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Kani Sissoko
ExclusifSeko ni Donko

Kani Sissoko : « L’œil du photographe est sensible aux faits sociaux qui l’entourent »

by Mohamed Camara 15 décembre 2022
written by Mohamed Camara 8 minutes read

Kani Sissoko est une photographe spécialisée à la photographie d’art, avec une expérience de près d’une décennie. Elle s’exprime sur ses vécus, les faits sociaux, notamment l’autonomisation des femmes, l’univers secret des femmes, le mariage forcé et tant d’autres sujets, qui l’ont propulsé aujourd’hui au sommet du 9e art malien.

Les projecteurs viennent de se braquer sur la 13e édition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, le 8 décembre dernier, au musée national de Bamako.

« L’œil de Bamako »

Un événement majeur du 9e art malien, africain et mondial. Jusqu’en février 2023, les admirateurs de la photographie pourraient ainsi vivre au rythme des clichés, qui redonnent à la capitale malienne, sa légendaire renommée : ville de la photographie.

Très loin des époques de « l’œil de Bamako », le pionnier Malick Sidibé, sur sa bicyclette, immortalisa les euphories de l’indépendance. C’est le temps des « yéyés », « twist et des 45 tours ». Ces images respirent l’insouciance.

Portant toujours en bandoulière son joli bijou (appareil photo), Kani Sissoko fait partie de ces jeunes dames de la nouvelle génération de la photographie qui hisse le drapeau malien au firmament de la photographie mondiale.

Un outil de pouvoir d’expression

Toujours souriante, avec son visage ovale, Kani fait de la photographie un moyen un moyen pour raconter ses peines, angoisses, soucis. Grâce au 9e art, cette jeune essaie de peindre également les perspectives d’un monde meilleur pour les femmes dans un pays patriarcal. Le tout dans des images qui parlent en douceur.

« La photographie est pour moi, un outil d’exprimer sur des faits sociaux, de raconter mes propres histoires à travers les images. Et de défendre mes idéales », explique Kani Sissoko.

Le Mali a connu la photographie sous l’administration coloniale, plus précisément à la fin du 19e siècle. Depuis cette date jusqu’à l’orée des années 60, la photographie, tout comme le cinéma demeure « sous contrôle français », dans beaucoup de territoires africains, encore sous domination française. Une manière d’éviter de nuire aux intérêts de la France, la puissance colonisatrice.

C’est à partir des veilles des indépendances que la demande en photographie devient forte, essentiellement en portrait d’identité. Cela coïncide avec une période où les consultations électorales au suffrage universel s’enchaînent, suite à la promulgation de la loi-cadre Defferre en 1956.

« La photo ne peut nourrir personne »

Tout juste après les indépendances, notamment au Mali, les portraits et les œuvres des grands pionniers de cet art ont contribué à étaler l’histoire des euphories des populations notamment celles du Mali. Elle a permis d’immortaliser les balles de nuit dans les premiers « Night-club » de la capitale malienne, d’une jeunesse urbanisée.

La photographie malienne a parcouru le monde grâce au talent des inoxydables, Malick Sidibé, Alioune Bâ et Seydou Keïta, désignés par le monde de l’art comme les pères de la photographie africaine. Les héritiers ne se comptent plus du bout des doigts.

Diplômée de l’Institut national des Arts de Bamako, Kani Sissoko a débuté son stage au musée national, auprès du talentueux feu Alioune Bâ. « Nous étions huit étudiants envoyés par l’INA pour effectuer le stage en audiovisuel au Musée », précise-t-elle. C’est dans ce somptueux lieu, où tiennent chaque deux ans « les Rencontres de Bamako », qu’elle tombe sous la passion de la photographie, dans un pays où la place de la femme demeure le foyer. « On me répétait incessamment : la photo ne peut nourrir personne », évoque-t-elle en souriant.

L’œil du photographe

C’était mal connaître Kani, qui a aujourd’hui dans son compteur une vingtaine d’expositions à travers le monde, notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, en France, en Allemagne, en Italie… Elle a également travaillé avec des Organisations non-gouvernementale canadienne, italienne, française et allemande. Celle qui se bat pour l’émancipation et l’autonomisation des femmes dans ses œuvres a exposé avec les grands renoms de la photographie malienne et internationale.

