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Moumini Guindo president de lOCLEI
Politique

Blanchiment, enrichissement illicite, lutte contre la corruption : La fin de l’Oclei

by Sahel Tribune 10 mars 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face à la pression des « potentiels clients de l’Oclei », le gouvernement est sur le point de capituler et de le dépecer, n’en faisant désormais qu’une coquille vide. La mort de la lutte contre l’enrichissement illicite.

En février 2001, le gouvernement du Mali a créé une autorité administrative indépendante, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei). Elle venait s’ajouter et compléter l’arsenal déjà existant composé, entre autres, de la Cellule de traitement des informations financières (Centif),  et de la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (Casca).

Si la création de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite a été vue d’un bon œil par les Maliens, ce ne fut pas le cas, dès sa naissance, des syndicalistes, qui ont déjà commencé à ruer dans les brancards et à demander sa disparition pure et simple. Ils semblent obtenir gain de cause au vu du projet en circulation.

L’Oclei a pour mission « de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite».

A ce titre, il est chargé d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l’enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d’exploitation; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l’accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d’inspection ainsi que les officiers de police judiciaire.

L’Oclei peut demander aux assujettis ainsi qu’à toute autre personne physique ou morale, la communication des informations détenues par eux et susceptibles d’enrichir les éléments justifiant la saisine des autorités judiciaires compétentes ; d’effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins d’enrichissement illicite. Sa mission qui fâche surtout les syndicalistes est qu’il peut recevoir les réclamations, dénonciations et plaintes des personnes physiques ou morales se rapportant à des faits d’enrichissements illicites.

« Nous n’avons jamais caché notre opposition à l’Oclei, mais, nous sommes les seuls à avoir ce courage. Si la lutte aboutie, c’est que les politiques sont plus que nous dans cette opposition », affirme un syndicaliste.

En tout état de cause, selon nos sources, le gouvernement s’apprête à apporter des « amendements techniques » à la mission initiale.

Ces « amendements techniques se situent à 6 niveaux, et, feront de la structure, une coquille vide », selon notre interlocuteur. Bien entendu, à l’Oclei, personne ne veut se prononcer sur ce projet. Au niveau du gouvernement, ils sont nombreux à ne pas approuver. « L’Oclei est un organe qui fait le suivi et l’analyse des déclarations de revenus effectués à la Cour suprême de quelques 1400 fonctionnaires, gros gestionnaires de fonds publics, si on lui enlève son pouvoir d’enquêter, il n’a plus sa raison d’être ».

Amendements techniques ou dépeçage

En effet, la spécificité de l’Oclei portait sur ses pouvoirs d’enquêter sur les signes extérieurs de richesse, les dénonciations, la périodicité des déclarations…

“Les amendements techniques” prévoient de retirer à l’Oclei le pouvoir d’enquêter et de le remplacer par une faculté de s’informer. La Centif, déjà sans moyen, est dédiée à cela ! L’Oclei n’aura plus le droit de chercher à savoir !

Dans les missions actuelles de l’Oclei, les signes extérieurs de richesse étaient un facteur à prendre en compte. Avec le nouveau projet, s’il passe en l’état, l’Oclei devra ne voir que les variations injustifiées constatées des biens. Il devra fermer les yeux sur les signes extérieurs de richesse.

Tout citoyen avait le droit de dénoncer et de saisir l’Oclei. Bientôt, ce ne serait plus possible. Les personnes physiques ou morales qui pourraient la saisir ou faire des dénonciations sont limitées.

Actuellement, la loi oblige les assujettis à déclarer annuellement leurs biens. Mais, le nouveau projet dit qu’ils feront leur déclaration de biens en début de mandat et en fin. « D’autres questions qui ne sont pas tranchées, ce sont les dossiers qui font actuellement objet d’enquêtes ou de poursuite. La nouvelle loi reste silencieuse sur leurs sorts, mais, le fait que l’Oclei n’ait plus un pouvoir de prévention et répression de l’enrichissement illicite » fait que tout tombe. C’est la fin de la lutte contre la corruption au Mali.

