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Karamoko Sinayoko, charlatan malien.
ActuOpinion

Mali : la CAN des charlatans ou la défaite de la raison

by Sahel Tribune 11 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, la ferveur populaire autour de la CAN 2025 a une fois de plus tourné à la croyance aveugle. Des charlatans se présentant ont promis la victoire finale contre espèces sonnantes. Ils ont profité d’un peuple trop prompt à troquer la raison contre l’émotion. L’affaire Karamoko Sinayoko, entre escroquerie mystique et déception nationale, est la révélation des dérives d’une société où la foi irrationnelle supplante l’esprit critique, jusque sur les terrains de football.

Au Mali, chaque Coupe d’Afrique des Nations réveille la même ferveur, la même foi… et les mêmes illusions. La passion du football s’y confond souvent avec la croyance mystique. ce qui donne aux marabouts et charlatans autoproclamés un rôle aussi central que les entraîneurs. À la CAN 2025, le phénomène a pris une tournure spectaculaire. Un certain Karamoko Sinayoko, présenté comme « maître spirituel des Aigles », a promis la victoire finale du Mali contre la modique somme de cent millions de francs CFA.

L’affaire aurait pu prêter à sourire si elle n’avait pas révélé un mal bien plus profond : celui d’un peuple qui, au lieu de raisonner, préfère croire.

La magie plus forte que la tactique

Tout a commencé par une vidéo virale. Le marabout y affirmait, avec une assurance quasi divine, que les Aigles remporteraient la CAN « sans aucun doute ». Des supporters, des commerçants, même quelques notables s’y sont laissés prendre, apportant leur contribution financière comme on offre un sacrifice à l’espoir.

Mais après l’élimination du Mali, la foi s’est muée en colère. Une foule furieuse a pris d’assaut la maison du marabout à Bamako, réclamant remboursements et explications mystiques. La police a dû intervenir. Sinayoko, lui, aurait disparu, probablement aussi vite que ses promesses. Mais selon certaines sources non officielles au moment où nous mettons sous presse cet article, le charlatan serait arrêté ce samedi 10 janvier 2025.

Derrière cette comédie, une réalité tragique. L’émotion a une fois de plus supplanté la raison. Le peuple, trop souvent déçu par ses élites, cherche ailleurs le réconfort : dans la magie, la religion ou la rumeur. Les charlatans, eux, savent parfaitement surfer sur cette naïveté collective.

La crédulité comme sport national

Ce n’est pas la première fois que la ferveur populaire malienne bascule dans la croyance irrationnelle. Mais le cas Sinayoko montre combien l’illusion s’est industrialisée. Les réseaux sociaux transforment désormais les imposteurs en stars. Leurs vidéos cumulent des millions de vues, leurs promesses deviennent virales, et leurs adeptes — sincères mais dupés — forment une armée numérique de croyants du ballon rond.

Pendant ce temps, les vrais artisans de la performance, les joueurs, les entraîneurs, les analystes, sont relégués au second plan. Le mérite est effacé par le miracle, et la réflexion remplacée par le réflexe.

Une morale simple : penser avant de croire

Ce scandale ne concerne pas seulement le football. Il dit quelque chose de la société malienne contemporaine. Une société où la frustration, la pauvreté et la désillusion politique, de 1991 à 2020, rendent le peuple perméable à la manipulation. Les charlatans ne sont que le miroir grossissant d’un mal plus général: celui d’un peuple qui confond foi et crédulité, émotion et jugement, ferveur et discernement.

Un peuple qui croit que le destin se négocie à coups d’incantations plutôt qu’à force d’efforts, finit toujours par être trahi, dans ses convictions.

À l’heure où les Aigles rentrent du Maroc les ailes brisées, une autre victoire reste possible : celle de la lucidité. Car le Mali n’a pas seulement besoin de buts… il a besoin d’esprit critique. À défaut de marabouts, peut-être faudrait-il des maîtres d’école ?

A.D

11 janvier 2026 0 comments
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Mikailou Cisse professeur de philosophie au secondaire au Mali. 1
A la UneOpinion

AES : Contre le mimétisme institutionnel, la refondation sahélienne

by Mikailou Cissé 10 janvier 2026
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, analyse la transition politique en cours au Sahel à la lumière de la quête de légitimité populaire et de souveraineté collective. Pour lui, la Confédération des États du Sahel (AES) ne marque pas une simple rupture institutionnelle, mais une refondation politique ancrée dans les réalités sociales et culturelles des peuples sahéliens. Entre héritage postcolonial, échec des modèles importés et réaffirmation d’une souveraineté vécue, Cissé voit dans ce moment sahélien l’émergence d’un nouvel humanisme politique africain.

