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6ème rapport du GIEC sur le climat
ActuClimat et environnement

Climat : le retrait américain plonge la gouvernance mondiale dans la tourmente

by Chiencoro 9 janvier 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

La décision du locataire de la Maison Blanche de boucler la porte à 66 organisations internationales, dont plusieurs piliers de la coopération climatique, fragilise encore davantage la lutte mondiale contre le réchauffement. Cette décision, annoncée le 7 janvier 2026, marque un recul dangereux pour les engagements environnementaux globaux et inquiète les pays africains, en première ligne face aux effets du dérèglement climatique.

Le décret exécutif signé par Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU. Cette décision a eu l’effet d’un séisme diplomatique. Parmi les institutions concernées figurent des acteurs essentiels de la gouvernance environnementale mondiale, comme la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ou encore l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

Dans un discours depuis la Maison Blanche, le locataire de la Maison Blanche a justifié sa décision au nom de la doctrine « America First » (l’Amérique d’abord). Donald Trump affirme vouloir « protéger les contribuables américains » et « rompre avec les organisations inefficaces et politisées ». Une position qui rompt avec les engagements pris par l’administration Biden, revenue dans l’Accord de Paris en 2021 après un premier retrait décidé… déjà par Trump en 2017.

Cette volte-face confirme le désengagement structurel de Washington vis-à-vis des politiques climatiques globales, et ce, au moment où la planète enregistre les températures les plus élevées jamais enregistrées.

Un coup dur pour le financement climatique

La décision américaine n’a pas qu’une portée symbolique. Elle frappe directement le financement international de la transition écologique.

Les États-Unis figuraient parmi les plus importants contributeurs au Fonds vert pour le climat, au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou encore à la Convention sur la désertification (CNULD). Leur retrait laisse un vide financier estimé à plus de 2,3 milliards de dollars par an.

Cette rupture menace les programmes de résilience déjà fragiles, notamment en Afrique, où le soutien technique et financier des États-Unis représentait un levier crucial pour l’adaptation agricole, la gestion de l’eau et la prévention des catastrophes naturelles. Sans les États-Unis, le financement climatique international devient une fiction. Les pays du Sud risquent de payer le prix fort du repli américain. 

Le vide laissé par Washington pourrait donc offrir une opportunité pour la Chine, la Russie ou même l’Inde de renforcer leur influence dans le secteur climatique.

L’Afrique, victime collatérale du désengagement

Sur le continent africain, c’est l’inquiétude et l’amertume. Dans le Sahel, les pays déjà fragilisés par la désertification, les migrations climatiques et la raréfaction des ressources doit redouter un effet domino sur les aides internationales.
Le désengagement des États-Unis risque d’affaiblir les capacités d’adaptation des pays africains. Car si les grandes puissances se retirent, les plus vulnérables seront abandonnés.  Dans les zones côtières, de Dakar à Dar es Salaam, la montée des eaux et l’érosion marine exigent des investissements colossaux. Or, les États-Unis soutenaient plusieurs programmes via la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID), désormais suspendus ou incertains.

L’après-Trump : la planète à la croisée des chemins

La communauté internationale doit se préparer surtout à un effet d’entraînement politique. Le retrait américain pourrait encourager d’autres pays à revoir leurs engagements climatiques, notamment parmi les grands producteurs d’hydrocarbures. L’humanité ne peut pas se permettre un retour en arrière. Car sans la coopération mondiale, la bataille contre le changement climatique sera perdue d’avance.

Le risque est aussi moral. En se retirant des négociations climatiques, Washington sape la crédibilité des accords internationaux et renforce le sentiment d’injustice climatique ressenti par les pays du Sud. Ces derniers, responsables de moins de 4 % des émissions mondiales, subissent pourtant les impacts les plus lourds.

Le retrait américain plonge donc la gouvernance mondiale du climat dans une zone d’incertitude. Alors que l’Accord de Paris fête ses dix ans, l’un de ses architectes principaux se retire du jeu. Une décision qui menace l’équilibre déjà précaire entre pays développés et émergents.

Le monde est à la croisée des chemins : soit il poursuit sa marche vers une planète durable, soit il recule dans une ère d’égoïsmes climatiques.

