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Le Premier ministre Moctar Ouane lors des debats sur le Plan daction du gouvernement au Conseil national de la Transition
Politique

Adoption du PAG : les assurances du Premier ministre de la transition

by Bakary FOMBA 23 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Après la présentation vendredi dernier du PAG par le Premier ministre Moctar Ouane aux membres du CNT, cet organe législatif a procédé lundi 22 février 2021 à l’approbation de ce document à travers le vote. Plusieurs membres du CNT se sont succédé au pupitre pour non seulement poser leurs différentes questions au Premier ministre, mais aussi faire des suggestions sur les différents axes du document. Moctar Ouane a ensuite donné des éléments de réponse aux différentes préoccupations. Le document a été adopté par la majorité des conseillers nationaux de la transition à 100 voix pour, 4 voix contre et 3 abstentions.

L’aide à la presse, la loi sur l’accès à l’information pour les journalistes ainsi que la dépénalisation des délits de presse, les questions liées à l’éducation, la santé, l’application de l’Accord d’Alger, la problématique de la carte Nina, la situation des enfants de la rue ainsi que la sécurité des personnes souffrant d’albinisme en périodes électorales, voilà entre autres les problématiques abordées au cours de cette séance de débats entre les membres du CNT et le Premier ministre.

« La durée de la transition est fixée à 18 mois »

Pour le retour de la paix au Mali, le Premier ministre Moctar Ouane a indiqué que « le gouvernement est engagé dans la dynamique de la dissolution des milices ». Quant au processus de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion, « toutes les régions du Nord et du Centre sont concernées ». Des concertations sont également en cours sur la question de la relecture de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a rassuré le Premier ministre Ouane.

S’agissant de la question liée aux réformes politiques et institutionnelles, qui est une des attentes fortes des Maliens, M. Ouane a indiqué que « ces réformes seront menées en collaboration étroite avec les partis et groupements politiques et la société civile. »

Quant au respect de la durée de la période transitoire, le Premier ministre a été on ne peut plus clair : « La durée de la transition est fixée à 18 mois et le président Bah N’Daw a clairement fait part de sa volonté de respecter ces délais ».

« Le domaine aéroportuaire est inaliénable »

Pour mieux protéger les journalistes dans leurs activités quotidiennes, « un projet de décret portant dépénalisation des délits de presse est en cours de discussion avec les groupements et les organisations de presse en vue de sa présentation prochaine au CNT », a fait savoir M. Ouane.

À la question concernant le domaine aéroportuaire, le Premier ministre a souligné qu’il s’agit d’un domaine « public inaliénable de l’État. » Toutefois, il a précisé que « des sanctions administratives et pénales seront prises contre ceux délivrant des permis d’occuper et des lettres d’attribution (abaissement d’échelon d’agents de l’État fautifs, révocation d’office de fonctionnaires des collectivités impliqués dans des malversations…) ».

Forum national sur la mendicité

 La question de la mendicité étant parmi les préoccupations majeures des Maliens, le Premier ministre de la transition a précisé au cours de ce débat que la mendicité et l’incitation à la mendicité sont condamnées par le Code pénal malien. Il annonce la tenue d’« un forum national sur les phénomènes de la mendicité » afin de discuter de « la problématique dans tous ses aspects. »

De nos jours, s’il existe un phénomène qui coupe le sommeil aux Maliens, c’est bien la dégringolade du prix des produits de première nécessité. Sensible à ce problème, M.Ouane a rassuré que le gouvernement se bat contre cette flambée des prix. Selon ses précisions, le « problème est en train d’être traité en synergie avec l’ensemble des acteurs. »

Bakary Fomba

23 février 2021 1 comment
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Urne
Éducation

Faut-il refonder la démocratie ?

by Chiencoro 23 février 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Les problèmes récurrents dans les démocraties modernes forcent à douter de la validité de ce régime à l’époque actuelle. La démocratie n’aurait-elle pas atteint ses limites et demanderait à être réformée ? Ce régime mérite aujourd’hui que des réflexions soient portées sur ses principes.