Elle travaille dans la structure Yamarou photo. Une organisation dans la promotion de la photographie au Mali à travers des projets citoyens et de formation à de jeunes aspirants photographes. « Kani est une star de la photographie malienne, elle est connue partout dans le monde. Mais c’est triste de voir que jusqu’à présent cet art est moins considéré au Mali », déplore Seydou Camara, le promoteur de Yamarou photo.

Yamarou Photo
Yamarou Photo. Kani Sissoko, à droite. 📷Kani.

Aujourd’hui au Mali, avec la révolution de la technologie, la photographie perd de plus en plus de l’attrait. Les smartphones ont presque remplacé les appareils à clics. Mais, selon Kani, « c’est des choses très différentes ». Les appareils photo sont pour les professionnels et « qui sait comment traiter, faire des portraits et des photos reportages. Il faut être formé et bien inspiré ».

Après son stage au côté de feu Alioune Bâ au musée national de Bamako, Kani est rentrée dans l’univers de la photographie en 2014. Sur ses démarches artistiques, elle explique : « L’œil du photographe est sensible aux différents faits sociaux qui l’entourent. Il doit à cet effet être le porte flambeau de la société à laquelle on ne peut nullement l’arracher, puisqu’il y est lié par les moyens de son art ».

La condition de la femme

Selon les précisions de la jeune photographe, il lui est quelques fois arrivé de prendre une pause et d’observer autour d’elle, en pleine marche. « Quand je vois des tas d’ordures dans la rue, ça me désole et mon instinct me pousse à appuyer sur le déclencheur. Chaque photo prise est un témoignage vivant qu’on garde soigneusement et qu’on partage des fois avec son entourage », indique Kani.

Elle fait et expose des œuvres comme « Quand les murs parlent ». Selon elle, « cette série souligne le lien qui existe entre les femmes et le mur, dans notre société. Depuis la nuit des temps, on parle des questions comme l’émancipation, l’autonomisation, les violences physiques comme psychologiques…, mais on ne montre généralement pas, la source de ces questions ou problèmes. La question de la condition des femmes dans nos sociétés est en fait profonde. ».

D’après Kani, « depuis le bas âge on inculque religieusement à la femme que son mari est comme son deuxième dieu. Que son salut ici et à l’au-delà dépend du degré de soumission et d’obéissance qu’elle aura envers son homme. De plus, que cette soumission serait pour les enfants la condition d’un meilleur avenir. Comme si la réussite, la vie et même le destin de la femme se résumeraient à un mariage dans laquelle elle doit tout accepter sans murmures ».

« Worotan »

Sa seconde œuvre est sa propre histoire mise en images. Une histoire sur ses vécus, l’immixtion de ses parents dans ses choix et sur sa vie. Une série qui s’intitule « Worotan ».

« Après avoir été sous l’emprise des parents durant ma jeunesse, toutes les décisions importantes me concernant appartenaient à mes parents. Ma scolarisation, mon excision et toutes les charges étaient gérées par mon père et ma mère ». Au fil du temps, une nouvelle porte s’ouvre pour la jeune Kany. Une porte que les sages nomment : la porte de la patience et la tolérance.

« Après avoir reçu les conseils des sages, une autre inquiétude s’est réveillée en moi. La chanson du célèbre chanteur Djélimady SISSOKO N° 2 a été une illustration des conseils à travers son titre “Worotan Be Mousso Ké djon yé” qui signifie que les 10 colas rendent la femme esclave (faisant allusion au Mariage) », explique Kani , qui n’a de cesse analyser cette affirmation.

