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Inauguration de la salle de Gymnastique de luniversite de Kabala copie
Éducation

Université de Kabala : une salle multifonctionnelle et un centre commercial au bénéfice des étudiants

by Chiencoro 26 mars 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La cafétéria du campus universitaire de Kabala a abrité, jeudi 25 mars 2021, la cérémonie d’inauguration d’une salle multifonctionnelle, d’un centre commercial à la Cité universitaire de Kabala. Cette cérémonie était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéïta. 

« Il est important qu’après des efforts académiques intenses, les étudiants puissent trouver les moyens de s’adonner à des activités sportives, artistiques, culturelles et de loisirs, leur permettant non seulement de trouver un créneau pour évacuer le stress et le trop plein d’énergies occasionnés par les efforts intellectuels soutenus, mais aussi une opportunité pour éclore et valoriser leurs talents », a expliqué le colonel-major Ousmane Dembélé, directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Une manière pour lui de souligner le but de la construction de cette salle multifonctionnelle dans la Cité universitaire de Kabala.

« Sortir de l’isolement et s’occuper sainement »

Des matériels d'orchestre dans la salle multifonctionnel copie
Des matériels d’orchestre dans la salle multifonctionnel. Crédit photo: Togola

Cette salle multifonctionnelle comprend à la fois « une aire de gymnastique, avec des appareils complets de musculation et de fitness », ainsi qu’un espace abritant les matériels et équipements pour un orchestre universitaire. Le colonel-major Ousmane Dembélé ne fait aucun doute que l’opérationnalisation de cette salle permettra aux « bénéficiaires de sortir de l’isolement et de s’occuper sainement ».

Toujours pour le confort des étudiants maliens, le CENOU a également construit dans le campus universitaire de Kabala un centre commercial. Selon les explications du directeur général, il s’agit d’une volonté d’amoindrir la souffrance des étudiants qui pourront désormais acheter tout ce qui leur faut dans ce centre. Ce supermarché offre « une gamme variée de biens et services subventionnés pour le confort des professeurs et des étudiants », a expliqué le colonel-major Ousmane Dembélé pour faire comprendre que les prix des articles disponibles dans ce centre sont moins chers comparativement à ceux des marchés ordinaires.

Le centre commercial vu de l'intérieur
Le centre commercial vu de l’intérieur. Crédit photo: Togola

« Retrouver notre identité perdue »

Après la coupure des rubans symboliques, la remise symbolique d’une guitare et d’un piano au délégué des étudiants et la visite guidée, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéïta a précisé que cette initiative entre dans le cadre de la lutte contre la violence en milieu scolaire et universitaire. Une lutte indispensable pour former des citoyens maliens compétents et responsables, fera-t-il savoir. « Aujourd’hui plus que jamais, il nous faut retrouver notre identité perdue à travers nos valeurs sociales et sociétales », a laissé entendre le ministre Kéïta.

Le ministre Kéïta a profité de cette occasion pour visiter également des travaux de réhabilitation (plomberie) ainsi que deux chambres d’étudiants dans la résidence universitaire de Kabala.

Couplée à la Journée culturelle de la résidence de Kabala, cette cérémonie a eu une valeur ajoutée grâce à des prestations d’artistes étudiants en musique et en slam.

Fousseni Togola

26 mars 2021 0 comments
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signature de convention de partenariat copie
Sécurité

Lutte contre les VBG au Mali : Musodev et Hera Foundation se donnent la main

by Chiencoro 25 mars 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), Musodev vient de signer une convention de partenariat avec Hera Foundation. Cette signature de convention a eu lieu, mercredi 24 mars 2021, dans les locaux de Hera Foundation, une fondation qui apporte une assistance juridique et judiciaire aux femmes victimes de violences.  

Rendre beaucoup plus accessible, partout au Mali, l’application « Zéro VBG », développée par Musodev ; apporter une assistance beaucoup plus rapide et à moindre coup aux victimes de violences, voilà le but du partenariat qui lie désormais Hera Foundation et Musodev, une association de jeunes filles spécialisée dans le domaine du numérique.

Fonctionnalité de l’application

Selon Aïchatoun Amadou Touré, secrétaire générale de Musodev, l’application « Zéro VBG » est un outil mobile et web d’informations et de sensibilisation sur les VBG, qui existe depuis une année. Grâce à ses nombreuses fonctionnalités, précise la présentatrice, cette application, disponibles en téléchargement sur Play store, est utilisable par une large frange de la population malienne.