« La démocratie soulève de grandes difficultés. [NDLR] Les problèmes les plus importants et les plus difficiles sont les problèmes d’ordre moral », déclare Karl Popper, philosophe du 20e siècle. Ces problèmes de moralité font croire à des citoyens que les avantages qu’accorde ce régime leur donnent tout le droit. Ce qui pourrait expliquer pourquoi la stabilité est difficilement accessible en démocratie.

Trop de libertés asphyxient la liberté

Ces difficultés relèvent du « paradoxe de la liberté ». L’octroi d’une multitude de libertés au peuple conduit généralement à l’abus de ces libertés pour la satisfaction d’intérêts personnels. Selon Popper, ces abus s’expliquent par la coresponsabilité, dont l’exercice requiert la liberté d’expression, d’accès à l’information et de diffusion de l’information, de publication, etc.

« “Trop” d’État conduit à l’absence de liberté. Mais il peut aussi y avoir “trop” de liberté. Il existe malheureusement un abus de la liberté, analogue à l’abus du pouvoir de l’État », explique-t-il. Les abus de la liberté d’expression et de publication conduisent à la désinformation ainsi qu’à l’incitation à la violence. Des situations auxquelles nous assistons au Mali de nos jours. Ces pratiques sont de plus en plus développées alors que le pays vient de connaitre le quatrième coup d’État de son histoire.

Quand les citoyens prennent ainsi goût à une trop grande liberté, la stabilité politique et institutionnelle devient un idéal. Car aucun pouvoir ne recevra l’unanimité. En plus, l’union dont il a besoin pour son bon fonctionnement devient également un mirage. En un mot, le pays devient ingouvernable.

La démocratie patine

La démocratie malienne traverserait toujours cette crise d’adolescence qui a tendance d’acquérir valeur d’habitude. En tout cas, ce régime politique, traduit littéralement comme la souveraineté du peuple, semble être insuffisamment compris au Mali. Car si la démocratie met le peuple au centre de la gouvernance politique en lui octroyant des libertés, des droits et des devoirs, elle prévoit des limites aux libertés. Sauf qu’au Mali, les droits semblent prendre le dessus des devoirs ; les libertés ne semblent plus avoir de limites. Les abus sont plus nombreux que la conformité aux normes. En conséquence, la démocratie patine, toute la nation tangue au risque de chavirer.

Ces abus, pour le cas spécifique du Mali, relève d’une politique d’instrumentalisation du peuple. Des hommes politiques, en quête de popularité, s’érigent en représentants ou défenseurs du peuple. Cette couverture les aide dans leur entreprise de déstabilisation.

 Ne faudrait-il pas alors donner raison au philosophe français du 18e siècle, Jean-Jacques Rousseau à travers ce passage de son ouvrage « Du contrat social » : « S’il y avait un peuple de Dieux, il se gouvernerait démocratiquement ». Parce qu’il s’agit d’un régime parfait. « Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes », a-t-il fini par indiquer.  

La nature imparfaite de l’homme aurait fini par corrompre la démocratie, considérée comme parfaite. Si tel est le cas, c’est que la démocratie n’a jamais été parfaite, puisque le parfait n’est pas corruptible.  

Refonder la démocratie

Thomas Hobbes aurait pressenti ce labyrinthe en proposant que l’État ait plus de liberté afin de régner en « léviathan » pour faire peur et obliger au respect des principes. « Nous avons besoin de la liberté pour empêcher les abus de l’État, et nous avons besoin de l’État pour empêcher les abus de la liberté », explique Popper. Les limites des libertés n’auraient pas été assez perceptibles. D’où les nombreuses violations auxquelles nous assistons.  

Dans sa classification des différents régimes politiques et leur déclinaison, Platon expliquait : « La démocratie — souveraineté du peuple, du grand nombre, de la masse. Ici, selon Platon, il n’existe qu’une seule forme et elle est mauvaise, parce que parmi beaucoup d’hommes, il y a toujours beaucoup d’hommes mauvais », explique Karl Popper. D’où la critique de ce philosophe contre l’idée qui fait de la souveraineté populaire « l’initiative populaire ». Selon lui, il vaut mieux prôner pour le « jugement du peuple ».