Selon la jeune photographe, « dans notre tradition, une femme mariée doit obéir et accepter la volonté de son mari et de ses parents. Elle doit être une aiguille qui renforce les liens de la famille conjugale et non une lame, synonyme de division ». Notre héroïne de la photographie malienne continue d’égrener les maux de la société malienne en ce qui concerne surtout la condition de lafemme , qui « doit accepter le comportement de son mari, et les coups de sa belle-famille en s’armant de patience et de soumission. Son mari a le droit, selon les us et les coutumes, de se marier à 4 femmes ». Kani souhaiterait « entendre une autre forme de discours notamment celui de l’amour, de complicité, de protection et de respect ». Elle estime que « Woro tan » doit devenir plutôt le symbole de l’union, de l’amour et non de la privation de la liberté.

L’amour et la passion

Les œuvres de la photographe sont nombreuses. On y compte également la série « La folie nocturne », qui parle de la rupture d’une relation amoureuse, du chagrin et des mélancolies que cela installe. Aussi, faut-il noter « Décharge », qui évoque la protection de l’environnement au Mali, et « La Racine », qui démontre l’influence jusqu’à présent de la géomancie, jets de Cauris et toutes ces choses mystiques émanant des religions purement africaines.

Kani Sissoko, avec ce parcours prometteur dans la photographie, encourage « les jeunes à d’abord aimer la photographie avant de se lancer dedans. C’est un art basé sur l’amour et la passion. Il ne faut pas rentrer dedans pour juste avoir de l’argent. Je les invite aussi à se former davantage ».

Mohamed Camara

15 décembre 2022 0 comments
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Fousseni TOGOLA
Exclusif

Reconnaissance nationale : Fousseni Togola, médaillé du Mérite national avec Effigie Lion Débout

by Sahel Tribune 14 décembre 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le lundi 12 décembre 2022, la présidence de la République du Mali a organisé une cérémonie de décoration des récipiendaires du grade de Chevalier de l’Ordre national et de celui du Mérite national avec Effigie Lion Débout. Au total, 54 récipiendaires ont été élevés au premier grade et 37 au second.

Professeur de philosophie de formation, blogueur puis mondoblogueur, Fousseni Togola est écrivain. Il est auteur de quatre œuvres littéraires, dont Féminitude, L’homme sirène, La Société close et ses militants et Bintou, une fille singulière.

Journaliste, M. Togola est fondateur du site d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes, saheltribune.com. Il travaille présentement à la Cellule de Communication et des Relations publiques de la Présidence de la République du Mali comme chargé de mission.

Lauréat en 2020

En raison de tout son dévouement envers la mère patrie, le Mali, Fousseni Togola a été décoré de la médaille du Mérite national avec Effigie Lion Débout, le lundi dernier.

L’Ordre de l’étoile-d’argent du mérite national avec Effigie Lion Debout, faut-il le rappeler, est une médaille qui récompense les bons et loyaux services rendus avec efficience, dévouement, initiative créatrice dans les domaines politique, administratif, militaire, économique, social ou artistique.

Il convient de noter qu’avant cette médaille, Fousseni Togola a remporté plusieurs autres distinctions, dont le « Prix de Reconnaissance des Médias « Restez à la Maison », dans la catégorie presse en ligne au Mali, en 2020. Un prix de la Fondation Merck et du Cabinet de la Première Dame du Mali, pour récompenser les meilleures productions dans le cadre de la campagne de lutte contre la Pandémie du Covid- 19.

En 2019, il a été nominé au Prix MAMA pour l’excellence dans les médias. Les Mali Media Award (MAMA) est un concours national, organisé annuellement par la fondation Tuwindi et ses partenaires. Il met en compétition les professionnels des médias, autour de sujets d’intérêt public et aussi des thèmes sur le genre.

« Aucun sacrifice n’est de trop »

À la suite de cette décoration, M. Togola s’engage à redoubler d’efforts pour l’accomplissement quotidien de ses devoirs. « C’est un honneur pour moi d’avoir reçu les reconnaissances de la nation. Ce geste ne fera que me stimuler davantage dans l’accomplissement quotidien de mes devoirs », a-t-il déclaré à la suite de cette distinction. Aussi, remercie-t-il, « le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Grand Maître des Ordres nationaux du Mali. Mes remerciements vont aussi à l’endroit du Lieutenant-colonel Baba Cissé, Chef de la Cellule de communication et des Relations publiques de la Présidence ». Fousseni Togola estime que « pour l’avènement du Mali Kura, aucun sacrifice n’est de trop ».

