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Rencontre sur la fraude et la fuite des sujets dexamen au CAP de Kadiolo
Éducation

Lutte contre la fraude et la fuite des sujets : voici les propositions de Kadiolo

by Sahel Tribune 25 février 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En vue de trouver des solutions idoines à la fraude et à la fuite des sujets d’examen, une grande rencontre s’est tenue, mardi 23 février 2021, au Centre d’animation pédagogique de Kadiolo. Plusieurs propositions ont été issues de ce cadre de concertation.

L’appel du 17 février 2021 du directeur du Centre National des Examens et Concours de l’Éducation (CNECE) semble être entendu. Alors que la date butoir des comptes-rendus s’approche, au niveau des Centres d’Animation pédagogiques (CAP), les gens s’activent de plus en plus afin de proposer des initiatives susceptibles de bannir la fraude et la fuite de sujets lors des examens au Mali.

Dans sa lettre du 17 février 2021, le directeur du CNECE invitait : « Je vous [Directeurs d’Académie d’Enseignement et Secrétaires généraux des différents Syndicats de l’Éducation NDLR] demande d’organiser des rencontres au niveau des établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel et des Centres d’Animation pédagogique qui feront l’objet d’une synthèse au niveau des Académies d’Enseignement sous forme de propositions de solutions qui peuvent être physiques ou numériques ».

Kadiolo propose

Cet appel a eu des échos à Kadiolo, mardi 23 février 2021. Dans la salle de formation du centre d’animation pédagogique de cette ville de la région de Sikasso a eu lieu un cadre de concertation sur la fraude et la fuite des sujets d’examen. C’était sous la présidence du directeur du CAP, Ousmane Mady Kanouté, a précisé nos confrères de l’Agence malienne de presse (AMAP).

À l’issue de ce cadre de concertation, plusieurs recommandations ont été faites, dont la moralisation des acteurs impliqués dans la chaîne des examens, la sensibilisation des acteurs et partenaires de l’école par rapport aux méfaits de la fraude et de la fuite des sujets et la sélection rigoureuse des surveillants des épreuves. Ce n’est pas tout. Les participants ont également formulé entre autres recommandations : le déplacement des surveillants de leurs écoles voire leurs communes d’origine, l’application stricte des textes en vigueur contre les coupables de la fraude et de la fuite des sujets et le brouillage des réseaux sociaux 72h avant et pendant les examens, rapporte AMAP.

Cette occasion a été mise à profit par le directeur du CAP pour inviter l’ensemble des acteurs ainsi que des partenaires de l’école malienne à s’impliquer davantage afin de mettre un terme à ce fléau qui gangrène le système éducatif malien et entache les examens.

Une lutte de survie

Cette rencontre a enregistré la présence du président de l’association des municipalités de Kadiolo, des présidents des comités de gestion scolaire (CGS), des directeurs coordinateurs, des directeurs d’école de la ville de Kadiolo et des représentants des syndicats.

Rappelons que dans sa lettre du 17 février 2021, le directeur du CNECE donnait au plus tard le 26 février 2021 comme délai de rigueur pour faire les comptes-rendus des propositions issues des différentes rencontres au niveau des écoles, des CAP, etc.

L’excellence à l’école passe par une lutte implacable contre la fraude et la fuite des sujets. Cette lutte de survie doit engager tous les Maliens.

Chiencoro

25 février 2021 0 comments
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Kamissa Camara experte senior sur le Sahel a lInstitut des Etats Unis pour la paix Usip
Sécurité

G5 Sahel : la mise sous chapitre VII ne garantit pas un financement pérenne (Kamissa Camara)

by Chiencoro 25 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Kamissa Camara, ex-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, garde peu d’espoir sur l’atteinte des objectifs attendus de la mise sous chapitre VII du G5 Sahel. Elle lance un appel pressant aux dirigeants des pays du G5 Sahel. 

Depuis près de deux ans, les dirigeants africains, réunis au sein de la Coalition régionale du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad et Niger) demandent une mise sous chapitre VII de la Charte des Nations unies. Le but de cette demande est d’assurer à la Coalition un financement pérenne.