La transition sahélienne se joue désormais sur le terrain décisif de la légitimité politique. Les peuples n’y expriment pas seulement ce qu’ils rejettent ; ils affirment ce qu’ils entendent bâtir ensemble. Dans cette nouvelle configuration, la souveraineté populaire, articulée à une intégration économique et une sécurité collective, s’enracine dans une union conçue pour résister aux fractures internes et aux pressions externes. Ainsi, les sociétés sahéliennes s’affirment comme des acteurs autonomes de l’histoire ouest-africaine contemporaine.

La Confédération des États du Sahel (AES), née à Niamey en juillet 2024, s’inscrit dans une séquence marquée par l’épuisement des cadres d’intégration postcoloniaux et l’émergence d’une exigence populaire de rupture. Au cœur de cette dynamique réside la réappropriation de la souveraineté par les peuples eux-mêmes.

Loin d’être un attribut figé de l’État, la souveraineté devient un processus continu : elle se construit, se défend et se légitime par l’action collective. L’expérience burkinabè actuelle l’illustre parfaitement, au milieu de menaces internes et externes multiples.

Les leçons de l’histoire : de la Fédération du Mali à la CEDEAO

Cette trajectoire invite à une lecture comparée avec l’échec de la Fédération du Mali à la veille des indépendances. Elle rappelle qu’aucune union politique ne dure sans socle populaire solide ni vision partagée de la souveraineté.

Dans le contexte sahélien, l’union ne saurait être une superstructure institutionnelle détachée du vécu des populations. L’expérience nigériane le démontre : lorsqu’un modèle est capturé par des élites et déconnecté des réalités sociales et sécuritaires, il se réduit à une coquille juridique vide.

La CEDEAO, quant à elle, illustre le même paradoxe sous un autre angle. En privilégiant une intégration normative sans transfert réel de souveraineté populaire, elle révèle que la légitimité sociale demeure le socle vivant de toute communauté politique. Sa rigidité procédurale et son alignement sur des intérêts exogènes expliquent la quête d’un nouveau cadre par le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

L’AES : un projet politique enraciné dans les réalités populaires

L’AES comble ce vide non par une opposition abstraite, mais par une refondation politique ancrée dans les attentes sécuritaires, économiques et sociales des populations sahéliennes.

Confrontée à des alliances extérieures hostiles et à des entreprises de déstabilisation interne, la Confédération affronte des menaces hybrides où des partenariats peuvent se muer en facteurs d’insécurité. Seule une communauté politique portée par une volonté populaire assumée peut contrer ces projets contraires à l’intérêt général.

Les interactions régulières entre institutions sahéliennes témoignent d’une dynamique réelle. Pourtant, la durabilité d’un projet fédéral ne se mesure pas à la fréquence des concertations, mais à sa traduction concrète dans la vie des populations.

Dans un environnement marqué par des rapports de force asymétriques, la légitimité politique s’édifie d’abord par la cohérence interne entre législation, action publique et soutien populaire, plutôt que par une reconnaissance extérieure.

Toute entrave au projet collectif devient ainsi un enjeu d’intérêt public majeur. Elle appelle des réponses politiques, juridiques et sociales proportionnées, tournées vers la base où se forgent adhésion et contestation. Il ne s’agit ni d’arbitraire ni de coercition aveugle, mais d’une nécessité structurelle pour protéger le projet commun et affirmer la primauté de l’intérêt général.

L’intervention américaine au Venezuela en est une illustration apparente : un rappel que la souveraineté ne se délègue pas sans se perdre.

L’intégration économique : socle de la souveraineté sahélienne

L’intégration économique constitue le socle fondamental du projet sahélien, conditionnant l’intégration sécuritaire et politique. Les ressources humaines, minières, agricoles et énergétiques de l’espace AES offrent un potentiel immense, à condition d’être protégées, transformées et orientées vers des objectifs collectifs.

Structurer des pôles de production locale et de transformation endogène autour des grandes métropoles est essentiel pour une souveraineté réelle. Sans cela, l’union resterait formelle, vulnérable et dépendante.

