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Moussa Mara du parti Yelema le Changement
Actu

Moussa Mara : vœux pour 2021

by Sahel Tribune 31 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’humanité se rappellera de 2020 comme l’année de la pandémie de COVID 19. Celle qui mit pratiquement à genoux les nations les plus puissantes en entrainant une dépression économique supérieure à toutes celles qui ébranlèrent la planète.

Les lueurs de 2021 annoncent des vaccins contre ce mal, certains citoyens de pays nantis ont même commencé à recevoir leurs doses en ces derniers jours de 2020. Peut-être que courant 2021, il sera annoncé l’arrêt définitif de la maladie. Espérons-le, en tout cas, et souhaitons ardemment que cela soit. C’est notre premier vœu pour la nouvelle année qui s’annonce. 

2021 verra aussi le changement de pouvoir dans le pays le plus riche et le plus puissant de la terre, les États-Unis d’Amérique. Cela annonce plus de stabilité et de cohérence dans sa gouvernance, de même que son retour dans le concert de la prise en compte des enjeux globaux, avec plus d’ouverture aux autres et peut être une plus grande solidarité internationale. C’est notre second vœu pour 2021, celui de voir l’humanité, en particulier les pays riches, se donner davantage la main pour faire face aux défis. Il est permis d’en douter mais il n’est pas interdit de rêver non plus !

Plus de sécurité

Plus près de nous, dans le sahel si meurtri, le sang a encore coulé en 2020. Les communautés se sont déchirées. Les terroristes ont poursuivi leurs cavalcades destructrices. Les États et leurs populations ont souffert. Le Nord du Mali n’a pas constaté d’avancée vers le désarmement des groupes armés, la restructuration des forces armées maliennes (FAMA’s) ou la conduite des réformes vers une plus grande intégration nationale. Sur la toile de fond d’un conflit libyen toujours aussi inextricable, dans un contexte géostratégique qui offre autant d’opportunités qu’il présente de menaces pour nos pays. Prions, et c’est notre troisième vœu pour 2021, que nos autorités respectives sauront mieux adresser les enjeux locaux et communautaires des conflits sahéliens, apporter les réponses étatiques aux attentes des populations et collaborer pour mieux bénéficier des opportunités offertes par les contextes régionaux et internationaux. Une gageure que nous leur souhaitons pour la nouvelle année.

« Les Maliens sont toujours très divisés »

Enfin, notre pays le Mali, a connu un énième soubresaut en 2020 avec la rupture intervenue en août qui l’engagea dans une seconde transition politique en huit ans. Avec cette fois de nombreux espoirs soulevés par la volonté de nos compatriotes de réaliser le « nouveau Mali » dont ils rêvent. La « refondation » souhaitée par tous et revendiquée par les autorités de la transition parait néanmoins présenter quelques difficultés de réalisation. Les Maliens sont toujours très divisés. Quelques lenteurs sont relevées dans la conduite de la transition et peu de lisibilité existe sur les résultats visés. Il n’est toutefois jamais tard pour bien faire. Souhaitons au pouvoir transitoire de savoir encore rassembler les Maliens, au moins sur l’essentiel, leur fixer un cap clair et des objectifs raisonnables qu’ils sauront suivre et, enfin adopter des méthodes de travail qui les rassureront. Celles-ci doivent consacrer une plus grande transparence dans l’action et une équité incontestable dans les décisions prises en matière de nomination et d’actes posés. C’est le vœu que nous formulons à l’endroit de nos autorités au titre de cette nouvelle année qui sera cruciale pour notre pays, peut-être à un niveau comme jamais dans son histoire récente. Prions pour que nous soyons à la hauteur des attentes de nos concitoyens.

Bonne année 2021 à tous !