Depuis l’Antiquité, la démocratie est objet d’interrogation. Les problèmes récurrents au cœur de la gestion de ce régime et qui n’épargnent aucun État actuel, quels que soient ses nombres d’années d’expérience dans la pratique, nécessitent que de véritables réflexions soient menées sur le fonctionnement de ce régime.

Faut-il une refonte de la démocratie ? Ignacio Ramonet répond par l’affirmatif : « Une architecture politique conçue, pour l’essentiel, au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, en Angleterre, aux États-Unis et en France sur la base des exemples antiques grec et romain, a nécessairement besoin d’une refondation ».

Fousseni Togola   

23 février 2021 1 comment
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Crise climatique
Climat et environnement

Changement climatique : pour sauver l’humanité, un changement de mentalité s’impose

by Sahel Tribune 22 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’humanité est de plus en plus victime de ses propres agissements. Face aux innombrables défis liés au changement climatique, le PNUE a publié un nouveau pour réitérer l’appel à l’action.   

S’attaquer aux crises climatiques, à la biodiversité et à la pollution est une condition sine qua non pour prévenir de nouvelles pandémies ravageuses. D’où la nécessité pour l’homme de « transformer sa relation avec la nature », souligne un nouveau rapport (Faire la paix avec la nature) du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

La santé de l’homme et de la nature interconnectée

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans l’avant-propos du rapport, explique qu’« en rassemblant les dernières preuves scientifiques qui décrivent les conséquences et les menaces de l’urgence climatique, la crise de la biodiversité et la pollution qui tue des millions de personnes chaque année, [ce rapport] montre clairement que notre guerre contre la nature a brisé la planète ». 

Dans un communiqué du 18 février 2021, le PNUE précise qu’il s’agit pour les auteurs de ce nouveau rapport d’évaluer les liens entre les multiples défis environnementaux et le développement. Aussi expliquent-ils « comment les progrès scientifiques et l’élaboration de politiques audacieuses peuvent ouvrir la voie à la réalisation des objectifs de développement durable d’ici 2030 et à un monde neutre en carbone d’ici 2050, tout en infléchissant la courbe de la perte de biodiversité et en réduisant la pollution et les déchets ».

L’existence de rapport étroit entre l’homme et la nature paraît être un aspect important à prendre en compte, d’après Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. Selon ses précisions, « en démontrant à quel point la santé des personnes et la nature sont liées, la crise de la covid-19 a mis en évidence la nécessité d’un changement radical dans notre façon de voir et de valoriser la nature ».

« La nature comme allié indispensable »

Les innovations qu’exige cette prise en compte des relations entre la nature et l’homme invitent à investir « dans des activités qui protègent à la fois l’être humain et la nature ». Et de préciser : « La réussite passe notamment par la restauration des écosystèmes et l’amélioration de la santé des populations, ainsi que par la stabilité du climat ».

La patronne du PNUE estime important de se focaliser sur le changement des mentalités et des valeurs, et de trouver des « solutions politiques et techniques à la hauteur des crises environnementales de la Terre ».

Selon le patron de l’ONU, ce rapport est un guide qui conduit l’humanité vers une voie plus sûre « en proposant un plan de paix et un programme de reconstruction après la guerre. »

La terre vers un réchauffement record

Ce rapport est un véritable plaidoyer en faveur de la nature voire de l’humanité. M. Guterres ne fait aucun doute qu’en « reconnaissant la nature comme un allié indispensable, nous pouvons libérer l’ingéniosité humaine au service de la durabilité et assurer notre propre santé et notre bien-être parallèlement à ceux de la planète ».

Ces actions sont importantes dans la mesure où « la Terre se dirige vers un réchauffement climatique d’au moins 3 °C au cours de ce siècle ». Ce n’est pas tout, « plus d’un million d’espèces végétales et animales sur les 8 millions estimées sont fortement menacées d’extinction et les maladies causées par la pollution tuent actuellement quelque 9 millions de personnes prématurément chaque année », déplore-t-on.

