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Le GTD Bison opere aux abords de la Route nationale
Sécurité

Axe Gao-Sévaré : près de 500 militaires français déployés pour la sécurisation de la route nationale 16

by Sahel Tribune 18 avril 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Près de 500 militaires français ont été déployés dans le Gourma au sein du Groupement tactique désert (GTD) Bison afin de sécuriser l’axe stratégique et commercial entre Gao et Sévaré. Un déploiement qui vise à faire barrage aux groupes armés terroristes (GAT). Nous vous invitons à lire cet extrait du communiqué du 16 avril de la Force Barkhane.

Du 22 mars au 7 avril, le Groupement tactique désert (GTD) Bison s’est massivement déployé dans le Gourma. Mobilisant près de 500 militaires français, cette opération avait pour but de sécuriser la route nationale 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Sevaré, en entravant la libre circulation des GAT présents dans la région. Simultanément et sur des fuseaux distincts, deux sous groupements de ce GTD (SGTD) ont conduit des opérations de reconnaissance aux abords de la route nationale 16 et dans la profondeur, en direction des villes de Marmar, Bambara Maoundé et In Adiataféné. Il s’agissait d’acquérir du renseignement et de conduire des actions de jour comme de nuit afin de désorganiser les GAT, entraver leur liberté de manœuvre, voire les neutraliser. Concomitamment, des soldats des Forces armées maliennes (FAMA) et un autre SGTD sont partis de Tombouctou pour réassurer le camp militaire malien de Bambara Maoundé. 

Pour le GTD Bison, cette opération aura notamment été marquée par la libération, le 28 mars 2021, d’un otage, responsable malien, enlevé et séquestré depuis le début du mois de février. Elle aura permis de saisir ou détruire 6 armes légères d’infanterie, 2 éléments principaux constitutifs d’Engins explosifs improvisés (EEI), 20 motos et 8 équipements de télécommunications.

 Source : Force Barkhane

Le titre et le chapô sont de notre rédaction

18 avril 2021 0 comments
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Force conjointe du G5 Sahel
Sécurité

Crise sécuritaire au Mali : deux attaques contre la FC-G5 Sahel en l’espace de deux jours

by Bakary FOMBA 18 avril 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Plusieurs attaques ont ciblé des unités de la Force conjointe du G5 Sahel ces derniers jours, notamment les 15 et 16 avril 2021 dans le centre du Mali. Dans les environs de Boulikessi, le 15 avril dernier, « un véhicule de l’unité tchadienne a été victime d’une explosion d’un engin explosif improvisé », a indiqué la FC-G5 Sahel dans un communiqué le même jour. Le bilan de cet incident est d’un mort (1) et quatre (4) blessés.

Au lendemain de cet incident, vendredi 16 avril 2021, dans la même localité de Boulikessi, « des éléments du 8e bataillon tchadien et du bataillon malien de Boulikessi, de retour d’une mission, sont tombés dans une embuscade », précise le G5 Sahel dans un autre communiqué, le 17 avril 2021. Le bilan de cette attaque est de douze (12) terroristes tués, vingt-deux (22) motos détruites. Huit éléments de la Force conjointe ont également été blessés au cours de cette attaque.

Le Général commandant la Force conjointe G5 Sahel a loué en ces circonstances « la bravoure, la combativité et le professionnalisme » de ces unités sur le terrain.

Bakary Fomba

18 avril 2021 1 comment
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G5 Sahel
Sécurité

FC-G5 Sahel : résultats provisoires des opérations en cours

by Sahel Tribune 18 avril 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans son communiqué du 15 avril 2021, la Force conjointe du G5 Sahel fait le bilan de ses opérations au cours des derniers jours. Le bilan provisoire fait ressortir plusieurs terroristes capturés. Lisez le communiqué !

Le dimanche 11 avril 2021, le 8eme bataillon de la Force Conjointe G5 Sahel (FC-G5S) a réussi à démanteler un camp d’entrainement de terroriste aux environs de la localité de TORELA à quelques kilomètres de la frontière nord du Burkina Faso.

En effet, lors d’une mission de ratissage, une unité du 8 ème bataillon a découvert un camp d’entrainement de terroristes. Les terroristes ont tenté de résister en ouvrant le feu sur les militaires puis ont fini par prendre la fuite. Cependant, les militaires tchadiens du 8 eme bataillon ont réussi à en capturer certains. Le bilan de cette action est de 33 terroristes capturés, deux fusils d’assaut récupérés et une dizaine de motos détruites.