A suivre.

Alexis Kalambry

Source: Mali Tribune

10 mars 2021 0 comments
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Capture 4
Politique

Organe unique de gestion des élections au Mali : voilà l’architecture proposée par la COCEM!

by Sahel Tribune 10 mars 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À la suite des travaux de réflexions des 10, 11 et 15 février 2021 au siège de la Coalition pour l’observation citoyenne des élections au Mali (COCEM), auxquels les membres du NDI (National Democratic Institute), des experts et universitaires ont pris part, la COCEM a publié la semaine dernière un document contenant toute sa proposition concernant « l’architecture institutionnelle de l’organe unique, autonome et indépendant de gestion des élections au Mali ».

La multiplicité des organes intervenant dans l’organisation des élections au Mali, depuis des décennies, constitue une véritable difficulté à laquelle il convient de trouver une solution. Car « cette multiplicité d’intervenants crée, à certains égards, des dysfonctionnements dans l’organisation matérielle, technique et la supervision des élections », selon la COCEM qui souligne également que « cette pléthore d’organe s’avère peu efficiente. »

Évoquant tous les problèmes survenus à la suite des élections législatives de 2020, la COCEM indique que plusieurs acteurs et missions d’observations des élections au Mali ont estimé important d’aller vers des réformes électorales et institutionnelles au Mali. « Des acteurs demandent en particulier l’instauration d’un autre système électoral à travers la création d’un organe unique, autonome et indépendant de gestion des élections au Mali », souligne la COCEM dans son document de sept (7) pages.

« Une contribution aux efforts des autorités de la Transition »

Toutefois, précise le président de la COCEM, Drissa Traoré, « si la nécessité de mettre en place cet organe unique et indépendant de gestion des élections ne fait plus débat, force est de constater que très peu de propositions concrètes sont faites quant à son format, son mode de fonctionnement et à ses attributions. » C’est à cette tâche que se livre la COCEM à travers ce document. Elle dégage ce qu’elle appelle « l’architecture institutionnelle de l’organe unique, autonome et indépendant de gestion des élections au Mali ».

Cette architecture se présente comme suit : support ou fondement juridique de l’organe, sa composition, les critères pour être membres de l’Organe unique, le mode de désignation des membres du comité ad-hoc de sélection, les missions, le mandat, l’autonomie/Gestion administrative et financière, la redevabilité de l’OGE, les Ressources humaines, la représentation locale de l’OGE.

La Coalition citoyenne fait des propositions et des commentaires sur chacun de ces dix (10) éléments composant l’architecture de l’OGE. Selon Drissa Traoré, ce document est « une contribution aux efforts des autorités de la Transition. »

Chiencoro

10 mars 2021 0 comments
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Crise climatique
Climat et environnement

Lutte contre la crise climatique : les États-Unis et l’Union européenne s’engagent à renforcer leur coopération

by Sahel Tribune 10 mars 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat, John Kerry a rencontré, mardi 9 mars 2021, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, le vice-président exécutif, Frans Timmermans, et le collège des commissaires afin de discuter des mesures à prendre pour relever les ambitions mondiales en matière de climat à l’approche de la COP26 à Glasgow. À l’issue de leurs rencontres, ils ont publié une déclaration conjointe que nous vous proposons de lire.

Nous sommes engagés à renouveler notre solide alliance afin de faire face à la crise climatique. Pour avoir travaillé en étroite collaboration à la réalisation de l’accord historique de Paris, nous sommes déterminés à en assurer le succès en réduisant nos propres émissions et en coopérant avec nos partenaires mondiaux, en particulier les autres grandes économies, pour renforcer leur ambition en matière de climat.

Les États-Unis se sont engagés à atteindre la neutralité carbone au plus tard en 2050 et ont l’intention d’annoncer leur contribution nationale au titre de l’accord de Paris au plus tard lors du sommet des dirigeants sur le climat du président Biden qui aura lieu le 22 avril.