Dans les capitales africaines, cette décision américaine relance le débat sur la souveraineté environnementale. À l’image de la Confédération des États du Sahel, qui plaide pour une gestion endogène des ressources naturelles, plusieurs gouvernements envisagent désormais des modèles d’adaptation autonomes, moins dépendants de l’aide internationale.

Mais pour beaucoup, la rupture américaine constitue un précédent dangereux. Si la première puissance mondiale peut tourner le dos à la planète, qui portera encore la flamme du multilatéralisme climatique ?

Chiencoro Diarra 

9 janvier 2026 0 comments
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Donald Trump, nouveau président des États Unis.
ActuAnalyses

De Washington à Niamey, la tentation du retrait : quand les États-Unis suivent la voie tracée par les pays de l’AES

by Chiencoro 9 janvier 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

En décidant de quitter 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU, les États-Unis de Donald Trump adoptent une posture de souveraineté qui n’est pas sans rappeler celle de la Confédération des États du Sahel (AES). Du Mali au Niger, les États sahéliens ont amorcé le même virage : celui d’un désengagement des structures jugées inefficaces ou contraires à leurs intérêts. De Koulouba à la Maison Blanche, un même mot d’ordre s’impose désormais — reprendre le contrôle.

Le 7 janvier 2026, Donald Trump a signé un décret exécutif ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 institutions rattachées à l’ONU. Une décision spectaculaire, justifiée par la volonté de « restaurer la souveraineté américaine » et de « cesser de financer des structures inutiles ».

Une rhétorique qui, curieusement, fait écho à celle des dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger, qui, depuis 2023, ont multiplié les retraits des organisations régionales jugées inefficaces ou « inféodées à des intérêts étrangers ».

Quelques semaines auparavant, lors de la deuxième session du Collège des chefs d’État de l’AES, tenue à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, avait donné le ton : « L’AES se retirera de toutes les organisations inutiles, coûteuses et contraires à nos valeurs. »

Entre les États-Unis et les pays du Sahel, deux mondes que tout semble opposer, c’est pourtant la même conviction qui s’affirme : celle d’une reprise de souveraineté face à l’ingérence institutionnelle et financière.

Quand Washington imite Bamako

Le parallèle peut surprendre. Mais il s’impose. Comme les pays de l’AES qui ont quitté la CEDEAO, l’OIF, le G5 Sahel, chassé les forces étrangères de leur pays, après les sanctions de 2022 jugées « illégitimes, illégales et inhumaines », Washington tourne aujourd’hui le dos à un multilatéralisme perçu comme une contrainte.

Trump accuse les organisations internationales de dilapider les ressources américaines au profit d’intérêts étrangers. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent, de leur côté, des institutions régionales « déconnectées des réalités africaines », défendant des intérêts extérieurs, et incapables de garantir la sécurité ou la stabilité économique.

Dans les deux cas, le diagnostic est le même : le multilatéralisme est en crise, devenu selon ses détracteurs une machine lourde, coûteuse et parfois instrumentalisée politiquement.

Au Mali, le président Assimi Goïta l’avait affirmé dans son discours du 31 décembre 2025 :« Notre souveraineté ne se négocie plus. Le Mali coopère, mais ne se soumet plus. »

À Washington, Donald Trump tient un langage similaire : les États-Unis, dit-il, « refusent d’être les bailleurs d’un monde qui ne respecte pas leurs intérêts ».

L’effritement du multilatéralisme : un nouveau tournant mondial

Cette synchronie n’est pas anodine. Des deux côtés de l’Atlantique, la logique du retrait traduit une crise plus profonde du système international hérité de l’après-guerre. L’ONU, affaiblie par les rivalités entre grandes puissances et les blocages institutionnels, peine à incarner une gouvernance mondiale équilibrée.

Le retrait américain, comme celui des pays du Sahel, révèle une mutation géopolitique majeure : la fin du consensus multilatéral et le retour affirmé des États-nations.

Dans les capitales africaines comme à Washington, cette tendance se fonde sur la même rhétorique de rupture : « nous déciderons pour nous-mêmes ».

