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Deux compteurs prepayes ISAGO
Enquête

[Enquête] Électricité : EDM-SA serait-elle dotée de guichets amovibles ?

by Chiencoro 16 février 2021
written by Chiencoro 5 minutes read

L’obtention du compteur électrique est une véritable aventure de combattant pour les Bamakois. Face à la longue durée d’attente de la procédure normale d’acquisition, beaucoup sont ceux qui trouvent des voies et moyens plus rapides pour obtenir un branchement sur le réseau électrique de l’Énergie du Mali. Une situation qui a conduit à l’installation d’une forme de business autour de la livraison des compteurs électriques.

Au Mali, il est un constat que les textes n’existent que de nom. Ceux qui sont censés connaitre leur contenu et le vulgariser se plaisent dans l’ignorance des citoyens pour les violer. À la société de fourniture d’électricité du Mali (EDM-SA), des individus véreux font du branchement sur les lignes électriques de cette société un véritable fonds de commerce. Pour des branchements qui ne doivent coûter que des sommes forfaitaires, les usagers déboursent près de 150 000 FCFA.

Procédure de branchement

Pour obtenir un branchement sur le réseau électrique du Mali, en plus du formulaire de demande, l’usager doit fournir une fiche d’autorisation de branchement (pour locataire) ; un quitus EDM-SA sur le point de livraison (cas de mutation, réabonnement) ; une copie de la lettre d’attribution, du titre foncier, de l’acte notarié ou la notification (pour propriétaire) ; une photocopie de la pièce d’identité en cours de validité ; le protocole d’accord. La procédure reste un peu différente quand il s’agit d’un locataire qui veut descendre le compteur chez lui.

Après dépôt de ces dossiers, l’usager doit compter près de 15 jours pour obtenir un accusé de réception et un rendez-vous. Pendant ce temps, son dossier est transmis au service technique pour une étude qui « consiste en une visite de terrain, pour collecter et analyser les données qui serviront à faire un devis qui est validé par l’agent technique ou le Chef du District dans les Régions pour le branchement simple, le chef de service ou le directeur pour l’extension ».

Une fois la demande validée et le paiement d’une somme « forfaitaire » effectué, s’il s’agit d’un premier branchement, un contrat est signé entre l’usager et la société de l’Énergie du Mali (EDM-SA). Une signature qui doit donner lieu, dans un délai de 15 jours, au branchement.

Réalité sur le terrain

Selon des témoins, cette procédure bien qu’étant moins coûteuse est une traversée du désert. Elle peut durer près de cinq mois. Pourtant, elle ne devrait durer que 30 jours si les renseignements fournis par le client sont suffisants et exacts. « La procédure de gestion opérationnelle des abonnements clients fixe le délai de branchement à 30 jours ouvrés, soit 15 jours pour l’établissement du devis et 15 jours pour le branchement après le paiement du devis », rappelle le Vérificateur général dans son rapport de vérification de performance sur la période du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2019.

Au cours de cette investigation des agents du Vgal au niveau de cinq (5) agences, un centre et au département branchement, il a été constaté que le « délai de 15 jours ouvrés prévu pour l’établissement des devis de branchement n’a pas été respecté pour 17 dossiers soit 13,28 % ». Quant au branchement, le délai de 15 jours ouvrés « à compter du paiement du devis n’a pas été respecté pour 83 dossiers soit 64,84 % ».

Des branchements facturés à près de 150 000 FCFA

Cela peut-il s’expliquer par un manque de communication sur la procédure ou simplement une mauvaise foi du fournisseur d’électricité au Mali ? Tout compte fait, ces non-respects du délai convenu à engendrer des frustrations chez des usagers. Une situation qui profite bien à d’autres. Une véritable mafia s’est constituée dans le circuit entre les clients et les services techniques. À travers ce réseau, la voie normale est contournée.

Des témoins confient que ces négociateurs soutirent aux clients près de 150 000 FCFA, souvent avec des résultats peu désirés. « J’ai introduit ma demande pour trois compteurs depuis mars 2020, mais c’est seulement en novembre 2020 que j’ai obtenu deux de ces compteurs », nous confie un client d’EDM, dans la deuxième région du Mali, Koulikoro. Ce témoin affirme être toujours dans l’attente de son troisième compteur électrique. 

