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Climat et environnement

Le changement climatique, « une urgence mondiale »

by Sahel Tribune 29 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La plus grande enquête d’opinion, menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), révèle que les jeunes de moins de 18 ans sont plus conscients des changements climatiques. Cette enquête montre également qu’une majorité de la population est favorable à une action d’envergure contre le phénomène.

« Soixante-quatre pour cent des personnes interrogées considèrent les changements climatiques comme une urgence mondiale, et ce, malgré l’actuelle pandémie de COVID-19 », tel est le résultat obtenu grâce à une enquête mondiale, « Peoples’ Climate Vote » (le Vote populaire pour le climat), menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Une enquête dont les résultats reflète l’avis de plus de la moitié de la population mondiale. Afin de toucher un maximum de citoyens du monde, notamment les jeunes de moins de 18 ans, le PNUD s’est servi des plateformes de jeux mobile pour diffuser ce sondage.

Des « politiques climatiques plus vastes »

« Dans le cadre de cette enquête, qui couvre 50 pays abritant plus de la moitié de la population mondiale, ce sont notamment plus d’un demi-million de jeunes de moins de 18 ans qui ont été interrogés », déclare le PNUD dans un communiqué, le 27 janvier 2021, à l’occasion de la publication des résultats de cette enquête d’opinion.  Achim Steiner, l’administrateur du PNUD, a déclaré : « Peu importe d’où ils viennent, les citoyens s’accordent sur le fait que les changements climatiques constituent une urgence mondiale ».

Selon le Programme des Nations unies pour le développement, cette année « 2021 sera décisive pour l’engagement des pays en faveur de l’action pour le climat ». Il ressort de cette enquête que les répondants souhaitent l’adoption « de politiques climatiques plus vastes que celles appliquées actuellement ». Ils se disent favorable à des changements dans le domaine de l’énergie, du transport ainsi que de la conservation de la biodiversité. « Le Vote populaire pour le climat révèle également que les habitants de la planète sont conscients de l’envergure de l’action nécessaire, depuis l’agriculture sans incidence négative sur le climat jusqu’à la protection de la nature, en passant par l’investissement dans une relance verte », explique M. Steiner.

Des constats alarmants

Les politiques climatiques qui ont reçu un grand succès dans ce sondage sont notamment la préservation des forêts et des terres (54 % favorables) ; le développement de l’énergie solaire, éolienne et renouvelable (53 %) ; l’adoption de techniques agricoles sans incidence négative sur le climat (52 %) et davantage d’investissements dans les entreprises et les emplois verts (50 %).

Cette enquête révèle néanmoins un constat, qui peut être alarmant. Les jeunes de moins de 18 ans sont plus conscients de l’urgence des changements climatiques que les personnes plus âgées. Ils sont suivis par le groupe d’âge compris entre 18 et 30 ans. Ceux-ci représentent 65%. Ces derniers sont suivis par celui de 36 à 59 ans, qui représente 66 %. Enfin, par celui des plus de 60 ans, qui représente 58 %.

Cette enquête a été organisée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec l’Université d’Oxford. « Dans de nombreux pays participants, c’est la première fois qu’un sondage d’opinion à grande échelle est réalisé sur le thème des changements climatiques », explique le PNUD tout en se réjouissant des résultats obtenus.

Les résultats détaillés de cette enquête seront communiqués aux gouvernements du monde entier.

Fousseni Togola

29 janvier 2021 1 comment
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Mayssa Ben Mrad Lycee Pilote Hammam Lif
Opinion

L’inquiétude d’une jeune lycéenne : « Quand la nature est si généreuse, pourquoi serions-nous si ingrats » ?

by Sahel Tribune 28 janvier 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Âgée seulement de 15 ans, Mayssa Ben Mrad, une jeune lycéenne à Tunis, s’inquiète du changement climatique. Elle estime qu’elle est à coup sûr la plus grande crise à laquelle l’humanité n’ait jamais été confrontée. Elle prévient que si nous ne nous attaquons pas à ce problème, avant qu’il ne soit trop tard, avant que les dommages ne deviennent irréversibles, ce sera une catastrophe. Elle interpelle donc les citoyens en même temps que les gouvernements à se serrer les coudes.