L’AES, en promouvant une diplomatie de non-alignement et une intégration régionale autonome, cherche à bâtir une souveraineté collective à l’échelle du Sahel. Trump, de son côté, ressuscite un nationalisme économique et un isolationnisme stratégique qui rappellent l’Amérique des années 1930.

L’Afrique du Sahel, laboratoire d’une nouvelle souveraineté

Ce que vivent aujourd’hui le Mali, le Niger et le Burkina Faso préfigure peut-être un mouvement mondial : celui d’une désoccidentalisation de la gouvernance internationale.

Les dirigeants sahéliens ont souvent été raillés pour leurs critiques virulentes des institutions internationales. Pourtant, le retrait américain vient renforcer leur argument : le multilatéralisme ne répond plus aux attentes des nations souveraines, qu’elles soient du Sud ou du Nord.

De Niamey à Bamako, les États de l’AES plaident désormais pour une diplomatie de résultats : coopération choisie, alliances équilibrées, institutions allégées.

Une approche que Trump semble, à sa manière, faire sienne — en rompant avec un système perçu comme « obsolète » et « anti-souverain ».

Vers un nouvel ordre mondial à géométrie variable ?

La coïncidence entre la doctrine America First et la doctrine sahélienne de souveraineté n’est peut-être pas fortuite : elle reflète le délitement de l’ordre international fondé sur l’universalité.

Alors que les États-Unis, première puissance mondiale, s’émancipent du cadre onusien, les nations africaines s’affirment en dehors des tutelles régionales. Dans les deux cas, la légitimité se reconstruit à l’intérieur, pas à l’extérieur.

Mais ce tournant comporte aussi des risques : l’éclatement du système international, l’isolement des pays et le retour à une diplomatie de rapports de force.

Le monde entre peut-être dans une ère nouvelle — celle des souverainetés parallèles, où chaque bloc redéfinit ses règles et ses alliances.

Chiencoro Diarra

9 janvier 2026 0 comments
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Photo de famille des chefs d’état de l‘AES lors de la deuxième session du collège des chefs d’état de l‘AES, le 23 décembre 2025. Présidence du Mali.
A la UnePolitique

Coup de force américain au Venezuela : l’AES dénonce une violation de la souveraineté

by Sahel Tribune 8 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un communiqué officiel signé par son président en exercice, la Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé jeudi 8 janvier 2026 sa vive préoccupation face à l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire du Venezuela.  Cette action a conduit à l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, un acte grave qualifié d’atteinte directe à la souveraineté d’un État indépendant par l’organisation sahélienne.  

L’AES rappelle que l’usage de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État constitue une ingérence inacceptable. Le président en exercice, Capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d’un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ».  

Une violation du droit international

La Confédération AES, attachée à la défense de la souveraineté et de l’indépendance, condamne fermement cet acte qu’elle juge contraire aux règles internationales. Elle rappelle que la Charte des Nations Unies consacre le respect de l’intégrité territoriale et de l’égalité souveraine des États. Le président du Faso a insisté : « La Charte des Nations Unies n’est pas une option, elle est une obligation pour tous. Son respect est la condition de la paix. Ceux qui la violent fragilisent l’ordre international ».  

L’organisation dénonce également le recours unilatéral à la force, regrettant profondément qu’un membre permanent du Conseil de sécurité se livre à une telle violation. Pour l’AES, cette attitude fragilise davantage l’ordre international déjà marqué par des tensions croissantes. Les conséquences de cette action sont jugées néfastes pour la stabilité mondiale, car elles ouvrent la voie à une logique de confrontation et d’instabilité, au détriment des efforts collectifs pour préserver la paix.  

Appel au Conseil de sécurité

Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel interpelle directement le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle rappelle que cette institution détient la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. L’AES exhorte le Conseil à assumer pleinement sa mission en condamnant clairement l’action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. Le président Traoré a souligné : « Le Conseil de sécurité doit être la voix de la justice. Il ne peut rester silencieux face à l’agression. Sa crédibilité dépend de son action ».  