Dans une tribune publiée dans les colonnes du Jeune Afrique, jeudi 25 février 2021, l’ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Kamissa Camara estime que les dirigeants des pays du G5 Sahel se tromperaient. Cette mise sous chapitre VII n’est pas une garantie à un financement pérenne au G5 Sahel, a-t-elle indiqué. « Dans le contexte actuel, cette mise sous chapitre VII — qui permet au Conseil de sécurité de constater “l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression” — est certes une possibilité, mais elle ne garantirait au G5 Sahel aucun financement sur le long terme », a-t-elle averti.

Le chapitre VII ne garantit pas le financement

En toutes choses, le meilleur maître est l’expérience, dit-on le plus souvent. À partir de cas concrets, l’ancienne secrétaire générale de la présidence de la République du Mali justifie le bien-fondé de son avertissement. Elle s’appuie sur la mise en place de la Mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom. Selon ses explications, cette mission mise en place pour aider les autorités de la transition au retour à la normale a été rapidement mise sous chapitre VII par le Conseil de sécurité de l’ONU, en 2007. Une mission qui sera ensuite autorisée en 2009 à combattre le groupe terroriste des Shebab.

« Si l’Amisom continue aujourd’hui d’exister, ses opérations souffrent depuis peu de l’instabilité de son financement », a-t-elle déploré. Selon ses précisions, ces genres de constatation permettent de comprendre que la mise sous chapitre VII « n’est aucunement une passerelle garantie vers un financement régulier de la FC-G5S. »

Toutefois, elle ne fait aucun doute que cette mise sous chapitre VII permettra de donner une « légitimité internationale et un cachet politique » au G5 Sahel. Mais elle reste convaincue que c’est simplement en théorie qu’elle lui facilitera « l’obtention de financements additionnels et la concrétisation effective et rapide des promesses de ses bailleurs ».

« Une solution domestique qui répond à un problème domestique »

Kamissa Camara souligne également l’opposition des États-Unis et la Russie à la mise du G5 sous chapitre VII. « Selon eux [Les États-Unis et la Russie NDLR ], le G5 Sahel étant une organisation régionale dont les membres opèrent sur leur propre territoire, la FC-G5S est une solution domestique qui répond à un problème domestique », précise-t-elle.

L’experte senior sur le Sahel à l’Institut des États-Unis pour la paix (Usip) apporte des précisions sur ce chapitre VII de la Charte des Nations unies. Selon ses précisions, il est réservé généralement aux « missions onusiennes de maintien de la paix qui sont, par définition, internationales ». Toujours selon Kamissa Camara, ce chapitre donne ainsi le droit à ces missions onusiennes de faire recours à la force.

En raison de tous ces contours de la mise sous chapitre VII du G5 Sahel, l’ancienne ministre estime qu’il revient aux « pays du G5 de trouver les mécanismes adéquats pour financer leur propre sécurité tout en s’inscrivant dans la durée ».

Fousseni Togola

25 février 2021 0 comments
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Tidiani Togola directeur de la fondation Tuwindi au milieu lors de louverture de latelier
Politique

4e République du Mali : des réflexions sur la constitution de 1992 en cours

by Chiencoro 24 février 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La fondation Tuwindi en partenariat avec AJCAD, Observatoire pour les élections et la bonne citoyenneté au Mali et Doniblog a entamé ce mercredi 24 février 2021, au Grand hôtel de Bamako, un atelier de « co-construction de la 4e République ». Durant trois jours, les participants réfléchiront sur la révision de la constitution du 25 février 1992. L’objectif de cette initiative est d’aider les autorités de la transition malienne à poser les jalons de la nouvelle République.  

Rassembler les forces vives de la nation malienne (ONG, médias, acteurs politiques, autorités coutumières et étatiques) afin de développer ensemble une proposition citoyenne de constitution qui reflèterait au mieux l’opinion nationale, voilà le but de cet atelier de trois jours intitulé « co-construction de la 4e république ». Un cadre de réflexion et d’échange qui a ouvert ses portes ce mercredi au Grand hôtel de Bamako.

« Notre super-ordinateur s’est le plus souvent planté »

Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi, pour expliquer les raisons d’une telle initiative, compare l’État malien à un super-ordinateur. Selon lui, en raison de certaines pratiques comme la corruption, la mauvaise gouvernance, etc., « le système d’exploitation de notre super-ordinateur s’est le plus souvent planté ». D’où la nécessité de procéder à des révisions importantes. Car « la société évolue, les enjeux aussi ».