Sur le reçu d’encaissement de ce témoin, on peut lire le paiement de 75 690 FCFA, au lieu de 125 000 FCFA, que le client déclare avoir payé à l’agent qui a servi d’intermédiaire avec l’EDM-SA. Un agent de terrain de l’agence d’EDM de Kalaban-coura, en commune V du district de Bamako, précise que la somme à payer est en fonction de la distance séparant le poteau électrique de la maison du demandeur. « Si le poteau se trouve juste à côté de la maison, le propriétaire pourrait être invité au paiement de 75 000 FCFA », explique cet agent. Tel est le cas de ce témoin dont nous venons de faire mention ci-dessus.

Une perte de près de 7 milliards de FCFA

Contacté au cours d’un nouveau branchement, un chauffeur de l’EDM-SA explique que ce business est développé en complicité avec d’autres éléments à l’intérieur de la structure. « L’argent qu’ils gagnent auprès des usagers est à partager avec le reste de l’équipe dans le circuit de livraison. Sans cela, il leur est impossible de sortir avec des compteurs », précise-t-il.

Lors du lancement des actions de lutte contre la fraude dans l’électricité au Mali, mardi 9 février 2021, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré a révélé que « la fraude développée autour de EDM SA fait une perte d’environ 7 milliards de FCFA ». À travers ce point de presse, le ministre a engagé une chasse à tous les « faux agents et contrevenants à la loi ». La structure de fourniture d’électricité s’engage également contre le phénomène.

Fousseni Togola



N.B

Cette enquête a été menée dans le cadre du projet Kenekanko financé par l’Union européenne. Kenekanko est une plateforme de lutte contre la corruption mise en place par Tuwindi, Amnesty international et Free Press Unlimilited. A travers kenekanko.com, les citoyens peuvent alerter les médias partenaires du projet sur des cas de corruption ou de crime économique au Mali.

16 février 2021 0 comments
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Maladie hemorragique Ebola
Santé

La Guinée de nouveau frappée par l’épidémie Ebola

by Bakary FOMBA 15 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Cinq ans après la fin de la précédente dans le monde, la maladie à virus Ebola est loin d’avoir dit son dernier mot. Elle réapparait en Guinée avec force, causant des condamnations et des morts.

Alors que la pandémie du coronavirus avait réussi à détourner toutes les attentions sur elle seule, l’Ebola se manifeste avec force en Guinée. Comme pour dire que « ce n’est jamais fini ! ». Avec la résurgence de la maladie, au moins, 7 cas ont été confirmés dans ce pays proche du Mali, dont 3 décès.

Décès d’une infirmière

« C’est une énorme préoccupation de voir la résurgence d’Ebola en Guinée, un pays qui a déjà tant souffert de la maladie », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique.

L’OMS n’est pas la seule préoccupée par cette première résurgence de cette fièvre hémorragique en Afrique de l’Ouest. Le patron de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), le docteur Sakoba Keïta ainsi que le ministre de la Santé guinéen se disent également « préoccupé » par la situation.  

Le patron de l’ANSS explique que tout est parti de la mort d’une infirmière à Gouéké entre le 27 et 28 janvier dernier.   « Parmi ceux qui ont participé à l’enterrement, huit personnes ont présenté des signes : diarrhées, vomissements et saignements. Trois d’entre elles sont décédées et quatre autres ont été hospitalisées à Nzérékoré », rapportent nos confrères du site Guinée Matin. 

Les équipes de l’OMS déjà mobilisées

Néanmoins, l’OMS estime que grâce à « l’expertise et l’expérience acquises lors de la précédente flambée, les équipes de santé en Guinée sont en mouvement pour retracer rapidement le chemin du virus et enrayer d’autres infections ».  

En plus de la surveillance, le personnel de l’OMS, déjà sur le terrain, annonce son assistance à la Guinée. Cette assistera permettra d’accroitre la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de santé, y compris d’autres lieux clés. Une aide qui contribuera à faire barrage à cette épidémie. Ce n’est pas tout. L’OMS annonce également aider la Guinée à se procurer du vaccin contre le virus Ebola, souligne-t-on dans un communiqué de l’organisation.

Cependant, pour identifier la souche du virus Ebola, des échantillons de cas confirmés ont été envoyés à l’Institut Pasteur du Sénégal pour un séquençage complet du génome, précise-t-on.

