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Assimi Goita
Sécurité

Mali : le Vice-Président de la Transition, porteur d’un message de condoléances au Niger

by Chiencoro 6 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Après l’attaque terroriste survenue au Niger le 3 janvier 2021 et qui a fait une centaine de morts, le Vice-Président de la Transition malienne, accompagnée d’une forte délégation, s’est rendu à Niamey ce mercredi 6 janvier pour compatir à la douleur du peuple nigérien. 

Le vice-président de la transition malienne a entamé une série de visites ce mercredi 6 janvier 2021. La première étape a été le Niger, ce pays frère du Mali qui a subi une double attaque meurtrière de groupes armés terroristes, le 3 janvier dernier. Une attaque survenue dans les localités de Tillaberie et Diffa et qui a coûté la vie à une centaine de civiles. Au nom du Président de la Transition, Assimi Goita a présenté « les condoléances du peuple malien au peuple frère du Niger ». Il a transmis le message du Président de la Transition, Bah N’Daw, à Mamadou Issoufi, Président du Niger.

Au-delà des condoléances, renforcer les liens

Au cours de son passage au Niger, le colonel Goita a indiqué « qu’il était un devoir pour les autorités de la Transition de compatir à la douleur du Peuple nigérien ». Cette visite a été une occasion également pour le vice-président de la transition de rendre les reconnaissances du Mali au Niger « qui a particulièrement soutenu le Mali pour la normalisation de la situation sociopolitique après les évènements du 18 août 2020 », date de la démission de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta.  

Assimi Goita, vice-président de la transition malienne échange avec le président du Niger
Assimi Goita, vice-président de la transition malienne échange avec le président du Niger. Crédit photo: FT

Notons qu’au-delà des frontières, le Mali entretient de bons rapports avec le Niger. Un lien que le colonel Assimi cherche à sauvegarder et renforcer davantage entre les deux pays. Il est à noter également que dans le cadre de la lutte antiterroriste, les deux pays se retrouvent dans le cadre du G5 sahel qui regroupe non seulement le Mali, le Niger, mais aussi le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie.  

Investiture de William Addo Dankwa Akufo-Addo

Pour cette visite, le Vice-Président de la Transition était accompagné d’une forte délégation composée du ministre de la Réconciliation nationale, celui de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions et le ministre directeur de Cabinet. À sa descente d’avion, le Vice-Président a été reçu par le ministre d’État, ministre du Pétrole et ministre directeur de Cabinet du Président de la République du Niger, M.  Foumakoye GADO.  

Réception de Assimi Goita, vice-président de la transition malienne, à l'aéroport au Niger.
Réception de Assimi Goita, vice-président de la transition malienne, à l’aéroport au Niger. Crédit photo: FT

La prochaine étape de la visite du colonel Assimi Goita et sa délégation est Accra, Ghana, où le vice-président prendra part à l’investiture, jeudi 7 janvier 2021, du Président ghanéen réélu pour un nouveau mandat de quatre ans.

Fousseni Togola

6 janvier 2021 2 comments
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Education ne peut pas attendre
Éducation

L’Initiative internationale, Éducation sans délai, vient à la rescousse de l’éducation au sahel central

by Bakary FOMBA 6 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

En vue de minimiser les effets de la crise sanitaire et humanitaire qui touche le Sahel central (le Burkina Faso, le Mali et le Niger), l’Initiative internationale, Éducation sans délai, approuve une subvention de 33,3 millions de dollars, soit plus de 17 milliards de FCFA à l’endroit de ces pays.

Avec 11,1 millions de dollars (plus de 5 milliards de FCFA) pour chacun des trois pays, l’Initiative internationale Éducation sans délai entend réunir, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les acteurs des secteurs de l’humanitaire et du développement afin d’offrir aux enfants et aux jeunes laissés pour compte dans ces pays du Sahel centraux, une éducation inclusive et de qualité, indiquent les Nations unies dans une publication du 5 janvier 2021. Selon Yasmine Sherif, directrice d’Éducation sans délai, « les enfants, les jeunes et leurs enseignants sont désemparés face à l’absence d’une éducation inclusive de qualité et d’un environnement d’apprentissage sûr, car ils sont également la cible de violentes attaques. »

« L’éducation représente leur seul espoir »

L’objectif de ce programme est de mobiliser 117 millions de dollars supplémentaires sous forme de cofinancement de la part des partenaires nationaux et internationaux, du secteur privé et de fondations philanthropiques. L’Initiative internationale Éducation sans délai veilleà ce que 60 % des bénéficiaires de cette aide dans les trois pays soient des femmes, qui sont énormément touchées par cette crise.