La maladie à coronavirus ne doit pas nous éloigner d’autres problèmes mondiaux critiques, et le changement climatique doit être notre principale priorité. Car sans notre chère planète, notre doux foyer, le seul endroit, où la race humaine a sa place et vit dans le confort et le bonheur, nous ne survivrons pas comme les races animales qui s’éteignent les unes après les autres. Jusqu’à 200 espèces disparaissent chaque jour, selon des études. Si nous, les humains, ne trouvons pas rapidement de bonnes solutions et ne commençons pas à les appliquer immédiatement avant qu’il ne soit trop tard, nous serons les prochains sur la liste des créatures disparues. 

Je n’écris pas cet article aujourd’hui juste pour vous faire paniquer, mais parce qu’il y a encore de l’espoir et que nous pouvons encore sauver la planète et nous-mêmes. Il est vrai que nous manquons de temps, mais nous pouvons encore résoudre ce problème, même en peu de temps. C’est possible. Alors, pourquoi ne pas se serrer les coudes et résoudre ce problème quand il est encore temps ?

Cet article examinera les causes et les effets du changement climatique et tentera bien sûr de donner des suggestions et des solutions.

Principales causes et effets du changement climatique

La cause fondamentale de ce problème est pour la plupart invisible pour nous, mais elle touche chaque partie de ce qui constitue notre vie moderne aujourd’hui : nos voitures, notre nourriture, nos maisons, où nous travaillons…….En ce moment même, il y a du CO2 qui s’échappe des tuyaux d’échappement, des bâtiments, des usines. Mais vous ne pouvez pas le voir.

Le changement climatique est causé par les gaz à effet de serre présents dans l’air. Lorsque la lumière du soleil pénètre dans l’atmosphère terrestre, une partie de la chaleur est piégée et la planète se réchauffe. Selon les scientifiques, nous vivons la sixième extinction massive et cela se produit plus rapidement que prévu.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas ignorer le fait que nous maltraitons la terre, notre planète qui nous a accueillis pendant des centaines de milliers d’années et nous a donné tout ce dont nous avions besoin et même plus que cela, mais malheureusement, nous la gérons pas à pas sans être conscients des mauvaises conséquences de nos actes et de la plupart de nos habitudes quotidiennes. Nous risquons notre avenir, et les générations futures seront en difficulté.

C’est alarmant, n’est-ce pas ?

Chaque fois que la quantité de CO2 dans l’air augmente, la terre se réchauffe, la glace fond et l’océan s’élève. Le niveau des mers a augmenté ces deux dernières années à un rythme alarmant. Les glaciers fondent et la biodiversité diminue. Des scénarios horribles peuvent prendre des siècles bien sûr, mais quelque chose comme l’effondrement soudain de l’agriculture peut déclencher un chaos immédiat dans la société. Des villes pourraient être sous l’eau et des nations insulaires entières pourraient disparaître complètement.

Pour éviter un changement climatique dangereux, ils ont conclu l’Accord de Paris et chaque pays a dû se fixer son propre objectif pour limiter le réchauffement climatique à bien moins de 2 °C. Cependant, les cinq années qui ont suivi l’accord de Paris ont été les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées et le monde a également émis plus de 200 gigatonnes de CO2. Les émissions de carbone doivent être limitées et nous devons utiliser tous les outils disponibles et les meilleurs comportements actuellement à notre disposition. 

Nous devons arrêter de perdre du temps et commencer par sensibiliser les gens et prendre des mesures immédiates. Tout d’abord, nous devons protéger notre nature et arrêter de détruire nos forêts, car nous ne faisons pas que ruiner de beaux paysages, nous détruisons la planète et donc nous-mêmes. Cette destruction contribue beaucoup à la crise climatique.

Alors que pouvons-nous faire ? Quelles sont les solutions possibles ?

Solutions et suggestions

Nous savons tous que les arbres absorbent le carbone de l’atmosphère. C’est pourquoi nous devons protéger nos forêts anciennes et planter des arbres. Ce qui est réjouissant, c’est que la nature peut se régénérer. Nous devons donc faire de la place pour que les forêts puissent se régénérer.

Nous pouvons recycler le bois dont nous n’avons pas besoin dans nos maisons. En plus de cultiver des arbres, il faut faire des plantations d’arbres pour le bois dont les gens ont besoin. Bien sûr, nous pouvons utiliser la technologie pour accélérer le processus naturel. Nous pouvons même faire en sorte que les villes soient remplies d’arbres qui purifient l’air. Ensuite, nous devons utiliser des énergies plus durables comme l’énergie solaire et l’énergie éolienne. De plus, nous devons garder les combustibles fossiles dans le sol et arrêter de les brûler, ou du moins les utiliser avec précaution.