L’Union européenne s’est engagée à atteindre la neutralité climatique en 2050 et entend accroître ses ambitions en matière de climat pour 2030 en réduisant ses émissions d’au moins 55 % par rapport à 1990. Elle travaille actuellement à l’élaboration d’un paquet global intitulé « Ajustement à l’objectif 55 », attendu pour juin de cette année, afin de garantir que ces ambitions se traduisent par des actions efficaces.

Le sommet des États-Unis, qui prévoit de réunir à nouveau les dirigeants lors du Forum des économies majeures, est l’une des étapes clés pour renforcer la dynamique sur la voie de la réussite de la COP26 à Glasgow. Par ailleurs, la réunion ministérielle sur l’action climatique (MOCA) qui se tiendra dans deux semaines donnera le coup d’envoi de discussions de haut niveau et contribuera à mobiliser une masse critique internationale.

Nous demandons instamment à tous les pays de prendre les mesures nécessaires pour maintenir en vue une limite de température de 1,5 degré Celsius, notamment par le biais d’engagements visant la neutralité carbone d’ici 2050, de stratégies spécifiques de neutralité carbone et de contributions ambitieuses déterminées au niveau national. Nous avons également décidé aujourd’hui de travailler ensemble et avec d’autres pays pour aider les plus vulnérables de la planète à faire face aux effets dévastateurs du changement climatique.

Ces défis urgents ne peuvent être relevés par les seuls gouvernements. Nous sommes encouragés par les solides initiatives de nombreuses entreprises de premier plan dans le domaine du climat et nous travaillerons en étroite collaboration avec le secteur privé pour mobiliser les investissements, ainsi que les technologies d’atténuation et d’adaptation nécessaires pour juguler la crise climatique. Nous sommes encouragés par les innombrables jeunes gens et autres citoyens qui se joignent à la lutte contre le changement climatique et demandent aux dirigeants de rendre compte du bien-être de notre planète et des générations futures.

Source : Département d’État des Etats-Unis

Notre rédaction a apporté des modifications dans le titre et le chapô

10 mars 2021 0 comments
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21eme session du Conseil dadministration du CENOU copie
Éducation

21e session du Conseil d’administration du CENOU : le budget 2021 estimé à plus de 21 milliards de FCFA

by Chiencoro 10 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Centre national des œuvres universitaire (CENOU) a tenu, mercredi 10 mars 2021, dans sa salle de réunion, la 21e session ordinaire de son Conseil d’administration (CA). Une session qui permettra d’examiner les activités de l’année écoulée pour ensuite se projeter sur celles de 2021.

Examiner le procès-verbal de la 20e session ordinaire du Conseil d’administration, l’état d’exécution des recommandations issues de cette session, les rapports d’activités et financier 2020, le programme d’activités et le projet de budget 2021, etc., c’est la tâche à laquelle les administrateurs du Centre national des œuvres universitaires se sont livrés ce mercredi 10 mars 2021. Une session qui servira également de cadre pour présenter la situation de la dette intérieure du CENOU, la note technique sur la contribution des étudiants aux œuvres universitaires et sur les conclusions de l’étude sur l’implication du secteur privé dans le transport des étudiants, a précisé Mme Diarra Haby Sanou, présidente du Conseil d’administration.

« Une session essentiellement budgétaire qui va nous permettre de faire le point des activités que nous avons pu mener au cours de l’année 2020 et de présenter aux administrateurs les activités que nous prévoyons d’exécuter au cours de l’année 2021 », résume le Colonel major Ousmane Dembélé, directeur général du CENOU, à l’ouverture de cette 21e session du Conseil d’administration de sa structure.

Diaporama sur 2020

Au rang des activités réalisées par le Centre national des œuvres universitaires en 2020, la présidente du Conseil d’administration, Mme Diarra Haby Sanou a souligné la création et l’opérationnalisation de deux Centres régionaux à Bamako et à Koulikoro. Selon le directeur du CENOU, la création de ces centres a été motivée par la nécessité du rapprochement du CENOU des étudiants.