Plus tôt dans ce mois, le 02 avril, un individu a été appréhendé en compagnie d’une femme et d’un enfant. L’individu transportait du matériel de préparation d’Engin explosif improvisé.

Dans cette même journée du 02 avril, deux suspects ont été arrêtés à BANGAO.

Ensuite, le 05 avril, 03 terroristes ont été capturés. Cette capture a permis également de saisir 04 motos et un véhicule de type pickup de couleur blanche dans la localité de BANGAWA. Le lendemain 06 avril à KACHAM, 08 présumés terroristes ont été appréhendés.

Le 09 avril 2021, un détachement mixte des unités de la Force Conjointe de DORI et de BANKILARE a effectué une opération de ratissage dans la localité de SAKAREWAL, à 44 km au nord de BOULKESSI en territoire malien. Le bilan de cette action s’est soldé par l’interpellation de 04 individus détenant illégalement 02 armes. Ces derniers ont été remis à l’unité d’investigation spécialisée de BANKILARE pour les enquêtes.

Enfin, le 13 avril 2021, le 8eme bataillon tchadien a appréhendé 02 autres terroristes et saisi 03 motos.

Le Commandant de la Force Conjointe G5 Sahel félicite ses unités pour ces bilans encourageants qui contribuent à réduire les capacités opérationnelles des groupes armés terroristes. Il leur réitère sa pleine confiance et les exhorte à poursuivre la dynamique positive entamée.

La Force Conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel en étroite coordination avec toutes les forces nationales et laforce Barkhane. La Force Conjointe du G5 Sahel, composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà desfrontières de cespays dans le cadre d’une rè lementationparaphée par les cinq Chefs d’Etat du G5 Sahel.

Source : Cellule de communication de la FC G5 Sahel

Notre rédaction a apporté des modifications au texte

18 avril 2021 0 comments
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Mikailou Cisse
OpinionPolitique

Pourquoi assister une jeune dame à accoucher d’un enfant à euthanasier ?

by Mikailou Cissé 18 avril 2021
written by Mikailou Cissé 9 minutes read

A lire le professeur de philosophie Mikailou Cissé, la trajectoire actuelle de la transition politique au Mali désole et devrait interpeller les Maliens. Il rappelle dans ce billet que l’organisation et la tenue des élections générales ne faisaient pas partie des « priorités absolues » inscrites dans la Charte de la transition.

Nombreux sont ceux qui croient dans les sociétés traditionnelles africaines que lorsqu’une personne est familière avec la mort, qu’elle aura une longue vie. Cette idée est réjouissante. C’est une croyance populaire que certains qualifient même de superstition. Pourtant elle est rassurante et procure de l’espoir.

La mort du second degré

 Cette idée réconforte et désole en même temps. Il fortifie parce qu’elle donne une certitude sur laquelle nous pourrons nous appuyer et être sûrs que le Mali Koura adviendra. Elle est lamentable également parce qu’elle ne contribue pas pour autant à accepter la résignation de ces soldats de lutte considérés comme celles qui apporteront un bien général. Les discours  de certains maliens au sujet de l’Imam de Badala est un exemple.

La mort dont il est question n’est pas celle qu’on emploie lorsqu’on conjugue une personne au passé. Elle est différente de celle qui est employée lorsqu’on parle de ces soldats de l’armée malienne qui figurent sur la liste des soldats dont les parents ont fait une sépulture sans leurs corps. Au contraire, il s’agit de cette mort qui impute à un être toutes les facultés dont il dispose sans qu’il ressente la moindre souffrance dans sa chaire. Il ne s’agit point de cette mort qui constitue le départ du monde sensible vers le monde intelligible.

Le Mali est pleine de ces genres de morts de second degré. Ils sont ceux qui estiment que la transition ne peut pas mener toutes les réformes énumérées dans la charte de la transition. Ils sont ceux qui se plaisent dans cette forme de mort, ceux estiment qu’il faut éviter de souffrir pour le Mali. Il suffit d’écouter les discours sur la transition politique en cours pour s’en apercevoir. Comme justification, ils avancent que cette équipe n’a pas de légitimité. Tout ce que nous devons attendre d’eux est l’organisation et la tenue d’élections libres et transparentes. Donc il faut aller aux élections.

De la diversion ?