Tout en le félicitant et l’encourageant de continuer dans cette dynamique, toute la rédaction de Sahel Tribune se dit fière de M. Togola pour cette magnifique décoration. Toute chose qui montre à quel point il exécute ses devoirs avec dévouement et abnégation.

Sahel Tribune est un site web d’informations générales, d’analyses, d’enquêtes et de vérifications des faits, basé à Bamako.

La Rédaction

14 décembre 2022 0 comments
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Ousmane Almoudou, porte-parole de la synergie syndicale de l'éducation
ActuÉducation

Mali : les Syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 lèvent leur mot d’ordre de grève de 72 H

by Bakary FOMBA 14 décembre 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Suite à un accord avec le gouvernement, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont décidé de lever leur mot d’ordre de grève de 72 h, initialement prévu ce mercredi 14 au vendredi 16 décembre 2022, sur toute l’étendue du territoire national.

Les trois jours de grève des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 n’auront finalement plus lieu. Les syndicalistes ont pu s’entendre avec les autorités pour éviter une crise scolaire dans le pays. Dans une déclaration du mardi 13 décembre, la synergie syndicale des enseignants a annoncé la levée de son mot d’ordre de grève, qui devait commencer ce mercredi. « Au regard des avancées notoires sur le point des revendications, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont décidé de lever leur mot d’ordre de grève de 72 H, allant du mercredi 14 au vendredi 16 décembre 2022», peut-on lire dans le Procès-verbal de conciliation, signé le 13 décembre dernier.

Ce mouvement de grève protestait contre la non-application intégrale de la grille dite unifiée, adopté par ordonnance en juin 2021. Toute chose qui avait amené ce collectif de syndicats d’enseignants à engager une lutte pour demander l’application de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Signature d’un Procès-verbal de conciliation

Suite au dépôt du préavis de grève de 72 h, le 21 novembre dernier, le gouvernement avait engagé une série de négociations et de discussions avec les syndicalistes autour du seul point de revendication, celui de l’application immédiate de l‘article 39. Ainsi, ces multiples rencontres ont permis de signer le 13 décembre, un Procès-verbal de conciliation entre la synergie et la partie gouvernementale.

En lieu et place de l’article 39, les deux parties ont convenu de majorer la prime spéciale de responsabilité avec un montant global de « 12,300 milliards FCFA correspondant à 11 000 F par enseignant à compter du 1er novembre 2022 ». En plus de la création d’une « prime spéciale d’enseignants », les parties ont également convenu d’élaborer et examiner le document-cadre d’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

Pour rappel, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 avaient suspendu leur mot d’ordre de grève suite aux sanctions économiques et financières imposées au Mali, le 9 janvier 2022 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Bakary Fomba

14 décembre 2022 0 comments
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Kenekanko
Actu

Mali : Kenekanko, une plateforme de lutte contre la corruption et la violation des droits de l’homme

by Bakary FOMBA 13 décembre 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre de son projet d’appui à la lutte contre la corruption et le monitoring des violations des droits de l’homme, la Fondation Tuwindi, en partenariat avec l’Association malienne des Droits de l’homme (AMDH), a organisé le lundi 12 décembre 2022, dans la Commune VI du district de Bamako, une session de sensibilisation autour de la bonne gouvernance, à l’endroit d’une vingtaine de jeunes.

Malgré la rupture annoncée par le pouvoir actuel, depuis son avènement en août 2020, certaines pratiques, comme la corruption et la violation des droits de l’homme, continuent d’avoir la peau dure en République du Mali. Plusieurs rapports d’organisations non gouvernementales (ONG) tirent la sonnette d’alarme sur la situation des droits humains dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Plus de 30 ans après l’avènement de la démocratie, le peuple malien est toujours confronté aux mêmes problèmes auxquels les gouvernants n’arrivent pas à trouver de solutions appropriées.

