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Des adolescentes rentrent chez eux après l'école à Niamey
SantéSécurité

Mariage précoce : 5 millions d’enfants mariées au Niger, dont 1,9 million avant l’âge de 15 ans

by Sahel Tribune 3 mai 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Niger comme dans la plupart des pays confrontés à la pandémie de la covid-19, les mesures de restriction et de distanciation sociales mises en place par le gouvernement ont exacerbé les vulnérabilités des populations touchées par la maladie. Avec les fermetures d’écoles et de mosquées, des restrictions de mouvement, le couvre-feu et l’état d’urgence, « la pandémie a profondément affecté la vie quotidienne des filles ». Cette situation accentue le mariage des enfants.

Avant l’avènement de la pandémie de covid-19, 3 filles sur 4 étaient mariées avant l’âge de 18 ans au Niger. Dans des zones comme la région de Maradi, 89 % des filles sont mariées comme enfants. « Le Niger a le taux le plus élevé de mariages d’enfants au monde », souligne Aboubacry Tall, représentant par intérim de l’UNICEF sur la situation au Niger. Selon l’UNICEF, au cours des prochaines décennies, 10 millions de filles avant l’âge de se marier risquent de se retrouver enfants mariées.  

« Résultat d’une inégalité entre les sexes »

Selon les précisions de M. Tall, le Niger compte 5 millions d’enfants mariées, dont 1,9 million s’est marié avant l’âge de 15 ans. Les raisons pouvant expliquer cette violation du droit des jeunes filles sont entre autres la pauvreté, le faible niveau d’éducation, le maintien des traditions sociales et religieuses, la peur du déshonneur d’une grossesse hors mariage, l’instabilité causée par les troubles civils et les catastrophes naturelles.

« L’aggravation du revenu du ménage peut amener certains adolescents vivant dans des circonstances particulièrement difficiles à considérer le mariage des enfants comme la meilleure option à leur disposition », indique également le représentant par intérim de l’UNICEF qui précise que cette pratique n’est que « le résultat d’une inégalité entre les sexes enracinée, qui affecte les filles de manière disproportionnée par cette pratique ».

Cette violence faite aux filles est pourtant lourde de conséquences pour les jeunes filles. Elle les expose « à un risque accru de violence sexuelle, physique et psychologique et des conséquences connexes tout au long de leur vie ». Les filles mariées et les enfants mères ont également un pouvoir de décision assez limité et sont obligées « d’élever les enfants pendant qu’ils sont encore eux-mêmes des enfants ». Les grossesses précoces mettent également leur vie en danger et nuisent à leur développement « Mettre fin au mariage des enfants nécessite un travail dans tous les secteurs et à tous les niveaux », a laissé entendre M. Tall.

Mariam N’diaye, stagiaire

3 mai 2021 1 comment
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Devanture de la Maison de la presse du Mali
Sécurité

Journée mondiale de la liberté de la presse : « Les médias maliens sont soumis à des pressions officielles »

by Chiencoro 3 mai 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Comme à l’accoutumée, le monde célèbre, ce 3 mai 2021, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le thème retenu pour cette édition est : « L’information comme bien public ». Une célébration qui a lieu dans un contexte difficile pour les journalistes de part et d’autre le monde en raison notamment de la pandémie de la covid-19.

« Les “déserts” médiatiques se multiplient car les organes de presse ferment, fusionnent ou réduisent leurs effectifs dans de nombreuses régions de la planète et des groupes d’intérêts politiques en profitent pour prendre le contrôle des médias en difficulté », indique l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La révolution numérique n’a pas épargné les médias indépendants. Elle a affaibli leurs modèles économiques et porté atteinte à leur viabilité. « En 2020, la perte de revenus du secteur est estimée à 30 milliards de dollars », précise la même source.