En se référant aux discours exposés sur la place publique, on peut sonder aisément que nombreux sont ceux qui sont persuadés que la voie empruntée par les hommes qui tiennent la destinée de notre État est loin de celle qu’ils avaient promis le jour de leurs prestations de serment. Qu’elle est aussi loin de ce que le peuple attendait pour résoudre les problèmes auxquels il fait face. Mieux, elle est très différente aussi de celle que les forces vives de la Nation avaient énuméré, tracé et assigné comme des tâches qui devraient être menées par les autorités politiques pendant la transition. Précisément les hommes et les femmes qu’ils avaient choisis délibérément sans tenir comptent de l’avis des Maliens, c’est-à-dire, ceux qui vivent dans leurs chairs les conséquences du problème principal [l’insécurité] qui sévit au Mali.

L’organisation des élections transparentes, qui semble être ce qui préoccupe le plus actuellement, en faisait partie, mais elle n’était ni la priorité ni la plus urgente pour les Maliens. Elle risque même de bouleverser davantage la situation. Elle est clairement inscrite parmi les tâches assignées à la transition, mais elle est à l’avant-dernière position, juste avant la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.

Imprudent est le qualificatif qui convient le mieux pour décrire le malien lambada et  la gestion actuelle du pouvoir. Il convient de les décrire car l’organisation de la CSA à Kidal était un signe manifeste. Elle devrait servir d’avertissement pour montrer aux maliens que cette transition n’est pas en train de suivre l’ordre des priorités énuméré dans la charte de la transition. Ce fait qui parait être insignifiant devrait permettre de voir que la transition marche sur sa tête. Car elle est la dernière de ses tâches.

Difficile tenue des élections

L’importance que les autorités accordent à l’organisation des élections devrait quant à elle inciter à revoir notre appréhension sur cette transition. Car ils ne peuvent pas garantir la tenue d’élection fiable et transparente. Pour cause : une grande partie du territoire national est sous le contrôle des terroristes, tous les administrateurs ne sont pas dans les circonscriptions où ils devront siéger, l’armée contrôle avec peine les zones où elle siège, un nombre important de la population qui devrait participer aux scrutins électoraux n’est pas en mesure de le faire vu qu’ils ne sont pas dans les lieux dans lesquels ils sont enregistrés, etc.

Si cette dernière aussi parait être insignifiante pour se faire une idée sur ce que la transition pourrait faire, les rapports élaborés par les organisations internationales et les pays qui accompagnent l’État malien doivent servir d’indices pour montrer à suffisance que les autorités actuelles ne sont pas meilleures que les précédentes. Comme celles-ci, les autorités actuelles roulent pour faire imposer des décisions prises hors des frontières maliennes. Les conclusions du sommet des chefs d’État du G5 sahel à Ndjamena, la lenteur dans les négociations avec les terroristes, l’empoissonnement de potentiels opposants, l’insécurité sur une grande partie du pays sont des exemples.

Modification de trajectoire

Ces faits et le calendrier des élections publier ressemant dénotent clairement que le projet de la pose des fondements d’un Mali Koura a été mis de côté au profit d’un autre. Parce que le Mali Koura ne pourra pas émerger après des élections dans l’environnement actuel. Les ressentes victoires contre les djihadistes sont significatives mais elles ne sont suffisantes pour soutenir que le Mali commence à trouver une voie normale. Il n’est pas besoin d’être un devin pour savoir ce qui avait conduit le peuple à manifester sa colère contre l’ancien régime. Il est connu de tous que c’est la proclamation des résultats d’une élection tenue dans un environnement pareil qui a conduit une franche importante du peuple malien à se mobiliser contre IBK.

Face à cette situation, ils sont nombreux les Maliens qui estiment que la trajectoire actuelle des choses n’est pas celle que le peuple souhaitait dans sa grande majorité. Il est soutenu de plus en plus que le peuple malien ne se fût pas mobilisé pour réclamer un simple changement de régime ou de tête. Au contraire pour exiger un changement radical dans le fonctionnement de l’État, la cessation des hostilités sur toute l’étendue du territoire national, plus de liberté et de droits, des réformes politiques et institutionnelles profondes dans des domaines tels que l’armée, l’éducation, la santé, etc. Alors il faut se lever au lieu de se résigner ou de s’apitoyer.

Faut-il accepter de mener une vie qu’on désapprouve ?