Pour un avenir durable, il convient de tirer les leçons de la crise de la covid-19 afin de réduire la menace des maladies pandémiques. Pour y réussir, l’humanité doit prendre soin de la nature.

Chiencoro

22 février 2021 1 comment
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Le Premier ministre Moctar Ouane lors des debats sur le Plan daction du gouvernement au Conseil national de la Transition
Actu

Relance de l’économie malienne : le gouvernement entend poser les jalons dans les délais convenus

by Bakary FOMBA 22 février 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Vendredi 19 février 2021, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), le Premier ministre Moctar Ouane a livré le plan d’action du gouvernement (PAG) devant le Conseil National de Transition (CNT). La séance de débats consécutifs à la présentation de ce Plan d’Action du gouvernement se tient, ce lundi 22 février 2021, au Conseil National de la Transition. C’est en présence du Premier ministre.

Dans sa déclaration de plan d’action du gouvernement, le Premier ministre malien n’a-t-il pas enlevé l’épine qui dérangeait tant dans les pieds des détracteurs du pouvoir transitoire ? Toutes les réformes prévues seront exécutées dans le délai convenu pour la Transition, a-t-il rassuré.

En plus des six axes prioritaires du PAG, la lutte contre la pandémie du coronavirus et ses conséquences sur l’économie malienne occupent une place centrale dans le programme d’Action gouvernementale du Premier ministre de la Transition.

Miser sur le secteur privé

Rappelant tout l’accompagnement des autorités politiques maliennes aux entreprises affectées par les effets de cette pandémie, le Premier ministre a rassuré que le « gouvernement maintiendra, malgré les nombreux défis, une politique budgétaire soutenable visant à maintenir le solde global des finances publiques à un niveau compatible avec la viabilité de la dette ».

Dans la même dynamique d’accompagnement des entreprises pour une relance économique plus inclusive, le gouvernement envisage de nouvelles perspectives inscrites « dans la vision du Cadre pour la relance économique et le développement durable (CREDD) ».

Selon les précisions de Moctar Ouane, il s’agit notamment pour le gouvernement « de créer les conditions d’une transformation structurelle de l’économie en vue d’une croissance forte et inclusive permettant de réduire significativement la pauvreté et d’asseoir les bases d’une économie émergente ».

Cette ambition sera difficile à atteindre si l’accent n’est pas mis sur le secteur privé. Conscient de cela, le gouvernement fera de « la promotion du secteur privé et le développement des investissements directs étrangers en lien avec l’amélioration du climat des affaires, la promotion du partenariat public-privé ainsi que le développement de nouvelles sources de financement comme la finance islamique ou les financements participatifs », son cheval de bataille.

Appel à l’union sacrée

Pour la réalisation de toutes ces ambitions, le gouvernement de la transition a lancé un appel à tous les Maliens pour l’union sacrée autour du Mali. « Il s’agit de travailler avec eux [toutes les forces vives, les représentants des partis et groupements politiques NDLR], la main dans la main, pour la réussite de la Transition dans l’intérêt exclusif de la nation malienne », a-t-il souligné.

Toutefois, le Premier ministre, pour sortir des pieds la dérangeante épine autour de la durée de la transition, rassure que « les moyens seront mis en œuvre pour organiser, dans les délais convenus, des élections libres et transparentes afin de doter le pays d’institutions fortes et démocratiques et poser les jalons d’une gouvernance saine plaçant le citoyen au début et à la fin du développement ».

Notons que le PAG tourne autour de six principaux axes : la sécurité, la bonne gouvernance, le dialogue avec les djihadistes, l’organisation d’élections générales, le respect du délai convenu pour la transition, la révision constitutionnelle.

Bakary Fomba

22 février 2021 0 comments
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Premiere couverture du livre
Seko ni Donko

Livre : « Et si tu ne me trouves pas au paradis » ou la recherche du tableau manquant d’une vie

by Chiencoro 22 février 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Publié dans les éditions La Sahélienne, « Et si tu ne me trouves pas au paradis » de Hadèye Fofana est un roman plein de signification dans un monde en quête de repères.