Réunion de crise

L’épicentre de l’épidémie actuelle se trouverait dans une zone frontalière comme le Libéria et la Sierra Leone. L’OMS collabore déjà avec les autorités sanitaires de ces pays pour renforcer la surveillance communautaire des cas et renforcer également la capacité à dépister les cas. Pour ce faire, elle tend la main à la Côte-d’Ivoire, au Mali, au Sénégal et d’autres pays à risque dans la sous-région, indique-t-on.

Toutefois, le patron de l’ANSS se dit serein : « Je suis inquiet en tant qu’humain, mais je reste serein, car on a géré la première épidémie et la vaccination est possible. Il y aura une réunion de crise demain [dimanche] », rapporte le quotidien français Le Monde.

Pour rappel, la maladie à virus Ebola est apparue pour la première fois dans le monde en 1976. La dernière remontait à 2014-2016, la plus importante depuis la découverte du virus où la Guinée était l’un des trois pays les plus touchés en Afrique de l’Ouest.

Bakary Fomba

15 février 2021 0 comments
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Des patrouilles conjointes pour perturber les GAT
Sécurité

Mondoro : parmi les trois enfants blessés à Sambaladio, deux remis aux autorités maliennes

by Chiencoro 15 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

L’état de santé des trois enfants blessés au cours de l’« attaque terroriste » du 11 janvier 2021 contre l’armée malienne, dans les abords du village de Sambaladio, est rassurant. Deux ont été déjà remis aux autorités maliennes après leur prise en charge par Barkhane.

Trois enfants, âgés respectivement de 10 et 17 ans, avaient été blessés au cours de l’attaque du 11 janvier 2021 contre les Forces armées maliennes dans la zone de Mondoro, région de Mopti. L’opération française Barkhane rassure sur l’état de santé de ces enfants qui ont « été soignés et leur pronostic vital n’est pas engagé ».

Dans son communiqué du 13 janvier dernier, Barkhane précise que seul le garçon de 17 ans reste encore « en observation quelques jours au sein de l’antenne médicale de la Force Barkhane qui l’avait pris en charge ».  

Quant aux deux autres, plus jeunes, ils ont été remis aux autorités maliennes compétentes en charge de la famille, précise la même source avant de préciser que le « dernier devrait également être remis à ces mêmes autorités très prochainement ». 

Utiliser les populations comme couverture

Dans son communiqué du 12 janvier 2021, le ministère de la Défense et des anciens Combattants du Mali expliquait qu’à la suite de cette attaque, quatre blessés par balle, dont deux graves (une femme et un garçon), avaient été retrouvés dans le village de Sambaladio, à 17 km de Mondoro. La femme n’a pas survécu à ses blessures, a-t-on précisé tout en précisant que « les trois enfants ont pu être évacués urgemment grâce à l’appui des partenaires [Barkhane NDLR] vers des centres de prise en charge médicale spécialisée ».   

Pour éviter que des civils, surtout des enfants et des femmes, soient victimes de ces genres de situation, le ministre de la Défense et des anciens Combattants a invité la « population à redoubler de vigilance et à éviter de tomber dans les travers de la nouvelle stratégie des Groupes Armés Terroristes ». Selon ses explications, cette stratégie consiste à « s’imbriquer volontairement au sein des populations afin de les utiliser comme couverture en cas de contact avec les forces ».

La prise en charge de ses enfants prouve davantage que le Mali a toujours besoin de la force Barkhane.

Fousseni Togola

15 février 2021 0 comments
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Lancement de Ingenierie de la formation en Afrique
Seko ni Donko

« Ingénierie de la formation en Afrique » : un ouvrage d’hommes d’expériences sur le marché

by Sahel Tribune 15 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

« Ingénierie de la formation en Afrique : identifier les besoins de formation, élaborer, réaliser et évaluer les dispositifs de formation » est le titre du nouveau livre de Dr Aboubacar Sidiki Kanté et d’Ibrahim Khalid Sanogo. Le lancement a été eu lieu, samedi 13 février 2021 à l’ISPRIC, sur la colline du savoir à Badalabougou.