L’avantage avec cette application est qu’elle prend en compte plusieurs langues, dont le français, le bambara, le peul, le soninké, etc. Elle comporte également des options SMS, d’appels ainsi que d’envoi de contenus vocaux.

À travers cette application mobile, les victimes de violences peuvent non seulement faire des dénonciations, mais aussi discuter directement avec des psychologues, explique la secrétaire générale de Musodev. Tous ceux-ci dans l’anonymat, a-t-elle rassuré.

Cette application est toujours « en cours de développement ». Car l’intégration de certaines options nécessite des ressources financières. Porcho Marguerite Sogoba, présidente de Musodev, ne fait aucun doute que ce partenariat avec Hera Foundation permettra à son association d’enrichir le contenu de cette application « Zéro VBG ». Musodev projette également des démarches auprès des sociétés de téléphonie afin de bénéficier d’une préinstallation de l’application sur les téléphones Android.

Une initiative qui « émerveille »

Hera Foundation s’est dit « agréablement émerveillé par l’innovation du projet Musodev ». Selon Me Nadia Myriam, présidente de Hera Foundation, le développement de cette application par cette équipe féminine est la preuve que les nouvelles technologies ne sont plus un secret pour la jeunesse malienne.

« Par ce projet, ces jeunes filles ont posé un acte patriotique parce qu’elles offrent désormais une plateforme aux différentes victimes de pouvoir s’exprimer, s’informer, se former et dénoncer les cas de VBG pour qu’une prise en charge soit faite », a souligné Me Nadia avant de laisser entendre : « En tant qu’acteurs de développement, nous avons misé sur cette association à laquelle nous voulons apporter notre modeste contribution pour que l’application zéro VBG soit une application utilisée partout et par tout le monde au Mali ».

À travers cette application, aucune victime ne doit plus se décourager parce qu’elle n’a pas eu, en temps opportun, une écoute, espère Me Nadia Myriam qui estime que ces « filles méritent d’être accompagnées, encouragées dans leur travail de tous les jours ».  

Aïssé Cissé, conseillère matrimoniale de l’ONG « Femmes battues » a formulé plusieurs recommandations aux deux nouveaux partenaires dans le cadre de l’amélioration du contenu de l’application. Elle a surtout encouragé l’équipe de Musodev à continuer sur la voie empruntée.  

Fousseni Togola

25 mars 2021 0 comments
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Marche du 11 août
Sécurité

Résolution de la crise sécuritaire au Mali : les populations peuvent être d’un apport capital

by Chiencoro 25 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Il est rare de passer une semaine sans apprendre l’attaque contre une position des forces armées maliennes (FAMA) par de « groupes armés terroristes », au centre ou au nord du pays. Des attaques qui ciblent le plus généralement des convois de « l’armée loyale ». Cette situation donne l’impression d’une faille communicationnelle ou plutôt d’un divorce.

Le 23 février 2021, un convoi de l’armée malienne, quittant Sévaré pour Konna, au centre du Mali, a été la cible d’une attaque qui a fait deux (2) morts et sept (7) blessés dans ses rangs. Cet incident a été suivi par celui du 2 mars contre une mission d’escorte des relèves de Nampala et de Youwarou, toujours au centre du pays. Un accrochage à l’issue duquel quatre (4) terroristes ont été tués, et des équipements militaires saisis par l’armée malienne. Le 7 mars également, une mission de patrouille des forces armées maliennes de Boni, dans la région de Mopti, a été victime d’une embuscade ayant fait six (6) blessés dans leurs rangs.

Des interrogations demeurent   

La plus récente attaque du genre est celle de Tessit, dans la région de Gao, le 15 mars 2021. Une attaque ayant coûté la vie à une trentaine de militaires maliens. Selon les précisions du chef d’État-major général des armées, cette attaque a été perpétrée contre « la relève montante du poste de sécurité de Tessit ». Une attaque suite à laquelle un flux de questions nous assaille l’esprit : où était la relève descendante lorsque l’attaque est survenue ? N’existe-t-il pas de sécurisation aérienne pour les militaires maliens ? S’agirait-il plutôt d’une légèreté dans la chaîne de commandement des FAMA ?