En vue de contribuer à la lutte contre ces fléaux, susceptibles de handicaper la marche du pays vers le renouveau, la Fondation Tuwindi et ses partenaires ont entamé une série de sensibilisations autour de la bonne gouvernance dans cinq (5) des six (6) communes du District de Bamako. L’étape de la commune VI du district de Bamako s’est déroulée le lundi dernier. Un événement auquel une vingtaine de jeunes ont pris part. L’objectif est de les former et sensibiliser sur les règles établies sur les bases de la bonne gouvernance afin d’être des moteurs de changement.

Présentes dans tous les secteurs

Au Mali, il n’échappe à personne que la corruption et la violation des droits de l’homme sont présentes dans tous les secteurs. Ces phénomènes ont tendance à « freiner considérablement le développement économique, politique, social, institutionnel, sanitaire, et s’étend jusqu’à l’ordre juridique ».

Pour la Fondation Tuwindi, il faut mettre en synergie les jeunes générations autour des règles établies sur les bases de la bonne gouvernance et les relations internationales afin de faire d’eux non seulement des leaders d’opinion, mais également des moteurs de changement. Toute chose qui justifie cette initiative de former des jeunes sur la bonne gouvernance.

Le but de cette série d’activités est surtout de sensibiliser les participants sur la lutte contre la corruption et la violation des droits de l’homme au Mali. Il s’agit aussi de les inculquer les mécanismes de lutte contre ces phénomènes et des méthodes d’intervention.

Au cours de ces sessions de sensibilisation, qui se tiendront dans 5 des 6 communes du District de Bamako, les participants assisteront à des panels sur la lutte contre la corruption et la violation des droits de l’homme.

Mobilisation autour de l’application « Kenekanko »

Au-delà de ces aspects, ces sessions visent à mobiliser ces jeunes (venus de tous bords) autour de l’application « Kenekanko ». Elles leur permettront de mieux comprendre et découvrir cette plateforme, une application mobile et une plateforme web servant à faire des alertes sur des cas de crimes économiques et de violation des droits de l’homme. L’application « Kenekanko » est utilisable partout à travers le monde. Les cas à dénoncer doivent concerner le territoire malien.

Bakary Fomba

13 décembre 2022 2 comments
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Coupe du monde 2022, Maroc
#Mondial2022Sport

Demi-finales Mondial 2022 : les Marocains héroïques à la porte d’une finale historique !

by Cheickna Coulibaly 12 décembre 2022
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Les quarts de finale de la coupe du monde 2022 ont livré leur verdict. On connaît désormais les affiches des demi-finales du Mondial 2022. La formation française, après sa victoire sur l’Angleterre (2-1), rejoint la Croatie, l’Argentine, et le Maroc pour composer le dernier carré final de ce mondial agréablement surprenant.

Place aux demi-finales de la Coupe du monde Qatar 2022. Dès demain mardi soir, à partir de 19 heures GMT, la Croatie de Luka Modric, première nation à se hisser dans le dernier carré final sera opposé à l’Argentine de Leo Messi en match d’ouverture. Et mercredi dans la soirée à partir de 19 heures GMT également, le premier pays du continent africain à dépasser le stade des quarts de finales d’un mondial, le Maroc fera face à la France de Mbappé.

Le parcours de champion de la formation marocaine

La surprise de ce mondial qatari, le Maroc a créé l’exploit historique de se qualifier pour les demi-finales en éliminant au tour précédent le Portugal de Cristiano Ronaldo (1-0). Une première dans l’histoire du football pour un pays du continent africain.

Pour rappel, le Maroc a joué sa qualification pour ce mondial lors du 3e et dernier tour des éliminatoires en zone Afrique contre la RD Congo. Tenu en échec (1-1) à l’aller, le Maroc a obtenu au retour chez lui, son ticket pour Qatar en s’imposant sur un score de 4-1 contre la RDC.

Engagé dans le groupe F pour les phases de groupes avec le Canada, la Belgique, et la Croatie, le Maroc a su déjouer tous les pronostics pour finir à la surprise générale, 1er de son groupe avec 7 points (2 victoires, 1 match nul) devant la Croatie second avec 5 points ; de la Belgique, 3e avec 4 unités et le Canada, bon dernier avec 0 point. 