Certes, un sceptique oserait penser que se résigner serait la solution. Qu’il est le seul recours qui s’offre aux maliens. Accepter cet état comme un fait de Dieu. Il serait la solution en ce sens qu’il permet de ne plus ressentir au moins dans sa chair les souffrances qui leurs infligent les prises de position et de décisions des leaders face aux problèmes dont le Mali fait face. Accepter d’être insensible au point même de se faire passer pour un mort ou à défaut un zombie.

Il est certes reconnu par tous que le Mali n’est pas sur la voie du changement. Toutefois, cela devrait-il servir de raison pour baisser les bras et jeter d’un revers de la main tout ce qui avait été mené comme lutte afin d’obtenir le peu dont nous disposons aujourd’hui ? En tant que membre de l’espèce le plus évolué du monde, devrait-on se conduire comme des animaux et suivre le flux du cours des choses? Les peuples qui se sont réunis pour que le Mali soit n’ont jamais baissé les bras face aux situations qu’ils jugeaient inacceptables. Pourquoi nous qui sommes leurs progénitures devrons-nous agir ainsi ? Agir de la sorte ne revient-il pas à trahir leur mémoire et à les désavouer du même coup? Pire encore, ne serait-il pas un argument pour ceux qui n’ont pas cru au projet Mali ? À cette idée de fédération dont les pères fondateurs du Mali étaient porteurs et qui a permis que le Mali soit.

L’homme est certes un ancien spermatozoïde et un futur cadavre comme les animaux, mais il ne se conduit pas comme ceux-ci. Il est doté de facultés que ces derniers ne disposent pas. Il a le pouvoir de faire de son existence ce qu’il désire qu’elle soit. C’est un être qui décide de sa situation sociale en fonction de ses représentations.

À nous de définir nos priorités

L’homme n’est point fait à l’image de son auteur, qui n’est autre que Dieu, au même titre que les autres espèces, mais il est le seul être qui est doté d’une faculté qui lui permet de distinguer le bien du mal et de fuir ou de rester lorsqu’un danger survient, d’approuver ou de désapprouver une décision qui le concerne. Mieux, de vaincre ce qu’on pourrait présenter comme une fatalité.

Toutefois, si on nous berne en nous faisant croire que le fait de cohabiter avec les morts ne devrait pas être craint alors qu’en réalité elle devrait être crainte, nous sommes tous en passe de nous conduire comme des morts. L’accueil qu’a eu l’écho des dates des élections est un signe. Cette maladie qui provoque la résignation se rependra dans notre société comme le virus de la maladie à coronavirus s’est répandu dans le monde si nous ne nous levons pas comme un seul homme pour montrer aux autorités ce que nous voulons comme modèle de société.

L’acceptation de l’idéologie selon laquelle la transition est sur une bonne voie est le signe manifeste de cette maladie. Elle est celle qui doit être éradiqué, mettre un terme comme l’euthanasie met un terme à l’existence d’une personne. Cette idéologie devrait être combattue parce qu’elle ne traduit pas la réalité. Pour cela, nous devons faire comprendre aux autorités politiques, à leurs soutiens, aux Occidentaux et à tous ceux qui pensent comme eux, à commencer par les Américains, que les élections ne sont pas une priorité pour les maliens et qu’il revient à nous de décider ce que nous voulons pour nous.

Mikailou CISSE

18 avril 2021 0 comments
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Image dillustration de la culture malienne. Credit photo Esasyvoyage
SécuritéSeko ni Donko

Mali : la persistance de la crise multidimensionnelle, preuve d’une dégénérescence culturelle

by Sahel Tribune 15 avril 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Derrière la crise sécuritaire au Mali, il existe la crise des valeurs. Ces deux crises étant liées, il serait difficile de parvenir à la résolution de l’une sans l’autre. Mais plus que tout, le perfectionnement des cultures anciennes pourrait bien contribuer à la résolution des autres crises.

« Ce qui vaut pour un pays tempéré ne peut convenir entièrement à un pays tropical. On voit nos enfants soudanais copier plus ou moins maladroitement Arabes ou Européens, selon leur formation », déplorait Tierno Bokar, le Sage de Bandiagara dans le livre dédié à son enseignement par Amadou Hampaté Ba.

L’inversion des valeurs

Ces propos, tenus des années voire des siècles avant notre ère, mettent le doigt sur l’une des problématiques majeures dans la plupart des sociétés maliennes : la rupture avec les valeurs anciennes. Amadou Hampaté Ba compare ceux qui ont abandonné leur culture au profit de celle de l’autre à des « chutes d’eau qui se perdent en ruisselant inutilement sur des dalles de pierre sans jamais rencontrer un lac pour apaiser leur course folle et stérile ».