Moussa MARA www.moussamara.com

31 décembre 2020 0 comments
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Pr Akory Ag Iknane directeur general de lInstitut national de sante publique INSP et coordinateur national de la lutte contre la Covid 19 au Mali copie
Santé

« C’est bien de faire la fête, mais il faut respecter les mesures barrières », Pr Akory Ag Iknane

by Sahel Tribune 31 décembre 2020
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Le Mali, à l’instar des autres pays, célèbre le réveillon de la Saint-Sylvestre dans un contexte sanitaire marqué par la covd-19. Pr Akory Ag Iknane, directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP) et coordinateur national de la lutte contre la Covid-19 au Mali, invite au respect des mesures barrières. Au micro de Phileingora, il rassure que bientôt le Mali pourrait avoir ses doses de vaccin.

Phileingora : beaucoup de Maliens estiment que la covid-19 n’est rien d’autre que le rhume. Quelle précision pouvez-vous donner sur ce point ?

Pr Agory Ag IKnane : la covid-19 est une maladie virale qui se manifeste effectivement comme les autres formes de grippe, mais dont le virus a muté pour devenir beaucoup plus méchant. Cette grippe, à la différence des autres, ne se guérit pas toute seule. Elle est extrêmement dangereuse et peut entraîner la mort avec des difficultés respiratoires.

Les gens doivent comprendre que bien vrai que la covid-19 fait partie des autres maladies d’origine grippale, elle est particulière, différente des autres.

Le port du masque fait partie des mesures de prévention contre la covid-19. Expliquez-nous comment le masque est susceptible d’arrêter la propagation du coronavirus.

Les mesures de prévention contre la covid-19 sont des mesures qui servent de barrière entre le virus et le sujet. Elles empêchent le virus d’entrer dans l’organisme du sujet à travers la bouche, le nez ou les yeux. Lorsque vous touchez une personne infectée et touchez instinctivement votre visage, vous transportez les germes du virus dans votre organisme à travers vos mains. Ainsi, vous vous contaminez.

Le masque est alors la première mesure barrière qui empêche le transport de germes manuportés dans l’organisme.

Si le masque est bien porté, qu’on ne le manipule pas tout le temps, il peut à lui seul empêcher la pénétration du germe dans notre organisme. Il y a plusieurs formes de masques pour se protéger. Parmi ceux-ci, nous avons le FFP2, en forme de canard, qui peut protéger à lui seul contre le virus et les autres germes à près de 98 %. Il y a aussi le N95, en forme ronde, qui protège à lui seul à près de 95 % contre le virus et à 100 % contre les autres germes. Quant au masque chirurgical bleu que l’on porte, celui-ci ne protège pas celui qui le porte, mais plutôt son interlocuteur.

Le port du masque est une mesure extrêmement importante contre la transmission du virus de la covid-19. 

Les mesures adoptées par le gouvernement malien suffiront-elles à stopper la progression du virus vu qu’elles ne sont pas respectées dans tous les lieux ?

Les mesures sont importantes, mais il faudrait qu’une grande partie de la population les respecte. Toutes les mesures adoptées sont complémentaires. Elles doivent être respectées de façon globale à tous les niveaux : dans les marchés, dans les lieux de culte, dans les services publics, etc.

Ce que les gens oublient sûrement c’est qu’une personne infectée est en capacité de transmettre le virus à plus de 30 à 40 personnes. 

En ce qui concerne le non-respect des mesures au niveau des marchés, des transports publics, etc., que doit faire le gouvernement ?

Le Gouvernement a déjà interdit les regroupements de plus de 50 personnes, a demandé de respecter la distanciation physique. Dans les mosquées, il faut qu’il y ait un dispositif de lavage des mains à l’eau et au savon et il faut porter les masques, même en priant. Car quelqu’un qui éternue, qui tousse, s’il ne porte pas de masque et qu’il est contaminé, il va propager le germe à tout son entourage.

Pour ne pas amener le gouvernement à opter pour la coercition, les citoyens doivent se rendre conscients du risque qu’ils courent pour eux-mêmes, leur famille ainsi que leur entourage voire tout le pays, à cause de leur non-respect des mesures barrières. C’est aux citoyens eux-mêmes d’être conscients que le respect de ces mesures est de nature à débarrasser notre pays de cette maladie pour qu’on retrouve notre activité économique habituelle.

Quand est-ce que le Mali, de façon particulière, et l’Afrique de manière générale, recevront leurs doses de vaccin ?