En outre, les citoyens ordinaires doivent participer à la gestion de cette crise. Les gens doivent économiser l’énergie et l’électricité. Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire, comme faire sécher vos vêtements à l’air libre pendant les mois d’été, prendre les transports en commun, marcher jusqu’à des endroits proches au lieu d’utiliser votre voiture, mettre des panneaux solaires sur votre toit, manger moins de viande parce que les produits d’origine animale libèrent un autre polluant appelé méthane…

Une étude de l’UCLA a révélé que la pression sociale subtile encourage les consommateurs à économiser l’énergie. Ils ont mis des points rouges pour les gaspilleurs d’énergie, des verts pour ceux qui font un excellent travail et une étoile dorée brillant pour ceux qui font un travail incroyable pour sauver la planète. Une technique grâce à laquelle les gens ont commencé à utiliser tous les outils dont ils disposaient pour obtenir l’étoile et être nommés comme le meilleur économiseur d’énergie de la ville. Plutôt cool, non ?   En plus de vous exprimer et d’exercer votre droit de citoyen pour que vous ayez un impact.

Les gens doivent faire entendre leur voix. Je crois que le changement peut se faire grâce à des personnes déterminées qui travaillent ensemble pour y parvenir. Bien sûr, les gouvernements doivent travailler ensemble pour sauver la planète et cesser d’être égoïstes et avides d’argent et de croissance économique constante.

Ensemble, nous pouvons créer un avenir meilleur pour nous, faire du monde un endroit meilleur et vivre heureux, en bonne santé et en paix.

  « Sauvons notre planète et notre avenir ! »

Mayssa Ben Mrad, Lycée Pilote Hammam-Lif

28 janvier 2021 0 comments
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Discussion litteraire 15
Seko ni Donko

Covid-19 : La Sahélienne Edition ne perd pas les pédales

by Sahel Tribune 28 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les contraintes liées à la pandémie de la covid-19 n’ont pas pu faire perdre à Ismaïla Samba Traoré, historien de la littérature malienne et écrivain de grande renommée, son instinct d’éditeur chevronné. Il vient de mettre sur le marché plusieurs ouvrages de qualité afin d’enrichir la littérature malienne. L’arrivée de ces nouvelles productions a donné lieu à une mini-rencontre entre auteurs, dimanche 24 janvier 2021, au siège des éditions La Sahélienne.

Des discussions en aparté, des débats d’idées ou tout simplement des échanges d’expérience, le tout accompagné le plus souvent de rires. Cela faisait très longtemps que la belle terrasse de la maison d’édition n’avait pas organisé une telle rencontre.

Comme les autres secteurs d’activités, la pandémie de la covid-19 a réussi à bouleverser les dynamiques. Mais tout porte à croire qu’à partir de ce dimanche 24 janvier 2021, l’éditeur a repris son souffle et arrive sur le marché avec du lourd, plusieurs sorties simultanées.

Ils étaient plusieurs auteurs à se retrouver au siège de cette maison d’édition pour récupérer des exemplaires de leurs ouvrages et bénéficier des conseils sur les prochaines étapes à suivre.

Quelques titres et leurs auteurs

Parmi eux, certains font figure d’ancien, comme le philosophe et néanmoins journaliste–blogueur Fousseni Togola qui en est à son 4è livre avec Bintou, une fille singulière.

Première couverture. Crédit photo: FT

C’est aussi le cas de CHAB qui signe « Le livre d’Elias », son premier roman même s’il a signé beaucoup d’ouvrages d’art. Chab est esthéticien, entrepreneur culturel et commissaire d’exposition. Selon ses mots, tous les éléments utilisés sur sa couverture sont des symboles et ont donc une signification. « Le livre d’Elias est un livre de l’amour et de la destruction. Il a la hauteur des grands textes de poésie et la profondeur des livres de Sagesse », lit-on sur la quatrième couverture de l’ouvrage.

Il en est qui présentent leur première production. Sur leur visage, l’émotion est plus perceptible. C’est le cas de Dr Hawa Bouaré qui a signé un traité sur les Dimensions pratiques des théories sociologiques. Cette professeur d’université arrive avec un ouvrage remarquable qui fera le bonheur des professeurs et étudiants

C’est le cas aussi de Hadèye Fofana, auteure de « Et si tu ne me trouves pas au paradis ».

Première couverture. Crédit photo: FT

Boursière Excellence-Major de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger, Hadèye fait voyager ses lecteurs à travers l’aventure de Tiala en « quête de réponses et de reconnaissance, mais aussi et surtout dans sa quête d’elle-même ».