« L’ingénierie de la formation en Afrique est relativement récente et son adoption par le milieu professionnel fut timide et progressive. Pour ce qui est du cas du Mali, elle a fait véritablement son apparition à travers les activités des partenaires au développement intervenant dans le secteur de la formation professionnelle dans la décennie 1980. » Ce passage de la préface de l’ouvrage coécrit par Aboubacar Sidiki Kanté et Ibrahim Kalil Sanogo donne un aperçu clair sur le contenu de « l’Ingénierie de la formation en Afrique ».

« Nous pensons que ces outils marcheront bien »

Après quinze années de pratique et de gestion de formation au Mali, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, Dr Aboubacar Sidiki Kanté et M. Ibrahim Kalil Sanogo ont décidé de partager leurs expériences (heureuses et malheureuses), avec les professionnels et gestionnaires de formation au Mali et en Afrique.

« Ingénierie de la formation en Afrique : identifier les besoins de formation, élaborer, réaliser et évaluer les dispositifs de formation » est un document qui traite toutes les questions liées à la formation.

La particularité de cet ouvrage, selon les coauteurs, est son adaptation au contexte africain. De par leurs propres expériences, les auteurs mettent à la disposition des Africains des outils pratiques et adaptés sur l’identification des besoins de formation en Afrique : « J’ai fait ingénierie de la formation, j’ai des livres de références, mais les outils qui y sont fournis, quand vous les appliquer au Mali, en Côte d’Ivoire au Burkina, vous n’avez pas le même résultat », a indiqué Dr Kanté.

Cet ouvrage invite tous ceux qui gèrent la formation en milieu professionnel, académique à déployer des méthodes et des outils d’identification des besoins de réalisation de formation et d’évaluation. Il met à leur disposition des dispositifs de formation adaptés au contexte africain.

Selon Ibrahim Khalid, il s’agit d’outil dont ils ont eu l’opportunité d’utiliser et d’exploiter. « Nous pensons que ces outils marcheront bien. C’est pourquoi nous les mettons volontiers à la disposition des professionnels pour des besoins futurs », a-t-il rassuré.

Un livre de chevet à l’ISPRIC

La publication de cet ouvrage a été largement bien accueillie. « C’est la première fois qu’on voit dans nos librairies des documents sur les ressources humaines », a indiqué M. Keita, qui a pris part à cette cérémonie de lancement. Il précise que jadis pour avoir des données sur les ressources humaines au Mali, il fallait se rendre « à l’inspection du travail, à la direction générale du travail ou au tribunal du travail pour trouver des réponses ».

L’ancien ministre Sambou Wagué déplore cependant que les ressources humaines soient peu « considérées au Mali ». Mais il estime que la publication de cet ouvrage témoigne des progrès dans le domaine.  

Composé de dix chapitres, « Ingénierie de la formation en Afrique » sera un livre de chevet à l’ISPRIC où depuis février 2019 un certificat professionnel en ingénierie de la formation et de la pédagogie a été créé.

D.I

15 février 2021 0 comments
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La population dOgossagou village de la region de Mopti au Mali
Sécurité

Sécurité dans le sahel : faire de la protection des civils, une priorité

by Chiencoro 14 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au seuil du sommet du G5 Sahel, prévu les 15 et 16 février, sur la situation sécuritaire dans la région, plusieurs recommandations sont faites de part et d’autre. Toutes visent une meilleure sécurisation des territoires, notamment des civils, mais aussi et surtout une implication véritable des civils dans le processus.

Des présentations et débats sur l’emploi, la santé animale et la politique foncière, le défilé des ovins, des bovins, des camelins tous couronnés par une remise de prix aux meilleurs éleveurs et par ricochet à des concerts, voilà l’essentiel du film « Hottungo – cohésion sociale entre agriculteurs et éleveurs au Sahel ». Un film publié par le G5 Sahel à l’approche du 7e Sommet ordinaire des Chefs d’État, prévu les 16 et 17 février prochain à N’Djamena, au Tchad.

Protection et implication des civils

À travers cette initiative, le G5 Sahel travaille au renforcement de la « cohésion sociale autour de l’économie agropastorale et de promouvoir des initiatives créatrices de valeurs partagées ». En effet, ces genres d’initiative ne peuvent que renouer ou renforcer les liens de fraternité entre non seulement les paysans et les éleveurs, mais aussi entre les populations de façon générale.