Le Mali est candidat au vaccin, mais nous attendons toujours son arrivée. On ne sait pas quand, mais nous restons optimistes en espérant que d’ici le premier trimestre de l’année 2021 ou durant ce trimestre qu’on puisse recevoir les premières doses.

Des partenaires ont pensé que les pays en voie de développement doivent aussi bénéficier de cette vaccination. D’ailleurs, c’est un intérêt mondial. Car si les autres sont vaccinés et qu’une partie de la population mondiale n’est pas vaccinée, le virus va continuer à circuler. Donc, c’est une obligation morale et même épidémiologique de vacciner tout le monde.

Je suis certain qu’on aura ce vaccin. Mais il doit être en conformité avec nos conditions. Un vaccin qui est conservé à moins 80° ne doit pas être celui qu’on va proposer pour l’Afrique. Car ce vaccin demande un système de chaîne de froid que nous n’avons pas, des équipements assez lourds et encore plus coûteux que le vaccin lui-même. Donc, celui qu’on va proposer pour nos pays doit être un vaccin qui peut être conservé entre 2 et 4° et qui résiste à la température ambiante pendant au moins une semaine.

Alors que le vaccin n’est pas encore arrivé chez nous, beaucoup de préjugés circulent autour de ce produit. « Ce vaccin tue », dit-on. Quelle est votre analyse de la situation ?

Vous savez que depuis un certain temps, au niveau mondial, il y a un groupe antivaccin. Je pense qu’il s’agit d’une mauvaise propagande. 

Si c’était un vaccin essentiellement destiné à l’Afrique, on pourrait certainement penser qu’il est conçu pour « tuer les Africains ». Mais c’est un vaccin qui est utilisé au niveau mondial. Ceux qui l’ont conçu, je ne pense pas qu’ils soient si immoraux jusqu’à vouloir amener à l’extinction de l’humanité.

Ces propos ne doivent pas empêcher les gens de se vacciner ou de se faire vacciner. N’oubliez pas, à un moment donné, pour la vaccination de routine au Mali, un courant commençait à s’ériger contre le vaccin.

Néanmoins, il convient de retenir que lorsque plus de 85 % de la population n’est pas vacciné, le germe va continuer son chemin et contaminera davantage de gens. 

C’est la fête de fin d’année. Quel conseil particulier avez-vous à l’endroit surtout de la jeunesse malienne ?

Je présente mes vœux les meilleurs à toute la jeunesse ainsi qu’à toute la population du Mali. À tous ceux qui sont malades, je souhaite qu’ils puissent se rétablir. Mes condoléances les plus attristées à ceux qui ont perdu la vie en raison de la covid-19 ou d’autres pathologies. Ils n’ont malheureusement pas eu la chance de voir l’année 2021. Ceux qui ont eu la chance de voir cette année 2021, je souhaite qu’ils puissent voir plusieurs autres années. Pour ce faire, il est important qu’ils se protègent contre cette épidémie meurtrière. La jeunesse doit surtout protéger les aînés.  

C’est bien de faire la fête, mais il faut respecter les mesures barrières. On peut bien fêter, on peut exprimer sa joie, en respectant les mesures de prévention : le lavage des mains à l’eau et au savon ou bien l’usage du gel hydroalcoolique, le port du masque, la distanciation physique. On peut se réunir en groupe, mais en gardant la distance. J’appelle donc les jeunes à la prudence, à la prudence et à la prudence !

Réalisée par Fousseni Togola et Bakary Fomba

31 décembre 2020 1 comment
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Dr Jean Pierre BAPTISTE Representant de lOrganisation mondiale de la Sante OMS au Mali
Santé

L’OMS, main dans la main avec le Mali contre la COVID-19

by Sahel Tribune 31 décembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dr Jean-Pierre Baptiste, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali, s’exprime sur la pandémie de covid-19 et l’année qui est en train de s’achever. Il invite au respect des mesures barrières et à la vigilance.

L’année 2020 est une année qui restera gravée dans nos mémoires avec la survenue de la COVID-19.

