “Je soutiens les caricatures humiliant le prophète”. Moi, je suis favorable à ce qu’on puisse écrire, penser, dessiner librement dans mon pays. C’est un droit, ce sont nos libertés. Je comprends que ça puisse choquer, je respecte cela, mais il faut en parler », a-t-il précisé avant de laisser entendre que ces caricatures touchent toutes les religions. Selon le président de la République française, elles traduisent le règne de la liberté d’expression qui donne le droit à chaque citoyen de parler de l’autre. 

Emmanuel Macron a été on ne peut plus clair. Son combat, c’est d’ailleurs pour les musulmans et contre le terrorisme, l’extrémisme violent et les discours de justification de cette violence. « Ce terrorisme qui est fait au nom de l’islam est un fléau pour les musulmans de l’humanité », a-t-il fait savoir pour ensuite souligner les conséquences de ce terrorisme sur le monde musulman : « Durant les quarante dernières années,  plus de 80 % des victimes de ce fléau sont des musulmans ».

Lire aussi Mali : la France invite à tirer les « enseignements de la crise et du résultat des médiations successives »

Néanmoins, le locataire de l’Élysée dit comprendre ces réactions dans le monde musulman. Elles s’expliquent par des mensonges et des détournements, a-t-il expliqué.

Togola

1 novembre 2020 0 comments
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senegal blur 20201029
Sécurité

Migration : l’Espagne, une destination prisée malgré les drames successifs

by Sahel Tribune 31 octobre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La migration irrégulière continue de faucher la jeunesse africaine à la recherche d’un eldorado. Le drame migratoire le plus meurtrier de cette année a eu lieu sur la route des îles Canaries, sur les côtes sénégalaises.

Le naufrage le plus meurtrier de l’année 2020 a eu lieu au Sénégal, le samedi 24 octobre 2020. Près de 140 personnes sont mortes parmi les 200 migrants que transportait le navire, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le navire en partance pour les îles Canaries a pris feu après son départ à Mbour. Il a chaviré à Saint-Louis, précise la même source. « Cette même semaine, la Mauritanie a sauvé deux autres pirogues à la dérive près de ses eaux, dans lesquelles environ 300 émigrants voyageaient à bord de deux pirogues qui avaient navigué du Sénégal », rapporte la presse espagnole.

Appel à l’union

Suite à ces drames, le chef de mission de l’OIM au Sénégal, Bakary Doumbia a exhorté les gouvernements, les partenaires ainsi que la communauté internationale à l’union afin de débusquer les réseaux de « trafic et de contrebande qui profitent de la jeunesse désespérée ». Choqué par la multiplication de ces  drames qui surviennent après tant d’efforts de son organisation pour la promotion d’une migration plus sûre et régulière, le chef de mission de l’OIM au Sénégal estime important de continuer à plaider  pour « des canaux légaux améliorés afin de saper le modèle commercial des trafiquants et de prévenir la perte de vies humaines.»

Des îles plus convoitées

Ces propositions de M. Doumbia sont essentielles pour la sécurité humaine. Car les îles Canaries sont de plus en plus convoitées par les migrants. Au cours du mois de septembre,  « 14 bateaux transportant 663 migrants ont  quitté le Sénégal pour les îles Canaries », explique l’OIM dans son communiqué du vendredi. 26% de ces arrivées auraient été victimes d’un incident ou d’un naufrage,  précise la même source. L’OIM estime à près de 11 000, les arrivées sur ces îles au cours de cette année 2020. Le nombre de décès sur cette voie est estimé à 414 au cours de l’année 2020.

Bakary Fomba, stagiaire

31 octobre 2020 0 comments
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Lhydre
Chroniques

Ce n’est jamais gagné !

by Sahel Tribune 31 octobre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le monde est-il prêt à venir à bout du terrorisme ? Difficile d’y répondre affirmativement. Cette guerre remonte loin dans l’histoire de nos pays. Depuis les indépendances, les gouvernements successifs au Mali se battent contre ce fléau. Une bataille marquée par des victoires, des joies, des optimismes creux. Après chaque tête coupée, l’hydre a toujours laissé apparaître une autre plus féroce.

Au Tchad, le président Idriss Deby est consacré maréchal après avoir remporté une victoire sur Boko Haram, en avril 2020. Une distinction qui a reçu des fleuves de félicitations. Pourtant, la thèse de « l’Éternel retour » a aujourd’hui le vent en poupe dans ce pays.

Lire aussi Lutte contre le terrorisme : Barkhane enregistre plusieurs victoires dans le Liptako-Gourma

Cette guerre contre le terrorisme est un combat dans la durée. Pour être plus pessimiste, pour l’éternité. Ceux qui gagnent leur vie dans cette insécurité n’ont aucun intérêt qu’elle cesse un jour pour qu’eux retournent dans leur galère. Du petit diplômé sans emploi au fabricant d’armes ainsi qu’au trafiquant de stupéfiants en passant par le petit paysan sans emploi stable, tous y tirent leur épingle du jeu. Mieux, le plus souvent, des autorités politiques servent de source d’alimentation à cette entreprise. Comment veut-on qu’un tel phénomène prenne fin ?

Lire aussi Terrorisme : le GSIM revendique la mort du soldat français tué au Mali, il y a une semaine

La division du monde autour de l’essentiel donne à l’hydre le temps de mieux se reconstituer et frapper plus durement. C’est ce qui expliquerait l’internationalisation de leur campagne de déstabilisation. Ils frappent en même temps dans plusieurs pays du monde.

Convaincus de la pertinence de la « dialectique des problèmes », nous estimons essentiel pour le monde de trouver des moyens pour vivre avec ce fléau. Car la bataille contre l’hydre se gagne dans l’union, avec la technicité et la détermination. 

Togola

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