« Si tu donnes aux autres le pouvoir de définir ton identité, tu passeras ta vie à l’effleurer, sans jamais l’embrasser », lit-on dans cet ouvrage de Hadèye Fofana. Un passage qui résume bien cet ouvrage dont le thème central est la quête d’identité. 

Tiala, le personnage principal du roman, après des années d’absence de sa ville, y retourne et désire désormais découvrir son histoire à travers la vie de son grand-père, Pierre. Sauf que la vie de celui-ci manque un tableau que ce dernier a tenu en secret jusqu’à sa mort.

La quête de ce tableau manquant, qui devra permettre à la jeune fille de découvrir son identité, la conduira de Paris à Gao en passant par Dakar et Bamako. Une quête de soi nécessaire pour trouver des réponses à ses interrogations incessantes ainsi qu’aux critiques acerbes des autres.

Ce roman aborde plusieurs thématiques transversales : l’insécurité au Mali, la problématique de l’emploi des jeunes, la perte de l’identité, la tradition, etc.

Le style de l’auteur rend la lecture et la compréhension assez facile. 

« Et si tu ne me trouves pas au paradis », qui est une phrase de fin de vie, est l’un des meilleurs romans que j’ai pu lire ces dernières années. Du début jusqu’à la fin, l’auteure maintient son lecteur en haleine. Tiala réussira-t-elle à retrouver le tableau manquant? A vous de le découvrir.

S’il y a un ouvrage à recommander aux jeunes d’aujourd’hui, c’est bien ce roman. Car la voie empruntée par Tiala, la quête de soi, est le chemin qui conduit « à la connaissance de soi » et par ricochet au vivre-ensemble.

Le message qui m’a paru le plus essentiel dans cet ouvrage est la multiplicité de nos identités et le courage de les découvrir. Sur ce point, ce roman est non seulement sociologique, mais également anthropologique.

Togola

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Le Vice president de la transition a Nara dimanche 21 fevrier 2021
Sécurité

Ménaka : le vice-président de la Transition accueilli en guérisseur

by Sahel Tribune 22 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le vice-président de la Transition malienne, colonel Assimi Goita poursuit sa tournée à l’intérieur du pays. Le but de ces déplacements est de prêter une oreille attentive aux besoins des populations ainsi que des forces armées maliennes qui se battent jour et nuit sur le front pour le retour de la paix et de la stabilité.

Après Nara, Banamba, Mondoro, Boulkessi, Gao, c’est au tour de Ménaka de recevoir, ce dimanche 21 février 2021, la visite du Vice-Président de la Transition en compagnie du Chef d’état-major général des Armées, de l’Ambassadeur de France au Mali et du Commandant de la Force Barkhane.

« Psychologiquement guéris »

Ménaka pour rappel est l’épicentre des hostilités qui secouent la zone dite des trois frontières. C’est pourquoi la région abrite les unités légères de recherche et d’intervention (ULRI) ainsi que les forces spéciales Takouba. Avec la mutualisation de leurs moyens, ces forces rayonnent à souhait sur Ménaka et environs tout en infligeant régulièrement des pertes conséquentes aux groupes armés terroristes qui pullulent dans le secteur.

Un des temps forts de cette visite aura été la rencontre avec les notabilités de la ville dont les témoignages en faveur des FAMa étaient fort éloquents quant à leur dévouement pour le maintien de la stabilité de la région. « Nous sommes maintenant psychologiquement guéris », a déclaré un notable pour saluer la visite du Vice-Président qui, selon lui, est venue à point nommé. Quant au Gouverneur de la région, il a salué les efforts de sécurisation des FAMa à travers l’opération « Ménaka sans arme ». Celle-là même qui a permis aux populations de retrouver leur tranquillité. « Nous dormons tranquillement depuis quatre mois grâce à cette opération », confie une femme lors de l’audience du Vice-Président au gouvernorat avec les représentants des populations et de la société civile.