Avant même l’annonce de la maladie le 25 mars 2020, le gouvernement a pris les devants et mis en place un Comité national de crise.

L’OMS, toujours aux côtés du Mali

Dès le départ, l’OMS a œuvré sans relâche aux côtés du gouvernement pour lutter contre cette menace sans précédent sur la santé et la vie des Maliens. Nous avons fourni des conseils techniques, apporté un appui financier et un appui en termes de communication.

Au front avec le ministère de la Santé, l’OMS a contribué au renforcement des capacités des agents de terrain sur les outils de la surveillance en assurant la prise en charge de 40 agents traceurs de contact et superviseurs de suivi des contacts, ayant reçu 110 tablettes paramétrées pour le suivi des contacts. Par ailleurs, 33 formateurs du Ministère ont bénéficié d’une formation en prévention et contrôle des infections.

« La COVID19 doit être vue surtout comme une opportunité »

Pour moi, la COVID19 doit être vue surtout comme une opportunité de renforcer le système de santé du Mali, d’augmenter et de qualifier nos ressources humaines en santé.

Notre bureau a mis en œuvre un projet innovant dont nous sommes fiers, qui est la mise à disposition de médecins d’appui répartis dans les 10 régions du Mali ainsi que dans le District de Bamako. Ils travaillent avec les directions régionales de la santé et font un travail extraordinaire dans cette riposte en participant à la surveillance, à la lutte contre les maladies, au renforcement du système de santé de chaque région, aux laboratoires, et sont des parties intégrantes des équipes d’interventions rapides des 10 régions. Ils sont à saluer et à féliciter.

Le déploiement de dix psychologues dans les régions a aussi été salutaire. Ils travaillent sans relâche au soutien mental et psychosocial aux familles infectées et affectées et aux agents de santé de première ligne dans les régions. Ils ont apporté une assistance psychosociale à près de 3000 personnes sur le terrain.

Dans l’accompagnement en équipements, l’OMS a largement contribué à la dotation en matériels et équipements d’une valeur de 100 millions de FCFA pour faire face aux besoins prioritaires dans la lutte contre la COVID-19. Ces dotations comprenaient des médicaments, du matériel et des équipements de protection individuelle (EPI), 20 000 kits de produits de laboratoire et fournitures. Ces équipements servent à protéger particulièrement le personnel de santé dont une centaine est infectée, et qui reste au front malgré les risques et les difficultés. Nous nous devons de les protéger.

Pour une réponse efficiente, l’OMS et tout le système des Nations Unies, sous la houlette de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies, ont prôné l’approche « ONE UN » pour appuyer le Gouvernement. Cette spécificité de réponse dans un pays déjà soumis à une crise multidimensionnelle permet d’apporter un appui collégial et coordonné.

Alors notre lutte continue.

« Nous ne devons pas baisser la garde »

Pour s’assurer que nos efforts communs ne tombent pas à l’eau et que nous ne continuons pas à compter nos victimes, l’heure est au respect strict des mesures mises en place face à la COVID-19.

Nous ne devons pas baisser la garde.

Nous devons tous nous engager à redoubler de vigilance et nous assurer que le virus de la COVID-19 ne trouvera pas une porte d’entrée avec nous. Nous devons entre autres continuer à nous laver les mains régulièrement à l’eau et au savon, à porter correctement les masques, à maintenir la distance physique requise, à éviter les contacts physiques notamment lors des salutations. Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons tirer un trait sur cette période éprouvante que nous venons de vivre.

Bamako, le 31 décembre 2020

Dr Jean-Pierre BAPTISTE, Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali

Le chapô et les sous-titres sont de la rédaction

31 décembre 2020 0 comments
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Des poulets de chair chez un vendeur a Kalaban coro en decembre 2020 copie
Actu

Nouvel An : un réveillon marqué par le covid-19

by Bakary FOMBA 30 décembre 2020
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Communément appelé « fête de poulets », la célébration du « 31 décembre » de cette année est marquée par la pandémie à coronavirus et l’état d’urgence sanitaire instaurée par les autorités de la transition. Cette année, les avis divergent entre les fêtards en ce qui concerne le mode de célébration réveillon 2020 compte tenu de la situation actuelle du pays.

