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Ensemble instrumental traditionnel de Bougouni
ActuSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle : Dioïla, Nioro, Kayes et Bougouni en scène  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 22 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La troisième nuit des compétitions de la Biennale Artistique et Culturelle s’est déroulée ce dimanche 21 décembre 2025 à Tombouctou. Les orchestres régionaux de Diola et Nioro du Sahel ont ouvert les festivités dans l’après‑midi à la salle Ali Farka Touré, avant que les troupes de Kayes et Bougouni ne prennent le relais dans la soirée au stade municipal Baba Alkairou. Une journée riche en prestations, sous l’œil vigilant du jury et en présence des gouverneurs des régions.  

Au stade municipal Baba Alkairou, l’ambiance festive et la ferveur populaire ont marqué cette troisième nuit des compétitions. Les spectateurs, venus nombreux, ont applaudi chaque prestation avec enthousiasme. La diversité des styles et des expressions artistiques a illustré la richesse culturelle du Mali, confirmant la Biennale comme un espace de valorisation et de transmission des traditions. Les artistes ont rivalisé de créativité et de discipline, offrant un spectacle à la fois authentique et novateur.  

Les troupes régionales à l’honneur

Les troupes de Kayes et Bougouni ont chacune présenté quatre numéros : un ensemble instrumental traditionnel, une pièce de théâtre, un solo de chant et une danse. Ces prestations ont mis en lumière la pluralité des arts vivants maliens. Chaque numéro a été accueilli avec respect et admiration, soulignant la capacité des artistes à conjuguer authenticité et modernité dans un cadre compétitif. La Biennale s’est ainsi affirmée comme un lieu de rencontre et de dialogue entre les cultures régionales.  

La région de Kayes a ouvert la soirée avec un ensemble instrumental intitulé « Paix », joué en langue soninké. Elle a ensuite proposé une pièce de théâtre intitulée « À la recherche de pitance », qui a abordé avec réalisme les défis quotidiens des communautés. Le solo de chant, « hommage aux pupilles de la nation » en langue khassonké, a ému le public par sa profondeur. Enfin, la danse traditionnelle « Woloso », en milieu soninké, a clôturé cette première partie avec énergie et élégance.  

Orchestre régional de Dioila
Orchestre régional de Dioila, le 21 décembre 2025. © Présidence du Mali.

Une Biennale en pleine vitalité

La troupe de Bougouni a pris le relais avec un solo de chant intitulé « Le cri de l’oiseau orphelin », une œuvre poignante qui a touché les cœurs. La danse traditionnelle « Fileni, Petite calebasse » a ensuite apporté une dimension festive et rituelle. La pièce de théâtre « Le socle de la vie de notre village » a mis en avant les valeurs de solidarité et de cohésion sociale. Enfin, l’ensemble instrumental « Ben » a conclu la prestation avec une intensité musicale remarquable.  

Au‑delà des performances, cette troisième nuit de la Biennale a démontré la vitalité culturelle des régions participantes. Les orchestres et troupes ont su transmettre des messages de paix, de mémoire et de résilience à travers leurs créations. Les gouverneurs présents ont salué l’engagement des artistes et la qualité des prestations. L’événement a ainsi renforcé le rôle de la Biennale comme vecteur de cohésion nationale et espace de dialogue entre les cultures régionales.  

Orchestre régional de Nioro
Orchestre régional de Nioro, le 21 décembre 2025. © Présidence du Mali.

Avec un total de 21 prestations présentées au cours de cette journée, la Biennale continue de s’imposer comme un rendez‑vous incontournable pour la promotion des arts et de la culture au Mali. Les performances de Diola, Nioro du Sahel, Kayes et Bougouni ont illustré la diversité linguistique et artistique du pays. Elles ont également rappelé l’importance de préserver et de transmettre ce patrimoine aux générations futures. La soirée s’est achevée dans une atmosphère de célébration, annonçant avec éclat la suite des compétitions.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

22 décembre 2025 0 comments
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Force Unifiée AES
A la UneSécurité

Une armée, trois nations, un destin

by Sahel Tribune 22 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Sous un soleil écrasant et les salves des fanfares militaires, le président Assimi Goïta, président de la Confédération des États du Sahel (AES), a remis solennellement, le 20 décembre 2025, l’étendard de la nouvelle Force unifiée du Sahel (FU-AES) à son commandant, le général de brigade Daouda Traoré. Cette cérémonie, tenue au pavillon présidentiel de l’aéroport international président Modibo Kéïta, symbolise la montée en puissance d’un outil militaire régional désormais opérationnel.