La lutte contre le terrorisme s’inscrit dans cette architecture globale. Elle exige un cadre législatif clair, soutenu par le peuple, et une mobilisation coordonnée des forces politiques, sécuritaires, économiques et sociales.

Le peuple n’est pas un simple bénéficiaire de la souveraineté : il en est le garant et la source ultime de légitimité. Les expressions populaires de soutien aux choix souverains valident et vitalisent le projet sahélien, qui repose avant tout sur une conviction partagée : la souveraineté n’est pas un héritage, mais une conquête permanente.

Mikaïlou Cissé

10 janvier 2026 0 comments
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Paquet de couches Softcare
ActuSanté

Sénégal : le scandale Softcare secoue le secteur pharmaceutique — entre atteinte à la santé publique et soupçons de corruption

by Sahel Tribune 9 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’affaire Softcare, du nom d’une usine chinoise implantée à Sindia près de Dakar, provoque un séisme sanitaire et institutionnel au Sénégal. L’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) y a découvert des matières premières périmées utilisées dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques. À cette atteinte présumée à la santé publique s’ajoutent de graves accusations de tentative de corruption d’inspecteurs. Ce qui révéle les fragilités d’un système de régulation sous pression.

Tout a commencé en décembre 2025, lorsqu’une inspection de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) s’est rendue sur le site de Softcare, à Sindia, à une soixantaine de kilomètres de Dakar. Les inspecteurs y ont découvert des matières premières périmées incorporées dans la chaîne de production de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.

Selon plusieurs sources internes, ces produits avaient été distribués sur le marché sénégalais depuis plusieurs mois avant la détection des anomalies. Face à la gravité des faits, l’ARP a ordonné le retrait immédiat de tous les produits Softcare des étals, mesure qui reste en vigueur tant que l’entreprise n’aura pas prouvé sa mise en conformité.

Une décision lourde de conséquences pour le groupe chinois, considéré comme l’un des leaders africains du marché des produits d’hygiène, avec plus d’un milliard d’unités vendues sur le continent en 2025 et une cotation récente à la Bourse de Hong Kong.

Des tentatives de corruption présumées

Mais l’affaire a pris une tournure explosive après les révélations de Moussa Diallo, directeur de l’inspection pharmaceutique à l’ARP. Ce dernier affirme avoir été la cible de tentatives répétées de corruption de la part de responsables chinois de Softcare, cherchant à influencer le rapport d’inspection.

Selon son témoignage, les représentants de l’usine auraient proposé des mallettes d’argent pour minimiser les non-conformités constatées. Moussa Diallo assure détenir des preuves vidéo et des témoignages, tout en dénonçant les pressions hiérarchiques qu’il aurait subies à l’intérieur même de l’agence.

Ces accusations relancent un débat récurrent sur la transparence et l’indépendance des organes de contrôle au Sénégal, dans un contexte où les scandales liés à la régulation pharmaceutique se multiplient en Afrique de l’Ouest.

L’ARP en crise de crédibilité

Le 16 décembre 2025, l’ARP publie un communiqué tentant de calmer la polémique, affirmant que l’usine de Sindia avait « corrigé la plupart des irrégularités ». Une version contestée par les pharmaciens inspecteurs eux-mêmes, qui dénoncent une communication officielle trompeuse.

Ces derniers, soutenus par leurs syndicats, affirment que les non-conformités persistent et que le retrait du marché reste la seule option crédible pour garantir la sécurité sanitaire. Ils appellent à une enquête indépendante et à la protection des lanceurs d’alerte au sein de l’administration.

Au-delà du scandale administratif, l’affaire pose un enjeu de santé publique alarmant. L’utilisation de matières premières périmées dans des produits destinés à des nourrissons et des femmes expose à des risques d’irritations, d’allergies et d’infections graves. Des associations de consommateurs ont appelé à des poursuites pénales contre l’entreprise et à un renforcement du contrôle qualité dans tout le secteur.

Alors que le gouvernement se veut rassurant, promettant des mesures exemplaires, l’affaire met à l’épreuve la crédibilité des institutions sénégalaises. Elle intervient dans un contexte de sensibilisation accrue sur la sécurité sanitaire, après plusieurs scandales liés à des médicaments falsifiés ou à des produits cosmétiques dangereux.