La covid-19, facteur entravant la liberté de la presse

Selon une enquête de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), deux tiers d’hommes de médias salariés et indépendants du monde entier ont connu des diminutions de salaire, des pertes de revenus ou d’emploi, des annulations de commandes, ou une détérioration de leurs conditions de travail en raison de la pandémie de covid-19. Près de 40 % des journalistes interrogés par l’International Center For Journalists (ICFJ) et le Tow Center de l’Université de Columbia aux États-Unis ont déclaré avoir perdu plus de la moitié de leurs revenus.

En plus de cette baisse des revenus, la pandémie de covid-19 a également « entraîné une forte augmentation des attaques contre les journalistes et un affaiblissement des réglementations protégeant la liberté d’expression », déplore l’UNESCO qui précise que selon une de ses études à paraître sur la violence en ligne contre les femmes journalistes, 73 % de ces femmes interrogées déclarent avoir subi des violences en ligne liées à leur travail. « Ces violences, qui se traduisent souvent par des attaques sexistes en meute, peuvent aller de propos haineux jusqu’aux menaces de violence sexuelle ou physique », précise la même source.

L’Afrique subsaharienne en rouge ou noire

À l’International Press Institute (IPI), plus de 400 violations de la liberté de presse liées à la crise du Covid-19 ont été signalées, rapporte l’UNESCO. Des violations qui vont des restrictions d’accès à l’information aux réglementations excessives visant les « informations mensongères prétendument destinées à lutter contre la désinformation liée au COVID-19 ».

Publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF), le Classement mondial de la liberté de la presse, édition 2021, « montre que l’exercice du journalisme, principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 États du Classement établi par RSF et restreint dans 59 autres, soit au total 73 % des pays évalués ». Cette édition laisse comprendre que l’Afrique subsaharienne se trouve en « rouge ou en noir » sur cette carte du classement mondial de la liberté de la presse. Il s’agit des zones où la situation de la liberté de la presse est considérée comme difficile, voire grave.

L’information, un bien public

Selon les précisions du RSF, sur les questions relatives à la sécurité, « les médias maliens sont soumis à des pressions officielles », car les « critiques de l’armée peuvent conduire à une arrestation et à une inculpation pour “propos démobilisateurs de troupes”. » Ce n’est pas tout, selon le RSF, « même si la presse malienne jouit d’un grand pluralisme, elle souffre d’un manque cruel de moyens et peine à s’affranchir des diktats éditoriaux de ses promoteurs ».

Pourtant, en raison de leur rôle de producteur et de diffuseur d’informations, les journalistes jouent un rôle important dans les sociétés. « Qu’il s’agisse de dénoncer la corruption, de nous alerter sur des conflits ou de lutter contre la désinformation sur le COVID-19, les informations qu’ils [les journalistes ndlr] fournissent doivent être reconnues comme bien public », souligne l’UNESCO.

La célébration de cette Journée mondiale de la liberté de la presse coïncide cette année avec le 30e anniversaire de la Déclaration de Windhoek, rédigée par des journalistes africains militant en faveur d’une presse africaine libre, indépendante et pluraliste, en 1991. Une Déclaration qui est d’ailleurs à l’origine de la proclamation du 3 mai comme Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale de l’ONU.

Togola

3 mai 2021 0 comments
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Colonel Malick Diaw president du CNT
Politique

Mali : bientôt « une pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale et de …» ?

by Sahel Tribune 2 mai 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, les membres du Conseil national de transition (CNT), au cours de leur session plénière d’avril, ont fait une proposition de loi visant à accorder des avantages aux anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que de « tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali ». Cette proposition pourrait pourtant soulever des inquiétudes.

Après les avantages accordés aux anciens présidents de la République et aux anciens premiers ministres par le régime déchu d’Ibrahim Boubacar Keïta, les membres du CNT souhaitent des avantages similaires pour les « anciens présidents de l’Assemblée nationale et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali » à hauteur de « leur rang ».