« Assimi, nous te faisons confiance ! »

Toutefois, le Gouverneur n’a pas manqué de soulever quelques doléances qui ont été notées avec le plus grand intérêt par le Colonel Assimi Goïta. Tout en saluant la visite du Vice-Président à Ménaka, les habitants de la région ont souhaité la mise en place de projets à impact rapide en vue de faciliter la résilience locale.

C’est finalement avec des cris de joie que les hommes ont accompagné la délégation du Vice-Président au rythme de « Assimi, nous te faisons confiance ! »

Une confiance qui devra sans nul doute se consolider en s’appuyant sur le renforcement des capacités opérationnelles des hommes sur le terrain, gage de la satisfaction de la demande légitime et croissante des populations en matière de sécurité.

Cette visite aura également permis au Vice-Président de noter avec soulagement et une grande fierté, les commentaires élogieux des populations et des forces partenaires sur le bon leadership du coordinateur des FAMa à Ménaka.

Source : DIRPA

Le surtitre, le titre, le chapô ainsi que les intertitres sont de la rédaction

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Ousmane Sy ex ministre de lAdministration territoriale
Politique

Ousmane Sy (2) : « Quoi qu’on dise, Sikasso ne ressemble pas à Kidal »

by Chiencoro 21 février 2021
written by Chiencoro 10 minutes read

En tant qu’acteur de la décentralisation et de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, l’ex-ministre des Collectivités territoriales du Mali, Ousmane Sy explique les raisons du retard dans la mise en œuvre de l’Accord. À travers cette interview qu’il nous a accordée le 15 février dernier, M. Sy donne également des précisions sur la politique de la décentralisation du Mali tout en précisant que la régionalisation est une consolidation de ce processus.

Phileingora : depuis 2015, l’application de l’Accord pour la paix au Mali est au cœur des discussions. Vous faisiez partie des négociateurs de cet Accord à Alger. Comment comprendre toutes ces polémiques autour de ce document ?

Ousmane Sy : l’Accord est un instrument politique de gestion de crise. Il y a l’esprit de l’Accord et il y a la lettre. Ce qui justifie l’Accord se trouve dans l’esprit.

Dans cet Accord, les mouvements du Nord et le gouvernement malien se sont mis d’accord sur des principes qui se trouvaient déjà dans l’Accord préliminaire de Ouaga. Cet Accord préliminaire était un appel à l’union de tous les Maliens afin de mettre en place des institutions susceptibles de mieux gérer le pays et résoudre les différents problèmes dont le pays souffrait.

Les fondamentaux de l’Accord demandent le respect de certaines lignes rouges comme l’intégrité du territoire, la laïcité, l’unité nationale, la souveraineté de l’État malien ainsi que sa forme républicaine, le rejet de la violence, le recours au dialogue et à la négociation comme moyen de résolution des différends. L’esprit vise surtout à restaurer la confiance.

La lettre de l’Accord concerne surtout les actions qui ont été prévues ainsi que la façon dont le texte a été écrit et comment on compte procéder à sa mise en œuvre. Des modalités ont été prévues par le document lui-même pour modifier cette lettre.

Certains Maliens estiment que la mise en œuvre de l’Accord ne conduira qu’à un fédéralisme au Mali. Que pourriez-vous donner comme précision sur ce point ? 

En tant que document politique, je ne vois pas de grandes difficultés dans l’Accord et sa conduite. Seulement ce que j’ai constaté, c’est que lorsque l’Accord a été signé, sa gestion a été bâclée.

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Ni le gouvernement ni les mouvements n’ont écrit l’Accord. C’est la médiation. Après l’avoir écrit, elle a remis l’avant-projet aux deux parties pour des observations. Les représentants du gouvernement malien sont revenus avec l’avant-projet. Des rencontres ont eu lieu dans toutes les régions ainsi que dans le district de Bamako afin de prendre l’avis des citoyens maliens.