L’objectif sera d’adapter la constitution du 25 février 1992 au type d’évolution que le Mali souhaite entreprendre. « Notre but aujourd’hui n’est pas juste de venir discuter et déposer quelques recommandations, mais plutôt de proposer un document qui sera un prototype à remettre aux autorités compétentes comme contribution des acteurs », précise M. Togola.

Les invités et les participants à l'atelier
Les invités et les participants à l’atelier. Crédit photo: F.T

Selon les précisions de Abdoulaye Sall, président du comité de pilotage de cet atelier de « Co-construction de la 4e République », il s’avère important aujourd’hui d’emprunter des chemins « devant nous conduire à un Mali Un et Indivisible ». Ce Mali nouveau ne pourra pas « se construire sans l’apport des partis politiques et des institutions de la république », souligne Malick Ibrahim, conseiller à la Cour constitutionnelle du Mali.

Initiative d’un Consortium d’associations de la société civile, cet atelier visant la participation citoyenne « à l’effort de construction des réformes en cours » permettra aux participants, à l’issue des trois jours de travail, de proposer un « projet de loi constitutionnelle sur la base de l’avant-projet de révision existant ».

Contribuer à la réussite de la transition

Pour mener à bien ces trois jours de réflexions et d’échanges, les participants ont bénéficié de la documentation nécessaire leur permettant de faire des propositions accompagnées d’un argumentaire pour expliquer le bien-fondé de leurs propositions, explique Dr Ibrahim Sangho, coordinateur du comité de pilotage de l’atelier. À ses dires, les participants seront également accompagnés dans leurs tâches par des experts.  

Les participants repartis en groupes de travail. Crédit photo: TSCOM

Ce projet, financé par OSIWA, vise « la réussite de la transition » en cours. Ce consortium d’associations se dit conscient des nombreux défis auxquels les nouvelles autorités de la transition font face alors que le temps leur est compté (18 mois) et les moyens sont limités. D’où la nécessité pour chaque citoyen d’apporter sa pierre à la construction de l’édifice national.

OSIWA (Open Society initiative for West Africa) a pour mission de contribuer à la construction de sociétés ouvertes en Afrique de l’Ouest. Des sociétés dans lesquelles les citoyens pourront bénéficier de politiques inclusives, d’une bonne gouvernance, de démocraties dynamiques, de transparence, de responsabilité, d’équité et du respect de l’État de droit et des droits humains fondamentaux.

Fousseni Togola

24 février 2021 1 comment
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Vaccin contre la covid 19
Santé

Vaccins anti-covid : la France réserve 5 % de ses doses pour l’Afrique

by Bakary FOMBA 24 février 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Les 7 pays les plus industrialisés de la planète ont tenu une conférence virtuelle, le 19 février 2021, sur l’accès aux vaccins anti-covid-19. Objectif : lancer rapidement la vaccination dans les autres pays du monde afin de mettre fin aux inégalités. Le président français, Emmanuel Macron a participé à cette conférence.

Depuis début 2020, la pandémie de la covid-19 a fait son apparition et s’est propagée rapidement à travers le monde. Des campagnes de vaccination ont été lancé de part et d’autre le monde. Mais plusieurs pays n’ont toujours pas accès aux vaccins anti-covid-19 alors que dans d’autres, l’on vaccine massivement les populations. Le président français, Emmanuel Macron juge « intolérable » et même dangereuse cette inégalité d’accès aux vaccins contre la covid-19.

Dans une interview accordée au Financial Times, M. Macron a publiquement formulé des propositions à l’endroit de ses partenaires en faveur des pays africains. « Je dis : transférons 3 % ou 5 % aujourd’hui des vaccins qu’on a en stock à l’Afrique ». Le président français poursuit en précisant : « Cela n’a aucun impact sur le rythme de la stratégie vaccinale (dans les pays riches). Ça ne la ralentit pas d’un jour, compte tenu aujourd’hui de l’utilisation de nos doses. »

Par la même occasion, Macron n’a pas manqué à dénoncer « les prix exorbitants » auxquels sont vendus les vaccins aux pays africains.

La France pour la cause de l’Afrique

Pour une lutte efficace contre la Covid-19, le locataire de l’Élysée estime qu’il faut « casser la courbe pandémique mondiale. » Pour ce faire, il estime également qu’il faut « mettre une très forte pression » sur les grands laboratoires pharmaceutiques dans le but d’accroître la production de vaccins.