Pour avoir présidé « aux destinées » de l’Assemblée nationale, organe parlementaire ou législatif de la République du Mali, les anciens présidents de cette troisième institution méritent qu’il leur soit accordé « respect et considération ». Cela reste de même pour les anciens présidents de tout autre organe parlementaire ou législatif parce qu’ils « continuent d’incarner une image de marque de l’institution qu’ils ont eu à diriger, même après la cessation de leur fonction ». 

Pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale ?

Les membres du Conseil national de transition (CNT) ont fait une proposition de loi au cours de leur session d’avril visant à « accorder une pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali ». Cette proposition de loi, selon les précisions des membres du CNT, permettra d’éviter à ses anciens présidents de « vivre dans la précarité » après la fin de leur fonction.

L’article 6 de cette proposition de loi indique également que « tout ancien président de l’Assemblée nationale ou de tout autre organe parlementaire ou législatif bénéficie d’une prise en charge complète des frais médicaux ». Aussi cette proposition demande-t-elle en faveur des anciens présidents de la 3e institution et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali la mise à disposition d’un passeport diplomatique, de deux agents de sécurité et d’un chauffeur, de la domesticité, d’une indemnité de logement, d’une indemnité d’eau et d’une indemnité de téléphone.

« En cas de décès du bénéficiaire, le régime de pension spéciale de retraite et autres avantages sont supprimés », précise l’article 4 de cette proposition de loi qui attend promulgation pour entrer en vigueur « à compter de l’exercice budgétaire suivant sa promulgation ».

La question budgétaire

Cette proposition de loi pourrait pourtant soulever des inquiétudes. Déjà les anciens présidents de la République bénéficient d’une pension trimestrielle « dont le montant est égal à sept fois la moyenne du traitement brut le plus élevé des fonctionnaires de catégorie A », indiquent nos confrères du magazine Jeune Afrique.Aussi bénéficient-ils d’une indemnité mensuelle de représentation de près de 1,5 million de F CFA.

En plus de tous ces avantages, la loi leur octroie un logement, deux véhicules, des forces de sécurité. Leurs consommations d’eau, d’électricité et de téléphone, etc., sont également prises en charge.

Dans un tel contexte, vouloir promulguer une loi pour bénéficier des avantages similaires pour les anciens présidents de « l’Assemblée nationale ou de tout autre organe parlementaire ou législatif » soulèvela question de la soutenabilité budgétaire. Surtout que les autorités peinent à donner satisfaction aux revendications syndicales qui s’entassent d’année en année.

Togola

2 mai 2021 0 comments
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Conférence de presse du RDDH
Sécurité

Violation des droits humains : le Mali vers des « sociétés contractuelles »

by Chiencoro 2 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Réseau des défenseurs des droits humains (RDDH) du Mali a tenu une conférence de presse, samedi 1er mai 2021, dans la salle de réunion de l’association malienne de psychologie. Cette rencontre avec les hommes de médias avait pour objectif de faire non seulement l’état de la situation des droits de l’homme au Mali, mais aussi rassurer que le Réseau se porte bien malgré quelques coups durs.  

Créé dans le contexte de la crise de 2012, précise le président du RDDH, le Réseau des défenseurs des droits humains se porte bien malgré quelques mésententes internes laissant transparaître un bicéphalisme. « Mais le linge sale se lave en famille », rappelle Me Amadou Tiéoulé Diarra.

« Les violations des droits risquent de devenir une coutume »

Plusieurs fois reportée en raison des restrictions liées à la pandémie de la Covid-19, la conférence de presse du Réseau des défenseurs des droits humains (RDDH) sur la situation des droits de l’homme au Mali a finalement eu lieu, samedi 1er mai. « Le Pays vit une situation inédite en matière de droits de l’homme », indique Me Diarra.

Du nord du pays au centre voire au sud, les violations des droits de l’homme sont devenues fréquentes. Des violations qui s’expliquent d’une part par l’ignorance des droits protégés et d’autre part par le besoin de certains individus à commettre des violations. Selon les précisions de Me Diarra, la majorité des citoyens victimes de violations des droits de l’homme au Mali vivent dans les campagnes.