En parallèle, l’AES réaffirme son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect mutuel et l’égalité souveraine des États. Elle insiste sur le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, considérés comme le socle indispensable pour garantir la coexistence pacifique entre nations. En mettant en avant ces valeurs, la Confédération entend rappeler que la stabilité mondiale ne peut être assurée que par l’application rigoureuse du droit international.  

Solidarité avec le peuple vénézuélien

Dans son communiqué, l’AES exprime sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée par cette agression. L’organisation souligne que cette atteinte ne concerne pas seulement le Venezuela, mais qu’elle constitue un précédent dangereux pour tous les États attachés à leur indépendance. Le président en exercice a affirmé : « Nous sommes aux côtés du peuple vénézuélien dans cette épreuve. Leur combat est celui de tous les peuples souverains. Nous ne resterons pas indifférents ».  

La Confédération réitère enfin son attachement au multilatéralisme et au respect scrupuleux du droit international. Pour l’AES, ces principes sont essentiels afin d’assurer la sécurité collective et la paix internationale. Ce positionnement illustre la volonté des États du Sahel de s’affirmer comme défenseurs de la légalité internationale et de la souveraineté des nations.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 janvier 2026 0 comments
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Un groupe diversifié de citoyens engagés activement dans un processus démocratique.
A la UneOpinion

Le Mali face à la crise du modèle démocratique importé

by Chiencoro 8 janvier 2026
written by Chiencoro 7 minutes read

Plus de Trente ans après l’avènement du multipartisme, le Mali se retrouve toujours à la croisée des chemins. Les conclusions de l’audit national des partis politiques, publiées par la Cour suprême, sont sans appel. La démocratie importée de 1991, fondée sur le mimétisme institutionnel de l’occident, a échoué à incarner la souveraineté populaire. Le président Assimi Goïta, conscient de cet état de fait, a d’abord suspendu l’activité des partis politiques avant de les dissoudre. Le but de cette démarche n’est point un musèlement de l’espace politique, mais plutôt de poser les bases d’un modèle politique enraciné dans les réalités maliennes, voire africaines, à travers une refondation philosophique et civique du contrat social.

L’audit des partis politiques, publié par la cour suprême, anime le débat politique malien en ce début d’année. Cet audit révèle l’essoufflement d’un système devenu sa propre caricature. En plus de trente ans de pluralisme, plus de 280 partis ont vu le jour, souvent sans base sociale, sans projet idéologique, et encore moins sans enracinement territorial. Les élections sont devenues, non pas des moments de délibération collective, mais des rituels d’appartenance clientélisme où la citoyenneté se marchande au gré des alliances de circonstance. Ce qui a d’ailleurs fait dire à certains citoyens que les partis politiques au Mali ne sont que des G.I.E, entendu par là des Groupements d’intérêts économique, ne cherchant donc qu’à satisfaire à leurs propres intérêts politiques. 

Cette inflation partisane illustre la dérive d’un modèle démocratique copié sur les architectures occidentales, sans réelle adaptation aux structures sociales africaines. Le peuple malien, naguère acteur de sa destinée, s’est vu réduit à un spectateur de querelles partisanes, tandis que la politique s’est technocratisée, coupée du réel. Pourtant, la conférence de Baule avait alerté sur ce risque et laissé des consignes pour la démocratisation de l’Afrique. François Mitterand, en 1990, dans son discours à la Baule, avait déclaré : « Enfin, on respire, enfin on espère, parce que la démocratie est un principe universel. Mais il ne faut pas oublier les différences de structures, de civilisations, de traditions, de mœurs. Il est impossible de proposer un système tout fait. » 

La démocratie, censée rapprocher le pouvoir du citoyen, s’est transformée en machine à produire de la défiance et de l’aliénation politique. Pendant 30 ans, des décisions importantes ont été prises au nom du peuple sans que celui-ci ne soit réellement impliqués dans les processus de prise de décision. Ce qui rejoint le rejet du principe de la représentativité du peuple par Jean Jacques Rousseau, qui déplore le fait que « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers ».