Le chef de l’État français a assuré avoir déjà réservé 5 % de ses doses pour l’Afrique. « Il s’agira soit de dons, soit de ventes à bas prix », a-t-il précisé. La France espère réussir à convaincre non seulement ses partenaires européens, mais aussi la Russie, la Chine et les États-Unis à faire de même ou plus pour ce continent. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Emmanuel Macron : « Nous espérons vivement que (…) les États-Unis montreront un engagement plus important, y compris financier dans le dispositif Covax d’allocation de vaccins aux pays pauvres ».

Rappelons que 75 % de tous les vaccins Covid-19 ont été administrés dans dix pays seulement, alors que 130 autres pays n’ont toujours rien reçu, avait lancé le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres lors d’une réunion du Conseil de Sécurité.

Bakary Fomba

24 février 2021 0 comments
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Ismaila Samba Traore
Seko ni Donko

Ismaïla Samba Traoré : de producteur réalisateur de radio à historien de la littérature malienne

by Chiencoro 24 février 2021
written by Chiencoro 6 minutes read

Reconnu de tous comme historien du livre et de la littérature au Mali, Ismaila Samba Traoré joue un rôle prépondérant dans la préservation et la valorisation de la culture malienne. Il possède une riche bibliographie qui fait de lui un écrivain de renommé nationale et internationale. Mais comment est-il arrivé à ce stade ?  

Dans ses bureaux à Bacodjicoroni ACI, Ismaïla Samba Traoré présente l’allure d’un homme très actif, téléphone fixé à l’oreille gauche, les yeux rivés (sans lunettes) sur son écran d’ordinateur, ou sur son agenda qu’il remplit au fur et à mesure de ses engagements, il peut néanmoins soutenir une conversation, tout en passant les doigts sur son clavier d’ordinateur et un œil sur son agenda déposé à portée de main sur sa table de travail. L’homme est grand et bien bâti, de teint noir, cheveux blanchis, assez souvent drapé dans un long boubou.

Une vie à l’horloge

Cet homme hyperactif, écrivain, éditeur, chercheur, animateur d’un réseau de consultants, président d’associations et de collectifs, est un homme auquel on recourt volontiers dans le milieu, en sa qualité d’historien de la littérature malienne, de point focal pour fournir les contacts des professionnels du secteur de la culture.

Il partage ses journées entre relecture des manuscrits, accueil et orientation des auteurs, élaboration et conduite de programmes de recherche. Toujours souriant, à peine un appel terminé il peut décrocher un autre téléphone, et de sa voix grave, il oriente en quelques mots ses correspondants.

Le plus souvent, il lui arrive aussi de consacrer toute une matinée aux entretiens avec ses auteurs, notamment les jeunes qui se lancent dans cette aventure de l’édition sans pour autant avoir une véritable expérience dans le domaine. Il a produit, à compte d’éditeur au cours des derniers mois, pas moins de dix ouvrages d’auteurs débutants et moins jeunes. « Ce sont mes coups de cœur », confie-t-il en souriant.

Ismaila Samba ne fait pas économie de sa personne, se donnant sans compter. La dernière née de ses initiatives, c’est la mise en place du Collectif Urgence Ecoles, un regroupement d’écrivains-enseignants qui ont décidé de se battre pour que leurs ouvrages parviennent aux destinataires que sont les enseignants et scolaires. Puisque les formules d’achat de livres sont à l’arrêt depuis de nombreuses années. « La refondation et requalification de l’école malienne se fera avec les contenus que nous produisons, ou ne se fera pas. Puisque l’Etat ne fournit pas les écoles en livres, nous avons décidé d’explorer la piste des Sponsors et ONG, ainsi que des leaders politiques, qui disposent de projet de société qui font la part belle à l’éducation ». Il avoue volontiers être insomniaque, dormant peu, très tôt réveillé, conséquences d’un mode de vie contracté depuis l’adolescence.  

Le scénariste des coups d’Etat

Producteur réalisateur à la radiodiffusion nationale du Mali au début de sa carrière de 1972 à 74, il décroche une bourse pour entreprendre des études universitaires en France, entre 1974 à 1982. Passionné par l’écriture depuis l’adolescence, il bascule définitivement dans ce choix de vie central à partir de la parution en 1982 de son premier roman, « Les ruchers de la capitale ».