Dans une telle situation, « le bout du tunnel reste encore loin ». Les anciens cas de violations restent toujours impunis, souligne le président du réseau, et de nouveaux cas viennent s’y ajouter. En raison de leur multiplication, « les violations des droits risquent de devenir une coutume » au Mali, craint Me Diarra.

« Vers des sociétés contractuelles »

« Il est vrai que la recherche de la paix est la préoccupation principale sans laquelle l’existence est compromise. Mais cet équilibre recherché nie parfois ou remet en cause le droit au libre choix de l’organisation de personne ou de la société », alerte Me Diarra. Une situation qui fait naître dans le pays des « sociétés conventionnelles ». « Nous évoluons vers des sociétés contractuelles à travers la signature de conventions entre les nouveaux maîtres et les populations », déplore l’homme fort du RDDH qui prend Farabougou, dans la zone office du Niger, ainsi que la plupart des villages du centre (Mopti) comme exemple.

Toutefois, Me Diarra estime que ces accords locaux doivent interpeler et commander les actions des défenseurs des droits de l’homme qui doivent chercher à les comprendre au préalable. « C’est bien de dénoncer un outil, indique Me Amadou Tiéoulé Diarra, mais avant il faut le connaitre. Nous devons avoir le souci de comprendre les nouveaux droits qui sont créés ».

Fousseni Togola

2 mai 2021 2 comments
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Directeur général de l'OIT, Guy Ryder
Politique

Guy Ryder : « Personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas »

by Sahel Tribune 1 mai 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une déclaration publiée à l’occasion du 1er mai, le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, appelle les travailleurs, les employeurs, les gouvernements, les organisations internationales et tous ceux qui sont engagés dans la construction d’un monde meilleur, à unir leurs forces pour instaurer un monde du travail juste et digne pour tous.

Cette année, nous célébrons encore le 1er mai, Journée internationale du travail, dans l’ombre de la pandémie de COVID-19. La pandémie a dévasté le monde du travail, détruisant des emplois, des entreprises et des moyens d’existence. Elle a jeté des millions de personnes dans la misère et fait reculer le développement mondial. Comme la plupart des crises, elle a frappé le plus durement les plus faibles et les plus vulnérables, creusant encore des inégalités dans monde déjà inégal.

La pandémie et ses conséquences sont un rappel brutal de l’interdépendance mondiale. Cette réalité vaut tout autant pour la santé que pour notre vie professionnelle.

Personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas. Personne ne peut se permettre d’être indifférent au sort des autres devant la fragilité du monde interdépendant que nous avons bâti. La solidarité est la clé, la clé de notre survie et de notre prospérité commune, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières. Ainsi, au moment où nous faisons face à la crise actuelle et nous tournons vers l’avenir, une chose est très claire: Nous avons besoin d’une reprise centrée sur l’humain, fondée sur la justice et l’équité. Une reprise durable et qui ne laisse personne de côté.

Pour reconstruire en mieux, nous devons faire des choix politiques cohérents et délibérés:

– Créer des emplois et garantir des conditions de travail décentes pour chacune et chacun;

– Étendre la protection sociale;

– Protéger les droits des travailleurs;

– Et recourir au dialogue social.

En ce 1er mai, nous nous rappelons les luttes historiques qui nous ont permis d’obtenir chèrement des acquis. Aujourd’hui, à nouveau, des sacrifices extraordinaires sont consentis par les femmes et les hommes dans tout le monde du travail pour vaincre le COVID-19. Nous les saluons, tout comme nous pleurons celles et ceux qui ont perdu la vie.

Mais nous ne devons jamais sacrifier nos valeurs de justice sociale, nos droits fondamentaux au travail, ni notre détermination à construire un avenir meilleur qui est la raison et la motivation de celles et ceux qui célèbrent le 1er mai dans le monde entier depuis tant d’années.