Beaucoup d’observations ont été faites. L’équipe gouvernementale est retournée avec au moins quatorze pages d’observations. Au deuxième jour des négociations à Alger, il a été demandé à l’équipe gouvernementale de parapher l’Accord. Or, s’il y avait eu accord entre les parties, il revenait en principe aux mouvements de parapher en premier lieu le document.

Le fait que la partie gouvernementale ait signé en premier a conduit celle-ci à courir derrière les mouvements afin d’obtenir leur signature. La Plateforme, quant à elle, a également signé le document juste après le gouvernement. Mais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) avait fait des exigences. Ce qui a amené le gouvernement à l’élaboration d’un petit document, parallèle à l’Accord, afin de répondre aux exigences de la CMA. L’Accord pour la paix est donc un document de négociation non abouti.

Comment expliquer alors les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du document ? 

Une fois que le document a été paraphé, le gouvernement malien ne l’a pas partagé avec les autres acteurs clés du pays. Il n’a jamais été soumis à l’Assemblée nationale. Il devrait être expliqué afin que les députés s’approprient de son contenu. Il devrait être expliqué au Conseil économique et social. Le gouvernement devrait constituer une équipe pour aller dans les régions rencontrer toutes les catégories socio-professionnelles et politiques pour discuter de l’Accord. Mais cela n’a pas été fait.

Pour l’opinion publique malienne, l’Accord est juste un document entre le gouvernement, les mouvements et les partenaires extérieurs. Certains Maliens pensent même que l’Accord est un document des étrangers et qui ne concerne que le Nord. Or, il concerne tout le Mali. Tous les changements politiques, institutionnels, militaires prévus dans ce document concernent toutes les régions du Mali.

Pouvez-vous donner plus de précisions sur ce point ?

Aujourd’hui tout le monde parle de réformes politiques et institutionnelles. Toutes ces réformes sont dans l’Accord qui les a d’ailleurs reconduites.

L’Accord parle de la décentralisation, de la régionalisation. Tous ces points ont été discutés au Mali avant la signature de ce document. En 2011, ATT a organisé le Forum sur la décentralisation. Ce forum a recommandé d’aller à la régionalisation pour approfondir la décentralisation. Cette décentralisation a été conçue en deux étapes en 1993 : la communalisation et la régionalisation.

Il fallait commencer par cette explication politique afin de permettre aux Maliens de comprendre le contenu de l’Accord. Ce manque d’explication a créé une véritable confusion ayant conduit au rejet du document par la plupart des Maliens.

Certains Maliens pensent que la régionalisation est une faille de la politique de la décentralisation. Qu’en dites-vous ?

Ce n’est pas une faille. C’est au contraire un approfondissement de la décentralisation. La décentralisation a trois grands objectifs : approfondir la démocratie, installer les services publics de base à proximité des populations et le développement des territoires. Puisqu’il s’agit d’une réforme qui se fait dans la durée, il faut le faire dans la progression.

Quand on construit un édifice, on commence par le soubassement qu’on teste avant de passer à la construction en étage. Un véritable débat a eu lieu en 1993 sur la création des communes sur toute l’étendue du territoire national. Un débat qui a conduit à la loi de création des communes. Cette communalisation était le soubassement de la décentralisation.

Et quelle était la suite ?

La prochaine phase est celle du développement territorial qui est la régionalisation. Parce que nous nous sommes rendu compte que chaque région du Mali renferme des potentialités. Pour tirer profit de celles-ci, il fallait responsabiliser des acteurs qui sont de ces territoires et créer de la richesse et de l’emploi.

La région est le niveau de mise en cohérence et d’organisation du territoire.

La régionalisation est vue également comme une volonté d’instauration d’une République fédérale au Mali. Que répondez-vous ?

Il n’y a rien qui menace l’intégrité du territoire dans la régionalisation. Au contraire, elle a pour mission de construire un développement territorial solidaire. Chaque région sera développée selon les potentialités qu’elle renferme en complémentarité avec l’ensemble des régions.

Nous avons un pays divers. Cette diversité est un héritage, puisque notre territoire à une longue histoire. Ce que l’on appelle la nation malienne aujourd’hui remonte aux grands empires et aux royaumes qui ont suivi.