Une réponse claire et précise à ces questions pourrait conduire à une résolution durable de cette crise sécuritaire qui n’a que trop duré, avec son lot de morts civils et militaires.

Certes, ces attaques pourraient être tributaires d’un problème de communication, mais il ne convient pas non plus de négliger l’hypothèse selon laquelle le ver pourrait bien être dans le fruit. Ces attaques contre des convois de l’armée malienne laissent supposer que les « groupes armés terroristes » ou les « hommes armés non identifiés », auteurs de ces multiples incidents, sont mieux informés sur les positions des militaires maliens. Ce qui ne peut se faire que par des sources bien informées des actions des FAMA.

Loin de nous l’idée de supposer que les militaires maliens auraient en leur sein des espions, mais plutôt d’une éventuelle complicité entre des civils et ces groupes armés qui évoluent dans ces zones.

Des hypothèses

Une hypothèse à ne pas négliger. En raison des exactions, le plus souvent reprochées aux forces armées maliennes ou partenaires contre des civils dans certaines zones du centre, la confiance semble rompue entre ces populations et les militaires. Une situation qui aurait favorisé les groupes armés qui n’ont nullement tardé à gagner la confiance de ces civils, acquis désormais à leur cause. Une complicité qui ne peut qu’exposer les forces armées.

Outre ce paramètre, il convient de souligner également le paradoxe de l’insécurité dans le sahel de façon générale. Dans une zone saharo-sahélien, à la végétation très pauvre, où plusieurs partenaires militaires sont présents, avec des équipements assez sophistiqués, comment se fait-il que ces groupes armés réussissent à se promener à moto voire à véhicules sans pour autant être pratiquement aperçus ? Ce constat laisse supposer la possibilité d’existence d’une complicité ou d’une faille dans le système de surveillance ainsi que de la communication.

Renouer le lien avec les civils

Au Mali voire dans le sahel de façon générale, la protection des civils est l’une des demandes fortes formulées de plus en plus par plusieurs organisations et partenaires militaires de cette région. Cette protection pourrait bien être gage de stabilité et par ricochet de développement durable.

Pour une meilleure sécurisation de leur personne ainsi que de leurs biens, ces civils doivent aider les militaires, en devenant leurs yeux et leurs oreilles, à mieux les protéger.

Cette nécessaire complicité entre les forces armées et les populations est mise en exergue par des organisations, comme la Coalition citoyenne pour le sahel, qui est une organisation regroupant plusieurs associations de la société civile au sahel. Les chefs d’État des pays du G5 Sahel ont également mis l’accent sur la question, lors du sommet de N’Djamena, en février 2021.

Il est important de souligner l’impossibilité de réussir la lutte contre le terrorisme, sans une véritable implication des civils. Certes, des civils ne peuvent pas prendre des armes et combattre des terroristes, mais ils sont en mesure de livrer des informations aux forces armées sur les mouvements suspects qu’ils auront découverts dans leur entourage. Car si ces groupes armés terroristes se cachent des forces armées, ils ne se cacheront pas des populations qu’ils maintiennent dans la terreur. Mais au préalable, il est important que les civils se sentent en sécurité en coopérant avec les forces armées.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

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Actu

Désinformation et haine en ligne : Facebook visé par une plainte du RSF

by Bakary FOMBA 25 mars 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour « pratiques commerciales trompeuses » en ligne, Reporters Sans Frontières (RSF) a déposé, lundi 22 mars 2021, une plainte auprès du procureur de la République de Paris contre Facebook.

Reporter sans frontière reproche au réseau social Facebook d’être devenu un espace de « prolifération massive de haine et d’intoxication ». Le RSF estime que les engagements de cette entreprise de réseau social vis-à-vis de ses consommateurs et la réalité de son fonctionnement se diffèrent.

Dans son communiqué du 22 mars dernier, le RSF précise que « les engagements de la société californienne auprès des consommateurs reposent largement sur des allégations mensongères. » En contradiction avec ses conditions générales d’utilisation et ses campagnes publicitaires, Facebook laisserait se propager « la désinformation et la haine » (en général et contre les journalistes), explique RSF dans son communiqué.