Pour améliorer la sécurité et le confort au niveau des résidences universitaires, plusieurs activités ont été également menées par le CENOU, a expliqué le colonel major Ousmane Dembélé en notant entre autres l’organisation, avec les forces de sécurité, d’une « fouille de grande envergure sur la colline de Badalabougou ».

En termes d’innovation, le CENOU a initié également un mode de paiement mobile qu’il estime plus adapté aux conditions de vie des étudiants, explique le directeur général. Une innovation qui permettra de « réduire la peine des étudiants », martèlela présidente du conseil d’administration.

A ces réalisations, Mme Diarra Oumou Sanou ajoute la prise en charge médicale gratuite des étudiants, l’acquisition de matériel de prévention contre la maladie à coronavirus pour les résidences, les centres et la direction du CENOU, l’acquisition de matériels roulants, etc.  

« Des débats vont jaillir des propositions intéressantes »

Malgré toutes ces réalisations, la présidente du Conseil d’administration estime que le chemin reste encore long. L’enseignement supérieur a subi de plein fouet les effets de la crise sanitaire et sociopolitique que traverse le Mali. « Nous devons donc briller par notre imagination et notre sens élevé du devoir pour redonner espoir à l’enseignement supérieur dans notre pays », indique-t-elle.

Mme Diarra se dit convaincue que la mise en œuvre des « recommandations du forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire et l’accompagnement social adapté du sous-secteur par l’État, permettront sans nul doute à donner un nouveau souffle à l’éducation ». D’après ses explications, il s’agit non seulement d’améliorer les conditions de vie et d’étude des étudiants, mais aussi et surtout d’améliorer la qualité de l’enseignement, après cette épreuve de la pandémie du coronavirus.

Pour cette année 2021, selon les précisions du directeur du CENOU, les « efforts seront axés » sur la problématique des résidences. Afin de recevoir beaucoup plus d’étudiants, la capacité des résidences doit être améliorée et les résidences existantes doivent également recevoir des retouches, a-t-il confié.   

La présidente du CA se dit « convaincue que les résultats de ces travaux permettront au CENOU de tirer des leçons de l’exercice précédent et, que des débats vont jaillir des propositions intéressantes afin de mieux asseoir les ambitions pour l’année 2021 ». Le budget 2021 du CENOU, qui s’élève à plus de 21 miliards de FCFA, a été annoncé au cours de cette session.

Fousseni Togola

10 mars 2021 0 comments
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Bah Ndaw president de la transition malienne a loccasion de la commemoration du 60eme anniversiaire de larmee malienne
Actu

Bah N’Daw : « La participation de la femme à la vie économique est un élément important »

by Chiencoro 9 mars 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

L’autonomisation économique des femmes, dans un monde traversé par de multiples crises, paraît être un gage de développement. Le président de la transition malienne demande à soutenir les femmes sur cette voie.

« La participation de la femme à la vie économique est un élément important pour sa promotion et son rôle dans la société », affirme le président de la transition malienne, Bah N’Daw dans son discours à l’occasion du 8 mars. Il lui parait inadmissible que plus de la « moitié de la population » reste à l’écart des activités économiques de la nation à un moment où le pays traverse une double crise : sécuritaire et sanitaire.  

« Autonomie financière »

Face à une telle situation, le chef de l’État prône plus d’égalité et d’autonomie pour la femme malienne. Bah N’Daw invite à une meilleure implication de la femme aux activités économiques en les aidant à avoir accès aux « ressources pouvant lui permettre d’avoir une certaine autonomie financière », en tant qu’épouse et mère ayant la « charge morale de gardienne des us et coutumes ».

Selon les précisions du président de la transition malienne, la pandémie de la covid-19 a fait subir aux femmes d’énormes difficultés économiques parce que la plupart évoluent dans le secteur informel et en zones rurales. Le président Bah N’Daw juge important de rester mobilisés et de mettre « à contributions nos efforts pour accélérer la relance économique et sociale de notre pays ».