Le rejet du mimétisme institutionnel

Le président Assimi Goïta, en annonçant l’ouverture en 2026 de nouvelles concertations nationales autour de la relecture de la Charte des partis politiques, semble posé un diagnostic sans complaisance. Celui qui consiste à souligner la nécessité d’une démocratie qui nous ressemble, qui s’enracine dans nos valeurs, et non une démocratie d’imitation. Il dissolvant les partis politiques en 2025, il s’agissait pour lui de reculer afin de mieux sauter. « L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution », a annoncé le chef de l’Etat dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2025.

Mais que dit l’article 39 de la Constitution du 22 juillet 2023 auquel fait référence le président Goïta ? Il stipule : « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminés par la loi. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire national, de l’unité national, et de la laïcité de l’Etat ». Des conditions sine qua non pour la stabilité d’un pays qui sort d’une guerre qui a longtemps duré. 

Alors l’annonce du président de la transition marque un tournant dans le paysage politique malien. Elle rompt avec la logique postcoloniale qui, depuis les années 1990, avait fait du modèle représentatif occidental un dogme indiscutable. Le Mali doit désormais s’affranchir des institutions importées pour réinventer sa propre grammaire politique. Cela va en droite ligne avec la politique souverainiste des autorités maliennes de la transition. Une politique qui explique d’ailleurs leur prise de distance avec plusieurs organisations dont la MINUSMA, la CEDEAO, l’OIF, le G5 Sahel, etc.

Cette posture rejoint la critique formulée depuis plusieurs décennies par les penseurs africains de la décolonisation politique, de Joseph Ki-Zerbo à Souleymane Bachir Diagne : la démocratie ne peut être authentique que si elle s’enracine dans les traditions de délibération, de palabre et de consensus qui caractérisent les sociétés africaines. Le « village africain », dans son organisation communautaire, offre une forme ancestrale de gouvernance participative où le pouvoir se légitime par le dialogue, la sagesse et le sens du collectif.

Repenser le contrat social à l’africaine

Ce que propose aujourd’hui Bamako n’est donc point une rupture autoritaire, mais une refondation philosophique. Il s’agit de retrouver l’esprit du politique, celui qui lie le pouvoir à la morale, le citoyen à la communauté, la décision à la responsabilité. Un acte hautement patriotique visant à instaurer une souveraineté fondée sur les valeurs ataviques à la société malienne. Il ne s’agit pas du retour à un ordre social révolu, comme certains le pensent, mais plutôt d’une mise en pratique de la démocratie à partir des mécanismes endogène de gouvernance.

Dans une tribune publiée chez Jeune Afrique, l’historien et politologue, Achille Bembé, explique que « Vouloir expliquer les dynamiques en cours sur le continent en termes de crise de la démocratie est un contresens. De démocratie en tant que telle, il n’y en a tout simplement pas en Afrique. »  Selon ses explications, « Partout dans le monde, y compris dans les vieux pays d’Occident, on assiste au recul et à l’évidement de la démocratie, à l’émasculation des institutions multilatérales et à la destruction des formes de solidarité internationale. » 

Le futur cadre législatif que le Mali entend élaborer sur les partis politiques ne vise pas à restreindre la liberté politique, mais à restaurer le sens même de l’engagement public. Les concertations annoncées pour 2026 s’inscrivent dans cette dynamique de « souveraineté politique ». Une souveraineté qui refuse la dépendance idéologique et institutionnelle vis-à-vis de l’extérieur. 

Les pères de la démocratie africaine, depuis les conférences nationales de 1991, semblent avoir omis volontairement la volonté de leur « Maître à penser ». Ils ont tenté de transposer la démocratie occidentale sur leur continent, généralement en déphasage avec les mécanismes endogènes de gouvernance. C’est ce système importé qui semble aujourd’hui avoir montré ses limites. D’où les crises de gouvernance que l’on observe un peu partout sur le continent. 

Un horizon pour le Mali Kura

La démocratie africaine ne se définit plus par la seule tenue d’élections, mais par la participation réelle des citoyens à la vie de la cité, la responsabilisation des acteurs publics et la réhabilitation du sens du devoir collectif. Repenser la démocratie, c’est refonder la confiance. Et refonder la confiance, c’est replacer le peuple, non les partis, au centre du politique. Voilà ce que le chemin que le Mali a entrepris depuis août 2020 jusque’à nos, à travers les Assises nationales de la refondation en 2021 ainsi que les différents Etats généraux. 