Certains centres d’intérêt ont valu à ce roman de figurer au programme des écoles, comme la description de la famille, de l’exode rural ayant engendré les quartiers spontanés des nouvelles villes africaines, les clivages entre riches et démunis, l’ouvrage se prête à une lecture politique de la post indépendance. Il a prophétisé le système manipulateur mis en œuvre par les auteurs de putsch au Mali. Qui se met en mouvement entre rumeurs et manipulations…

Les écrits de M. Traoré font l’objet d’exposés, de mémoires et thèses dans des universités en Afrique et en France.

La Sahélienne, au-delà de l’édition

La maison d’édition de livres qu’il a fondée en 1992, La Sahélienne, est la plus connue au Mali. Elle dispose d’une librairie, d’une bibliothèque de lecture et d’un espace consacré aux conférences-débats.

La Sahélienne compte plusieurs collections, consacrées aux romans et récits, aux essais et documents, à la littérature de jeunesse, à la poésie. Sa production de livres en langues nationales compte pour un quart du total de ses publications, en toutes langues nationales du Mali. En plus de l’édition, La Sahélienne est aussi un centre de recherche et de consultation avec un solide réseau de consultants. C’est aussi une structure de formation et d’éducation non formelle.

Implantée dans un grand espace de deux étages, entouré de verdure, le cadre comporte une belle terrasse qui accueille en longueur de journée du monde. En plus des clients qui passent pour des achats de livres, cet espace est un véritable lieu de coworking, où des auteurs viennent le plus souvent se réfugier pour bénéficier non seulement des commodités du lieu, mais aussi et surtout des expériences du vieil écrivain.

Référence de la culture malienne

« C’est un baobab pour le Mali » confie enthousiaste un jeune auteur qui le fréquente depuis quelques années. « Ses romans et chroniques, ses essais sur les filières artistiques et agricoles, ses monographies, recueils de poésie, livres pour enfants, en français aussi bien qu’en bamanankan, représentent une  contribution importante dans la construction et la diffusion des savoirs sur notre pays ».

Une autre confie : « C’est son esprit d’ouverture, son humanisme et surtout son amour pour son métier qui sont frappants au premier contact ».

Ismaila Samba Traoré est président du centre malien de Pen International,  et du mouvement Malivaleurs. En  2019 il a reçu la haute distinction de Chevalier de l’Ordre national du Mali.

On raconte de Ismaila Samba Traoré qu’à travers le Collectif Solidarité Ecoles fondé depuis 1994, et plus tard avec le Mouvement Malivaleurs, il a réussi à faire sortir beaucoup d’enfants de la déperdition scolaire en raison du manque de moyen de leurs parents. 

La riche expérience de Ismaïla Samba Traoré vient non seulement de son poste de producteur réalisateur, mais aussi, et surtout de ses fonctions de directeur national, de conseiller technique, de chargé de mission et de chef de cabinet, au ministère de la Culture et au ministère de l’Éducation de base.

A 72 ans, IsmaïIa Samba Traoré n’a rien perdu de sa rigueur et de sa vigueur. Car « En ce moment, je prépare la relève à La Sahélienne…Je vais me consacrer bientôt, si Dieu veut, à la relecture et publication des nombreux écrits qui attendent dans mes ordinateurs, fruits de mes longues années de recherche et d’écriture. », ne cesse-t-il de rappeler au besoin.

L’homme est à l’aise avec toutes les générations qui fréquentent ses espaces. Malgré l’âge et ses nombreuses occupations, il a une mémoire d’éléphant. C’est véritablement un homme-mémoire, à tous points de vue.

Fousseni Togola

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Meeting du 21 fevrier 2021 du M5 RFP au Mali
Politique

Au Mali, le M5-RFP devient-il une nouvelle opposition politique ?

by Chiencoro 23 février 2021
written by Chiencoro 6 minutes read

Au Mali, la défense des intérêts personnels pourrait expliquer toutes ces difficultés pour le pays de parvenir à un véritable changement. Les crises répétitives ne semblent rien dire à certains Maliens engagés dans des combats de positionnement politique et prêts à sacrifier tout le Mali pour leurs seules personnes. Est-ce le cas du M5-RFP ?

« L’État est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : “Moi l’État, je suis le peuple. » », déclare le philosophe allemand Friedrich Nietzsche dans son livre intitulé « Ainsi parlait Zarathoustra ».