Le dossier Softcare, s’il est confirmé, pourrait bien devenir un tournant dans la régulation pharmaceutique africaine. Il révèle l’urgence d’un encadrement plus rigoureux des multinationales opérant dans le secteur de la santé.

A.D

9 janvier 2026 0 comments
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Les Lions de la Teranga
ActuSport

CAN 2025 : Le Sénégal écarte le Mali (1-0) et file en demi-finale après un derby électrique à Tanger

by Sahel Tribune 9 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dominateur mais longtemps sous pression, le Sénégal a décroché sa qualification pour les demi-finales de la CAN 2025 en s’imposant 1-0 face au Mali à Tanger. Une erreur du gardien Djigui Diarra et l’expulsion d’Yves Bissouma ont scellé le sort d’un quart de finale tendu, où les Aigles ont payé cher leur manque de maîtrise.

Sous les projecteurs du Grand Stade de Tanger, le premier quart de finale de cette CAN 2025 au Maroc a tenu toutes ses promesses en intensité. Entre le Sénégal, champion d’Afrique 2021 et favori désigné du tournoi, et le Mali, éternel outsider en quête d’un premier sacre, l’affiche avait tout d’un choc de prestige.

Au-delà du simple enjeu sportif, cette confrontation entre deux nations voisines résonnait comme un véritable duel régional, empreint de rivalité et de fierté. Le Mali espérait conjurer le sort face à un adversaire qu’il n’a plus battu depuis 2013, tandis que les Lions de la Teranga visaient une place dans le dernier carré pour confirmer leur statut de puissance montante du continent.

Une erreur décisive du gardien malien

Le tournant du match est intervenu à la 27e minute. Sur un centre sans grand danger de Krépin Diatta, le gardien malien Djigui Diarra a commis une faute de main fatale. Le ballon, mal capté, a glissé entre ses bras, permettant à Iliman Ndiaye de conclure à bout portant pour l’ouverture du score (0-1).

Un but opportuniste, contre le cours d’un début de match équilibré, mais qui a profondément changé la physionomie de la rencontre. Le Mali, jusque-là compact et prudent, a dû se découvrir, tandis que le Sénégal s’est contenté de gérer, fort de son avance et de sa maîtrise collective.

L’expulsion d’Yves Bissouma, coup dur pour les Aigles

Alors que le Mali commençait à trouver du rythme, un nouvel épisode est venu compliquer sa tâche : l’expulsion d’Yves Bissouma juste avant la mi-temps. Averti une première fois pour contestation, le milieu de Tottenham a reçu un second carton jaune pour un tacle jugé dangereux dans le temps additionnel.

Réduits à dix, les Aigles ont pourtant abordé la seconde période avec un état d’esprit combatif, poussés par la nécessité. Sinayoko et Diaby ont tenté de renverser la vapeur, mais sans succès.

Un Sénégal efficace, un Mali courageux mais impuissant

Malgré leur infériorité numérique, les Aigles ont continué d’y croire. Leur pressing haut a souvent gêné le Sénégal, parfois trop attentiste. De leur côté, Sadio Mané et Habib Diallo ont eu des occasions de tuer le suspense, mais ni l’un ni l’autre n’a trouvé la faille face à un Djigui Diarra déterminé à se racheter.

Le score n’a finalement plus bougé, scellant la victoire sénégalaise sur le plus petit des écarts, mais suffisante pour décrocher la qualification.

Le Sénégal confirme, le Mali s’interroge

Avec cette victoire (1-0), le Sénégal poursuit son parcours sans faute et atteint les demi-finales de la CAN pour la troisième fois seulement depuis 2006. Les Lions de la Teranga affronteront le vainqueur du choc Égypte – Côte d’Ivoire, dans ce qui s’annonce comme un sommet de football africain.

Le Mali, lui, quitte la compétition avec des regrets immenses. Malgré un collectif solide et des individualités prometteuses, les Aigles paient leur indiscipline, leurs erreurs individuelles et leur manque d’efficacité offensive.

Un enseignement pour les deux voisins

Ce quart de finale aura résumé, en 90 minutes, les contrastes entre deux modèles du football ouest-africain :

– un Sénégal pragmatique, expérimenté et solide, fidèle à l’héritage d’Aliou Cissé ;

– un Mali fougueux, créatif mais encore trop friable dans les moments décisifs.