La paix dans le sahel passe non seulement par la sécurisation des civils, mais aussi et surtout par leur implication dans ce processus. Ils doivent être des maillons clés de la sécurité dans cette région de l’Afrique. « Il faut protéger les civils à tout prix et cela passe par la fin de l’impunité. Aucune attaque commise contre la population civile ne doit rester impunie, quelles que soient les auteurs de cette attaque », a souligné Gilles Yabi, responsable du Think Tank Wathi, sur les ondes de la Radio France internationale (RFI), le samedi 13 février.

Développer une véritable coopération

Cette considération du volet citoyen de la crise sécuritaire au sahel est également défendue par la Coalition citoyenne pour le sahel qui regroupe plus d’une trentaine d’organisations de la société civile des pays de la région et d’ONG internationales.

Toutefois, ce volet citoyen n’est pas la seule dimension. Gilles Yabi invite à intensifier la « coopération, des liens, de la solidarité entre les pays enclavés du Sahel et leurs voisins du sud » pour espérer trouver une « réponse aux défis du Sahel ». Selon lui, « les problèmes du Sahel sont ceux de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique bien avant d’être ceux de la France et de l’Europe ».

Fousseni Togola

14 février 2021 1 comment
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Imam Mahmoud Dicko sur France 24 le vendredi 12 fevrier 2021
Politique

Résolution de la crise malienne : « C’est au peuple de décider… »

by Bakary FOMBA 14 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans un entretien accordé à France 24, vendredi 12 février 2021, l’Imam Mahmoud Dicko appelle les Maliens à l’unité nationale. Il estime que le changement tant voulu par la chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta peine toujours à voir le jour.  

Doit-on déjà dire que « l’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé » ? En tout cas, six mois après son instauration, la transition peine à instaurer une véritable réconciliation entre l’armée et le peuple, le tissu social reste abîmé et les forces politiques dispersées, voilà le constat de l’Imam Dicko interrogé par la France 24.

Alerte sur les élections

Le leader spirituel du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), mouvement hétéroclite ayant occasionné la chute du président IBK, manifeste également son inquiétude quant à la tenue des élections prochaines dans les conditions actuelles du pays.

Selon ses explications, c’est toutes ces situations qui expliquent son appel à un dialogue national ainsi que la publication du « manifeste pour la refondation du Mali. » Puisque la situation ne saurait perdurer, alors il fallait publier ce manifeste afin d’inviter les Maliens à l’union, a-t-il expliqué.

Malgré tout, l’imam de Badalabougou appelle l’ensemble du peuple Malien à regarder vers l’avenir tout en invitant chacun à prendre son destin en main. Car, estime-t-il, « c’est au peuple de décider ce qu’il faut faire et ce qu’il veut ».

S’agissant des murmures selon lesquelles il souhaiterait se lancer dans la politique, l’ancien président du haut conseil islamique a été on ne peut plus clair. Il n’a ni ambition politique ni agenda caché, rassure-t-il.  

L’énigme de « l’imam politicien » irrésolu

Quant au dialogue avec les leaders jihadistes, Amadou Koufa et Iyad Ag-Ghali, M. Dicko souligne que le « bon sens oblige à chercher une solution » à la crise multidimensionnelle qui assaille le Mali. Face à l’impossible victoire militaire contre les jihadistes, il n’est pas acceptable d’installer le pays « dans une guerre infinie », car on « met la République en péril », fait-il savoir. Surtout que les communautés s’entre-tuent, des populations n’ont plus accès à l’eau potable et des enfants n’ont plus le droit d’aller à l’école, déplore le « puissant imam » de Badalabougou. « Même si nous ne sommes pas dans le gouffre, le Mali est dans une situation qui n’est pas souhaitable », a-t-il indiqué.

Selon l’imam Mahmoud Dicko, le coup d’État devrait être une occasion de sceller la « réconciliation entre l’armée et le peuple malien ». Mais cela n’a pas encore été le cas. Or il est impossible d’aller sur de nouvelle base, si cette confiance n’est pas restaurée, si l’armée n’est pas refondée, précise-t-il.

Dans cet entretien qui intervient quelques jours après les nombreux commentaires et interrogations sur son manifeste, l’imam Mahmoud Dicko continue d’entretenir le doute. Explicitement, M. Dicko n’a pas résolu l’énigme de « l’imam politicien ».