Dénoncer la propagation des fausses informations en ligne

Pour dénoncer ce phénomène généralisé à l’échelle planétaire, RSF a choisi de déposer une plainte en France contre Facebook. Ladite plainte vise formellement les sociétés Facebook France et celle d’Irlande.

Les conditions de services de Facebook étant les mêmes partout sur la planète, RSF estime qu’une décision de justice en France sur leur caractère trompeur pourrait avoir un impact global. Toutefois, RSF n’exclut pas, dans les moments à venir, des plaintes dans d’autres pays du monde.

Diligenter le mode d’utilisation de Facebook

« Pour maintenir un environnement sûr et sans erreurs », Facebook s’engage à faire preuve de diligence quant aux conditions générales d’utilisation de ce réseau social, rappelle le RSF qui indique également que la société prétend interdire le partage de « quoi que ce soit (d’) illégal ou trompeur ». Ce n’est pas tout. Facebook s’engage également à « limiter significativement la diffusion de fausses informations » par les standards de la communication, souligne le RSF dans son communiqué.

Bakary Fomba

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Une enveloppe
Politique

Lettre à grand-père

by Sahel Tribune 24 mars 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Cher grand-père…

Voici 4 mots à nos maux. L’injustice, l’impunité, l’indifférence et le manque d’indignation. Tout est parti de là. Lors des recrutements quand les riches étaient favorisés. Pour l’éducation, quand les écoles publiques ont été délaissées et les bourses données qu’aux riches. Dans la santé, quand nos ministres ne se soignent qu’à l’extérieur.  Pour la justice, quand la magistrature a été un colis à hériter. Pour construire, l’Armée quand les officiers ont recruté à la place du pays. Quand les citoyens ont commencé à croire en des relations qu’à leur talent et qu’au lieu du Mali, chacun devrait sa réussite à un parent ou un proche. Tout a commencé par là et des apatrides ont commencé à occuper des hautes fonctions.

Oui ! Cher grand-père, tout a commencé par là. Quand on lynchait les petits voleurs de motos djakarta sans que personne ne s’indigne, sans qu’aucune institution même judiciaire ne condamne. L’Etat en quelque sorte assumait ces crimes. Et cela s’est élargi petit à petit. Les crimes avec leur lot de frustrés et désespérés. Personne ne s’indigne. Au Nord, quand on commettait des bavures. Au  centre des exactions. Personnes ne s’indigne. A Kati, les larmes des veuves. Des jeunes envoyés à la boucherie pendant 8 ans, personne ne s’indigne. 21 bérets rouges assassinés après un passage télé, assorti d’une loi d’entente. Personne ne s’indigne. Seuls les pauvres et les sans défense dorment dans les prisons. Aucun roi du jour n’est jugé. Tout dépendra de qui il est où de quel côté il est. Et non de ses actes. Personne ne s’indigne.

Cher grand-père, je m’arrête là. Car désormais au Mali, on ne sait plus la différence entre le protecteur et le bourreau. Quand celui qui est fait pour mettre fin à l’usage de la force et de la justice privée, devient celui-là qui cherche à en abuser. Quand chaque groupe s’érige en institution. Quand un syndicat foire sa mission de protéger ses membres contre leur employeur pour s’en prendre à des pauvres. Quand la liberté d’expression est réduite à une coquille vide. Je m’arrête là et te préviens de garder confidentielle cette lettre. On ne sait jamais. Aucun pauvre journaliste ne sortira d’un procès où le juge est aussi partie. Donc garde à Abu-Dhabi ma lettre et meilleure santé !

Par contre, c’est triste de voir ce qui se dessine pour le futur malien. Je vois des syndicats défendre leurs membres contre des actes privés. Des  enseignants partant en grève pour faire échapper un enseignant à un acte d’indiscipline ou autre. Des centraux syndicaux obligeant le pays à ne pas contrôler leurs membres. Des médecins à la défense d’un médecin. La police en grève pour un commissaire. Des troupes militaires affrontant la justice pour libérer leur chef militaire. Des milices imposant des quotas dans le gouvernement. Des ethnies ne se souciant que de leur communauté. Du tribalisme politique social, religieux et territorial. Un grand peuple réduit en des petites peuplades. Et ce jour, la Justice ne servira à rien et laissera place à « sauve qui peut » ! D’où l’anarchie et le chaos ! A mardi prochain ! Ici prend fin ma 90è lettre !