« La Covid-19 et l’augmentation des catastrophes liées aux changements climatiques exacerbent les défis auxquels ces enfants font face pour exercer leur droit à l’éducation. L’éducation représente leur seul espoir », a laissé entendre Gordon Brown, envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale et président du Comité directeur de haut niveau d’Éducation sans délai.

M. Sherif a lancé à cette occasion un appel à l’endroit des donateurs des secteurs publics et privés à rejoindre cette initiative afin de combler d’urgence le déficit de financement de 117 millions de dollars, soit de 62 milliards de FCFA, tout en menant à bien ses investissements à effet catalyseur dans ces trois programmes communs pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Bakary Fomba

6 janvier 2021 0 comments
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Une vue aerienne de Menaka e1610046145733
Sécurité

Mali : Bounti crée la confusion dans les cœurs

by Chiencoro 6 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La frappe aérienne survenue à Bounti, dimanche 3 janvier 2021, fait débat sur les réseaux sociaux ainsi que hors de ces canaux. Chacun cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce village, dans le centre du Mali.

« Il n’y a guère que l’armée nationale et Barkhane pour opérer offensivement dans le ciel malien. Sollicitées à maintes reprises, les autorités maliennes dominées par les militaires depuis le putsch du 18 août sont restées silencieuses », déclare l’Agence France presse (AFP) dans une de ses publications du mardi 5 janvier 2021 sur l’attaque de Bounti, dans la région de Mopti au Mali. Une attaque et un silence qui donnent lieu à des interrogations. « Que s’est-il passé dimanche près de Douentza, dans le centre du Mali ? L’armée française dit que ses avions ont éliminée des dizaines de jihadistes tandis que des villageois rapportent la mort de plusieurs civils dans la frappe d’un hélicoptère non-identifié », s’interroge l’AFP.

« Il n’y avait pas de mariage »

Cet incident, qu’on pourrait qualifier de bavure, mérite en effet des interrogations. L’armée française aurait-elle confondu des civils qui célébraient leur mariage dans la zone à des terroristes ? Cette possibilité est pourtant écartée par une source militaire française proche du dossier : « Il ne peut y avoir de doutes et d’ambiguïté, il n’y avait pas de mariage. C’est une frappe menée après un processus particulièrement formel et multipartite sur un groupe armé terroriste pleinement identifié, après un recoupement d’informations, des attitudes, une posture, sur une zone caractérisée », rapporte la chaîne de télévision française, France 24.

Radio France internationale (RFI) confirme quand même que « des villageois de Bounti joints par l’Agence France-Presse assurent [ndlr] avoir été frappés par les tirs d’un hélicoptère lors d’une noce ». La même source précise qu’elle « a eu confirmation que quelques femmes et des enfants originaires de Bounti sont bien actuellement soignés à Douentza. D’autres victimes ont été évacuées vers Sévaré, à 150 kilomètres au sud-ouest de Douentza. D’autres ont succombé à leurs blessures ».

Une enquête initiée  

Malgré tout, la population malienne, notamment sur les réseaux sociaux, se dit meurtrie par cet événement de Bounti. Le silence entretenu sur cette attaque est incompréhensible à leurs yeux.

Toutefois, il convient de retenir que les jihadistes possèdent une crinière de techniques d’exaction. Ils sont en mesure de se fondre dans la population pour mieux atteindre leurs cibles. Dans son article « Les raisons de la montée des attaques djihadistes dans le nord du Mali », la Deutsche Welle, chaîne allemande, souligne en effet, « la complicité » dont les djihadistes « bénéficient au sein de la population ». Cette situation rend difficile la lutte antiterroriste pour les forces engagées dans ce combat.

Néanmoins, « la division des droits de l’Homme de la Minusma a initié une enquête », rassure l’AFP afin de situer les responsabilités sur cet incident de Bounti. La même source indique que « la force des Nations unies (Minusma) a affirmé qu’elle n’était “pas impliquée dans les événements survenus récemment dans la zone de Bounti”.