Derrière le cérémonial, c’est un message clair adressé aux partenaires et aux adversaires de la Confédération : le Sahel entend désormais assurer seul sa sécurité. La mise en scène a impressionné observateurs et attachés de défense étrangers. Des colonnes de blindés modernes, des motos de reconnaissance, des véhicules d’évacuation sanitaire et des pick-up tactiques ont défilé sur le parvis de l’aéroport. Tout dans la chorégraphie militaire renvoyait l’image d’une armée désormais structurée, disciplinée et dotée de moyens cohérents.

Au centre de cette démonstration, les Bataillons d’intervention rapide (BIR), unité emblématique de la nouvelle doctrine de guerre sahélienne. Ces bataillons, composés de commandos légers, utilisent des motos tout-terrain capables de se faufiler dans les dunes et les zones forestières pour traquer les groupes armés. Une tactique pensée pour contrer la mobilité des insurgés et reprendre l’initiative sur le terrain.

Des éléments de la Force Unifiée AES
Des éléments de la Force Unifiée AES, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali.

Une architecture militaire repensée

Selon nous indiscrétions, la Force unifiée compte un effectif initial de 5 000 hommes issus du Mali, du Burkina Faso et du Niger — un contingent combinant forces spéciales, unités mécanisées, commandos parachutistes et personnels logistiques.

Les effectifs sont encadrés par un état-major commun basé à Niamey, chargé de planifier les opérations interarmées et d’assurer l’interopérabilité des systèmes de commandement. Les premières opérations conjointes, baptisées Yéréko I et Yéréko II, ont déjà permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes dans la zone des trois frontières, selon des sources militaires maliennes.

L’un des atouts de la FU-AES réside dans son autonomie logistique : des ateliers de maintenance mobile, des ambulances blindées et des unités de ravitaillement accompagnent désormais les troupes, signe d’un apprentissage tiré de deux décennies de guerre asymétrique.

Une armée au service d’une souveraineté assumée

Le général Assimi Goïta a qualifié cette remise d’étendard de « moment historique dans la reconquête de la souveraineté militaire du Sahel ». Dans son allocution, il a rappelé que cette force incarne « la volonté des peuples de l’AES de se défendre eux-mêmes, avec leurs moyens, leurs hommes et leurs valeurs ».

Le président malien a salué le courage des armées nationales et insisté sur la nécessité d’« une anticipation stratégique permanente » face à des menaces qu’il décrit comme « multiformes : terroristes, économiques et informationnelles ».

Des équipements de la Force Unifiée AES
Des équipements de la Force Unifiée AES, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali.

La Confédération a en effet lancé plusieurs chantiers parallèles : la création d’une chaîne de télévision et d’une radio AES, la mise en place d’un centre d’analyse stratégique régional et la formation d’un corps d’officiers interarmées pour encadrer les nouvelles générations de militaires sahéliens.

Inspirée des modèles de contre-insurrection africains et asiatiques, la doctrine des Bataillons d’intervention rapide repose sur trois principes : la vitesse, la coordination et la persistance.

Les BIR peuvent être déployés en quelques heures sur un théâtre d’opération grâce à leur mobilité sur motos et à des relais de commandement mobiles. Leurs actions s’appuient sur un maillage territorial dense, rendu possible par la présence simultanée de forces légères et de blindés de soutien. Cette « guerre de saturation » vise à empêcher les groupes armés de reconstituer leurs sanctuaires, un défi que les armées nationales, isolées, n’avaient jamais réussi à relever seules.

Un message adressé à la région et au monde

La présence des ministres de la Défense du Burkina Faso et du Niger, des chefs d’état-major conjoints et des représentants diplomatiques, donnait à la cérémonie un relief géopolitique évident. En un an, la Confédération AES s’est dotée de symboles (drapeau, hymne, carte d’identité confédérale, passeport, devise) et d’institutions militaires unifiées.

Cette montée en puissance intervient alors que les trois pays ont définitivement rompu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et tourné le dos à la coopération militaire française. La FU-AES, adossée à des partenariats renforcés avec la Russie et d’autres puissances non occidentales, s’impose comme le pilier militaire de la souveraineté sahélienne.