La force d’une société réside dans la sauvegarde des valeurs qu’il a reçues en héritage et de la possibilité qui s’offre à lui pour les perfectionner et les adapter à l’évolution sociale. Mais de nos jours, le fait déplorable est plutôt le troc effectué ou plutôt l’abandon de ce qui a fait la force et la fierté des sociétés anciennes. Nous assistons à une véritable inversion des valeurs. Tout ce qui était vu comme une honte hier est objet de fierté aujourd’hui. Si les anciens disaient : « Mieux vaut la mort que la honte », nous modernes, disons : « Mieux vaut la honte que la mort ».

La débauche, la consommation de la drogue, le non-respect des anciens, le mensonge, le vol, etc., sont devenus des pratiques assez courantes dans la plupart de ces sociétés modernes du Mali. Des pratiques qui sont d’ailleurs des fiertés pour les attachés à ces vices, marques d’une dégénérescence sociétale.

« L’imitation aveugle des autres [ndlr] nous fait nous oublier nous-mêmes »

Le cousinage à plaisanterie, la Jatigiya, faisaient également la force de ces sociétés. À travers ces valeurs, ses membres réussissaient à apporter des solutions pratiques aux maux qui minaient leur vivre-ensemble. Où sont passées les veillées de contes, de devinettes, voire les séances de proverbes, ces galléries de renseignements reçues des anciens ? 

Le maitre d’Amadou Hampaté Ba n’avertissait-il pas également que « l’imitation aveugle des autres [ndlr] ne nous fait pas devenir eux, mais nous fait nous oublier nous-mêmes ». Cet oubli de soi qui fait que l’on devient étranger chez soi et refouler par l’autre n’est pas sans conséquence. Les Maliens se sont oubliés afin de se ressembler à l’autre qu’il considère comme la source de tous leurs maux. En conséquence, les communautés sont de moins en moins soudées.

« Évoluer, c’est perfectionner »

Les mécanismes traditionnels de gestion des conflits ont été abandonnés. Qui aurait pu imaginer la possibilité d’un conflit intercommunautaire au Mali ? Qui aurait pu imaginer que des cousins à plaisanterie allaient « devenir des chiens et chats » ? Il était inadmissible pour nos ancêtres que les grandes familles qui ont toujours fait la beauté des communautés et assuré l’autosuffisance alimentaire et financière allaient se fissurer. Mais aujourd’hui, que reste-t-il à ce pays ?

Toutes les valeurs ont été foulées aux pieds. Finalement, l’on se demande si les crises actuelles ne constituent pas une manifestation de la colère des anciens, déçus de l’abandon de l’héritage légué. La crise malienne est une crise des valeurs.

Toute sa richesse culturelle devrait lui permettre de venir à bout des conflits qui minent son chemin vers le développement. Aujourd’hui, il ne s’agit point de se fermer aux autres, mais plutôt de perfectionner les valeurs existantes avec le contact de l’autre. En attendant, méditons sur cette autre pensée du Sage de Bandiagara : « Pour nous, évoluer, c’est perfectionner notre patrimoine qui n’est pas seulement de nos demeures et de nos champs ; c’est aussi aménager notre pensée, notre manière d’être tout entière ».

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

15 avril 2021 0 comments
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Marche du 12 avril 2021 a Tombouctou
Sécurité

Mali : la jeunesse de Tombouctou dénonce l’insécurité et certaines « injustices »

by Bakary FOMBA 14 avril 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Pour dénoncer l’insécurité grandissante et certaines « injustices » dans la région de Tombouctou, la jeunesse de la 6e région administrative du Mali a, à l’appel de l’« Initiative Tombouctou Debout », organisée lundi 12 avril 2021, une grande marche.

Caractérisée de plus en plus par une insécurité grandissante, des « injustices » à ciel ouvert, la région de Tombouctou parait menacée dans son existence. Des « pratiques ignobles » qui persistent depuis la nuit des temps. Les Tombouctiens ont décidé de réagir face à cette situation.

À travers une grande mobilisation, le lundi dernier, la jeunesse de Tombouctou a formulé plusieurs recommandations à l’endroit du gouverneur de leur région. Des recommandations visant l’instauration de conditions favorables à la libre circulation des Tombouctiens. Pour ce faire, la jeunesse exhorte le gouverneur de la région à sécuriser les personnes et leurs biens par le déploiement des forces de défense et de sécurité. Elle demande également que des patrouilles se multiplient dans les quartiers périphériques de Tombouctou.