Si les lions de l’Atlas impressionnent autant, c’est en partie grâce à son sélectionneur marocain Walid Regragui, arrivé en août dernier. Artisant de la première qualification d’une équipe africaine en demi-finale de la Coupe du Monde, ce dernier avec son système de jeu assez défensif, a su tirer le meilleur d’un groupe de jeunes joueurs talentueux à l’image d’Hakimi ou encore de Ziyech pour venir à bout de la Belgique (2-0), en 2e journée des phases de groupes, de l’Espagne en huitièmes de finale (0-0, 3 t.a.b à 0), et du Portugal en quarts de finale (1-0).

Le 18 décembre prochain

« On devait écrire l’histoire de l’Afrique, on l’a fait. Ce n’est pas une question de respect, on avance avec nos qualités. On a perdu beaucoup de monde, on s’est accroché et on a créé un état d’esprit. L’Afrique est sur le devant de la scène. J’espère que j’ai ouvert la voie aux coaches africains, on travaille, on progresse. Je veux remercier tout le staff, mais ce n’est pas fini comme j’ai dit », a laissé entendre l’entraineur de 47 ans au micro de beIN Sports, après le match contre le Portugal, avant de revenir sur tout le travail effectué avec son groupe depuis son arrivée. « Impossible de rêver de ça, je suis arrivé en pompier de service il y a trois mois. J’ai beaucoup voyagé, j’ai beaucoup travaillé avec les joueurs, on a fait beaucoup de vidéo, de tactique, de travail pour qu’ils comprennent vraiment ce que je veux. On s’est même pris la tête avec certains, mais ils ont compris où je voulais aller. J’ai vu beaucoup de gens qui parlaient, alors je vais sortir un proverbe : la défaite est orpheline, mais la victoire se partage avec beaucoup de monde. »

Le continent africain aura les yeux rivés sur la seconde rencontre des demi-finales en espérant voir le Maroc désormais à la porte d’une finale histoire, s’imposer contre la France et s’offrir une finale mémorable, pourquoi pas brandir le trophée de Champion du Monde, le 18 décembre prochain.

Cheickna Coulibaly

12 décembre 2022 0 comments
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Coton
Actu

Apex Awards : la CMDT, meilleur exportateur de l’année

by Sahel Tribune 12 décembre 2022
written by Sahel Tribune 0 minutes read

Avec une exportation record de plus de 300 000 tonnes de coton, uniquement pour la campagne 2021-2022, la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) devient le meilleur exportateur de l’année.

Lors de la première édition de la Nuit de l’Exportateur, organisée par l’Agence pour la Promotion des Exportations du Mali (Apex Mali), le 9 décembre dernier, la CMDT a porté haut son trophée.

L’Apex Awards vise à rendre « un hommage grandiose à tous les acteurs impliqués dans le secteur de l’exportation ».

La rédaction

12 décembre 2022 0 comments
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Des corps découverts dans le désert
ActuSécurité

Tchad : 27 corps de voyageurs découverts dans le désert  

by Sahel Tribune 12 décembre 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Des corps sur le sable, autour et sous un pickup blanc, couvert du sable. Il s’agit des 27 passagers, dont quatre enfants et quatre femmes, disparus dans le désert tchadien, depuis le 26 juin 2021. Le véhicule Toyota de marque Hilux, avait quitté Moussoro pour Zouar, selon l’Agence anadolu. Dès lors, les passagers n’ont plus donné aucun signe de vie.

Des militaires en patrouille, le samedi dernier, ont retrouvé les 27 corps, qui ont été inhumés sur place. Le manque d’eau, lié à la panne de la voiture, serait la cause de ce drame, sur lequel les autorités tchadiennes n’ont pas encore réagi, précise notre source.

À la suite de leur disparition, le syndicat des chauffeurs et les autorités administratives, militaires et civiles avaient fait des recherches.

La rédaction

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