Cette tuerie qui survient après la mort de plusieurs soldats français au Mali pourrait entacher davantage l’image de cette force partenaire du Mali qui ne fait pas déjà bonne presse auprès de la population malienne. Elle coïncide également avec une période où la réduction des effectifs de Barkhane au sahel par la France fait débat. Dans une telle atmosphère délétère, la prudence est nécessaire pour ne pas tomber dans le piège tendu par les djihadistes.

Fousseni Togola

6 janvier 2021 0 comments
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Assimi Goita vice president de la transition malienne sur le terrain
Sécurité

Vertu de la discrétion et efficacité de l’action

by Chiencoro 5 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Selon un adage, « il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Tel pourrait bien être le schéma que certains Maliens peu soucieux de l’avenir de leur pays voudraient imposer aux autorités de la Transition en méconnaissant, voire en mésestimant à dessein les efforts consentis pour la stabilisation, surtout dans le domaine de la Défense et de la Sécurité.

Plutôt que de claironner à l’envie les mesures populistes pour désespérément plaire à une opinion désemparée et manipulée de toutes parts par des intrigants mus en hommes politiques pour lesquels seuls les intérêts personnels comptent.

Face à cette tyrannie de l’égocentrisme, que reste-t-il donc à faire sinon tenir bon et se dresser au chevet du Mali, un pays désormais malade du fait de l’aventurisme et de la cupidité de certains de ses propres fils. C’est tout simplement à cette dimension citoyenne et patriotique que la Transition veut amener les Maliens au regard de l’urgence sociopolitique et sécuritaire.

Les autorités de la transition entre le four et le moulin

Malgré la multitude des défis, les autorités de la transition se battent comme de « beaux diables » pour assurer au Mali sa résilience dont les premiers pas ont été déjà franchis par les différents pays partenaires, organisations sous-régionales, régionales et internationales. Plutôt que de capitaliser cet élan de solidarité, source d’une certaine compréhension de la complexité de la crise malienne, la surenchère politique et l’activisme forcené sur les réseaux sociaux ravissent la vedette au vrai amour d’une patrie blessée qui peine à se redresser.

Par delà les méprises et autres mauvaises lectures, honte à tous ceux qui estiment que l’avènement du « Mali kura » est la seule affaire des autorités de la Transition. Qu’à cela ne tienne, des signaux forts sont déjà lancés par le Vice-Président en direction des forces de défense et de sécurité dont le rehaussement de l’effectif, la dotation en moyens et équipements d’opération conséquents, demeure sa priorité. D’où l’intensification des contacts directs entre la haute hiérarchie militaire et sécuritaire avec les hommes sur le terrain. Plus que de la formalité, cette approche affermit de plus en plus les liens entre le sommet et la base, facteur d’un bon exercice du commandement qui ne peut d’ailleurs se renforcer qu’au travers de l’exemple que les chefs donnent en permanence. Une leçon bien comprise et appliquée par le Colonel Assimi Goïta et ses deux points d’appui que sont le ministre de la Défense et des Anciens Combattants et celui de la Sécurité et de la Protection civile.

A défaut de les féliciter, respect et considération

De nombreuses zones comme Nara, Banamba, Farabougou, Mopti, Tombouctou, Gao et Ménaka, ont reçu la visite ou du Vice-Président ou de celle d’un des ministres susmentionnés. À défaut de les féliciter pour être en train de s’acquitter de leur devoir, ces braves combattants patriotes méritent tout au moins le respect et la considération dus à leur engagement pour le Mali.

Photo de famille du vice-président Assimi Goïta avec les troupes sur le terrain
Photo de famille du vice-président Assimi Goïta avec les troupes sur le terrain. Crédit photo: Armée

Bien que discrets dans leurs approches, ces jeunes officiers sont sans nul doute sur la voie royale d’une véritable refondation de l’Armée sans laquelle toute résilience au Mali serait vaine. N’est-ce pas pourquoi le Vice-Président disait à Banamba, lors du réveillon avec les hommes, qu’après l’armée, il n’y avait rien ? Une manière toute simple de rappeler à ses concitoyens que l’armée constitue une soupape de sécurité qu’il importe de consolider. C’est pourquoi selon lui, cette Armée constitue un patrimoine commun à tous les Maliens. D’où le comportement pédagogique du Colonel Assimi et de ses compagnons consistant à commander par l’exemple. Une stratégie déjà pleinement appréciée par les hommes à en juger par l’atmosphère constatée dans les zones visitées et qui ne manquerait pas de contribuer à leur mobilisation indéfectible pour les succès futurs.