La justice et l’émigration évoquée

C’est aussi le cas d’Assia Boucary Maïga et de Yacouba Issoufi Maïga. La première citée nous arrive avec un livre intitulé   « Quand la pureté engendre l’ordure… » Assia Boucary Maïga focalise l’attention par son titre et le ton de pamphlétaire employé. Née à Baguinéda au Mali, d’un père administrateur civil et d’une mère enseignante, Assia fait falloir dans cet ouvrage sa « réputation de révoltée et spécialement contre les injustices ».

Première couverture. Crédit photo: FT

Quant à Yacouba Issoufi Maïga, cet originaire de Gao et ingénieur diplômé en construction Civiles-hydraulicien, vient de publier aussi son premier roman, « Boriben ». « Dans cet ouvrage, l’auteur contribue à la réflexion sur l’émigration subsaharienne caractérisée par son cortège de morts et de disparus égrenés quotidiennement dans les grands médias du monde », lit-on sur la quatrième de couverture de l’ouvrage.

Ce lot de nouveaux arrivages contient plusieurs autres ouvrages. Mais tous les auteurs n’ont pas pu effectuer le déplacement, ce dimanche.

Après cette matinée de retrouvailles et d’échanges avec les auteurs, La Sahélienne envisage bientôt plusieurs activités autour de ces nouvelles parutions.

Nous disons bon vent aux nouvelles parutions  !

Retrouvez bientôt dans nos lignes des commentaires sur ces livres !

Fousseni Togola

28 janvier 2021 0 comments
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Climat et environnement

Changement climatique : des solutions sur nature pour une meilleure adaptation

by Chiencoro 28 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que le monde reste confronté aux effets plus en plus dévastateurs du changement climatique, le financement dans les plans d’adaptation fait défaut. Dans son nouveau rapport, publié au début de janvier 2021, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) interpelle les États à honorer l’Accord de Paris.

À quoi bon de mettre en place des plans d’adaptation aux changements climatiques si le financement doit constituer un obstacle à leur mise en œuvre ? Absolument rien ! Car c’est comme mourir de soif au bord de la mer.

Problème de financement public international

Les nations subissent de plein fouet les effets du changement climatique alors que de bons plans d’adaptation sont élaborés. Pourtant, « le monde se dirige vers une augmentation des températures d’au moins 3 °C au cours de ce siècle ». C’est ce qui ressort du nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Selon ce rapport, « 2020 n’a pas seulement été l’année de la pandémie, elle a aussi été celle de températures record et d’impacts climatiques croissants : inondations, sécheresses, tempêtes, feux de forêt et invasions de criquets ».

Intitulé « Rapport 2020 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’adaptation », ce rapport publié le 14 janvier 2021 souligne que près de « trois quarts des nations ont mis en place des plans d’adaptation aux changements climatiques ». Mais c’est déplorable de constater que « le financement et la mise en œuvre sont loin d’être suffisants ».

Dans les pays en développement, la mise en œuvre des plans d’adaptation pourrait coûter aux États près de 70 milliards de dollars par an. « Ce chiffre devrait atteindre entre 140 et 300 milliards de dollars en 2030 et entre 280 et 500 milliards de dollars en 2050 », précise le PNUE dans un communiqué. Pourtant, le financement public international de l’adaptation augmente lentement.

Des solutions fondées sur nature

Ces insuffisances en termes de financement pour les pays en développement peuvent être lourdes en conséquence pour ces pays qui sont confrontés à des vagues de sécheresses, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer. « Les financements publics et privés pour l’adaptation aux changements climatiques doivent être renforcés de toute urgence et mis en œuvre plus rapidement », indique le PNUE.

Ce nouveau rapport du PNUE préconise des solutions d’adaptation fondées sur la nature. Ces solutions sont des options peu coûteuses pour réduire les risques climatiques, restaurer et protéger la biodiversité et apporter des avantages aux communautés et aux économies.

Cette adaptation, qui consiste surtout à réduire la vulnérabilité des pays et des communautés aux changements climatiques en augmentant leur capacité à en absorber les effets, est un point essentiel de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Cet Accord exige aux États signataires de mettre en œuvre des mesures d’adaptation au moyen de plans nationaux, de systèmes d’information sur le climat, d’alertes précoces, de mesures de protection et d’investissements dans un avenir vert.

La mise en œuvre des plans d’adaptation est essentielle. Car « la triste vérité, c’est que les changements climatiques sont à nos portes », pour reprendre Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.