Et les femmes rurales dans cette lutte ?

C’est d’ailleurs tout le sens du thème retenu à cette 17e édition : « Leadership féminin, pour plus d’égalité au Mali dans le contexte de la COVID-19 ». Ce thème est un appel à « une relance économique plus égalitaire suite à la pandémie de la Covid-19 dans notre pays », précise le locataire de Koulouba.

Dans cette lutte pour la défense des droits des femmes, on a l’impression que les femmes rurales sont les grandes oubliées. Pourtant, elles constituent les véritables amazones. Elles se réveillent au premier chant du coq pour les tâches ménagères. Elles sont celles qui s’occupent de l’approvisionnement de la famille en bois de chauffe, s’occupent des frais de condiment ainsi que des frais de scolarité et de santé des enfants. Ces femmes, malgré toutes leurs occupations, ont des modèles économiques adaptés à leurs localités.

Pourtant, dans ces zones, ces femmes subissent, dans le silence, toutes formes de violences : physique, verbale, psychologique, etc. Pire, elles ont rarement accès à des services de santé adaptés.

Jusque-là, la célébration du 8 mars ne dit pratiquement rien à ses dames parce que tout simplement leurs camarades citadines songent rarement à leur cause.

Togola

9 mars 2021 0 comments
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Gaspillage alimentaire
Actu

Gaspillage alimentaire : 931 millions de tonnes de nourriture jetées dans les poubelles en 2019

by Bakary FOMBA 9 mars 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Selon une nouvelle étude des Nations Unies, menée pour soutenir les efforts mondiaux visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030, 931 millions de tonnes de nourriture, soit 17 % de la nourriture totale disponible pour les consommateurs en 2019, ont été jetées dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et autres services alimentaires.

Sur le plan mondial, 121 kilogrammes de denrées alimentaires sont gaspillés chaque année au niveau du consommateur, dont 74 kilogrammes au sein des ménages, indique le rapport de l’ONU sur l’indice du gaspillage alimentaire 2021, du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation partenaire WRAP. « Le gaspillage alimentaire est un problème mondial, pas seulement dans les pays développés », révèle cette étude.

Le gaspillage alimentaire possède des impacts environnementaux, sociaux et économiques considérables dans la mesure où en cette période, l’action climatique reste toujours à la traîne, indique-t-on avant de faire savoir que 8 % à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre restent associées à des aliments qui ne sont pas consommés.

Prévenir le gaspillage alimentaire

« Pendant de nombreuses années, on a estimé que le gaspillage de nourriture à la maison n’était un problème important que dans les pays développés », explique Marcus Gover, PDG du WRAP, qui souligne que les choses restent encore confuses avec la publication de ce rapport. Convaincu de la nécessité de multiplier les efforts face à ce phénomène, M. Gover invite à « augmenter de manière significative les investissements dans la lutte contre le gaspillage alimentaire à la maison. »

Selon Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, « la réduction du gaspillage alimentaire permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de ralentir la destruction de la nature par le biais de la conversion des terres en évitant leur pollution, d’améliorer la disponibilité des aliments, donc de réduire la faim et d’économiser de l’argent en cette période de récession mondiale ». Elle juge important de s’attaquer à ce problème si l’humanité souhaite mettre fin au changement climatique ainsi qu’à la perte de la nature et de la biodiversité. Pour ce faire, les entreprises, les citoyens aussi bien que les gouvernements sont forment interpellés.

Le PNUE déjà engagé

Pour prévenir ce phénomène dans le monde et concevoir des stratégies nationales, le PNUE lancera des groupes de travail régionaux visant à renforcer les capacités des pays à mesurer le gaspillage alimentaire à temps pour le prochain cycle de rapports sur l’ODD 12.3 fin 2022, tout en leur aidant à élaborer des bases de référence nationales pour suivre l’objectif 2030.

Pour rappel, le PNUE est le principal porte-parole mondial en matière d’environnement. Il joue un rôle de chef de file et encourage les partenaires pour assurer la protection de l’environnement en étant source d’inspiration, en informant et en permettant aux nations et aux peuples d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures.