À Bamako, l’image des milliers de soldats unis sous un seul drapeau est la preuve que le Sahel n’attend plus de sauveur, il se tient désormais debout — armé, organisé et déterminé.

A.D

22 décembre 2025 0 comments
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Troupe Koutiala
ActuSeko ni Donko

Biennale Artistique et Culturelle : Tombouctou accueille la grande messe des arts

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La cérémonie d’ouverture de la Biennale Artistique et Culturelle du Mali s’est tenue le vendredi 19 décembre 2025 au Stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou, sous la présidence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé. Aux côtés des gouverneurs de région, des autorités administratives et politiques, il a donné le ton à cette grande rencontre culturelle. Devant un public engagé et passionné, réuni sous la fraîcheur tombouctienne, les hostilités artistiques ont officiellement commencé.  

La soirée inaugurale a été dominée par les prestations de Bandiagara, qui a proposé une pièce de théâtre intitulée « AES, une intégration naturelle ». Cette œuvre a mis en lumière les valeurs de patriotisme et de civisme, tout en dénonçant la manipulation des autorités administratives. Le spectacle, empreint de réalisme, a captivé le public par sa profondeur et son engagement, offrant une réflexion sur la société malienne contemporaine et ses défis.  

Troupe de Bandiagara
Le passage de la troupe de Bandiagara au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali.

Une ouverture institutionnelle et citoyenne

Dans la même dynamique, le solo de chant « Souveraineté retrouvée » a résonné avec intensité au sein du stade. Porté par une voix puissante et émotive, ce chant a rappelé l’importance de l’unité nationale et de la dignité retrouvée. Le public, sensible à ce message, a salué la prestation par des applaudissements nourris. Le temps imparti, fixé à une heure et quinze minutes, a permis aux artistes de développer pleinement leur expression et de transmettre leur message.  

Ségou a pris le relais après les deux chansons de son orchestre, en proposant une pièce de théâtre intitulée « Une jeunesse en perte de repère ». La scène s’ouvrait sur une cafétéria où des jeunes discutaient en grin, abordant des thèmes sensibles tels que les réseaux sociaux, la drogue et le chômage. Cette représentation a mis en exergue les difficultés rencontrées par la jeunesse malienne et la nécessité de trouver des solutions durables pour son avenir.  

Troupe de Ségou
Le passage de la troupe de Ségou au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali.

La jeunesse au cœur des préoccupations

Les compétitions se sont poursuivies avec des prestations variées : musique d’orchestre, ensemble instrumental, solo de chant et danse traditionnelle. Chaque discipline a offert un espace d’expression unique, permettant aux artistes de valoriser leur patrimoine culturel tout en innovant. L’ensemble instrumental de Ségou a particulièrement retenu l’attention, grâce à une harmonie subtile entre instruments traditionnels et modernité, confirmant la richesse et la diversité des talents régionaux.  

Enfin, un autre solo de chant, placé sous le thème de la paix, est venu clore cette première nuit de compétitions. Ce moment de recueillement et de partage a rappelé l’importance de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. La Biennale, au-delà de la compétition, se veut un espace de dialogue et de fraternité, où l’art devient un vecteur de rapprochement entre les régions et les générations.  

Troupe de ménaka
Le passage de la troupe de Ménaka au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali.

La paix comme fil conducteur

Le samedi 20 décembre, deuxième jour des compétitions, les hostilités ont repris dans la salle Ali Farka Touré avec les concerts des orchestres régionaux de Ménaka et de Bougouni. Chacune des deux régions a présenté sept morceaux devant un public enthousiaste, avant que la soirée ne se poursuive au Stade municipal Baba Alkairou. Les troupes régionales de Koutiala, Kita et San y ont concouru dans les quatre disciplines phares : solo de chant, ensemble instrumental traditionnel, pièce de théâtre et danse traditionnelle. Ces prestations ont confirmé la vitalité et la diversité des expressions artistiques maliennes.  

Troupe de Bougouni
Le passage de la troupe de Bougouni au Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le 20 décembre 2025. © Présidence du Mali.