Fousseni Togola

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CNSP en point de presse copie
Politique

Dissolution du CNSP : les autorités maliennes s’acquittent de leur devoir

by Bakary FOMBA 27 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Samedi 23 janvier 2021 s’est tenue, par visioconférence, la 58e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Plusieurs recommandations ont été formulées à cette occasion aux autorités maliennes de transition pour la réussite de cette période.

Installée depuis quatre mois, l’équipe de la transition peine à rassembler les Maliens autour de l’essentiel. Peu après la visite de son Médiateur, Goodluck Jonathan au Mali, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu sa 58e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, samedi 23 janvier 2021. Soucieuse de la réussite de la transition au Mali, la CEDEAO se réjouit du maintien du dialogue entre les acteurs maliens pour une transition réussie dans les délais convenus.

La mise en place des organes de la transition et la nomination de tous les responsables des différents organes, notamment le Président de la transition, le Vice-président, le Premier ministre et le Président du Conseil National de la Transition (CNT) sont des faits qui ont réussi l’appréciation de l’institution ouest-africaine.  

Le Mali rappelé à ses engagements                                        

Pour une transition réussie, les Autorités maliennes invitées à « conduire une transition apaisée. » La Cédéao invite également le Gouvernement de la transition à « élaborer et diffuser une Feuille de route assortie d’un plan d’action et d’un calendrier d’exécution, de manière à veiller au respect du calendrier de transition défini par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. »

Au cours de cette conférence, les chefs d’État de la Cédéao ont exigé la dissolution officielle du Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP). Une dissolution qui a été faite le 18 janvier dernier. Rappelons que la Charte de la Transition stipulait que « le CNSP est dissous après la mise en place des organes de transition ».

Bakary Fomba

27 janvier 2021 0 comments
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Mayssa Ben Mrad Lycee Pilote Hammam Lif
Opinion

The concern of a young student: « When nature is so generous, why would we be so ungrateful »

by Sahel Tribune 27 janvier 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Climate change is for sure the largest crisis the humanity has ever faced and if we don’t deal with this problem, before it’s too late, before the damage becomes irreversible it will be a catastrophe. The coronavirus disease should not take us away from other critical global problems, and climate change should be our main priority, because without our dear palnet, our sweet home, the only place, where the human race belongs and lives in comfort and happiness. 

We won’t survive just like animal races who are  getting extinct one after one, in fact up to 200 species are vanishing  every single day. We humans, if we don’t find good solutions quickly and start applying them immediately before it ‘s  too late, we will be the next on the list of extinct creatures.  I’m not writing this article today just to make you panic, but because there is still hope and we can still save the planet and ourselves. It’s right that we are running out of time but we can still fix this issue even in a small amount of time. It’s possible. So why don’t we stick together and fix this when we still have the chance ?

This article will examine the causes and effects of climate change and of course will attempt to give suggestions and solutions.

Main causes and effects of climate change :

The fundamental cause of this problem is mostly invisible to us, but it touches every single part of what constitutes our modern life today : our cars, our food, our houses, where we work…….Right now at this moment, there is CO2 pouring out of tailpipes, buildings, factories ; but you can’t see it.

Climate change is caused by greenhouse gases in the air. When the sunlight gets into the earth’s atmosphere, some of the heat gets trapped and the planet gets warmer. According to scientists, we are living in the sixth mass extinction and it’s happening faster than expected. Today, we can’t ignore the fact that we are mistreating the earth, our planet that hosted us for hundreds  of thousands of years and gave us everything we needed and even more than that but sadly, we are running it step by step without being aware of the bad consequences of our actions and most of our daily habits. We are risking our future, and fututre generations  will be in trouble.

That’s alarming right ?

Every time the Amount of CO2, in the air rises, the earth warms up, ice melts and the ocean rises. Sea levels have risen over the last two years in an alarming rate. Glacials are melting and biodiversity is declining. Horrific scenarios can take centuries of course but something like the sudden collapse of agriculture can trigger immediate chaos in society. Cities could be under water and entire island nations could completely disappear. To avoid dangerous climate change, they made the Paris agreement and every country had to set its own goal to limit global warming to well below 2°C, however the five years following the Paris agreement were the five hottest years ever recorded and the world has also emitted more than 200 gigatones  of CO2. Carbone emissions have to be limited and we have to use all available tools and best behaviors currently at our disposal.  We have to stop wasting time and start by spreading awareness and take immediate action. First of all, we need to protect our nature  and stop destroying our forests because we’re not just ruining beautiful landscapes, we are destroying the planet and ourselves therefore. The destruction contributes  a lot to the climate crisis.