Le Mali entre donc  dans une phase historique de réflexion collective. En ouvrant le débat sur la nature même de la démocratie, la Transition ne cherche pas à se soustraire au pluralisme, mais à le purifier. Le pays se pose une question universelle : comment articuler souveraineté, justice et identité dans un monde où les modèles dominants vacillent ?

Ce qui se joue à Bamako dépasse le cadre national. C’est la possibilité pour l’Afrique de redevenir sujet de sa propre histoire politique. Entre héritage et innovation, le Mali Kura trace la voie d’une « démocratie de souveraineté », une démocratie pensée par et pour les Africains, fidèle à leurs valeurs, ouverte sur l’avenir, et fondée sur une philosophie simple : celle d’un peuple qui se gouverne enfin selon sa propre vérité. Car « Ce qui est en crise, ce sont les arrangements institutionnels hérités de la colonisation et qui, dans les années 1990, ont fait l’objet d’un ravalement de façade. », analyse Achille Bembé. 

Chiencoro Diarra

8 janvier 2026 0 comments
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Général Chico
ActuTaabolow ani Tabiaw

Sénégal : l’influenceur malien « Général Chico » condamné pour incitation à la haine religieuse

by Sahel Tribune 7 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Condamné à un an de prison ferme par le tribunal de Dakar, l’influenceur malien Cheikhna Nimaga, alias Général Chico, devient le symbole des dérives d’une parole numérique sans filtre. Ses vidéos polémiques, mêlant insultes et provocations religieuses, ont déclenché une vague d’indignation et ravivé le débat sur les limites de la liberté d’expression en Afrique de l’Ouest. Entre justice nationale, pressions sociales et responsabilité numérique, l’affaire Chico marque un tournant dans la régulation des discours en ligne sur le continent.

Cheikhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de « Général Chico » ou « Chico 223 », n’a que 25 ans, mais son nom est désormais associé à l’une des affaires judiciaires les plus commentées entre le Mali et le Sénégal. Ce jeune influenceur malien, installé à Dakar, a été condamné le 7 janvier 2026 à un an de prison ferme pour « injures publiques par le biais d’un système informatique » et « incitation à la discrimination religieuse ».

Son parcours illustre la dérive d’une célébrité numérique devenue symbole des excès des réseaux sociaux en Afrique de l’Ouest. L’affaire met en lumière la difficile conciliation entre liberté d’expression, responsabilité en ligne et respect des sensibilités religieuses.

La chute d’un influenceur

L’affaire trouve son origine dans un conflit personnel entre Chico et le chanteur malien Sidiki Diabaté. Admirateur devenu détracteur, l’influenceur avait multiplié sur TikTok des directs dans lesquels il accusait la star de comportements immoraux. Ces vidéos, suivies par des milliers d’internautes, ont conduit le musicien à porter plainte pour diffamation, injures publiques et chantage.

Mais le différend a rapidement pris une tournure plus grave. Le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) et plusieurs organisations religieuses se sont constitués parties civiles contre l’influenceur, l’accusant d’avoir tenu des propos blasphématoires et outrageants envers l’islam.

Arrêté à Dakar le 4 décembre 2025, Chico a été jugé par le tribunal hors classe de la capitale sénégalaise. Les juges l’ont reconnu coupable d’avoir diffusé, à plusieurs reprises, des propos jugés contraires aux bonnes mœurs et à la tolérance religieuse.

Le verdict, assorti d’une amende de 500 000 francs CFA, a été salué comme un « rappel à l’ordre ». Cette décision judiciaire vise à préserver la paix sociale dans un contexte régional marqué par la montée des discours haineux et des tensions confessionnelles en ligne.

Une justice transfrontalière à l’ère du numérique

Le procès de Chico, bien que mené au Sénégal, a mobilisé la diaspora malienne et relancé le débat sur les responsabilités des influenceurs dans l’espace numérique ouest-africain. Les faits étant survenus sur les réseaux sociaux, leur dimension transfrontalière a obligé la justice sénégalaise à intervenir, rappelant la nécessité d’une coopération judiciaire renforcée entre pays de la région.