Dans un contexte où le football dépasse souvent le cadre du terrain, ce derby aura confirmé une chose : entre Dakar et Bamako, la rivalité reste intacte… et passionnément fraternelle.

La rédaction

9 janvier 2026 0 comments
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Mamadou Hawa Gassama
A la UnePolitique

Abidjan : cinq ans de prison requis contre le Malien Mamadou Hawa Gassama pour offense au président Ouattara

by Sahel Tribune 9 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Devant le tribunal d’Abidjan, le procureur de la République a requis, vendredi 9 janvier 2026, cinq ans de prison ferme et 500 000 francs CFA d’amende contre Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de Transition (CNT) du Mali. L’homme politique, arrêté en juillet 2025, est poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion d’expressions injurieuses par internet.

Le tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau a accueilli, vendredi 9 janvier, une audience particulièrement attendue : celle du procès de Mamadou Hawa Gassama, personnalité politique malienne détenue depuis plus de six mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Arrêté le 2 juillet 2025 à l’aéroport d’Abidjan, il est accusé d’avoir, en septembre 2022, tenu des propos jugés offensants envers le président ivoirien Alassane Ouattara, qualifié d’« ennemi du Mali ».

Le parquet ivoirien estime que ces déclarations constituent une violation du respect dû aux institutions et relèvent de l’article 264 du Code pénal sur l’offense au chef de l’État, ainsi que de l’article 367 concernant la diffusion d’expressions injurieuses via un système d’information.

Une défense axée sur la liberté d’expression et la clémence

À l’audience, le procureur de la République a prononcé un réquisitoire particulièrement sévère, demandant au tribunal de condamner Gassama à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 500 000 francs CFA d’amende.

Le représentant du ministère public a rappelé la gravité des propos diffusés sur les réseaux sociaux et affirmé que « les dérives verbales n’étaient pas sans conséquence sur la stabilité des relations entre États ».

Cette fermeté s’inscrit dans une politique judiciaire de tolérance zéro face aux infractions en ligne et aux atteintes à la dignité présidentielle. Selon le parquet, les excuses publiques formulées par l’accusé fin 2025 « n’effacent ni l’acte commis, ni son impact diplomatique ».

La défense de Mamadou Hawa Gassama, assurée par Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre malien de la Justice et avocat aux barreaux de Paris et Bamako, a plaidé l’apaisement et la mesure. 

Son avocat, l’ex-ministre malien de la Justice Mamadou Ismaila Konaté, a plaidé l’indulgence des juges face au « repentir » de son client, qui avait déjà présenté des excuses rapidement après son arrestation. Il s’est dit toutefois « surpris » de la lourdeur de la peinerequise, rappelant le « contexte politique » tendu entre les deux pays. « La décision sera scrutée à Bamako » et « fera du bruit », a mis en garde Me Konaté face aux juges.

Un délibéré attendu le 30 janvier 2026

À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 30 janvier 2026. Le verdict devrait déterminer si la justice ivoirienne suit les réquisitions du parquet ou accorde des circonstances atténuantes à l’accusé.

Cette affaire, au-delà de sa dimension judiciaire, revêt une portée politique et diplomatique. Le dossier Gassama survient dans un contexte de relations tendues entre Bamako et Abidjan, marqué par les divergences régionales au sein de la CEDEAO et de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, à Bamako.

Le procès de Mamadou Hawa Gassama pose une question de fond : où s’arrête la liberté d’expression politique dans un espace régional où les frontières de la souveraineté sont de plus en plus sensibles ?

Pour les observateurs, la décision à venir du tribunal d’Abidjan servira de test pour l’indépendance de la justice ivoirienne et pour la capacité des deux pays à préserver leurs relations diplomatiques malgré les tensions politiques.

Dans l’attente du jugement du 30 janvier 2026, l’homme politique malien reste détenu à la MACA. Une issue clé pour un dossier où le droit et la diplomatie se mêlent étroitement.

A.D

9 janvier 2026 0 comments
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Tam Sir et la Team Paiya
A la UneSeko ni Donko

Côte d’Ivoire : le succès planétaire de Tam Sir « Coup du Marteau » suspendu par la justice pour litige sur les droits d’auteur

by Sahel Tribune 9 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

L’un des plus grands succès musicaux africains récents, Coup du Marteau de Tam Sir, vient d’être frappé d’une interdiction de diffusion en Côte d’Ivoire, le 24 décembre 2025. Un différend judiciaire oppose le beatmaker à ses anciens collaborateurs du collectif Team Paiya, qui l’accusent de s’être attribué seul la paternité du morceau. Une affaire symptomatique des fragilités juridiques du show-business africain.