 La Biennale Artistique et Culturelle, en réunissant Bandiagara, Ségou, Bamako et désormais Ménaka, Bougouni, Koutiala, Kita et San, démontre la vitalité de la scène artistique malienne. Elle illustre aussi la capacité des artistes à porter des messages forts sur la souveraineté, la jeunesse et la paix, tout en célébrant la richesse des traditions. Cette édition promet de rester gravée dans la mémoire collective et de renforcer l’unité nationale à travers l’art et la culture. 

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé à Tombouctou 

21 décembre 2025 0 comments
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Forum mondial des civilisations
ActuSeko ni Donko

Forum mondial des civilisations : Tombouctou, carrefour du savoir et du dialogue

by Ibrahim Kalifa Djitteye 21 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le deuxième jour du Forum mondial des civilisations s’est tenu samedi 20 décembre 2025 à Tombouctou, dans l’amphithéâtre de l’Institut Ahmed Baba (IHERI-AB). Cette rencontre internationale a réuni chercheurs, diplomates et acteurs culturels autour de panels consacrés à la mémoire historique, au dialogue interculturel et au développement local. L’événement s’est imposé comme une plateforme de réflexion universelle, confirmant la vocation de Tombouctou à accueillir des débats sur le patrimoine et l’avenir des civilisations.  

Le premier panel, intitulé « Les manuscrits de Tombouctou, source de connaissances de l’histoire », a été animé par Dr Mohamed Diagayete et M. Moulaye Coulibaly, sous la modération de M. El-Bouhari Ben Essayouti. Les intervenants ont mis en lumière la richesse patrimoniale des manuscrits, témoins d’une tradition savante séculaire. Ils ont insisté sur leur rôle essentiel dans la transmission du savoir et leur contribution à l’écriture de l’histoire universelle, consolidant Tombouctou comme haut lieu de mémoire intellectuelle africaine.  

Les manuscrits, piliers de la mémoire universelle

Le second panel, « Diplomatie culturelle, facteur de rapprochement des peuples », a réuni l’Ambassadeur Abdourahamane Baby, l’Ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby et Dr Oumar Keïta, sous la modération de M. Sansy Kaba Diakité. Les échanges ont porté sur la capacité de la culture à dépasser les frontières et à instaurer un climat de confiance entre nations. Les intervenants ont souligné l’importance de la diplomatie culturelle comme outil de paix, de compréhension mutuelle et de consolidation des relations internationales.  

Forum mondial des civilisations à Tombouctou
Les acteurs culturels réunis à Tombouctou, au Forum mondial des civilisations. © Présidence du Mali.

Le troisième panel, « Culture et Développement local », animé par Alpha Mahamane Touré et El-Bouhari Ben Essayouti, a abordé les enjeux, défis et perspectives liés à l’ancrage culturel dans les dynamiques de développement. Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les initiatives locales, de valoriser les savoirs endogènes et de promouvoir la culture comme moteur de croissance. Les intervenants ont plaidé pour une meilleure synergie entre acteurs culturels et institutions afin de stimuler l’économie locale.  

Diplomatie culturelle et développement endogène

Au-delà des débats, cette deuxième journée du Forum a illustré la volonté des participants de replacer Tombouctou au cœur des échanges mondiaux. La ville, symbole de savoir et de tolérance, s’est affirmée comme un espace privilégié pour réfléchir aux civilisations et à leur rôle dans l’histoire commune. Les panels ont permis de croiser les regards, d’enrichir les perspectives et de renforcer l’idée que la culture constitue un socle pour l’avenir.  

Ces panels ont marqué la clôture de la première édition du Forum mondial des civilisations Tombouctou 2025. En réunissant des voix diverses autour de thématiques universelles, l’événement a confirmé la vocation de Tombouctou comme carrefour du savoir et du dialogue interculturel. Les débats ont ouvert des perspectives prometteuses pour la valorisation des manuscrits, la diplomatie culturelle et le développement local. Ce forum s’impose désormais comme une plateforme incontournable pour penser l’histoire et bâtir des ponts entre les peuples. 

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

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Colonel-major Lassana Togola
A la UneÉconomie

Aéroport international de Bamako : la destination Mali en forte hausse en 2025

by Sidi Modibo Coulibaly 21 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

La vitrine d’un pays se mesure, en général, par ses voies d’accès aériennes. Ainsi, plus les infrastructures aéroportuaires sont de bonne qualité, plus l’image du pays, sur le plan international, est positive. Cette réalité n’a pas échappé aux autorités nationales qui ne ménagent aucun effort pour moderniser les aéroports du Mali, et en particulier celui de la capitale, Bamako. Ces efforts ont été payants, car le trafic enregistré dans cet aéroport a fortement augmenté par rapport à l’année dernière.