Fousseni Togola   

5 janvier 2021 0 comments
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Barkhane 1 e1610265119661
Sécurité

La France vers une réduction des effectifs de Barkhane au Sahel

by Bakary FOMBA 5 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le cadre de l’opération Barkhane, la France entend réduire le nombre de l’effectif de ses troupes présentes au Sahel. Cette déclaration a été faite, lundi, par la ministre des Armées françaises, Florence Parly, dans un entretien accordé au journal le Parisien.

« Un renfort, par définition, c’est temporaire », déclare la ministre des Armées françaises dans un entretien accordé à nos confrères du journal Le Parisien.

Au cours de cet entretien, Mme Parly n’a pas manqué à faire le bilan des soldats français tombés dans le Sahel de 2013 à nos jours. Au total, 50 soldats français ont été tués dans des attaques au Sahel durant la période en revue, y compris les cinq soldats récemment tués dans deux attaques djihadistes au Mali, les 28 décembre 2020 et 2 janvier 2021, a-t-elle expliqué.

Ces soldats ne sont pas morts pour rien. Selon Mme Parly, le combat que mène la France dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes apporte des résultats positifs. « Au cours de l’année 2020, nous avons remporté des succès militaires importants, à la fois en neutralisant plusieurs hauts responsables de ces groupes terroristes et en attaquant leurs chaînes logistiques pour les désorganiser », souligne la ministre des Armées françaises.

Toutefois, la France pourrait réduire les effectifs de ses troupes présentes au sahel malgré des « succès militaires importants » enregistrés en 2020.

« On a l’impression de revenir à la situation de 2012 »

Le prochain sommet conjoint de la France et des pays du G5 Sahel prévu pour février 2021 à N’Djamena devra permettre à la France et à ses pays de prendre une décision finale en ce qui concerne cette réduction des effectifs de Barkhane au sahel. Néanmoins, d’ores et déjà, dans les coulisses de l’Élysée, le sujet fait débat. « De sources concordantes, l’Élysée voudrait réduire encore plus les effectifs de Barkhane d’ici à l’élection présidentielle de 2022. Une question lancinante à l’heure où les armées alertent sur la nécessité de se préparer à d’autres conflits plus durs sur la scène mondiale, et alors que certaines voix au sein de la classe politique mettent en doute la pertinence de cet engagement long et coûteux, qui peine à être suivi d’effets politiques sur le terrain », rapporte la chaîne de télévision française, TV5 Monde.

Selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), « plus on aide le Mali, plus il s’enfonce. On a l’impression de revenir à la situation de 2012 puisque l’armée a repris le pouvoir, le pays reste coupé en deux et l’État n’est toujours pas présent au nord », rapportent nos confrères de TV5 Monde. Puisque c’est ainsi, le Mali devrait-il, comme ce fut le cas en 2012, appeler la France au secours ?

Bakary Fomba

5 janvier 2021 1 comment
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Henri Bergson philosophe francais du 19eme siecle
Éducation

« Mais un œil vaut-il toujours un œil, une dent toujours une dent ? », Henri Bergson à propos de la justice

by Sahel Tribune 5 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Henri Bergson est un philosophe français né en 1859 à Paris, où il meurt en 1941. Influencé au départ par le positivisme, Henry Bergson effectuera plus tard un revirement pour devenir un critique acerbe de cette doctrine. Philosophe vitaliste, Bergson a beaucoup influencé son époque en raison de sa remise, fin XIXe siècle et première moitié du XXe siècle, des philosophies intellectualistes ainsi que des conceptions « scientistes » de la connaissance. Dans ce morceau extrait de son ouvrage « Les deux sources de la morale et de la religion », Bergson nous livre sa compréhension de la justice.  