A bien des égards, la pandémie a plongé nos vies dans l’obscurité et rendu la tâche plus difficile. Pourtant, elle nous a aussi amené des nouvelles possibilités que nous pouvons et que nous devons exploiter. Le contexte mouvant de la crise nous donne l’occasion de repense, de faire des nouveaux choix et de prendre de nouveaux engagements pour les êtres humains, pour la planète et pour la prospérité.

En cette Journée internationale du travail, l’OIT appelle les travailleurs, les employeurs et les gouvernements, les organisations internationales et toutes celles et tous ceux qui s’engagent à reconstruire au mieux, à unir leurs forces pour établir un monde du travail où règnent la justice et la dignité pour toutes et tous.

Source : OIT

Nous avons modifié le titre

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Manifestation de juillet 2020 au Mali
Sécurité

Justice pour les victimes de juillet 2020 au Mali : les lignes semblent bougées

by Chiencoro 1 mai 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

La mort des citoyens maliens au cours des événements de juillet 2020 ayant conduit au renversement du régime IBK ne resterait pas impunie. Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune Ill, chargé du Pôle économique et financier de Bamako a déjà donné le ton.

Au cours des manifestations de désobéissance civile du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) des 10,11 et 12 juillet 2020, au moins 18 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessés par balle, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été touchées ou blessées majoritairement à la poitrine ou dans le dos. Cette organisation de défense des droits humains indique que certaines de ces victimes n’étaient que des passants ou de simples citoyens se trouvant chez eux ou sur leur lieu de travail au moment des faits.

Amnesty International recommande que « l’utilisation par les forces de sécurité de la force meurtrière » fasse l’objet d’une enquête ». Les manifestants aussi bien que leurs proches « ont le droit de savoir qui a autorisé les forces de sécurité à tirer sur eux ».

Invitation aux victimes et témoins

On se rappelle que le 14 juillet 2020, l’ex-Premier ministre d’IBK, Boubou Cissé avait adressé une correspondance au ministre de la Sécurité et de la Protection civile pour lui instruire des investigations afin, entre autres, de savoir : « les raisons de l’engagement de la FORSAT [Force Spéciale anti-terroriste ndlr], l’autorité ayant ordonné l’engagement de la FORSAT et le respect ou non de la procédure prévue en la matière ». Mais depuis le coup d’État, les victimes ou leur famille attendent justice.

La résolution de la crise politique, voire de l’instabilité dans le pays ne sera pourtant qu’un mirage tant que « les droits humains ne sont pas respectés et si justice n’est pas rendue ». Les victimes « du recours illégal à la force et aux armes à feu, ainsi que leurs familles, doivent obtenir justice, vérité et des réparations complètes », recommandait Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 23 avril dernier.

Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune Ill, chargé du Pôle économique et financier de Bamako, Mamoudou Kassogué, dans un communiqué du 29 avril 2021, a invité « les victimes qui n’ont pas encore été auditionnées, à se présenter à son cabinet pour être mises en rapport avec le juge d’instruction en charge du dossier ». Et de préciser que « cette invitation s’adresse également aux éventuels témoins pouvant contribuer à la manifestation de la vérité ».

Fousseni Togola

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En août 2020, un randonneur observe le glacier du Planpincieux
Climat et environnement

Face à l’urgence climatique, l’adaptation, c’est dès maintenant !

by Sahel Tribune 1 mai 2021
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Cet article est publié dans le cadre du Forum international de la météo et du climat, qui se tiendra en ligne du 1 au 4 mai 2021 et dont The Conversation est partenaire. Retrouvez toutes les infos pratiques pour prendre part à ce rendez-vous sur le site du Forum : forumeteoclimat.com.


Le réchauffement climatique global va changer l’intensité et la fréquence des extrêmes météorologiques et climatiques, alerte depuis plusieurs années le GIEC. Il agira sur la récurrence d’événements d’intensité moyenne, la date d’apparition de certains aléas – des vagues de chaleur hors de la saison d’été, par exemple – ou leur localisation.