So what can we do ? What are the possible solutions ?

Solutions and suggestions :

We all know that trees absorbée carbone from the atmosphere. That’s why, We need to protect our ancient forests and plant trees. The good thing is that nature can regenerate. So, We have to make space for forests to rewild. We can recycle wood we don’t need in our houses. In addition of farming trees, making plantations of trees for the wood people need. Of course , we can use technology to speed up the natural process. We can even make cities filled of trees cleaning the air. Then, we have to use more sustainable energy like solar energy and wind energy. Adding to that , we need to keep the fossil fuels in the ground and stop burning them, or at least use them carefully. Moreover, normal citizens have to be part in dealing with this crisis. People need to save energy and conserve electricity. There are many things you can do like air-drying clothes in summer months, taking public transit, walking to near places instead of using your car ; putting solar panels on your roof, eating less meat because products from animals release another polluant called Methane…

A UCLA  study found that the subtle social pressure encourages consumers to save energy. They put red dots for energy wasters, greens for those doing a great job and shiny gold star for those who are doing an amazing job to save the planet, and people  started using all the tools  they had in order to get the star and be nominated as the best energy saver in the town. Pretty cool right ?   In addition of speaking up and exercising your right  as a citizen so that, you make an impact. People need to raise their voices. I believe that change can be done by determined people working together to make it happen. Of course, governments need to work together to save the planet and stop being selfish and hungry for money and constant economical growth.

Together, we can create a better future  for us, make the world a better place, and live happily, healthily and peacefully.

  « Let’s save our planet and our future ! »

Mayssa Ben Mrad,   lycée Pilote Hammam-Lif

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Dr Fode Moussa Sidibe acteur culturel malien donso enseignant chercheur et ecrivain
Seko ni Donko

Dr Fodé Moussa Sidibé : « L’armée malienne est la fille de la donsoya au Mali »

by Sahel Tribune 27 janvier 2021
written by Sahel Tribune 10 minutes read

Acteur culturel malien depuis des années, donso, écrivain et enseignant-chercheur, Dr Fodé Moussa Sidibé, drapé dans une tenue traditionnelle africaine, nous a accordé, le jeudi dernier, un entretien sur la culture malienne et africaine. Dans cette deuxième partie de notre entretien, l’acteur culturel explique la différence entre donso et chasseur et la conception africaine de la femme.

Phileingora : Vous êtes membre de la confrérie donsoya. Pouvez-vous nous parler de cette confrérie ?

Fodé Moussa Sidibé : c’est un regroupement des donso auquel on accède par initiation. Tant qu’on n’est pas initié, on n’est pas donso. Il y a également une différence à faire entre le donso et le chasseur. Les deux ne sont pas les mêmes.

C’est une incompréhension de désigner un donso par le mot chasseur. C’est une dénomination qui limite la fonction, le rôle du donso à juste aller abattre du gibier. Or, ce n’est pas la chasse qui est la plus importante pour le donso.

Qu’est-ce qui est plus important, alors ?

C’est l’acquisition du savoir. Le donso est une personne qui dédie sa vie à l’acquisition du savoir traditionnel. C’est pourquoi on est donso durant toute sa vie. Chaque donso a obligatoirement un maître.

Cette dénomination donso n’existe dans aucune autre langue que les langues bamanan et mandenka. Elle est actuellement déformée en « dozo » par les Dioula de Côte d’Ivoire. Or ce mot ne correspond à rien.

Le donso ne fait-il pas de chasse ?

Certes, il y a la chasse dans la donsoya, mais cela ne veut pas dire que la donsoya se limite à la chasse. Les donso sont des initiés ou en cours d’initiation avec des règles bien précises qui sont dans la confrérie et qui s’appliquent à tous les adhérents. Ces règles sont, en fait, le fondement de toutes les valeurs culturelles de notre société.

De quelles valeurs culturelles de notre société voulez-vous parler ?

On peut citer, entre autres, la discipline, le respect, le culte des anciens, la fraternité universelle, l’amour de la terre des ancêtres, le patriotisme, le civisme, l’attachement indéfectible à la nature, etc. Il faut y ajouter le respect de l’autorité, de la légalité et de l’ordre consensuel établi. Le donso entretient également l’amour de la Création qu’il s’efforce de protéger en tout lieu. Il est adepte des croyances (religions) traditionnelles qu’il anime de différentes façons.