En faisant ainsi croire au peuple qu’il défend ses intérêts, que son souci est son bien-être, l’État crache sur le dos de ce peuple qu’il dupe en défendant ses propres intérêts. Maintenu dans l’ignorance, le peuple soutiendra cet État vicieux dans son entreprise de défense de soi ou de réalisation de soi.

M5-RFP « fidèle à ses idéaux et engagements »  

Cette explication de la politique d’État correspond mieux à la position du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). De sa création, le 5 juin 2020, ce mouvement chevauche sur des difficultés de l’ère afin d’avoir le peuple à ses côtés. Il se fait le défenseur des intérêts d’un peuple ignorant en quête de chemin.

Le M5-RFP, « [ NDLL] convaincu, preuves à l’appui, de l’existence d’une complicité objective et d’une convergence d’intérêts et d’objectifs entre l’ancien régime officiellement déchu et les autorités militaires de la transition, fidèle à ses idéaux et engagements a déjà déclaré qu’il ne peut ni s’associer ni assumer la gouvernance en cours, ni rester non plus observateur passif de ses dérives », a indiqué le M5-RFP lors de son meeting du 21 février 2021 au Palais de la culture Amadou Hampaté Bah de Bamako.

Pourtant, juste après le coup d’État du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), n’est-ce pas ce même mouvement qui a accueilli avec joie les militaires pour avoir achevé son combat ?

Entre les deux parties, le climat a été tendu jusqu’au moment où l’autre a senti qu’elle sortait bredouille. Car elle n’a pas bénéficié des postes sur lesquels elle misait. Dans son Assemblée générale du 24 octobre 2020, ce mouvement a déclaré avoir « voulu être les principaux responsables de la transition pour imprimer (leur) vision à la marche des affaires sans complexe et en toute légitimité ». « Dans cette optique et toujours en toute légitimité, le M5-RFP réclame, comme un dû, la présidence et le quart des membres du Conseil national de Transition pour, encore une fois, se donner les moyens politiques et institutionnels du changement et de la refondation. »

Cette même volonté se lit bien derrière ce passage de « velléités de quelques hauts gradés des Forces de Défense et de Sécurité qui ont usurpé la victoire du peuple ». Mais pas que cela. Le M5-RFP l’affirme plus clairement dans cet autre passage prononcé lors de son assemblée du 21 février dernier : « La transition en général, et le processus électoral en particulier, ne peuvent continuer à être l’affaire d’une junte militaire qui a décidé de faire main-basse sur tout le Mali : les institutions, l’administration, l’économie, les élections… ».

Des mécontents

Voilà la véritable raison de toutes ces attaques de ce mouvement qui cherche à renaître à partir de la cendre de ses anciens ennemis : les ex-députés mécontents de la dissolution de l’Assemblée nationale par IBK, le CDR mécontent de l’arrestation de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath. En un mot, ceux qui critiquaient le M5-RFP parce qu’ils espéraient un partage de gâteau qui ne verra pas le jour se sont ralliés aujourd’hui à ce même mouvement afin de jeter l’opprobre sur le processus en cours au Mali.

Le peuple devient pour ainsi dire un instrument que l’on manipule pour accéder à nos fins. La leçon véhiculée par Jean-Jacques Rousseau à partir de l’image de l’état de nature a été bien assimilée. Pour se protéger contre d’éventuelles attaques, les quelques-uns qui avaient déjà réussi à se faire des propriétés ont invité à un « contrat de dupe » en faisant prévaloir la défense des droits de tous. Pourtant, c’était bien pour leur propre sécurité.

C’est parce que le divorce a été consommé avec les militaires au pouvoir que le M5-RFP aurait compris que de hauts gradés ont troqué « le treillis militaire contre le costume ou le boubou civil et de délaisser les théâtres des opérations pour s’embourber dans les jeux et intrigues à Bamako et ailleurs ».

Chaque chose a son temps. Cette constatation, si elle était sincère, devrait être faite depuis les premières ères du renversement du régime IBK.

Jeux de positionnement

Toutefois, ce que le M5-RFP semble oublier, c’est que si les militaires ont pu faire « main-basse sur tout le Mali », c’est parce que le peuple auquel il ne cesse de s’identifier ne fait plus confiance aux hommes politiques qui le composent. A-t-il oublié le résultat des nombreux sondages effectués auprès du peuple malien sur la conduite de cette transition ? Cette population sondée, dans sa grande majorité, a sollicité une transition gouvernée par des hommes en treillis. C’est pourquoi après la démission d’IBK, beaucoup de membres de ce mouvement se sont retirés tout en affirmant la mort et l’enterrement du M5-RFP. 