Les juges ont aussi voulu rappeler que les propos tenus en ligne, même sous couvert d’humour ou de provocation, restent soumis aux lois nationales. Dans son jugement, le tribunal a souligné que la liberté d’expression « ne saurait s’exercer au détriment du respect dû aux croyances et à la dignité d’autrui ».

Une leçon pour les réseaux sociaux africains

Au-delà du cas Chico, cette affaire ouvre un débat de fond sur la régulation du discours numérique dans un espace médiatique en pleine mutation. Les plateformes sociales sont devenues des arènes politiques, religieuses et sociales où les frontières entre satire, critique et incitation sont souvent floues.

Pour de nombreux observateurs, cette condamnation marque un tournant dans la gouvernance numérique africaine. Les États cherchent désormais à établir un équilibre entre la liberté d’expression et la préservation de la cohésion sociale.

Chico, lui, paie le prix fort d’une parole devenue incontrôlable. Son cas restera sans doute un précédent pour les influenceurs du continent, invités à mesurer, désormais, le poids de chaque mot prononcé à l’écran.

A.D

7 janvier 2026 0 comments
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Doumbia Mariam Tangara
A la UneClimat et environnement

Mali : Bamako renforce la décentralisation environnementale

by Sahel Tribune 7 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le gouvernement malien adopte deux décrets transférant aux collectivités territoriales la gestion de l’assainissement, des forêts et de la faune.

Réuni en session ordinaire le 7 janvier 2026 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la décentralisation au Mali. Deux décrets majeurs ont été adoptés sur proposition du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara.

Le premier fixe le détail des compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales en matière d’assainissement et de lutte contre les pollutions et nuisances. Le second concerne la gestion des ressources forestières et fauniques. Ces textes s’inscrivent dans la continuité de la réforme territoriale initiée depuis 2023 et visent à rendre plus efficace la gouvernance locale de l’environnement.

Une réforme structurelle de la gouvernance territoriale

L’adoption de ces deux décrets découle directement de la loi n°2023-002 du 13 mars 2023, qui a modifié la loi fondamentale sur l’organisation administrative du territoire de 2012. Cette réforme a supprimé le niveau de collectivité territoriale appelé « cercle », redistribuant ainsi les compétences entre les communes, les régions et le district de Bamako.

Avec cette nouvelle architecture, l’État entend rapprocher les politiques publiques environnementales des citoyens, tout en clarifiant les responsabilités des différents niveaux de gouvernance locale. Les services centraux et déconcentrés du ministère de l’Environnement seront désormais chargés d’un rôle d’appui-conseil auprès des collectivités territoriales, afin de garantir la cohérence nationale de l’action environnementale.

Assainissement, forêts, faune : des compétences transférées mais encadrées

Les décrets adoptés précisent la nature des missions désormais confiées aux communes et aux régions. Elles incluent la gestion des déchets, la lutte contre les pollutions, la protection des ressources naturelles, la reforestation et la préservation de la faune. Ces domaines, jusque-là largement centralisés, deviennent des leviers essentiels de développement local et de gouvernance environnementale participative.

L’enjeu est double : renforcer la responsabilisation des collectivités tout en assurant une meilleure efficacité dans la gestion durable des ressources naturelles. Dans un contexte de changement climatique et de pressions croissantes sur les écosystèmes, cette approche vise aussi à prévenir les conflits liés à l’exploitation des ressources.

Une décentralisation au cœur de la refondation nationale

Ces décisions s’inscrivent dans la philosophie politique du président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui prône une gouvernance plus ancrée dans les réalités locales. La décentralisation est considérée par Bamako comme un pilier de la refondation nationale, au même titre que la souveraineté politique et la réforme institutionnelle.

En donnant plus d’autonomie aux collectivités pour gérer leur environnement, l’exécutif malien mise sur la proximité, la redevabilité et la participation citoyenne pour faire face aux défis écologiques et sociaux. Cette évolution confirme la volonté des autorités de doter les territoires d’un rôle accru dans la construction du Mali Kura, le « Mali nouveau » voulu par la Transition.