« La justice a toujours évoqué des idées d’égalité, de proportion, de compensation. Pensare, d’où dérivent “compensation” et “récompense”, a le sens de peser ; la justice était représentée avec une balance. Équité signifie égalité. Règle et règlement, rectitude et régularité, sont des mots qui désignent la ligne droite. Ces références à l’arithmétique et à la géométrie sont caractéristiques de la justice à travers le cours de son histoire. La notion a dû se dessiner déjà avec précision dans les échanges. Si rudimentaire que soit une société, on y pratique le troc ; et l’on ne peut le pratiquer sans s’être demandé si les deux objets échangés sont bien de même valeur, c’est-à-dire échangeables contre un même troisième. Que cette égalité de valeur soit érigée en règle, que la règle s’insère dans les usages du groupe, que le “tout de l’obligation”, comme nous disions, vienne ainsi se poser sur elle : voilà déjà la justice sous sa forme précise, avec son caractère impérieux et les idées d’égalité et de réciprocité qui s’attachent à elle. – Mais elle ne s’appliquera pas seulement aux échanges de choses. Graduellement elle s’étendra à des relations entre personnes, sans toutefois pouvoir, de longtemps, se détacher de toute considération de choses et d’échange. Elle consistera surtout alors à régulariser des impulsions naturelles en y introduisant l’idée d’une réciprocité non moins naturelle, par exemple l’attente d’un dommage équivalent à celui qu’on aura pu causer. Dans les sociétés primitives, les attentats contre les personnes n’intéressent la communauté qu’exceptionnellement, quand l’acte accompli peut lui nuire à elle-même en attirant sur elle la colère des dieux. La personne lésée, ou sa famille, n’a donc alors qu’à suivre son instinct, à réagir selon la nature, à se venger ; et les représailles pourraient être hors de proportion avec l’offense si cet échange de mauvais procédés n’apparaissait pas comme vaguement soumis à la règle générale des échanges. Il est vrai que la querelle risquerait de s’éterniser, la “vendetta” se poursuivrait sans fin entre les deux familles, si l’une d’elles ne se décidait à accepter un dédommagement pécuniaire : alors se dégagera nettement l’idée de compensation, déjà impliquée dans celles d’échange et de réciprocité. – Que la société se charge maintenant de sévir elle-même, de réprimer les actes de
violence quels qu’ils soient, on dira que c’est elle qui exerce la justice, si l’on appelait déjà de ce nom la règle à laquelle se référaient, pour mettre fin à leurs différends, les individus ou les familles. Elle mesurera d’ailleurs la peine à la gravité de l’offense, puisque, sans cela, on n’aurait aucun intérêt à s’arrêter quand on commence à mal faire ; on ne courrait pas plus de risque à aller jusqu’au bout. Oeil pour œil, dent pour dent, le dommage subi devra toujours être égal au dommage causé. – Mais un œil vaut-il toujours un œil, une dent toujours une dent ? Il faut tenir compte de la qualité comme de la quantité : la loi du talion ne s’appliquera qu’à l’intérieur d’une classe ; le même dommage subi, la même offense reçue, appellera une compensation plus forte ou réclamera une peine plus grave si la victime appartenait à une classe plus haute ».

Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, PUF, Paris, 1932, pp.37-38

5 janvier 2021 0 comments
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Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
Éducation

Mali : la rentrée scolaire 2020-2021 reportée au lundi 25 janvier 2021

by Bakary FOMBA 4 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Pour fait de Covid-19, la rentrée scolaire 2020-2021, initialement prévue pour demain mardi 5 janvier 2021 au Mali, est reportée au lundi 25 janvier 2021 sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision concerne tous les ordres d’enseignement, toutes les Institutions d’enseignement supérieur du pays.

En raison de la situation sanitaire liée à la pandémie de la covid-19 au Mali, les ministres de l’Éducation nationale et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont décidé, à travers des communiqués, de repousser la date de la rentrée scolaire 2020-2021. Les deux ministres repoussent ainsi la rentrée scolaire et universitaire 2020-2021 jusqu’au samedi 23 janvier 2021. Les cours ne reprendront que le lundi 25 janvier 2021.

Ces reports visent à limiter la propagation de la pandémie de la covid-19, qui ne cesse de faire des ravages dans le pays.

Bakary Fomba

4 janvier 2021 0 comments
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