La célébration du réveillon de la « Saint Sylvestre » est devenue une tradition au Mali, notamment dans la capitale Bamako, depuis plusieurs années. Pour honorer cette tradition, les jeunes cotisent généralement entre amis pour organiser des diners dans leur « grin » respectif. Certains aménagent des espaces pour passer ce moment spécial. D’autres préfèrent également les hôtels, les night-clubs ou tout autre lieu de divertissement pour fêter la nuit de la « Saint-Sylvestre. » Cette année, c’est dans un climat timide et simple que les Bamakois préparent cette fête.

Un réveillon pas comme les autres

À l’approche du « réveillon » 2020, les autorités maliennes ont instauré l’état d’urgence sanitaire avec à la clé des mesures barrières comme la limitation du nombre de personnes dans les lieux publics, la fermeture des lieux de luxe. Cela, afin de limiter la propagation du coronavirus.

Suite à cette décision, plusieurs groupes de personnes entre amis ont opté pour la fête en famille dans ambiance, certes, mais dans la modération. « La célébration de la “Saint Sylvestre” n’est pas dans mon programme cette année. Je le fêtais avec mes amis au grin. Je préfère rester à la maison avec ma famille et me contenter de ce que nous avons », a laissé entendre Lamine Kourouma, chef de grin à Niamakoro, quartier de la commune VI du district de Bamako. « Il ne sert à rien de se vider la poche et de s’exposer jute pour quelques heures », nous confie une source dans ce « grin ».

La cherté des poulets et autres accessoires du « réveillon » sur le marché a poussé Aldiouma Paré et ses « éléments » à s’abstenir de la célébration du réveillon de la « Saint Sylvestre » de cette année. Il affirme avoir acheté le poulet entre 2000 et 2500 FCFA l’année dernière. « Ce qui n’est pas le cas cette année », déplorent-ils.

Le blues des commerçants

Rencontré 4 jours avant le « 31 décembre », au marché de Baco-djicoroni, quartier de la commune V du district de Bamako, Ibrahim Kassé, vendeur de poulets, se plaint du manque de clients. Néanmoins il garde espoir sur ces derniers jours. Ce vendeur venu de Dioro, dans la région de Ségou, reconnait que la célébration du « réveillon » de cette année ne peut pas être comme celle des années précédentes. « La situation actuelle du pays, ajoutée à celle sécuritaire et économique jouent en notre défaveur cette année », a-t-il déploré. C’est conscient de tous ces paramètres que M. Kassé a diminué le nombre de poulets qu’il apportait d’habitude pour cette fête.  

Ce manque d’afflux est également signalé par Karim M’bodj, employé de commerce à Kalaban-coro, quartier du sud-est du district de Bamako. Cet employé s’est ravitaillé en habits luxueux et d’autres accessoires adaptés à la fête du « 31 décembre » sans tenir compte des instructions données par l’État dans le cadre de la prévention du covid-19. « Pour l’heure, le marché est loin d’être comme celui de l’année dernière », a-t-il expliqué tout en soulignant qu’il avait gardé spécialement certains articles, depuis plusieurs mois, pour cette période où « on peut les vendre cher. »

Malgré tout, l’espoir est permis du côté de Djénéba Sogodogo, vendeuse de condiments au marché de Banconi, quartier de la commune I du district de Bamako. Celle-ci estime que même le « jour J, on peut effectuer des ventes surtout le soir du 31 décembre. » Elle ajoute également que « les Maliens sont habitués à n’acheter qu’à la dernière minute. »

Bakary Fomba

30 décembre 2020 0 comments
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Soumaila Cisse ancien chef de file de lopposition malienne decede de covid 19
Politique

Mali : la levée du corps de Soumaïla Cissé a eu lieu ce matin à Paris

by Sahel Tribune 30 décembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La levée du corps de Feu Soumaïla Cissé, décédé de covid-19 le 25 décembre dernier, a eu lieu ce mercredi 30 décembre 2020 à 9 h à l’hôpital américain de Paris, a indiqué l’Ambassade du Mali en France.