Rien ne semblait pouvoir freiner l’ascension de Coup du Marteau, hymne viral de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire. Sorti en décembre 2023, le titre signé Tam Sir, beatmaker de 26 ans d’origine ivoiro-camerounaise et sénégalaise, a battu tous les records : disque de platine en France et triple disque de diamant en Afrique francophone, plus de 158 millions de vues sur YouTube et des millions d’écoutes sur les plateformes de streaming.

Mais derrière le succès planétaire, une bataille juridique se prépare depuis des mois. Les membres du groupe Team Paiya, apparus dans le clip et présents lors de la production du morceau, affirment avoir été exclus des bénéfices et de la reconnaissance officielle.

La paternité du tube contestée

Le cœur du conflit réside dans la déclaration faite auprès du BURIDA, l’organisme ivoirien de gestion des droits d’auteur. Tam Sir s’y serait enregistré comme seul auteur et compositeur de la chanson, captant ainsi la quasi-totalité des revenus générés.

Les membres de Team Paiya, dont Ste Milano, Zagba le Requin et Noukou Loba, soutiennent au contraire avoir contribué à la composition, à l’interprétation et à la promotion du titre. Selon leurs avocats, la répartition des recettes aurait été « disproportionnée », Tam Sir percevant près de 87 % des gains contre seulement 13 % pour l’ensemble du groupe.

« Je pense qu’il n’a pas déclaré nos noms à la Sacem [Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, société française de gestion des droits d’auteur] », regrette Samo, l’un des membres du groupe, sur un plateau d’émissions.  

Le verdict : suspension immédiate du titre

Le 3 janvier 2026, le juge des référés du tribunal d’Abidjan a donné raison aux plaignants. Dans une décision inédite, la justice a ordonné la suspension immédiate de la diffusion du morceau sur tout le territoire ivoirien : radios, télévisions, plateformes numériques et lieux publics inclus.

Tam Sir dispose de peu de marge de manœuvre. Chaque jour de retard dans l’exécution de la décision entraîne une astreinte de 100 000 francs CFA (environ 150 euros). Le coût financier pourrait rapidement devenir considérable.

Cette mesure, qui s’applique à l’artiste à ses propres frais, est rare dans le monde du divertissement africain et marque une volonté claire des autorités judiciaires de protéger les droits collectifs des créateurs.

Tam Sir, pour sa part, soutient qu’il est le concepteur principal du projet et qu’il a légitimement déposé l’œuvre à son nom, estimant que la contribution des autres membres ne justifiait pas un partage équitable des droits.

Selon son entourage, le producteur invoque l’existence d’un contrat d’édition et d’une structure distincte de production qui lui conférerait la pleine titularité du morceau. Des arguments que le tribunal n’a pas retenus à ce stade.

Un enjeu financier colossal

Les revenus générés par Coup du Marteau sont évalués à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, sans compter les cachets d’apparition, les droits de diffusion et les contrats publicitaires associés.

Pour les membres de Team Paiya, l’affaire dépasse le simple partage de revenus. Il s’agit d’un combat pour la reconnaissance dans une industrie encore marquée par des zones d’ombre juridiques.

Cette décision judiciaire crée un précédent important dans le paysage musical africain. Elle met en lumière la nécessité pour les artistes et producteurs de formaliser leurs collaborations à travers des contrats clairs, définissant les droits et obligations de chacun.

Dans une industrie où la création collective est fréquente mais rarement encadrée, le cas Coup du Marteau agit comme le rappel fracassant que le succès ne protège pas du droit.

L’affaire, désormais renvoyée devant le tribunal pour un jugement au fond, pourrait redéfinir la jurisprudence en matière de propriété intellectuelle musicale en Afrique francophone.

A.D

9 janvier 2026 0 comments
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6ème rapport du GIEC sur le climat
ActuClimat et environnement

Climat : le retrait américain plonge la gouvernance mondiale dans la tourmente

by Chiencoro 9 janvier 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

La décision du locataire de la Maison Blanche de boucler la porte à 66 organisations internationales, dont plusieurs piliers de la coopération climatique, fragilise encore davantage la lutte mondiale contre le réchauffement. Cette décision, annoncée le 7 janvier 2026, marque un recul dangereux pour les engagements environnementaux globaux et inquiète les pays africains, en première ligne face aux effets du dérèglement climatique.