Dénommée en janvier 2016 « Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou », du nom du premier Président de la République du Mali, l’aéroport de la capitale malienne a tenu sa 73e session du conseil d’administration. C’était le mercredi 17 décembre 2025, sous la présidence du Colonel-major Lassana Togola, Président du Conseil d’administration (PCA) et Président-directeur général. Au cours de cette session, le premier responsable des aéroports du Mali a présenté le bilan financier et les activités réalisées en 2025.

Un bilan positif dépassant les prévisions

Sur le plan financier, les réalisations font apparaître 92 % des produits d’exploitation, 86 % des charges et 64 % des investissements, avec un taux de réalisation de 155 % du résultat d’exploitation par rapport aux prévisions 2025.

Par rapport au trafic, de janvier au 31 octobre 2025, l’aéroport a enregistré 14 166 mouvements d’avions, 981 553 passagers et 7 462 016 kilogrammes de fret. Un bilan qui dépasse, selon le Colonel-major Togola, largement celui enregistré en 2024. Ce bilan élogieux est dû aux énormes efforts consentis par le gouvernement pour moderniser davantage l’aéroport afin d’offrir de meilleures conditions d’accueil aux usagers.

Construction d’infrastructures ultra modernes

Il y a un an, le gouvernement avait posé deux actes majeurs dans la modernisation de l’aéroport international de Bamako. En effet, le samedi 21 décembre 2024, le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, avait présidé la cérémonie de pose de la première pierre du Bloc technique et de la Tour de contrôle, ainsi que l’inauguration de la nouvelle Base de Service de Lutte contre l’Incendie (SLI).

La Tour de contrôle, qui sera construite en R+7, abritera également les services de veille météorologique, tandis que le Bloc technique, en R+2, regroupera les services techniques de la Représentation de l’ASECNA. Le coût de la construction de la Tour de contrôle et du Bloc technique s’élève à 4 459 525 040 francs CFA, avec un délai d’exécution de 30 mois.

Quant à la nouvelle Base de Service de Lutte contre l’Incendie (SLI) inaugurée, elle a coûté plus de 1 300 000 000 de francs CFA. Elle comprend : une salle de contrôle, plusieurs bureaux, des salles techniques, un guichet unique, un hall pilote, un espace de vie ainsi que des salles de repos. Elle dispose de toutes les commodités dignes des plus grands aéroports du monde.

En plus de ces infrastructures, le gouvernement a, au cours de cette année, inauguré d’autres infrastructures. C’était le jeudi 29 juin 2025, sous la présidence du Premier ministre. Il s’agit du nouveau siège de « Aéroports du Mali » et de la nouvelle passerelle reliant les terminaux 1 et 2 de l’Aéroport international de Bamako.

Autres actions réalisées

Il est important de souligner qu’avant le lancement et l’inauguration de ces infrastructures, d’autres actions avaient été réalisées dans les aéroports du Mali. C’est le ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, qui les a annoncées. C’était le jeudi 6 juillet 2023, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de la 38e session ordinaire du Comité de gestion des activités aéronautiques nationales du Mali.

Ces actions sont : l’aménagement de la servitude du VOT de l’aérodrome de Sikasso ; la construction et la rénovation de plusieurs bâtiments au niveau des aérodromes et synoptiques ; le bitumage du poste isolé au niveau de l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou ; la reprise et la correction des marquages des aires de mouvements des aéroports de Bamako et Kayes ; l’acquisition d’une machine de mesure du coefficient de frottement des chaussées aéronautiques.

Sidi Modibo Coulibaly

21 décembre 2025 0 comments
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Remise du drapeau au commandant de la Force unifiée AES
ActuSécurité

À Bamako, Assimi Goïta remet l’étendard à la Force unifiée du Sahel : naissance d’un outil militaire confédéral

by Sahel Tribune 20 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans une cérémonie à haute portée symbolique tenue à Bamako le 20 décembre 2025, le président malien Assimi Goïta a remis l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cet acte fondateur, salué par les dirigeants du Burkina Faso et du Niger, consacre la montée en puissance d’une structure militaire confédérale destinée à défendre la souveraineté régionale face aux menaces terroristes et aux ingérences extérieures.