Cette cérémonie d’adieu s’est déroulée en présence de Abdallah Ag Hama, chargé d’affaires de l’Ambassade du Mali en France, du Consul général du Mali à Paris, de la famille du défunt, notamment son épouse Madame Cissé Assa Traoré et ses enfants.

La représentation diplomatique du Mali en France a saisi cette occasion pour rappeler que l’arrivée de la dépouille à Bamako est prévue le jeudi 31 décembre 2020 à 14 h 30 sur le vol régulier d’Air France.

Rappelons que les obsèques de l’ancien chef de file de l’opposition malienne sont prévues, le vendredi 1er janvier 2021 au Palais de la culture de Bamako.

Le décès de Soumaïla Cissé a été un véritable coup de tonnerre au sein de son parti politique, Union pour la république et la démocratie (URD), voire de toute la classe politique malienne.

Chiencoro

30 décembre 2020 0 comments
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Les fables du Taxi brousse de Solo Niare
Seko ni Donko

« Les fables du taxi-brousse », un livre qui redonne vie aux contes et fables du terroir

by Sahel Tribune 30 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Publié dans la collection Friffini des éditions La Sahélienne, cet ouvrage est une très belle initiative à saluer. Avec « Les fables du taxi-brousse », Solo Niaré redonne vie à ces paroles qui ont été naguère transplantées, voire amputées de leur suc originel sous la plume d’un écrivain aussi talentueux que Massa Makan Diabaté. Les textes inspirés des beaux récits de Kele Monson Diabaté étaient loin d’en restituer la saveur et la quintessence. Celui-ci ne se reconnaît pas dans des « paroles qui ne respirent plus », parce que figées entre les pages d’un livre.

L'auteur et conteur Solo Niaré nous présente la savane, des fables et des contes à lire en famille. Des légendes dans la tradition des Djéli (griot) au cours des veillées nocturnes sur la place du village. pic.twitter.com/vCFDspPLG4

— Le journal Afrique TV5MONDE (@JTAtv5monde) December 29, 2020

Il y a chez Solo Niaré un effort d’appropriation du riche matériau puisé à la fois dans la tradition orale et dans l’actualité, en vue de l’inscrire dans une double démarche de fidélité (à une vision et à des valeurs données) et de créativité (vivifiante et féconde). Il parvient, ainsi, à surmonter la dichotomie entre le traditionnel et le moderne, en les articulant d’une manière originale. Les mots prononcés par Fily Dabo Sissoko en 1956 à la session budgétaire de l’Assemblée du Soudan, prennent ici tout leur sens : « La tradition est un courant de vie, constamment alimenté de sucs nouveaux, qui poursuit sa course irréversible vers son devenir ; elle est mouvement et nulle part le mouvement ne s’oppose au progrès.  » C’est une attitude dynamique qui sort notre littérature orale des clichés réducteurs par une démarche constructive. Il importe donc de maintenir et d’approfondir cette logique d’appropriation à d’autres niveaux, en termes de communication et d’audience mais aussi de proximité .

Le mérite de cette mise en valeur des contes et fables du terroir revient à l’auteur et à son éditeur, La Sahélienne. C’est une avancée qu’il importe de renforcer, au-delà de l’illustration, en approfondissant encore les aspects ayant trait à l’oralité et à la proximité affective. Bon vent !                                             

Mamadou Bani Diallo

30 décembre 2020 0 comments
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Marche du 11 août
Politique

Rétrospective 2020 : six (6) événements marquants qui ont fait l’année au Mali

by Chiencoro 30 décembre 2020
written by Chiencoro 4 minutes read

L’année 2020 a été éprouvante pour les Maliens. Une année à la fois catastrophique en termes de crises, mais aussi historique en raison de la teneur des mobilisations citoyennes que le pays a connu.

« Si l’on sait d’où l’on vient, on saura où on va ». Cet adage n’a rien perdu de sa pertinence depuis la nuit des temps. Au moment où l’année 2020 tire sa révérence, c’est le lieu pour nous de présenter les faits que nous estimons marquants de cette année.