La hausse des températures, l’évolution des précipitations, l’élévation du niveau de la mer, affecteront la santé humaine et celle des écosystèmes.

Ces perturbations modifieront les conditions de vie des populations exposées et menaceront les activités qui dépendent des températures et des précipitations, des ressources en eau, de la biodiversité, des sols.

Les effets du changement climatique concerneront aussi bien les populations, que les filières productives, les systèmes financiers, le commerce, les mobilités, etc.

Les études montrent toutefois que l’augmentation de la sinistralité à horizon 2050 résultera de la combinaison de la variabilité naturelle du climat, du changement climatique global et des dynamiques sociodémographiques propres à chaque territoire.

Le rôle des sociétés est donc déterminant. Leur résilience dépendra notamment des réponses mises en œuvre au sein des territoires. Elles se trouvent aussi bien dans l’atténuation, essentielle, que l’adaptation, terme du langage courant repris d’abord en biologie pour parler d’évolution, puis en sciences sociales pour rendre compte des interactions complexes entre nature et sociétés humaines.

Le climat de la France change déjà très rapidement

Le changement climatique est déjà là. Au cours du XXe siècle, la température moyenne a augmenté en France de 0,1 °C par décennie, avec une accélération récente menant à un écart de 1,8 °C au-dessus de l’ère préindustrielle.

Les vagues de chaleur sont plus fréquentes, la durée d’enneigement diminue. Aucun été depuis 2015 ne s’est déroulé sans une vague de chaleur extrême. Des cyclones d’intensité extrême, comme Irma, apparaissent. L’évolution des précipitations est plus contrastée, avec une augmentation sur les deux tiers de l’Hexagone et une saisonnalité plus accusée. S’il n’y a pas d’augmentation de la fréquence des tempêtes, les pluies extrêmes sont plus intenses et plus fréquentes dans le Sud-Est.

Carte des impacts du changement climatique déjà visibles et à venir d’ici 2050 pour la France. Ministère de la Transition écologique, CC BY-NC-ND

Les progrès scientifiques permettent désormais d’attribuer des événements spécifiques au changement climatique, c’est-à-dire d’évaluer combien de fois un événement particulier est plus probable à cause des activités humaines.

Le lien de causalité est démontré pour les événements liés à la chaleur, les pluies extrêmes, et des études sont en cours pour les autres phénomènes. Il est donc nécessaire d’améliorer dès à présent les dispositifs d’alerte, de gestion de crise, d’indemnisation, et de prendre en compte le changement climatique dans les politiques publiques, car les risques associés ont augmenté.

Au cœur des politiques climatiques, atténuation et adaptation

Mais il faut aller plus loin. L’action climatique s’inscrit dans la logique de prévention des catastrophes : la résilience repose sur la capacité à contrôler les chocs et stress en amont et à se préparer à des crises qu’on sait inéluctables.

Pour cela, il est à la fois possible d’agir sur les causes et sur les effets des risques climatiques.

Ces derniers résultent de la combinaison de trois composantes : l’aléa climatique et ses dérivés, soit l’ensemble des perturbations provoquées par le réchauffement global ; l’exposition directe ou indirecte des socioécosystèmes ; la vulnérabilité, c’est-à-dire le niveau de sensibilité de ces systèmes et de leur composante aux différents aléas.

Les politiques climatiques doivent donc avoir pour objectif d’atténuer l’aléa – le réchauffement global – par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’atteinte de la neutralité carbone, et de s’adapter par la réduction de l’exposition et de la vulnérabilité aux impacts.

L’adaptation, tout comme l’atténuation, repose sur une large gamme d’actions, qui vont de l’ajustement ponctuel ou graduel, qui ne modifie pas fondamentalement le système, à des transformations structurelles qui font bifurquer le système en s’attaquant aux causes profondes de la vulnérabilité et de l’exposition.