Que voulez-vous dire par là ?

Quand vous rentrez dans l’histoire, ces empires dont on est si fier (l’empire du Ghana, l’empire Songhay, l’empire du Mali) étaient des fédérations de royaumes. Mais cela n’a pas empêché ces empires de gérer leur espace pendant des siècles et de regrouper les gens.

Quand on regarde également l’organisation et la gestion pratique des royaumes qui ont suivi ces empires, on se rend compte qu’ils n’étaient pas gérés de façon centralisée. Les provinces qui étaient dans le royaume bambara de Ségou étaient gérées de façon autonome.

De ces empires et royaumes, il en a résulté une nation diverse, mais unie parce que chacun est respecté dans son identité et des règles ont été mises en place pour éviter que nos identités s’opposent.

Notre spécificité est que nous avons aussi un pays qui va du Sahara à la forêt. Donc, quoi qu’on dise, Sikasso ne ressemble pas à Kidal. On ne peut pas gérer ces deux régions de la même façon. Chose que nos États n’ont jamais su comprendre. Une situation qui explique également les crises à répétition que nous connaissons.

Mais ce que je reproche aux politiques, c’est le manque de travail politique d’explication. La politique n’est pas seulement d’accéder au pouvoir et de l’exercer. C’est aussi aller devant les gens pour expliquer les choix que nous faisons. Mais nos politiques n’ont pas ce courage. Or quand on décide de faire la politique, on décide d’assumer des responsabilités.

Le pire dans tout cela est que les gens sont allés faire des choses au nom de l’Accord.

De quoi voulez-vous parler ?

Un des grands problèmes aujourd’hui, c’est le découpage administratif et électoral. Les gens le mettent au compte de l’Accord alors que ce n’est pas le cas. Ce découpage n’a rien à voir avec l’Accord.

D’où vient alors cette initiative ?

Elle vient d’une mauvaise gestion du gouvernement. Les régions en question ont été créées par ATT, qui à l’époque avait des difficultés. Parce qu’ils ont créé des régions en donnant cinq ans au gouvernement pour leur mise en place.

Ils avaient dû oublier qu’on ne crée pas des régions à main levée. Dans le projet de la décentralisation, il était prévu la mise en place des communes et du haut conseil des collectivités. Les communes allaient discuter entre elles sous la supervision du haut conseil des collectivités, qui sont des élus des communes, afin de composer les nouvelles régions. Ces régions allaient ainsi être issues de débats comme ce fut le cas des communes.

L’autre point : les autorités intérimaires. Dans l’Annexe de l’Accord pour la paix, il est indiqué qu’avant la mise en œuvre des réformes prévues par l’Accord, dans les zones où toutes les administrations sont parties, il fallait mettre en place des autorités intérimaires en attendant qu’on puisse organiser des élections.

Comment parvenir à corriger ces confusions qui contribuent à la crise actuelle que traverse le pays ?

La seule façon pour corriger ce problème, c’est la mise en place d’une autre forme de gestion. La décentralisation aidait à cela. Le fond de la décentralisation, c’est la réconciliation de l’État avec les communautés.

Aussi longtemps que l’État n’est pas réconcilié avec les communautés, on crée des possibilités de crises. Des failles que d’autres vont exploiter.

Il faut que l’État soit l’affaire des communautés. En ce moment, celles-ci vont se lever pour le défendre. Mais si l’État donne l’impression de faire l’affaire d’autres personnes, les communautés se montreront indifférentes, passives, non respectueuses des exigences de l’État ou pire prendront des armes pour se révolter.

D’autres personnes peuvent exploiter cette faille entre l’État et les communautés pour leur propre projet. C’est pourquoi dans certaines parties de la région de Mopti, les djihadistes ont plus l’oreille des communautés que l’État. Parce que les communautés n’ont pas confiance à l’État pour la simple raison qu’elles estiment qu’il n’est pas à leur service ou pire les exploite.

Réalisée par Fousseni Togola

21 février 2021 0 comments
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