Apparition du coronavirus en mars

L’apparition du coronavirus dans les quatre coins du monde y compris le Mali a non seulement bouleversé les citoyens, mais aussi les gouvernants. Cette crise sanitaire, dès son apparition en mars 2020 au Mali, a contribué à la mise en place de mesures barrières ayant privé les citoyens de certains de leurs droits, notamment la limitation de la mobilité à travers l’instauration du couvre-feu et aussi la fermeture des écoles. Cette crise a lourdement frappé les commerçants, l’économie nationale et a contribué à l’aggravation des violences faites aux femmes et aux filles.

Cette pandémie, qui continue son ravage, restera gravée dans les mémoires et fera de 2020, une année inoubliable.

Enlèvement, libération et décès de Soumaïla Cissé

Cette année qui tire vers sa fin a été assez éprouvante pour la famille du chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. En pleine campagne pour les élections législatives dans son fief à Ménaka, le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), deuxième force politique à l’Assemblée nationale du Mali, Soumaïla Cissé a été enlevé en mars. Après six mois de captivité dans des conditions dramatiques, il sera libéré en octobre. Trois mois après cette libération, en décembre précisément, il sera enlevé de l’intimité de sa femme, de ses enfants et de sa famille politique. Le coronavirus l’emporte définitivement laissant un véritable désespoir s’installer dans le cœur de ses militants qui le voyaient chef de l’État à la prochaine présidentielle.

Mis en place du mouvement du 5 juin

La tenue des élections législatives dans un contexte d’insécurité gravissime a contribué à la fragilisation du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Les dénonciations de fraudes massives lors de ce scrutin de mars et avril ont conduit à la mise en place d’une vaste Coalition hétéroclite, composée de partis politiques, de mouvements de la société civile, de syndicats, etc., pour demander le départ d’IBK et de son régime. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), qui a su regrouper toutes ces forces en son sein, était inimaginable dans la conscience collective avant sa mise en place. Un mouvement qui réussit à déstabiliser le régime en place malgré ses multiples tentatives pour se maintenir. L’acte posé par ce mouvement fera de 2020, une année historique durant laquelle le Mali a connu son quatrième coup d’État militaire.

Renversement d’IBK et instauration d’une transition politique

Vu la forte demande, l’instauration d’une désobéissance civile ayant conduit à des morts d’hommes parmi les civiles, le départ du président de la République, IBK, était inéluctable. Pour ce faire, les militaires prennent leurs responsabilités, puisque cela était devenu une des demandes formulées par des leaders du M5. En août, des militaires répondent favorablement à l’appel et « parachèvent » la lutte du M5 pour mettre un terme à des mois de souffrance du peuple malien. Le président IBK est renversé, l’Assemblée nationale contestée est dissoute aussi bien que la cour constitutionnelle dont la présidente ne faisait plus unanimité.

Ce coup d’État militaire donne lieu à l’instauration d’une transition politique dirigée par un militaire à la retraite, Bah N’Daw. Cela, à la demande des chefs d’État de la CEDEAO.

Décès d’anciens présidents de la République

L’année 2020 a été aussi celle de la disparition d’anciens chefs d’États et de personnalités de grande renommée. D’abord le décès de Moussa Traoré, en septembre 2020, et ensuite celui de Amadou Toumani Touré (ATT), en novembre 2020. Avec la perte de ces deux anciens présidents de la République du Mali, c’est toute une partie de l’histoire du Mali qui s’évapore. Comment les Maliens pourront oublier la perte de ces deux figures phares de l’existence de leur nation.  

L’extension de l’insécurité

Cette année qui tire sa révérence a vu également la crise sécuritaire s’étendre de la région de Mopti vers celle de Ségou ainsi que d’autres localités du pays. Les braquages nocturnes et diurnes se sont multipliés avec le plus souvent des morts d’hommes. Cet épisode, qui a endeuillé plusieurs commerçants et familles, a profondément marqué les esprits en 2020.

Togola

30 décembre 2020 0 comments
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