Avec l’adoption de ces deux décrets, le Mali entre dans une nouvelle phase de sa décentralisation. Le transfert des compétences environnementales et forestières aux collectivités territoriales incarne la volonté politique de rapprocher l’État des citoyens et d’ancrer la gouvernance du développement durable dans les réalités locales.

A.D

7 janvier 2026 0 comments
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Claude Pivi
A la UnePolitique

Guinée : le parquet annonce le décès de Claude Pivi dit « Coplan »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 7 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Claude Pivi, plus connu sous le surnom de « Coplan », officier militaire guinéen et ancien ministre chargé de la sécurité présidentielle sous le règne du capitaine Moussa Dadis Camara, est décédé ce mardi à l’âge de 66 ans. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé sa mort, survenue après deux jours de soins intensifs à l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré, où il avait été admis en urgence après une hypoglycémie sévère.

Né en 1960 à N’Zérékoré, Claude Pivi avait connu une ascension fulgurante au sein de l’armée guinéenne. Ancien karatéka, il avait intégré les rangs militaires en 1985 avant de se faire remarquer lors de la mutinerie de mai 2008. Après le coup d’État du 23 décembre 2008, il fut nommé ministre dans le gouvernement de Kabiné Komara et devint capitaine en avril 2009. Figure influente du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), il s’imposa rapidement comme un acteur central.

Une carrière militaire marquée par la politique

Membre du CNDD, Claude Pivi fut rapidement associé aux violences politiques qui endeuillèrent la Guinée, notamment le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Cet épisode tragique, au cours duquel des centaines de manifestants furent tués ou blessés, marqua durablement l’histoire du pays. La responsabilité de commandement de Pivi dans ces événements fut mise en avant par la justice, qui le poursuivit pour crimes contre l’humanité, une accusation lourde qui allait sceller son destin judiciaire.

Le 31 juillet 2024, après un long processus judiciaire, Claude Pivi fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 25 ans. Cette décision marqua l’aboutissement d’un procès historique en Guinée, visant à rendre justice aux victimes du massacre du stade. La condamnation de Pivi fut perçue comme un signal fort contre l’impunité, même si son parcours judiciaire fut marqué par des rebondissements spectaculaires.

Condamnation et évasion spectaculaire

En novembre 2023, avant même la conclusion de son procès, Claude Pivi avait réussi une spectaculaire évasion de la maison centrale de Conakry. Cet épisode fit grand bruit dans le pays, révélant les failles du système carcéral guinéen. Sa fuite alimenta les spéculations et renforça son image controversée. Pendant plusieurs mois, il demeura introuvable, jusqu’à ce que les autorités parviennent à le localiser au Liberia, où il fut arrêté en septembre 2024 avant d’être extradé vers la Guinée.

Son retour forcé à Conakry permit la reprise du processus judiciaire, qui se conclut par sa condamnation définitive. L’ancien ministre, autrefois figure redoutée du régime de Dadis Camara, se retrouva ainsi derrière les barreaux, marqué par une trajectoire oscillant entre ascension militaire et chute judiciaire. Son parcours illustre les turbulences politiques de la Guinée contemporaine, où les figures militaires ont souvent joué un rôle central dans les crises et les transitions du pouvoir.

Un décès entouré de questions médicales

Selon le communiqué du Parquet, Claude Pivi souffrait de plusieurs pathologies chroniques, dont le diabète et l’hypertension. La non-observance de son traitement aurait entraîné une hypoglycémie sévère le 4 janvier, nécessitant son évacuation en urgence vers l’hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré. Malgré deux jours de soins intensifs, son état ne s’est pas amélioré, et son décès a été constaté le 6 janvier, plongeant ses proches et l’opinion publique dans une nouvelle onde de choc.

Le Parquet a annoncé qu’une autopsie médico-légale avait été ordonnée afin de déterminer les circonstances exactes de sa mort. Cette décision vise à clarifier les causes du décès d’un homme dont la vie fut marquée par la controverse et les procès. La disparition de Claude Pivi, dit « Coplan », clôt ainsi un chapitre tumultueux de l’histoire politique et militaire guinéenne, où se mêlent ascension fulgurante, violences tragiques, condamnation judiciaire et fin brutale dans un contexte médical complexe.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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