Des synergies entre atténuation et adaptation

Atténuation et adaptation sont complémentaires. Si pendant longtemps l’adaptation a été vue comme une solution palliative aux échecs de l’atténuation, ces deux volets de l’action climatique ne sont pas substituables, ne serait-ce que parce qu’il est déjà nécessaire de s’adapter aux changements actuels du climat.

Repousser les efforts d’atténuation augmente mécaniquement les efforts d’adaptation à engager, mais limite aussi les possibilités de cette adaptation. Le GIEC rappelle qu’il existe des seuils au-delà desquels il n’est plus possible de s’adapter, notamment pour les plus vulnérables.

Atténuation et adaptation appellent des réponses qui peuvent aller de pair. Les solutions fondées sur la nature conjuguent ainsi atténuation, adaptation et protection de la biodiversité. Mais l’adaptation peut aussi nuire à l’atténuation – climatiseurs ou du dessalement de l’eau de mer par exemple, à la biodiversité ou au bien-être. Enfin, des réponses nécessaires et efficaces à court terme peuvent être source de mal-adaptation ou de mal-atténuation à moyen et long terme (digues, retenues d’eau, etc.). Il faut alors opérer des choix.

Par conséquent, les trajectoires d’atténuation, et encore plus d’adaptation, ne sont pas données : elles doivent être publiquement et démocratiquement débattues, en fonction des connaissances disponibles, révisées en fonction des évaluations, des innovations sociales et techniques, de l’évolution des valeurs.

Figure extraite du chapitre 6 du rapport du GIEC « L’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique » (2019) montrant les différents types d’action possibles pour faire face aux dérèglements. GIEC, CC BY-NC-ND

Pour une « adaptation juste »

Si le changement est global, tous ne sont pas exposés de la même manière, ni ne sont également vulnérables. Repousser les efforts d’atténuation revient à rejeter sur les acteurs locaux et les générations futures les coûts d’une adaptation subie. Ne pas anticiper l’adaptation fait peser sur les plus fragiles les conséquences de l’inaction.

Résilience et adaptation ont été fortement critiquées pour leur caractère conservateur et socialement régressif. La transition climatique doit être assortie d’une réflexion sur le juste partage des efforts entre atténuation et adaptation, entre les différentes parties prenantes, entre les territoires et entre les générations. Atténuation et adaptation ont le même objectif : assurer la résilience des sociétés et territoires face au changement climatique, en préservant la dignité des personnes, en ne dégradant pas leurs conditions de vie et en ne réduisant pas leur bien-être (voire en l’améliorant).

Il est urgent… d’accélérer

Alors que l’accord de Paris de 2015 fixait dans son article 7 un objectif d’adaptation, celle-ci est largement négligée. En France, le bilan est mince et le portage politique n’est pas à la hauteur des défis.

Si les deux Plans nationaux d’adaptation au changement climatique ont permis des progrès réels dans l’appropriation de l’adaptation par les décideurs publics, si l’adaptation commence à être intégrée localement, dans les documents de planification, d’urbanisme et d’aménagement, avec un engagement variable selon les territoires, il n’existe toujours pas de stratégie nationale d’adaptation, claquée sur le modèle de la Stratégie nationale bas carbone, révisable et évaluable, qui définisse des cibles, des indicateurs de pilotage et de suivi.

Le Haut conseil pour le climat (HCC) répète que la France, malgré une réduction de ses émissions (mais pas de son empreinte carbone), n’est pas sur la bonne trajectoire pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Il faut non seulement garder le cap, mais accélérer. En matière d’adaptation, le démarrage est timide. Il est urgent de passer à la vitesse supérieure.


Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Robert Vautard, climatologue et directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace des sciences du climat, est coauteur de cet article.

Magali Reghezza-Zitt, Maître de conférences, habilitée à diriger des recherches en géographie, École normale supérieure (ENS) – PSL

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