Si ce mouvement avait su mener sa lutte, de façon désintéressée, on aurait pu dire qu’il impose une évolution à l’opposition malienne voire prendre son relais, puisqu’il est né à une période de quasi-inactivité de cette opposition républicaine marquée par l’enlèvement de son chef de file, feu Soumaïla Cissé. Malheureusement, ce n’est point le cas. Le M5-RFP est dans une bataille de positionnement politique. Du coup, il devient un ennemi dangereux pour tout le Mali.

Le pouvoir transitoire doit jouer sa politique

Quand l’ignorance s’empare d’un peuple, il devient pire qu’une bête féroce de telle sorte qu’il se trouvera dans un dilemme permanent. Le peuple malien est obnubilé par ce mouvement qui a pris le contrôle de sa conscience. Dans une telle circonstance, il demeure important pour le pouvoir en place de jouer le jeu sans accepter de se lancer dans le bras de fer que ce mouvement souhaite engager.

Les autorités politiques de la transition doivent instituer rapidement un cadre de concertation entre toutes les forces vives de la nation. Ce n’est pas tout, il demeure important de former un gouvernement d’union nationale et d’élargir également le Conseil national de la transition (CNT) en y intégrant des membres du M5-RFP. Bref, il faudrait travailler à placer certains hommes politiques qui composent ce mouvement à des postes assez stratégiques au sein du CNT. L’objectif sera seulement d’aboutir cette transition dans la paix et la stabilité. Pour beaucoup d’observateurs, nous sommes dans une période d’exception.

Fousseni Togola

23 février 2021 1 comment
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Ramesh Rajasingham sous secretaire general par interim aux affaires humanitaires dOCHA Mali
Sécurité

Plan de réponse humanitaire 2021 : Ocha Mali plaide pour un financement rapide

by Sahel Tribune 23 février 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La crise malienne touche de plein fouet les civils. Le risque de cette situation, c’est non seulement la possibilité d’extension de la crise aux pays voisins d’Afrique de l’Ouest, mais aussi l’augmentation des besoins humanitaires. OCHA Mali demande des « financements immédiats et généreux » afin de venir en aide aux civils dans le besoin dans ces zones de conflit.  

« Plus de 11 millions de personnes sont touchées » par l’insécurité, « près de 6 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire », selon Ramesh Rajasingham, sous-secrétaire général par intérim aux affaires humanitaires d’OCHA Mali, dans une courte vidéo publiée par cette organisation onusienne sur son compte Twitter.

Le drame de cette situation, toujours selon les précisions de Rajasingham, c’est que les populations constituent les véritables cibles des différentes attaques. Comme conséquence directe, les écoles aussi bien que les centres de santé sont « contraints de fermer » leurs portes, les populations fuient leur maison.

« Cette année comme nous pouvons le constater, la situation humanitaire au Mali risque de ne pas s’améliorer », a déclaré Rajasingham. Il justifie sa crainte par la propagation de la violence non seulement du Nord Mali au centre, mais aussi et surtout jusqu’à la frontière du Niger et du Burkina Faso. Une crise sécuritaire qui risque de conduire à une propagation des combats vers les « pays voisins d’Afrique de l’Ouest ».

« Des financements immédiats et généreux »  

Le représentant d’OCHA Mali trouve « insoutenables que les civils soient de plus en plus la cible d’attaques violentes de la part de groupes armés ».

Pour éviter une cancérisation de toute la région, Rajasingham juge important de mener une « action concertée ». Pour sa part, OCHA Mali entend soutenir en 2021, 4,7 millions de personnes à travers son Plan d’urgence humanitaire 2021. Pour y réussir, cette organisation plaide pour « des financements immédiats et généreux ». Des financements qui permettront de continuer à fournir une aide alimentaire, des abris, des soins de santé, de l’eau, d’éducation ainsi que de protection. « Il s’agit d’une assistance cruciale et vitale pour supporter les familles vulnérables jusqu’à ce qu’une solution politique et de développement puisse inverser la tendance de cette crise », a-t-il conclu.  

Chiencoro

23 février 2021 0 comments
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