Bakary Fomba

14 février 2021 0 comments
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Le lancement du livre Les defis du Moi samedi 13 fevrier 2021
Seko ni Donko

Livre : « Les défis du Moi » ou le secret de la réussite

by Chiencoro 13 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Yacouba Dao, professeur d’anglais au niveau secondaire, rejoint le cercle des écrivains maliens. Il a procédé, ce samedi 13 février 2021, au lancement de son livre, « Les défis du Moi ». Un ouvrage édité par les éditions Gafé.

Sigmund Freud, philosophe allemand, aurait-il désormais un adepte au Mali ? À travers son livre, « Les défis du moi », qui vient de paraître dans les éditions Gafé, Yacouba Dao s’adonne à un exercice qui s’apparente à l’exercice de Freud montrant le combat ardu du Moi contre des adversaires afin de se réaliser.

Le « Moi » et ses ennemis

  • Des exemplaires des défis du Moi exposé lors du lancement
    Des exemplaires des défis du Moi exposé lors du lancement. Crédit photo: F.T.

À l’instar du Moi freudien, le Moi du jeune écrivain malien doit lutter contre les E1 (ennemis numéro 1) qui sont la peur, le découragement, la peur, etc., et les E2 (ennemis numéro 2), qui représentent tous ceux qui « tentent de nuire à l’action ». Les E1, qui empêchent d’agir, sont plus nombreux que les E2, selon l’auteur.

Ce combat du Moi contre des ennemies, ressemble au combat du Moi freudien qui doit lutter à la fois contre « le ça » et « le Surmoi ».  Le ça est la partie instinctive et inconsciente de l’être humain représentant aussi ses désirs, alors que le Surmoi représente l’intériorisation des interdits provenant des parents, de la société, de la culture, etc. Dans sa réalisation, le Moi doit surmonter ces défis.

Tout comme le Moi freudien, le Moi de Dao n’est pas une simple subjectivation. « Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous », déclarait Victor Hugo. Un passage qui explique bien le Moi dont fait recours ce jeune écrivain.

« Un appel à la citoyenneté active »

Le présentateur des « Défis du Moi », Sekouba Konaré, journaliste réalisateur, estime que ce « livre est un bréviaire ». Il le compare plutôt à « La Lettre ouverte à la jeunesse » d’Amadou Hampaté Bah. Ce livre plonge le lecteur dans un univers socio -philosophico-littéraire, précise-t-il.

À travers cet ouvrage d’une centaine de pages, l’auteur invite la jeunesse à surmonter les défis auxquelles ils peuvent être confrontés. Il préconise une introspection. « Les défis du Moi » est « un appel à la citoyenneté active » dans lequel l’auteur livre dix-huit (18) conseils pratiques pour réussir à mieux gouverner le Moi. Quant à la problématique spécifique du chômage, il recommande la recherche de compétences. La formation, la recherche permanente des performances, doit être le créneau de la jeunesse.

Ces explications nous font également penser à la « Volonté de puissance » de Nietzsche ou encore au « Monde comme volonté et représentation » de Arthur Schopenhauer.

« Une fierté pour le Mali »

  • Des invités à la cérémonie du lancement des défis du Moi
    Des invités à la cérémonie du lancement des défis du Moi. Crédit photo: F.T.

Selon l’honorable Sory Ibrahima Dao, invité d’honneur, la publication de cet ouvrage, écrit par un jeune professeur d’anglais au secondaire, est « une fierté pour le Mali ». Mais pour accompagner ces genres d’initiatives, il faudrait arriver à relever les défis de la paresse intellectuelle. D’où son appel à la jeunesse à faire de la lecture une arme pour la réussite. Tel a été également l’appel lancé par Birama Diagon, directeur de la bibliothèque nationale du Mali et représentant de la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Celui-ci encourage surtout la jeunesse à s’engager dans l’écriture. Un chemin qui passe par la lecture, précise-t-il.

Le livre est au cœur de l’éducation, du développement de tout pays, selon Aïcha Diarra, directrice des éditions Gafé. C’est pourquoi il importe de lui accorder une plus grande attention.

Cette cérémonie de lancement a pris fin par une visite de stands, de séance de dédicace et vente.

Cet ouvrage, les « Défis du Moi », a su relever le défi.

Fousseni Togola

13 février 2021 0 comments
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