Lettre de Koureichy

Source: Mali Tribune

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Remise du rapport par Tidiani Togola a Mohamed Coulibaly
Politique

Refondation de l’État : Tuwindi remet la contribution de la société civile au ministre Mohamed Coulibaly

by Chiencoro 24 mars 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

La fondation Tuwindi a procédé, mardi 23 mars 2021, à la remise des conclusions des trois jours (du 24 au 26 février 2021) d’atelier de réflexion sur la constitution de 1992 au ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly. La cérémonie a eu lieu dans la salle de réunion dudit ministère.

Intitulé « proposition citoyenne de constitution issue de l’atelier de co-construction de la 4e république », ce document de 50 pages, contenant les différentes propositions détaillées de modification de la constitution de 1992, a été remis aux autorités de la Transition malienne, comme contribution de la société civile malienne à la refondation de l’État.

Vers une nouvelle république

Cette cérémonie de remise a été une occasion pour Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi, de revenir sur les trois jours d’atelier. Un cadre qui a réuni, au grand hôtel de Bamako, plusieurs acteurs de la société civile malienne avec des experts, autour de la révision de la constitution de 1992. Le directeur exécutif de Tuwindi précise qu’au total, 53 articles de la « loi fondamentale » du Mali ont été relus et modifiés.  

Acteur de la société civile, Tuwindi n’a aucune prétention de croire que les propositions contenues dans ce document constituent une solution ultime. Selon ses précisions, sur les 122 articles que comporte la constitution de 1992, 53 nécessitent des modifications. M. Togola fait état également d’articles, dont le changement conduit à une nouvelle république. « À partir de nos lectures des propositions faites lors de cet atelier, on se rend compte qu’il n’est pas évident de rester dans une logique de révision, mais d’aller plutôt vers une nouvelle république », a-t-il expliqué.

Processus de la « dernière chance » ?

Comme son nom l’indique, précise Dr Abdoulaye Sall, président du comité de pilotage de l’atelier de co-construction, ce document n’est qu’une contribution des citoyens maliens à la refondation de l’État. Ces jeunes ont fait leur travail. Ils réservent la suite à donner au contenu aux autorités politiques.

Le ministre de la Refondation de l’État, Chargé des relations avec les institutions, Mohamed Coulibaly rassure qu’un meilleur bénéfice sera tiré de ce document bien vrai que plusieurs autres expertises leur ont été présentées. Il souligne que les expertises nationales seront la priorité. Pour construire un pays, il faut mettre ensemble toutes les expertises, a-t-il rappelé. « Ces documents nous permettront de moins nous tromper », espère-t-il avant d’annoncer la tenue de forums citoyens.

Le ministre Coulibaly ne fait aucun doute sur la place cruciale que peuvent jouer les citoyens dans ce processus de refondation de l’État malien. Un processus qui « est peut-être [celui ndlr] de la dernière chance ». Il promet qu’un « bon usage » sera fait de ce document qui servira tout le gouvernement. 

Fousseni Togola

24 mars 2021 0 comments
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Louverture des travaux de presentation des conclusions de la mission de verification
Éducation

Scolarisation des filles au Mali : le « taux de progression est légèrement en deçà de la cible de 2,2 » (GSB)

by Chiencoro 24 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Le groupe de suivi budgétaire (GSB) a procédé, mardi 23 mars 2021, à la restitution de son rapport sur la mission de vérification de l’atteinte de la cible des indicateurs du programme d’appui budgétaire SBC III : « Accroissement du nombre des cantines » et « Accroissement de l’accès des filles au second cycle du fondamental ». Des missions de vérifications qui ont eu lieu entre 2019 et 2020. L’Hôtel Olympe international de Bamako a abrité cette cérémonie de présentation.

Sur 1 431 cantines crées par l’État malien, seulement 783 sont opérationnelles et 648 sont non opérationnelles, tel est le résultat auquel la mission de vérification du Groupe de suivi budgétaire est parvenue. Une mission qui a été effectuée entre avril et, mai, pour la 1re étape ; et juin-juillet 2020 pour la seconde.