Sur le volet des « injustices », la jeunesse invite le gouverneur à la création d’une commission régionale chargée du suivi du processus de recrutement.

En vue de rendre plus disponible la fiche d’identification du RAVEC, la jeunesse de la ville aux 333 saints formule également le vœu de la mise à la disposition de la région d’outil d’enrôlement.

Dans cette déclaration du 12 avril 2021, la jeunesse tombouctienne recommande aussi la création d’une ceinture de sécurité autour de la ville de Tombouctou. Cette marche a été également une occasion pour demander que la justice soit rendue aux personnes ayant été victimes de braquages, d’assassinats ou d’enlèvements. Les jeunes ont également demandé la baisse du prix des produits de première nécessité.

Bakary Fomba

14 avril 2021 0 comments
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Signature dun memorandum dentente entre lOMS et lOrganisation internationale de la Francophonie
Santé

Renforcement de l’accès à la santé dans les pays francophones : l’OMS et l’OIF signent un mémorandum d’entente

by Sahel Tribune 14 avril 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La promotion de l’équité en matière de vaccins anti-COVID-19, la lutte contre le paludisme et la progression sur la voie de la couverture sanitaire universelle sont des éléments clés du Mémorandum.

GENÈVE, le 14 avril 2021 : L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont signé aujourd’hui un Mémorandum d’entente visant à intensifier leur collaboration et à améliorer l’accès aux services de santé dans les pays francophones.

L’accord, conclu lors d’une cérémonie qui s’est tenue au Siège de l’OMS à Genève, vise à progresser sur la voie de la couverture sanitaire universelle, à lutter contre le paludisme et à collaborer à la mise en place de l’Académie de l’OMS, dont l’objectif est de former des millions d’agents de santé dans le monde entier. Les activités de lutte contre la COVID-19 bénéficieront également d’un soutien, notamment concernant la promotion d’un accès équitable aux vaccins.

« Nos actions, portées par ce Mémorandum, doivent contribuer au développement d’une protection sociale et d’un accès universel aux services de santé publique dans l’espace francophone.», a déclaré Mme Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’OIF. « Il s’agit d’un droit fondamental pour les individus et d’une condition essentielle du progrès socio-économique de nos pays »

Mme Mushikiwabo a ajouté : « Ce mémorandum vise à apporter un appui politique et diplomatique à la mise en œuvre de  certaines des priorités de l’OMS. »

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, a expliqué que la signature du Mémorandum ne faisait que renforcer le partenariat déjà solide liant l’OMS à l’OIF, et que cet accord jouerait un rôle vital dans la promotion et la protection de la santé des personnes, notamment dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.

« Le renforcement des relations entre l’OMS et l’OIF intervient à un moment crucial, alors que le monde a besoin d’une collaboration toujours plus étroite pour lutter contre la COVID-19 et relever les défis qui se présentent sur le plan sanitaire, qui vont du paludisme à l’accès inéquitable aux services de santé », a expliqué le Dr Tedros. « L’élargissement de la couverture sanitaire universelle et la dotation des systèmes de santé actuels et futurs à des agents de santé hautement qualifiés sont des étapes essentielles sur lesquelles l’OMS et l’OIF continueront de travailler main dans la main. »

Dans le cadre du Mémorandum d’entente , l’OIF mènera des actions de plaidoyer en faveur de la promotion et de la protection du droit fondamental de chacun à la santé et, de cette façon, elle appuiera les travaux de l’OMS auprès des autorités nationales, régionales et internationales afin de progresser sur la voie de la couverture sanitaire universelle. Le Mémorandum d’entente  mettra tout particulièrement en avant le multilinguisme, et notamment l’utilisation de la langue française dans les supports de promotion et de formation dans le domaine de la santé. Un autre axe clé est la promotion de l’éducation à la santé, notamment pour ce qui est de la santé sexuelle et reproductive.

L’une des missions de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui compte 88 États et gouvernements membres, est la promotion et la protection des droits fondamentaux, notamment le  droit à la santé. Plusieurs résolutions en la matière ont été adoptées par les Instances  de la Francophonie ; la dernière en date s’intitule « le Vivre ensemble pendant la pandémie de Covid-19 et dans le monde post-Covid » et a été approuvée  par la Conférence ministérielle de la Francophonie en novembre 2020.

Source : OMS

14 avril 2021 0 comments
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