Entouré de ses homologues ministres venus du Burkina Faso et du Niger, des chefs d’état-major des trois armées, de diplomates et d’attachés de défense étrangers, le général Assimi Goïta a présidé la cérémonie solennelle de lancement de la FU-AES, force multinationale de 5 000 hommes placée sous commandement conjoint.

La remise de l’étendard, symbole d’unité et d’engagement, marque « le démarrage opérationnel de la Force unifiée », a déclaré le président Goïta, qui préside également la Confédération des États du Sahel depuis sa création à Niamey en juillet 2024.

L’événement, tenu en marge de la première session confédérale du Conseil des ministres de l’AES, s’inscrit dans la phase d’institutionnalisation accélérée du bloc sahélien formé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, après leur retrait de la CEDEAO en 2025.

D’une coordination militaire à une armée confédérale

Depuis deux ans, les opérations conjointes Yéréko I et Yéréko II ont prouvé la capacité des armées malienne, burkinabè et nigérienne à coordonner des offensives transfrontalières d’envergure. Ces campagnes, menées dans la zone des trois frontières, ont permis « la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels », a rappelé Goïta, saluant la « planification rigoureuse et le partage efficace du renseignement » entre les trois armées.

Mais la création d’une force permanente unifiée, dotée d’un état-major intégré et d’une chaîne de commandement confédérale, constitue une étape sans précédent dans l’histoire militaire du Sahel. Son commandement a été confié au général de brigade Daouda Traoré, vétéran reconnu pour son expérience de terrain et son pragmatisme opérationnel.

Un outil militaire et politique

Dans son discours, le chef de l’État malien a mis un accent particulier sur la « portée historique » de cette initiative, qu’il considère comme l’acte fondateur d’une souveraineté sahélienne consolidée. Face à la multiplication des menaces – terroristes, économiques, informationnelles –, le président a appelé, à l’ouverture de la première session inaugurale du Conseil confédéral des ministres de l’AES, à une « anticipation stratégique permanente », tout en annonçant la création d’un écosystème médiatique AES (radio, télévision, presse écrite) destiné à renforcer la souveraineté informationnelle et à contrer la guerre de désinformation.

« L’AES est une réalité irréversible », a martelé Assimi Goïta, rendant hommage aux militaires tombés au combat et saluant le soutien constant des populations du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Pour le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre malien de la Défense, la cérémonie consacre « un moment décisif de l’histoire du Sahel ». « La paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas », a-t-il déclaré, rappelant que la FU-AES est le fruit d’une « mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité ».

L’étendard remis à la Force unifiée, symbole de mémoire et de sacrifice, a été présenté comme le drapeau du courage sahélien, celui d’une génération d’États décidée à ne plus subir les schémas imposés de l’extérieur.

Un Sahel en quête d’autonomie stratégique

Avec cette cérémonie, l’AES franchit une étape supplémentaire vers l’autonomisation de sa sécurité collective, alors même que le retrait des forces étrangères (Barkhane, MINUSMA) a redéfini les équilibres régionaux. En s’appuyant sur la coopération avec la Russie et d’autres partenaires non occidentaux, les trois pays entendent désormais assumer seuls la défense de leur espace, au nom d’une souveraineté qu’ils veulent pleine et entière.

Au-delà du symbole militaire, la FU-AES est l’embryon d’une armée confédérale du Sahel — une idée jadis utopique, désormais devenue une réponse politique à l’instabilité chronique de la région.

En conclusion de la cérémonie, Assimi Goïta a appelé à transformer l’unité militaire en solidarité politique durable, rappelant que l’objectif ultime de la Confédération est de bâtir « un espace de stabilité, de dignité et de prospérité partagée ».

La rédaction 

20 décembre 2025 0 comments
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première session confédérale des ministres de l'AES.
A la UnePolitique

Sommet AES Bamako : Assimi Goïta ouvre la première session confédérale du Conseil des ministres de l’AES

by Sahel Tribune 20 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a ouvert, samedi 20 décembre, la première session confédérale du Conseil des ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Un rendez-vous fondateur, à deux jours de la 2ème session du Collège des chefs d’État, destiné à donner corps à une union militaire et politique en quête de reconnaissance internationale.