Tout en adoptant certains changements, le donso vit par et pour sa tradition multiséculaire qu’il célèbre à travers son comportement, sa tenue, sa musique, ses récits, ses chants et ses pas de danse. En somme, « le donso est l’homme de son temps et l’homme des Temps ».

Quelle est la situation de cette confrérie au Mali, de nos jours ?

Cette confrérie évolue très bien. Tout comme dans notre histoire, le donso se dévoue à la protection des personnes et de leurs biens apportant ainsi une contribution de taille à la sécurisation de nos villages et hameaux. Il assure la santé physique et mentale des populations. Par ailleurs, les rencontres culturelles qui drainent aujourd’hui le plus de monde au Mali, sont les veillées des donso. Il ne faut pas négliger l’apport de la confrérie dans le répertoire musical national dont plusieurs compositions avec des instruments modernes sont inspirées du patrimoine musical des donso.

Cependant, de nos jours, les ennemis intérieurs et extérieurs du peuple malien, dans leurs entreprises de déstabilisation de notre pays, ont fait passer les donso pour « des milices, des bandits armés »selon la phraséologie de certaines presses. Ils ont intentionnellement assimilé les donso aux différents types de regroupements d’hommes armés que l’on retrouve dans certains conflits en Afrique (RDC, Centrafrique, etc.).

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

On a voulu faire passer les donso pour des gens qui tuent gratuitement des populations innocentes. Ces ennemis du Mali feignent d’ignorer « l’exception malienne » en termes de cohésion sociale et de solidité de nos institutions socioculturelles depuis les temps immémoriaux.

Le Mali n’est point « un conglomérat d’ethnies ! ». Le Mali est bien une Nation bâtie des siècles avant la colonisation. C’est ainsi que bien avant le treizième siècle, les donso assurent la sécurité des populations et de leurs biens au Mali. L’armée moderne et les services de sécurité ont hérité de cette fonction qui ne couvrent malheureusement pas tout le territoire national. Ce sont les donso qui prennent le relai pour défendre et stabiliser le Pays depuis toujours. Et on n’a jamais parlé de milice ou autre.

Voulez-vous donc dire que « l’armée malienne n’est que la fille de la donsoya » ?

Bien sûr ! L’armée malienne n’est que la fille de la donsoya. Nous sommes aujourd’hui fiers de nos empires et royaumes, qui ont existé bien avant la création de l’armée. Pourtant, c’était les donso qui étaient les soldats et les militaires dans ces empires et royaumes. Samory Touré qui s’est opposé à la pénétration française durant 19 ans disposait d’une armée constituée de donso. Par ailleurs, durant les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945, les engés volontaires de notre pays étaient des donso.

Aujourd’hui, s’il y a des bandits qui agressent des villages, il n’y a que les donso pour défendre ces localités.

Pourquoi l’autorisation de la mère est importante pour intégrer la confrérie donso ?

Parce que notre société est spirituellement matrilinéaire. Nous avons vécu le matrilignage avant de venir au patrilignage. Le personnage le plus important dans notre société est la femme, n’en déplaise aux réformistes ! Tout part d’elle et tout lui revient. Seulement nous n’avons pas les mêmes visions du monde que les Occidentaux et les Arabes qui nous ont imposé leurs valeurs à travers leurs religions.

Or, dans ces cultures occidentales, orientales et arabes, la femme a peu de considérations. Dans leur histoire de la création, ils disent que Dieu a créé l’homme et que la femme est sortie d’une côte de celui-ci. Ce qui prouve que l’homme est la créature et la femme est une émanation. Ceci est terrifiant dans la vision purement africaine !

La situation est-elle différente en Afrique ?

Nulle part en Afrique, la femme n’a été minimisée. Nous avons eu des femmes pharaonnes, des reines, de grandes prêtresses, des soldats femmes en Afrique.

Il est vraiment temps que nous réfléchissions par nous-mêmes, que nous changions de paradigmes. Ainsi, nous comprendrons que l’homme et la femme sont perçus comme « COMPLEMENTAIRES ». Donc, il ne saurait y avoir de relations de supériorité ou d’infériorité. L’homme doit faire face à ce qui demande la force presque brutale et la femme ce qui demande la pondération, la réflexion.

Êtes-vous opposé aux mouvements féministes ?