Quant au WRAP, c’est une ONG mondiale créée en 2000 et basée au Royaume-Uni. Le WRAP travaille aujourd’hui dans le monde entier et est un partenaire de l’Alliance mondiale du prix Earthshot de la Fondation royale.

Bakary Fomba

9 mars 2021 0 comments
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Un fou
Politique

On le prenait pour un fou 

by Chiencoro 9 mars 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans ce récit fictif, nous attirons l’attention des citoyens maliens sur la vérité que peuvent contenir certaines rumeurs et annonces, qui traduisent le plus souvent les vérités qui se discutent dans les coulisses. Certaines d’elles constituent des tests auprès du peuple.

Mal propre, se promenant de rue en rue, de quartier en quartier, souvent tout nu ou portant des habits poussiéreux et déchirés, le fou n’est pas à présenter. En quelques mois, il s’est fait connaitre dans le milieu. Nul ne le considère et il ne considère personne ; certains le fuit, car le pensant agressif, lui aussi fuit d’autres qu’ils considèrent ses bourreaux ; on le prend pour un fou, lui aussi prend les autres pour des fous.

« L’officiel devient l’officieuse »

Un conflit entre deux mondes, ou plutôt deux consciences qui ne se comprennent pas et qui se fuient, se fermant ainsi des portes de la connaissance. C’est parce qu’il possède la couverture de fou que ces paroles ne sont pas prises au sérieux.

Sachant cela, on ne lui cache pratiquement rien. Il a la chance d’apprendre les décisions censées être un secret jusqu’à un certain moment. Puisqu’il est fou, tout se discute devant lui. De toute façon, nul ne le croira même s’il révélait ce qu’il avait appris.  

Certains n’hésitent pas à l’utiliser pour recueillir l’avis de leurs frères sur des décisions d’intérêt personnel dont ils ont peur de prendre. Par le fou, l’officiel devient l’officieuse. Ses grandes annonces ne sont nullement considérées et sont vite rejetées dans les poubelles de l’histoire.

Candidature annoncée

Pourtant, le changement brusque de condition de vie du fou a surpris plus d’un. On raconte qu’un richissime l’a recueilli et a décidé de l’entretenir. Un homme de confiance du peuple, parce qu’il a contribué à la libération de ce peuple et a promis de ne rien faire sans la « volonté générale ». Malgré tout, le fou a continué ses annonces, insensées pour les autres. Il finit par annoncer la candidature de son désormais bienfaiteur. Comme d’habitude, nul ne le prend au sérieux malgré qu’il soit chef d’un mouvement pour soutenir cette candidature.

Cette annonce forte n’a nullement alerté les citoyens de ce pays qui ont continué à rester aveugles en le prenant pour un fou et  en ayant une confiance injustifiable au richissime bienfaiteur du fou.

« Défendre son intérêt »

Mais les hommes avaient juste oublié que la vérité sort généralement de la bouche des fous. Avec ce statut, l’on peut faire de grandes révélations sans craindre subir de conséquences. « Foto Ké Kérifa » (le fou Kérifa) dans le théâtre « SIA » en est un exemple parfait du type.

Cette grande annonce illégale, qui ne visait qu’à recueillir l’avis des citoyens sur le sujet, peinait à être compris par les uns et les autres. Pratiquement, nul n’a réagi. En attendant, l’association du fou des Autres poursuit sa campagne de sensibilisation. Les hommes ne seront pas surpris, à leur réveil, de voir le fou dans un poste stratégique de leur État. En ce moment, il sera trop tard. Ils comprendront ainsi que tous les moyens sont bons pour parvenir à ses buts. Mais le bienfaiteur du fou avait oublié que les hommes n’accepteraient pas l’officialisation de sa position.

Le fou n’était point un insensé. Il ne l’a jamais été. Il a toujours su ce qu’il voulait ; comment défendre son intérêt.    

Fousseni Togola

9 mars 2021 0 comments
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