Sur 5 113 244 000 F CFA octroyés, 38 % reçus

Dans certaines régions comme Ségou, Koulikoro, Mopti, la crise sécuritaire a impacté sur le fonctionnement de la quasi-totalité des cantines, selon le GSB. Toutefois, l’équipe de vérification du GSB se réjouit de constater dans des régions, comme Kayes, que les populations elles-mêmes s’engagent dans la prise en charge de ces restaurants scolaires.

Cette mission de vérification, qui a concerné toutes les régions du Mali, explique également dans son rapport que les 5 113 244 000 F CFA octroyés par l’État pour la gestion des cantines scolaires, les communes déclarent n’avoir reçu que 1 918 139 956 F CFA, soit 38 % des fonds budgétisés et 75 % des crédits ouverts sur le 1er semestre 2020. Les comités de gestion scolaire (CGS), quant à eux, déclarent avoir reçu 1 024 780 161 F CFA, soit 20 % des fonds budgétisés et 41 % du crédit ouvert au 1er semestre, précise le GSB dans son rapport.

Taux de scolarisation des filles en deçà de la cible

Quant au taux de scolarisation des filles, la mission d’enquête est arrivée à la conclusion que le « taux de progression est légèrement en deçà de la cible de 2,2 soit 0,5 d’écart ». Aux dates des enquêtes, en 7e année, 10 280 filles ont été identifiées alors que les rapports révèlent 10 396 filles, indique le GSB dans son rapport qui précise : « Le taux d’accès des filles en 7e année suivant l’enquête de 2018/2019 était de 46 % et celui de 2019/2020 est de 47,7 %. Ainsi, le taux d’accroissement du TBA en 7e année entre 2018/2019 et 2019/2020 = 47,7 % — 46,0 % = 1,7 % ».

S’agissant des fonds alloués par l’État malien pour la scolarisation des filles, l’équipe du GSB explique dans son rapport que sur les 87 283 500 F CFA notifiés par l’État pour le 1er semestre 2020, les Centres d’animation pédagogiques (CAP) déclarent avoir reçu 18 560 879 F CFA, « soit 21,27 % du montant notifié par le Ministère de l’Éducation ».

Cheick Oumar Dembélé présente le rapport
Cheick Oumar Dembélé, chef d’équipe Cantine du GSB, présente le rapport. Crédit photo: Togola

Selon les précisions du présentateur des conclusions de cette mission de vérification, Cheick Oumar Dembélé, chef d’équipe Cantine du GSB, à travers cette mission, il s’agissait pour son Groupe de suivre les indicateurs sur la scolarisation des filles et sur les cantines scolaires au Mali.  

Chaque année, il est demandé d’augmenter le nombre de cantines de 10 %. Quant à la scolarisation des filles de niveau 7e année, l’objectif est d’atteindre 2.2. « La mission du GSB était juste de vérifier l’atteinte de ces indicateurs », a précisé Tiémoko Souleymane Sangaré, président du GSB. Il ne s’agit nullement d’une volonté pour le GSB de se substituer à l’État malien, mais plutôt de l’accompagner, a-t-il rassuré.

« Renforcement de la légitimité du gouvernement »

Toutefois, des questions et des améliorations demeurent, souligne le président du GSB, notamment en ce qui concerne la scolarisation des filles, la collecte et le traitement des données, la disponibilité des statistiques, etc.  

Le représentant de l’Union européenne, Olivier Ki Zerbo, se réjouit de la réussite de cette mission. « Il s’agit d’une première expérience pour nous », a-t-il laissé entendre. Malgré des difficultés liées à l’organisation de ces missions, le partenaire du GSB estime qu’entre la 1re campagne et la 2e, beaucoup d’améliorations ont été faites.

Selon les précisions de Olivier, des réflexions sont déjà en cours pour le renouvellement du partenariat entre l’Union européenne et l’État du Mali pour la période 2021-2025.

Fassery Doumbia, chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, précisera que c’est en 2018 que l’Union européenne et le gouvernement du Mali ont conclu un « contrat d’appui budgétaire à la consolidation de l’État » pour un financement de 170 millions d’euros, sur une durée de trois ans. Une manière d’accompagner le Mali dans la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires « au renforcement de la légitimité du gouvernement », a-t-il indiqué.

Notons que ces missions de vérification ont bénéficié l’implication de plusieurs autres acteurs.

Fousseni Togola  

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