Au Palais de Koulouba, siège de la présidence malienne, le drapeau vert de la Confédération des États du Sahel flottait aux côtés de ceux du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Devant les ministres réunis des trois pays, le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne et actuel président de l’AES, a ouvert la première session confédérale du Conseil des ministres. Un événement qualifié d’« inaugural et stratégique » à l’heure où la jeune confédération s’apprête à franchir un cap institutionnel majeur.

Une Confédération en construction

Créée en juillet 2024 à Niamey, la Confédération des États du Sahel regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays dirigés par des régimes militaires qui ont rompu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en janvier 2025. Elle se veut à la fois un pacte de défense collective et un cadre d’intégration politique et économique fondé sur la souveraineté et la solidarité.

Dans son discours d’ouverture, le général Assimi Goïta a insisté sur « la responsabilité historique » des dirigeants sahéliens face aux défis communs. « Nos trois États ont fait le choix souverain de mutualiser leurs efforts pour bâtir un espace stable et apaisé, favorable au développement et à l’épanouissement de nos populations », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État malien a également rappelé que cette session prépare la deuxième réunion du Collège des chefs d’État, prévue à Bamako les 22 et 23 décembre, où seront adoptés les protocoles additionnels régissant la défense, la diplomatie et le développement.

Sécurité et développement : les deux priorités

La réunion ministérielle doit examiner le rapport d’activité du premier exercice de la Confédération, notamment dans les domaines de la sécurité régionale, du développement économique et du renforcement institutionnel.

Assimi Goïta a souligné la nécessité de « compléter l’architecture juridique et politique de l’AES », estimant que ces protocoles permettront « l’élaboration de politiques et programmes communs au bénéfice des populations ».

Mais derrière le discours d’unité, les défis demeurent considérables. Les trois États font face à une violence terroriste persistante, à des difficultés économiques aiguës et à un isolement diplomatique partiel.

Le président malien en a conscience : « Le terrorisme économique soutenu et le terrorisme médiatique, auxquels nous faisons l’objet depuis un certain temps, vise à affaiblir le soutien dont la confédération dispose auprès de ses peuples. », a-t-il dénoncé, accusant implicitement les puissances occidentales d’entretenir une campagne de déstabilisation. « Ces actes de sabotage ne sont pas simplement le fait des terroristes, mais également une confrontation pour un positionnement géopolitique visant à sauvegarder des intérêts politiques et économiques dans le Sahel. », a-t-il précisé avant d’indiquer : « Ce constat nous impose donc de redoubler d’efforts et de vigilance. »

Un discours d’affirmation souverainiste

Dans un ton résolument offensif, Goïta a défendu la légitimité du projet sahélien face aux critiques internationales : « Notre Confédération, de par ses énormes potentialités, commence à s’imposer sur la scène africaine et internationale », a-t-il affirmé, en évoquant la « marche souveraine » de l’AES.

Il a également rendu hommage aux forces armées des trois pays, saluant leur « courage et leur détermination à défendre l’intégrité du territoire et la sécurité des citoyens ». Pour le chef de l’État malien, l’objectif est de transformer la solidarité militaire en intégration politique. « L’Afrique de l’Ouest est unie par une histoire et une culture communes. Nos peuples sont naturellement appelés à vivre ensemble dans la fraternité et la solidarité », a-t-il conclu.

Un tournant avant le sommet de Bamako

La session confédérale constitue une étape préparatoire avant la 2ème session du Collège des chefs d’État de l’AES, attendu comme un moment de consolidation. Les dirigeants devraient y désigner le prochain président de la Confédération, qui succédera à Assimi Goïta, et adopter un plan stratégique 2026-2030 visant à institutionnaliser la coopération dans les domaines de la sécurité, de la finance et des infrastructures.

Pour Bamako, ce rendez-vous revêt une portée symbolique. Il doit démontrer que l’AES est plus qu’une alliance conjoncturelle, et qu’elle s’ancre désormais dans une logique de construction étatique supranationale.

L’AES ambitionne d’incarner un pôle de stabilité sahélien, affranchi des tutelles occidentales. Le discours d’Assimi Goïta à Bamako marque une étape dans la formalisation politique d’une confédération désormais consciente de son rôle de  laboratoire de souveraineté africaine.

A.D

20 décembre 2025 0 comments
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