Non, pas du tout ! Je respecte ce mouvement dans le contexte et les circonstances qui ont présidé à sa naissance (continent lointain, période, etc.). Seulement, je ne comprends pas l’acharnement des féministes africaines et maliennes à vouloir transplanter certains comportements dans nos sociétés et en faire des normes pendant qu’elles ignorent « la vision de la femme africaine ». En un mot, je ne partage pas l’orientation de leur combat. Dans nos villages, les femmes sont conscientes qu’elles sont des piliers fondamentaux du foyer (concept du matrilignage). Elles donnent la vie et se donnent le devoir de la protéger. C’est comme si leur mari était leur enfant puisque c’est une femme qui leur a donné naissance. C’est cela la vision africaine du genre.

Mais on parle de plus en plus d’égalité ?

La Nature a horreur de l’égalité. Voyez-vous, la Nature ou Dieu, pour les croyants, n’a jamais créé deux choses égales ou identiques. Il ne saurait y avoir d’égalité dans la Création. Chaque feuille d’un même arbre est unique et jamais égale ! Chaque créature est non seulement unique dans son genre, mais il est impossible d’établir une quelconque égalité à l’intérieur des genres et entre les genres.

Je suis d’accord qu’on parle d’équité entre les genres (gender en Anglais), mais pas d’égalité. Certaines expressions dans la culture occidentale ou arabe ne fonctionnent pas chez nous. Au plan spirituel, car tout part de là, la femme ne peut pas être l’égale de l’homme, elle lui est Supérieure.

On revient à l’adhésion dans la confrérie. Au cas où la mère de celui qui veut adhérer dans votre confrérie ne vit plus, que doit-il faire ?

Vous savez, dans notre société, l’être humain disparaît, mais l’individu social est éternel. Une femme meurt, mais la mère est éternelle tout comme le père, le frère, la sœur, etc. Jusqu’à un certain âge, on a toujours une mère qui n’est pas forcément biologique. Alors, l’autorisation d’adhésion à la confrérie des donso peut être obtenue auprès d’une femme qui est le substitut social de la mère biologique. Cette confrérie s’accorde fondamentalement avec la vision africaine de l’être humain. C’est pourquoi vous ne verrez pas de femmes dans la confrérie.

La confrérie des donso est-elle donc phallocratique ?

La confrérie des donso est loin d’être phallocratique. Elle accorde la plus grande importance et le plus grand respect à la femme en tant que mère, épouse, sœur et fille. Le donso est conscient que sa renommée est plus dans la main d’une femme que dans la sienne propre. Par ailleurs, dans toutes nos sociétés d’initiation traditionnelles, vous trouverez des symboles féminins partout.

 Seulement, dans la conception africaine de la personne humaine, celle qui donne la vie ne doit pas détruire la vie car « toute vie est une vie ». C’est la raison pour laquelle vous ne trouverez pas de femme dans la confrérie puisqu’elle serait amenée à abattre des animaux. Si une femme souhaite l’intégrer, elle doit attendre la période de la ménopause, pendant laquelle elle peut chasser, si elle le désire. 

Quelle analyse faites-vous de la milice tant décriée dans la région de Mopti ?

Je ne parlerai pas de milice. Non. C’est un terme que nous n’avons pas dans nos langues et nos pratiques sociales. Dans ces villages, il y a juste des hommes, qui sont les donso, et qui sont chargés de la protection des personnes et de leurs biens. Ils se battent contre des envahisseurs afin de protéger les populations et leurs biens. Cela ne fait pas de ces hommes des milices. Ils jouent leur rôle social et communautaire.

Cependant, je suis d’avis que certaines personnes, fortement instrumentalisées, peuvent se déguiser en donso et commettre des crimes odieux en bandes organisées. Ceux-là ne sont guère des donso initiés pour qui « la vie humaine est sacrée ».

Rôle social et communautaire ?

Oui. Dans nos villages, à chaque fois qu’il y a un danger, le donsoba (chef des donso) est informé et celui-ci regroupe rapidement ses hommes pour aller voir ce qui se passe. Il arrive que certains meurent sur le champ d’honneur.

Le donso n’est pas là pour lui, mais pour la communauté. La donsoya est une émanation de notre société. Elle a été érigée en confrérie pour des besoins de survie et d’épanouissement de nos sociétés.

Si Dan nan ambassagou est une milice, il faudrait alors affirmer qu’elle n’est plus constituée de donso initiés. Pour tout initié, la défense de la terre de ses ancêtres est un devoir impérieux auquel nul ne saurait se soustraire. Ceux qui luttent contre des envahisseurs sans foi ni loi en protégeant les populations innocentes ne devraient pas être taxés de milice !

Réalisé par Fousseni Togola et Bakary Fomba

27 janvier 2021 0 comments
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