Le décret exécutif signé par Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU. Cette décision a eu l’effet d’un séisme diplomatique. Parmi les institutions concernées figurent des acteurs essentiels de la gouvernance environnementale mondiale, comme la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ou encore l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

Dans un discours depuis la Maison Blanche, le locataire de la Maison Blanche a justifié sa décision au nom de la doctrine « America First » (l’Amérique d’abord). Donald Trump affirme vouloir « protéger les contribuables américains » et « rompre avec les organisations inefficaces et politisées ». Une position qui rompt avec les engagements pris par l’administration Biden, revenue dans l’Accord de Paris en 2021 après un premier retrait décidé… déjà par Trump en 2017.

Cette volte-face confirme le désengagement structurel de Washington vis-à-vis des politiques climatiques globales, et ce, au moment où la planète enregistre les températures les plus élevées jamais enregistrées.

Un coup dur pour le financement climatique

La décision américaine n’a pas qu’une portée symbolique. Elle frappe directement le financement international de la transition écologique.

Les États-Unis figuraient parmi les plus importants contributeurs au Fonds vert pour le climat, au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou encore à la Convention sur la désertification (CNULD). Leur retrait laisse un vide financier estimé à plus de 2,3 milliards de dollars par an.

Cette rupture menace les programmes de résilience déjà fragiles, notamment en Afrique, où le soutien technique et financier des États-Unis représentait un levier crucial pour l’adaptation agricole, la gestion de l’eau et la prévention des catastrophes naturelles. Sans les États-Unis, le financement climatique international devient une fiction. Les pays du Sud risquent de payer le prix fort du repli américain. 

Le vide laissé par Washington pourrait donc offrir une opportunité pour la Chine, la Russie ou même l’Inde de renforcer leur influence dans le secteur climatique.

L’Afrique, victime collatérale du désengagement

Sur le continent africain, c’est l’inquiétude et l’amertume. Dans le Sahel, les pays déjà fragilisés par la désertification, les migrations climatiques et la raréfaction des ressources doit redouter un effet domino sur les aides internationales.
Le désengagement des États-Unis risque d’affaiblir les capacités d’adaptation des pays africains. Car si les grandes puissances se retirent, les plus vulnérables seront abandonnés.  Dans les zones côtières, de Dakar à Dar es Salaam, la montée des eaux et l’érosion marine exigent des investissements colossaux. Or, les États-Unis soutenaient plusieurs programmes via la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID), désormais suspendus ou incertains.

L’après-Trump : la planète à la croisée des chemins

La communauté internationale doit se préparer surtout à un effet d’entraînement politique. Le retrait américain pourrait encourager d’autres pays à revoir leurs engagements climatiques, notamment parmi les grands producteurs d’hydrocarbures. L’humanité ne peut pas se permettre un retour en arrière. Car sans la coopération mondiale, la bataille contre le changement climatique sera perdue d’avance.

Le risque est aussi moral. En se retirant des négociations climatiques, Washington sape la crédibilité des accords internationaux et renforce le sentiment d’injustice climatique ressenti par les pays du Sud. Ces derniers, responsables de moins de 4 % des émissions mondiales, subissent pourtant les impacts les plus lourds.

Le retrait américain plonge donc la gouvernance mondiale du climat dans une zone d’incertitude. Alors que l’Accord de Paris fête ses dix ans, l’un de ses architectes principaux se retire du jeu. Une décision qui menace l’équilibre déjà précaire entre pays développés et émergents.

Le monde est à la croisée des chemins : soit il poursuit sa marche vers une planète durable, soit il recule dans une ère d’égoïsmes climatiques.

Dans les capitales africaines, cette décision américaine relance le débat sur la souveraineté environnementale. À l’image de la Confédération des États du Sahel, qui plaide pour une gestion endogène des ressources naturelles, plusieurs gouvernements envisagent désormais des modèles d’adaptation autonomes, moins dépendants de l’aide internationale.

Mais pour beaucoup, la rupture américaine constitue un précédent dangereux. Si la première puissance mondiale peut tourner le dos à la planète, qui portera encore la flamme du multilatéralisme climatique ?

Chiencoro Diarra 

9 janvier 2026 0 comments
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